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ce genre imirilent , par l'élégance Je leurs fleurs, d'être cultivée* dans les jardins. Nous nous contenterons d'en mentionner ici quelques-unes desplus remarquables. En général on forme deux sections dans les espèces d'Iris.
La première comprend celles dont les divisions calicinales sont ciliées sur le milieu de leur face interne , la seconde celles qui ont ces divisions glabres.
f Divisions calicinales ciliées.
Iris Germanique , Iris Germanica, L., Red., Lil.,t. 809. Sa racine est une souche ou tige souterraine, horizontale, charnue, tubéreuse, plane par sa face inférieure qui doune naissance à des radicules fibreuses et charnues, convexe par sa face supérieure offrant des espèces d'anneaux formés .successivement parla base persistante des feuilles. Celles-ci partent, ainsi
3ue la tige , de la partie antérieure e la souche, dont la postérieure se délruitsucceGsivemeut et devient tronquée. Elles sont ensiformes, glauques, hautes d'un pied, larges d'un pouce , aiguës au commet , s'embrassant et s'engainant les unes dans les autres dans leur base; la lige haute d'environ deux pieds, et un peu comprimée, porte ordinairement dans sa partie inférieure deux à trois feuilles embrassantes et alternes, et à sa partie supérieure elle offre trois à cinq grandes Heurs violettes , pédonculécs, embrassées chacune dans quatre spathes scarieuses avant leur épanouissement. Les trois divisions internes du calice sont dressées , obovales, arrondies, rapprochées en globe ; les trois externes sont réfléchies , très-obtuses , munies d'une rangée de poils jaunes à leur moitié inférieure et interne. Cette espèce , la plus commune de celles qu'on cultive dans les jardins, croît naturellement dans les lieux secs , sur les vieux murs de l'Allemagne et de la France. Sa racine charnue contient un suc acre et caustique qui irrite fortement l'estomac et le canal alimentaire. C'est un cinétique et un drastique assez vio-
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lent, dont les médecins anciens ont recommandé l'usage dans les hydropisies. Aujourd'hui ce remède n'est plus mis en usage que par les gens de fa campagne, qui remploient encore pour se purger. Cette espèce offre plusieurs variétés; ses fleurs sont quelquefois d'un rouge pourpre 9ombre, ou jaunâtres; elles forment alors Vlris squatens de quelques auteurs.
Iris dk Florence , Iris Ftorentiita , L., Red., Lil., t. aS. Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec la précédente, dont elle diffère surtout par ses fleurs constamment blanches veinées de jaune, sessiles, pur le tube de son calice qui est plus court. Ses fleurs sont odorantes. Elle croît en Italie, en Provence. On la cultiv dans les jaidin*. Sa vacine, quand elle est sèche , a une odeur agréable de violette. Elle e-t employée aujourd'hui dans la parfumerie , et pour aromatiser diverses préparations pharmaceutiques. On en met également des fragmens dans le linge, pour lui donner une odeur agréable. Autrefois on administrait cette racine sèche et réduite en poudre , à la dose de dix à vingt grains, dans les rhumes , les catarrhes pulmonaires chroniques. On l'a également recommandée dans les affections asthmatiques.
On emploie encore la racine d'Iris de Florence, pour faire des pois à cautères; sou àercté, qui n'est pas entièrement dissipée par la dessiccation , la rend très-propre à entretenir dans la plaieune irritation convenable pour l'effet qu'on se propose d'obtenir.
Iris ve Suze , Iris Suziana, Vahl , Red., Lil., t. îS.Cettebcllcespèce que l'on connaît, dans les jardins, sous les noms d'Iris deuil et d'Iris tigrée , est originairede Perse, desenvironsde Coustantinople. Ses feuilles sont trèsétroites ; sa tige haute d'environ deux pieds, daus les individus cultivés, est simple , sillonnée, et se termine , en général, par une seule fleur. Celle-ci est très-grande , d'un brun foncé , mêle de brun clair et de blanc avec des veines pourpres. Celte espèce qui est assez délicate doit, peu-
danf l'hiver, être recouverte d'une cloche et de fumier , afin de la préserver du froid.
Tris naine, Iris ]>nmila,Yu\\\,Wcà. , Lit., t. 261. Petite espèce originaire de France, et dont on fait fréquemment des bordures dans les jardins.
Ses tiges sont courtes , d'un à deuxpouces de hauteur seulement, portant à leur sommet une seule fleur violette ou panachée, accompagnée d'une spathe plus courte que sou tube. Les feuilles sont lougues de quatre à cinq pouces , assez larges , ensiformes et glauques.'
Iris de la Chine, jris Chinensis , Cav. ; Iris jimbriata , Vent., Jard.
Gels. , t. 9; lied. , Lil. , 1. 1 5a. Cclteespècc est une des plus belles du genre ; ses racines sorit tubéreuses, traçantes et horizontales. .ves feuilles sont distiques , glauques , ensiformes , plus courtes que la lige , laquelle al élevée d'un pied et demi à deux pieds , laineuse dans sa partie supérieure ou elle poite de trois à huit fleurs de grandeur moyenne, d'un bleu pâle, ayant les divisions calicinales jaunâtres dans leur contour. Les divisions extérieures sont plus larges, marquées de taches jaunes. Les stigmates sont bleus et frangés. Cette Iris est assez délicate. On doit la rentrer en orangerie pendant l'hiver.
■f Divisions calicinales non ciliées.
Iris des marais , IrisPseudo-sfcorus, L.,Red., Lil., t. 255. Sa racine ou souche est horizontale et charnue ; sa tige dressée , un peu comprimée , lisse , glabre et glauque , haute d'environ deux pieds, olfranl des nœuds à l'attache de chaque feuille. Cellesci sont ensiformes , allongées, aiguës , entières, amplexicaules. Les fleurs jaunes, grandes, au nombre de quatre à cinq , pé;ioncu!ées à la partie supérieure de la lige. Les trois divisions internes sont dressées, spalhnlées et très-petites. La capsule est ovoïde , allongée , à trois loges , contenant chacune un très-grand nombre de graines planes , discoïdes , appliquées les unes sur les autres.