C. Hyalites : vitreuse, laiteuse
D. Résistes : Opale, Girasol, Cacholong, Hydrophane, commun, Ménilite.
Les caractères minéralogiques et de gisement des principales variétés de Silex proprement dit, ayant été exposés à rarlicle Quartz, on peut se borner à renvoyer à cet article ainsi qu'aux divers mots sous lesquels on désigne les minéraux siliceux, compris dans le tableau ci -dessus, et se contenter de rappeler ici le rôle important que jouent dans la nature les substances minérales, essentiellement formées de Silice; d'exposer quelques idées théoriques, relatives à la formation des Silex et à la transformation des corps organisés en cette substance (Silicilîcation); et enfin de faire connaître les principaux usages du Silex dans les arts.
Non-seulement la Silice se rencontre en proportions plus ou moins grandes dans la plupart des minéraux composés; mais, seule et presque pure, cette substance constitue près du tiers de la masse solide de l'enveloppe terrestre, soit qu'elle entre comme partie essentielle dans la plupart des roches cristallisées, primordiales (Granit, Gneiss, Pegmalite, etc.), soit qu'elle forme des roches puissantes (Quarlzile), des Grès, des Sables qui abondent dans les terrains de tous les âges, et aussi bien dans ceux formés évidemment dans le sein des eaux que dans ceux qui ont une origine ignée non contestée.
Si, pour l'étude minéralogique, il est nécessaire, et jusqu'à un certain point possible, de caractériser et de désigner par des noms particuliers les diverses Pierres uniquement siliceuses, qui diffèrent entre elles par des caractères extériears constants. Il n'est pas aussi facile de faire à part l'histoire de la formation et du gisement de chacune d'elles; car, dans beaucoup de cas, plusieurs variétés semblent avoir la même origine et le même gisement; ainsi, pour prendre un exemple, on voit souvent, et dans le même banc calcaire, des rognons siliceux, dont la partie extérieure est à l'état de Silex corné, tandis que le centre est à celui de Silex Pyromaque (Craie de Fécamp), présenter des cavités (géodes) qui sont fréquemment tapissées de véritable Calcédoine ou Agathe, ou même de cristaux limpides, de Quartz hyalin, et qui, d'autres fois, sont remplies de Silex pulvérulent; c'est ainsi encore que les bois, les coquilles et d'autres corps organisés que l'on trouve fossiles, sont changés en Jaspe, en Calcédoine, en Agathe, en Cornaline, en Résinite, etc., aussi bien qu'en Silex corné ou pyromaque. 11 ne résulte pas cependant des exemples qui viennent d'être cités, qu'il faille croire que toutes les Pierres siliceuses se rencontrent toujours indistinctement dans les mêmes terrains, et qu'elles y jouent le même rôle; au contraire, ainsi qu'il a été exposé au mot Quartz, à chacune des prin-
cipales variétés minéralogiques peut être assigné un gisement général particulier.
L'une des dispositions les plus remarquables et les plus ordinaires des véritables Silex (Silex corné cl pyromaque), est de se présenter au milieu des assises des terrains de Calcaire, de Sédiment, en masses irrégulières, branchues, arrondies, qui se lient plus ou moins à la gangue qui les enveloppe, et qui sont disposées en lignes parallèles entre elles et auxassises calcaires. La Craie blanche ofîrc un exemple connu de tout le monde de cette manière d'être des Silex (f. Craie), que l'on observe aussi, mais moins fréquemment, dans le Calcaire jurassique . dans les marais des terrains d'eau douce, et jusque dans les Gypses des formations tertiaires. L'observation démontre que les formes arrondies de la plupart des Silex, ainsi disposés en lits, ne sont pas dues au frottement, et que ces corps n'ont pas préexisté aux sédimenis qui les enveloppent; leur formation est donc au moins contemporaine du dépôt au sein duquel ils se trouvent. Mais comment ces nodules, d'une substance très-peu soluble, dont les molécules ne semblent pas avoir été rapprochées par agrégation , peuvent-ils s'être introduits au milieu d'une substance étrangère, déposée évidemment par voie de sédiment? La Silice, dissoute dans certains véhicules, a-t-elle filtré à travers le tissu des Roches pour venir remplir des cavités préexistantes ou remplacer des corps organisés, ainsi que la structure de ceux ci, que l'on reconnaît dans beaucoup de Silex, pourrait porter à le faire croire? La Silice a-t-elle été ù l'état gélatineux, comme semblent l'indiquer certains phénomènes relatifs aux Agathes, aux Silex rubanés, aux couches contournées des terrains oolitiques, à quelques lits minces de Silex pyroniaques, observés dans la Craie blanche, qui ont éprouvé, sans se rompre, plusieurs inflexions, et surtout aux Meulières etaux Calcaires siliceux, dans lesquels on observe des feuillets et des lames minces, couvertes d'aspérités fines et de mamelons ([ui, comme le dit Brongniart, ressemblent à des membranes d'une matière glaireuse desséchée? Sur ce point, comme sur un grand nombre d'autres, il faut bien se garder, dans les sciences d'observation, de vouloir expliquer par une seule cause des faits en apparence analogues; car douter d'une manière absolue de la possibilité de la dissolution aqueuse de la Silice, parce que les observations démontrent sa viscosité et vice versa, et ne pas croire que, réduites à une ténuité extrême , les molécules siliceuses , disséminées dans une pâte sédimenteuse de nature étrangère , n'ont pas pu se réunir, et pourainsi dire se conglomérer après coup, c'est se mettre également en contradiction avec les faits. Ne sait-on pas que, dans les fabriques de faïence où l'on fait une pâle avec de l'Argile et une certaine quantité de Silex pulvérisé, si on laisse cette pâte pendant plusieurs jours sans l'employer, le mélange qui était intime cesse de l'être, et que les particules siliceuses s'attirent mutuellement et se groupent autour du centre? N'a-t-il pas pu en être de même de la Silice quia formé les Silex de la Craie; cette substance déposée d'abord par voie de sédiment avec les particules calcaires, son départ n'a-t-ll pas pu s'opérer après coup,
sans qu'il y ail eu ni ilissolulion ni lillialinn, et des masses gélatineuses, organisées comme le sont les Médusaires, n'ont-elles paspu laisser leurplaceà la Silice, ce qui s'accorde encore assez bien avec la forme irrégulière des Silex et leur disposition en lits continus? Il est de toute évidence encore que, dans la transformation de certains végétaux en Silice, les molécules organisées ont pourainsi dire été remplacées une à une; les formes les plus délicates, l'organisation intime des tissus, ont été conservées, et les cavités les plus petites, telles que celles des trachées, n'ont pas été remplies (liois de Palmiers, tiges de Graminées, capsules deCliara ou Gyrogonites), et. dans ces divers cas, on ne peut guère supposer que la Silice était dissoute dans un liquide ou ;"i l'état visqueux, puisque tous les vides alors seraient pleins. On peut encore mieux croire ((ue la production de la matière siliceuse et sou introduction à la place des végétaux et animaux, dont elle conserve les formes cl le tissu, aient été opérées par une action ignée; on sait bien qu'en Islande les eaux lioiiillantes du Geyser déposent sur les bords de l'ouverture jiai- laquelle elles sortent de terre une très-grande quantité de la Silice qu'elles contiennent, el qu'il se forme sui' ce point des pierres entièrement semblables au Cacbolong, au Silex necliqueet aux Meulières; mais peut-on penser que les eauxdans lesquelles les Meullèies des environs de Taris ont été formées fussent de la nature de celles du Geyser, si, comme tout jiortc à le crciire, elles nourrissaient des Lymnées, des Planoi bes et plusieurs espèces de plantes. Un autre fait qu'il importe de ne pas oublier, c'est que dans une de ces cavités lai)issées de cristaux de Quartz, que l'on rencontre souvent au milieu du marbre de Carrare, on a trouvé près d'un kilogramme d'Eau siliceuse dans laquelle étaient libres rie petites masses gélatineuses qui. ù l'air, ont bienlôt pris la dureté et l'aspect de la Calcédoine. Guillemin a aussi fait connaître une variété de Quartzqu'il a découverte à Torlezais (Allier), dans un Grès au<iuel ce Quartz sert do ciment, ou an milieu diii|uel il se trouve en petits amas et veinules. C'est une sorte de Résinite (F. ce mol) qui renferme naturellement 0,1 1 de son poids d'Eau, et qui en absorbe encore 0,14. Elle a la propriété de se dissoudre dans la Potasse caustique à la chaleur de 100", et l'analyse que l'on en a faite n'indique la présence d'aucune matière alcaline.
Les plus anciens peuples, et quelques-uns de ceux encore sauvages, ont su tirer parti de la dureté des Silex pour en faire des instruments tranchants. Depuis la moitié du seizième siècle environ, plusieurs variétés de Silex, mais principalement le Silex pyromaque, sont employées pour faire des pienes à fusil. La France est l'un des pays où cette fabrication est des pins abondantes; les principales fabriciues sont dans les déparlements de l'Yonne et du Cher. Le Silex que l'on y emploie est blondou jaunâtre; il appartient à la formation trayeuse. Les ouvriers habiles, nommés caillouteurs, choisissent parmi les pierres celles qu'ils appellenlC«/7/0M:r/'/-«ncs, et ils rejettent les Cailloux dits Grainclms, qui ne se prêtent pas à la laille. Cette opération se fait au moyen de différents marteaux el avec tant de rapidité qu'un bon ouvrier peut faire mille pierres en trois Jours;
0 UICT. DES SCIENCFS V.KT.
mais il importe essentiellement que les Silex employés aient encore leur eau de carrière, sorte d'humidité qu'ils perdent peu de temps après avoir été à l'air el sans laquelle ils ne peuvent plus se laisser casser d'une manière convenable.
Les Silex cornés et pyroma(iues sont encore employés à faire des pierres à lisser, et, réduits sous un moulin, en poudre très-fine, ils entrent dans la composition de la belle faïence.
Le Silex, qui a reçu le nom de Meulière ù cause de l'usage principal que l'on en fait, constitue la dernière formalion d'eau douce des environs de Paris; c'est à sa dureté et au grand nombre de cellules qu'il présente (lu'est due sa propriété de faire d'excellentes meules de moulin. C'est principalement auprès de la Fertésous-Jouarre, et sur les territoires des villages des Mollières et des Trous, entre Limours et Versailles, que sont les principales exploitations; on fait, dans le premier lieu, des meules de six pieds de diamètre, dont le prix est quelquefois porté à 1,200 francs la pièce, et on en exporte en .Angleterre et jusqu'en Amérique. Le plus souvent les meules sont composées de plusieurs pièces parallélipipédiques nommées carreaux, et réunies par des cercles de fer. On cite hors du bassin de Paris les carrières de Pierre à meules d'Honlbec, près Pacy-sur-Eure; celles de Cinq-Mars-la-Pile, sur la Loire, près Tours; celles de la Fermeté-sur-Loire (département de la Nièvre), qui paraissent appartenir à la même formation que celle des environs de Paris. Beudant cite dans les sables de Blocksberg, en Hongrie, des meulières analogues à celles de France; on en a reconnu également de semblables dans l'Amérique septentrionale (Etat d'Indiana). Malgré ces cilations, la Meulière lacustre parait être nue formation locale peu répandue dans la nature.
SILICATES. BiN. On donne ce nom aux combinaisons, en proportions définies, de la Silice avec les bases salifîablcs. Ces combinaisons sont très- nombreuses dans le règne minéral, et comprennent la plupart des substances dont les anciens minéralogistes faisaient une classe à part, sous le nom de Pierres ou de substances terreuses. Suivant Berzélius, il existe des Silicates dans lesquels l'Oxygène de la Silice est égal à celui de la base : ce sont des Silicates simples; d'autres dans lesquels l'Oxygène de la Silice est deux, trois et six fois celui de la base : ce sont les Bisilicales, les Trisilicates et les Sésilicales; enfin il en est quebines-uns dans les(|uels l'Oxygène de la base est double ou triple de celui de la Silice. Les Silicates sont très-abondants dans la nature; non-Seulement on en Irouve de simples, mais encore de doubles, de triples et même de (|uadrn;)les. La plupart des Silicates ne peuvent être fondus que lorsqu'on les traite par la Potasse caustique : ils donnent alors une matière soluble dans les Acides. La solution étant évaporée pres(|ue à siccilé, si l'on jette de l'eau sur le résidu et que l'on filtre, on obtient la Silice sous forme de poudre blanche.
SILICE. Jim. Placée autrefois parmi les Terres, elle est considérée maintenant comme un Acide, d'après les analogies fondées sur les nombreuses combinaisons avec les bases salifiables. La Silice, telle qu'on l'obtient
par les pnicédés cliimiqiies. est en poudre lilanche, rude au loucher; elle est infusilile sans addiUnn; mais jointe à d'autres Terres, et surtout aux Alcalis, elle fond avec plus ou inoins de facilitt^. La Silice est solul)le dans l'eau, mais en trùs-petite proportion; car ce liquide n'en dissout pas un niilliëme de son poids. Calcinée avec de l'IIydrale de Potasse, elle donne une matière ([ui attire l'humidité de l'air, et se résout en un li(|uide qu'on nomme liqueur des Cailloux. La Silice se trouve cristallisée dans la nature; car elle existe parfaitement pure dans le cristal de Roche ou Quartz hyalin limpide. En s'unissant aux hases salifiahles, elle donne naissance aux Silicates, sortes de comhinaisons qui forment la plus grande partie des minéraux dont se compose la nomhreuse classe des Pierres.
SILICE FLUATÉE ALUMINEUSE. Mm. y. Topaze.
SIUCICALCE. iiiiv. Le minéral auquel de Saussure a donné ce nom est une pierre qui présente à la fois les caractères des Silex et ceux de la Chaux carhonatée. On voit qu'il se rapproche heaucoup des Silex calcifères ou Calcaires siliceux.
SILICIPHTOUDRES. 5im. Nom proposé et adopté par (inelques minéralogistes, pour les comhinaisons du Phtore avec la Silice. V. Topaze, etc.
SILICIUM. Corps simple, qui produit la Silice par sa comhinaison avec l'Oxygène, et qui, d'après ses propriétés, doit être placé auprès du Bore et du Carhone. Il est d'un hrun de noisette somhre et dépourvu de l'éclat métallique; on ne le rencontre dans la nature qu'à l'état de corps brûlé. A'. Silice.
SILICULE. BOT. y. Sll.lQUE.
SILIDE. SiUs. irts. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Malacodermes, tribu des Lampyrides, groupe des Téléphoriles, établi par Lalreille, avec les caractères suivants : antennes longues, aplaties, larges, avec les deux premiers articles très-petits; lêle assez grande; corselet discoïde, offrant de chaque côté en arrière, une échancrure, et en dessous un petit appendice en forme de massue; écusson petit; élytres longues, entières, parallèles et molles; pattes assez longues; tarses courts, élargis.
Sii.iDE A cou ROOGE. SUis iitbricollis ,. Latr. Son corps est noir, brillant et ponctué; son corselet est rouge , cuivreux au centre, avec deux enfoncements sur les côtés; abdomen rouge; jambes rougeàtres. Taille, deux lignes et demie. Du midi de l'Europe et de la France.
SILIQUA. BOT. Tournefort (Inst. 344) a donné ce nom au genre que Linné a reproduit, sous celui de Ceialoiiia, en conservant le mot Siliqua comme spécifique de la seule plante qu'ait jusqu'ici admise ce genre de la famille des Légumineuses de Jussieu. A'. Carodbier.
SILIQUAIRE. Siliquaria. jioll. Genre de la classe des Gastéropodes, famille des Tubulihranches, établi par Bruguière, et dont on a pu successivement préciser les caractères ainsi qu'il suit ; animal de forme allongée; son corps est tourné en spirale; lorsqu'on l'a retiré de son tube, il conseive cet enroulement, et il n'est pas possible de l'étendre en une ligne droite. Antérieurement on voit un opercule très-épais, formé par l'empilement de lamelles cornées; cet opercule est
fixé sur un pied musculaire Irès-cliarjiu, qui présente supérieurement une sorte d'appendice très-comprimé, en arrièie duquel s'élève une léte distincte, munie de deux petits tentacules légèrement renflés au sommet, et pourvus chacun à leur base d'un œil assez saillant; immédiatement après la tète on observe le manteau qui est fendu supérieurement dans toute sa longueur jusqu'à une partie distincte, le tortillon, qui termine le corps. Le manteau étant divisé dans toute sa longueur présente naturellement deux lobes; celui du rôle droit est réduit à une frange très-étroite qui est bordée en dedans par un petit sillon étendu de la tète à la naissance du tortillon; le lobe gauche est beaucoup plus large dans toule son étendue; il débute immédiatement en arrière de la têle par une sorte d'expansion, puis il devient tout d'un coup assez étroit, et se continue ainsi jusqu'à l'origine du tortillon. Contre l'assertion de Clainville, les branchies n'exjstent que d'un seul côté; elles consistent en des filaments simples, assez rigides, et qui sont fixés sur toute la longueur du lobe gauche du manteau, à sa face interne. Celte disposition curieuse explique l'importance du sillon spiral et perforé qu'on obseive sur le tube calcaire, et qui élait nécessaire pour que l'eau vint incessamnuiil baigner les organes respiratoires. Le tortillon est assez court; comme dans les autres Mollus(|ues, il renferme le foie et les organes générateurs; ceux-ci se terminent sur le lobe gauche, et le point de terjuinaison est indicjué par une petite échancrure. Si l'on compare cette courte description avec la description incomplète (|u'Adanson a donnée du Vermet, on trouvera que la Siliquaire s'en rapproche sous quelques rapports, mais (|ue des caractères importants l'en distinguent : test lubuleux, irrégulièrement contourné, atténué postérieurement, quelquefois en spirale à sa base, ouvert à son extrémité antérieure, ayant une fenle longitudinale, subarticulée, qui règne dans toute sa longueur.
On trorjve les Siliquaires dans les mers des Indes. Une espèce a été observée sur les côtes de Sicile. Lamaick a décrit quatre espèces : la Siliquaire aivguine, Siliquaria aiiguiiia, ou la Serpiila anguina , L.; Siliquaire mbriquée, Siliquaria muricala, figurée par Rumphius, Mus., tab. 41, fig. H. La Siliquaire lisse, Siliquaria lœvigala, figurée par Cliemnilz, Concb., I, lab. 2, fig. 13, c? La Siliquaire lactée, Siliquaria laclea , Lamk. , Collection du Muséum. Blainville a ajouté trois espèces qu'il a observées dans le cabinet du duc de Rivoli. Les espèces fossiles sont assez nombreuses.
Denys de Monfort a créé aux dépens du genre Siliquaire celui d'Agatirse. ^. ce mot. Quoique Schumacher (Essai d'un nouveau système de class. des vers teslacés) ait substitué le nom d'Anguinaire à celui de Siliquaire, il emploie cependant ce dernier pour désigner un genre de Mollusque bivalve qui a pour type un Solen.
SILIQUAIRE. Siliquaria. bot. Genre de la famille des Fucacées, indiqué par Lamouioux dans l'article des généralités de cette famille (^. Fucacées) et érigé par Bory Saint-Vincent , qui lui assigne pour caractères : vésicules non développées dans les expansions
■IC^IRE muric^uéc I 3 a et t HSSURELLE
rtTj HALIOTIDE canaliouléf ' Il a et h PATELLE pvT i OSCABRION écaiUeux
foliacées ou dans les liges, mais exlérieuies, en forme de silique arliculée; conceplacles leiminanx, lancéolés, niucronés, où les gongyles splu'iiqties, renfermés dans une mucosilé, sont formés de propagules disposés loul aulonr et non épars dans leur masse. I.yngbye avait réuni la seule espèce qui constitue le genre Siliquaire. de Laraouroux, à son genre Halydiis, dont Agardli a fait une section de son genre Cysloseira, où les botanistes autres que Bory, continuent à placer le Fucus siliquosiis de Linné. Léman fait observer que le genre Siliquaiia avait été établi antérieurement à LamcuroHX, par Stackhouse, et précédemment encore par Roussel (FI. du Calvados), sous le nom de Sili- <7i(o//»s. Quoi qu'il en soit, Fucus, Cystoseira ou Siliijuriiia, cette Fucacée est très-commune dans toutes les mers, où elle acquiert jusqu'à trois et quatre pieds de long; on la trouve souvent rejetée au rivage par gros paquels qui deviennent tout noirs.
SILIQUARIA. BOT. La plante décrite par Forskalil (Flor. /Egy\)t. Arah., 78) sous le nom de Siliquaria glandu/osa, est le Cleoiiie Arabica, L. De CandoUe s'est servi de ce nom pour désigner la seconde seclinn des CIcouie. V. ce mol.
SILIQUASTRUM. BOT. (Mœnch.) Synonyme de Ccrcis, L. f^. Gainier.
SILIQUE. coscH. Espèce du genre Glycimère. A', ce mot.
SILIQUE. Siliqtia. bot. On appelle ainsi une forme de fruit ayant le péricarpe sec, plus ou moins allongé, ordinairement à deux loges séparées l'une de l'aulre par une cloison mince et membraneuse, qui paraît être une expansion du Iropbosperme (|ui est suturai, et (|ui porte les graines atlacliées sur deux rangées longitudinales, séparées l'une de l'aulre par la cloison. Ce frnil, qui s'ouvre ordinairement à sa maturilé en deux valves, est propre à la famille des Crucifères dont il fait un des caractères les plus Irancbés. Quand la Silique n'est pas au moins quatre fois plus longue que large, on la nomme Silicule. Mais on conçoit facilement que celle dernière forme de fruit n'est qu'une légèie moditicalion de la Silique, don! elle offre tous les caractères intérieurs. La Sili(|ue présente un très-grand nombre de variélés qui tiennent à sa figure, à sa consislance, et quelquefois même à des caractères plus importants. Ainsi la cloison disparait quelquefois, et alors elle est uniloculaire; d'autres fois elle reste indébiscente {Raplianus); quelquefois elle est surmontée d'un appendice de forme variée (|ui s'élève au-dessus des valves et qui parait être une prolongation de l'axe ou des liophospermes (.f/no/JïS ). Cet appendice est quel(|uefois plein, d'autres fois creux, el même renfermant une ou plusieurs graines. Dans quelques genres la Silique est marquée transversalement d'étranglements, et se rompt en autant de parties distinctes qu'elle offre d'articulations, etc. f^. Crccifères.
SILIQUELLE. Siliquella. liXF. Genre de la famille des Brachionides, de l'ordre des Crnstodes, dont les caractères sont : test capsulaire. nrcéolé, antérieurement mutique, postérieurement arrondi, subbilobé, cenlralement foraminé, pour donner passageà une queue parfaitement simple el subulée. Les organes rolalnires.
doubles et très-dislincls, s'y agitent avec une grande vivacité et s'éloignent beaucoup l'un de l'autre.
SILIQUIER. BOT. (Lamarck, Flor. franc.) Synonyme d'IIypécoon.
sais. I^s. y. SiiiDE.
SILLAGO. Sillugo. pois. Cuvier a créé sous ce nom un genre de Poissons Acanlboptérygiens, dont les caractères sont les suivants : deux nageoires dorsales : la première courte, mais haute, à rayons flexibles; la seconde longue et basse. Museau un peu allongé, terminé par une petite bouche protractile, garnie de lèvres charnues et de dents en velours, avec un rang de dents plus fortes à l'extérieur. Leur tète est écailleuse; leurs opercules sont armés d'une petite épine; leurs préopeicules légèrement dentelés; cinq rayons à la membrane branchiosiége. Ce sont des Poissons de la mer des Indes, dont la chair est exquise.
SiLLAGO PONCTUÉ. Sillago punclata, Cuv. et Val., t. m, p. 413; Quoy et Gaym., Voy. de l'Astr., pi. 1, fig. 1. Tête conique, aplatie, terminée par un museau arrondi et lisse; corps très-allongé, couvert de trèspetites écailles, violacé en dessus, parsemé de points bruns, d'un blanc argentin en dessous; nageoires blanchâtres : la caudale bifurquée; ligne latérale inlléchic en bas vers le milieu de sa longueur, b. 3, d. 12 1/22, c. 17, p. 14, V. I/o.
SlLLlMAKITE.uiN.MinéralcomposédeSilice, 42,60; Alumine, 34,11; 0.\yde de Fer, 1,99; Eau, 0,51, et qui a été observé par G. -T. Bowcn dans une veine de Quartz qui traverse un Gneiss, pi es de Saybrook, ville du Connectieut. Il est d'une couleur grise foncée, qui passe au brun. Ses cristaux sont des prismes rliomboidaux obliques, dont les angles sont d'environ 100» ôO' à 7-), 30, et l'inclinaison de l'axe du prisme sur la base 113°. 11 est plus dur que le Quartz, et sa pesanteur spécifique est de 3,41. On ne peut le fondre au chalumeau, même par l'addition du Borax. Ce minéral, encore mal connu, a de l'analogie avec le Disthène.
SILLONNETTE. bot. Nom français proposé par Bridel pour désigner son genre Glyphoiiiitrium. V. ce mot.
SILLONS. Sulci. Traits creusés et enfoncés, ordinairement parallèles. Le Sillon porte le nom de Strie lorsqu'il n'est pour ainsi dire que supei ticiel.
SILONDIE. Siiuiulia. pois. Genre de Malacoptérygiens, de la famille des Siluroïdes, établi par Valenciennes, pour des espèces voisines des Bagres, à petite tête lisse, fort semblable à celle des Schilbés, îi trèspetite adipeuse, à longue anale, qui n'ont que les deux barbillons maxillaires, et tellement petits qu'il faut de l'attention pour les découvrir. Leurs rayons branchiostéges sont au nombre de douze; les dents des mâchoires sont disposées sur un ou deux rangs seulement, plus longues et moins serrées que dans les autres Siluroïdes.
SiLONDiE DB Gatige. SUumlia Gangetica, Valcnc; Pinieloilus Silundia, Buch. Son dos est teint de vert obscur; les Bancs sont argentés; la dorsale et la caudale sont verdàtres; les autres nageoires sont blanches. Taille, trois pieds, b. 12, d. 1/0, A. 42, c. 17, p. 1/13,
SILOXÈRE. Sitoxenis. bot. Geiii'R de la famille des Synanlliérées et de la Synsénésie séparc'e, L., établi par Labillardièie { Nov.-Holi., p. 58, lab. 209) qui lui a imiiosé les cataclfres essenliels suivants : caliciiles coiileiiant cliacun deux à cinq fleurs; corolles enllées, hermaphrodites; style en massue renversée; réceptacle commun, poilu; réceptacle partiel paléacé; aigrette ((uiiiquéfide, dentée. L'élymologie du nom de ce genre est tirée de la forme du style qui est enHé. Cassini et Sprengel ont en conséquence proposé, chacun de leur côté, un changement de nom. Cassini substitue à Siloxerus le mot Ogceioslylus , et Sprengel celui de Slyloncents. Comme ici le mot ne fait rien à la chose, et que celui donné primitivement par Labillardière, quoique insignifiant, n'est pas contradictoire, il est évident que les changements proposés ne sont pas absolument nécessaires. Cassini a, en outre, étudié la plante qui forme le type de ce genre, et il a placé celui-ci près de ses genres Hirnetlia et Gnephosis, dans la tribu des Inulées.
SiLoxÈRE HUMirusE. Siloïerus hiimifusiis. C'est une petite plante de la Nouvelle-Hollande. Ses tiges sont couchées, garnies de feuilles linéaires, obtuses, glabres, opposées ou rarement alternes, mais rapprochées sous les capitules où elles constituent une sorte d'involucre général. Les calicules sont rassemblés en un capitule teiminal.
SILPHA. ipis. Genre de Coléoptères désigné ainsi par Linné et répondant, en majeure partie, à celui de Bouclier ( Pettis ) de Geoffroy. Successivement modifié par Degéer, Fabricius et d'autres naturalistes, il ne comprend plus, dans la méthode du docteur Leach ( Zool. MiscelL), que les espèces ayant pour caractères : corps ovale; corselet presque demi-circulaire, transversal, échancré en devant; élytres entières (souvent échancrées dans la femelle ); antennes grossissant insensiblement. Il y rapporte les espèces suivantes .Silphaopaca et obsciiia de Linné, lœviijata et reliciilala de Fabricius, et tn'stis d'Illiger. f^. l'article Eoiici.ier.
SILPHIDÉS. Silpliidea. iNs. Nom donné par le docteur Leach à une famille de Coléoptères, composée du genre Silplia de Linné et qui embrasse la tribu h laquelle Latreille a donné le nom de Sii.phales, dans sa famille des Clavicornes, et qu'il caractérise par des antennes terminées en massue, de quatre ou cinq articles, presque toujours perfoliés; mandibules terminées en une pointe entière; mâchoires ordinairement unidentées au côté externe; élytres offrant, dans la plupart, une gouttière latérale, fortement rebordée; tarses antérieurs souvent dilatés, surtout dans les mâles. Les Silphidés ou Silphales vivent presque tous de matières animales en décomposition.
SILPHIER. Silphiitin. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Hélianthées et delà Syngénésie nécessaire, L., offrant les caractères essentiels suivants : involucre composé de larges folioles imbri(|uées, ovales, obtuses, scarieuses sur les bords; réceptacle garni de paillettes; calathide composée au centre de fleurons nombreux et mâles; à la circonférence de demi-fleurons fertiles; akènes ovoïdes, comprimés, larges, surmontés de deux cornes. Ce genre renferme une quinzaine
d'e.<;pèecs, toutes originaires de l'Amérique septentrionale, à l'exception du Silphimn oliopuiptireutii , Willd., qui croit dans l'Amériiine méridionale. Ce sont en général des plantes remarquables par la hauteur de leurs tiges, l'élégance de leur port, et la grandeur de leuis Heurs qui ressemblent à celles des Hélianthes. Quelques unes sont cultivées en Europe comme plantes d'ornemeni; elles fleurissent en automne dans les parterres.
SiLPUiER PERP0I.IÉ. Silphiuin peifoliatum, L. Ses tiges sont dressées, carrées, cannelées, et hautes de plus de six pieds. Les feuilles sont opposées, ovales : les inférieures pétiolées, rudes . fermes, épaisses, échancrées en coeur et réunies à leur base; les supérieures grandes, ovales-lancéolées, acuminées, connivenles, de manière (|ue la tige semble traverser une feuille unique. Les Heurs sont disposées en une panicule terni ina le. Le >5'///)/i(HHi /e;e/)i«//i/«« te// Mi,L. fils, Suppl.; Lamk., lllustr., tab. 707, est aussi une espèce fort remarquable par la hauteur de ses tiges, par ses feuilles très-grandes, rudes, dentées en scie, par ses belles fleurs; enfin par son suc propre, qui est analogue aux Résines liqufdes des Conifères, nommées vulgairement Térébenthines.
SILURE. Silunis. pois. Genre de Malacoptérygiens Abdominaux, selon la méthode de Cuvier, ou des Osseux Holobjanches Abdominaux suivant Duméril,créé par Linné et caractérisé par une bouche au bout du museau; des opercules à branchies mobiles; les deux maxillaires garnis de dents en carde; dorsale unique, à rayons osseux, courts, avec ou sans piquants; anale longue et voisine de la caudale. Les Silures ont généralement la lête déprimée; les inlermaxillaires suspendus sur l'ethmoïde et non prolracliles; les maxillaires très-petits, se continuant le plus ordinairement en un barbillon charnu, auquel s'en adjoignent d'autres attachés, soit a la mâchoire inférieure, soit aux narines. La vessie natatoire est robuste et cordiforme; l'estomac est un cul de-sac charnu; l'intestin est long, ample el sans cœcuni. La plupart des Silures ont une forte épine remplaçant le premier rayon de la pectorale, qui s'articule sur l'os de l'épaule, et qu'ils peuvent arc-bouler très-solidement ou applii|uer le long du corps. Ces épines, finement l)arbelées,occasionnent des blessures très-dangereuses, surtout dans les pays chauds. Leur corps est nu ou couvert de larges plaques osseuses. A l'exception d'une espèce que l'on trouve dans les eaux douces de l'Europe, tous les Silures habitent les fleuves des pays chauds, et plus particulièrement ceux d'Afrique et des Indes. On les divise eu plusieurs sous-genres qui sont :
t Silures proprement dits, Silurus, Arlédi, Lacép.
Nageoire dorsale à peu de rayons sur le devant du dos et sans épine sensible; des dents en carde aux deux mâchoires, et une bande vomérienne; nageoire anale très-longue et rapprochée de la queue.
SiiURE Saiuth. Silurus glanis, Lin.; Blocli, pi. 34, r.ncycl. méth., pi. 01 , fig. 244. Sa teinte générale est le vert obscur, mêlé de noir, qui s'éclaircit sur les côtés et passe au blanc-jaunâtre sur les parties inférieures; les nageoires dorsales ainsi que les catopes sont noirs;
CL'S derniers ont leur exlrcSmilé bleuâtre; Tanalc et la caudale sont d'un gris mêlé de jaune et bordées d'nne bande violette. Ce Poisson acquiert une très-grande taille, et se trouve principalement dans les fleuves et les rivières du nord de l'Europe. Il se tient dans la vase et guette sa proie. Sa chair est indigeste, maisdu resie assez sapideau gollt.
A ce sous genre appartiennent encore les Sitiinis (isoliis, fossilis, Blocb, 570, t. 2; bimaciilalus, biiiensis, Lacèp.; ^Itu, Lacép., et sans doute aussi VOmpok siliitoiile du même auteur. VAsotus se trouve décrit par Pallas, Act. pétrop., t. i, xi, xii, et dans rtncyclopédie, p. 150.
tt Machoirawts, Mystus, Arlédi, L., Ciiv. Deux nageoires dorsales; la première rayonnée, la deuxième adipeuse.
Les Créoles donnent ce nom à tous les Poissons (|Ui (inl des barbillons autour du museau, et les matelots fiançais l'appliquent généralement à tous les Silures. Les Machoirants sont des Poissons de mer qui vivent principalement à l'embouchure des rivières, sur les fonds de vase. On les dislingue des Pimélodes dont le corps n'a point d'armure latérale, et se trouve recouvert par une peau lisse et nue.
Les Bagres (Porci) ont trop de ressemblance avec les Shals pour en être séparés. A'. Suai.
ttt Plotose, Plotoseiis, Lacép.
Deuxième dorsale rayonnée, très-longue; anale prolongée, toutes deux s'unissant à la caudale i)our former une pointe; lèvres charnues et pendantes; bouche armée en avant de dents coniques, derrière lesquelles il y a une rangée de dents globuleuses et une bande vomérienne; épiderme épais, enveloppant la tète et le reste du corps; neuf ou dix rayons à la membrane bianchiale; biiil barbillons; appendice charnu, ramifié, placé derrière l'anus; épines dorsales et pectorales dentelées et robustes, ou parfois cachées sous la
SiLDRE Plotose ArîGDiiLAiRE. Siliints Plalystacits aiigitillaris. Couleur générale, le violet nuancé de brun; cinq raies longitudinales blanches; ligne latérale garnie de petits tubercules; dessous du corps blanchâtre; queue longue et déliée, qui jointe aux autres proportions, ainsi qu'à la viscosité de la |)eau, donne ù ce Poisson un aspect qui rappelle la forme de la Mulène. On le trouve dans les mers des Indes. Lesson décrit une espèce nouvelle, qu'il a observée dans la baie d'Otîach de l'île de Waigiou,oîi elle est excessivement commune. C'est le Plotose Ikapor, Plotoseus Ilcapor , long de deux pouces, arrondi, mince, ayant les aiguillons de la dorsale et des pectorales très-barbelés; la première dorsale ayant cinq rayons. Ce petit Poisson, nommé Ikupor par les habitants de Waigiou, est d'un noir brillant et intense sur le dos; le ventre est blanc; quatre raies jaunes, partant du museau, se dessinent sur le corps jusqu'à la queue. Les blessures de ces aiguillons sont excessivement dangereuses, parce qu'elles dilacèrenl les tissus; de légères piqûres aux doigts ont amené pendant plus de quinze jours une im|iossibilité de mouvoir la main, et des points gangreneux se sont manircstés à chaque pi<iùre.
tttt Cahicute, Callichlxs,h.\ Cataphractus, Lacép. Corps cuirassé sur les côtés par quatre rangées de pièces écailleuses, (|ui s'étendent sur la tète; extrémité du museau nue, ainsi que le dessous du corps; deuxième dorsale n'ayant ([u'un seul rayon à sou bord antérieur; épine pectorale forte; épine dorsale faible; bouche peu fendue; dents peu visibles; quatre barbillons; yeux petits et placés sur le bord de la tète; épine pectorale àjjre ou dentelée. Les Poissons de ce sous-genre peuvent ramper à leire comme l'Anguille.
SiLDRE CaI.LICUTE OU CaTAPIIRACTE PONCTUÉ. Sillt-
riis CaUicItlj's punctutus. Sa couleur est généralement brune; la nageoire caudale est jaunâtre, maculée de brun. Ce Callichte se trouve dans les deux Irules, il aime les eaux courantes et limpides et se creuse dans la vase des retraites assez profondes. Sa taille ne dépasse guère quatre pouces en longueur.
SILUROIDES. POIS. Famille de Poissons Malacoptérygiens abdominaux, formée par Cuvier; elle se distingue en ce que le corps n'est jamais recouvert de véritables écailles, car la peau est nue ou couverte de grandes plaques osseuses. Les intermaxillaires sont suspendus sous l'ellimoide, formant le rebord de la mâchoire supérieure; les maxillaires sont rudimentaires ou allongés en barbillons. Le canal intestinal est ample, replié, sans cœcums; la vessie est grande; le premier rayon de la dorsale et des pectorales le plus souvent épineux ; ordinairement une membrane adipeuse pour deuxième dorsale. Les grands genres admis dans cette famille sont les suivants : Silure, Malaptéruie, Asprède ou Platysle, et Loricaire.
SILURUS. POIS. F. Silure.
SILUS. MOLL. Adanson (V. au Sénég., pi. 0, fig. .ïô) désigne ainsi une petite espèce de Buccin.
SILVSE. Silusa. livs. Coléoptères pentamèrcs; genre de la famille des Brachélytres, tribu des Alycrocéphales, que le docteur Érichson a créé pour un insecte nouveau, voisin du genre Loméchuse de Gravcnhorst; il en diffère en ce que ses mandibules sont inégales, allongées intérieurement, un peu dentelées el terminées par un crochet; les pal|)es labiales sont exarticulées et sétacées; la languette allongée, étroite et entière, privée de i)araglosses; les antennes courtes et grosses, terminées en massue; quatre articles aux taises antérieurs et cinq aux postérieurs, tous égaux en longueur et en grosseur. Ce genre ne compte encore iiu'une seule espèce : SHusa rubiyinosa; elle est noire, avec les antennes, les pieds et les élytres roux; celles-ci ont l'extrémité ainsi que le bord entourant l'écusson , d'une teinte plus claire; le corselet est transversal, avec des fossettes à sa base. L'insecte est grand de près de deux lignes el se trouve sur les plantes, en Europe , aux environs de Berlin.
SILVI. Silvius. INS. Genre des Diptères, établi par Meigen, aux déj)ens de celui des Taons ou Tabaniis, et ayant pour caractères : antennes sensiblement plus longues que la tète, avec le premier article plus long que le suivant et cylindrique, celui-ci en forme de coupe, et le troisième ou dernier en forme d'alêne et divisé en cinq anneaux; yeux lisses, aiq>arents.
SiLVi Renard. Silvius Fulpcs, Wiedein. 11 est d'un
I)riin ferrugineux; jambes postérieures noires et poilues; ailes d'un jaune brunàlre intense. Taille, sept lignes. Du Brésil. Il faut encore placer dans le même genre une autre espèce brésilienne que Wiedeman a nommée Silvius denlicornis , ainsi que \e\Tabanns vitiiti, de Fal)ricius, et le Tabanns Italiens, de Meigen,qui sont deux espèces européennes.
SILVIA. BOT. Le genre figuré sous cette dénomination dans le Flora fluminensis, a été réuni au genre Escobedia, institué par Ruiz et Pavon, dans la famille des Scropbularinées. /-'. Escobédie.
SILYBUM. DOT. Le genre constitué sous ce nom par Vaillant, fut réuni par Linné aux Carduus ; mais il a été rétabli par Haller, Gaertner et De Candolle. Il a pour type le Canhius Marianiis, vulgairement nommé Chardon Marie, f^. Cbardoiv.
Adanson a encore employé, d'après Rauwnlff, le nom de SUj-htim pour désigner le genre Gutidelia de Tourneforl. y. ce mot.
SIMABE. Simaba. bot. Genre de la famille des Simarouliées, créé par Awhiet qui l'a ainsi caractérisé: fleurs hermaphrodites; calice petit, à quatre ou cinq dents ou divisions jilus profondes; pétales en nombre égal, plus longs et ouverts; étamines au nombre de huit à dix, un peu plus courtes que les pétales; ovaires portés sur un gynophore qui les déborde quebjuefois, égaux, ou plus rarement inférieurs en nombre aux pétales; autant de styles distincts à leur base, puis soudés en un seul que termine un stigmate à quatre ou cinq lobes, dents ou sillons ; fruit composé de quatre ou cinq drupes, souvent secs. Les Simalies appartiennent à l'Amérique méridionale; ce sont des arbres ou des arbrisseaux dont les feuilles alternes se montrent sur la même branche, les unes simples, les autres, et ce sont les plus nombreuses, ternées ou pennées avec ou sans impaire , à folioles opposées ou plus rarement alternes, très-entières, ordinairement coriaces et luisantes, plus rarement pubescentes. Les fleurs, blanches, verdâlres ou d'un jaune rosé, et d'une odeur qui ra|)pelle quelquefois le miel, sont disposées aux aisselles des feuilles ou plus communément à l'extrémité des rameaux, en panicules tantôt courtes et simulant des grappes, tantôt grandes et ramifiées un grand nombre de fois. L'amertumequ'on observe dans l'écorce, les feuilles et les l'ruits, est un caractère commun aux jjlantes de cette famille.
SIMAROUBÉES. bot. Le professeur Richard a le premier indiqué la fojmation de cette famille de plantes llypnpétalées ou Dicotylédones polypétales, à étamines insérées sous l'ovaire, qui a été définitivement établie par De Candolle. Caractères : fleuis régulières, hermaphrodites ou diclines par avortement; calice à quatre ou cinq divisions, alternant avec autant de pétales hypogynes, contournés dans la préUoraison; étamines en nombre égal ou double, insérées à un disque placé sous le pistil; filaments distincts, munis chacun d'une écaille ù leur hase interne: pistil composé de quatre ou cinq ovaires implantés sur le disque commun du gynophore, dont chacun contient un seul ovule attacbéau sommet de la loge, et porte au côté intérieur de sa pointe un style, lequel, d'abord séparé, se réunit bienlôlavecoeux des autres ovaiies en un seul. terminé
par quatre ou cinq stigmates; quatre ou cinq drupes secs et indéhiscents, remplis d'une seule graine pendante, dont le tégument est membraneux; embryon sans périsperme, ù lobes épais, entre lesquels s'enfonce la radicule montante; liges ligneuses; feuilles alternes, non stipulées, simples ou plus souvent composées. Les genres Simaba, Simaruba et Qiaskia composent cette famille.
SIMARUBA. BOT. Ce genre, type de la famille des Simaroubées, présente les caractères suivants : l]eurs diclines; calice petit, cupuliforme, à cinq dents ou divisions profondes; cinq pétales plus longs et ouverts; dans les mâles : dix étamines, à peu près égales en longueur aux pétales, insérées autour d'un gynophore (pii porte cinq petits lobes rudiments d'autant d'ovaires, ou <{ui ne porte rien; dans les femelles : cinq ovaires placés sur un gynophore à peu près aussi large qu'eux et qu'entourent à sa hase dix écailles courtes et velues, rudiments d'autant d'étamines; cini| styles courts, distincts à leur base, mais bientôt confondus et soudés en un seul que couronne un stigmate quinquélobé; fruit composé de cinq drupes. Les espèces de ce genre, dont trois sont connues, sont des arbres originaires de l'Amérique inlertropicale, des Antilles, de la Guiane, du Brésil. Leurs feuilles sont alternes, pennées, à folioles alternes, très-entières, luisantes en dessus. Leurs fleurs, petites, de couleur verdâtre ou blanchâtre, et souvent rouge sur le bord des pétales, sont disposées en petites grappes qu'accompagne une foliole bractéiforme, et qui se groupent en panicules axillaires ou terminales. Une amertume intense se fait sentir dans les feuilles de ces arbres, dans leur bois, et surtout dans leur écorce, tant du tronc que de la racine. Cette propriété a l'ail employer celle écorce avec succès dans le trailemenl de plusieurs maladies contre lesi|uelles l'usage des amers est indiqué, el on la trouve préconisée dans plusieurs ouvrages de matière médicale d'une date déjà ancienne. L'espèce dont on se servait était le Simaruba officinalis , rapporté par Linné au genre Qiiassia, dont Aublet l'a distingué pour établir le genre dont il est ici question. On a ajouté une quatrième espèce aux précédentes, le Siuialuhii excelsa de la Jamaïque, qui, présentant des fleurs polygames cl pentandres, un stigmate trifide, un fruit composé de Irois capsules bivalves et des folioles oiiposées, n'appartient certainement pas à ce genre, el pas même peut-être à la famille.
SIMBLEHilILE. Siiiiblejjhiius. iNS. Jurine donne ce nom aux Uyméjiojiléres dont Latreille a formé son génie Philantbe. /'. ce mot.
SIMBLOCLINE. Siiiiblocline. bot. Genre de la famille des Synanthérées , établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule multiflore, bétérogame; Heurs du rayon ligulées, femelles et disjiosées sur un seul rang; celles du disque sonl tubuleuses, hermaphrodites ou mâles par avortement; involucre formé de plusieurs rangées de squammes, dont les extérieures sont fort courtes, lomenleuses et imbriquées; les intérieures sont plus longues , dépassant même le disque, glabres el squareuses; réceptacle parsemé d'alvéoles élevées, dentées, subfimbrillifères ; coiolles du rayon à langiielles linéaires cl allongées;
ccllesdu disque sont lubuleusca, surmontées d'un limbe :i cinq dénis; anllièies sans (|ueue; akènes du rayon ohlongs, un peu comprimés, suliglandulosopoilus; ceux du disque sonl grêles, minces et stériles; aigrettes du rayon formées d'une seule rangée de soies scabrides; celles du disque ont deux rangs d'écaillés sétiformes, dont les extérieures sonl courtes et les intérieures conformes aux soies des aigrettes du rayon.
SisiDiocimE DE H^NKE. Sirnb/ocliiie Hœnlcei , DC. C'est un arbrisseau à feuilles oblongo-lancéolées, tréscntiéres, glabres et d'un vert très-foncé en dessus, couvertes en dessous d'une sorte de duvet roussàtre; les fleurs sonl purpurines. Du Pérou.
SIMBUI.ETA. BOT. Forskolil (Flor. £gypt. Ainh., p. lis) a décrit sous ce nom un genre dont les rapports naturels ne sont pas déterminés, mais qui, selon Valil, est très-voisin de VAiianlnniim, dans la famille des Scropliulariuées. La planle sur laquelle ce genre a été fondé, a reçu de Gmelin le nom deSimhiilelaFoislolei , cl Poirel, dans le Dictionnaire encyclopédique, lui a donné celui de S. arabica. Cette plante a une lige annuelle, haute d'environ un pied, grêle, simple, dressée, anguleuse, garnie de feuilles éparses, rapprochées, linéaires-filiformes : les supérieures simples, les inférieures bipartites, acumiuéesel glabies. Les fleurs sont blanchâlres, brièvement pédicellées ; elles forment une grappe terminale, longue d'environ quatre pouces. Chacune d'elles offre un calice campanule, découpé en cinq segments linéaires, égaux et persistants; une corolle blanche, irrégulièie, dont le tube est campanifornie, plus long que le calice, le limbe à deux lèvres, la supérieure réfléchie, bifide; l'inférieure plus longue, droite, trilobée, le lobe du milieu infléchi; quatre étamines didynames, insérées sur la corolle, à anthères noires, soudées en une lame à quatre faces; ovaire ovoïde, surmonté d'un style filiforme et d'un sligmale capilé, globuleux, oblique; fruit inconnu. Le Siiiibtileta Forskotei a le port d'un Réséda ou d'un Polygala. Celle piaule croît sur le mnni Kurma en Arabie.
SIMERI. MOii. Adauson (Voy. au Sénég., pi. 5, fig. ô) avait fait avec d^ jeunes Porcelaines un genre Péril)ole qui n'a point été adopté. Il y rangea plusieurs espèces de Volvaires, entre autres celle que Lamarck nomme Folvaria tiiticea. (''. Volvaire.
SIMÈTIIE. Shiiœlliiis. ins. Genre de Lépidoptères diurnes, institué par Ilorsfield, aux dépens du genre Polj'omiiialiis de l.atreille, |)Our quelques espèces fort remarquables par la conformation de leurs pieds. Le type du genre nouveau est le Polyomnmlus Siiiiœlliiis deFabr., figuré par Cramer, pi. 149, CC.
SiMÈTUE Roi. Simœthiis Rex , Boisd. Ses ailes sont noirâtres; les supérieures ont une bande longitudinale blanche, et la base faiblement saupoudrée de bleuverdàlre; les inférieures ont un prolongement anguleux; le dessous des supérieures porte deux lignes basilaires d'un rouge brun, bordées de vert doré; le dessous des inférieures n'a que des points feriuginiiix entourés de vert doré. Taille, dix-huit lignes. Du Havre Doreï, à la Nouvelle-Guinée.
SIJIIA. MAM. C'est, dans les ouvrages de Linné, le nom d'un grand génie comprenant Ions les Singes de
l'ancien et du nouveau monde; dans ceux deCuvier et de quelques autres auteurs modernes, c'est le nom latin du genre Orang; enfin dans ceux de la plupart des 200logisles les plus récents ce nom est appliqué ù la première famille de l'ordre des Quadrumanes, famille qui absorive lout le genre Simi'a de Linné.
SIMILOR. MiM. Nom donné à l'un des alliages du Cuivre.
SIMIRA. BOT. Ce genre de Rubiacées, établi par Aublet, a été réuni au Psychotria.
SIMO. Sinto. INS. Coléoptères létramères; Dejt'an (Calai., p. 92) avait institué ce genre dans la famille des Rliynchopliores, mais il n'a pas été adopté dans la monographiedesCurculionidesdeSchoenherr, qui en a relégué lesdeux espèces dans son genre Oliorhyiiclins.
SIMOCIIILE. Simochilus. bot. Genre de la famille des Éricacées, établi par Benlham avec les caractères suivants : calice épais, ovalo- campanule , à quatre dénis; corolle hypogyne , obovalc ou clavato-lubulense, avec son limbe divisé en (|ualre lobes, connivent ou dressé; quatre étamines insérées sons le disque hypogyne; filaments libres et glabres; anthères terminales ou suhialérales distinctes, déhiscentes par une ouverture latérale, située au sommet des loges; ovaire à trois ou quatre loges uniovulées; slyle exserle; sligmale obtus. Le fruit consiste en une capsule à deux ou Irois loges, à deux ou quatre valves, di ou létraspermes, rarement monospermes par avorlement. Bentliam partage ce genre en cinq divisions. Toutes les espèces sont des petits arbustes qui croissent aux environs du Cap.
SiMOCHiLE BICOLORE. SiitiochUus bicolor , Bentli.; Btaeria bicolor, Klotsch. Ses liges sont courtes et rameuses, garnies de feuilles verticillées; les fleurs sont presque sessiles, réunies en capilules terminaux le plus souvent aggrégés; le calice est ordinairement coloré et glabre.
SIMON. MAM. L'un des noms vulgaires du Delphinii.i Del/ihis. /^. Dauphik.
SIMPLEGADE. Siiiiplcgades. moll. Genre proposé par Monlfort dans le premier volume de sa Conchyliologie syslémalique (p. 89), pour une Coquille qu'on ne saurait admettre ailleurs <|ue dans le genre Ammonite. (A', ce mol.)
SIMPLICIPÈDES. ms. Nom donné par Dejean à sa quatrième tribu des Carabiques, ordre des Coléoptères. Elle se compose des Carabiques dont les palpes exté. rieures ne sont point subulées, et qui n'ont point d'échancrure au côté interne des jambes antérieures. Lalreille avait déjà établi cette division, sous la dénomination d'Abdominaux, que dans la seconde édition du Règne Animal de Cuvier, il a remplacée par celle de Grandipal|)es, soit parce qu'elle est plus caractéristique, soit parce (pie la précédente avait déjà été employée en ichthyologie. Dejean (Spéciès général des Col., 11) partage d'abord les Simplicipèdes en ceux dont les élylres sont carénées latéralement et embrassent une partie de l'abdomen, et en ceux qui ne présentent point ces caractères. Les premiers forment les genres Cjciiriis, Spliceroderus et Scaphiiiolus. Dans les seconds, le nienlon n'a point de dent au milieu de
sol) échaiiciute, el c'csl ce qui csl exclusivement propre au genre Panibortis; ou hien celle échancrure en ;i une. soil entière, soil bifide. Maintenant le labre est lanlôlliildbé ou trilobé, comme dans les genres /'/occrus, Procnisles, Carabtis, Calosoma; cl tantôt enlier. Ici le dernier article des palpes est fortement sécuriforme, telles sont celles des 7'effliis;là cet article est peu ou point sécuriforme: les genres Leislus, Nehiia, OmophrOH, Pelophila, Blelhisa , Elaphnts, Notiophilits. Celui de Tefjlus paraissant trop éloigné des Procerus, il vaudrait mieux prendre la forme du dernier article des palpes pour point de départ. On remarquera encore que dans les cinq derniers genres on voit des traces plus ou moins prononcées, de l'écliancrure intérieure des deux premières jambes.
SIMPLICOUNES. INS. 1^. Aplocères.
SIMPLOCAIRE. Simplocaria. ins. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Clavicornes, institué parCurlis, aux dépens du genre H/rihusde Fabricius, dont il diffère en ce que les espèces qu'il renferme ont les tarses bien moins larges et l'avanl-dernier article |)lus étroit que le précédent, au lieu d'être bifide : c'est même une disposition de tout le tarse (|ui se rétrécit de la base ù l'extrémité; il est garni en dessous de poils longs et écartés, qui le débordent sur les côtés. Quant aux autres caractères, ils sont à peu près les mêmes que dans les Byrrlies ; le dernier article des palpes maxillaires est coiii(|ue ou ovalaire, el non tronqué.
Siupi.ocAiRE UEMI-STRIÉ. Siiitplocan'a semi-sti iata; Bynims semi-slriatiis, Fab. Il est d'un bronzé obscur; ses pattes sont d'un jaune roux, el ses élylres ont des stries ponctuées, qui ne s'étendent que sur la moitié de leur longueur, à l'exceplion de la strie la plus voisine delà sulure, qui va jusqu'à l'exlrémité; tout le dessus du corjjs est parsemé de points enfoncés, moins gros que ceux qui forment les stries. Taille, une ligne et demie. Du nord de l'Europe.
SIMPLOCOS. BOT. ^. Sympi.oqde.
SIiMPULUM. MOLi. Des Tritons, des Ranelles, des Fasciolaires et un Slrombe, tel est l'assemblage de Coquilles que Klein rassemble sous ce nom générique, parce qu'elles ressemblent, à ce qu'il prétend, à un vase antique dont on se seivait dans les sacrifices.
SIMSIA. BOT. Le genre établi sous ce nom par Pcrsoon et qui avait pour type le Coieopsis fœlida de Cavanilles, n'a pas été adopté. A'. Coréopside.
Robert Brown (Transact. de la Soc. Linn., t. x, p. 152) a donné le nom de Simsia à un genre de la famille des l'rotéacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., qu'il a ainsi caractérisé : périanthe tétraphylle, régulier, à divisions réfléchies; étamines saillantes; anthères finissant par être libres, mais d'abord cohérentes, leurs lobes rapprochés, constituant une loge; stigmate dilaté, concave ; noix obconique. Ce genre ne se compose que de deux espèces originaires de la terre de Leuwin, sur la côte australe de la Nouvelle Hollande. L'une (Simsia uustralis) croît parmi les pierres sur le revers des montagnes; l'autre {Simsia aculifotia) se trouve dans les endroits sablonneux, au bord de la mer. Ce sont des arbrisseaux petits, glabres, à feuilles alternes, filiformes, dieliolonii's, dont le pétiole est
dilaté à la base. Les fleurs sont jaunes, glabres, agglomérées en capitules globuleux, petits, formant entre eux une grappe ou une paniculc, munie ou dépourvue d'involncre.
SIMSIME. Simstmum. bot. Genre de la famille des Sésamées, établi par le professeur Bernhardi, aux dépens du génie Sesamiim de Linné, avec les caractères suivants : calice décidu; capsule bivalve, linéarioblongue, terminée en bec aigu, qui par la débiscence se sépare en quatre valves dont les bords se replient sur eux-mêmes; cette capsule présente à l'extérieur quatre lobes en forme de colonnes, et se divise intérieurement en quatre loges; graines rugueuses, subobliques, dont les faces supérieure el inférieure sont aplaties, oblongues el parallèles; elles sont ailées au sommet vers l'angle supérieur, à la base vers l'angle inférieur, et disposées dans cbaciue loge sur un seul rang.
SmsiME A BEC. Siiiisimum lostralum, llocbst. Plante annuelle, herbacée, à feuilles lancéolées, â Heurs axillaires et terminales. On la trouve en Afrique.
SIMULIE. Simiilium. iNS. Lalrcille a établi ce genre aux dépens du grand genre Ciilex de Linné; il appartient à l'ordre des Diptères, famille des Némocères, tribu des Tipulaires, division des Florales, el a pour caractères ; corps assez court; tête presque globuleuse; yeux grands, échancrés au côté interne et espacés dans les femelles; se réunissant sur le fronl et sur le vertex dans les mâles; point d'ocelles. Antennes courtes, presque cylindriques, épaisses, grossissant insensiblement de la base à l'extrémité, composées de onze articles, les deux premiers distinctement séparés des autres; trompe courte, pointue, perpendiculaire. Pal|ies allongées, un peu recourbées, avancées, cylindriques, de quatre articles distincts, le premier le plus court de tous, les deux suivants plus longs, un peu renflés, le dernier encore plus long et jilus menu. Corselet trèspetit, i)eu visible. Ailes grandes, larges, parallèles et couchées l'une sur l'autre dans le repos. Paltes assez longues; tarses ayant le premier article au moins aussi long que les quatre autres pris ensemble. Abdomen cylindrique, composé de sept segments outre l'anus. Ce genre se compose d'une douzaine d'espèces européennes; elles piquent assez fortement el attaquent les animaux. Leurs mœurs sont inconnues.
SijiuLiE RAMPANTE. SimtiUum reptans, Lalr.; Scalltopse reptans, Fabr. Premier article des antennes blanc ; coiselet légèrement cuivreux ; corps brun ; paltes blanchâtres. Commune en Europe.
SIMUNG. MAM. Espèce du genre Loutre.
SIMUS. REPT. Espèce de Crotale.
SIMYRE. Simj-ru. ins. Genre de Lépidoptères nocturnes, de la famille des Nocttiéliens, tribu des Or- Ihosites, institué par Boisduval, avec les caractères suivants : antennes simples, assez courtes et épaisses, dentelées dans les mâles; palpes gièles. dépassant à peine le front; corps assez court; corselet lisse et uniforme; ailes en toit, lancéolées. Les chenilles sont velues et tuberculées; elles vivent sur les plantes herbacées.
SiMYRE VEINÉE. Simyia veiiosa, Boisd.; Nocliia venosa, Bork.; Noctiia venosa, Dup. Son corps est d'iui Jaune nankin pâle, ainsi que les ailes antérieures,
<iui sont en outre poinlillées de brun et nervurées en blanc; il y a Irois lignes longitudinales noires : deux à la base et une autre vers le milieu; ailes postérieures lilancbàlres. Envergure, quinze lignes. Europe. SIN. ois. Espèce du genre Gros-Bec.
SIN^THÈRE ou SINÉTHÈRE. mam. A'. PorcÉpic. SINAPAN. DOT. Aublel donna ce nom comme étant celui (lu Galega cinerea, qu'on cultive dans toutes les habitations pour en avoir la graine qui enivre le Poisson. S1N.\P1DEÎ\DRE. SinapiilendioH. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Lowe aux dépens du i;enre Siiia/Ji'i, de Touriieforl. Caractères ; calice formé de quatre folioles étalées, deux d'entr'elles rentlées en sac; corolle de quatre pétales bypogynes, indivis; six étamines bypogynes, létradynamiques et libres; silique stipilée, bivalve, allongée, subtoruleuse, avec le bec comprimé, stérile, les valves planiuscules, la cloison spongieuse; semences oblongues, pendantes, un peu écliancrées, lisses; embryon exalburaineux, avec ses colyh'dons doubles et appliqués, enfermant la radicule qui est ascendante.
SiHAPiDENDRE PRtTESCENTE. Stnapiiletulion frutesmns, Lowe; Siiia/n's fiutesceiis, De Cand. Sa tige est consistante, garnie de feuilles un peu épaisses, rigides, presque entières; elle est terminée par des gra|)pcs de fleurs jaunes. Cette plante est originaire de l'ile de Madère.
SINAPIS. BOT. r. MoniARDE.
SINAPISTRII.M. BOT. (Tournefort.).Syn. de Cléome, L. SliNCLARIE. Sinclaria. bot. Genre de la famille des Synantbérées, institué par Hooker et Arnott, qui lui assignent pour caractères : capitule multiflore, radié; fleurs du rayon liguléeset pistilligères; celles du disque liibuleuses et parfaites; involucre campanule, formé d'écaillés imbriquées, serrées, les intérieures courtes et ovales; réceptacle nu; corolles du rayon ligulées, cellesdu disque lubuleuses, à cinq lobes linéaires égaux, ordinairement roulés et velus au sommet; étamines à filaments, à anthères sans queue; aigrette formée de deux rangées d'écaillés, les extérieures courtes et paléacées, les internes allongées, séliformes, scabres, roides et fragiles. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre; c'est un arbuste glabre, dont les rameaux sont ligneux presijue jusqu'à leur extrémité; les feuilles sont opposées, longuement péliolées, trèsentières, rhomboïdes, courtes, acuminées, trinervurécs, vertes en dessus, très-blanches en dessous, avec des nervures d'un brun foncé; les pétioles sont grêles, dilatés à la base et embrassants. Les Qeurs sont jaunes, en panicule terminale, thyrsoïde et brillante. Du Mexique. SINEUS. iKT. ^. Nemerte.
SIKGANÈ. Singana. bot. Aublet (Guian., p. 574) a établi sous ce nom un genre qui a été rapporté, avec doute, aux Gultifères. Néanmoins, dans la révision de cette famille par Cambessèdes, ce genre n'est pas mentionné parmi ceux qui en font partie. Voici ses caractères essentiels : calice divisé profondément en trois ou cinq segments; corolle à trois ou cinq pétales onguiculés, dont le limbe est finement denté en scie; étamines nombreuses, à anthères presque rondes; style unique, courbé au sommet; stigmate capilé, concave;
capsule longue, cylindrique, uniloculaire, polysperme; graines grosses, se recouvrant mutuellement, enveloppées de pulpe, fixées à trois réceptacles latéraux. SiNGAKE de la Gbia!«e. A'/Mgro/in Giiianensis, Aublet, loc. cit., lab. 250. C'est un arbrisseau sarmenleux et grimpant, à feuilles dichotomes, presque opposées, pétiolées, ovales, elliptiques, très-entières, glabres, acuminées, longues de six ponces. Les fleurs sont latérales, blanches, presque fasciculées. Schreber el Willdenow ont changé inutilement le nom de Sinijana en celui de Sterbeckia.
.SINGES. Simia. mam. Première famille de l'ordre des Quadrumanes. S'il est facile de reconnaître (|ue toutes les espèces aux(|nelles on donne ordinairement le nom de Singes, appartiennent à une même famille; si les rapports qui les lient entre elles sont assez frapl)ants pour être aperçus des personnes même les plus étrangères aux éludes de l'histoire naturelle, il n'est pas moins facile de reconnaître aussi qu'il existe entre elles des différences d'un ordre trop élevé pour qu'il soit possible de les réunir toutes dans un seul et même genre. En effet, les caractères par lesquels elles se distinguent, ne sont pas moins frappants que les ressemblances par lesquelles elles se rapprochent. Quel contraste, par exemple, entre le Mandrill aux formes trapues el hideuses, toujours empressé de nuire, toujours avide de commeltre le mal, sans autre profit pour lui que le plaisir de l'avoir fait, el qui repousse nos regards par l'horrible alliance de la plus odieuse méchanceté et de la lubricité la plus révoltante, et le Semnopithèque si remarquable par la gracieuse légèreté de ses proportions, ou le Saï chez lequel la douceur égale l'intelligence el la docilité! Sous un autre poinl de vue, quel contraste entre l'Atèle chez lequel la queue, plus longue que le corps tout entier, devient en quelque sorte un cinquième membre, l'Orang chez lequel elle manque entièrement, et le Maimon chez lequel elle existe encore, mais courte et inutile! Ces dernières différences, étant tout extérieures, ne pouvaient échapper à aucun observateur; et Linné luimême, qui réiinissail, comme chacun le sait, tous les Singes dans le genre Simia, crul devoir les noter. C'est ainsi (ju'il a indiqué, dans quelques éditions de son Systema Naturœ , la division de ce genre en trois sections : les Singes sans queue, ceux à courte queue, et ceux à longue queue. Une telle division, si on l'eût adoptée, eût élé nécessairemenl très-vicieuse, comme l'est toute division qui repose sur un caraelère unique; car, d'une part, il existe deux ou trois espèces, lel que le Magot, qui, privées de queue, sont cependant liées de la manière la plus intime, par l'ensemble de leur organisation, à la plupart de celles de la deuxième section ; et de l'autre, la troisième, entièrement artificielle, eût réuni les espèces les plus disparates. Au reste, en indiquant ces divisions, il est évident que Linné s'était proposé pour but unique de facililer les recherches dans un genre dès lors fort nombreux en espèces; el on ne peut douter que s'il eût voulu partager le genre Simia en plusieurs groupes secondaires, suivant les principes de la méthode naturelle que lui-même a créée pour la zoologie, il eut réussi tout aussi bien cpie son
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immortel rival de gloiie, BufFon. Ce dernier, lorsqu'il entreprit les travaux qui ont allaclié à son nnm une illustration si grande et si bien méritée, dédaignait les secours si précieux de la méthode ; mais lorsque, arrivé ù son quatorzième volume, il vint à s'occuper des Singes, il sut mieux que personne apprécier toute l'importance de cet art ingénieux, et la classification qu'alors il donna lui même, a montré que son vaste génie pouvait se plier aux détails arides des travaux systématiques, aussi bien que s'élever aux plus hautes généralités, et à ces grandes et si fécondes pensées auxquelles la zoologie doit pour ainsi dire une seconde création. Biiffon partageait les animaux placés par Linné dans le genre Sitiiia, en deux grandes sections ; ceux de l'ancien monde et ceux du nouveau; et ces sections étaient elles-mêmes subdivisées eji plusieurs groupes que l'on doit, à quel(|ues exceptions près, considérer comme très-naturels, et dont il est important de donner les caractères.
1» Les Singes proprement dits. Point de queue ; face aplatie; dents, mains, doigts et ongles semblables à ceux de l'Homme ; marche bipède, comme celle de l'Homme.
2o Les Babouins. Queue courte; face allongée; museau large et relevé; dénis canines plus grosses à proportion que celles de l'Homme; des callosités sur les fesses.
5» Les GïEfiONS. Mêmes caractères que les Babouins; mais la queue aussi longue ou plus longue que le corps.
Ces trois groupes appartiennent à l'ancien monde, et forment une section très-naturelle, distincte de la section des Singes du nouveau monde par trois caractères que Buffon expose ainsi qu'il suit : » Le premier de ces caractères, dit l'illustre auteur de l'hisloii e naturelle, est d'avoir les fesses pelées, et des callosités naturelles et inhérentes à ces parties; le deuxième, c'est d'avoir des abajoues, c'est ;Vd ire des iioches en bas des joues où ils peuvent garder leurs aliments; et le troisième d'avoir la cloison des narines étroite, et ces mêmes nai'ines ouvertes au-dessous du nez comme celles de l'Homme. » Tels sont les caractères que leur grande généralité rend très remarquables : communs, à quelques exceptions près, à tous les Singes de l'ancien continent, ils manquent chez ceux du nouveau monde, qui se divisent en deux groupes distingués de la manière suivante :
4" Les Sapajobs. Cloison des narines épaisse; les narines ouvertes sur les côtés du nez et non pas en dessous; fesses velues et sans callosités; i)oint d'abajoues; queue prenante. Ces derniers caractères se retrouvent constamment dans toutes les espèces; mais on doit rappeler ici à l'égard des premiers une exception très-remarquable qui a déjà été signalée dansl'arlicle Sapajou (A', ce mot): c'est (pi'un des genres de ce groupe, auquel a été donné le nom d'Ériode, a les narines plu lot inférieures cjne latérales, cl se rapproche beaucoup, sous ce rapport, des Singes de l'ancien monde.
5" Les Sacouiss. Mêmes caractères que les Sapajous, mais la queue non prenante.
Ces détails, assez étendus, permettent de passer rapidement sur une classifîcalinn proposée il y a quelques
années par GeofFroy Saint Ililaire (Tableau des Quadrumanes, Ann. du Mus., t. xvtii). qui ne diffère, comme on va le voir, de celle de Buffon i|iie par quelques modifications rendues nécessaires par les progrès de la science. Geoffroy, ù l'exemple de Buffon, divise d'abord les Singes en deux sections principales : les Singes de l'ancien monde, qu'il embrasse sous le nom de Catarrhinins (Singes ù narines ouvertes inférieurement); et les Singes américains, qu'il nomme Platyrrhinins (Singes à nez large et à narines ouvertes latéralement). Cette deuxième section est à son tour subdivisée, et comprend trois groupes secondaires ; 1" les Singes à queue prenante ou Hélopilhèques : ce sont les Sapajous de Buffon; 2" les Gêopitlièques (Singes de terre) ; ce sont les Sagouins de Buffon, moins les Ouistitis; ô» les Arctopitlièques, ou Singes à ongles d'Ours. Le seul genre Ouistiti compose ce troisième et dernier groupe, que Buffon réunissait au précédent, mais qui présente une foule de caraclères distinctifs de la plus haute importance.
Caractères généraux de la famille des singes; divisions principales :
Formes générales se rapprochant plus ou moins de celles de l'Homme. Fosses orbitaircs dirigées en avant, et séparées des fosses tem|)orales par une cloison osseuse complète, comme chez l'Homme. Incisives au nombre de quatre à chaque mâchoire. Ongles des doigts tous de même forme, à l'exception de ceux des pouces qui sont plus aplatis que les autres. Deux mamelles pectorales. Pouces des mains antérieures ordinairement plus courts que ceux des mains postérieures, quelquefois même rudimentaires et non apparents ù l'extérieur.
l" groupe : les Catarrhinins ou Singes de l'ancien monde.— Cloison des narines étroite; narines ouvertes au-dessous du nez. Cinq molaires de chaque côté et à chaque mâchoire. Presque toujours des abajoues et des callosités. Queue de longueur variable, mais jamais prenante, quelquefois entièrement nulle. Ongles aplatis. Ce groupe renferme plusieures genres qui ont été décrits aux mots Ctisocépuale, Gueivon, Macaque et Orang.
11= groupe : les Hélopilhèques et Géopilhèques de Geoffroy Saint-Hilaire. — Cloison des narines large; narines ouvertes sur les côtés du nez (excepté dans le genre Eiioiles). Six molaires de chaque côté et à chaque mâchoire; ce qui porle le nombre total des dents à trente-six. Jamais d'abajoues ni de callosités. Queue longue, tantôt prenanle, tantôt non prenante. Ongles aplatis (excepté dans le genre Eiioiles). Ce groupe se subdivise en deux sections : 1" les Hélopilhèques ou Sapajous, caractérisés par leur ([ueue prenante; 2» les Géopilhèques ou Sagouins, dont la queue est lâche et non prenante; tels sont plusieurs genres décrits aux mots Sapajous et Sagouins, et qui tous appartiennent au nouveau monde.
111* groupe: les Arclopilhèqiies. — Cloison des narines large ; narines ouvertes sur les côtés du nez. Cinq molaires de chaque côté et ;1 chaque mâchoire (comme chez les Singes de l'ancien inonde). Point d'abajoues ni de callosités. Queue longue, non prenanle. Ongles très-longs, comprimés, pointus. Un si'ul genre, dont
loiilos les espèces sont américaines, y. Ocistiti.
L'histoire de chacun des genres de celte famille si remarquable a été Irailée avec tout le soin que réclamait la haute importance du sujel; et les détails analomii|ues qui ont été donnés sur plusieurs d'entre eux ne permetlent pas d'aborder ici l'une des questions les plus intéressantes que l'histoire naturelle offre à la méditation du philosophe, la comparaison des organes de l'Homme avec ceux du Singe. Qu'il suffise donc d'ajouter ici, comme résumé de tout ce qui a été dit dans d'aulres articles, que la ressemblance extérieure qui existe entre ces deux êtres ne saurait, quelque grande qu'elle soit, donner une idée exacte du degré de ressemblance qui existe entre les organes intérieurs de l'un et de l'autre. On sait que Galien . ne pouvant étudier l'organisation de l'Homme sur l'Homme luimême, puisa dans de profondes connaissances anatomiques sur le Singe, des lumières que les préjugés superstitieux de ses contemporains semblaient lui avoir interdites pour jamais, et que, prenant confiance en de tels résultats, il n'hésita pas à en déduire la physiologie de l'Homme. On se rappelle également que Buffon, dans son article sur la nomenclature et la classification des Singes, l'un des plus beaux ornements de son grand ouvrage, ne craignit pas de dire que, sous le rapport physique, « les Quadrumanes remplissent le grand intervalle qui se trouve entre l'Homme et les Quadrupèdes. »
Mais , ce qui doit d'abord arrêter l'attention chez le Singe, c'est la conformation de ses extrémités. Des doigts profondément divisés, et surtout le pouce séparé des quatre derniers doigts et opposable dans son action ; voilà ce que l'on trouve en arrière comme en devant; et il est même à remarquer que lorsqu'il y a une exception ù ce caractère, elle porte toujours sur les mains antérieures et non sur les postérieures, remarque qui n'est pas sans importance. Aux pieds de derrière, on ne trouve d'autre exception au caractère général de la famille que celle que présente le Gibbon syndactyle, qui a deux doigts réunis et enveloppés sous les mêmes téguments dans une grande partie de leur longueur, et quelques espèces de l'ancien monde, telles que les Mangabeys, qui sont demi-palmés, principalement en arrière, la peau s'élant prolongée entre les doigts beaucoup plus loin qu'elle ne le fait communément. Mais ces anomalies, fort curieuses et sans aucun doute très-dignes de l'attention du zoologiste, n'ont (lu'une très-faible influence physiologique, et n'empêchent pas que le Gibbon syndactyle et les Mangabeys n'aient en arrière comme en avant de véritables mains. Or, iiuelsdoivent être les effets de cette transformation des pieds de derrière en vérilables mains? Les quatre mains du Singe sont couvertes, dans la paume, d'une peau fine, très-délicate, entièrement nue, et organisée comme chez l'Homme. Nul doute que ces parties ne soient le siège d'un toucher très-délicat ; l'anatomie indique ce fail, et l'observation le démontre. De plus, les mains postérieures, à cause de leur pouce trèsopposable, peuvent, aussi bien que les antéiieures, saisir les objets, les embrasser dans tout leur contour, et explorer tous les points de leur surface : ce que les
unes et les autres font d'autant mieux, que tous leurs doigts, profondément divisés, peuvent être rapprochés ou écartés à la volonté de l'animal.
Sous le rapport de leurs usages dans la station et la locomotion, les pieds postérieurs du Singe ne paraissent point au premier abord modifiés d'une manière désavantageuse par la présence d'un pouce opposable : car ce pouce opposable n'a par lui même d'autre efîel que d'élargir la base de sustentalion à la volonté de l'animal ; circonstance qui ne peut être qu'avantageuse dans la slation, et qui pourrait même à peine devenir nuisible dans la course. Mais une modification d'une telle importance entraîne nécessairement d'aulres modifications; et queli|ues-unes de celles ci sont réellemetil désavantageuses. Tout dans le pied du Singe est disposé de manière à faciliter la préhension : c'est à cet efîet que tout est sacrifié dans son organisation. Ainsi, pour citer un exemple, les mains postérieures, sans être susceptibles de pronation et de supination comme les antérieures, jouissent d'une assez grande liberlé de mouvement qu'augmente encore la laxité de l'articulation du genou et de l'articulation coxo-fémorale. Cette mobilité, très-favorable pour les actes de la préhension, nuit nécessairement à la solidité de la slaliou, et rend la marche moins assurée. Aussi lesSinges, qui pour la plupart sautent avec une extrême agilité, à cause de la force et de la longueur considérables de leurs membres postérieurs, marchent-ils lentement et d'une manière lourde et en quelque sorte contrainte, soit qu'ils marchent à quatre pieds, comme le font la plupart d'enire eux, soit qu'ils essaient de marcher à deux, comme le font les Orangs. Ce sont des êtres pour lesquels il n'est point à terre d'allure entièrement facile et commode, et, par conséquent, auxquels leur organisation interdit de vivre constamment sur le sol, et impose la nécessité de chercher un autre domicile. Ce domicile, c'est sur les branches des arbres que les Singes le trouvent. A terre tout leur était obstacle : ici tout leur devient ressource. On comprend donc pourquoi les Singes vivent sur les arbres : c'est parce (|ue là seulement ils sont à l'aise, là seulement ils peuvent mettre à profit tous les moyens de leur organisation : exemple remarquable d'où l'on voit comment toutes les habitudes d'un être se déduisent de son organisation, et eu sont véritablement un résultat nécessaire. Doués d'une très-giande énergie musculaire, pourvus de membres postérieurs longs et très-robustes, les Singes sautent de branche en branche avec une incroyable agilité, et leurs quatre mains remplissent l'usage de crochets à l'aide desquels ils se suspendent et se fixent où il leur plait. Mais ce n'est pas tout : la plupart des Singes ont reçu de la nature (pielques aiilies organes dont ils usent avec grand a va ni âge. en ce qu'ils peuvent aider ou suppléer les mains, et prévenir ainsi la fatigue que toute action musculaire, longtemps prolongée, entraîne nécessairement à sa suite. Un trèsgrand nombre de Singes du nouveau monde, les llélopithèi|ues ou Sapajous, ont une queue longue, fortement musclée, qui peut s'enrouler autour des corps et les saisir; tels sont principalement les Hurleurs et les Alèles, dont la queue, nue et calleuse eu dessous
dans 8on quart ou son cinquième terminal, jouit d'une force si grande, qu'elle peut suppléer entièrement les mains lorsqu'il s'agit d'assurer la station de l'animal. Chez d'aulres, tels que les Sajous, la queue, velue dans toute son étendue, devient beaucoup plus faible, et ne peut plus qu'aider à l'action des mains, et non lui suppléer. Chez tous les autres Singes, elle est également velue, et devenant plus faible encore, elle n'a plus que des usages tout à fait secondaires ou même entièrement nuls; tels sont les Arclopithèques, les Géopilhèques et tous les Singes de l'ancien monde, que la nature a ainsi privés d'un instrument puissant de préhension, mais au.xqnels elle a accordé de bien précieux dédommagements. Les Arctopilbèques, qui non-seulement ont la queue non prenante, mais qui, en même temps, n'ont que des mains mal conformées et également impropres à la préhension, grimpent sur les arbres et s'y tiennent à la manière des Écureuils (f^. Ooistiti); ce qui leur devient possible en raison de leur extrême légèreté et de la forme acérée de leurs ongles changés en de véritables griffes. Ainsi toutes ces petites espèces parviennent, en mettant à profit des moyens d'organisation en quel(|ue sorte étrangers à la famille des Singes, à se procurer le même domicile que leurs congénères, et vivent, comme les autres Quadrupèdes, sur les branches élevées des arbres. Enfin (comme si la nature eût voulu montrer par combien de voies elle peut arriver au même but, tout en se renfermant dans les étroites limites d'une même famille), c'est un troisième genre de modifications qui vient, chez les Singes de l'ancien monde, suppléer à l'action des mains lorsque le repos devient nécessaire. Chez ces Singes, la lubérosilé scialique est terminée inférieuremenl par une surface large, et recouverte à l'extérieur d'une peau nue, épaissie et calleuse, qui, lorsque l'animal s'assied, supporte tout le poids du corps sans qu'il en lésulte pour lui aucune fatigue. Pour faire concevoir loule l'imporlance de celte modification en apparence de peu de valeur, il suffit de rappeler une observation faite par Geoffroy Saint-Hilaire : c'est que tandis que les Singes de l'ancien monde sont presipie conlinuelletnent assis, ceux du nouveau, qui tous sont dépourvus de callosilés, ne s'asseoient jamais ou presque jamais, et se bornent, lorsqu'ils veulent reposer, à s'accrou])ir en plaçant sous eux leur (pieue sur laquelle ils s'appuient quelquefois. Une autre remarque, qui tend encore à faire comprendre l'importance de ce caractère, c'est sa grande généralité : l'Orang roux est le seul Singe de l'ancien monde chez lequel on n'ait pu le trouver. Les callosités existent en effet, malgré les assertions de Buffon, chez le D(uic, ce que tous les naturalistes ont pu vérifier depuis queliiues années, et chez le Chimpanzé (Troglodyte ou Orang noir), quoique le contraire se trouve affirmé dans tous les ouvrages, même les plus modernes. Les callosilés du Chimpanzé n'ont été vues que par Audebeit seul qui les a indiquées dans la figure qu'il a donnée de ce Singe, mais c|iii n'y a fait aucune attention. Elles existent cependant réellement; et si on ne les a pas décrites jusqu'à ce jour, et si tous les auteurs modernes s'accordent à nier leur existence, c'est sans doute parce que les parties
environnantes étant ;"ipeu près nues connue elles et de même couleur, les callosités sont beaucoup moins apparentes (pie chez les aulres Singes, où elles se trouvent environnées de poils épais et de couleur différente.
Ainsi la queue prenante des Hélopillièques, les ongles pointus et acérés des Arclopilhè(|ues. les callosités des Singes de l'ancien monde, quelque différentes ((ue soient auatomiquement de telles modifications, ont, en définitive, de mêmes effets physiologi(iues. Quant aux Géopilhèques, rien desemblable n'existe chez eux; aussi restent -ils moins longtemps cjue leurs congénères sur les branches des arbres, et sont-ils souvent contraints par la fatigue à descendre à terre et à venir se cacher dans les broussailles. Cependant la nature leur a aussi accordé (luclque dédommagement et quelque secours contre les allaques des Hélopilbèqucs, plus robustes et plus agiles tpi'eux. et toujours disposés à les tourmenter lorsqu'ils les rencontrent. La plupart des Géopilhèques sont noclurnes, tandis que les Hélopillièques sont diurnes : ils ont donc d'autres heures de re|)os et d'éveil que ceux-ci, et par conséquent ne sont que rarement exposés à être rencontrés par eux. Tels sont particulièrement lesSakis. D'autres, tels que lesCallitriches, beaucoup plus rapprochés des Sapajous par leur organisation, et diurnes comme eux, n'ont plus les mêmes moyens d'éviter la rencontre de leurs ennemis. On concevrait même dillicilement comment ces Singes, les plus petits et les plus faibles de tous après les Ouistitis, ont pu, quoique ne possédant aucun moyen parliculier de se dérober aux recherches de leurs ennemis, se conserver jusqu'ici, si l'extrême développement de leur intelligence ne faisait entrevoir une explication possible de ce fait. H est probable que ces animaux suppléent par la ruse à la force qui leur manque, et que, ne pouvant résister à leurs ennemis, ils savent, en mettant ù profit les ressources de leur intelligence, se garantir de toute atlaciue. Tous les témoignages des voyageurs concourent à rendre ce fait vraisemblable, et les observations anatomiques que l'on a pu faire sur le cerveau et les organes des sens des Callitriches le confirment entièrement. Les yeux du Saïmirisont si gros qu'ils sont presque en contact sur la ligne médiane; et l'encéphale, principalement le cerveau, est tellement développé, qu'il surpasse en volume, non-seulement celui de tout autre Singe, mais celui de l'Homme lui-même (^. Geoffroy Sainl-Hilaire, Leçons sur les Mammifères). On savait depuis longtemps que le cerveau de l'Homme le cède, quant à la quantité absolue de la matière nerveuse dont il se compose, à celui de plusieurs Mammifères, tel que l'Éléphant: il devient maintenant nécessaire d'ajouter qu'il n'est pas même le plus volumineux, proportion gardée avec l'ensemble de l'être.
Le genre de nourriture des Singes, le degré de leur intelligence, leur naturel, varient d'un genre à l'autre, et l'on ne pourrait essayer d'en donner une idée sans entrer dans des détails, et sans exposer des faits particuliers qui seraient tout à fait déplacés dans un article général tel celui-ci. Quant à la distribution géographique des Singes, personne n'ignore que c'est uniquement dans les pays chauds, et principalement dans les zones intertropicalos, que se trouvent répandus ces animaux :
en AimSiiquc, la Guiaiic, le Brésil, le Paraguay; en Asie, les îles (le la Sonde, Borniio, le continent de l'Inde; en Afrique, le Congo, la Guinée, le Sénégal, le cap de Bonne- Espérance, sont les contrées où ils exislenl en plus grand nombre. Une seule espèce vit sauvage en Europe, c'est le Jlagot (K. ce mol à l'article Macaqde); et il n'en existe aucune dans le continent tout entier de l'Australie. Il en est de même de la distribution géographique des genres : aucim ne se trouve à la fois en Amérique et dans l'ancien monde, puisqu'on a vu que sur les trois tribus de la grande famille, la première appartient exclusivement à l'ancien monde, et les deux dernières au nouveau. Les lois de géographie zoologique posées par Buffon (A'. Mammifères), reçoivent donc ici une application remarquable. Mais, de plus, il est à observer que cha<iue genre de l'ancien monde appartient exclusivement ou presque exclusivement, soit à l'Afrique, soit à l'Asie, en sorte que les genres ont, aussi bien que les tribus, leur patrie particulière. Ainsi, sans parler du genre Troglodyte formé d'une seule espèce africaine, et du genre Orang, dans lequel on ne connaît encore d'une manière bien certaine qu'une espèce asiatique, tous les Gibbons et tous les Semnopilhèques appartiennent à l'Inde, soit continentale, soit arebipélagique; tous les Colobes sont au contraire originaires de Sierra-Leone et de la Guinée. Les Macaques, à une ou deux exceptions près, ont la même patrie que les Gibbons et les Semnopitbèques, tandis que les Cynocéphales, et surtout les Guenons, sont des espèces africaines. Ces remarques confirment d'une manière frappante le fait général que plus on remonte dans l'échelle des êtres, plus la distribution géogra|ihique paraît soumise à des lois exactes. Or, un tel fait ne peut guère s'expliquer que si l'on suppose que les animaux supérieurs ont été créés les derniers de tous et postérieurement à la formation des continents actuels, hypothèse dont la vraisemblance frappe vivement lorsqu'on se rappelle les beaux résultats des Iravaux de Cuvier. Dans ce monde antique qui a précédé l'Homme, et dont l'Homme, à force de science, a conquis l'entrée et s'est fait le contemporain; dans ce monde que l'Homme ne vit jamais, et dont il a su écrire l'histoire et connaître les habitants, l'espèce humaine ne fut pas seule absente: aucun Singe, aucun Quadrumane n'y parut également, puisqu'aucun débris n'est venu à travers les siècles en transmettre les traces, et apporter les preuves de leur existence. Ainsi le même fait est révélé, et par l'étude de la distribution géographique des animaux de l'âge actuel, et par celle des débris l'ancien ordre de choses; remarque qui montre mieux que de longs raisonnements combien tous les laits de géographie zoologique doivent être recueillis avec soin, et dans (|uel vaste champ de méditations ils peuvent introduire l'observateur.
SINGE ARAIGNÉE, mam. Nom donné aux Atèles, en raison de la longueur de leurs membres effilés. F. Sa-
PAJOC.
SINGE AU BLANC NEZ. mam. f'. GiiENON oscagne. SINGE A CAMAIL. mam. ^. Coloiîe a cabail. SINGE D'ANGOLA. MAM. L'un des noms du Chimpanzé. y. Orang OcTANG.
SINGE ROUGE, mam. Barrère nomme ainsi l'Aloiiate (Myceles Seuicuhis, Desm.) ou le Ccicopit/iecus barlialits Guineensis de Marcgraaff, qui est très-commini àCayenne.
SINGE VOLANT. MAM. Ce nom a été quelquefois donné aux Galéopilhèques. F. ce mot.
SINNINGIE. Sinniugia. bot. Genre de la famille des Gesnériées et de la Didynamie Aiigiospermie, L., établi par Nées d'Esenbeck (Ann. des Se. nat., vol. 6, p. 292) qui l'a ainsi caractérisé ; calice lubuleux, campanule, quinquéfide, à cinq angles foliacés, ailés; corolle pres- (|ue bilabiée, renflée au-dessous de l'orifice, ayant le limbe ouvert, presque régulier, divisé en cinq lobes ovales, presque arrondis; quatre étamines didynames, insérées à la base de la corolle et plus courtes que le tube, ayant leurs filets glabres, ascendants, leurs anthères glabres, presque carrées, biloculaires , d'un jaune pâle, cohérentes au moyen d'un connectif charnu; cinquième filet rudimentaire, inséré à la base de la corolle; cinq glandes nectarifèrcs, alternes avec les filets; ovaire infère, à cinq ailes, uniloculaire, avec des placentas doubles; style hérissé; stigmate cyathiforme; capsule presque charnue, renfermant un grand nombre de graines.
SiNNiNGiE DE Heiler. Sinningta Helleri. Elle est haute d'un pied ou un peu moins. Sa lige est épaisse, charnue, cylindrique, nue inférieurement. Ses feuilles sont opposées, pétiolées, cordiformes, ovales, dentées en scie, légèrement pubescentes. Les fleurs sont d'un vert pâle, entremêlées avec les feuilles, el formant ainsi une sorte de grappe. Celte plante, originaire du Brésil, est provenue de graines qui ont germé en premier lieu dans le jardin de l'université, à Bonn. Elle s'est ensuite répandue dans les jardins de botanique de l'Europe, notamment en Angleterre, où Lindiey l'a décrite de nouveau, et en a donné une bonne figure dans le Bolatiical Heyisler, noOoy.
SINODENDRE. Sinoilendron. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Lucanides, établi par Fabricius aux dépens du grand genre Scarahceus i\e Linné, et dans lequel son auteur faisait entrer plusieurs insectes appartenant à des genres différents. Caractères : corps allongé, cylindrique; tête petite, cornue ou tuberculée; yeux petits; antennes fortement coudées, composées de dix articles -. le premier fort long, égalant presque la longueur de la moitié de l'antenne; le deuxième globuleux, un peu turbiné; les cinq suivants globuleux, allant un peu en grossissant du troisième jusqu'au septième inclusivenient; les trois derniers formant des feuillets disposés perpendiculairement à l'axe de l'antenne et imitant des dents de scie. Labre peu distinct; mandibules cornées, presque entièrement cachées. Mâchoires presque membraneuses, peu avancées, composées de deux lobes, l'intérieur très-petit, en forme de dent. Palpes maxillaires peu avancées, filiformes, près de deux fois plus longues (jue les labiales, leur deuxième article plus grand que les autres, obconique, le troisième presque ovale, le dernier presque cylindrique; le terminal des palpes labiales plus gros que les précédents, presque ovale. Menton petit, trian-
fjiilaire, caréiiij; laiiguelle cachi'e par le meiiloii ; corselet presiiue carré, convexe en dessns, sa partie antérieure concave, surtout dans les mâles, le bord antérieur tchancré pour recevoir la tête. Écusson petit, arrondi postérieurement; élytres recouvrant l'abdomen et les ailes; pattes de longueur moyenne ; jambes dentées sur deux rangs à leur partie extérieure; dernier article des tarses muni de deux crochets entre lesquels est un appendice portant deux soies ; abdomen assez épais.
SirsouENDRE cYLirtDRiQCE. Sinoilendion cyliiulricum, n» 1, Fab.. Syst. Éleuth.; Panzer, Faune Gcrm., fasc. 1, f. 1, mâle, et fasc. 2, f. 11, fem.; Scaiabœus cxlindricus, Oliv. Il se trouve communément en France et en Belgique.
SIKOPE on SINOPIS. min. Les anciens donnaient ce nom, qui est celui d'une ville de Paplilagonie, à une Ocre d'une belle couleur rouge, et qui était très-usitée cbcz les peintres de l'antiquité. ^. Ocre.
SINOPLE. jim. Variété de Quartz, d'un rouge vif.
SINSIGNOTTE. ois. Nom vulgaire de la Farlousc et du Pipit des Buissons.
SINTOXIE. Siiitoxia. moli,. Sous-genre que Raffinesque (Monographie des Co(iuilles de l'Ohio) établit dans son genre Obliquaire. pour celles de ces Coquilles qui présentent une forme ovale, oblique, à dent lamellaire, à ligament courbe.
SINUÉ ET SINUEUX. Siniiaim et Sinuostis. bot. On applique cesépithètes à un organe quelconque, dont le bord est muni d'échancrures et de parties saillantes arrondies; quand les échancrures sont très-profondes, les parties qu'elles séparent deviennent des lobes, et l'organe prend l'épithètede lobé.
SlINUS. Angle rentrant, formé par deux lobes proéminents.
SION ET SIUM. BOT. Ce nom, sous lequel les anciens désignaient une plante peu connue, a été appliqué par Tourneforl et Linné à un genre d'Onibellifères, nommé en français Berle. F. ce mot. Les vieux auteurs de botanique l'ont employé, les uns pour désigner le Cicuta virosa, les autres le Feronica Beccabiinga.
SIONE. Siona. iNS. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Phalénites, établi par Duponchel, avec les caractères distinctifs suivants : antennes simples, assez fortes; palpes dépassant notablement le bord du chaperon et ayant leur dernier article très-aigu; ailes fort grandes, marquées d'apparentes nervures, et à fond uni.
SiONE DE\ieAR[A. Siona Dealbaria, Dup.; Geome- Ira Dealbaria, Lin.; Plialœna Dealbaria, Gm. Corps blanc; antennes noires; ailes d'un blanc nacré, avec les nervures grisâtres : les antérieures ombrées de noirâtre, avec un croissant noir sur la nervure discoïdale. Envergure, seize lignes. Europe.
SIPALE. Sipalus. ins. Coléoptères télramères; genre de la famille des Charansonites, tribu des Calandriles, institué par Schoenherr, aux dépens du genre Ca/a»u//o, de Fabricius. Caractères : antennes fortes et courtes; le funicule composé de six articles courls et tronqués à l'extrémité, les builième et neuvième formant une massue piriforme; rostre cylindrique, allongé; corps convexe, rugueux, oblong, cylindrique, ailé; coiselel ova-
laire, tron(|ué à la base, lobé vers les yeux; élytres oblongues et convexes; patles longues; tarses étroits, non spongieux , canaliciilés en dessous , à articles trigones, à pénultième article simple.
SiPAiE GRANULE. Sipoltis ijrauulatHS , Schoenb.; Calandra (/raiiiilata , Fab.; Calaiidra yif/as, Oliv. Tout l'insecte est d'un fauve verdàtre velouté; sa trompe est longue, arquée, fauve, marquée d'un sillon longitudinal dans la première moilié de sa longueur; antennes à massue ovale, aplatie, |)âlc à son extrémité; corselet brun, parsemé de nodosités élevées, inégales, un peu aiguës; élytres obscures, ponctuées et striées; pattes rugueuses, grisâtres; les antérieuies courtes. Taille, quatorze lignes. De Sumatra.
SIPANÉE. Sipanea. bot. Genre de la famille des Rubiacées, élabli par Aublet (Guian., t. SG) et auquel on doit réunir le Firecla de Linné fils et de Vahl,qui ne parait pas en différer. Voici ses caractères : le calice, adhérent par la base avec l'ovaire, est à cin(i divisions étroites; la corolle est infundibulifoime, allongée, à tube cylindiiquc, très -peu renflé dans sa partie supérieure; le limbe est plan et à cinq divisions; l'entrée du tube est bouchée par un bouquet de poils jaunes; les étamines sont incluses, sessiles et insérées vers la partie supérieure du tube; le style est simple, terminé par deux stigmates subulés : le fruit est une capsule ovoïde, couronnée par les divisions du calice, à deux loges contenant chacune un très-grand nombre de graines trèspetites, irrégulièrement ovoïdes ou polyédriques et à surface chagrinée; leur tégument est crustacé, recouvrant un endosperme charnu, dans lequel est placé un emhiyon dressé. Les espèces de ce genre sont toutes originaires de l'Amérique méridionale.
SiPANÉE BES tRis. Sipanea pratensis, Aubl., Guian., I, t. 30. C'est une piaule herbacée, vivace, très-velue, à feuilles opposées, munies de stipules intermédiaires; les Heurs sont ou rapprochées en faisceaux ou formant des grappes qui naissent à l'extrémité de la lige. Trèsabondante aux environs de Cayenne.
SIPAROUNIER. Sipariina. bot. Genre établi par Aublet, et qui a les plus grands rapports avec le genre Citrosma de Ruiz et Pavon, et dont voici les caractères tels que les présente le Siparuna Gniatiensis, Aubl., 2, lab. 533, seule espèce dont se compose ce genre : les fleurs sont petites, unisexuées, monuI<|ues, les mâles et les femelles réunies et mélangées à l'aisselle des feuilles. Les fleurs màlesont un involucre commun, régulier, turbiné, épais, offrant quatre petites dents à son sommet. Les étamines, dont le nombre varie de cinq à dix, sont insérées à la paroi interne de l'involucre, sans ordre, et caduques. Dans les fleurs femelles, l'involucre commun est pyriforme, à quatre dents; les pistils sont au nombre de quatre t"! huit, et même au delà, attachés à la paroi interne do l'involucre qui est resserré à sa partie supérieure, par laquelle sort l'extrémité des styles. Le fruit est semblable à celui du Figuier, c'est-à-dire que l'involucre commun devient charnu, qu'il est omhiliqué à son sommet, el qu'il renferme un à huit nucules qui sont les véritables fruits. Ceux-ci sont arrondis, un peu comprimés, à surface chagiinée, et enveloppés dans une substance
cliainiie, qui parait ilifFérenle de celle de l'involiicro, leiiijol finil par se rompre irrégulièremeiil et par deve-
SiPAnoBNiER DE LA GDiAnE. Sipciniiia Giikineiisis. Osl im arbrisseau à feuilles opposées, enlit'res, lr(>saronialiqiics.donl les différeiiles parties sont couvertes (l'un duvet étoile. Il croît dans les forêts. Si l'on coml)aie les caiaclfres du genre Siparuna à ceux du Citiosiiia, on verra qu'il y a presque identité entre eux, à moins qu'on n'admette comme suflBsante pour les distinguer la différence que présente l'involucre du Si/Jaluiiti, qui est ruplile et devient plan, caractère de fort peu d'importance, mais qui n'a pas été mentionné dans les esp(^ces de Citiosma.
SIPÈDE. REPT. Espèce du genre Couleuvre.
SIPHAiNTHERA. noT. Genre de la famille des MélaslomacécsetdelaTétrandrieMonogynie,L.,établiparPoliI (Plant. Brasil. Icoii. et Desciipt., t. 1, p. 102) qui l'a ainsi caractérisé : calice dont le tulie est campanule, un peu renflé à la base, le limbe quadridenté, avec des folioles persistantes, placées entre les dents et plus longues que celles ci ; corolle à quatre pétales orbiculés, plans, munis à la base d'un court onglet, insérés sur le sommet des dents du calice; quatre étamines ayant leurs filets égaux, filiformes, beaucoup plus longs que les pétales, insérés sur le bord du calice et entre ses dents; anthère oblongue, presque cylindrique, convexe du côléexterne, marquée au côté interne d'un sillon longitudinal, munie à la base d'un processus blanc ascendant, ou, pour nous servir des expressions du professeur De Candolle, ayant le connectif très-court, renflé en deux oreillettes à son articulation; l'anthère se termine par un bec long, cylindrique, tubuleux et tronqué; ovaire elliptique, surmonté d'un style long, filiforme à la base, et terminé en massue; capsule déprimée, obovée, obcordée au sommet, biloculaire, bivalve, déhiscente par le sommet, à cloison membraneuse insérée sur le milieu des valves; graines nombreuses, ovées et réticulées. Ce genre se compose de trois espèces qui croissent au Brésil dans la capitainerie de Goyaz,et qui ont été décrites et figurées [loc. cit., tab. 84 et 85) avec beaucoup de soins par l'auteur, sous les noms de Siftliantlieia corilala, tenera et stibtilis. Ce sont de petites herbes trèsélégantes, hérissées, glanduleuses, croissant dans les localités monliieuses. Leurs feuilles sont opposées, sessiles, dentées, CDUvertes de poils glanduleux; les Heurs sont roses ou blanches, agglomérées en capitules axillaires ou terminaux, entourés chacun d'un involucre composé de bradées foliacées et ciliées. Les anthères ont une belle couleur bleue, qui contraste agréablement avec le rose des pétales.
SIPHISIA. BOT. Genre de la famille des Aristolocbées, proposé par Raifinesque, et dont V.iirislolochia sipho doit être le type.
SIPHO. 3I0LL. Klein a donné ce nom à des Fuseaux à queue courte, des Mitres, des Buccins, etc., dont il a formé un genre fort incohérent.
SIPHOCALYX. BOT. Ce genre formé par Berlandière, dans la famille des Ribésiacées, a été réuni à la troisième section du genre Ribes. V. Groseili.er.
SIPHOCAMPYLE. Siphocampylus. eot. Genre de la
famille des Lobéliacées, de la Pentandrie Monogynic. Parmi les diverses contrées du nouveau continent qui ont fourni à l'étude de l'histoire naturelle tant de précieux matériaux, le vaste empire du Brésil a toujours tenu le premier rang pour la richesse et la multiplicité de ces matériaux; et depuis l'acquisition (|ue fit Alvarez Cabrai au trône d'Emmanuel, d'un pays que, trois siècles après, l'indépendance populaire devait ravir aux descendants de Bragance, le luxe et la magnificence de sa végétation ont constamment été l'objet des vœux du botaniste; mais la politique méticuleuse de la métropole a toujours rendu extrêmement difficile l'exploration d'une colonie dont elle voulait dérober l'importance à tous les regards; Marcgraaff et Pison fuient en quelque sorte les seuls (|ui, giàce à l'égide de Maurice de Nassau, purent pénétrer dans l'intérieur du Brésil, jusqu'à ce que l'émigration de la cour de Lisbonne vers la plus considérable de toutes les possessions l'ait rendue accessible à tout le monde. Dès lors, nombre de savants s'y sont transportés, et personne n'ignore combien la science de la nature est redevable aux recherches de Humboldt, de Bonpiand, du prince de Keuwied, de Langsdorff, de Saint-Hilaire, de Spix, de Martius, de Mikau, de Roddi, de PohI, etc. Ce dernier a employé plusieurs années à l'étude particulière du sol et des productions des provinces de Minas Geraës, de Goyaz, de Minas Novas et à paicourir d'immenses solitudes, non i)as absolument désertes, puisque partout la nature y développe ses richesses avec profusion; mais où le tableau n'est jamais animé par la présence de l'homme civilisé ; le résultat qu'il en a publié forme un ouvrage de grande magnificence ; beaucoup de genres nouveaux y figurent, et de ce nombre est celui qu'il a nommé Siiihocumitylits, de deux mots grecs, irijiwl, tube, et x«/"ti/Jo5, recourbé, à cause de la forme particulière de la corolle, qui ne permet pas d'en confondre les espèces avec celles du genre Lohelia. Dix espèces, auxquelles Pohl en a ajouté une onzième précédemment publiée sous le nom de Lohelia If'esliniano, pai- Tbunherg. dans ses plantes du Brésil, sont tout ce que comprend maintenant le nouveau genre, distingué par un calice petit, monophylle, décistrié, quinquépartite; par une corolle monopétale, irrégulière, avec le tube cylindracé, beaucoup plus long que le calice, incliné, un peu rétréci à la base et le limbe, quinquépartite, bilabié, à découpures inégales, lancéolées, dont l'intermédiaire de la lèvre inférieure ijui en a trois, est plus profondément fendue; par cinq étamines à anthères oblongues, connées en forme de cylindre un peu recourbé, inégales, dont les supérieures sont garnies de soies ou poils plus ou moins longs et touffus; par un ovaire infère, presque globuleux, surmonté d'un style filiforme, recourbé, dépassant un peu la colonne staminifère, et d'un stigmate à deux lobes ovales; par une capsule ovale, mucronée, biloculaire, bivalve. Les Sipbocanipyles connus sont tous des arbrisseaux.
Siphocajipyle a grandes fledrs. Siphocaiiipylus macranthus, Pohl,/"/. Brasil. ic. et Desciipt., ii, 105, t. 108. Cette espèce est assez commune aux environs de Riode-Janeiro, où Pobl l'a trouvée fleurie aux mois de mars et de septembre, ce qui indique deux époques
dfi floraison par aniiéo. Sa lige l'st sulTrutesceiile, tenace, fisliileuse. cylindrique, sillonnd'C, simple, verle, de la grosseur d'une plume de Cygne et de la liatileur de trois pieds. Les feuilles sont dùcidues, simples, alternes, ovales-oblongues, aigut's, denliculées, planes, triïs-glabres, d'un vert brunâtre et luisant en dessus; d'un vert jaunâtre en dessous, réticulées, longues de cinq pouces et demi, larges de deux. Le pétiole n'a guère plus de sept lignes. Les fleurs sont axillaires, solitaires, pédonculées et souvent rapprochées à l'extrémité de la tige en épi terminal. Le calice est persistant, raonophylle, vert, foliacé, semi-globuleux, adné à l'ovaire et divisé en cin(| découpures lancéolées, aiguës. La corolle est rouge d'amaranthe, à reflets bleuâtres, simple, monopétale, mareescente; avec son tube cylindrique, long, recourbé, entier, glabre, à cinq stries, peu étranglé à la base, renflé à l'extrémité; le limbe est formé de deux lèvres: la supérieure bipartite, à divisions lancéolées, recourbées; l'inférieure tripar(ite,à divisions plus petites, lancéolées, dont les latérales divergentes, l'intermédiaire plus courte et droite. Les cinqélamines sont insérées au calice, sous la corolle et s'élancent en debors entre les deux divisions de la lèvre supérieure; les filaments sont linéaires, membraneux, libres à la base, puis réunis et soudés en un tube cylindrique; les anlbères sont également soudées à leur base, inclinées, les deux inférieures plus courtes, et toutes biloculaires, débiscentes intérieurement et longitudinalement, d'un bleu pâle et entièrement couvertes de longs poils jaunes. L'ovaire est infère, presque globuleux, glabre, surmonté d'un style filiforme, recourbé, qui traverse la colonne staminale et la dépasse; il est terminé par un stigmate bilobé. La capsule est presque ronde, enveloppée des débris persistants du calice; elle est à deux loges renfermant plusieurs semences ovales elliptiques.
Tous les Siphocampyles connus doivent être cultivés en serre chaude, dans une terre consistante et même un peu compacte; il leur faut desarrosemenls fréquents dans le temps de leur végétation et très-modérés hors de cette période. Leur multiplication ne s'est encore opérée que par le moyen du semis, qui doit être fait en terrine, sur couche, sous châssis, et conduit avec beaucoup de soin, car l'éducation des jeunes plantes est difficile.
SIPIIOGYNE. BOT. Même chose que Cryplogyne, l'une des sections du genre Ériocéphale. F. ce mot.
SIPHOMERIS. BOT. Le genre inslilué sous ce nom dans la famille des Tiliacées, par le professeur Bojer, ne diffère pas du genre Grewia, de Jnssieu.
SIPHON. Sipho. BOT. Très-belle espèce du genre Aristoloche. Les Grecs donnaient aussi ce nom à une Cramiuée qu'on dit être un Agroslide.
SIPHONAIRE. Sii)honaria. moll. Genre de Gastéropodes, présumé appartenir à la section des Pectinibranches; il a été établi par Sowerby dans son Gênera. Adanson le premier, dans son excellent ouvrage sur les Coquilles du Sénégal, fit connaître, sous le nom de Mouret, une coquille qu'il rangeait dans les Patelles, tout eu reconnaissant qu'elle en diffèie sous plusieurs lapporls; il indique même des différences très-notables
entre l'animal du Mouret et celui des autres Patelles. Ainsi , à l'aide de ces connaissances et par l'élude des coquilles rangées autrefois dans les Patelles, on pouvait arriver à un bon genre en groupant toutes celles qui, n'étant pas symétriques, ont en dedans et latéralement une gouttière plus ou moins profonde, indiquée ordinairement au debors, soit par un prolongement du bord, soit par une cote plus saillante. Les caractères pris de l'animal étaient fort incomplets lorsqu'on ne pouvait avoir recours qu'à Adanson. Depuis cet auteur, Savigny, dans les magnifiques figures de la description de l'Egypte, représenta une espèce de Sipbonaire avec son animal. Blainville en profila pour compléter les caractères génériques qui se ressentaient nécessairement de l'ignorance presque complète où l'on était à l'égard de l'animal, et les exprima de la manière suivante : corps snbcirculaire, conique, plus ou moins déprimé; tête subdivisée eu deux lobes égaux, sans tentacules ni yeux évidents; bords du manteau crénelés et dépassant un pied subcirculaire; cavité branchiale transverse, contenant une brancbie en forme de grand arbuscule, ouverte un peu avant le milieu du côté droit et pourvue à son ouverture d'un lobe charnu, de forme carrée, situé dans le sinus, entre le manteau et le pied; muscle réfracteur du pied divisé en deux parties : l'une beaucoup plus grande, postérieure, en fer à cheval; l'autre très petite, à dioite et en avant de l'orifice branchial. Co(|uille non symélri(|ue, patelloïde, elliptique ou suborbiculairc, à sommet bien marqué, un peu séncstre et postérieur; une soile de canal ou de gouttière sur le côté droit, rendue sensible en dessus par une côte plus élevée et le bord plus saillant. L'impression musculaire divisée comme le muscle qu'elle représente. Les coquilles de ce genre vivent sur les rochers; quelques espèces semblent rester longtemps à la même place, car les difformités qui résultent d'un même accident de l'endroit où elles sont attachées et qui se succèdent depuis longtemps, comme les stries d'accroissement le démontrent, indiquent une habitude semblable à celle de plusieurs Cabochons.
SiPHosAiiiE A CÔTES BLARCBES. Slpliotiaria leucopteia; Palella leticopteia, L., Mart., I. i, pi. 7, fig. 30 et 57. Coquille ovale, assez petite, peu élevée, à sommet submédian, de couleur brune, quelquefois noirâtre ou grisâtre en dehors, radiée par vingt à trente côtes blanches; sommet blanc, entouré d'une ligne brune; l'intérieur blanc ou brunâtre, entouré d'une bande presque noire, radiée de blanc.
SIPHONANTIIE. Siphonanthus. bot. Genre de la famille des Verbénacées et de la Télrandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice ample, â cinq divisions persistantes; corolle infundibuliforme, dont le tube est très-long, filiforme, le limbe petit, à quatre segments étalés; (|uatre étamines ayant leurs filets plus longs que le limbe de la corolle, terminés par des anthères oblongues, triangulaires; ovaire supère, très-court, quadrilobé, surmonté d'un style filiforme, de la longueur des étamines, et terminé par un stigmate simple; fruit formé de quatre baies arrondies, renfermées dans le calice, et contenant chacune une
seule graine londe. Il paraîl ceilain, d'après les observations (le Gœrlner et de Jussieii {Ann. dii Mus., 7, p. G5), que VOpieita niitis de Biirmann est la même plante (|ne celle (|ui a servi de type à Linné pour fonder son genre Siplioiiantliiis , lequel a été réuni aux Cletoilendnitn par divers auteurs.
SiPHOKANTnE DES Indes. Siphonaiithux Inilica, L., I.amk-., IMiisIr.. lab. 79. fig. 1 et 9. C'est une plante herbacée, à lige très-simple, garnie de feuilles se.ssiles, opposées, lernées, lancéolées, entières, acuminées, glabres et marquées de nervures latérales simples. Les' fleurs, dont la corolle est jaunâtie, sont disposées en petits eorymbes opposés . situés dans l'aisselle des feuilles supérieures. Cette plante croit dans les Indes orientales. Willdenow a formé une espèce distincte, sous le nom de Siplionantluin nngusfifolia, de la plante figurée n» 2. dans les Illustrations de Lamarck. Ce dernier auteur ayant lui-même reconnu que la figure n» 1 est inexacte, il y a lieu de croire qu'elle ne représente qu'une simple variété, malgré les différences qu'offrent ses feuilles, soit dans leur forme, soit dans leur disposition.
SIPIIONANTHEMUM. bot. (Ammann.) Synonyme de Sipbonantbe.
SlPHONAPTÈRES.,<;'//»/io)io/;/ÉTn.iNs.Latreille(Fam. nal. du Règne Anim.) désigne sous ce nom le dernier ordre des insectes Aptères; cet ordre est ainsi caractérisé : bouche consistant en un rostelle (ou petit bec) composé d'un tube extérieur ou gaine (lèvre inférieure) divisée en deux valves articulées, renfermant un suçoir de trois soies (deux mâchoires et la langue) et de deux écailles (palpes) recouvrant la base de ce tube; pattes postérieures servant à sauter; corps très-comprimé sur les côtés; antennes très-rapprocbées de l'extrémité antérieure de la tête, presque filiformes ou un peu plus grosses au bout, de quatre articles : une lame (|ue l'animal élève et abaisse très-souvent, située au-dessous de cha(|ue œil et dans une fossette.
Ces Aptères paraissent intermédiaires entre les Hémiptères et les Diptères; ils subissent des métamorphoses complètes; de même que les Parasites, ils vivent sur divers Onadrupèdes et sur quelques Oiseaux; cette dernière considération les rapproche des derniers Diptères ou desPupipores, qui vivent aussisurles Oiseaux. Cet ordre ne renferme que le genre Puce.
SIPHOKCULÉS. Siphonculata. iss. Seconde famille de l'ordre des Parasites, établie par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.) et renfermant les Parasites qui n'ont point de mandibules et dont la bouche consiste en un museau d'où sort à volonté un siphoncule servant de suçoir. Latreille divise ainsi cette famille :
I. Thorax très-distinct; les six pattes terminées en manière de pince.
Genres : Poe, H.îMOTOPinE.
II. Thorax très-court, presque nul; corps comme formé simplement d'une tête et d'un abdomen; les deux pattes antérieures monodactyles, les autres didactyles.
Genre : Pbtire.
SIPHONE. Siphona. ins. Diptères; genre de la famille des Musciens, tribu des Tachinites, établi par Meigen qui lui donne pour caractères : antennes allon-
gées, dont le quatrième article est. dans les uiàles, quatre fois aussi long que les précédents, et. dans les femelles, deux fois seulement; style coudé; tèlerentlée et vésiculense; trompe longue, menue et bicoudée; corps étroit; pelotes et crochets des tarses fort petits; une cellule sous-marginale et trois postérieures aux ailes.
SipnonE CRÉTÉE. Siphona ciislala-, Slamoxis crislala, Fab. Ses antennes sont noires; sa tête est blanche, avec un tubercule postérieur, élevé, cliarnu et d'un brun ferrugineux; le corselet est poilu, cendré, ainsi que Pabdomen , dont le premier segment est transparent, d'un jaune testacé; les ailes sont limpides; squamme écussonnaire blanche; pattes leslacécs. Europe.
SIPHONELLE. Siphofielltt. iivs. Genre de Diptères, de la famille des Musciens, tribu des Hétéroniyzides. institué par Macquart qui lui assigne pour caractères distinctifs : trompe coudée en deux endroits, formant en quelque sorte la lettre Z. en supposant néanmoins les angles arrondis; la branche supériettre la plus courte et presque toujours cachée dans la bouche; palpes insérées un peu au-dessous du premier coude.en massue, légèrement recourbées et hérissées de poils.
SiPBopiEl.LE DE lA KoTX. Siphovella Niiris, Perris. Tête noire, avec la face et l'épistome jaunes; antennes brunes; palpes jaunes; corselet noir, ponctué; écusson obtusémeni triangulaire, presque hémisphérique, bordé de soies dont deux plus longues; abdomen d'un noir luisant; pattes noires; ailes hyalines, avec la nervure médiastine bien prononcée et la nervure costale ciliée. Taille, une ligne. Europe.
SIPHOMA. BOT. (Z,((7ie«s.)Fries a proposé de donner ce nom au genre Diifouren, attendu qu'il en existe déjà un. fondé sur des plantes phanérogames de l'Amérique méridionale; plus lard ce même savant a proposé de le nommer *'/;/i!«/o. r. ce mot, ainsi que Do-
FOLREA.
SIPHONIE. Siphnnia. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi par Richard (|ui l'a ainsi caractérisé : Heurs monoïques; calice quinquéfide ou quinquéparti. à préQoraison valvaire, et se détachant après la floraison par une fente circulaire, près de sa base; pas de corolle; fleurs mâles : filets soudés en une colonne libre au sommet, lequel doit peut-être se considérer comme un rudiment de pistil, portant au-dessous de ce sommet un ou deux verticilles de cinq anthères adnées et exlrorses. Fleurs femelles : trois stigmates sessiles, légèrement bilobés; ovaire marqué de six côtes et creusé de trois loges dont chacune contient un ovule unique; fruit capsulaire, assez grand, revêtu d'une écorce fibreuse, se séparant en trois coques bivalves. Les deux espèces de ce genre, dont l'une a été observée à la Guiane et l'autre au Brésil, sont des arbres à feuilles longuement pétiolées, composées de trois folioles trèsentières, glabres et veinées. Les fleurs sont petites; elles forment des grappes paniculées, axillaires ou terminales; une fleur femelle unique termine chacune de ces grappes dont le reste est couvert de fleurs mâles. L'espèce de la Guiane est connue par la production de gomme élastique ou caoutchouc, qui n'est autre chose
que le suc laiteux lionl ses diverses parlies sont remplies, concrète après qu'il eu a été extrait. Il parait aussi, d'après le rapport d'Aublel, que ses amandes se recueillent et se mandent. Le nom de Siphotiia, (|ui rappelle les usages du caoutchouc, a été substilué avec raison, par Richard, à celui iVIIcvea, qu'Aublet donnait à ce genre, et qui présentait absolument la même consonnance qu'un autre déjà connu. C'était pour Linné fils une esi)èce de Jatropha.
SIPHONIFÈRE. MOLl.D'Orbigny,cn séparantdistincteraent en (rois grands ordres la classe des Céphalopodes, appliqua celte dénomination au deuxième de ces ordres, par opposition au troisième, les Foraminifères. Les Siphonifères ne renferment que les Céphalopodes dont les coquilles sont toujours pourvues d'un siphon véritable, quelle que soit d'ailleurs sa position.
SlPHONISiMA. BOT. Section établie par le professeur De Candolle, dans le genre Moquinia , de la famille des Synanthérées, pour une plante observée par Bojer dans les forêts de l'ile de Zanguebar.
SlPHONOBRAiNCUES. Siphonohianchiata. MOLi. Dénomination employée par Blainville, dans son Traité de Malacologie, et applicpiée au premier ordre de ses Paracéphalophores. Cet ordre renferme la grande série des Mollusques dont la C0(|uille est canaliculée ou échancrée à la base ; il se partage en trois familles, les Siphonostomes, les Entomostomes et les Angystomes.
SIPHONOMORPIIA. bot. L'une des sections du genre Silène, de Linné.
SIPHONORE. Siphouora. tns. Genre de Myriapodes de l'ordre des Siplionizants, section des Typiilogènes, selon la méthode proposée par Brandi; caractères : tête petite, rétrécie; bec très-aigu, très-mince, allongé, subulé,un peu courbé, aussi long que les antennes; cellesci sont combes; poinld'yeux nid'appendicepalpiforme. Ce genre n'admet encore qu'une espèce; elle a été trouvée à Porto-Ricco, d'où lui est venu le nom particulier de Siplioiioia Porloriccensts.
SIPHONOSTÉGIE. Siphonoslegia. bot. Genre de la famille des Scropb nia rinées, institué par Ben tliam, avec les caractères suivants : calice infundibuliforme, dont le tube est allongé et le limbe à (piatre ou cinq divisions; corolle hypogyne : sa lèvre supérieure est recourbée, l'inférieure est plus courte, avec ses trois lobes entiers ; quatre étamines dont les anthères ont deux loges parallèles, aigutis à leur base et mulii|ues; stigmate à tête épaisse. Le fruit est une capsule oblongue, dressée, à valvules entières.
SiPHoso,STÈGiE DE l'iNDE. Siphonostcgia Iiidica. C'est une petite plante herbacée, dressée, à rameaux grêles et pubescents ; les feuilles inférieures sont opposées et les supérieures alternes, toutes pinnatitides, à segments aigus et lancéolés; les Heurs sont éparses, subdistantes, subsessiles, disposées en épis interrompus ou en grappes terminales.
S1PH0^0ST0.^^E. pois. Nom donné par Duméril à une famille de Poissons osseux holobranchcs abdominaux.
SlPUONOSTOMES.A'/)/ionos<OHiato.MOLi.. Blainville (Traité de Malac.) a formé sous ce nom une famille qui représente le genre Murex de Linné; elle est la pre-
mière de l'ordre des Siphonobrancbes; il la sous-divise en deux sections : la première pour les coquilles i|ui n'ont point de bourrelet au bord droit; elle renferme les genres Pleurotome. Rostellaire, Fuseau, Pyrule, Fasciolaire et Turbinellc; la seconde pour les coquilles qui ont un bourrelet persistant au bord droit; les genres qu'elle contient sont : Colombelle, Triton, Ranelle et Rochei.
SIPIIONOSTO.MES. CRtST. Famille de Pœcilopodes, caractérisée par un siphon ou suçoir plus ou moins apparent, tantôt extérieur et sous la forme d'uu^bec aigu, inarticulé, tantôt caché ou peu distinct, tenant lieu de bouche; jamais plus de quatorze pattes; test Irès-mince et d'une seule pièce. Cette famille se partage en deux sous-familles ou tribus : les Caligidëes et les Lern/etformes.
SIPHONOTE. Siphonotus. ins. Genre de Myriapodes, faisant partie de l'ordre des Siphonizants, section des Ommasoi)hores de la méthode de Brandt, qui lui donne pour caractères : deux yeux distincts; point d'appendice palpiforme ; bec allongé, avec le sommet obtusiuscule, presque aussi long que les antennes qui sont droites et en massue. La seule espèce connue vit au Brésil , d'où Brandt l'a appelée Siphonotus Drasiliensis.
SIPHONYCHIA. bot. Ce genre, proposé par Torrey et Gray, dans leur Flore de l'Amérique septentrionale, pour faire partie de la famille des Caryophyllées, n'a été admis que comme section du genre Puronychia de Jussieu.
SIPHORINS. OIS. Vieillot a nommé ainsi la cinquième famille de la tribu des Oiseaux Atéléopodes. Ces Siphorins, du grecA'onwes en tubes, à cause de cette particularité de l'organisation du bec, ne comprennent que deux genres : les Pétrels, Piocellaiia, et les Albatros, Dioiiiedea. Ce sont des Oiseaux de haute mer, dont les narines s'ouvrent sur le bec en tubes roulés et solides.
SIPHOSE. Siphosis. poiïP. Raffinesqiie a établi ce genre (Journ. de Phys., juin 1819, p. ^-i'J) pour y placer deux Polypiers fossiles et calcaires, voisins des Millépores.
SIPHOSTOME. Siphosloma. annél. Genre de Chétopodes, fondé par le docteur Olto, qui l'a caractérisé ainsi : corps cylindrique, allongé, articulé, atténué aux deux extrémités, enveloppé d'une peau extrêmement mince, diaphane, pourvu de chaque côté d'une double série de soies dirigées en avant, et dont les antérieures sont rapprochées et forment deux sortes de peignes avancés; bouche inférieure, snblerminale, avec une masse de cirres extrêmement nombreux en avant, et une paire de cirres tenlaculaires en arrière, composée de deux orifices placés l'un avant l'autre : le premier plus petit, canalieulé à la base d'une avance en forme de trompe; le second beaucoup plus large et arrondi en arrière. Le docteur Otto a observé cette Annélide curieuse sur les côtes de Naples, au mois de décembre 1818. Sou corps atténué et giêle est long d'environ trois pouces, il s'atténue surtout en arrière; à la distance d'un demi-pouce environ de l'extrémité antérieure, il offre un renflement, indice de la place qu'occupent les
viscircs. Lenomhre des soyineiilsdii corps esureiiviion <|iiaranlp; mais ils sont peu dislincls, si ce n'est dii côté du ventre qui est aplati. Les côtés du corps sont hérissés i)ar un grand nombre de soies roides, lonjîues, épaisses, surtout au milieu, peu brillantes, blancliâtres, formant deux rangées longitudinales et distantes; chaque anneau porte deux de ces soies de clia<iue côté, et ce qu'elles offrent encore d'assez singulier, c'est qu'elles sont toutes dirigées eu avant, au contraire de ce qui a lieu dans tous les autres Chélopodes. Les soies des anneaux qui composent l'extrémité antérieure pres(|ue tron(|uée, sont fort grandes, serrées les unes contre les autres horizontalement, de manière it imiter de chaque côté une sorte de peigne dirigé en avant comme dans les Pectinaires de Lamarck, et pourvu à sa racine d'une quantité considérable de cirres tentaculaires, extrêmement courts et labiaux. Entre ces deux faisceaux elversla face inférieure se trouvela tête proprement dite; elle est de forme conique, adhérente au corps parle sommetducônc et se prolongeant antérieurement en une petite trompe. C'est à la base de ce prolongement proboscidiforme qu'est le premier orifice buccal, qui se continue en goulllére durant toute sa longueur, et que le docteur Otto regarde comme servant de suçoii'. La seconde bouche est plus en arrière; elle est beaucoup plus grande et entourée par un bourrelet labial, en fer-à-cheval, à la partie postérieure duquel est une paire de tentacules subcomprimés, mobiles, subarliculés et avec un sillon profond sur le bord. L'anus est arrondi, grand et tout à fait terminal.
L'esjiècequi.jusqu'ici, compose seule ce genre,a reçu le nom de Diplochaile, Diplocliailes, à cause du double rang de ses acicules.
SIPIiOSTOMIA. rois. Raffinesque a proposé sous ce nom une famille qui comprendrait les Coliihrinia et les Julos!o)nia ayant dix genres.
SIPHOTOXIS. BOT. Le genre produit sous ce nom par Bojer, dans la famille des Labiatées, a été aussi nommé Jchrrospermtim par Bluuie. Caractères : calice ample, suhbilabié, avec la lèvre supérieure dressée, Irilîdc, l'inférieure un peu plus courte, étalée, bifide; corolle plus longue que le calice ; son limbe est à deux lèvres, dont la supérieure courte, dressée, échancrée, l'inférieure semi-tritîde, à lobe intermédiaire plusgrand et concave; (|uatre étamines presque égales, ascendantes; filaments nus; anthères uniloculaires par la réunion des deux loges; style courtemenl bifide; akènes couronnés sur le dos et au sommet par des paillettes membraneuses. Les espèces décrites, tant par Blume que par Bojer, sont des plantes herbacées ou sousligneuses, à feuilles opposées, dentées, et mollement pubescentes; les verticilles de fleurs forment un épi au sommet de la lige. Ces plantes se trouvent à Java et à Madagascar.
SIPHULA. EOT. (Lichens.) pries a donné ce nom au genre décrit par Acharius sous celui de Dufoxiiea , nom qui a été réservé, comme on sait, à un genre de Phanérogames, y. ce mol. Le genre Siphula est ainsi caractérisé par Pries : apoihécies en forme de disque ouvert, régulier, fixées aux extrémités renflées du
tballus; cupule analogue au Ihallus, iiresi;iie olilllérér, bordant à peine les apothécies; Ihallus membraneux, d'une couleur uniforme, presque fisluleux. Ces plantes croissent sur la terre et sur les rochers; deux habitent les Alpes ou le nord de l'Europe; deux autres croissent au cap de Bonne-Espérance.
.SIPHCNCULACÉES. ANKÊi. Pamille établie par Dellc- Chiage, dans l'oidre des Annélides terricoles. Caractères : corps allongé, offrant souvent un rendement terminal; ayant en avant un rétrécissement ou col étroit et cylindrique; bouche contenue dans une trompe ou tentacule. Celle famille se compose des genre» SipnONCLE, Siphunculus , et TnALASSiiME . Tliitlassetiia.
SIPHUNCULUS. Foss. Luid (Lit. Brit., U" 1201) a donné ce nom à une Serpule ou Vermilic fossile. /•'. Serpcle.
SIPONCLE. Sipunculus. ANivÉL. Genre d'Échinodermes sans pieds, ayant pour caractères : corps allongé, cylindracé, nu, se rétrécissant postérieurement avec un renflement terminal, et ayant anlérieurement un col étroit, cylindrique, court cl tronqué; bouche orbiculaire, terminant le col; une trompe cylindrique, finement papilleuse à l'exlérieur, rélractile, sortant de la bouche; anus placé vers l'extrémité antérieure. Les animaux de ce genre, encore Irèspeu connus, sont tort remarquables par la faculté dont ils jouissent de faire saillir de leur exlrémitéantérieure, et rentrer à volonté, une sorte de trompe au sommet de laquelle est la bouche. Oii retrouve une organisation et une faculté analogues dans un ordre de Vers intestinaux, les Acanlhocéphales; deux grands muscles, situés dans l'intérieur du coips, sont les principaux moleurs de cette trompe; l'intestin part de la bouche, va jusque vers l'cxtrémilé opposée et revient en se roulant en spirale autour de sa première partie; on n'y trouve que du sable ou des fragments de coquilles; de nombreux vaisseaux paraissent s'unir à l'enveloppe extérieure, et il y a de plus, le long d'un des côtés, un filet qui pourrait être nerveux. Deux longues bourses, situées en avanl, ont leurs orifices extérieurs un peu au-dessous de l'anus, et l'on voit quelquefois intérieurement, près de ce dernier orifice, un paquet de vaisseaux branchus, qui paraît api)artcnir à la génération. Ces animaux se tiennent dans le sable à peu de dislance des cotes. Les auteurs en indiquent trois espèces qui, peul-élre, n'en forment qu'une; ce sont ]es Sipuncvlits niitius, sactalus et edt/lis.
SIPUNCULITES. ARKÉi. Même chose que Siphuncnlacées. f^. ce mol.
SIQUE. Sicus. INS. Lalreille a le premier formé ce genre, auquel iUeigen a donné ensuite le nom de Tacliy<liomia qui a été adopté par Fabricius et par Fallen. Ce genre, tel (|ue Lalreille le conçoit, appartient à la Iriliu des Empides, famille des Tanyslomes, ordre des Diptères, et a été ainsi caractérisé par son auteur : corps allongé; tête spbérique; yeux ordinairement espacés dans les deux sexes; trois ocelles placés sur le vertex et disposés en triangle. Antennes avancées, insérées sur le haut du front, rapprochées à leur base et composées seulement de deux articles: le premier cylin-