‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 12 sur 103 · II · texte numérisé non relu

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\ aisseaux présenlant des fenles transversales e( paral- ItMes, bordées d'un bourrelet. Ainsi, si l'opinion si longlemps conleslée sur l'existence des fenles, dans r(!>paissciir des parois de certains vaisseaux, est aujourd'hui mise hors de doute, c'est une présomption très-forte pour en conclure celle de Pores qui paraissent être peu différents des vaisseaux fendus. Il existe encore des Pores dans l'épaisseur de l'épiderme; mais ceux-ci élant plus généralement désignés sous le nom de Slomales, il en sera trailé à ce mot.

POliIiSS.4. CRUST. Espèce du genre Crabe, f^. ce mot.

PORIE. Poria. bot. (Champignons.) Ce genre créé par llill pour ipieliiues espèces de Bolels, a été conservé par plusieurs auleurs, mais réuni par Fries aux Polyporcs, parmi lesquels les Pories constituent une seclion particulière.

POKILLOiN. BOT. L'un des noms vulgaires du Narcisstis Psvndo-Narvissus, L. F. Narcisse.

PORINE. Poriiia. bot. [Lichens.) Ce génie doit être ainsi caractérisé : thalle cartilaginéo-membrancux et uniforme; apolliécics verruciformes. formées par le thalle, renfermant un ou plusieurs thalamions, entourés par un périihécion tendre et hyalin, surmontés par des ostioles discolores ; les nucléons sont sousglobuleux et celluloso-vésiculifères. Achariiis a fondé ce genre dans sa Lichénographie universelle , p. 308. Cet auleur y a renfermé plusieurs Lichens compris dans le genre Thelolieina de sa méthode, quelques Verrucaires de Persoon, le Sphœiia leucostoma de Bernardi et le genre Perlusaria de De Candolle. Les Porines diffèrent des Verrucaires parle petit mamelon discolore qui couronne les apoihécies, par la consistance presque gélatineuse du périthécion qui est simjile; enfin, par la présence presque constante de plusieurs thalamions réunis dans un même périihécion. Elles diffèrent des Pyrénules par la situation superficielle des apoihécies, par le mamelon discolore et la consistance du Ihalaniion. Le genre Porine a été adoi>lé par Eschweiler et Fries, mais rejeté par Meyer qui l'a réparti dans ses genres Poiophora, Sitgmatitliuin et Mycopoium. La stalion la plus ordinaire des l'orines est sur les écorces. Deux espèces se fixent pourtant sur les Mousses en décomposition, et l'une d'elles vit sur les pierres. On conçoit qu'un Lichen, donl les apothécies sont d'une consistance aussi délicate, ne peut vivre sur des corps qui opposent à son accroissement une trop grande résistance. Dans l'état actuel de la science, on compte environ trente-six espèces de Porines, la i)lupart originaires des contrées lointaines. Le Porina ubeiina, Fée, Essai, etc., l. 20, tig. 3, à thalle jaunâtre, inégal, sans limites, rugueux; apoihécies en cônes fort gros, allongés et surmontés (l'un ostiole apparent, rougeàtre, caduc par vétusté. Celle espèce est commune sur les écorces officinales, notamment sur les Quinquinas.

PORINÉES. BOT. (Liclieiis.) C'est le troisième sousordre du groupe des Verrucariées, de la méthode de Fée; il renferme les genres dont l'apotliécie s'ouvre par un pore à son sommet, et qui communi<iue avec le nucléon.

PORION. bot. Synonyme vulgaire de Narcisse des poètes, f^. Narcisse.

PORITE. Parités, poltp. Genre de l'ordre des Madréporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : Polypier pierreux, rameux ou lobé et oblus, surface libre, partout slellifère; étoiles régulières, subconiques, superficielles ou excavées; bords imparfaits ou nuls; lames filamenteuses, acéreuses ou cuspidées. Ce genre paraît intermédiaire entre les Madrépores proprement dits et les Aslrées; en effet, l'aspect des étoiles de la plupart des Poriles rappelle certaines Astries; cependant celles-ci ne forment point de masses rameuses, tandis que les Porites sont presque toujours configurées ainsi. On ne confondra point les Madrépores avec les Poriles, parce que les premiers ont toujours leurs étoiles tubuleuses et saillantes. En considérant avec allention les étoiles des Poriles, on y reconnaîtra une conformation particulière, qui suffit pour distinguer ce genre de tous les autres Polypiers lamellifères ; elles sont en général petites, non ou imparfaitement circonscrites; leurs lames ne sont point complètes; ce sont plutôt de petits filaments calcaires, qui naissent des parois de chaque cellule sans se réunir au centre; il en naît également du fond. La circonférence des étoiles est ornée de petites épines calcaires. Nul intestin ne sépare ces étoiles ; elles sont continues les unes aux autres, et toutes communiquent au moyen de porosités, de sorte que toute la niasse des Porites est éminemment lacuneuse et légère, eu égard à son volume. Ces Polypiers varient beaucoup dans leurs formes générales; leurs rameaux s'élèvent peu, et sont le plus souvent dichotonies, à lobes obtus, quelquefois un peu comprimés sur les côtés; il y en a d'ajilatis en lames, d'autres étalés en croûtes ; leur couleur, quelquefois blanche, est le i)lus souvent brunâtre.

PORIUM. BOT. [Champignons.) Ce genre, créé par HiU et voisin de son Paria, correspond aussi à luie partie des Polyjiores des auteurs modernes. /^. ce mot.

PORLIERIE. Porlieria. bot. Genre de la nouvelle famille des Zygophyllées et de l'Octandrie Monogynie, L., établi par Ruiz et Pavon, adopté par De Candolle et Adr. De Jussieu. Voici les caractères qui lui ont été assignés par celui-ci (Mém. sur les Rutacées, p. 74, tab. 16, no 6) : calice profondément divisé en quatre parties; corolle à quatre pétales un peu plus longs que le calice, légèrement onguiculés; huit élamines dont les filets sont munis à la base de i)etiles écailles; ovaire porté sur un court gynophore, à quatre loges dont chacune contient quatre ovules suspendus à l'angle interne, près du sommet de la loge; quatre styles soudés ensemble, excepté à la partie supérieure; fruit charnu, globuleux, quadriloculaire; graines solitaires par avortement, ovoïdes, pendantes, renfermant un embryon un peu recourbé au milieu ; un périspermc épais, la radicule très-près du bile.

PoRtiERiE hygrobétrîque. Porlieria hygrometrica, Ruiz et l'avon, Srst. Fhr. Penir., p. 94. C'est un arbrisseau à rameaux étales, rigides, garnis de feuilles pinnées sans impaire et comjiosées de folioles linéaires. Les fleurs sont réunies en bouquets peu garnis. Les feuilles, par leur ouverture ou leur fermeture, annon-

cent la sérénité du ciel on le mauvais temps. Dn Chili. PORMARI. MAJi. Synonyme vulgaire de Cochon d'Inde, y. Cobaie.

POROCÉPHALE. Porocephtiliis. iimt. Humboldt (Recueil d'Observ. de zool. et d'anat. comp., fasc. 5 et 6) a établi sous cette dénomination, un genre d'Enlozoaires pour un Ver qu'il a trouvé dans le Crotale de la Guiane. Rudolphi le réunit à son genre Penlastomc. A', ce mot.

PORODOTHION. Porodotliinm. bot. {Lichens.) C'est sous ce nom que Pries (S^st. orb. veget., p. 262) a conservé le genre Porothelium d'Eschweiler. Voici quels sont les caractères adoptés par le premier des deux naturalistes : nucléon subglobuleux, dépourvu de périthéclon, immergé dans une verrue hétérogène et multiloculaire; ostioles distincts. Ces Lichens sont communs sur les écorces de divers arbres intertropicaux. Le Ihalle est crustacé et presque cartilagineux. Pries ramène à ce genre le Lecidea glaucopiasina de Sprengel, ainsi ([ue le Tixpelhelium conglobatum et le Tiypetltelium aiiomalum d'Acharius.

PORODRAGUE. MOLL. Denys de Monfort a établi sous ce nom un genre de Mollusqu.es fossiles, ayant pour caractères; coquille libre, univalve, cloisonnée, droite, renflée en fer de lance arrondi; bouche ronde, horizontale; siphon central; cloisons coniques, unies; unegouttière sur le test extérieur, qui est criblé de pores allongés. Suivant Defrance, ce genre ne doit pas être distingué des Bélemnites avec lesquelles Blainville l'a rangé.

PORON. coNCH. Adanson a désigné sous ce nom (Hist. nat. du Sénégal , p. 227, pi. 17, n" 9) une co(|uille bivalve, que Gmelin a décrite comme une Telline sous le nom de Tellina Àdaiisonii. Blainville croit que c'est une espèce de Mactre, peut-être, dit-il, la Maclia gigas. Mais Adanson observe qu'elle atteint tout au plus deux lignes de diamètre.

PORONEA. BOT. Le genre indiqué par Raffinesque sous ce nom, et qu'il place entre les Sphœiia et les Hj'porxlon, esl probablement le même que lePoronia de VVilldenow. /'. ce mot.

PORONIA. BOT. (Hypoxylées.) Ce genre fut établi par Willdenow pour une plante décrite par Linné sous le nom de Peziza ptmclata. Cette plante fut ensuite considérée comme une espèce de Sphœria, et le Poionia devint une section de ce genre. Enfîn Pries, dans son Systema orbis vegelahilis, le considère comme une section du genre llypoxylon, un des genres qu'il a formés aux dépens des Spliœria. y. ce mot.

POROPHORA. BOT. {Lichens.) Ce genre a été créé par Meyer (Lich. Diss.), qui le caractérise ainsi : porocarpes sphéroïdes; sporanges nuls; plusieurs nucléons, rarement un seul, renfermés dans des verrues formées par le thalle; à ostioles percés d'un pore; les nucléons sont entourés d'une gélatine subcéracée, colorée. Meyer rapporte à ce genre diverses espèces de Porines et de Variolaires, d'Acharius.

POROPHYLLE. PoroitliyHum. bot. Sous ce nom, Vaillant avait établi un genre de la famille des Synan- Ihérées, qui fut d'abord adopté par Linné, puis supprimé par ce naturaliste, et réuni au Cacalia; entin rétabli par Adanson sous le nom imposé par Vaillant,

e( par Jacquin sous celui de Kleinia. Schrcber, Willdenow, Persoon et Kunth ont conservé celle dernière dénomination qui avait d'abord été employée par Linné pour désigner le genre qu'il a, par la suite, nommé Cacalia, et que Jussieu a plus tard appliquée à un autre genre de la famille des Synanthérées. f^. Ki.einie. Le genre Porophyllum appartient à la tribu des TagétinéesdeCassini,etoffre les caractères suivants : involucre cylindrique, formé de cinq folioles sur un seul rang, cnniiguës, égales, ovales-oblongues, membraneuses sur les bords, parsemées de grosses glandes oblongues. Réceptacle prescjue nu, garni de petits appendices en forme de papilles ou de poils. Calathide composée de fleurons égaux, nombreux, réguliers et hermaphrodites; ovaires longs, minces, cylindracés, siriés, hispides, munis d'un bourrelet basilaire, surmontés d'une aigrette composée de poils inégaux et légèrement plumeux; slylc à deux branches sligmaliques. Ce genre se compose de sept à huit espèces indigènes de l'Amérique méridionale et des Antilles. Le Porophyllum ellipticnm, Cass., Cacalia Poioiihylliim, L., Kleinia Poro- 7;/y/'M'«)Willd. , espèce sur laquelle le genre a été fondé, est une plante herbacée, annuelle, glabre, dont la tige s'élève à environ un demi- mètre, et porte des feuilles éparscs, nombreuses, péliolées, elliptiques, obtuses, mucronées, légèrement crénelées, parsemées de taches glanduleuses et transparentes. Les fleurs forment des calathides terminales.

POROPHYRA. BOT, {Uydrophytes.) Pour Porphym. V. ce mot.

POROPTÉRIDES. Poroplcris. bot. Willdenow a donné ce nom à la troisième section qu'il établit dans l'ordre des Pougères, et qui renferme les genres A//liolheca ou Maiallia et Daiiœa. y. ces mots.

POROSTEMA. BOT. (Schreber.) Synonyme d'Ocotée. /'. ce mol.

POROTHELIUM. bot. {Lichens.) Eschweiler a fondé ce genre dans sa cohorte des Trypétéliacées, et le caractérise comme il suit : thalle crustacé, attaché, uniforme; verrues subgélalineuses, noires, percées au sommet par plusieurs ouvertures, contenant quelques noyaux presque globuleux, nus, recevant les thèques qui sont oblongues, cylindriques et en anneau (fig. 21). 11 est fondé sur les Trypeiheliiim conglobalum, Xch., Act. Mosq., 5, p. 1C9, tab. 8, fig. 5; Tryjjethelium anomaluin, Ach., /oc. cit., p. 167, tab. 8, fig. 4, et sur la Poriiia compuncta d'Acharius. C'est le Porodolhion de Pries, Syst. orb. Veget., p. 2G2, genre qui n'a pu conserver le nom de Porothelium, déjà emjdoyé pour un genre de la famille des Champignons. Les Porothelium sont des plantes exotiques, que l'on trouve sur les écorces.

POROTHELIUM. bot. {Champignons.) Genre trèsvoisin des PoIy|)Ores, séparé par Pries, ensuite considéré par cet auteur comme une simple section des Polypores; enfin admis comme genre distinct dans son Systema orbis vegetabilis , avec les caractères suivants : membrane fructifère, interrompue; pores à la surface de papilles séparées et superficielles. Il y rapporte les Boletus finibriatus et byssinns de Persoon, qu'il considère comme une seule espèce, et le Boletus

snhlilis du même au(eur. Ces Bolets sont adhérents par loiile leur surface el par conséquent sans chapeau dis-

POROTRICHUM. eût. Ce genre de Mousses, de Bridel, a été réuni au genre Climaciiim de Weher et Mohr.

PORPE. Por/^o.EOT.Genredela famille des Tiliacées et de la Polyandrie Monogynie, L., établi par Blume (B/jdr.Flor. ned. IniL, p. 117), qui l'a ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cinq parties caduques. Corolle à cinq pétales cotonneux à la base de leur face intérieure , un peu plus courts que le calice. Étamines nombreuses (environ vingt-six ù trente), libres, insérées sur un disque hypogyne, ceintes d'un anneau membraneux. Ovaire hérissé, à huit loges uniovulées, surmonté d'un style simple et d'un stigmate tridenté. Fruit probablement capsulaire, à huit loges monospernies.

PoRPE RAMPANTE. Poipa lepeiis. C'est un sous-arbrisseau à feuilles pétiolées, trilobées, dentées, presque cordées à la hase, scabres, el accompagnées de stipules lancéolées, à Qeurs disposées par trois sur des pédoncules solitaires et opposés aux feuilles. De l'Inde.

PORPHYRA. BOT. (Loureiro.) ^. Callicarpe.

PORPHYRA. BOT. (Hxdrophytes.) Agardh a, dans son Systema Âlgarum, foimé ce genre aux dépens des Ulves. La couleur pourprée en forme le principal caractère, y. Ulve.

PORPHYRE. MoiL. Nom vulgaire et marchand d'une Volute, appelée aussi Olive de Panama, et du Foluta hispidula, L.

PORPHYRE. Mil», et géol. Le nom de Porphyre ou de Porphyrile, qui signifie couleur de pourpre, a été donné par les anciens à une Roche d'un rouge foncé, parsemée de taches blanches, et que l'on tirait principalement de la Haute-Egypte. Les artistes ont considérablement étendu l'acception decemot.en l'employant pour désigner toute espèce de pierre dure et polissahle, présentant au milieu d'une pâte d'une certaine couleur, des cristaux disséminés, dont la teinte tranchait nettement sur celle du fond; mais depuis Werner, la plupart des minéralogistes réservent le nom de Porphyres ;iux Roches à structure porphyroïde, composées d'une pâle de Feldspath compacte, plus ou moins mélangée, (|ui enveloppe des cristaux de Feldspath ordinairement blanchâtre. Ces Roches, qui sont fréquemment cellulaires, paraissent avoir une origine pyrogène ; on les rencontre rarement au milieu des terrains primitifs, où elles se présentent plutôt en filons qu'en véritables couches; mais elles sont très-répandues dans le sol intermédiaire, où elles forment des dépôts assez considérables; à la base du sol secondaire, dans le terrain de grès rouge, et enfin au milieu des Roches qui composent la série trachytique. — Tous les vrais Porphyres sont fusibles en émail gris ou noirâtre. Ils sont formés essentiellement de Feldspath sous deux états différents, savoir : de Feldspath compacte, mélangé ou Pétrosilex (y. ce mot), et de Feldspath lamelleux ou Albite; mais ils renferment aussi, comme parties accessoires, des cristaux de Quartz, de Mica, d'Amphibole, des Pyrites, etc. Us ne sont point distinctement stratifiés, à l'exception peut être des Porphyres de Hon-

grie; le plus souvent ils s'olîrcnt en masses, n'ayant aucune forme déterminée, et se divisent parfois en prismes à cinq ou six pans, comme le Basalte, ou bien en plaques tout à fait planes. Certaines variétés de Porphyres sont sujettes à une altération qui les fait passer à un étal terreux ou argilolde; il est probable qu'à l'instar des Wackes, elles é|irouvent une décomposition sur place. Les Porphyres renferment peu de couches étrangères . mais beaucoup de substances métalliques, entre autres l'Or et l'Argent, ce qui avait fait donner par de Born, au Porphyre de Hongrie, le nom de Saxum melalliferum.

Sous le rapport de la composition minéralpgique, on distingue parmi les Porphyres les variétés suivantes :

PoRPBYRE pÉTROsiLicEcx; porphyre proprement dit, Cord.;Hornslein-Porphyr,W.;Porphyreeurilique,d'Aubuisson. Souvent fragmenlaire ou cellulaire, avec des infiltrations siliceuses; quelquefois sans fragments ni cellules; composé d'une pâte pélrosiliceuse, enveloppant des cristaux de Quartz, associés à de nombreux crislaux de Feldspath. Couleurs variables : le rouge, le brun, le vert, etc. C'est celle variété de Porphyre qui constitue les terrains porphyriqiies de la Saxe et de la Silésie, traversés par des filons d'étain. On les a crus primitifs; mais ils appartiennent très-probablement aux anciens terrains intermédiaires. On peut également rapporter à la même variété les Porphyres de transition des Vosges, de Norwège; ceux qui accompagnent les Syéiiiles des Cordillères et de Hongrie. On la trouve aussi dans le grès rouge (Porphyre de Corse).

Porphyre syékitiqce, d'Aub. et Cord.; Sienil-Porphyr,Wern. Pâle pélrosiliceuse, avec cristaux de Feldspalh et d'Amphibole. Ce Porphyre est quelquefois cellulaire (Porphyre de Christiania), et même amygdalaire : il renferme alors des noyaux de terre verte. On peut rapporter à cette variété le Porphyre rouge antique, qui a été si souvent employé par les Égyptiens pour leurs cuves sépulcrales et leurs obélisques. Ses carrières ont été retrouvées par Rosière, dans les déserts qui sont entre le Kil et la mer Rouge. Il en existe aussi aux environs du mont Sinaï. Suivant Cordier, sa couleur serait due à du Fer oligiste, dont on aperçoit quelquefois les particules métalliques sur les surfaces polies. Le Porphyre syénilique est très-abondant en Norwège (à Christiania et Friedrischvarn). Il appartient au sol intermédiaire.

Porphyre argiioïde, Cord.; Thonporphyr, W.; Porphyre terreux de Beudanl ; Argilophyre de Brnngniarl, provenant de l'altération des Roches précédentes. Il est souvent cellulaire ; il appartient aux terrains secondaires les plus anciens (Porphyre des environs de Fréjus, de Schemnitz en Hongrie). On le trouve aussi en filons au milieu des terrains primitifs (Auvergne), avec des crislaux de Mica, de Pinile et de Feldspath décomposé en Kaolin verdâtre.

Porphyre trachytiqce. Cord., pâte fedspalhique (Leucostine ), grisâtre, à grain grossier el rude comme celui du Trachyle, avec crislaux disséminés de Feldspath, d'Amphibole et de Pyroxène. Sa couleur est quelquefois rougeâtre dans la croûte superficielle; il forme des dépôts très-considérables dans les terrains

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de Trachyte. On trouve aussi dans le même terrain une autre Roche porphyrique, cclluleuse, renfermant une grande quanlilé de Silex, qui lui donne beaucoup de dureté. C'est le Porphyre molaire de Beudaut, ainsi nommé parce qu'on s'en sert en Hongrie comme de Pierres à meules.

On a donné aussi le nom de Porphyre, en y ajoutant une épithète, à des Roches ainphiboliques, pyroxéniques ou autres, (|ui offrent la structure porphyroïde. C'est ainsi qu'on a nommé :

Porphyre basaitoïde, Cord. , une Roche pyroxénique, peu connue, qui a été confondue avec le Diorile porphyroïde, et dont il existe des couches assez puissantes aux environs d'Oberstein, dans le Palatinat et dans les Alpes du Tyrol.

Porphyre dioritique, Cord., le Grunslein Porphyr, ou la Diabase porphyroïde. f^. Diabase.

Porphyre globdledx de Corse, le Pyroméride de Monteiro. f^. Pyroméride.

Porphyre notr, l'un des Trapporphyr de Werner, ou le Mélaphyre de Brongniart. /'. Mêlaphyre.

Porphyre rétimtiqde. le Pechsteiri porphyr de Werner, ou le Sligmite de Brongniart. F. Stigmite.

PoRPHYRETRAPÉEn,run des TrapporphyrdeWerner, 'sorte de Tracliyle porphyroïde. f^. Trachyte.

Porphyre vert, rO|)hile. f^. Ophite.

PORPHYRIO. OIS. (Brisson.) Synonyme de Talève. /^. ce mot.

PORPHYUIS. BOT. L'un des synonymes anciens de Buglosse. f^. ce mot.

PORPHYRITE. GÉOL. Quelques naturalistes ont donné ce nom comme synonyme du Porphyre argileux, Tlion Porphyr des Allemands, et d'une sorte de Poudingue porphyroïde ou Mimopbyre.

PORPHYROÏDE. CÉOL. Ce mot désigne dans une Roche une structure analogue à celle du Porphyre, et dont le caractère est d'offrir des cristaux disséminés au milieu d'une pâte d'apparence homogène. C'est dans ce sens qu'on peut dire un Granité porphyroïde, une Syénile porphyroïde, etc.

PORPHYROPE. Porphyrops. iws. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Dolichopodes, établi par Meigen , avec les caractères suivants : épistome des mâlesétroit; front enfoncé; palpes arrondies et ciliées; troisième article des antennes comprimé, ovalaire, pointu; style inséré vers l'extrémité, allongé, incliné et velu ainsi que les yeux ; pieds de longueur médiocre ; nervure interne de la première cellule postérieure des ailes ordinairement fléchie. Ce genre se compose d'espèces distraites pour la plupart de celui des Dulichopes; elles joignent aux riches couleurs cjui parent en général toute la famille, un éclat qui les rehausse et qui consiste dans un glacis d'un blanc satiné, qui revêt soit l'abdomen seul, soit tout le corps, et dont le reHetargentin se mêle agréablement au vert doré. Leurs yeux sont d'un pourpre très vif.

PoRPHVRopE DIAPHANE. Porpliyrops dinphanus, Meig.; Dolichopus diuphaiius, Kab. Le mâle a la trompe et l'épistome noirs, avec des reflets blancs sur le front; les yeux sont d'un brun rougeàtre; le thorax est vert, irisé en bleu, avec les côtés argentés; l'ab-

domen est d'un blanc argenté, avec des reflets bleuâtres; deuxième segment d'un vert métallique, à reflets argentins, et une grande tache jaune, transparente, de chaque côté, et qui se reproduit aussi sur le troisième segment; jambes jaunâtres; pieds noirs; balanciers blancs; ailes hyalines. Taille, trois lignes.

PORPHYROPHORE. Porphrrophora. ms. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Cocciniens, inslilué par Brandi, qui lui assigne pour caractères : antennes sétacées, composées de neuf à quatorze articles dans les mâles et de huit chez les femelles; abdomen muni d'un boui|uet de poils; tarses n'ayant qu'un seul article. Ainsi qu'on le voit, les Porphyrophores ne dilîèrent des Coccus proprement dits, que par tin petit nombre de caractères. Ces insectes sont presque tous propres à donner une belle teinture rouge.

PoRPHYROPBORE DE l'Armënie. Porphyrophoru Armeniaca ; Porpltyrophora Hamelii, Brandt. Son corps est entièrement d'un rouge brunâtre; la femelle est presque globuleuse; les antennes du mâle otîrent quatorze articles. Taille, qnatre lignes. Sur les Graminées.

PoRPUYROPHORE DE PoLOGnE. Porphyrophura Polonica; Coccus Polo/iiciis, 1,. Corps d'un rouge sanguin; antennes du mâle composées de neuf articles. Taille, une ligne. Ce petit insecte faisait autrefois l'objet d'une branche d'industrie qui a presque disparu depuis l'introduction en Europe de la Cochenille. Les Polonais le récollaient sur le Scleranthus perennis, et en obtenaient une teinture rouge un peu moins vive que celle qui, aujourd'hui, constitue l'écarlate.

PORPITE. Porpita. acal. Genre d'Acalèphes libres, ayant pour caractères : corps orbiculaire, déprimé, gélatineux à l'extérieur, cartilagineux intérieurement, soit nu, soit tentaculifère à la circonférence, à surface supérieuie, plane, subtuberculeuse, et ayant des stries en rayons à l'inférieure. Lamarck a séparé des Méduses les espèces ayant intérieurement un cartilage qui soutient leurs parties molles; il en a formé deux genres : les Porpites et les Vélelles; ils ont été adoptés par la plupart des naturalistes. Les Porpites se caractérisent par la forme orbiculaire de leur cartilage, qui ofl^re des stries concentriques et d'autres rayonnantes; ce cartilage est couvert en dessus d'une membrane très-mince; en dessous et au centre est la bouche en forme de petite trompe saillante qui s'ouvre et se ferme presque continuellement ; la surface inférieure est garnie d'un grand nombre de tentacules simples, et plusieurs espèces ont à leur circonférence d'autres tentacules plus longs que les premiers, munis de petits cils terminés chacun par un globule. Les Porpites sont de petits animaux pélagiens que l'on voit flotter à la surface de la mer, et qui ressemblent à des pièces de monnaie emportées par les eaux. D'après Cuvier, les espèces de Porpites connues ou mentionnées doivent être réduites ù une seule, que ses variétés ou différents degrés de mutilation ont fait regarder comme plusieurs espèces. Lamarck décrit quatre Porpites, les Porpita nmla, appendiùulata, glaiidifera, ijiijaiitea.

PORPYTE. potYP. (Deluc.) Synonyme d'Orbulite. f^. ce mot.

PORROPE. Porropits. ins. Ce genre de Coléoptères

pcnlamfres, de la famille des Lamellicornes, a élé créé pour les Scarabées qui s'éloignent de toutes les autres espaces de ce genre remarquable, par leurs pattes antérieures démesurément longues et comme branchues, et par leurs tarses qui ont une dent au milieu des crochets.

PoRROPE lONCiMANE. Ponopus loncjimawis ; Scarabœus longimanus, Fab. Tout le corps est d'un brun ferrugineux; la tête est lisse, convexe, avec un sillon longitudinal au milieu et une ligne courte, enfoncée, vers l'angle postérieur; les bords latéraux sont crénelés; l'éciisson est triangulaire; les élytres sont lisses; les pattes sont d'un brun noirâtre, les cuisses sont armées de deux dents fortes, une au milieu et l'autre vers l'extrémité. Taille, trente-deux lignes, les pattes antérieures en ont trente-neuf. Amboine.

PORRORHYiVOnE. Porrorhynchiis. iNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Hydrocanthares, institué par Delaporte qui le distingue des autres genres de la même famille, par des caractères qui semblent parfaitement tranchés. D'abord l'absence apparente d'écusson, puis la saillie de la lèvre supérieure, qui forme une sorte de triangle allongé, et enfin la configuration du menton et de la languette qui est élargie en avant, ne permettent pas de confondre les Porrorliynques avec aucun autre insecte analogue. On n'en connaît jusqu'ici qu'une seule espèce; elle a été apportée assez récemment de Java.

PoRRORHYNQDE BORDÉ. Ponoiliynchus margitiatits, Delap. Il est d'un vert bronzé, brillant, avec les bords latéraux du corselet et des élytres jaunes; la bordure de ces dernières est inte»rompue avant son milieu, au delà duquel les élytres sont dentées en forme de scie; vers leur bout se remarquent deux épines fortes et aiguës. Tout le dessous du corps est d'un jaune pâle, ainsi que les pattes qui, cependant, ont du noir à la base des jambes antérieures. Les cuisses de cette même paire de pattes sont garnies en avant de deux rangées d'épines et de quelques touffes de poils. Taille, huit lignes.

PORRUM. BOT. Synonyme de Poireau. F. An.

PORTALESIA. bot. Même chose que Caloptilium.

PORTE-AIGUILLONS. Acnleata. ins. Seconde section de l'ordre des Hyménoptères, établie par Latreille et composée des Hyménoptères dont l'abdomen est toujours pédicule, et renfermant un aiguillon acéré, offensif, sortant par l'anus; ou bien seulement, et dans quelques-uns, des glandes remplies d'une liqueur acide et susceptible d'être éjaculée. Les antennes des mâles ont treize articles, et celles des femelles douze. Les ailes sont toujours veinées et offrent les diverses sortes de cellules ordinaires; quelques genres n'ont point de cellule discoïdale fermée ou complète. Les larves sont apodes et approvisionnées d'avance pour le temps qu'elles doivent rester dans cet état, ou bien nourries journellement par des individus neutres ou mulets, ou par des femelles. Dans ce dernier cas, ces insectes sont réunis en sociétés; quelques genres sont parasites. Cette section renferme les quatre dernières familles de l'ornre. V. Hétérogynes, Fouisseurs, Diploptères et Mel-

LIFÈRES.

PORTE-BARBE. Pilo)>ogon. bot. Genre de la famille des Mousses, établi par Bridel, qui le caractérise ainsi : péristome simple, à seize dents presque accouplées, filiformes; coiffe dimidiée, ayant sa base ciliée, c'està-dire garnie de poils, imitant en quelque sorte la barbe.

Porte Barbe grèi.e. Pilo/'Ogon gracile, Brid.; Diilxmodon gracile, Hook. Cette piaule herbacée forme des touffes épaisses; ses tiges sont rameuses, longues de trois à quatre pouces, garnies de feuilles allongées, subuleuscs, terminées chacune par un poil long, coloré, marqué d'une large nervure médiane. Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont terminales; l'urne est subcylindrique, régulière, portée sur un pédicelle rougeàtre. Des Andes du Chili.

PORTE-COLLIER. BOT. Nom vulgaire de VOsleospeniium moniliforme, L. F. Ostéosperme.

PORTE CORNE, maji. On trouve le Rhinocéros désigné sous ce nom dans (|uelques livres; d'où Clieropliorns a été employé en grec francisé par Blainville, pour désigner les Ruminanis qui ne portent pas à la tcle de bois caduc, mais des cornes dans l'acception la plus exacte du mot.

PORTE -CRÊTE, rept. Synonyme d'Istiure d'Amboine.

PORTE CRIN. BOT. Synonyme vulgaire de Chœtopliora, genre de Mousses institué par Bridel. y. Ch«-

TUEHORE.

PORTE-FEUILLE, bot. Synonyme vulgaire i'Asperiila odorala. F. Aspérdle.

PORTE-GLAIVE, pois. K. Glaive.

PORTE-HODSSOIR. INS. F. Apiaires.

PORTE-LAMBEAU, ois. Espèce du genre Martin. f. ce mot.

PORTE-LANCETTE, pois. Synonyme d'Acanthure Chirurgien.

PORTE LANTERNE, iivs. On donne ce nom à quelques insectes lumineux d'Amérique, tels que quelques Fulgoies, des Taupins et des Lampyres.

PORTE-MALHEUR, ms. Synonyme vulgaire de Blaps morlisaga. V . Biaps.

PORTE-MASSUE, bot. Synonyme vulgaire de Corynéphore. /'. ce mot.

PORTE-MIROIR, ins. Nom vulgaire des BomhfX Hesperus et Atlas, qui portent sur les ailes des taches sans écailles, brillantes comme si elles étaient de verre étamé.

PORTE-MITRE D'OR. ois. Synonyme vulgaire de Chardonneret. F. Gros-Bec.

PORTE-MORT. iNS. Synonyme de Nécrophore. F. ce mot.

PORTE-MUSC. MAM. Espèce de Chevrotain. F. ce mot.

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