PORTE-OR. GÉOL. F. PORTOR
PORTE-PLUME, bot. Synonyme vulgaire de Pteronia caiiiphorata.
PORTE-POIL. BOT. F. Leptostojie.
PORTE-QUEUE. iNS. Les Papillons dont les ailes inférieures sont appendiculées, ont été appelés ainsi.
PORTE-SCIE. Securifera. i^s. Latreille donne ce nom à la première famille de la section des Térébrans,
établie dans l'ordre des Hyménoplères. Les iiisecles de celte famille ont l'abdomen parfaitement sessile ou intimement uni à sa base et dans toute sa largeur, au miîtatliorax, et paraissant en être une continuation. Les larves ont toujours six pieds écailleux et le plus souvent des pattes nombreuses; elles se nourrissent de végétaux. Cette famille renferme deux tribus : les Tentlirédines et les Urocérates. /'. ces mots et Ser-
RICADDES.
PORTE -SCIE. CRUST. Espèce du genre Palémon. K. ce mot.
PORTE-SOIE. OIS. On appelle ainsi une variété de Poules et de Coqs du Japon.
PORTE-SOIE. coiscB. L'un des synonymes de Pinne. /'. ce mot.
PORTE-SUIF. coT. C'est le Firula sebifera, Aublel. y. Muscadier.
PORTE -TARIÈRE, ins. Synonyme de Térébrant. F. ce mot.
PORTE-TUBE. MOLL. Nom vulgaire et marchand du Murex lubifer, qui est pour Montfort le type du genre Typhis.
PORTE -TUYAUX. Tubuliferi. ins. Dénomination employée par quel(|ucs entomologistes pour désigner une section d'insectes byinénoptùres renfermant des espèces dont les femelles ont l'extrémité de l'abdomen effilée et terminée par une série d'anneaux qui rentrent dans son intérieur et au bout desquels il y a un aiguillon. Tels sont les Chrysides. F. ce mot.
PORTE-VERGETTE. pois. (Commersoii.) Synonyme de Batistes luspidus. P' . Baliste.
PORTENSCHLAGU. BOT. Sous ce nom, Tiattinick a établi un genre qui a pour type VEtœoilenitron australe de Venlenat (Jardin de la Malmaison, 2, lab. 117), auquel il donne le nom de Porteiischtogia aiistralis; et il en a publié une seconde espèce sous celui de Porlenschlar/ia inleyrifolia. V. ÉLjSODEJi-
DRON.
PORTESIA. BOT. Ce genre de Cavanilles cl de Jus- •sieu a été rapporté par De Candolle (Prodrom. Syst. I^egel., 1, p. 622) au Trhliilia de Linné. A'. Tri-
CHILIE.
PORTLANDIE. Portlandia. bot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par P. Browne. Caractères : calice à cinq divisions peu profondes ; corolle infundibuliforme, dont le limbe est élargi, à cinq lobes étalés; étamines insérées au sommet du tube, à anthères longues, dressées, à demi saillantes hors de la corolle; un seul stigmate; capsule ligneuse, obovée, pentagone, tronquée au sommet et couronnée par les dents du calice, à deux loges et à deux valves qui s'ouvrent par le sommet, renfermant plusieurs graines non menibraneuses sur les bords. On a rapporté à ce genre deux i)lantes (lui s'en éloignent par les caractères, savoir : 1° le Portlandia hexandra, Jacq., Amer. , lab. 05, type du genre Cotilarea, ^. ce mot; 2" le PortlunUiu tetrandra de Forster et Linné lils, qui, selon Jussieu, doit former un genre distinct, à raison du nombre quaternaire de ses parties florales et de son fruit plus allongé, he Portlandia cotymbosa de Ruiz et Pavon est aussi une espèce dou-
teuse; elle semble plutôt appartenir au genre Exoslemma, dont les espèces avaient d'ailleurs été réunies aux Portiandies par Svvarlz. dans le Journal de Schrader, pour 1801.
Les Portlandia grandiflora et cocciiiea de Swariz, légitimes espèces du genre. sont des arbrisseauxlégèrement rameux, â feuilles très grandes, lancéolées-elliptiques ou ovales, à fleurs aussi très-grandes, de couleur jaunâtre ou purpurine, répandant une odeur forte et agréable pendant la nuit, portées au nombre de une à trois, sur des pédoncules axillaires. Ces plantes croissent dans les Antilles.
PORTOR. GÉOL. Nom vulgaire d'une variété de Marbre.
PORTULA. BOT. (Dillen et Mœncb.) Synonyme de Peplis, h. V. Pépiide.
PORTULACA. BOT. V. PocRPiER.
PORTULACARIA. bot. Genre de la famille des Portulacées et de la Pentandrie Trigynie, L., établi par Jacquin (Collectanea, 1, p. IflO), adopté par De Candolle (Prodrom. Syst. f^eget., vol. ô , p. ôGO) qui l'a ainsi caractérisé : calice à deux sépales, persistant et membraneux; corolle à cinq pétales persistants, égaux, obovés et bypogynes; cinq étamines insérées sur les pétales, mais disposées sans rapport avec le nombre des pétales (car on en trouve quelquefois dix dont cinq stériles), à anthères courtes, souvent vides de pollen ; ovaiie ovoïde-lriquètre, surmonté de trois stigmates sessiles, étalés, glanduleux, niuriqués en dessus; fruit ailé, Iriquèlre, indéhiscent et monosperme. Le Portulacaria afra, Jacq., lac. cit., lab. 22, a été décrit sous plusieurs noms par divers botanistes. C'est le Claytoiiia Porlulacariu de Linné, Mantiss., et Lamk., Illiistr., lab. 144 ; le Crassula Portulacaria de Linné, Species Plant., 406; VHœnkea crassifalia de Salisbury, Prodrom., 174; enfin le Portulaca fructicosa de Thunberg, Flor. cap., p. 599. Celte plante est frutescente, glabre, à feuilles opposées, obovées, presque rondes, planes et charnues, à fleurs petites et roses. Elle croit dans l'Afrique australe.
PORTULACEA. bot. Le genre auquel Hooker et Arnott ont donné ce nom. ne diffère pas du genre ^c/i/edea, de Chamisso et Schlechlendal.
POUTULACÉES. Portulaceœ. bot. Famille de plantes dicotylédones , polypétales, à étamines périgynes, établie par Jussieu {Gen. Plunl.) et ayant pour type le genre Pourpier (Portulaca) qui lui a donné son nom. Les plantes qui composent cette famille sont herbacées ou sous-fi utescentes : leurs feuilles sont opposées, rarement alternes, simples, épaisses et charnues, sans stipules; les fleurs sont terminales ou axillaires. Leur calice se compose de deux sépales opposés, concaves, souvent réunis par leur base et formant une sorte de tube; la corolle est pentapétale, et quelquefois les pétales se soudant entre eux constituent une corolle monopétale, plus ou moins régulière. Les étamines, en même nombre queles pétales, leur sont opposées; dans quelques genres, elles sont en plus grand nombre. L'ovaire est libre ou quelquefois semi-infère, à une seule loge contenant un nombre variable d'ovules, naissant immédiatement du fond de la loge ou attachés à un Iropho-
s|perme ccniral. Le slyle est simple et se termine par (rois ou cinq stigmates filiformes. Le fruit est une capsule recouverte par le calice, à une seule loge polysperme, s'ouvraiit soit en trois valves, soit par le moyen lie deux valves superposées et en forme de boîte à savonnette. Les graines ofTrent un tégument propre, souvent cruslacé et comme chagriné, et un embryon cylindrique, roulé sur un endosperme farineux. Cette famille, telle qu'elle avait été présentée par Jussieu, renfermait plusieurs genres qui en ont été retirés. Ainsi le Tamahx forme le type de la famille des Tamariscinées, établie par Desvaux et qui entre autres caractères diffère des Portulacées par l'absence de l'endosperme. Les genres Scleranihus , Gxmnocarpus, et très -probablement Telephium et Conigiola , ont été tiansportés parmi les Paronychiées. Les Portulacées ont en effet de très grands rapports avec celte famille, dont elles ne diffèjenl guère que par leur stigmate à trois ou cinq lobes linéaires, par leur ovaire polysperme et par leurs élamines opposées aux pétales. Les genres principaux de cette famille sont : Portiilaca, L., Vl/on^ia, Micheli; Trianihema, L-^Claylonia, L.. Calandrinia, Kunth; Fouqiiiera, id.; Bronitia, id. Quant au genre Tiirnera, le professeur Kunth en a fait une tribu particulière sous le nom de Turnéracées,dans la famille des Loasées.
PORTCMNE. Porlumnus. crest. Nom donné par Leach à un genre que Latreille réunit à ses Platyoniques. r. ce mot.
PORTUNE. Poituniis. CRCsr. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Bracliyures, tribu des .4rqués, établi par Fabricius aux dépens du grand genre Cancer de Linné. Caractères : les deux pieds postérieurs terminés en nageoires. Test en segment de cercle, plus large que long, dilaté en avant, rétréci et tronqué postérieurement ; cavité buccale carrée; troisième article des pieds-niâcboires extérieurs presque carré, avec un sinus ou écbancrure interne près du sommet de l'insertion du suivant. Pédicules oculaires courts; postabdomenou queue des mâles de cinq anneaux distincis, de sept dans les femelles. Ces Crustacés ne diffèrent des Crabes proprement dits que par la manière dont se terminent leurs pieds postérieurs. Les Portunes sont des Crustacés nageurs qui voyagent et traversent souvent de grands espaces de mers. Bosc et Risso ont donné quelques détails sur les mœurs de plusieurs espèces de France et de la Caroline, qui méritent d'être rapportés ici. Ceux qui habitent les côtes de France vivent réunis en société; ils se choisissent des demeures conformes à leurs besoins : les uns dans les régions des Polypiers corticifères, les autres parmi les rochers, à quatre ou cinq cents mètres de profondeur. Le Fortune dépura- (eur se plait dans les plaines de Galets; il se mêle toujours avec les petites Clupées, telles que les Anchois et les Sardines. Quelques autres vivent dans le milieu des algues qui croissent à quelques mètres de profondeur; enfin une aulre espèce fréquente les trous du calcaire compacte, qui borde les rivières. En général les Portunes vivent de Mollusques et de petits Crustacés; ils s(int plus communs dans les mers qui avoisinent les tropiques.
PoRTiinE ÉTRiitE. Poittimis velutinvs, Latr.; Portunus puber, Leach, Mal., Podoph., Brit., tab. G; Ca«ce/î'c/M<inî/*, Penn.,Oliv.,Herbst. Krabb., lab. 7, fig. 9. On le trouve en abondance sur les côles occidenlales de la France et sur celles d'Anglelerre.
PORULA. BOT. Le génie d'Hydrophyles institué sous ce nom par Raffinesqiie. est un démembrement des Ulves. /'. ce mot.
PORZANE. Porzana. ois. Espèce du genre Gallinule. Vieillot en a fait le type d'un genre distinct. ^. Gailiiviile.
POSIDOiVIA. BOT. Kœnig, dans les Annales de Bolanii|ue, a donné ce nom générique au Zuslera oceanica,L., ou Caulinia oceanica, De Candolle. f^. Cad-
LINIE.
POSOQUERIE. Posoqiieria. bot. Genre établi par Aublet et appartenant à la famille des Rubiacées. 11 offre pour caractères : un calice adhérent, turbiné et à cinq dents; une corolle monopélale longuement tubuleuse, légèrement dilatée dans sa partie supérieure qui est velue, ayant son limbe à cinq divisions étalées, étroites et aiguës; les étamines, insérées à la gorge de la corolle, ont leurs filaments courts, leurs anthères linéaires et saillantes. Le slyle se termine par un stigmate bifide, et le fruit est légèrement charnu, ombiliqué à son sommet et à deux loges polyspermes.
PosoQUERiE A LONGUES FLEURS. Posoqueiia loiigifloia, Aublet, Guiane, 1, t. 31 . C'est un arbuste à feuilles opposées, ovales, oblongues, aiguës, un peu sinueuses sur les bords, portant des fleurs réunies en une sorte decorymbe terminal. Il croît à la Guiane.
PosoQCERiE VERSicoLORE. Posoqueiia versicolor, Lindl.,Bot.reg., mai 1841 ; Oscyanthus versicolor ,\i>., septembre 1840. Cette belle espèce, très-récemment introduite en Europe, est fort remarquable par l'ex- Irême longueur des tubes floraux qui ont au delà de trois pouces, sans y comprendre les découpures du limbe qui sonl presque aussi longues, et par la couleur de la corolle qui passe du blanc au rouge carmin le plus intense. Ses feuilles sont ovales-lancéolées, acuminées, glabres et opposées. Le calice est tubulé, obové, soudé avec l'ovaire, à cinq dénis. Le limbe du périanthe est divisé en cinq parties recourbées intérieurement en demi-cercle. Les filaments slaminaux, réunis en faisceau, sonl blancs, terminés par de longues anthères dressées et jaunes. Le style les dépasse, il est pourpre, couronné par un stigmate capité, verdâtre. De l'île de Cuba.
POSORIA. BOT. (RaflBnesque.) Même chose que Posoqiieria. (Aublet.) K. ce mot.
POSSIRA. BOT. A l'exemple de Willdenow, le professeur De Candolle a réuni les genres Possira et Tounatea d'Aublet, qui appartiennent à la famille des Légumineuses, en un seul genre qui porte le nom de Swarlzia. F. Swartzie.
POSSUM. MAM. Pour Opossum. /'. Didelpbe sarigue.
l'OST. POIS. (Lacépède.) F. Grëmille Gocjouxière.
POSTEMME. Pustemma. ins. Hémiptères; genre de la famille des Réduvites, institué par Léon Dufour, qui lui assigne pour caractères : antennes de cinq articles, à peine de la longueur de la moitié du corps, presque
(Iroiles, dont le premier article est velu, le (leuxièmepelit et parfaitement glalire, le dernier velouté; têle à verlex uni, presque plan; yeux ovales-arrondis et grands, mais peu saillants; ocelles placés derrière les yeux. Corselet presque rond antérieurement, coupé carrément en arrière; écusson assez grand, pointu à son extrémité qui est horizontale; hémélylres tronqués, fort courts, marqués de trois nervures peu sensibles, avec la portion membraneuse rudimenlaire; ailes nulles; abdomen convexe; pattes de moyenne longueur et velues; cuisses antérieures renflées, armées, vers le haut, d'une double rangée de petits piquants: la rainure formée par ces deux rangées, reçoit dans la flexion du tibia sur la cuisse, les poils roides qui garnissent le bord inférieur de celui-ci; extrémité des tibias antérieurs dilatée à son extrémité et présentant en avant de celle ci un corps particulier tout à fait distinct, placé au-dessus du tarse, et d'une forme ovalaire : il est charnu, pulpeux, avec sa surface inférieure couverte d'un duvet serré, excessivement court.
PosTEMME BR\caÉiYTRE. Posfetiivia binclielytrum, Duf. Ses antennes sont brunes; son corselet est noir, luisant, hérissé de poils assez longs et redressés; l'écusson est d'un noir mat; les hémélylres rougeâlres; les rudiments alaires blancs, l'abdomen d'un bronzé bleuâtre et lespatles rouges. Taille, quatre lignes. On le trouve en Espagne et dans la France méridionale, sous les pierres.
POSYDON. CRUST. Nom donné par Fabricius à un genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, dont les caractères sont : palpes extérieures foliacées, ou onguiculées au bout; quatre antennes sétacées,avec leur pédoncule simple, les intérieures bifides et courtes. Fabricius cite deux espèces dans ce genre ; toutes deux se trouvent dans l'océan Indien. ^
POTALIE. Potalia. uoT. Ce genre, fondé par Aublet (Plantes de la Guiane, p. 594, t. 151), avait été placé par Jussieu à la fin des Gentianées. Martius en a fait le lype d'une nouvelle famille ou tribu à laquelle il a donné le nom de Potaliées, F. ce mot. D'ailleurs il appartient à la Décandrie I\Ionogynie, L., et présente les caractères suivants : calice coloré, turbiné, divisé profondément en quatre parties; corolle tubuleuse, dont le limbe est partagé en dix lobes qui se recouvrent par un de leurs bords; dix étamines insérées sur le lube, D filets réunis par une membrane annulaire et à anthères linéaires; stigmate capito-pelté et lobe; baie biloculaire, contenant plusieurs graines attachées à deux placentaires situés au fond des loges. Ce genre, auquel Schreber a fort inutilement donné le nom de Nicandra, maintenant appliqué à un autre genre, se compose de deux espèces qui croissent dans les forêts vierges del'Américiue éi|uinoxiale.
PoTALiE AMÈRE. Polaliu aiiiaia, Aublet, C'est une plante ligneuse, haute de deux à Irols pieds, à feuilles opposées, entières, longues de plus d'un pied, étroites à la base, et marquées d'une forte côte. Les Beurs naissent au sommet de la tige, sur un ou deux pédoncules qui se subdivisent en quelques pédicelles partiels et forment un corymbe. Toutes les parties de celte
plante sont très-amères; les jeunes tiges sont couvertes d'une résine jaune, exhalant lorsqu'on la brûle, une odeur analogue à celle du Benjoin.
POTALIÉES. Polalicœ. coT. Martius {Nov. Gen. et Spec- Bicisil., vol. 2, p. 1ô3) a proposé sous ce nom l'établissement d'une petite famille composée des genres Potalia, Aublet, Fagrœa, Jussieu, et Anlliocleista, Afzelius. Le premier de ces genres, qui est le type de la nouvelle famille, avait été placé à la fin des Gentianées par Jussieu. Les principaux caractères de ce. groupe consistent dans le fruit qui est une baie bi ou quadriloculaire, pourvue d'un réceptacle central pour les graines dont le tégument est double. Pour le reste de l'organisation, /''. les articles Fagrée et Potaiie. La famille ou tribu des Potaliées est placée entre les Loganiées et les Apocynées.
POTAMÉES. DOT. La famille de plantes ainsi nommée par Ventenat est la même (|ue celle des Naïades. ^. ce mol.
POTAMEIA. BOT. (Du Petit-Thouars.) l'. Cénarrhène.
POTAMIDE. Potamli. Moi.i. Brongniart (Ann. du Mus. d'Hist. nat., t. xv, pi. 22, fig. 3) a fondé sous ce nom, aux dépens des Cérithes, un sousgenre de Coquilles univalves auquel 11 a donné pour caractères : coquille lurriculée; ouverture presque demi-circulaire, comme pincée à la base de la columelle et terminée par un canal droit, très-court, qui est à peine échancré; point de gouttière à l'extrémité supérieure du bord droil; mais la lèvre externe dilatée. Si l'on compare ces caractères ù ceux des Cérilhes, on remarquera que le genre Potamide en diffère très peu zoologiquemenl; ce qui le distingue surtout, c'est le séjour des espèces qu'il renferme, dans les eaux douces, à l'embouchure des Heuves. V. Cérithe.
POTAMOBIE. Potamohia. crcst. Leach donne ce nom a un genre qui paraît, d'après Desmarest, êlre le même que le genre Thelphuse de Latreille. F. Tbei- FnnsE.
POTAMOCHLOA. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Griffith qui lui donne pour caractères : épillets hermaphrodites, uniHores; deux glumes ou paillettes sessiles, continues au sommet du pédicelle, à peine comprimées : l'inférieure plus grande, à cinq nervures, se continuant en arête dressée; la supérieure nuitique, acuminée, à trois nervures, avec la carène denliculalo-scabre; deux squammules grandes, extérieurement gibbo-charnues, glabres ou ciliées au sommet; six étamines à filaments longuement exsertes; ovaire sessile; deux styles surmontés de stigmates plumeux.
Potamochloa de Retz. Potamochloa Hetzii, Griif.; Zizania aiislata, Kunth; Leersia aristata, Roxb.; Phaius arislalus, Retz. Cette plante forme un gazon épais; ses chaumes sont penchés; les feuilles sont lancéolées, cordées à leur base, obtuses, un peu en capuchon au sommet, rigides, rudes; la paniculc est droite, avec l'axe subitement rétréci près de son origine. De l'Inde.
POTAMOGETOiN. noT. f. Potamot.
POTAMON. TRUST. /'. TMEirnuSE.
POTAMOPIIILE. PotaiiiO)jhiln. bot. Cenic de I,i faiiiille des Graminées el del'Hex.nndiieDigynic, L., élalili par R. Browii (Prodiom. Flor. Nov.-Holl., p. 211) <|iii l'a ainsi caiacléiisé : Heurs polygames, souvent monoïi|ues; les liermaphrodiles el les mâles silui'esà la jiarlie supérieure, les femelles pourvues de rudiments d'élamines et de sligmales plus grands. Les unes el les autres ont la lépicène {ejlunie, Br.) uniHore, bivalve et Irès-pelite. La glimie {périanthe , Br.) est mulique. membraneuse, à deux valves : l'extérieure à cinq nervures, l'intérieure à trois nervures; deux écailles hypogynes; six élamines; deux slyles; sligmales plumeux.
POTAMOPBILE A PETITES FLEURS. Potawopltila paivi-
flom, R. Br. Ses chaumes sont un peu rameux, garnis de feuilles élroiles, un peu enroulées, à ligule longue el déchiquetée. Les fleurs forment une panicule lâche et dressée. Dans les eaux courantes, aux environs de porl Jackson.
POTAMOPHILE. Polamoi'hilm. IKS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamèrcs. famille des Clavicornes, iribu des Macrodaclyles, établi par Geruiar. Caractères : corps elliptique, convexe; lèlepetile; nulennes presque filiformes, guère plus longues ciiie la léle. insérées près du bord inlerne des yeux, lou- .jours saillantes, composées de onze articles : le premier de la longueur des dix autres pris ensemble, presque cylindrique, aminci vers sa base, un peu couibé; le deuxième plus grand que les suivanls. presque en cône renversé, les autres très-courts, transversaux, un peu en scie, formant par leur réunion une pelile massue cylindrique, un peu plus mince à son origine, oblusc vers le bout. Labre grand, en cône transversal, un peu écliancré au milieu de son bord antérieur. Mandibules aiquées. ayant trois dents, dont deuxù la pointe et une plus petite en dessous. Palpes courtes, terminées par un article plus gros, tronqué, presque ohlrigone, les maxillaires plus grandes; menton 1res court, transver- .■sal ; corselet transversal, en trapèze, rebordé sur les côtés, plus large postérieurement; avantslernum point avancé sur la bouche ; écusson petit; élylres allongées, recouvrant les ailes et l'abdomen. Pattes allongées; jambes longues. grêles, sans épines; tarses longs, ayant cinq articles dislincls : les ((ualre premierscourts. presque égaux; le dernier beaucoup plus long, grossissant vers le bout et muni de deux crochets fort mobiles.'
PoTAMOPHiLE ACCMiNÉE. Potctuin/j/iilus acuiniiiatus, Germ.; Nyilera acuminata, Lalr.; Pannis acuitiinolus, Fabr., Panzer, Faune gerin., fig. 8. Cet insecte a trois lignes et demie de long; son corps est noirâtre et ses élylres sont terminées en poinle.
POTAiVOPHYLLITE. Polamoiihfltiles. eot. foss. Brongniarl a donné ce nom à un genre de plantes fossiles, qui paraissent appartenir à la famille des Aroïdées, et que l'on rencontre dans les terrains d'eau douce, inférieurs au calcaire grossier. Les feuilles sont elliptiques, à plusieurs nervures convergentes, traversées par d'autres nervures plus peliles et conjointes.
POTAMOPITYS. BOT. (Adanson.) Synonyme d'Élaline. r. ce mot.
POTAMOT. Polamogelon. dot. Genre de la famille
0 niCT. DKS SCIE^CES tîat.
<ies Naïades, el de la Télrandrie Télragynie, offrant les caractères suivants : fleurs bermaplirodiles. généralement disposées en épis denses el cylindriques, composées chacune de quatre écailles calicinales, défigure variée; de ((ualre élamines sessiles. opposées aux écailles, formées chacune de deux loges écarlées l'une de l'autre; de quatre pistils sessiles au fond de la fleur, dislincls les uns des autres, à une seule loge, conlenanl un seul ovule ascendant et un peu latéral, el terminé supérieurement (lar nn petit sligmale sessile et obli(|ue. Le fruit se compose de quatre petils akènes sessiles. La graine renferme un embryon recourbé en forme de fer à-cheval el dépourvu d'endospernie. Telle est la description du caractère de ce genre, donnée par lous les botanistes. Mais si l'on compare l'organisation (lu genre Potamogeton à celle des autres genres de la famille des Naïades, il semblera qu'on peut donner une autre description de ses fleurs. Ainsi, comme, dans tous les genres de cette famille, les fleurs sont unisexuées, ne peut on pas admettre que la prétendue fleur des Potamoydon est une réunion de quatre Heurs mâles, entourant autant de fleurs femelles, que cha(|ue écaille, avec l'étamine platée à son aisselle, forme une fleur mâle, tandis que chaque pistil constitue une Heur femelle? L'analogie appuie cette explication que Richard a développée à l'article Naïades.
Les espèces du genre Potamol sont assez nombreuses. Ce sont toutes des plantes vivaces. qui naissent au fond des eaux et s'étalent à leur surface. Les unes oui les feuilles larges et étalées; tels sont les Polamogelon iiatans, ftuitans et liiceiis. etc. Les autres ont des feuilles fines, linéaires et sétacées, comme les Polamogeton compressum,gramiiieHtn et marinum, etc. POTAMYS. MAM. A-'. Mvopotame.
POTAN. MOLL. Décrit par Adanson, cet animal, dont on a formé un genre Péribole, n'est autre chose qu'un individu jeune d'une espèce du genre Porcelaine, y. ce mot.
POTASSE 00 OXYDE DE POTASSIUM, min. Cette substance est aussi connue sous le nom d'Alcali végétal qu'on lui a donné primitivement, parce qu'on la retire principalement des cendres des végétaux, pour les besoins du commerce. Elle existe en effet dans la plupart des plantes qui croissent dans les terrains dépourvus de chlorhydrate de Soude. On la trouve aussi dans les animaux, et elle fait partie composante d'un grand nombre de substances minérales. Mais dans aucun cas, elle n'est à l'état de pureté ou de liberté dans la nature; elle est toujours à l'état de sel, et combinée le plus souvent avec les Acides carbonique, sulfuriqne, chlorhydrique. nitrique, et avec la Silice. On l'a regardée comme un corps simple jusqu'en 1807, époque à laquelle Davy la décomposa par le moyen de la pile. Il parviiità en extraire un nouveau métal, auipiel il donna le nom de Potassium, métal solide à la température ordinaire , d'un blanc d'argent , ductile , et plus mou que la cire, car on le pétrit entre les doigts avec la plus grande facilité, pesant moins que l'eau, fusible à 58 degrés centigrades, el très-volatil, absorbant le gaz oxygène, el décomposant subitement l'eau à la température ordinaire. Lors(|u'on le projette sur ce liquide.
ISO
il reste à la sui face, y brûle en lournoyanl, et fiiiil par seconverlir en un globule ronge de fen, qu'un refroiilisseinenl subit fait éclater, et qui se dissout à l'instant même dans le liquide inféiieur. en lui communiquant les propriétés alcalines; ce globule es( de la Potasse que le métal produit en s'oxydant aux dépens de l'eau qu'il décompose. La Potasse est un protoxyde de Potassium, composé d'un atome de métal et de deux atomes d'Oxygène, ou en poids de 85 parties de Potassium et 17 d'Oxygène. Elle est blancbe, extrêmement caustique, déliquescente, et par consé(|uent soluble dans l'eau pour laquelle elle a une grande affinité. Unie ù ce liquide, elle forme l'bydrate de Potasse, qui est l'un des réactifs les plus employés par les chimistes. Combinée à l'Acide carbonique, elle donne le sous-carbonale de Potasse, sel que l'on n'emploie à l'état pur que dans les laboratoires, mais qui, mêlé avec le sulfate de Potasse et le cblorure de Potassium, constitue la Potasse du commerce, que l'on retire immédiatement des végétaux par l'incinération et la lixivalion, et dont on fait un grand usage pour les lessives, et pour la fabrication du nitre ou salpêtre, de l'alun, du verre, du savon mou, etc. Combinée avec les Acides nitrique et sulfuri<iuc, la Potasse forme des sels d'une grande importance pour les arts, et dont voici l'histoire en peu de mots.
Potasse nitratèe, vulgairement Nitre ou Salpêlie. Substance saline, blanche, soluble dans l'eau, non déli- ([uescente, ayant une saveur fraîche, et la propriété de fuser sur les charbons ardents au moment où on l'y projette, c'est-à-dire d'augmenter la combustion et l'incandescence des parties sur lesquelles elle tombe, en faisant entendre un bruissement qui dure pendant tout le temps de cette combustion accélérée. Le Nitre est formé d'un atome de Potasse et de deux atomes d'Acide nitrique, ou en poids. Potasse 47, Acide nitrique 53. Mêlé avec de la limaille de Cuivre, et traité par l'Acide sulfurique, il donne lieu à un dégagement de vapeur rouge; mis en solution dans l'eau, il précipite en jaune par l'hydrochlorate de Platine. Ce Sel est du petit nombre de ceux dans lesquels on a observé le dimorphisme, c'est-à-dire la propriété de cristalliser sous des formes qui appartiennent à deux systèmes différents, mais qui sont toutes des produits de l'art; les plus communes sont des jirismes hexaèdres, simples ou pyramides, très -allongés, et profondément cannelés, que l'on peut rapporter à un prisme rhomboïdal droit d'environ GO" et 120». Ces prismes sont souvent comprimés, dans un sens perpendiculaire à l'axe, et se présentent alors sous l'aspect de tables rectangulaires, terminées vers leurs bords par des biseaux. Mais daprès des observations de Beudant, on peut aussi obtenir le nitrate de Potasse cristallisé en rhomboïdes obtus, (|ui approchent beaucoup de ceux du nitrate de Soude. Dans la nature, il ne s'est encore olîert que sous la forme d'aiguilles, de filaments capillaires ou de concrétions composées de fibres parallèles et soyeuses. On le trouve en etïlorescence à la surface de vastes plaines sableusesau Bengale, en Perse,en Aral)ie,en Égypte,etc. Il se forme journellement à la surface des vieux murs, des pierres calcaires poreuses, des terrains calcaréo-
sableux, surtout dans les endroits ([ui sont exposés aux émanations des matières animales et végétales en putréfaction. C'est ainsi qu'il se présente en filaments dans les écuries, les élables et les caves, et comme on le recueille alors avec des houssoirs, on lui a donné le nom de Salpêtre de Houssage. En observant avec soin foules les circonstances de cette formation journalii'^rc et naturelle du nitrate de Potasse, on est parvenu à établir dans quelques pays des nitrières artificielles, c'està-dire des mélanges de matières propres à produire du Nilre. f^- Nitrtére. En France, on retire presque tout le Silre, employé dans les arls, des vieux plairas, où il est mélangé avec les nilrafes de Chaux ou de Magnésie. Ce sel existe aussi, mais plus rarement, en solution dans les eaux des mares et des lacs situés au milieu de plaines sableuses. C'est ainsi qu'on le trouve dans les plaines de la Haute Hongrie, de l'iikraine, de la mer Caspienne, de la Perse, etc.
Le Kitre est employé comme fondant dans plusieurs opérations docimastiques; il entre dans la composition de queUiues verres, dans celle de plusieurs médicaments. On s'en sert pour préparer l'Acide sulfuriciue et l'Acide nitrique du commerce; mais son principal usage est d'être employé concurremment avec le Soufre et le Charbon dans la fabrication de la poudre à canon , qui est un mélange d'environ six parties de Nitre bien purifié, d'une partie de Charbon, et d'une partie de Soufre. Les effets violents de ce mélange proviennent de la formation instantanée et de l'expansion subite de divers gaz qui se développent dans son inflammation; la poudre est d'autant meilleure qu'elle peut produire plus de gaz dans un temps donné, et que ces gaz ont un plus grand ressort. De là toutes les précautions que l'on prend pour s'assurer de la pureté des éléments qui entrent dans la composition de celle poudre, et pour effectuer leur mélange dans les proportions convenables.
Potasse sclïatée, substance soluble, non efflorescente, qui ne s'est rencontrée que bien rarement dans la nature. On ne l'y trouve que dans deux circonstances différentes, ou en solulion dans <|iielques eaux minérales, ou en concrélioiis ;> la surl.Kc de quelques laves, au Vésuve. Ce sel est composé di' Potasse, 54, et Acide sulfurique, 46. 11 ciislallise aisément dans les laboratoires, et ses formes les plus ordinaires sont des dodécaèdresbipyramidaux, à triangles isocèles, des prismes qui dérivent, suivant HaUy, d'un rhomboïde aigu de 87» 48'; ou, suivant Brooke, d'un prisme droit rhomboïdal de 120» 30'.
POTELÉE. BOT. Synonyme vulgaire de .lusquiame. POTELET. BOT. Nom vulgaire de Vllfacinthns non script II s, L.
POTELOT. MIN. Synonyme vulgaire de Molybdène sulfurée.
POTENTILLE. Potenlilla. bot. Parmi les genres européens qui composent la tribu des Dryadées, dans la famille des Rosacées, celui des Potenlilles est un des plus considérables, eu égard au nombre des espèces qu'il renferme. On doit aux professeurs Nestler de Strasbourg et Lebnian de Hambourg, d'excellentes monographies de ce genre. 11 appartient à l'Icosandrie
l'olyfiynie, L ,el il (iffic les eaiacliressuivanls : calico muni cxlt'iieiiremerit de qnalre à cinq hraclées, le lulie coiirl et évastS le limbe à quatre ou cinq divisions peu piofondes; corolle à quatre ou cinq pétales insérés sur le calice; étainines en nombre indéfini; carpelles nombreux, munis d'un style latéral, et placés sur un réceptacle sec et arrondi; graine unl(|ue, pendante dans cha- (|ue carpelle. Ce genre ne se distingue du Fraisier que par le réceptacle des fruits, qui est sec et non succulent comme dans ce dernier genre. On y a réuni avec raison les genres Comarum et Tormenlilla de Linné, qui n'en différent que par des caractères d'une valeur minime, comme la forme et la couleur des pétales, le nombre des parties de la fleur, etc. Dans le second volume du Proilvomus tysteinalis Feijelabilium du professeur De Candolle , .Seringe a décrit cent si.\ espèces de Potentilles. Ce sont des lierbes ou des plantes suffrutescenles, à feuilles composées, accompagnées de stipules aduées au pétiole; les fleurs sont blanches ou jaunes, quelquefois rouges. La plupart de ces espèces croissent dans les localités monlueuses de notre hémisphère. Les Alpes, les Pyrénées, les montagnes de la Sibérie et de l'Amérique septentrionale, sont les con- Irées où l'on en trouve le plus grand nombre. Qiiel- (|ues-unes, telles que les Putenlitla veina, auiea, f/ianili/lora, paraissent dès les premiers jours du printemps, et couvrent la terre de leurs fleurs d'un beau jaune de soufre. D'autres ont des Qeins d'un blanc lacté, et ressemblent beaucoup aux Fiaisiers; elles ne s'en distinguent (pie par le réceptacle des fruits qui est sec et aplati. Enûn on cultive dans les jardins une magnifique espèce nouvelle (Potentilla atropurpuiea) dont les pétales ont une belle couleur rouge, et qui est originaire du Népanl.
POTÉRANTHÈRE. Poteranihera. bot. Genre de la famille des Mélasiomacées, institué par Bongard qui lui assigne pour caractères : tube du calice ovali globuleux et libre, son limbe partagé en cinq divisions lancéolées, acuminées, très-entières, terminées par un poil glanduleux; corolle composée de cinq pétales insérés à l'orifice du calice et allcrnes avec ses divisions, ovales et terminés comme les sépales; cimi étamines insérées avec les pétales et alternes avec eux ; anthères cylindriques, obliquement tronquées au sommet, biporeuses, avec un conneclif courlemenl biauriculé à la base; ovaire libre, snbglobuleux, à trois loges multiovulées; style filiforme, dressé, stigmate subcapilé. Le fruit est une capsule revêtue par le calice, à trois loges, loculicidement trivalve, à placentaire central, trigone; plusieurs semences en cuiller. La seule espèce connue est une petite plante herbacée, à tige presque simple, diessée, télragone, à feuilles opposées, sessiles, subdécuirenles, linéaires, sans nervures, avec leurs bords parsemés de quelques poils rigides et glanduleux; fleurs petites, blanches, axillaires, solitaires et courtement pédoncnlées. Du Brésil.
POTÈRIOCRINE. PoteriocniiHn. Écniiv. Genre de la famille desStellérides, section desCrinoïdes, institué par Muller, avec ces caractères : animal supporté par une colonne formée de pièces articulées, minces et nombreuses, percée dans son centied'un canal assez grand,
circiilaiie, desliné à loger l'intestin; pièces articulaires striées en rayons sur les surfaces par les(|uelles elles se touchent; bras auxiliaires latéraux, naissant irrégulièrement sui' la colonne; bassin formé de cinq plaques pentagones , supportant cinq |daques intercostales, hexagones, sur lesquelles s'ai)puient cinq placpies scapulaires; une ou deux plaques interscapulaires , appuyées sur une des plaques intercoslales. Cbai|ue placjue scapulaire supporte un bras. Base de la colonne probablement fasciculée et adbélente. Ce genre de Crinoïdes, composé de deux espèces fossiles, se reconnaît à sa colonne cylindrique, à ses articulations minces, égales et assez laigement percées d'une ouverture ronde, striées en rayons, à son corps figuré en verre à vin, creux, formé de plusieurs séries de plaques minces, articulées, à la présence de deux plaques surnuméraires, situées d'un seul côté entre les plaques scapulaires; enfin à la forme des plaques scapulaires qui présentent, en leur bord supérieur, une échancrure de laquelle naissent les bias formés d'un seul article allongé; deux doigts naissant de chaque bras. Muller n'a point eu occasion d'examiner des échantillons assez parfaits pour compléter les caractères génériques. Du reste, ce que l'on connaît suffit pour distinguer nettement les Potériocrines des autres Crinoïdes. Les espèces rapportées à ce genre sont les Poteriocnnus crassus et Poleiioc/inus tennis, que l'on trouve fossiles dans le calcaire carbonifère de quelques parties de l'Angleterre.
POTERIU.M. BOT. A. PlMPRENELI.E.
POTIIEL. BOT. (Tlievet.) Synonyme de Fivus Sycoiiiorus, L.
POTHOMORPHE. PoUiomorphe. bot. Genre de la famille des Pipéracées, établi par Miquel aux dépens du genre Piper de Linné, et que pres(iu'en même temps Kunth proposait sous le nom de Heckeria. Caractères : Heurs hermaphrodites, ramassées en chatons, et disposées en quinconces autour d'un rachis filiforme; bractées peltées et frangées ; chatons renfermés avant l'épanouissement dans des spathes pétiolaires; deux étamines libres; filaments courts; anthères réniformes, à deux loges transversalement déhiscentes; ovaire Irigone ; sligmale sessile, à trois pointes recourbées. Le fruit consiste en des baies 1res petites, ohovato-turbinées, trigones, tronquées, granuloso-glanduleuses, glabres, séparées des bractées qui persistent; péricarpe très-petit et s'effaçant insensiblement; semence lisse et brune.
PoTUOMORPEE OMBEI.IÉE. Polliomoiphe utiibel/alo , Mlq.; Piper iimbellalum, L. Ses tiges sont herbacées, dressées, hautes de deux |)ieds environ. géniculées, garnies de feuilles amples, distantes, cordées, acuminées, avec leurs nervures pourvues de poils en dessous; pétiole amplexicaule, long et glabre; épis axillaires, blanchâtres, au nombre de trois à six, portés sur un pédoncule commun. Saint Domingue.
POTIIOS BOT. C'est un genre de la famille des Aroïdées et de la Tétrandrie Slonogynie. L., qui se compose d'un 1res -grand nombre d'espèces, jiour la plujiart originaires de l'Amériipre méridionale, et dont quel- (jues-unes sont parasites. Ce sont en général des plarrles