‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 25 sur 103 · RAF · texte numérisé non relu

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sinns égales et obluses; la gorge du calice est garnie li'une couronne annulaire, enlière, ornée inlérieureinenl d'aréoles Irés-nonihreuses, convexes. Du fond du calice naît une sorle de grosse columelle charnue, qui remplit le tube presque en totalité ; sa face supérieure, i|ui est légèrement concave, est toute hérissée d'appendices charnus, irréguliers et allongés; au-dessous de son contour qui forme un bord saillant, la columelle se rétrécit pour former une sorte de large pédicule par lequel elle s'insère au fond du calice. C'est à la face inférieure de ce contour que les élamines sont placées. Elles forment une rangée circulaire, et sont chacune renfermées dans une petite fossette creusée dans la substance même de la columelle. Chaque étamine consiste eu une anthère presque globuleuse, sessile, présentant intérieurement un grand nombre de cellules dans lesquelles sont renfermées des granules spbériques. Les anlhères s'ouvrent par un petit trou qui se forme à leur sommet. Dans cette fleur, on ne trouve aucun rudiment de pistil, et par conséquent la plante serait dioïque. Telle est en abrégé la description du Kaffleaia jéinoldi, sur laquelle R. Brown a publié son excellent Mémoire, qu'accompagnent de magniti(|ues planches. L'auteur du Mémoire trouve au Rafjlesia différents rapports de structure avec les genres yliistolochia, et surtout avec le Cytinus, et il |>ropose de le placer dans la petite famille qu'il a nommée Cylinées, et qui se compose en outre du Crtiiius et du Nepenihes. Cette opinion a été adoptée par Brongniart. dans son Travail sur les Cytinées (Ann. Se. nat., I, p. 29). Cependant quelques auteurs, en Angleterre, pensent que le Rafjlesia ^] rnotdi n'esl point une plante phanérogame, mais une sorte de Champignon, et que les corps que Brown décrit comme des anthères ne sont que des conceptacles remplis de séminules. Une seconde espèce de ce genre a été aussi décrite sous le nom de Rufflesia Hors/ieldii; mais elle est moins connue que la précédente.

RAFLE. BOT. Même chose que Racbis. f^. Axe.

RAFNIE. Rafnia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Thunber); (Piodr. prœf. post Flor. Cap., 503), et ainsi caractérisé par De Candolle {Piodr. Syst. f^eget., vol. 3, p. II») : calice divisé jusqu'au milieu en cinq lobes, dont les quatre supérieurs sont plus larges, lanlôt distincts, tantôt un peu cohérents, le lobe inférieur sétacé et très-aigu; corolle glabre, ayant l'étendard presque arrondi et la carène obtuse; dix étamines monadelphes, dont la gaine tînit par se fendre en dessus; gousse lancéolée, comprimée cl polysperme. Ce genre fait partie de la tribu des Lolées, section des Génistées de Brown et de De Candolle. Celui - ci a réuni au Rafnia le genre OEdinannia de Thunberg qui, en effet, n'offre aucune différence importante. C'est à Thunberg qu'on doit la connaissance de la plupart des espèces qui le composent et dont le nombre monte à quatorze. Les Rafnies sont des arbustes tous indigènes du cap de Bonne-Espérance, glabres, très-reconnaissables dans les herbiers par la teinte de leur feuillage qui, par la dessiccation, devient plus ou moins noirâtre. Leurs feuilles sont simples, entières, iioji amplexicaules, alternes, les Qorales ((uelquefois

opposées. Les fleurs sont jaunes. Parmi les espèces les plus remarquables, il en est une qui se cultive facilement dans les serres d'orangerie; c'est le Rafnia triflora, Thunberg; Ventenat, Jard. de Malm., t. 48; Crola/aria triflora de Bergius et Linné. Cet arbrisseau a un magnifique aspect ; ses rameaux, très-nombreux, sont garnis au sommet de fleurs aussi grandes et de la même couleur que celles du Genêt d'Espagne (Spartiiimjiinceum, L. ).

RAGADIOLE. BOT. A'. Rhagadiole.

RAGIOPTERIS. BOT. Ce genre, introduit par Presle dans la famille des Polypodiacées, a été réuni au genre Onaclea de Linné.

RAGOULE. BOT. Même chose que Raligoule. y. ce mot.

RAGUENET. ois. Même chose que Cabaret ou petite Linotte ronge, r. Gjios-Bec.

RAGUETTE. bot. L'un des noms vulgaires du Ruviex acutus, L. ^. Patience.

RAIAKE. bot. r. Rajahie.

RAIE. Raja. pois. Ce genre, fort nombreux en espèces de formes bizarres et très -variées, est néanmoins des plus naturels; sa formation fut du premier coup très -heureusement saisie par Artédi et Linné. On a tenté depuis de le partager en genres fort multipliés, mais ces genres, distincts quand on ne considère que l'espèce <|ui leur sert de type, se confondent tellement par leurs limites, qu'il est difficile de les conserver autrement que ne l'a fait Cuvier, c'està-dire que comme de simples sons-genres. Les Raies, dit l'illustre professeur, se reconnaissent à leur corps aplati horizontalement et semblable à un disque, à cause de son union avec les pectorales, extrêmement amples et charnues, qui se joignent en avant l'une à l'autre, ou avec le museau, et qui s'étendent en arrière des deux côtés de l'abdomen, jusque vers la base des ventrales ; les omoplates de ces pectorales sont articulées avec l'éiiine, derrière les branchies; les yeux et les évents sont à la face dorsale du disque; les narines, la bouche et les ouvertures des branchies à la face ventrale; les nageoires dorsales sont presque toujours sur la queue. Les Raies appartiennent à la famille des Sélaciens (^. ce mot), de l'ordre des Chondroptérygiens ou Poissons dont le sqiielelle est cartilagineux. C'est au large, c'est-à-dire assez loin des rivages, qu'on les pêche dans la mer; la plupart y atteignent une grandeur énorme, il en est même de gigantesques; trèsaplaties, taillées à peu près en losange ou eu forme de cerf-volant, trèsélargi etap|iointi par les angles, elles volent et planent dans l'eau plutôt qu'elles n'y nagent, et on les a comparées, à cause de leurs allures, aux Oiseaux de proie, qu'en effet elles repiésentent à certains égards dans l'immensité de l'Océan ; le dessus est coloré, la partie inférieure est blanche; les yeux, munis d'une membrane clignotante, se voient en dessus, et sont disposés de façon à ne pouvoir distinguer la proie que la bouche, fendue en travers et disposée précisément en dessous, saisit au moyen de dents fort dures, bien éraaiUées, et qui sont les seules parties du squelette ca|>ables d'acqnéiir la consistance qu'on leur tiouve dans le reste des Vertébrés c|ui en sont munis.

Derrière la Ijoiiclic, sont les oiiverlures liriinchiales. Les éveiils cl les narines sont, comme les yeux, à la partie supérieure de la tète (|ui, chez la plupart, est confondue par le pourtour des nageoires. Ce sont proprement les pectorales qui, s'étant étendues considérablement dans le plan horizontal, ont d(jnné aux Raies les formes extraordinaires qui les singularisent; dépourvues de ces nageoires en ailes, on y verrait bien plus les formes générales de certains Reptiles, et particulièrement de Batraciens urodèles, (|ue celles des Poissons dont elles n'ont point les écailles, car leur peau est lisse et muqueuse quand des aiguillons épars ne la hérissent pas. La subslance des os semble s'être extravasée dans ces aiguillons, quand il y en a, et on les compare à des dénis déviées dans leur situation. L'ouie et la vue paraissent ètie des sens bien développés chez les Raies; mais c'est l'odorat surtout qui doit y être excellent. L'ouverture de l'anus est à l'extrémité (lu ventre, près de la queue; c'est derrière cette ouverture (|u'on remarque, dans le mâle, deux corps saillanls qu'on a longtemps pris pour les organes de la génération, mais qui ne sont que (ieu\ membres de préhension au moyen desquels la femelle se trouve plus étroitement saisie pendant l'acte de l'accouplement qui est réel, et a lieu par une application immédiate, mais il n'y a point d'intromission faute de pénis, et la liqueur spermatiqiie est plutôt absorbée que reçue par la femelle. Dès le temps d'Arislole, ce fait avait été annoté. Les femelles, comme dans les Oiseaux rapaces, sont toujours plus grosses que les mâles. Elles ont deux ovaires où se trouvent des neufs à différents degrés de maturité, de sorte qu'il ne s'en échappe qu'un seul à la fois, et un accouplement nouveau est nécessaire pour chaque ponte ; aussi, au temps du frai, quand les Raies se rapprochent des rivages, la chose s'y voit-elle très souvent, mais dans les approches successives, le hasard seul ramène les mâles auprès des femelles, il n'existe ni apparence de préférence marquée de choix, ni attachement même pour une saison.

Le crâne ne forme qu'une très-petite partie dans la tête des Raies, et le cerveau n'en remplit pas entièrement la cavité; les vertèbres cervicales et dorsales sont soudées, tandis qu'il en existe un grand nombre pour la queue; les côtes et le sternum n)an<iuent entièrement. Les rayons des nageoires pectorales, également cartilagineux et Hexibles, sont très-nombieux, serrés parallèlement les uns contre les autres, articulés dans toute leur longueur, et mus par un puissant appareil musculaire qui est la partie la plus délicate d'un Poisson qu'on sei l sur la table du riche, où il ne laisse pas que d'être assez recherché, quoi qu'il soit excessivement commun et l'un des mets les plus habituels du pauvre, dans les pnrls de mer.

On peut diviser les Raies ainsi <|u'il suit : t RoiKOBATE. Khinobules. Ce nom vient de ce que les anciens crurent (|ue l'animal autiuel ils l'appliquaient était le produit d'inic Squaline et d'une Raie, parce qu'il tenait de la forme des deux Poissons. En effet, dans les Raies de ce sous-genre, le passage aux .Squales est parfaitement établi |)ar une queue grosse, clianiue et garnie de deux dorsales, avec une

caudale bien distincte; museau libre, pointu; dents serrées en quinconce comme de petils pavés. L'espèce la plus ancieimement connue est assez répandue dans la Méditerranée, surtout dans le golfe Adriatique; c'est le Roja Rliinobatiis, L., Gmel., 6ys<. Nut., i, p. 1510; Salvien, Fisc, 155, caractérisée par une seule rangée d'aiguillons qui règne le long du dos. Ou l'a trouvée, dit-on, jusque dans la mer Rouge. Son corps est allongé, d'un brun foncé en dessus, d'un blanc rougeàtre eu dessous. Elle ne dépasse pas trois ou quatre pieds de longueur. Sa chair est médiocre. — La Raie Thouin de Lacépède (Pois., t. i, pi. 1, fig. 1-.") en paraît être fort voisine, si elle est autre qu'une de ses variétés. Le Rhinobalus lœvis, Schneider, dont le Raja D/iildcnsis de Forskahl ne serait qu'une variété, et le Rhinobalus elcctiicus du Brésil, sont les autres espèces du sousgenre, auxquelles Blainville ajoute seulement par indication les suivantes : inleger, gianiitaliis , Russe llianus , Cotomiindelims , fascialtis , bifiiicalns, lœcissimuselaucxloslomvs.Ceneàcrnière appartient au sous-genre suivant :

f-j- Ruina, Rliiiiu, dont le Rhina ancxlostoina de Schneider (pi. 72) est la seule espèce bien constatée. Ce sous-genre diffère principalemeul du précédent en ce que le museau y est court, large et aiTondi; il forjne un passage aux Torpilles; et la Raie chinoise, décrite d'ai>rès un dessin venu de Chine, par Lacépède (Pois., t. I, pi. 2, fig. 2), floUe incertaine entre les deux sousgeuies.

ttt Torpille. Torpédo. Ce nom vient de l'espèce d'engourdissement ou de torpeur (jue les Poissons qui le portent, causent quand on les touche. La Narcohate de Blainville en est à peu près ré(iuivalent. Cette propriété d'engourdir, dont on a trouvé la cause dans un appareil tiès-siugnlier, que le Poisson porte entre les pectorales, la tête et les branchies, mérite d'occuper les naturalistes, et valul au Poisson qu'elle caractérise une grande célébrité. Un appareil qu'on peut appeler galvani(|Ue est formé chez les Toipilles de petits tubes membraneux , serrés les uns contre les autres comme des rayons de gâteaux d'abeilles, subdivisés par des diaphragmes horizontaux en petites cellules pleines de mucosité, animées par des nerfs abondants, qui viennent de la huitième paire. Tout être qui en est frappé éprouve une violente secousse, accompagnée d'un genre de douleur, capable de suspendre instaiitanémenl toutes les facultés, et il parait que c'est à l'aide de ce moyen terrible que la Torpille s'empare de sa proie. Aussi les pêcheurs ne la louchent-ils pas sans de grandes précautions, pour éviter le contact des points de son corps où correspond l'appareil stupéfiant. Toutes les Torpilles n'ont pas la même force galvanique; celle qui met en jeu la |)lus grande quantité du fluide qui fait sa force, est l'une de celles que Risso a récemment distinguées, et à laquelle il donna par celle raison le nom même de Galvani. Les Toriiilles ont la queue courte, encore assez charnue à l'insertion ; le corps est à peu près circulaire, le bord antérieur étant formé par deux productions du museau <|ui , décote, atteignent les pectorales. Ce sont des Poissons plats, presque orbjculaiies, que la qui ue, qui s'y implante comme un

manche, pourrait, quanl !i la forme, faire comparer ;"i lin balloir. Leur cliair, sans êlre bonne, n'esl pas à dédaigner. Les dénis sont petiles el aigufis. Linné avait confondu plusieurs des espèces de ce sous-genre dans une seule, son Raja Torpédo, et Gmelin n'en distingua pas davantage. Risso le premier signala ces différences, qui sont : 1» l^orpedo Nnrke, Risso, Nie, t. m, p. 142; Raja Torjiedo , Encycl. Pois., pi. 2, fîg. 5. La plus commune de loutes, particulièrement dans la Méditerranée, est caractérisée par cinq grandes lâches d'un bleu plus ou moins foncé, environnées d'un cercle brunâtre, placées sur le dos qui est agréablement nuancé de blanchâtre, de rougeàtre et de I)run. 2" Torpédo unfmaciilala, Risso, /of. cit., p. 143, pi. 4.fis. 8. Elleest jaune, ponctuée de blanc, avec une grande lacbe bleue au milieu du dos. 5" Torpédo maniiorata, Risso, loc. ci/.,\t. 14Ô, pl.4, 15g. 9. I)e couleur de chair marbrée el lacliptée de brun. A" Torpédo Galvaiii, Risso, loc. cit., p. 144; Torpille de Rondelet, ô63, fîg. 1. La plus grande de toutes, celle qui se retrouve le plus communément sur les côtes océanes. Le dos, sans taches ni marbrures, est roux ou d'un gris brun un peu plus noir que les bords.

tttt R*IES PROPREMENT DUES. Roja. Ellcs Ont le discjup de forme rbomhoidale; la queue mince, garnie en dessus vers sa pointe de deux petites dorsales, et quel(|uefois d'un vestige de caudales; les dents minces et serrées en quinconce sur les mâchoires. Ces Raies viennent plus grandes que les précédentes; ce sont celles que Rlainville, d'après Klein, appelle Dasybates, DasybalHs: \o La Raie bouclée. Raja c lavât a , L., Gmel., loc. cit., p. 1510; Encycl. Pois., pi. 5, fig. 9; la Ciavetade des côtes méditerranéennes, qui atteint jusqu'à douze pieds de long, et dont le dos. parsemé d'aiguillons épars, est brunâtre, tacheté de blanc et de noir. Cette espèce, dont on pèche d'énormes quantités, a la chair un peu coriace, aussi la laisse-t-on s'amortir avant de l'exposer dans les marchés. 2" La Raie blanche. Raja Bâtis, L., Gmel., /oc. C!<., p. 1503; Encycl., pi. 2, fig. C. La Raie lisse, qui est absolument en forme de losange, avec le dos âpre, mais n'ayant d'aiguillons que sur la queue, où ils sont régulièrement disposés sur une seule rangée. Cette espèce est encore plus grande que la précédente. A Ostende, le patron Herreman, du bateau pêcheur VElise, a apporté une Raie Bâtis vivante, le 1" juin 18.59, venant de la cote de Féroê, qui avait de la tête à l'extrémité de la queue 8 pieds 8 pouces, sur 6 pieds 2 pouces de large; son épaisseur était de 1-3 pouces. Sa bouche garnie de S rangées de dents, offrait une ouverture de 6 pouces 1/4; elle pesait 192 kilogr. 3» La Raie Foulon ou Chardon, Ruja Fullonica, L., Gmel., loc. cit., p. 1507, représentée par Bloch, pi. 80, et par Lacépède, t. i, pi. 4, fig. 1, comme l'Oxyrhinque, dont tout le dos est couvert d'épines, el qui est surtout répandue dans les mers du Nord. 4» La Lentillade ou l'Alêne, Raja Oxyrhinciis, L., Gmel., loc. cit., p. 1506; Encycl., pi. 2, fig. 7; qui parvient à sept pieds de long sur cinq de large, el qui portant sur chaque œil un rang d'aiguillons, en a également un autre qui règne longitudinalement sur le dos et sur la queue.

Le iMiraillet, Raja Miraletiis; le Cuvier, Raja Ciivierii; la Mosaïque, Raja Mosaica ; l'Églantier, Raja Eglanteria , Lacép.; la Rose. Raja Raitula, des îles Baléares (Ann. Mus, t. xiii, p. 321); \eRaja asterias, L.; le Raja roslellata,K]ssn;]es Raja marginata et viidulata, Lacép., t. iv, pi. 14; enfin les Roja aspera, oculata, puiiclala et roslrala, Risso, fort petites espèces de la Méditerranée, appartiennent encore au sousgenre Raie, avec quelques autres dont Rlainville ne fait connaître absolument que le nom.

i+ttt Trtgons ou Pastenagces. Ces Raies se reconnaissent à leur queue armée d'un aiguillon , rarement deux, dentés en scie de chaque côté, qui s'implantent vers le milieu. La tête pointue est enveloppée dans les nageoires pectorales, qui ne s'étendent point latéralement en angle. Les dents sont ténues, serrées et disposées en (|uinconce. « Les Pastenagues, dit Risso (Nie, t. Ht, p. 101). quoique armées d'un long dard qui les rend redoutables aux Hommes el aux animaux, paraissent avoir les mœurs jiaisibles. Astucieuses par besoin, elles restent à demi ensevelies dans la vase, ou couchées sous l'ombrage touffu des Zosières, dans l'espoir de saisir quelque Poisson à son passage. Ce n'est ordinairement que pendant la nuit qu'elles quittent leur retraite, et c'est alois qu'elles tombent dans les filets qu'on leur lend. La chair de ces Poissons a peu de goût. » l/espèce la plus commune est le Raja Pasliiiaca, L., Gmel., loc. cit., p. 1509; Bloch. pi. 82, Enc, pi. 3, fig. 8. Sa tête esl en forme de cœur; sa couleur est d'un brun ou d'un gris livide en densus, et blanche eu dessous; elle ne pèse guère que dix à douze livres. Elle abonde surtout dans la Méditerranée. Les autres Pastenagues sont : l'Altavelle, qui est fort ressemblante à la commune et qui porte deux aiguillons à la queue; le Coucou, Lacép., t. iv, p. G72; le Raja orbicularis, de Schneider, qui est YAiereba de Marcgraaff; la Tuberculée de Lacépède; les Raja Uaniac et Seplien, de Forskahl, qu'on pêche dans la mer Rouge; la Raie de Sloane, Jamaïq.,pl.240,fig.l;le Trygon Aldrovandi, Risso; enfin le Raja Lymna, de Forskahl, que Cuvier ne croit point différer de la Pastenague ordinaire. Rlainville ajoute à ces espèces les noms suivants ; Trygonobatiis, oxydontus, microurus, cavipaniformis, Rosselliunus, Siiidrachus, longicaudaliis, dorsalus, imbricalus, asperus, Comme rsoitii, viaciilatiis. Plumeriiel pinnnttis. Desmarest a observé une singulière espèce de ce genre, qui a été pêcbée dans les mers de la Havane, et dont on trouvera la figrtre dans les planches qui forment l'atlas du présent Dictionnaire, sous le nom de Trygon Torpedinus , que sa forme de Tor-pille lui méritait; elle est presque ronde, avec la i|ueue nue, non terminée en fouet, mais munie d'une caudale en spatule, postérieurement bilobée ; l'aiguillon est implanté en dessus vers le point où correspond le commencement de la caudale. Le corps esl d'un brun chocolat en dessus, ponctué de brun plus foncé; la couleur du dessous est d'un gris sale. De petits points blancs se voient au bord des pectorales et sur les ventrales. C'est ce genre que Lesueur a principalement enrichi d'espèces américaines à deux aiguillons sur la queue.

Il A I

Les CÉPHAI.OPTÈRES Cl les MouRiNEs peuveiil èlre considérés comme genres distincts, y. ces mots.

RAIETONS. POIS. Sur certaines côtes, on nomme ainsi les petites Raies bouclées.

RAIFORT. Rai)hanus. bot. Ce genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamic siliqueuse, L., est ainsi caractérisé : calice dressé, dont deux des sépales sont légèrement bossus à la base; pétales onguiculés, le limbe obovale ou obcordiformc; étamincs ayant les filets libres el non dentelés; silique cylindrique, acuminée par le style, coriace et subéreuse, biloculaire ou uniloculaire par l'avortement de la cloison, tantôt continue, tantôt étranglée par des isthmes; graines globuleuses, pendantes, placées sur une seule ligne ; cotylédons épais el condupliqués. Le professeur De CaudoUe (Syst. yeget., 2, p. 6G2) a partagé ce genre en deux sections : la première, qu'il a nommée Raphanis, est caractérisée par la silique fongueuse, biloculaire, offrant rarement des élranglemenls transverses. Celte section ne renferme que deux espèces bien distinctes, savoir : lo Ilaphamts sutiviis, L.; 2" Raphanus caiidatus, L. La seconde, à laquelle il a donné le nom de RaphunistriDU, a la sili(iue coriace, uniloculaire apiès la maturité, et offrant ordinairement des étranglements Irès-prononcés (jui la fonl paraître moniliforme; quatre espèces, dont nécessairement le Raphanus Raphanistium, composent celle section.

Le type de la première section est le Raifort cultivé, Raphanus sativus, L. Cette plante est originaire de l'Asie occidentale, de la Chine el du Japon, où, selon Thunberg, elle croit naturellement sur le bord des chemins. On la cultive en Europe dans les jardins potagers, a cause de sa racine vulgairement nommée Radis, dont on connaît un grand nombre de variétés plus ou moins estimées selon leur saveur qui est en général piquante et qui excite l'appétit. Dans quelques-unes de ces variétés, les racines sont oblongues ou fusiformes, d'autres sont arrondies; leur couleur varie aussi du blanc au rose vif. Les Radis sont munis, au collet de la racine, de deux lambeaux de l'épiderme, qui ont été mal à propos considérés comme une coléorhize. f^. ce mol. Une variété du Raphanus sativus, qui pourrai! peutêtre passer pour une espèce, est le Raifort oléifère, dont les siliques sont longues et contiennent un plus grand nombre de graines que les autres variétés; mais la racine de celle plante est, par une sorte de compensation, Irès-grèle et à peine charnue. On trouve donc dans celte plante un exemple frappant de celle loi générale parmi les Crucifères , que les variélés munies d'une racine grosse el charnue n'ont qu'un petit nombre de graines, el réciproquement que celles qui onl un grand nombre de graines onl de très-peliles racines; d'où il suit que les premières sont cultivées à cause de leurs racines comestibles, et les autres à cause de leurs graines oléagineuses. La racine nommée vulgairement Radis noir. Raifort des Parisiens, gros Raifort, appartient encore à une variété du Raphanus salivus; elle est fort remarquable par ses grandes dimensions, la couleur noire de son écorce, el sa saveur extrêmement piquante. Celle racine possède des propriétés antiscorbuliques, à peu près au même degré que celle du

Cochlearia armoracia, qui a reçu le nom de Raifuit sauvage, l^ . Cochlearia.

La section Raphanistrum a été ainsi nommée, parce que le Raphanus Raphanistrum, L., en est la principale espèce. Celle plante, vulgairement nommée Radis sauvage et Ravonnet, infeste les moissons; mais elle n'y produit pas d'autres dommages que de pomper inutilement les sucs nourriciers du sol. ses graines tombant ordinairement avant la récolle des céréales. Cependant elle est quelquefois si abondante qu'oa dirait, au printemps, que les champs en onl été semés artificiellement. Il y en a plusieurs variétés, les unes à Heurs d'un blanc sale, striées de lignes noires, les autres à fleurs jaunes. Celles à Heurs jaunes ressemblent à la Moutarde des champs (Sinapis arcensis, L.); on les distingue par leurs Heurs plus grandes, à calice dressé, et par les fruits entièrement différents. Quelques auteurs ont voulu élever la section du Raphanistrum au rang de genre, comme Tourneforl l'avait primilivement établi; mais ces auteurs n'ont fait qu'introduire un peu de confusion de plus dans le genre Raphanus, en créant inutilement de nouveaux noms. Ainsi le Dondisia el VOrmycarpus de Nccker, le Durandea de Delarbre sont synonymes de Raphanus Raphanistrum.

Un grand nombre d'espèces placées par les auteurs parmi les Raiforts, en ont été extraites, soit pour être plus convenablement réunies à d'anciens genres, soit pour en former de nouveaux; ainsi \es Raphanus recurvatus, Delile; Raphafius lyratus, Forsk.; Raphanus pterocarpus, Pers., forment le genre Enarthocarpus. Le Raphanus lœmgalus de Marschal-Bieberstein est le lype du genre Goldbachia. Les Raphanus tenellus, strictus, Sibiricus, Ibericus, etc., constituent le genre Chorispora.

RAI-GRASS. BOT. Synonyme de Lolium percnne. y. Ivraie.

RAIIS. POIS. Même chose que Mylète. y. ce mot.

RAILLARDIE. Raillardia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, établi par Gaudichaud dans la tribu des Sénécionides, pour une plante qu'il a observée aux îles Sandwich. Caractères: capitules de quatre on six Heurs bomogames; involucre cylindracé, à quatre ou cinq divisions, nu ou bibracléoléà sa base; réceplacle étroit el nu; tube de la corolle obconique, son limbe a quatre dénis; filaments des élamines plus épais dans leur partie supérieure; anthères sans queue; sligmales arqués et divergents, plans ou semi-filiformes, acuminés, ciliés, exserles; akènes cylindriques, anguleux, lurbinés ou atténués à leur base; aigrette unisériale, plumeuse, avec des soies presque cornées à sa base.

Raillaruie linéaire. Raillardia linearis , Gaud. C'est tme plante à liges cylindriques, lernées, garnies de feuilles alternes ou verlicillées par trois, linéaires ou lancéolées, très-entières el d'un vert brillanl. Les capitules sont disposés en grappe ou en panicule; les Heurs sont jaunes, avec leurs aigrettes rouges.

RAILLE. OIS. L'un des noms vulgaires de la RousseroUe.

RAINE ou RAINETTE. Hyla. rept. Ce genre, trèsnaturel el composé des Batraciens dont les formes et

les couleurs sont généralement les plus élégantes, fut séparé des Grenouilles (Rana, L.) par Laurenti, et il a été adopté par tous les erpétologistes. Ses caractères consistent dans la longueur, plus considérable que chez lous les autres Anoures, des pattes postérieures, et surtout par les pelottes ou disques visqueux qui se voient sous les doigts élargis, et qui facilitent aux Rainettes les moyens de se cramponner aux corps et de grimper aux arbres sur lesquels on les trouve ordinairement. Aussi peut-on les considérer plutôt comme des Reptiles de l'air, où les Rainettes poursuivent les insectes pour s'en nourrir, que comme des Reptiles aquatic|ues. Cependant elles viennent déposer leurs œufs dans l'eau où s'opèrent toutes leurs métamorphoses. Elles s'y enfoncent aussi, et pénètrent par dessous la vase afin d'y passer la saison rigoureuse. On les voit aux beaux jours, blotties sur le branchage ou courant à travers les gazons, se plaire au soleil. Les mâles ont sous la gorge une poche qui se gonfle quand ils crient pour appeler leurs femelles. Leur cri, plus doux que celui des Grenouilles, s'entend pourtant fort loin ; il consiste dans la répétition des syllabes carac-carac carac, qu'on entend dans les soirées descendre pour ainsi dire de la cime des bois. Agiles, souples, sveltes, elles sautillent de feuilles en feuilles, ou, se collant par leurs pelottes visqueuses, y attendent le Moucheron et le Papillon dont elles se nourrissent, pendant des heures entières, sans que le vent, qui agite leur support, les puisse faire tomber, et sans (|ue leur couleur les trahisse. Elles mangent aussi des larves, des Vers et de petils Lombrics. Ces animaux faibles et sans défense, les plus petits des Batraciens, ont principalement pour ennemis les Oiseaux de proie et les Couleuvres.

Rainette de Lesoecr. Hjla Lesueurii, B. C'est à Desmarest, qui a reçu celle élégante espèce de la Havane, que l'on en doit la connaissance. Sa tète, déprimée longitudinalement dans le milieu, est de la même couleur gris -vineuse que tout le reste des parties supérieures. Elle est arrondie et assez large ; le corps, qui y fait suite, va en s'amincissant régulièrement jus(|u'à son extrémité qui est fort étroite, et la longueur totale des deux parties est de deux pouces et demi environ; le dos est bariolé par de grosses lignes noirâtres, anastomosées, qui interceptent quelques taches irrégulières de la couleur du fond qui domine sur les flancs où sont encore de petites marques noires, allongées verticalement. Les cuisses et les jambes ont des zébrures de la même couleur; ses doigts sont successivement élargis, ou plutôt les pelottes y sont fort considérables; le dessous des cuisses est rose; le dessous du ventre estblancliâlre, comme légèrement rugueux; les doigts des mains sont dépourvus de membranes quelconques, les trois extérieurs des pieds sont au contraire réunis par une membrane qui s'étend jusqu'à la première phalange.

RAmETTE DE Gaihabd. Raiiu Gaimardii, B. C'est la plus grande de celles connues. Le Ironc, joint à la tête, a environ quatre pouces de longueur. Cette dernière partie est comme triangulaire, mais obtuse aux angles, tandis que le corps s'amincit régulièrement en coin vers l'anus; les yeux sont très-saillants; tous les

doigts où la pelotte est très-prononcee sont unis par des membranes. La couleur dominante des parlies supérieures est d'un brun clair, avec des fascies transversales plus foncées, et qui s'étendent jusque sur les membres; une ligne longitudinale noirâtre, qui commence entre les deux narines, à la pointe du museau, règne jusque vers le milieu du dos, où la dilatation des zones lombaires la continue en brunâtre. L'extrémité de la partie postérieure et des jarrets est couleur de puce, et cette coloration produit, quand la Rainette est accroupie, prête à sauter, trois taches terminales coupées en droite ligne. Celle espèce a été prise par Gaimard, aux environs de Rio-Janeiro; c'est le Hyla fulva du Voyage de l'Uranie, p. 182.

RAINERIA. BOT. Le genre de Mousses établi sous ce nom par Notaris, a les coiffes en forme de mitre, le sporange terminal et apophyse, l'opercule conoiUe et décidu, la columelle incluse; les dents du périslome, au nombre de trente-deux, sont simples, allongées, dressées ou réfléchies ou tordues. On trouve cette plante dans les Alpes, au midi de l'Europe.

RAINGER. MAM. ^'. Renne au mol Cerf.

RAIPONCE. BOT. Espèce du genre Campanule, dont on a mal à propos étendu le nom au genre Phyleunic. r. ce mot.

RAISEAIJ NOIR. REPT. Espèce du genre Couleuvre.

RAISIN. BOT. Le fruit de la Vigne, l'. ce mot. On a étendu ce nom à plusieurs autres végétaux, i|ui cependant ne portent pas de Raisins, et on a improprement appelé :

Raisin d'Amérique, le Phytotacca decanilia.

Raisin barbu, la Cuscute.

Raisin de Bois ou de Bruyère, le Myrtile.

Raisin de Chèvre, le Nerprun purgatif.

Raisin de Corneille, VEinpetnim 9iigruni, L.

Raisin impérial ou dd Tropiqce, le Fimis acinarius, Lamx.

Raisin de Loup, le Solanum nigium, L.

Raisin de DiER,une Holoturie, les œufs de Seiches et autres Mollusques, VEphedra distacliia, les Sargasses flottantes, etc.

Raisin d'Ours, VAibutus Uva Ursi, L.

Raisin de Renard, le Paris quadrifolia, L.

Raisin de Seiche, les œufs de Seiches.

RAISIMER. BOT. y. COCCOLOBA.

RAJANIE. Bojaiiia. bot. Plumier est le fondateur de ce genre qui appartient à la famille des Asparagées, et à la Uiœcie Ilexandrie, L. En le consacrant à la mémoire de Jean Rai, botaniste éminent du dix-septième siècle, il lui avait donné le nom de Jan-Baia, que Linné modifia convenablement en celui de Bajania. Voici ses caractères essentiels : fleurs dioïc|ues. Dans les mâles, le calice ou périgone est campanule, partagé au sommet en six folioles oblongues et acuminées; les étamines sont au nombre de six, à filets sétacés et terminés par des anthères simples. Dans les fleurs femelles, le périgone est resserré au-dessus de l'ovaire; celui-ci est infère, comprimé, muni sur Pun de ses côtés d'une membrane saillante, surmonté de trois styles aussi longs que le calice et terminés chacun par un stiginale obtus; le fruit est une capsule presque ronde, garnie

Il A I,

sur l'uii de ses cOlés d'une aile niemliraiieuse, n'offrant inlérieiiremenl qu'une seule loge et une seule graine, par suite de l'avoileinenl des autres loges et graines. Ce genre, voisin du Tamnus, se compose d'environ dix espèces qui sont pour la plupart originaires de l'Amérique méridionale et des Antilles. Dans la Flore du Japon, Tliunherg décrit deux espèces de Hujania de ce dernier pays. Quant à celles de l'Amérique du Nord, mentionnées |)ar Walter et Gmeliu sous les noms de Rujania ovala et Rajatiia Caroliniana, ce sont des Bntnnicitia. Les Rujania hasiata , coi data et qninquefulia , L., sont les espèces fondamentales puisqu'elles se rapportent au Jaii-Raia de Plumier. Ces plantes ont des lacines tubéreuses, grosses, cliariiues. garnies de fibres simples et tortueuses; leurs tiges sont grêles, grimpantes à gauche, pourvues de feuilles alternes, glabres, simples ou composées, et de formes diverses suivant les espèces. Les lîeurs sont petites, verdàtres, disposées en grappes axillaires et pendantes.

RAK. BOT. r. Abak. C'est aussi le Cissus arborea de Forskahl, dont le fruit est le Raka de Bruce, rapporté maintenant au Salvadoia Persica. A'. Salvador e.

RAKEA. MAM. y. ÉCCREDIL DE CeTLAlV.

RAKED. POIS. Synonyme d'Insiilialeur. Espèce de Cotte du sous-genre Platycéphale. A'. Cotte.

RALE. Rallun. ois. (Linné.) Genre de la seconde famille de l'ordre des Gralles. Caractères : bec plus long <iue la tète, droit ou médiocrement arqué, comprimé à sa base, cylindrique vers la pointe; mandibule supérieure sillonnée; narines fendues longiludinalement de chaque côté du bec et dans le sillon, percées d'outre en outre, quoique fermées à moitié par une membrane; pieds longs, assez robustes, et nus jus(|u'un peu audessus du genou ; quatre doigts ; trois en avant et divisés; un en arrière, articulé sur le tarse ; ailes médiocres, arrondies; la première rémige plus courte que les deuxième, troisième et quatrième qui sont les plus longues. Le genre Râle, tel (|u'il est maintenant restreint, se compose d'Oiseaux que l'on peut regarder comme les plus aquatiques de tout l'ordre, car ils n'hésitent point, dans un danger pressant ou même pour satisfaire quelque caprice, de s'abandonner au hasard des eaux et de traverser à la nage, souvent même en plongeant, les ruisseaux qu'osera:. Ji franchir bien peu d'autres Gralles. Us ne sont pas moins apies à la course, et cet exercice leur est même plus habituel encore que celui du vol auquel ils se livrent rarement, qiioiciue cependant la faculté de se percher sur des buissons ne leur ail pas été refusée. Les Râles sont d'un naturel solitaire et même un peu sauvage; leur approche est fort difficile. Us se nourrissent de jeunes plantes aquatiques et de graines, tout aussi bien que d'Insectes, de Vers et de Mollusques; ils sont constants dans leurs gites que d'ordinaire ils choisissent au milieu des Joncs et des Roseaux, car on les y voit toujours revenir par le seul chemin qu'ils se sont frayé. C'est sur les rives les plus touffues et au milieu des herbes que les Râles établissent leur nid; ils le construisent au moyen de brins enlielacés, et le garnissent intérieurement de duvet. La ponte consiste en six ou dix œufs jaunâtres,

tachetés de brun-rougeâtre. On a trouvé des Râles partout, et leur nom a été pris du chant assez singulier que font entendre la plupart des espèces.

Râle kkooi. Rallusakool, Sykes. Parties supérieures d'un brun-roux olivâtre; rémiges et recirices brunes; gorge, poitrine, ventre et croupion d'un brun cendré; tectrices alaires et sous-caudales brunes; menton blanc; bec d'un vert noirâtre; pieds d'un brun rougeâtre. Taille, huit pouces. Du cap de Bonne-Espérance.

Râle Baillos. f^. Galliislle Baillos.

Raie de Barbarie. Ralliis Barharicu>!, Lath. Parties supérieures brunes; ailes tachetées de blanc; croupion rayé de noir et de blanc; poitrine et abdomen d'un brun jaunâtre; le reste des parties inférieures blanc; bec noir; pieds bruns. Taille, neuf pouces.

Raie a bec ridé. Rallus Rilirhyuchos, Vieil. Parties supérieures brunes; dessus et côtés de la tête d'un brun noirâtre; occiput et dessus du cou d'un brun clair; rémiges et rectrices noirâtres; gorge mélangée de brun et de blanchâtre; devant du cou, poitrine et flancs d'un brun bleuâtre; une bandelette blanche de|)uis le bas du cou jusqu'à celui du ventre; tectrices subcaudales, jambes et côlés du croupion noirâtres, avec l'extrémité des plumes d'un brun roussâtre; jambes rouges, avec le derrière noir; bec long, noirâtre, ridé à sa base. Taille, onze pouces neuf lignes. Amérique méridionale.

Râle brdr des Philippines. Rallus fitscus, Lath., BufF., pi. enlum., 773. Parties supérieures d'un brun sombre, qui se nuance de gris vers les parties inférieures; poitrine et haut du ventre nuancés de rougeâtre; tectrices subcaudaks rayées de noir et de blanc; bec brun ; pieds jaunes. Taille, sept pouces. De l'archipel des Indes.

Râle bruyant. Rallus crcpitans, Lath. Parties supérieures noires, striées de brunâtre; sourcils et gorge d'un blanc brunâtre; tectrices alaires d'un marron clair; rémiges noirâtres; devant du cou, poitrine et haut du ventre d'un brun rougeâtre; flancs, abdomen et tectrices subcaudales noirs, rayés de blanc; bec long, d'un brun rougeâtre ; pieds noirs. Taille, treize pouces. Les jeunes ont les parties supérieures d'un brun olivâtre, rayées de gris-bleuâtre; la gorge blanche et la poitrine cendrée. De l'Amérique septentrionale.

Râle Bidi-Bidi. l^. Gallincle Bidi-Bidi.

Râle ue Cayenîse. A'. Gallinule Kialo.

Râle cendré a QCErE noire. iînH«s Taitiensis, Lath. Parties supérieures d'un brun rouge foncé; rémiges noirâtres, bordées de blanc; tète, parties inférieures et recirices d'un gris cendré obscur; gorge cendrée; bec noir; pieds jaunes. Taille, cinq pouces six lignes.

Râle a collier. F. Gallincle Ticklin a collier.

Râle d'eac. Rallus agiialictis , L. ; Scolopax obscura, Gmel., Buff., pi. enlum. 749. Parties supérieures d'un roux brunâtre, avec le milieu des plumes noir; côtés de la léle, cou, poitrine et ventre d'un gris bleuâtre; gorge blanchâtre; Bancs noirs, rayés de blanc; tectrices subcaudales blanches; bec rouge, avec l'arête et la pointe brunâtres; pieds rougeâtres; iris orangé. Taille, neuf pouces trois lignes. Les jeunes ont le milieu du ventre d'un brun roussâtre; l'abdomen d'un

cendré noiiàlre; point de raies lilanches aux flancs. En Europe.

Rai.e a face ivoire. Rallus melanops, Vicill. Parties supérieures d'un brun roussàlre; tête, cou et gorge d'un gris hleuâlre; front et trait oculaire noirs; tectrices alaircs variées de roux et de brun; rcctrices noirâtres : l'externe terminée de blanc; rémiges d'un noir bleuâtre en dessous; poitrine et abdomen d'un blanc roussàlre; bec vert; pieds d'un brun verdàtre. Taille, neuf pouces. Amérique méridionale.

Rai.e de Genêt, r. Galliiviile de Genêt.

Râle a «orge et poitrine rocgeatres. Rallus ferriigineus, Lalh. Parties supérieures noirâtres; Irait oculaire blancbâire; cou et poitrine rougeâlres; le reste des parties inférieures cendré; flancs rayés de blanc; bec noir; pieds jaunes. Taille, buit pouces.

Rai.e grêle. Rallus extlis, Teniminck, Ois. color., pi. 323. Sommet de la lêle et occiput d'un gris foncé ; nuque et cou roux; parlie latérale du cou, poitrine et ventre d'un gris Irès-clair; gorge blanche; flancs, abdomen et cuisses rayés de bandes noires et blancbes; manteau et ailes olivâtres, faiblement rayés de blanc et de brun; pieds jaunâtres. Taille, cinq pouces. Australie.

Râle a long bec. Rallus longirostris, Lath., Buff., pi. cnlum. 84D. Parties supérieures variées de gris et de noirâtre; rémiges et rectrices brunâtres; gorge, devant du cou et abdomen d'un gris blanchâtre; poitrine, venire et flancs gris, rayés de noir; bec rougeâlre; pieds verdâtres. Taille, dix à onze pouces. Amérique méridionale.

Raie Macodrt. f'. Gallinule Macoort.

Râle marquette. ^. Gallinlle marodette.

Râle minime. F. Gallincle Petit-Rale de Cayenne

Râle de Medhen. 7?a//MS f^irginiaiius , L.; Rallus limicola, Vieill. Parties supérieures mélangées de rous sâtre et de noirâtre; lectrices alaires d'un rouge bru nâtre; parties inférieures d'un brun orangé; flancs et abdomen rayés de noir et de blanc; bec noirâtre; inan dibiile inférieure rouge à la base; pieds rougeâlres, Taille, huit pouces. La femelle a la lêle noirâtre, avec les joues cendrées, le haut de la gorge blanc, et les parties inférieures d'un brun jaunâtre. Amérique boréale.

Raie noirâtre. Rallus nigricans , Vieill. Parties supérieures d'un brun verdàlre; front, côtés de la lêle, cou, poitrine et flancs d'un gris ardoisé foncé; ailes noirâtres; gorge blanchâtre; tectrices caudales supérieures, venire, jambes et reclrices noirs; bec verl; pieds rouges. Taille, onze pouces. Amérique méridionale.

Râle de la Nodvelle-Zélande. Rallus Auslmlis. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes d'un gris roussàlre; joues et gorge cendrées; trait oculaire gris; rémiges brunes, rayées de ferrugineux sur les bords; lectrices subcaudales brunes; reclrices brunes, frangées de gris-roux; première rémigeaccompagnée d'une très-longue épine droite et pointue; bec et pieds d'un brun rougeâlre, nuancé de verdàlre. Taille, seize pouces.

Petit Râle de Cayenne. C'est une Gallinule. 'J uict. des sciences nat.

Râle des Pdilippines. y. Gallindle des Philippines.

Raie A poitrine grise. Rallus pecloralis , Temin. Parties supérieures variées de noir et d'olivâtre; cou cendré; gorge blanchâlre; sourcils gris; ailes olivâtres, tachetées de blanc et de cendré; flancs et abdomen noirs, finement rayés de blanc ; bec et pieds bruns. Taille, six pouces. Océanie.

Râle Pocssin. y. Galluvcle Poussin.

Râle rayé. Rallus stiiatus, L. Parties supérieures mélangées de noir, de brun et de marron; sommet de la lêle d'un roux marron ; de longs sourcils blancs qui se dirigent vers les ailes; gorge d'un blanc sale; devant du cou gris; épaules et bords des rémiges parsemés de petites lâches blanches; parties inférieures brunâtres, variées de petites lignes transversales, alternativement blanches et noires; reclrices noirâtres, bordées de roussàlre. Bec et pieds gris. Taille, dix pouces six lignes.

Râle rayé a bec noir et pieds rouges. Rallus Capensis, Lalh. Parties supérieures et haul de la poitrine d'un brun ferrugineux; rémiges, reclrices latérales, bas de la poilrine, venire et cuisses ondulés de noir et de blanc; bec noir; pieds rouges. Taille, neuf pouces. Afrique méridionale.

Râle tacbeté. Rallus laiiegatus, Lalh., Bufl'., pi. enlum. 775. Parties supérieures variées de blanc et de noir; tectrices alaires variées de brun-roussàlre, de noir et de blanc; rémiges noirâtres; reclrices noirà- Ires, frangées de blanc; gorge blanche; parties inférieures tachetées irrégulièrement de blanc et de noir; bec long, jaunâtre, avec la base de la mandibule inférieure rouge; pieds jaunâtres. Taille, onze pouces. Cayenne.

Râle Tiklin. f^. Gallinule des Philippines.

Râle a ventre roux de Cayenne. Buff., pi. enl. 753. f^. Gallinule Kiolo.

Râle de Virginie, l^. Gallinule de Virginie.

Râle Widgeon. f^. Gallinule de Virginie.

Râle Ypecaha. Rallus Ypecaha, Vieill. Parties supérieures d'un brun verdàlre; dessus et côlés de la léle d'un gris bleuâtre; les deux tiers supérieurs du cou roussàtres , avec une ligne qui descend depuis l'oreille jusqu'à la naissance de l'aile; rémiges rougeâlres, terminées de brun-verdàlre; croupion, teclrices caudales et reclrices noirs; gorge blanchâlre; haut de la poitrine grisâtre; venire et jambes d'un gris obscur; bec orangé, avec la pointe verte; pieds rouges. Amérique méridionale.

RAMAK. POIS. Espèce du genre Spare.

RAMALINE. Ramalina. bot. Genre de Lichens auquel Acharius, qui l'a établi, reconnaît les caractères suivants : thalle cartilagineux, en expansions comprimées. Réceptacle universel, un peu solide, d'une consistance un peu colonneuse et blanchâtre à l'intérieur. Rameaux laciniés, souvent garnis de sporidies ou pulvinules farineux; apothécies sculelliformes, un peu épaisses, planes, submarginées, ayant la marge de même nature et couleur que la lame proligère, portées sur de Irès-courls pédoncules. LesRamalines, qui affectent les formes de pelils Fucus, plutôt que celles d'ar-

husles, sont loules d'un vert glauque assez pâle, qui règne uniformément sur loules leurs parties, même sur la lame proligère. Elles croissent sur les branchages morts, les écorces profondément raboteuses des grands arbres, les vieilles planches et les rochers. Elles sont, dans ces divers sites, allernativement exposées à l'humidité des pluies qui les ramollit, ou à l'ardeur du soleil qui les rend dures et cassantes, sans que leur organisation en paraisse souffrir. Toutes sont glabres et polymorphes, de sorte que les espèces n'en sont pas faciles à déterminer. Les zones glaciale, tempérée et torride en produisent indifféremment dans les deux mondes. On peut citer : le Ramalina scopuloiu»i, Ach., remarquable par sa prodigieuse polymorphie, et qui croît sur les rochers maritimes, particulièrement aux îles Cbausé, à Saint -Malo, au Finistère, ainsi qu'à Belle-Ile en mer. Certains individus atteignent à dix pouces de longueur, et pendent aplatis en lanières lacuneuses, tandis que d'autres s'élèvent en petites touffes comme des aleines, noires par leur base, ou en arbustes terminés par d'innombrables ramifications. — Le Ramalina fraxinea, qui s'étend en lanières rugueuses, souvent larges d'un pouce et demi, longues d'un pied, et qu'on trouve communément en divers Étals, sur les grands arbres qui bordent les chemins et les avenues. — Le Ramalina macifoimis est compris dans la Flore d'Egypte oii Delile a fait graver cette singulière espèce recueillie sur les rochers des monts dont le Sinaï forme le couronnement.

RAMANGIS. BOT. Du Petit -Thouars (Histoire des Orchidées des iles australes d'Afrique, tab. 59) a désigné sous ce nom une Orchidée de l'Ile-de-France qui, suivant la nomenclature linnéenne, doit être nommée /ingiœcuin lamosum.

RAMARIE. Ramaria. bot. Genre formé par Holmskiold, aux dépens des Clavaires, y. ce mot.

RAMART. POIS. L'un des synonymes vulgaires de Chimera arclica. V. Cbimère.

RAMATUELLE. Ramatiiella. bot. Genre de la famille des Combrétacécs, établi par lvunth(A'oi!a Gen. et Spec. Plani. œquin., vol. vk, p. 233, tab. 63f>) qui l'a ainsi caractérisé : fruit à cinq angles ailés supérieurement, coriace, ligneux, aminci en bec au sommet, nniloculaire, monosperme , indéhiscent. Graine pendante? ovoïde, presque conique, marquée d'un raphé sur un des côtés; embryon sans albumen conforme à la graine, formé de cotylédons foliacés et enroulés, à radicule supère. On ne connaît ni les calices, ni les pétales, ni les élamiues de ce genre qui paraît avoir quelques rapports avec le Biicida, mais qui se distingue facilement à ses fruits munis de cinq ailes. Le Ramatuella argentea, Kunlh, toc. cit., est un arbrisseau à feuilles presque ternées ou quaternées au sommet des petites branches, très-entières, coriaces et dépourvues de stipules. Les fruits sont ramassés en tête au sommet de pédoncules terminaux ou axillaires. Cette plante croit dans l'Amérique méridionale, sur les bords du fieuve Alabapi.

RAMBERGUE. bot. On donne indifféremment ce nom à la Mercuriale annuelle et à la Corrigiole.

RAMBOUR. BOT. Variété de Pommes.

RAMEAL. BOT. Se dit d'un organe qui naît sur les rameaux.

RAMEAU ou BAGUETTE D'OR. bot. L'un des noms vulgaires de la GiroHée des murailles, doublée par la culture.

RAMEAUX. Rami. bot. Divisions des branches, (|ui elles-mêmes se divisent en ramilles ou ramules.

RAMENTAICQUE. BOT. r. Arendrante.

RAMENTU.M. bot. Quelques auteurs ont ainsi appelé les petites écailles membraneuses, qui se trouvent sur le pétiole des Fougères.

RAMEREAU. ois. Le jeune Ramier, y. Pigeon.

RAMERON. OIS. Espèce du genre Pigeon.

RAMEUM. BOT. (Rumph.) C'est rf//Yican(»ea oui' t//- /ica œstuans.

RAMEUR. POIS. L'un des noms vulgaires du Zeus Galtus. V. Zée.

RAMEURS. Ploteres. ins. Tribu de l'ordre des Hémiptères, section des Hétéroplères, famille des Géocorises, établie par Latreille qui lui donne pour caractères : les quatre pieds postérieurs insérés sur les côtés de la poitrine, trèsécartés entre eux, longs, grêles, et propres à marcher ou à ramer sur l'eau ; crochets des tarses très-petits, peu distincts et situés dans une lissure latérale du bout du tarse. Un duvet très -fin et soyeux garnit le dessous du corps de ces animaux et les garantit de l'action de l'eau. Cette tribu comprend les trois genres Hydromètre, Gerris et Vélie.

RAMEUX, RAMEUSE. Ramosus, Ramosa. bot. Cet adjectif, qui désigne une tige qui se divise en branches ou rameaux, s'emploie en'général par o|)position à celle de li/je simple.

RAMIER. OIS. Espèce du genre Pigeon, y. ce mot.

RAMIFÈRES.MAM. Sous-genre d'Antilope. ('. ce mot.

RAMILLES. Ruiniili. bot. Parties qui terminent les rameaux et qui en sont les divisions les plus ténues.

RAMIPARES. POLTP. Bonnet a donné ce nom aux Polypiers.

RAMIRET. OIS. Espèce du genre Pigeon. ^. ce mot.

RAMON. bot. (Plumier.) Nom de pays du 2'ropliis aspeia, L.

RAWOiNDE. Ramonda. bot. Synonyme li'Hydtogtossiim. y. ce mot.

RAMONDIE. Ramondia. bot. Genre établi par Richard, et adopté par De Candolle (Flor. fr., 3, p. 606) pour le FeibascuiH Myconi, L. Caractères : calice campanule, à cinq divisions pres(|ue égales ; corolle monopétale, rotacée, à cinq lobes obtus et un peu inégaux. Les cinq élamines, attachées à la gorge de la corolle, sont dressées et rapprochées les unes contre les autres. Anthères à deux loges adnées sur les parties latérales du filet, s'oiivrant à leur sommet par un trou commun aux deux loges. Ovaire libre, allongé, à une seule loge, contenant deux trophospermes pariétaux, simples à leur origine, mais divisés chacun du côté interne en deux lames divariquées, recourbées sur elles-mêmes à leur bord libre; la face interne de ces deux lames est toute couverte d'ovules extrêmement petits. Style simple, terminé par un petit stigmate à peine distinct et simple. Le fruit est une capsule ovoïde, allongée, accompagnée à sa base par le calice; elle est

k une seule loge, et s'ouvre en deux valves par une sulnre qui correspond à chacun des Irophospermes. Ce fïenre, que La Peyrouse,dans sa Flore des Pyrénées, a nommé depuis Myconia, et ensuile Chaixia, appartient à la famille des Solanées par sa corolle et ses élamines, mais il s'en éloigne par la slruclure de son ovaire qui se rapproche des Gesnériées à ovaire libre.

Ramondie des Ptrésées. Ramondia Pyrenaica , Rich. C'est une plante acaule,vivace, ofFraut une touffe de feuilles radicales, ovales, crénelées, lanugineuses et loussâires en dessous, du centre de laquelle naissent lilusieurs pédoncules, portant chacun un petit nombre de fleurs violacées.

RAMONTCHl. bot. V. Flacocrtie.

RAMPE. MOLi.. Espèce fossile du genre Cérilhe. A', ce mot.

RAMPECOU. OIS. L'un des noms vulgaires du Grinipereau commun.

RAMPHASTOS. OTS. (Linné.) F. Toucan.

RAMPHE. iivs. F. Rbampbe.

RAMPHIUS. OIS. (Gesner.) Synonyme de Pélican. A^. ce mol.

RAMPHOCARPUS.BOT. Sous ce nom Necker avait établi un genre pour les espèces de Géranium à feuilles composées. /'. Gëranion.

RAMPHOCÈLE. Rumphocelus. ois. Desmarest et Vieillot ont successivement établi sous ce nom une division parmi les Tangaras, et l'ont érigée en genre distinct. F. Jacapa et Tangara.

RAMPHOCÈNE.iîa«(/;/iocœ«!/s.ois. Espèce dugenre Sylvie, dont Vieillot a fait le type d'un genre particulier. F. Sylvie.

RAMPHOCOPES. ois. Duméril a donné ce nom à l'une de ses familles d'Oiseaux, dans laquelle il place les genres Héron, Cigogne, Rec-Ouverl, Tanlaleel Grue.

RAMPHODON. Bawphodon. ois. Lcsson a proposé ce sous-genre des Colibris, auquel il assigne pour caractères : bec droit, allongé, prismatique; mandibule supérieure légèrement voûtée, épaisse, élargie, à arête vive, terminée en pointe recourbée, aiguë, unciforme; sillon nasal allongé; narines percées en scissure oblique, étroite, au dessous des plumes du capistrum ;mandibule inférieure élargie, sillonnée en dessous, et terminée par une pointe aiguë, redressée; bords de la mandibule supérieure recouvrant ceux de l'inférieure : des dents fortes et prononcées vers l'extrémilé de chacune d'elles. Lesson établit comme type de ce sousgenre le Ramphodon tacheté, ftamphodon maculatiim, Colib. Sui)p., pi. 1 , qui a été décrit à l'article Colibri, sous le nom de C. tacheté, Trocliilus nœvius, vol. II, p. 348 de ce Dictionnaire.

RAMPHOLITES. ois. C'est le nom d'une famille d'Oiseaux, dans laquelle Duméril comprend les genres Avocelte, Courlis, Bécasse, Vanneau et Pluvier.

RAMPHOPIS. OIS. Vieillot a donné ce nom à quelques espèces de Tangaras, qu'il a réunies en sous-genrc distinct.

RAMPHOPLATES. ois. (Duméril.) Famille où sont compris les genres Phénicoptère, Spatule et Savacou.

RAMPHOSPERMUM. bot. Le genre de la famille des Crucifères, qui porte ce nom, a été institué par

Andrzeiowski , et compris par Reiclienbach dans sa Flore germanique; mais, mieux étudié ensuite, il a été refondu dans le genre Sinapis de Tournefort.

RAMPHOSTÈNES. ois. (Duméril.) Famille d'Oiseaux qui renferme les genres Jacana, Râle, Huîlrier, Gallinule et Foulque.

RAMPIIUS. INS. V. Rhabphe.

RAMPON. BOT. L'un des noms vulgaires de la Raiponce. F. ce mot et Campamjle.

RAMPRARIA. bot. Synonyme d'Échinops dans Dioscoride, selon Adanson.

RAMSPECKIA. bot. (Scopoli.) Synonyme de Posogiieiia, d'Aublet.

RAMTILLA. BOT. F. Gdizotie.

RAJIULARIA. BOT. Roussel , dans sa Flore du Calvados, a formé sous ce nom, avec diverses Ulves, un genre dont la nécessité est encore contestée.

RAMULEUX. Rantulosus. bot. Organe divisé en très-petits rameaux.

RANA. rept. F. Grenotiii.e.

RANA-PISCATRIX. POIS. L'un des anciens noms de la Baudroie. F. ce mot.

RANATRE. Ranatra. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Hétérnptères, famille desHydrocorises, tribu des Népides (Lalr., Fam. nat.), établi par Fabricius aux dépens du genre AV/jn, de Linné, et ayant pour caractères : corps linéaire ; têle petite; yeux globuleux, très- saillants; point de petits yeux lisses. Antennes très -courtes , peu apparentes, cachées sous les yeux, de trois articles, dont le deuxième fourchu. Bec avancé, pas plus long que la tète, conique, de trois articles; les deux premiers plus gros, celui de la base en forme d'anneau, le dernier conique. Corselet trèsallongé, presque cylindrique, plus épais dans sa partie postérieure qui s'écliancre pour recevoir une portion de l'écusson. Celui-ci pointu à son extrémité. Élytres de la longueur de l'abdomen, leur partie membraneuse fort courte. Abdomen allongé, terminé par deux longs filets sétacés. Pattes très-longues et très-grêles; les antérieures ravisseuses, à hanches et cuisses fort longues, de même grosseur et cylindriques, et ayant leurs tarses terminés simplemenlen pointe. Tarsedesquatrejambes postérieures d'un seul article très-long. Les Ranatres ont reçu le nom vulgaire de Scorpions aquatiques. Ils vivent dans les eaux dormantes. Quoique munis de longues pattes, ces Hémiptères nagent et marchent trèslentement. Les femelles déposent leurs œufs dans les eaux où elles vivent; ils ont une forme un peu allongée, et portent à l'une de leurs extrémités deux lîls ou poils; ils sont déposés par la mère dans la tige de quelque plante aquatique, de manière <iu'ils y sont cachés et qu'il n'y a que les poils qui sortent. La larve ressemble à l'insecle parfait, mais elle manque entièrement d'ailes et d'élytres. La nymphe en diffère, parce que l'on commence à voir des étuis latéraux attachés au corselet, et renfermant les rudiments des ailes et des élytres. Sous leurs trois états, ces insectes sont Irèsvoraces, ils saisissent leur proie avec leurs pinces, et la sucent après l'avoir fait mourir. Ils se nourrissent de petits animaux a(|uatiques. L'insecte parfait vole le soir; c'est à celte époque de la journée qu'il

change de demeure. On connaît cinq espèces de ce (jenrc. On les trouve dans les Indes orientales, en Amérique e( en Europe.

Ranatre linéaire. Ranatra linean's, Fah.. Lalr., Panz., Faune Germ., fig. IS; Nepa Ihiearfs, L.; le Scorpion aquatique ù corps allongé, GeofF.. Ins. Paris, I. I, p. 480, 11» I, pi. 10, fig. 1. Elle est longue de dixhuit lignes; son corps est d'un gris roussàlre, jaune en dessous; l'abdomen est rougeâlre et ses lîlels sont de même longueur que lui. Europe.

RANCAGUA. Rancagua. dot. Genre de la famille des Synanihérécs, tribu des Sénécionides, établi par Poppig et Endllcher, avec les caractères suivants : capitule pluriflore et homogame; involucre gamophyle, campanule, découpé en cinq ou huit dents aiguSs et ciliées; réceptacle conique et papilleiix; tube de la corolle reuHé vers l'orifice, son limbe partagé en cinq dents; stigmates surmontant un petit cône ; akènes comprimés el pubescents; aréole basilaire, chauve et cornée; aigrette formée de dix paillettes persistantes, hi ou trifides ou inciso-dentelées.

Rancagda de Féviiie. Rancagua Fevillei, Pop. et End.; Lasthenia obtusifolia, De Cand. C'est une plante herbacée, uligiucuse, droite, et médiocrement rameuse, à feuilles opposées, linéaires, très-entières; rameaux monocépbales, chauves.

RANCANCA. Ihycter. ois. Espèce du genre Faucon. Vieillot en a fait un genre qu'il rapproche plutôt des Vautours que des Aigles proprement dits. A'. Faucon, division des Caracaras.

RANDALIA. BOT. (Petiver.) Ce genre est le même que celui décrit sous le nom d'Ériocaulon. f^. ce mot.

RANDIA. BOT. Vulgairement en français Gratgal. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Penlandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice supère, persistant, à cinq divisions; corolle infundibuliforme, le tube plus long que le calice, le limbe à cinq segments étalés; cinq anthères presque sessiles sur l'orifîce de la corolle; ovaire surmonté d'un style et d'un stigmate bifîde ; baie presque globuleuse, coriace, biloculaire, à loges renfermant des graines au nombre (le quatre à huit. Ce genre a des rapports si nombreux avec les Mussœnda et les Gardénia, qu'il existe beaucoup de confusion entre certaines plantes placées par divers auteurs dans ces trois genres. Selon Jussieu, le Mussœnda spinosa, L., doit être réuni aux Randia, de même que VEuclinia , nouveau genre fondé par Salisbury (Païad. Loiid., lab. 95) sur le Randia longiflora. Les Randia sont des arbrisseaux ou des arbustes à feuilles analogues à celles du Buis, à rameaux munis d'épines opposées et supraaxillaires. Les fleurs sont terminales, sessiles et blanches. On n'en compte <|u'un petit nombre d'espèces; elles croissent dans les Antilles el sur le continent de l'Amérique méridionale.

RANUOULETON. ois. Nom vulgaire de l'Hirondelle de mer. y. Sterne.

RANELLE. Ranella. moil. Genre de la seconde seclion de la famille des Siphonoslomes, placé par Blainville entre les Tritons et les Rochers. Caractères : coquille ovale ou oblongue, subdéprimée, canaliculée à sa base, et ayant à l'extérieur des bourrelets distiques.

Ouverture arrondie ou ovalaire. Bourrelets droits ou obliques, à intervalle d'un demi-tour, formant une rangée longiludinale à chaque côté. Le caractère principal de ce genre est pris dans la singulière disposition de ses bourrelets, qui forment une rangée longitudinale de chaque côté de la coquille. Celle disposition a lieu par la manière dont l'animal s'accroît régulièrement par demi-tour à la fois. Lamarck a supposé iiu'il sortait de sa coquille d'un demi-tour à la fois, et qu'il sécrétait toute cette partie dans le même temps. Cela est peu probable, car la coquille est fnile pour protéger l'animal, et, se trouvant ainsi hors d'elle, il ne sciait plus garanti des accidents extérieurs. En admettant celte hypothèse, il faudrait croire aussi qu'il n'y a point de stries d'accroissement, et l'observation directe prouve le contraire. Blainville dit (|u'il est probable que l'animal forme ses bourrelets à l'époque de la génération qui se renouvelle périodiquement chez les Mollus(|Hes. Mais cette supposition n'est pas plus admissible que la première; car il faudrait admettre que celle fonction de la reproduction s'exercerait chez les Ranelles et autres genres analogues au sortir de l'œuf, puisque les bourrelets commencent dès cette époque de la vie de l'animal; on sait que dans les Mollusques la propagation n'a lieu que dans l'âge adulte. Ce n'est donc pas à celle cause qu'il faut altribuer la formation périodique des bourrelets el des varices. On doit avouer à ce sujet que l'observalion manque. Le nombre des espèces de Ranelles n'est pas considérable, et celui des espèces fossiles l'est moins encore.

Ranelle géante. Ranella gigantea, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, p. 150, n" 1; Murex reticularis, L., Gmel., p. 3535, no 37; Born. Mus. Cœsar. find., lab. 11, t5g. 5; Encycl., pi. 413, fig. 1. C'est la plus grande espèce du genre. On la dit des mers d'Amérique; mais elle se trouve aussi dans la Méditerranée, à l'île de Corse; et son analogue fossile existe dans les terrains lertiaires d'Italie.

Ranelle Argus. Ranella Argus, Lamk., Inc. cil., i\<>A\ A/ioe»- ^/</MS, L.jGmel., no78; Favaniie,Conch., pi. 32, fig. f; Encycl., pi. 414, fig. 3, a, h. Belle Coquille épaisse , épidermée, à opercule fort mince. De l'océan Indien.

Ranelle gibbedse. Ranella Buffonia, Lamk., loc. cit., n» 7; Murex Buffonins, L., Ginel., n» 32 ; Favanne, Conch., pi. 32, fig. B, 1 ; Martini, Conch., t. IV, lab. 129, fig. 1240, 1241; Encycl., pi. 412, fig. 1, a,b. De l'océan Indien. Coquille singulière par le canal saillant au sommet de l'ouverliire, et (|ue l'on retrouve sur chacune des varices des tours précédents.

RANEHTE. BOT. (Aublet.) Synonyme de Marsilea quadrifolia, L.

RANGIE. Rangia. moll. Genre de l'ordre des Acéphales teslacés, voisin du genre Crassalelle, dans la famille des Mytilacées. Ce genre, établi par Dcsmouliiis dans le cinquième volume de la Soc. linn. de Bordeaux, p. 48, est le même que celui décrit par Sowerby,dans son Gênera, sous le nom de Gnalhodon ; mais comme les livraisons du Gênera ne portent point de date, on nesait quel est celui des deux naturalistes quia la priorité pour l'établissement du genre. Sowerby cite Gray

dans le Journal américain des sciences, sans autre indication, comme si ce dernier naturaliste y avait décrit le genre dont il s'agit, mais nous avons inutilement cherché, dans ce recueil, la notice de Gray.

RANGIER. MAM. /-'. Renke au mot Cerf.

RANGIFER.MAM. NomscienlifiqueduRenne. A'.Cerf.

RANGION. BOT. A'. Rhangium.

RANICEPS. POIS. Dernier sousgenre élahli par Cuvier dans le genre Gade. K. ce mot.

RANINE. Ranina. crbst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Notojiodes, établi par Lamarck, etadopté par Latreille qui lui donne pour caractères : test en forme de triangle renversé ou d'ovale Iromiuéj front, y compris les angles latéraux, divisé en sept ou neuf parties, sous la figure de dents, de lobes ou d'épines; celle du milieu formant un museau pointu. Yeux portés sur des pédicules longs, cylindriques, naissant près du milieu du front, divisés transversalement. Antennes latérales , convergentes intérieurement, avancées ensuite, longues etsétacées; les intermédiaires repliées, mais saillantes. Pieds-mâchoires extérieurs étroits et allongés; leur troisième article long, pointu, avec une troncature oblique précédée d'un angle à l'extrémité de son côté extérieur, et une écbancrureau bord opposé, au-dessous delà pointe terminale; le quatrième article inséré dans cette échancrure, mais caché et reçu, ainsi que les deux suivants et derniers, dans une rainure longitudinale de ce bord. Cavité buccale creusée à sa partie supérieure de deux sillons profonds, recevant une portion des premiers pieds-mâchoires. Mains très -comprimées, oblongues, avec les doigts et le pouce surtout, couchés; nageoires (le tarse) des pieds presque elliptiques, arquées au bord Interne, allant en pointe et un peu courbées à leur extrémité, ou un peu lunulaires; l'article précédent transversal. Que\XQ. allongée, étendue, garnie de poils, composée de sept segments, le deuxième et le troisième portant les appendices sexuels. Ce genre est très-remarquable, et se distingue de tous ceux de sa tribu par sa queue toujours étendue, comme cela a lieu chez les Alacroures; il fait ainsi le passage de cette section à celle des Biachyures, à la fin de laquelle Latreille l'a très-judicieusement placé. On connaît trois ou quatre espèces de ce genre; elles sont toutes propres aux mers des Indes orientales. On en a trouvé une espèce fossile dans les terrains d'Italie, et elle a été décrite par l'abbé Ranzani. Rumph dit que l'espèce connue sous le nom de Dorsipède grimpe sur les arbres , mais Latreille pense que cela est impossible, vu la forme aplatie des tarses. Ce genre faisait |iarlie des Albunées de Fabricius.

Ranine dentée. lianina dentala, Lamk., Latr.; Albiinea tstabia, Fabr.; Herbst, Krabb., tab. 22, fig. 1; Rumph, Mus., lab. 7, fig. i, v. Test long de près de quatorze centimètres sur près de treize de large. Dernier article des pédicules oculaires relevé , à angles presque droits.

RANMANISSA. bot. La plante signalée sous ce nom par Burmann (Thés. Zeyl., p. 2)3), comme une espèce du genre Eresymum, a été placée dans le genre /"otanisia, formé par Rafifinesque aux dépens du genre Cleome de Tournefoit.

RANONCULE. BOT. K. Renoncule.

RANTE. Rantus. iNS. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Hydrocanthares, tribu de.« Ditiscides, élabli par Eschschollz qui lui assigne pour caractères : antennes subfiliformes, insérées sous un rebord latéral de la tète, composées de onze articles, dont le deuxième de la longueur des suivants; dernier article des palpes maxillaires peu allongé, subovalaire et tronqué à son sommet; celui des labiales court et un peu renflé à sou extrémité; labre court, arrondi et légèrement échancré antérieurement; lobe intermédiaire du menton assez grand, entier et arrondi; prothorax fortement transversal; prosternum droit, grêle, très-comprimé et comme tranchant, terminé en pointe assez aiguë; écusson distinct; les trois premiers articles des tarses antérieurs et intermédiaires fortement dilatés dans les mâles, subcordiformes, ciliés et garnis, en dessous, de petites cupules d'égale grandeur; ces mêmes tarses simples et comprimés dans les femelles; pattes postérieures assez grêles, avec leurs tarses fortement comprimés, médiocrement ciliés/ et terminés par deux crochets égaux dans les deux sexes. JJétasternum fortement bilobé postérieurement ; ses lobes sont écartés, assez courts et arrondis; corps plus OLi moins oblong, allongé, peu convexe.

Rante oblonk. Rantus obloiigus, Eschs,; Dityscus oblongus, Gyll. 11 est oblong et allongé, d'un brun ferrugineux; sa tête est lisse, avec deux impressions arrondies, peu marquées entre les yeux; le prothorax est lisse, coupé carrément à sa base, avec une bande transversale, assez fortement ponctuée, à sa partie antérieure, et une grande tache noirâtre ; ély très allongées, subparallèles, ponctuées iirès des bords extérieurs; devant du corps d'un noir mat; bords du prothorax et pattes jaunes. Taille, trois lignes et demie. Europe.

RANUNCULASTRUM. BOT. L'une des divisions du genre Raiiunculus.

RAMJNCULUS. REPT. batr. C'est-à-dire petite Grenouille, synonyme de Rainette verte.

RAISUNCULDS. BOT. y. Renoncule.

RAPA. BOT. Espèce du genre Chou, BiassicaRapa,L.

RAPACES. OIS. Nom que Temminck a donné au premier ordre de sa méthode. Ses caractères sont : un bec court et robuste, comprimé sur les côtés, courbe vers l'extrémité; la mandibule supérieure recouverte à sa base par une cire; des narines ouvertes; des pieds forts, nerveux, courts ou de moyenne longueur, emplumés jusqu'aux genoux , et quelquefois jusqu'à l'extrémité des doigts qui sont au nombre de quatre, dont trois en avant, articulés sur le même plan, entièrement divisés ou unis à la base par une membrane, rudes en dessous, armés d'ongles puissants, acérés, rétractiles et arqués. Les Rapaces, comme l'indique fort bien leur nom, sont des Oiseaux qui se nourrissent en grande partie de chair pal|>ilante. S'élevant à une hauteur infiniment supérieure à celle où parviennent habituellement les autres Oiseaux, on peut les considérer comme les véritables dominateurs de l'atmosphère; ils y déploient un vol rapide et majestueux. Leurs lieux de repos, leurs habitations favorites sont les anfractures des rochers les plus inaccessibles, les tours élevées, les ruines et

les masures ; leurs mœurs farouches leur permcKent à peine de goûter les douceurs de l'amour. Assez souvent le même berceau reçoit toutes les générations qui, vu la longévité des grandes espèces, sont quelquefois très-nombreuses chez un seul couple. Les femelles sont toujours plus grandes que les mâles, et la différence est quelquefois d'un tiers. Les genres compris dans l'ordre des Rapaces sont : Vautour, Calharle, Gypaète, Messager, Faucon et Chouette, y. tous ces mots.

RAPANEA. BOT. Aublet( Plantes de la Guiane, p. 121, tab. 46) a décrit sous le nom de Rapanea Giixanensis, un arbrisseau qui, selon Rob. Brown, est une véritable espèce de Mjrsine. Swartz et WiUdenow l'avaient rapporté au genre Samara de Linné, et décrit sous le nom de Samara foribundu. V. Myrsine et Samara.

RAPANUS. MOLL. Genre proposé par Schumacher pour quelques coquilles minces et fragiles du genre Pyrule, telles que la Pyrule Navet, Pyrula Râpa, etc.

RAPATËE. Rapatea. bot. Genre établi par Aublel et que Willdenow a nommé Mnasium. Ce genre, qui n'a encore qu'une espèce, est d'une structure très-singulière : les Heurs sont réunies dans une grande spathe trèscomprimée, fendue d'un seul côté. L'intérieur de cette si)a(he contient un grand nombre de Heurs assez petites, portées chacune à leur base sur un léger pédoncule; de ce pédoncule naissent quinze à vingt écailles subulées, étroites, un peu plus courtes que la Heur, et dont trois plus intérieures et plus larges forment une sorte de calice extérieur; la fleur, qui s'élève du centre de cet assemblage d'écaillés, se compose d'un calice tubuleux, monosépale, presque infundibuliforme, à trois lobes aigus, très-profonds et régulièrement recourbés; de six étamines presque sessiles, ayant les anthères dressées, allongées, presque linéaires, à deux loges s'ouvrant par un pore terminal unique. L'ovaire est libre, presque globuleux, déprimé à son centre, marqué de six cotes obtuses. Le style est subulé, terminé par un stigmate simple. Le fruit est, sulon Aublet, une capsule à trois loges s'ouvrant en trois valves. Le genre Rapatea a été formé par Aublet pour une seule espèce, qu'il a nommée Rupalea aquatica , Guian., t. 118. C'est une plante qui croit dans les endroits ombragés et humides. Ses feuilles sont radicales, très-longues, roides, elliptiques, lancéolées, étroites, entières, très- algues au sommet, dilatées et embrassantes à leur base. Du centre de ces feuilles naissent plusieurs hampes terminées chacune par une spathe. Une seconde espèce de ce genre a été décrite et ligurée par Rudge (Icon. lar. Guian., t. 11), sous le nom de Mnasium unilatérale. Le genre Rapatea paraît devoir être placé dans la famille des Broméliacées.

RAPE. MOLL. Espèce du genre Dauphinule. F. ce mot.

RAPETTE. Asperugo. bot. Genre de la famille des Borraginées et de la Pentandrie Monogynie, L., ainsi caractérisé : calice persistant, à cinq divisions profondes, inégales et dentées irrégulièrement; corolle infundibuliforme, à tube court et cylindrique, à limbe divisé presque jusqu'au milieu en cinq lobes obtus; la gorge de la corolle ornée de cinq écailles convexes et

connivenles; cinq étamines dont les filets sont trèscourts; stigmate simple; fruit composé de quatre noix oblongues, comprimées, rapprochées deux par deux, recouvertes par le calice qui est comprimé et considérablement agrandi. Ce genre ne présente plus qu'une seule espèce, les Asperugo jEgxpUnca et divaricata ayant été réunis à VAnchusa et au Lilliospermum.

Rapette cotJcaÊE. Asperugo procumbens , L., De Cand., Flore française, 5, p. 634; Lamarck, Illustr., tab. 34. Plante herbacée, dont les tiges sont étalées sur la terre, rameuses, garnies de poils rudes; les feuilles sont étroites et velues, les fleurs petites, violettes, axillaires et presque solitaires. Celte plante croît dans les lieux incultes de l'Europe. On lui attribue des propriétés vulnéraires, détersives et incisives. En Italie, on mange ses jeunes feuilles comme les Ëpinards et autres plantes potagères.

RAPHANÉES. Raphaneœ. bot. La dix septième tribu de la famille des Crucifères a été ainsi nommée par le professeur De Candolle {Sysl. l-'eget., 2, p. 649), parce que le genre Raplianus peut en être regardé comme le type. Cette tribu est caractérisée par sa silique ou silicule articulée transversalement, à une seule ou à plusieurs graines globuleuses, dont les colylédons sont condui)liqués. D'après la structure du fruit et de la graine, celle même tribu porte encore le nom d'Orlhoplocées Lomenlacées (Urilioploceœ Lomentaeeœ.)

RAPHANELLE. Raphanella. inf. Genre de la famille des Cercariées, dans l'ordre des Gymnodes. Voici comment le caractérise et le décrit Bory de Saint-Vincent : corps cylindracé. contraclile au point d'en devenir parfois polymorphe, aminci postérieurement, mais où l'appendice caudiforme, qui Ji'est qu'une prolongation du corps, n'est jamais flexueux ni comme implanté. On y peut disjioser les espèces en deux sousgenres. Le nom donné au genre vient de la forme habituelle du corps de chaque espèce, qui ra|)pelle plus ou moins celle d'une petite rave.

f Rapuanelles Protéoïdes. Très-conlracUles et de forme extrêmement variable, sous l'œil même de l'observateur. Ce seiaient de véritables Amibes si leur corps, jiresque diffluent dans sa longueur, l'était en tout sens, et si, au lieu d'être spbériciue ou cylindracé selon ses changements, il était comprimé ou membraneux. Deux espèces remarquables se rangent ici : la Raphanelle Vraiie, Raphunellit Proteus, B.,Proteiis tenax,MU]\., In/., tab. 2, fig. 13-18; Encycl. méth. Vers., pi. 1, fig. 2, et la Raphanelle urbicole, Raphanella urbicola, B.; Cercaria viridis, Mull., Inf., pi. 19, fig. 6-13; Encycl., pi. 9, fig. 6-13. Ce Microscopique, l'un des pi us singuliers et des plus communs, mérite toute l'attention des l)hilosophes. Qui n'a remarqué dans les bourbiers, aux lieux où ne séjournent sur la boue que quelques lignes d'eau croupie, dans les ornières des chemins de village, dans les trous des rues mal tenues et des faubourgs de toutes les villes, dans les petits fossés d'écoulement autour des fermes, dans les recoins des cours où se corrompt l'eau de quelque gouttière, mélangée à celle de l'égoût d'une cuisine, surtout en automne ou au printemps quand il fait chaud, une teinte d'un vert plus ou moins foncé, plus ou moins étendu, s'épaissis-

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sant au poinl de reiulie presque pâteux le liquide où elle s'est développée et accrue? Elle s'attache aux cor'ps étransers qu'on y plonge; elle teint le linge assez solidement, et finit par' acquér'ir' une odeur de Poisson fort sensible. Cette teinte verte, d'abord répandue dans la masse de l'eau, finit par s'épaissir encore à sa surface, au point d'y former une pellicule, une croûte qui se ride et qui ressemble à une membrane étendue. On peut alor's l'enlever en passant par-dessous du papier' blanc sur lequel elle s'applique à la manière des Ulves oir arrtres Hydr'opbytes. En s'y desséchant, elle devient d'un vert d'iris ou de vessie foncé, mais luisant, et peirt orner les collections eryptogamiques à côté de VUlva liibina ou des Palmelles de Lyngbye. Pour en obtenir des échantillons remarqrrables par leur élégance, sans qire le papier conservateur demeurât sali tout autour, on peut placer dans une tasse ou dans une soucoupe pleine d'eau, une cuillerée ou deux d'eau croupie et colorée en vert par la Rapbanelle urbicole. Cette eau verte se mêlant à l'eau pure, la colore d'abord légèrement et err proportion du mélange; mais, comme à vue d'œil et par la multiplication très -prompte des Raphanelles, si le tout est convenablement exposé, la couleur se fonce, et dans les vingt-quatre heures une pellicule membraneuse des plus épaisses est formée à la surface dir vase, qu'il farrt alors plonger dans un autre beaucoup plus gr'and, où la pellicule, soulevée par l'eau ambiante quand on a eu la précaution de la détacher des parois par ses bords, flotte comme une Ulve ronde, qu'il est facile aloi's de recueillir sur un carré de papier sans la déchirer. Vues au microscope, de telles membraires paraissent formées de matière muriueuse entièrement pénétrée de corps sphériques gros comme rrn plomb de lièvre, au grossissement d'environ trois cents fois, et formés par l'agglomération d'uire molécule verte où se distinguent des points hyalins. Ces corps sphériques se pressent tellement les uns les autres par une force de cohésion qui demeure inexplicable, qu'ils finissent par devenir hexagones pour composer une lame qu'il est alors impossible de distinguer d'un fragment parenchymateux ou cellulaire de certains végétaux; mais on trouve de ces sphérules vertes, individus contractés et immobiles de la Rapbanelle, qui, n'étant pas encore emprisonnés dans la matière muqueuse, ou qui, s'en étant échappés, s'étendent sous l'œil du micrograplre. prennent une forme allongée qu'on pourrait comi)arer' à celle d'un petit Poissorr. et se metterrt à na^jer assez vite, sinueusement ou en vacillant sur le porte-objet, tâtanl les objets de l'extrémité antérieure qrri est obtuse, et paraissant diriger sa natation par le moyen de la postérieure plus mobile, appointée en queue; sa longueur alors parait être cinq à huit lignes. C'est cet état qui est parfaitement représenté dans la figure 16 de la planche 59 de MUller. Sa couleur est du plus beau vert; orr la distingue dans la transparence des molécules et même des places vésiculeuses hyalines, dont une plus grande, variant de place et de forme, se reconnaît toujours, quelque figure qu'affecte l'animal. C'est durant cette natation qu'on la voit avec admiration adopter les figures les plus étranges, dont l'une des plus curieuses est celle d'une boule, à l'un des

pôles de laquelle est uir piolongemeirt cylindracé, obtuse en tête, et à l'autre un prolongement en qrreue. D'autres fois, on croirait voir un gland avec son pédicule, une nèfle, une poire, un navet, enfin deux globules contigus. Il n'est guère de polymorphie plus admirable ; mais la Rapbanelle, après avoir ainsi épuisé toutes les formes(|u'il lui est donné de prendre, et repassé plusieurs fois par l'état de contraction à l'état globuleux, finit par s'introduire dans la mucosité, d'où elle ne pourra plus s'échapper et où elle sera contrainte de devenir quelque maille d'rrne membrane commune. Son rôle animal parait alors firri ou du moins suspendu. On peut opérer à son gré la contraction instantanée j de milliers de Raphanelles se jouant sur le porte-objet du microscope, en y introduisant tout à coup quelques gouttes d'une eau pure et plus froide. Toutes alors se mettent en boule sur place avec une inconcevable célérité, et demeurent ainsi comme mortes jusqu'à ce que, s'étant accoutumées au nouveau degréde température, elles se remettent à nager err variant leurs formes.

■\-\ PiiPELLrNES. Les Raphanelles de ce sous-genre sont beaucoup moins contractiles que les pr'écédentes, et ne changent pas de formes comme elles. On les trouve ordinairement dans les infusions.

RAPIIANIS. BOT. Les anciens auteurs grecs nommaient ainsi le Baphanits salivus, L. De Candolle s'est servi de ce mot Raphanis pour désigner la première section du genre Raphanus. V . Raiîokt.

Mœnch avait établi, srrr le Cochlearia armoiacia, L., un genre Raphanis qui n'a pas été adopté. ^. Co-

CULEARt\.

RAPHANISTRUM. BOT. Le genre que Tournefort avait établi sous ce nom a été réuni par Linné au Raphanus. V. RxrFORT.

RAPHANITIS. BOT. (Pline.) Synonyme i'Iiis fœlida.

RAPHAiNUS. BOT. y. Raifort.

RAPIIE. pors. L'un des noms vulgaires de l'Aspe, Cyprinus Jspins. y. Cyprir.

RAPIIE. Rnphe. bot. On appelle ainsi la sorte de saillie ou de cordon que forment les vaisseaux nourriciers qui, entrant dans la graine par le bile, rampent entre les deux feuillets de l'épisperme, pour aller former-la chalaze; cette partie a aussi reçu le nom de vasidircte.

RAPHIA, bot. (Palisotde Reauvors.) Synonyme de .SojHs, de Rumph. On prononce aussi /?Oi//^/ira. A'. Sa-

GOL'TrER.

RAPHIDES. BOT. De Candolle (Organographie végétale, I, p. 12G) a donné ce nom, qui signifie aigirilles, à des faisceaux de poils ou de pointes de consislarrce assez r'Oide , qui se trouvent ou dans les cavités internes ou dans les méats intercellulaires des végétaux à tissu lâche. Sprengel, Rudolphi, Kreser les avaient signalés dans le Piper magnoliœfolium, le Tradescantia yirginica,\t Musa sapientum, VAIoe verrucosa, le Calla Mthiopica, etc. De Candolle père et fils les ont retrouvés dans le Tritoma uvaiia, le Littœa gemiiiifloia , le Ciiiium latifolium, le Nxctago Jalappœ et le Balsamina horlensis. Us existent encore abondamment dans les Mesambijanthemum, dans le Phytolacca decandia, dans les Pandanus, et dans

Il A P

plusieurs autres piaules qui appartiennent à diverses familles, soil de Monocotylédones, soit de Dicotylédones. Les faisceaux de Rapliides sont très-visibles au microscope; ils divergent souvent sous les yeux de l'observateur, et alors les filets dont ils se composent se voient distinctement. Il arrive aussi fré((uemmeiit qu'en coupant la feuille, les Uaphides se séparent et flottent dans l'eau du porte-objet. Lorsqu'on les voit ainsi isolés, ils semblent, aux plus forts grossissements, des sortes de tubes pointus aux deux extrémités; ils offrent deux traits opaques sur les bords et le milieu transparent, comme les poils ordinaires mis sous le microscope. Tous les observateurs qui oui parlé de ces corps, les ont représentés comme des sortes de petits cristaux qui se formeraient dans les sucs des plantes, et se fixeraient dans les méats inlercellulaires. Raspail, qui a fait une étude spéciale de ces corps dans les Pandamis, les regarde comme des cristaux d'oxalate de Cliaux. y. sou Mémoire inséré parmi ceux de la Société d'Histoire naturelle de Paris, t. iv.

RAPHIDIE. Raphidia. iNS. Genre de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes, tribu des Rapbidines, établi par Linné, et adopté par tous les entomologistes. Ce genre a pour caractères : corps allongé; léte grande, presque verticale, déprimée, atténuée postérieurement, sa base se rétrécissant en une sorte de cou; chaperon membraneux, presque coriace, divisé en deux à sa partie supérieure, en carré transversal, commençant à l'origine des antennes; la partie antérieure plus large que le labre, presque trapéziforme, se rétrécissant un peu de la base à l'extrémité. Yeux un peu saillants, en ovale court; trois petits yeux lisses, disposés en triangle sur le front. Labre avancé, attaché au chaperon, un peu coriace, presque carré, un peu plus large que long, arrondi et entier à sa partie antérieure. Mandibules fortes, cornées, ne s'avançant pas au delà du labre, en forme de triangle allongé, étroites, munies à leur extrémité d'un fort crochet arqué et aigu, et de deux dents aiguës à leur bord interne. Mâchoires courtes, crustacées, portées sur une base distincte, divisées à leur extrémité en deux lanières, l'extérieure de deux articles presque cylindriques, l'intérieure petite, coriace, Irigone, en forme de dent. Palpes (îlifornies : les maxillaires un peu plus longues que les labiales, composées de cinq articles, les labiales de trois, non compris le tubercule radical. Antennes grêles, sétacées, insérées entre les yeux, distantes à leur base, de la longueur du corselet, composéesd'articles très-courts et cylindriques, dont les deux premiers plus épais que les autres, celui de la base le plus long de tous, le dernier un peu ovale. Corselet ayant son segment antérieur très-étroit, très- allongé, presque cylindrique, le second transversal, beaucoup plus large et beaucoup plus court que le précédent. Ailes de grandeur égale, élevées en toit dans le repos, un peu réticulées , et ayant la plupart des nervures dirigées vers les bords postérieur et interne, bifurquées en manière d'Y. Pattes minces; jambes cylindriques; tarses de cinq articles, le premier plus long que les autres, cylindrique; le troisième presque cordiforme, bilobé ; le quatrième très-court, à peine visible, u'atteignanl

point l'extrémité des lobes du troisième; le cinquième allongé, nbconique, muni de deux crochets simples et aigus à leur extrémité. Point de pelotes distinctes. Abdomen mou, allongé, comprimé. Anus allongé, portant deux forts onglets dans les mâles, muni dans les femelles d'une tarière de la longueur de l'abdomen. Ce genre se dislingue des Manlispes, parce <|ue celles-ci ont les pattes antérieures ravisseuses. Les larves des Raphidics sont d'une forme presque linéaire, un peu plus larges vers le milieu du corps; leur tète est grande, carrée et déprimée; elle porte deux antennes courtes, de trois articles. Elles se nourrissent, ainsi que l'insecte parfait, d'animalcules; elles se roulent avec vivacité quand on les inquiète, et sont très-agiles. La nymphe ne se dislingue de la larve que par les fourreaux des ailes.

Rapbidie Serpentine. Raphidia Ophiopsis, des auteurs. Longue de six lignes; ses antennes sonl lestacées; sou corps est varié de brun et de jaune. Europe. Raphidie notée. Raphidia notata. Degéer l'a confondue avec la précédente ; elle en diffère parce qu'elle est plus grande et que ses antennes sonl presque entièrement noires. On les trouve toutes deux dans les bois.

RAPHIDINES. Raphidinœ. iNS. Tribu de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes, établie par Latreille, et à laquelle il donne pour caractères : tarses composés de quatre à cinq arlicles. Protliorax en forme de corselet allongé, cylindracé. Ailes en toit, égales, très -réticulées ; les inférieures non courbées au bord interne. Antennes filiformes ou presque sétacées, quelquefois très-courtes et grenues ; palpes filiformes ou un peu plus grosses au bout et courtes. Ces insectes sont terrestres dans tous les âges, et leurs métamorphoses sont incomplètes. Le corps des larves est linéaire, et ressemble à un petit Ver ou à un petit Serpent. Celte tribu compiend deux genres bien distincts, ce sont les Raphidies et les Manlispes.

RAPHIGNATUE. Raphignathus. arachn. Genre de l'ordre des Acariens, famille des Trombidiés, établi par Bugès (Aiin. Se. nat., i, p. I etsuiv.), avec les caractères suivants : corps ovale, un peu aplati; tète petite, avancée en cône; lèvre triangulaire, concave, logeant l'appareil mandibulaire, qui se compose d'un double bulbe charnu, dans lequel s'insèrent deux acicules légèrement recourbées et accompagnées chacune d'une soie roide; palpes fort grandes et renflées, avec l'onglet du quatrième article fort conii, celui du cinquième fort long et elliptique; pattes antérieures un peu plus longues que les autres, l'emportant à peine sur les postérieures; dans toutes le dernier article est le plus long, garni de poils couchés et terminé par deux ongles rétracliles; le troisième article ou la cuisse est peu considérable; les hanches sont larges, plates, adhérentes conune chez tous les Trombidiés, contiguës les unes aux autres. Ces animalcules se trouvent sur les écorces et sous les pierres, dans les endroits ombragés.

Rapbignathe très-robge. Raphignathus riiberiimiis, Dug. Il est entièrement rouge, avec un petit œil d'un rouge plus foncé de chaque coté de la région

Iak-ioanitrieure du corps. Au midi de l'Europe, sut- le

RAPHILITE. Mil». Synonyme de Mésolype.

RAPHIOLEPIS. BOT. Genre de la famille des Rosacées, Iribu des Pomacées, élabli sur quel(|iies espèces de Cratœgus de Linné et de Loureiro, par Lindley (Bol. legist., lab. 4G8, et Transact. Soc. Linn., 13, p. 10S), (jui l'a ainsi essentiellement caractérisé ; calice dont le limbe est infundibuliforme, caducj filets des étamines tiliformes; ovaire biloculaire ; pomme fermée parle disque <|ui s'est excessivement épaissi, et renfermant un endocarpe de consistance de parcliemin; graines gibbeuses, ayant un test très-épais et coriace. L'auteur de ce genre y réunit quatre espèces, savoir : 1» le Raphiolepis Indica , Lindl., lov- cit., ou Cratœgus Indica, L.; 2" Raphiolepis Phœostcinon, Lindl., Collect., Il» 3, in adn., ou Raphiolepis Indica, Bot. legist., loc. cit.; 5° Raphiolepis riibra, Lindl., ou Cratœgus rubra, Loureiro; Mespilus Sinensis , Poirel; 4» Raphiolepis salicifolia, Lindl., Bot. regist., tab. G52. Ce sont des arbrisseaux de la Chine, à feuilles toujours vertes, simples, crénelées, coriaces et réticulées; leurs fleurs sont blanches, avec les filets des étamines souvent rougeàtres; elles forment des grappes terminales, accompagnées de bractées foliacées et persistantes.

RAPHIORAMPHES. ois. Uaiis la Zoologie analytique de Duméril, c'est la cin(|uième famille des Oiseaux, qui comprend ceux dont le bec est subulé, comme les Manakins, les .Mésanges, les Alouettes et les Bec-Fins.

RAPfllORHYNQUE./îa/)/i/o/7(rrec/iM«. iNS. Diptères; genre de la famille des Tanystomes, tribu des Taoniens, institué par Wieinann qui lui donne pour caractères : antennes rapprochées ù leur base, avancées, composées de trois articles : le premier très-court, presque cylindrique ; le deuxième aussi très-court, cyatbiforme; trompe entièrement rentrée dans la cavité buccale pendant le repos : son extrémité formée par deux petites lèvres comprimées, paraissant être la base des palpes; byposloine s'avançant en une sorte de bec subulé, aigu, dont l'extrémité est dirigée vers le bas; trois ocelles; ailes écartées dans le repos; abdomen aplati.

Raphioruynque a ventre PLAT. Raphiorhynchus planiventris, Wiem. Son corselet a des raies d'un lilas obscur; abdomen ferrugineux, bordé de brun.; ailes d'un jaune ferrugineux. Taille, treize lignes. Brésil.

RAPUIRHIN. Rapltirhinus. iiss. Hémiptères; genre de l'ordre des Homoptères, famille des Cicadaires, institué par Dela|)orte qui lui donne les caractères suivants : antennes insérées dans une cavité près des yeux, et terminées par une soie; rostre ne dépassant pas la base de la deuxième paire de pattes; tête triangulaire, prolongée antérieurement en un onglet relevé; ocelles au nombre de deux, situés sur le vertex et écartés; yeux ovalaires; corselet pres(|ue carré, arrondi en avant, échancré etanguleuxen arrière; écusson moyen; pseudélytres un peu allongées et arrondies en arrière; pattes moyennes; les |)Ostérieures longues; jambes de celles-ci munies d'une très-faible série de très-petites épines. Ce genre a été distrait des Fulgores; tontes les espèces sont américaines.

Rapuiruih ascendant. Jiaphirhinus adscvndens, Del.; Fulgora adscendens, Fab.; Tetligonia adscendens, Germ.; Stoll, Cigales, fig. ix, n" 42. Jaune; tète obscure le long du sillon longitudinal; corselet ponctué de brun; écusson brun, avec des taches jaunes; pseudélytres d'un brun rougeâtre, poiiitillées de jaune; abdomen orangé. Taille, sept lignes. De Cayenne.

RAPHIS. BOT. La plante décrite par Loureiro {Flor. Cochinch., i, p. C70) sous le nom de Ruphis trivialis est, selon R. Brown, synonyme à'ylndropogon acicularis de Retz.

RAPHISTEMME. Raphislemma. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, institué par Wallicb, avec les caractères suivants : calice à cin(| divisions; corolle campanulée, avec son limbe partagé en cinq lobes; organes générateurs réunis en un faisceau exserte; couronne staminaleà cinq folioles allongées et comprimées; anthères terminées par un appendice membraneux, au sommet duquel sont tixées les masses polliiii>|ues, qui retombent inclinées et pendantes; stigmate obtusément conique; follicules le plus souvent solitaires et un peu renflés ; semences nombreuses et poilues à l'ombilic. La seule espèce connue jusqu'ici, est un arbuste volubile et glabre, à feuilles opposées, assez grandes, cordées, à Heurs en corymbes et blanches. On le trouve dans l'Inde.

RAPHIUS. MAH. L'un des noms anciens du Lynx. f^. Cbat.

RAPHUS. ois. Du grec Raphos, qu'on regarde comme synonyme d'Outarde. Brisson ai)plique ce nom au Dronte.

RAPIDOLITHE. MIN. C'est le nom qu'Abildgaard a donné au Scapolilhe de Werner. f^. Wernérite.

RAPIFORJJE. Rapifoniiis. bot. Désignation d'un organe qui a la forme d'une rave.

RAPILLl ou RAPILLO. min. Roche volcanique pulvérulente, qui résulte de la désagrégation des Pépérinos.

RAPINIA. bot. Loureiro [Flor. Cochinch., i, p. 150) a fondé sous ce nom un genre de la Pentandrie Monogynie, et qui parait appailenir à la famille des Solanées. Voici les caractères qu'il lui a imposés : calice infère, divisé profondément en huit segments presque arrondis, concaves, situés sur deux rangs, dont l'extérieur est le plus court; corolle monopétale, cyathiforme, avec le tube court et épais, le limbe dressé, à cinq segments plus longs que le calice; cinq étamines à filets capillaires, courts, insérés sur le tube de la corolle; à anthères didymes; style nul; stigmate simple; baie comprimée, arrondie, biloculaire, renfermant un grand nombre de graines oblongues et petites. Le Rapinia herbacea, unique espèce du genre, a une tige herbacée, haute d'environ deux pieds, simple, dressée, cylindrique, épaisse, revêtue d'une écorce rugueuse; ses feuilles sont ovales-lancéolées, très-entières, petites et alternes; les fleurs sont blanches, sessiles et disposées en épis ovoïdes et terminaux. Celle plante croit sans culture dans les jardins de la Cochinchiiie.

RAPISTRUM. BOT. Le nom de Rapistrum a été appliqué par les auteurs à une foule de Crucifères fort différentes ; au Raphanus Raphunistrum, à des espèces de Crambe, de Cukile, de Myogrum, etc. De Can-

doUe (System, f'eget., 2, p. 430) l'a restreint, d'après Boerhaave, Cranlz, Allioni el Desvaux, à un genre de la Irilni des Rapliaiiées, formé de quelques esi)èces qui avaient reçu primilivement de C. Bauhin le même nom de Rapistium, et qui avaient élé placées dans le genre il//osm<m par Linné, h^i nom% an Scluankia, Cordylocarya et Jrthrolobus ont encore élé imposés au même genre par Medicus, Besser et Andrzeiowski. Voici ses caractères essentiels : calice dont les sépales sont étalés; pétales onguiculés et entiers; étamines à filets non dentés; silicule biarticulée, lomentacée , coriace, à peine comprimée; articulations monospermes, se séparant difficilement : l'inférieure souvent stérile, presque conique; la supérieure presque globuleuse, rugueuse, surmontée d'un style filiforme; graine de la loge inférieure pendante; celle de la loge supérieure dressée; cotylédons oblongs, accombants. Ce genre se rapproche beaucoup du Cakile par les caractères; mais il s'en éloigne par son port, ses Heurs jaunes et ses feuilles plus ou moins velues, mais jamais charnues. Les deux loges placées bout à bout, dont se compose la silicule, étant difficilement séparables, offrent entre elles plutôt un isthme qu'une véritable articulation. Peu d'espèces composent le genre Rapistru»! ; les principales sont, 1° le Rapistruin perenne, ou Myagiumperenne, L.; Cakile perennis, De Cand., Flore fiançaise; 2o le Rapistium riigosum, ou Myagrum rugosiim, L.; Cakile riigosa, De Cand., loc. cit. Ces plantes croissent dans les champs de l'Europe méridionale et orientale. Ce sont des herbes rameuses, velues ou pubescentes, à feuilles inférieures péliolées, pinnatifidcs, presque lyrées, les supérieures oblongues, dentées; les fleurs sont jaunes, disposées eu grappes allongées, presque paniculées el portées sur des pédicelles filiformes et dressés.

RAPIUM. BOT. L'un des noms anciens de l'Armoise.

RAPONCE. BOT. Syn. de Rapuntium. F. ce mot.

RAPOINCULE. BOT. Nom substitué quelquefois à celui de Phyleume. l^. ce mol.

RAPONTIC. Rapoîilicum. bot. F. Rhapontic.

RAPONTICOIDES. bot. F. Rhaponticoides.

RAPONTIN. BOT. On donne ce nom à la racine d'un Rumex des Alpes, emi)loyée quelquefois en guise de Rhubarbe.

RAPONTIQUE. bot. Même chose que Rhaponlic. Ce nom a élé étendu à quelques Rumex, ainsi qu'à une Centaurée ou Jacée. /'.ces mots. L'Écluse écril Rapontis.

RAPOSA. HiM. Nom consacré (t. m, p. 149 du Voy. au Brésil de Maximilien de Wied) pour désigner une espèce de Renard qui esl l'Agonarachy d'Azzara.

RAPOUREA. BOT. Pour Ropourea. V. Ropodrier.

RAPTOR. 1^5. Nom sous lequel Megerle désigne le genre Pogone de Ziegler. V . Pogoise.

RAPUM. BOT. Employé quelquefois pour Râpa. y. ce mol. Le Cyclamen porte le nom de Rapiim lerrœ dans C. Bauhin ; l'Orobaiiche majeure esl son Rapuiii Genislœ; le Rapum biasilianum esl une Igname; le Rapum sylvestre, de Dodoens, est le Phyteuma spicata, etc.

RAPUNCCLUS. BOT. Synonyme de Phyteuma el de certaines espèces de Lobélies.

RAPUMIUM. DOT. Les anciens auteurs désignaient sous ce nom diverses espèces du genre Lobelia, L.

y. LOBÉLIE.

RAPDTIA. BOT. Ce genre, établi par Aublel pour un arbrisseau de la Guiane, qu'il nomme Raputia aromatica, Aubl., Guian., 2, t. 272, a été réuni par Auguste de Saint-Hilaire au genre Galipea de la famille des Rutacées.

RAQl'ET. OIS. Nom vulgaire de plusieurs Plongeons.

RAQUETTE, bot. Nom vulgaire des Cactus Opuntia, Coclieiiilifeiel Tuna. /^. Cacte.

RAQUETTE BLANCHE, bot. C'est le nom que donne Paulet à un Agaric mangeable.

RAQUETTE DE MER. POLTP. Quelques naturalistes anciens ont donné ce nom à YUdotea ftabellata, ainsi qu'aux espèces du genre Halimède.

RARA. OIS. Molina mentionne sous ce nom un Oiseau du Chili, dont il a fait le type de son fjenre Pliylotonia.

RARAM. BOT. Ce genre, formé par Adanson. est le même que le Panicast relia de Micheli, le Ceiichrus de Linné, et VEchinaria de Desfontaines.

RASCASSE. POIS. F. Scorpène.

RASCLA. bot. (Lichens.) Nom vulgaire de la Parelle que l'on racle de la surface des rochers pour la livrer au commerce et aux manipulations du ternlurier.

RASCLE. zooi.. L'un des noms vulgaires du Râle de Genêt; on le donne également au Lièvre mâle.

RASINET. bot. L'un des noms vulgaires de la petite Joubarbe.

RASO, RASOIR et RASON. pois. F. Razon.

RASORES. OIS. (Illiger.) C'est à-dire Gratteurs. Ordre correspondant à celui des Gallinacés, r. ce mol.

RASOU.MOFFKYN. mijî. r. Razoluioffskine.

RASPAILLON. POIS. /'. SPARAi.loiv.

RASPALIE. Raspalia. bot. Genre placé par Brongniarl dans la famille des Bruniacées, el auquel il a imposé les caractères suivants : calice libre, monophylle, divisé peu profondémenl en cinq segments aigus, calleux au sommet. Pétales obovésoblongs, obtus, dressés, au nombre de cinq, alternes avec pareil nombre d'élamines, auxquelles ils n'adhèrent pas par la base, et insérés les uns et les autres en une même rangée sur l'ovaire. Étamines plus courtes que les pétales, incluses, à anthères ovées, à loges parallèles. Ovaire entièrement libre, à deux loges monospermes; la partie inférieure obconique, membraneuse, pentagone, portant au sommet les pétales el les étamines; la partie supérieure hémisphérique, coriace, velue; deux styles rapprochés à leur base, divergents au sommet. Ce genre est remarquable parmi les plantes de la famille des Bruniacées, par l'ovaire libre el par l'insertion épigyne des étamines et des pétales, sans qu'il y ait la moindre trace de disque appliqué sur les parois de l'ovaire, (|uoique la théorie conduise à supposer naturellement que la partie inférieure de l'ovaire est enveloppée par une sorte de tube staminifère trèsmince qui y est adhérente; mais celle supposition ne peut être regardée que comme l'expression d'une hypothèse plus ou moins vraisemblable, propre à expliquer la structure des autres genres de Bruniacées. Le Ras- 1 pulia microphylla , Brong.; Brunia miiropliyll i ?

Il A T

Tliunl)., FI. Cap., 2, p. 94, est un sous-arbrisseau à brandies effilées, fasligiées, divisées en ramuscules courts, opposés ou presque verticillés,à feuilles i)elites, Hiomboïdales, carénées, appliquées contre les ramuscules très-glabres et disposées en quinconce. Les Heurs sont petites et blanches; elles forment des capitules cotonneux, solitaires, géminés ou ternes au sommet des petites branches. Cette plante croit au cap de Bonne- Espérance.

RASPECON. POIS. L'un des noms vulgaires del'Dranoscope. V . ce mot.

RASQUASSE. POIS. V. ScoRPÈnE.

RASQUE. BOT. L'un des noms vulgaires de la Cuscute.

RASSIA. BOT. L'une des divisions du genre Gentiane.

RASTELLOM ET RASTELLITE. coNce. On donnait autrefois ces noms aux Huîtres, soit vivantes, soit fossiles, dont les bords, profondément dentés, offrent quelque ressemblance avec les dénis d'un râteau.

RASOLE. DOT. [Mousses.) Bridcl francise de la sorte le nom du genre Gymnoslomiim. F. Gymnostome.

RASDTIUS. OIS. (Klein.) Synonyme de Ramphastos Pillaciis, L. F. Toucan.

RAT. Mus. MAM. Genre de Mammifères de l'ordre des Rongeurs à clavicules complètes. Ce nom de Rat a élé appliqué à un grand nombre de petits animaux formant aujourd'hui pour les naturalistes des genres distincts de la même famille, ([ui sont : les genres Saccoiiiys, Pseudosloma, Cynomis, Geomys, Di/ilosloiua, Cricelus, Heteromys, Olomys, yirvicola, Sigmodon, Neotoina et Cleuome. Les caractères principaux qui isolent le genre Mus des autres Rongeurs, sont tirés des dents. Celles-ci sont au nombre de seize, c'est-àdire quatre incisives et douze molaires. Ces dernières ont leur couronne tuberculeuse. Les autres caractères sont : quatre doigts et un vestige de pouce aux pattes antérieures; cinq doigts non palmés aux pieds de derrière; (jucue plus ou moins longue, presque nue, et présentant des rangées transversales et très-nombreuses de petites écailles, de dessous lesquelles sortent les poils; elle est quelquefois floconneuse au bout; poils des parties supérieures assez souvent roides, plats ou épineux. Les mamelles sont au nombrede quatre ou dedouze. La taille est toujours médiocre et le plus souvent petite. Les Rats sont omnivores et essentiellement destructeurs. L'espèce la plus commune semhle avoir suivi l'Homme dans tous les établissements qu'il a formés. L'appétit des Rats les porte à s'enlre-détruire lorsqu'ils sont pressés par la faim. Leur ardeur à l'époque du rut est extrême, et leur génération très-féconde. Us sont répandus dans toutes les parties du globe et dans les îles les plus reculées du grand Océan. Il paraît cependant que le Rat noir est originaire de l'Amérique, et qu'il a été introduit en Europe à l'époque des premières navigations européennes. Les anciens ne connaissaient que la Soul'is, ou le Mus mttsculiis.

■f Rats sans épines.

Rat de Abbott. Mus Abholtii, Waterli. Pelage supérieur d'un brun foncé, l'inférieur blanchâtre, avec les pieds obscurs; oreilles médiocres. Taille du corps, un

pouce et demi ; la queue a près de deux pouces. De Trébizonde.

Rat Agraire. F. Rat Sitnic.

Rat d'Alexandrie. Mus Alexauilrimis , Geofif., Desm. Pelage d'un gris roussâlre en dessus, cendré en dessous; la queue est d'un quart plus longue que le corps ; les poils du dos les plus longs sont aplatis, fusiformes et striés sur une face. Il habile l'Egypte.

Rat de Allen. Mus JHeni, Waterh. Dessus du corps d'un biun cendré, le dessous cendré; pieds bruns; oreilles petites. Taille, un pouce et trois quarts; la queue est un peu plus longue. Du Brésil.

Rat Ancocya. Mus Jngouya , Azzara , Desm. C'est le Mus Brasillensis de Geoffroy, mais non celui décrit sous ce nom par Desmarest. Il est d'un brun fauve en dessus, blanchâtre en dessous, mais plus clair sous la tête, et plus foncé sous la poitrine ; la queue est un peu plus longue que le corps; les oreilles sont arrondies et moyennes. 11 habite le Paraguay.

Rat arénicole. Mus arenicola, Waterhouse. 11 est brun en dessus, d'un cendré blanchâtre, lavé de jaune en dessous; oreilles médiocres, arrondies, couverles de poils bruns et jaunes; pieds d'un blanc sale; pelage doux et moelleux. Taille du corps, quatre pouces; celle de la queue est de trois. De Maldonado.

Rat a bande noire. F. Rat Sitnic.

Rat a bandes. Mus lineatus, Eversm. Ce Rat a la queue aussi longue que le corps; une raie étroite et noire est placée sur le dos, dejiuis la nuque jusipi'à la queue, deux autres lignes latérales moins foncées l'accompagnent en biaisant un peu; le pelage est en général d'un brun gris; les oreilles sont d'un gris jaune, avec une grande tache noire près de chacune ; le ventre est d'un gris clair. Il a été trouvé près du ruisseau de Ouzounbourgthe, eutre Oremhoiirg et Bukkara.

Rat de Barbarie. Mus Baibarus, L. Pelage brun en dessus, et marqué de dix lignes longiludinales blanchâtres; les pieds de devant n'ont que trois doigts; il est plus petit (|ue la Souris commune, et habile l'Amérique septentrionale. Cette espèce est douteuse dans le genre qu'elle occupe.

Rat BLANCHATRE. Mtis canesceiis, "Waterh. Son pelage est blanchâtre, lavé de jaunâtre aux parties inférieures du corjjs; yeux entourés d'une aréole jaune; oreilles petites ; moustaches médiocres et blanches, avec la base des poils noirâtre; pieds blancs; dessus de la queue brunâtre. Longueur du corps, trois |)ouces; celle delà queue est un peu moindre. Des Antilles.

Rat BLEU. Mas cyaneus , Gmel. Le Guanque de Molina, dont le genre est douteux; il ressemble au Mulot; ses oreilles sont plus arrondies; sa queue est de médiocre longueur et presque entièrement poilue; son pelage, blanc en dessous, est d'un gris bleu en dessus. Il se creuse des terriers et vit en famille, dans le Chili.

Rat bouffi. Mus tumidus, Waterh. Son pelage est moelleux, brun, nuancé de noir; bout du rostre, lèvres, menton, gorge, poitrine et abdomen blancs; dessus du nez noir, ainsi que les moustaches; tète grande; oreilles médiocrement arrondies et velues ; corps épais. Taille, six pouces et demi; la queue est un peu moins longue. De l'Amérique méridionale, à Maldonado.

RiiT DU Brésil. Mus Biasilieiisis, Desiu., Dict. Se. liai. H esl de la (aille du Rat commun, auquel il ressemble pai' SCS formes, mais sa lête est plus courte et ses oreilles sont moins longues; son pelage est ras et dou.\, d'un brun fauve sur le dos, fauve sui' les Hancs, et gris sous le ventre; sa queue est un peu plus longue que le corps, et ses moustaches sont noires. 11 habile le Brésil.

Rat brodé. Mus prœtexlus, Brants. 11 est d'un brunâtre clair en dessus, blanc en dessous; ses oreilles sont grandes, nues et plissées; les doigts sont blancs. Taille, sept pouces. De la Syrie.

Rat dés Bouleaux. A'. Rat subtil.

Rat Bracriote. Mus Brachiotis, Waterh. Pelage supérieur d'un brun obscur, l'inférieur d'un gris foncé; pieds d'un brun grisâtre; oreilles petites. Taille du corps, quatre pouces et demi; de la queue, trois pouces. Des ilesCliuuos, dans l'Océan paciiïque.

Rat Cabaco. Mus Caraco, Pallas, Desm. Il est voisin par sa taille du Surmulot; il a le dos mélangé de roussàtre el de gris foncé, plus clair sur les flancs ; le venlre est d'un cendré blanchâtre; les pieds sont d'un blanc sale, et à demi palmés. Il se tient dans l'intérieur des maisons, et daus le voisinage des eaux. En Sibérie et en Mongolie.

Rat des Catingas. Mus pyrrorhinus, Wied Neuwied, It. Ce Rat, de la grosseur du Lérot, a la queue Irès-longue, le corps gris-brunâtre sale, les oreilles grandes et presque nues , les cuisses, la région anale ut la base de la queue d'un rouge brun. Cet animal habite souvent la partie inférieure des nids de la Fauvette à front roux, tandis que cet Oiseau occupe le nid supérieur, sur les frontières de Mina-Geraes, au Brésil.

Rat champêtre. Mus campestris, Fr. Cuv., Dict. Se. nat.; le Mulot nain ou Mulot des bois, de Daubenton. La queue est plus longue que le corps de quatre lignes; les poils sont gris ardoisés à leur naissance et fauves à leur extrémité; tout te dessous du corps et les quatre pieds sont blancs; les moustaches sont noires. H habile les champs non loin des villages, en France, et dans une grande partie de l'Europe tempérée.

Rat colon. Mus colouus, Licbst. Pelage d'un brun Irès-pàle en dessus, blanchâtre en dessous el composé de poils mous. Longueur, trois pouces. Du cap de Bonne-Lspérance.

Rat de Cuming. Mus Cumingi, Waterh. Pelage soyeux, entremêlé de poils lanugineux, d'un brun noirâtre, lavé de jaune en dessus, d'une nuance un peu plus pâle en dessous; oreilles médiocres, garnies extérieurement de longs poils; moustaches longues; pieds grands et larges. Taille du corps, dix-huit pouces; de la queue, douze. De l'île de Luçon. 11 est probable que cette espèce deviendra le type d'un genre distinct.

Rat de Donavan. Mus Dotiavani. Ce Rat, figuré dans la 26* livraison du Magasin du Naturaliste, a une queue médiocre, légèrement pointue, ayant sur le corps une teinte générale de fauve obscur varié de cendré, sur lesquels tranchent trois lignes plus claires. Il habile le cap de Bonne-Espérance.

Rat a deux taches. Mus bimaculutus, Waterh. l'clage d'un brun ocreux i)àle , varié de noirâtre en

dessus, de blanchâtre en dessous; une tache blanche de chaque côté de la tête, près des oreilles; moustaches blanches, avec la base des poils noirâtre; pieds blancs. Longueur du corps, trois pouces; de la queue, deux pouces.

Rat a DOS raté. y. Rat de Donavan.

Rat d'Egypte, y. Rat du Caire.

Rat élégaut. Mus elegans, Waterh. Pelage jaune en dessus, entremêlé de poils brunâtres; il est blanc en dessous; oreilles grandes, couvertes de poils jaunes en dehors et bruns en dedans; moustaches noirâtres, blanches à l'extrémité; pieds blancs; tarses longs. Taille du corps, trois pouces et demi; celle de la ((ueue est de quatre pouces. Du Brésil.

Rat fauve. Mus minutits, Pallas, Desm. Le Rat fauve a, comme son nom l'indique, le pelage de cette couleur en dessus el blanchâtre en dessous ; le museau peu prolongé, et la queue plus courte que le corps; il est de moitié moins grand que la Souris, el vit dans les champs; il se réunit en grandes troupes sous les gerbes de blé, en Russie et en Sibérie.

Rat Géant. Mus giganteus, Hardw., Desm.; Mus setifer, Horsf., jeune âge; Mus Malabaricus, Pennant. Ce Rat a le pelage d'un brun obscur sur le dos, gris sous le venlre; les extrémités sont noires, et la queue est peu couverte de poils; il se creuse des terriers dans les jardins, à la côte du Malabar, au Bengale et dans l'île de Java. Le corps seul a de longueur un pied un pouce, sans y comprendre la queue qui est de même dimension.

Rat gentil. Mus genliUs, Brants. Pelage d'un brun cendré en dessus, blanc en dessous; oreilles petites; queue médiocre. De l'Egypte et de la Nubie.

Rat a grosse tête. Mus cephaloles, Desm. Ce Rat est remarquable par la grosseur de sa tète, par son museau court, son pelage brun en dessus, plus clair sur les côtés, blanchâtre, tirant un peu sur le fauve en dessous; ta queue est de la longueur du corps. Il vil dans les terres labourées et y creuse des terriers. Aux alentours de l'Assomption dans le Paraguay.

Rat de Hay. Mus Hayi, Waterh. Pelage supérieur brun, avec les côtés du corps jaunes; l'inférieur et les pieds blancs; oreilles assez grandes; rostre obtus; tarses allongés. Longueur du corps, trois pouces et demi; la (|ueue n'est guère plus longue. De la Gniane.

Rat hérissé. Mus hiisutus, Gould. 11 esl couvert de poils longset touffus, bruns el mêlés de noir en dessus, jaunâtres et mêlés de roux et de brun en dessous; les oreilles sont de médiocre longueur; la queue est entièrement couverte de poils noirs, plus longs vers l'extrémité qui est brunâtre. Taille, treize pouces. De l'Australie.

Rat hispide. Mus hispidns, Lichst. Pelage d'un gris ardoisé pâle en dessus, d'un blanc jaunâtre en dessous. Longueur, cinq pouces. Le Mus Uimidiatus, de Ruppel, parait être une variété de celte espèce; son corps est d'un jaune roussâtre en dessus, blanc en dessous; une tache blanche occupe la base des oreilles. De l'Arabie.

Rat de l'Inde. Mus Indicus, Geolf., Desm. Il est gris-roussàlre en dessus el grisâtre en dessous; la queue

ôOo

est lin peu moins longue que le corps; les oreilles sont grandes et presque nues. Il est de la taille du Surmulot et habile Pondicliéry.

Rat D'IsL\nDE. i1/Ms Islatulicus, Thien. Cette espèce, dt'crile récemment par Thienemann, est noirâtre sur le dos et grise sur tout le resie du corps. On observe des taches jaunes sur les flancs; la queue est presque nue, à écailles verticillées; elle est à peine plus longue que le corps. En Islande.

Rat JAUNATRE. Mus ttavescens, Waterh. Son pelage est d'un brun roux supérieurement, blanchâtre inférieurenient; côtés de la tête, du corps et poitrine d'un jaune doré; gorge et pieds blancs; oreilles médiocres, arrondies et couvertes de poils jaunes. Longueur du corps, trois pouces et demi; de la queue, quatre pouces.

Rat de Java. Mus Javanus, Desm., Herm. Celle espèce est de la taille du Rat de Sumatra ; elle est d'un brun roux en dessus; les quatre pieds sont blancs; la queue, plus courte que le corps, est médiocrement couverte de poils. Habite l'île de Java.

Rat a larges pieds. Mus latipes, Bennett. Parties supérieures noires, nuancées de gris plombé; les inférieures un peu plus pâles, avec les pieds cendrés. Taille du corps, cinq pouces; celle de la queue est de huit. Du nord de l'Afrique.

Rat Labcha. Mus Laucha, Desm. Le Rat septième d'Azzara. Il a ta tête peu large, mais le museau pointu; son pelage est d'une couleur plombée en dessus et blanchâtre en dessous; ses moustaches sont fines et blanches; les tarses sont blancs en dessous; la queue est un peu plus courte que le corps. 11 habile les Pampas de Buénos-Ayres.

Rat a lOKGCE qcede. Mus longicatidatus, Cuming. Il est en dessus d'un fauve pâle, varié de cendré noirâtre; les parties inférieures et les membres sont blanchâtres; la queue est plus longue du double que le reste de l'animal, qui a cinq pouces. On le trouve au Chili, sur les arbres.

Rat a longs poils. Mus longipilis, Waterh. Dessus du corps d'un gris obscur, lavé de jaunâtre; dessous gris; pieds bruns; oreilles médiocres. Longueur, cinq pouces; la queue en a trois. De Coquimbo, en Amérique.

Rat de Magellaw. Mus Magellanicus, Bennett. Il est en dessus d'un brun jaunâtre, et blanchâtre en dessous; les pieds sont blancs; la queue est de la longueur du reste du corps. Taille, huit pouces.

Rat masbe. Mus mourus, Waterh. Pelage un peu rude, d'un noir purpurescent en dessus, d'un brun plombé en dessous; léle d'un brun noirâtre; rostre brun; oreilles petites et d'un blanc sale; moustaches noires; pieds bruns. Longueur du corps jusqu'à la base de la queue, onze pouces; celle de la queue est de sept pouces et demi. De Maldonado.

Rat mêsoméle. Mus niesontelas, Lichst. Pelage d'un loux brun en dessus, avec une raie médiane noire; il est blanc en dessous. Longueur du corps, trois pouces huit lignes; de la queue, deux pouces dix lignes. Cap de Bonne-Espérance.

Rat nicRoPE. Mtis micropus, Waterh. Son pelage

est en dessus d'un brun cendré, lavé de jaune; en dessous d'un jaune obscur, entremêlé de poils blancliâ- Ires; pieds d'un blanc sale; oreilles médiocres. Longueur du corps, six pouces; delà queue, quatre pouces. De Santa-Cruz.

Rat MtGNONET. Mus (lelicalulus, Gould. Il est en dessus d'un brun jaunâtre, avec les côtés du corps jaunes et le dessous blanc; la queue est médiocre, brune en dessus, blanche en dessous jusqu'à l'origine; les oreilles sont petites; les pieds sont grêles et blancs. Longueur totale, quatre pouces et demi. De l'Australie.

Rat des moissons. Mus messorius, Shaw, Desm. Il a le pelage d'un gris de Souris mêlé de jaunâtre en dessus, blanc en dessous; les pieds sont de cette dernière couleur; la queue est un peu plus courte que le corps, qui a deux pouces trois lignes. Il vit dans les endroits rocailleux, les champs cultivés, en Angleterre.

Rat MoioT. Mus syhalicus, L. Le Mulot est un peu plus gros que la Souris; il est gris-roussâtie sur le dos; le ventre est blanchâtre; la queue est un peu plus courte que le corps. Sa multiplication est parfois étonnante; il ravage alors des provinces entières. Il est de toute l'Europe.

Rat a musead court. Mus brevirostris, Waterh. Il est en dessus d'un brun lavé de jaune, jaunâtre sur les côtés et d'un jaune ocracé en dessous; pieds brunâtres, avec les doigts blancs; moustaches d'un brun noirâtre; tête petite et courte; pelage court et moelleux. Taille du corps, trois pouces; de la queue, deux pouces et demi. De Maldonado.

Rat a mbsead prolongé. K. Rat nain.

Rat nain. Mus soricinus, Herm. Son pelage est gris-jaunâtre en dessus, blanchâtre en dessous; son museau est très-aigu; ses oreilles sont orbiculaires et velues; la queue est aussi longue que le corps. Il ditfère du Rat des moissons par la forme de son museau; il habile les environs de Strasbourg.

Rat a nez. Mus nasutus, Waterh. Parties supérieures d'un brun jaunâtre; flancs de celte dernière nuance; parties inférieures d'un fauve obscur; pieds couverts de poils bruns; ongles longs; oreilles médiocres; taille, cinq pouces; la queue n'en a que trois. De .Maldonado,

Rat noir. Mus Batlus, L. Ce Rat, qui vit dans nos maisons, est noirâtre en dessus et cendré foncé en dessous ; de petits poils blanchâtres couvrent le dessus des pieds. Il est quelquefois atteint d'albinisme; il est courageux, omnivore, et habite toute l'Europe et l'Amérique.

Rat NOIRATRE. Mus niqricans, Raffin. Celte espèce, admise par Desmarest dans sa Mammalogie, et par Harlan dans sa Faune d'Amérique, p. 151, est au moins bien voisine du il/us i?oWî/s, si elle n'est pas identique; elle a six pouces de longueur; le corps est noirâtre en dessus et gris en dessous; la queue est noire. Il habite l'Amérique septentrionale.

Rat obscur. Mus obscurus, Waterh. Pelage d'un brun noirâtre, un peu jaunâtre en dessous; pieds bruns; ongles assez longs; oreilles médiocres. Longueur du

corps, cinq ponces; de la queue, deux et demi. De Maldonado.

R\T OLIVATRE. IHits oUvaceus, Waterli. Dessus du corps d'un gris verdàlre, le dessous cendré; oreilles médiocres etarrondies; poils coiirtset brunâtres; queue plus courte i|ne le corps, blancliâire en dessous, chargée de poils et d'écaillés. Longueur totale, huit pouces. De Valparaiso.

Rat des Oliviers. Mus Oleraceus, Sykes. Parties supérieures d'un brun châtain brillant, les inférieures roussâtres, avec la bouche, la gorge et les pieds d'un blanc jaunâtre; oreilles presque rondes. Taille de la tète et du corps, deux pouces et demi; celle de la queue est de quatre pouces. De l'Inde. Il habite les champs.

Rat oreillard. Mus auritus, Desm. Le Rat quatrième d'Azzara. Il a la têle grosse, les oreilles Irèslongues, le pelage généralement gris en dessus et blanchâtre en dessous, la queue plus courte que le corps. Il habite les Pampas deRuénos-Ayres.

Rat oriental. Mus orientalis, Ruppel. Oreilles amples; pelage brun-fauve en dessus, jaune en dessous; membres brunâtres. Longueur du corps, deux pouces deux lignes; de la queue, deux pouces neuf lignes. Nord de l'Afrique.

Rat parvcle. Mus parvulus, Herm. 11 est d'un bruii cendré en dessus, blanc en dessous; la queue est un peu plus longue que le corps. Sa taille est beaucoup plus petite que celle de la Souris. On le trouve en Alsace, dans les champs.

Rat aux pieds blancs. Mus leucopus, Raffin. Ce Rat n'a que cinq pouces de longueur du bout du museau à l'origine de la ([ueue; il est fauve-brunâlre en dessus, blanc en dessous; il a la tête jaune; les oreilles sont larges; la queue est d'un brun pâle en dessus, grisâlre en dessous, et aussi longue que le corps. Il habile les États-Unis.

Rat a pieds écaulecx. Mus squanmticeps, Lichst. Pelage d'un brun cendré en dessus, blanc en dessous; oreilles courtes et velues; des squammelles sur la parlie dénudée des pieds. Longueur, six pouces; la queue, en a presque autant. Du Brésil.

Rat aux pieds grêles. Mus ijracilipes, Waterh. Pelage supérieur brun, lavé de jaune; l'inférieur blanc, de même que le dessus des oreilles et le museau; pieds petits, minces et rougeàlres, couverts de quelques poils blancs; oreilles assez grandes. Taille du corps, trois pouces; de la queue, un pouce et demi. De Maldonado. Bat Piloris. Mus Piloiides , Desm. Ce Rat est le Piloris des créoles des Antilles; il est presque aussi grand que le Surmulot; son pelage est en entier d'un beau noir lustré, à l'exception du menton, de la gorge et de la base de la queue, qui sont d'un blanc pur. Ce n'est point le Piloris de la Martinique dont parle Rochefort. Antilles.

Rat a pmcEACX. Mus penicillatus , Gould. 11 a le pelage d'im gris brun , avec le dessous du corps et les pieds d'un blanc lavé de jaunâtre; les oreilles sont de médiocre longueur, un peu échancrées postérieurement; la queue est un peu plus longue que la tcte et le corps réunis; elle est grêle, avec l'extrémité à partir d'un peu plus de moitié de sa longueur, garnie de longs

poils noirs. Longueur totale, quinze pouces. Du port Essinglon.

Rat des potagers. Mus oleraceus, Bennett. Oreilles grandes et arrondies ; pelage d'un brun marron , à l'exception du pourtour de la bouche, de la poitrine et des pieds, qui sont d'un blanc jaunâtre. Longueur du corps, deux pouces trois lignes; celle de la queue est de quatre pouces six lignes. On le trouve dans l'Inde où il fréquente de préférence les jardins potagers.

Rat pdmilion. Mus pximitio, Sparm. Pelage d'un jaune brunâtre cendré, marqué de quatre raies noires; oreilles velues. Environs du cap de Bonne-Espérance.

Rat a qcece bicolore. Mus dichrurus, Raffin. Ce Rat est encore très -mal connu; il a huit pouces; le pelage fauve, mélangé de brunâtre en dessus et sur les côtés; la tête marquée d'une bande brunâtre; le ventre blanchâtre; la queue de la longueur du corps, annelée, ciliée, brune en dessus, blanche en dessous et un peu télragone. Il habite les champs de la Sicile.

Rat roux. Mus rufus, Azzara, Desm. Le Rat cinquièmed'Azzara. Il est généralement d'un fauve roussâtre, plus terne et plus foncé sur la tête et sur le dos; le ventre est jaunâtre; la queue a la moitié de la longueur du corps. U habite le voisinage des eaux, au Paraguay. Rat Sitnic. Mus agrarius, Pallas, Gmel. Ce Rat, â barbe noire, est gris ferrugineux en dessous, avec une ligne dorsale noire et étroite; sa queue a un peu plus de la moitié de la longueur totale du corps, qui est de deux pouces dix lignes. Il ravage les moissons dans le nord de l'Allemagne, la Russie et la Sibérie.

Rat Souris. Mus Musculus, L. La Souris est le commensal de toutes nos demeures; elle est d'un gris uniforme en dessus, passant au cendré en dessous; sa queue est à peu près aussi longue que le corps; elle est assez velue. Ce petit animal offre plusieurs variétés dans les teintes de son pelage. Il habite toute l'Europe et toutes les parties du monde où se sont établis les Européens.

Rat strié. Mus strialus, L. Pelage d'un gris roux en dessus, marqué d'une douzaine de lignes longitudinales et de petites taches blanches; sa queue est de la longueur du corps ; sa taille est un peu moindre que celle de la Souris. Habile les Indes orientales.

Rat sdbtil. Mus suhtilis, Pallas; Mus vagus. Pallas; le Sikistan ou Rat vagabond. Sou pelage est fauve ou cendré en dessus, avec une ligne dorsale noire; les oreilles sont plissées, et la queue est plus longue que le corps; il ressemble un peu au Rat fauve de Sibérie, mais il a les oreilles et la queue plus longues. On connaît deux ou trois variétés dans les couleurs du pelage, ce qui porta Pallas à le nommer Mus vagus et Mus betulinus. U grimpe aisément aux arbres; il est trèscommun en Sibérie et surtout en Tarlaiie.

Rat deSbmatra.Mms Sumatrensis, RafHes. F. Rhizouys.

Rat Sorhdlot. Mus decumanus, Pallas; le Surmulot et le Pouc, Buff., pi. 27, Desm. Celle espèce, plus grande que le Rat noir, a le pelage gris, brun en I dessus et blanc en dessous; la queue est presque de la lon- ' gueur du corps. Il nage avec facilité, quoique ses pieds

ne soient point palmés; il est vorace et vit de tout. Originaire (le l'Inde, il a été introduit en France en 1G50. Il est exlraordinairement commun dans les ports de

Rat Atx TARSES NOIRS. Mus nigripes, Desm. Le Rat sixième d'Azzara. Il a la tête grosse, les oreilles courtes et arrondies, le pelage d'un lirun fauve en dessus et blanchâtre en dessous, les extrémités des pieds de couleur noire très-foncée, la queue plus courte que lecorps, cinq pouces onze lignes de longueur totale, en y comprenant la queue. Il habite les terres cultivées, au Paraguay.

Rat TiKi;s. Mus setifer, Horsf. Corps couvert en dessus de soies d'un brun-noirâtre; le ventre est blanc. Longueur, six pouces six lignes. De Java.

Rat vagabond. ^. Rat subtil.

Rat a ventre jaune. Mus flaviventris, Brants. Dessus du corps d'un roux-brun clair; le dessous est jaune, avec les fiancs blanchâtres; pieds blancs; queue de la longueur du corps. De l'Arabie.

Rat tulpin. Mus vulpinus, Lichst. Pelage formé de poils mollets, d'un roux vif en dessus, jaune sur les flancs et blanc sur la poitrine; oreilles velues. Longueur du corps, neuf pouces cinq lignes; celle de la queue est de six pouces six lignes. Du Brésil.

Rat Xantborin. Mus Xanlhorhinus, Waterh. Dessus corps gris, le dessous blanc; museau jaune; oreilles petites, garnies intérieurement de poils jaunes; moustaches longues et blanches, noirâtres à la base des poils. Longueur du corps, quatre pouces; celle de la queue est de deux pouces. De Santa-Cruz. tt Rats épineux.

Rat dc Caire. Mus Cahiiinus, Geoff. , Egypte, pi. v, fig. 1. Cette espèce a le pelage d'un gris cendré uniforme, plus clair et plus doux sur les côtés et sur le dos, composé de poils roides, presque épineux. La queue et le corps ont chacun quatre pouces de longueur. Ce Rat habite l'Egypte.

Rat Perchal. Mus Perchai, Gmel.; Echimys Perchai, Geoff.; le Rat Perchai de Buffon, pi. G9. Il a les oreilles nues, le pelage d'un brun roussâtre en dessus, parsemé de poils roides et gris en dessous, les moustaches noires. La queue a neuf pouces de longueur, et le corps quinze. Il habite les maisons à Pondichéry, et sa chair y est estimée.

Rat plattthryce. Mus platythrxx, Sykes. Il est en dessus d'un brun pâle, avec plusieurs poils roides, aplatis et épineux; le dessous du corps et les pieds sont d'un blanc jaunâtre. Les oreilles sont arrondies et nues; la queue n'est guère plus longue que le corps. Longueur totale, six pouces. De l'Inde.

Rat subépineux. Mus subspinosus, Waterh. Pelage des parties supérieures d'un gris brunâtre, entremêlé de poils trèsduis et résistants : ceux des côtés du corps sont moelleux et jaunes; les inférieurs sont d'un blanc pur; oreilles médiocres; tour des yeux jaune. Longueur du corps, trois pouces; la queue est un peu moins longue. Du cap de Bonne-Espérance.

ttt Rats-Phtllotides.

Rat-Phtllotide de Darwing. Mus Darwingi, Waterhouse. Son pelage est en dessus d'un brun de canelle.

entremêlé de poils noirâtres; sourcils cendrés ; joues, côtés du corps et base de la queue blanchâtres; oreilles très-grandes et presque nues; pieds et parties inférieures d'un blanc sale. Longueur du corps, six pouces; de la queue, cinq. De Coquimbo.

Rat-Pbyllotide gris-jaune. Mus griseo-flavus , Waterh. Il est, en dessus, d'un gris lavé de jaune, blanc en dessous, de même que les pieds; oreilles grandes et presque nues; pelage long et moelleux. Longueur du corps, six pouces; de la queue, cinq pouces. De Rio- Negro.

RatPhyliotide XANTBOPTGE.il/MS Xatilhopygus, Waterh. Pelage long et moelleux, d'un brun pâle et lavé de jaunâtre en dessus, blanc en dessous; tète grisâtre; fesses jaunes; pieds blancs; oreilles grandes, parsemées de poils jaunes et blancs; moustaches longues, blanchâtres, avec leur base noire. Taille du corps, cinq pouces; de la queue, quatre. De Sanla-Cruz.

On a étendu le nom de Rat à beaucoup d'animaux divers, souvent très-différents du véritable genre, et on a appelé :

Rat d'Afrique (Mam.), le Cayopolin.

Rat ailé (Mam.), le Polalouche.

Rat alliaire (Mam.), le Campagnol.

Rat Araignée (Mam.), la Musaraigne.

Rat Baraba (Mam.), un Hamster.

Rat Bernard (Ois.), le Grimpereau.

Rat bipède (Mam.), la Gerboise.

Rat blanc (Mam.), le Lérot.

Rat de blé (Mam.), le Hamster.

Rat a boirse (Mam.), le Phascolorae.

Rat du Brésil (Mam.), le Cobaye et le Paca.

Rat BuFou(Mam.), le Lérot.

Rat des champs (Mam.), la Marmotte de Circassie, le Campagnol.

Rat compagnon (Mam.), le Campagnol.

Rat Cricet (Mam.), le Baltayergus Cricef.

Rat d'eau (Mam.), une espèce du genre Campagnol.

Rat d'Egypte (Mam.), la Gerboise.

Rat Fégouie (Mam.), le Campagnol économe.

Rat Flécde (Mam.), l'Alaglaga.

Rat des fleuves (Mam.), le Myopotame.

Rat Jird (Mam.), la Gerbille.

Rat de Labrador (Mam.), un Campagnol.

Rat Lapin (Mam.), le Cobaye.

Rat Liron (Mam.), le Loir en vieux français.

Rat de Madagascar (Mam.), le Galago.

Rat Manicou (Mam.), la Marmose.

Rat marin. Mus viarinus (Pois.), le Balistes Capriscus, L.

Rat Maïpocri (Mam.), le Cabiay.

Rat Maulin (Mam.), une espèce de Marmotte du Chili.

Rat de mer (Rept. et Pois.), le Chélide Luth et l'Uranoscope.

Rat de montagne (Mam.), la Marmotte.

Rat musqué (Mam.). le Desman et la Musaraigne.

Rat musqué du Canada (Mam.), l'Ondatra.

Rat du Nord (Mam.), la Marmotte Souiik.

Rat de Norwége (Slam.), le Lemming.

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