‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 27 sur 103 · R M II · texte numérisé non relu

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organique ayant ([iiel<|ucs rapports avec l'Asparagine. La racine de Réglisse est un médicament adoucissant. On l'emploie très-fréquemment ponrcommiiniqueraux diverses tisanes une saveur douce et agréable. On en relire un extrait sec, que l'on désigne sous le nom de Suc ou Jus de Bégh'sse. C'est dans de grandes chaudières de cuivre que l'on prépare cette substance, en faisant bouillir la racine dans l'eau et évai)orant la décoction jusqu'à consistance d'extrait que l'on roule ensuite en bâtons, du poids de six à huit (mces et que l'on enveloppe généralement dans des feuilles de Laurier. Presque tout le suc de Réglisse qu'on emploie en France se fabrique en Espagne ou en Sicile. Dans cet état, il est un peu impur, et contient presque toujours de petitespa réelles de Cuivre, que l'on a détachées des chaudièresenen retirant l'extrait cuit, au moyen de grandes spalnles de fer. On doit donc le purifier en le faisant dissoudie et en l'évaporant de nouveau avant de s'en servir. Très-souvent on l'aromatise avec de l'essence d'Anis. Ce médicament est surtout employé dans la médecine populaire, pour combattre les rhumes.

REGMATODON. negmatodon. bot. Genre de Mousses delà famille des Bryacées, établi parBridel, qui le caractérise ainsi : coifîe cuculliforme; sporange latéral, un peu inégal à sa base; opercule conique et recourbé ; péristome formé de seize dents presque dressées, linéari-subulées; urne ovale; tube médiocre; gaine tuberculée.

Regmatodou orthostége. Rcgmatodon orthostegium , Mont. Tige rampante, vaguement rameuse; rameaux cylindriques, presque filiformes, dressés, à l'exception du sommet qui est un peu incliné ; feuilles imbriquées, ovales, acuminées, marquées de deniinervures, avec le bord très -entier et un peu recourbé; péricbèses allongés et lancéolés; pédoncule lisse; capsule inclinée, inégale, oblongue; opercule convexoconoïdc, droit et apiculé; péristome intérieur milriforme avec les dents quatre fois plus courtes que celles du péristome extérieur. On la trouve au Népaul.

RÉGNER. MAM. y. Reen et Repine au mot Cerf.

RÈGNES. Première répartition des êtres naturels, en groupes qui renferment le plus grand nombre d'individus rapprochés par leurs points généraux de ressemblance.

RÉGULE. CBia. Les anciens chimistes donnaient le nom de Régule à la substance métallique obtenue par la fusion d'une mine, qu'ils considéraient comme un demi-métal; ainsi ils ont appelé :

Régule d'Aivtihoihe, l'Antimoine pur ; le nom d'Antimoine étant donné par eux au sulfure de ce métal.

Régule d'Arseivic, l'Arsenic métallique.

Régdle de Cobalt, la substance métallique retirée du minerai de Cobalt, et qui était un Cobalt très-impur.

REH.MANÎNIE. i?e/j«ia««/a. bot. Genre de la famille desScrophularinées, établi par Liboschilz, qui lui assigne pour caractères : calice campanule, à cinq divisions; corolle hypogyne, ringente,à tube renflé, à limbe liilabié, dont les deux lobes supérieurs sont réfléchis et les deux inférieurs étalés; quatre étamines insérées au tube de la corolle, incluses, didynames et dressées; anthères ù deux loges faiblement divariquées; ovaire in-

complètement biloculaire; ovules nombreux, portes sur les bords des cloisons; slylc simple; stigmale largement bilamellé; capsule ovale, polysperme. biloculaire et bivalve; semences albumincuses, ovales, spongieuses, membraneuses, réticulées, roulées, attachées au milieu de la cloison valvaire.

Rehmanî^ie de la Chine. Helitiiannia Chinensis , Libosch. C'est une plante herbacée, velue, glanduleuse, à racine vivace, à feuilles ladicales ovales ou oblongues, dentées; la tige est souvent nue, terminée par une grappe de fleurs d'un rouge pourpré, peu brillanl.

REHUSAK. OIS. (Latbam.) Synonyme vulgaire de Tétras des Saules. F. Tétras.

REICHARDIA. bot. Le nom de Reichaidia a élé appliqué successivement à plusieurs genres, d'abord par Mœnch au Picriditim de Desfonlaines, puis par Roth au Maurandia de Jacquin; enfin par le même auteur à un genre de Légumineuses encore trop peu connu, qui offre les caractères suivants : calice presque campanule, crénelé, à cinq divisions; corolle presque papilionacée, dont les pétales, au nombre de six ou dix, sont illégaux; dix étamines déclinées, cohérentes un peuau-dessous de leur milieu;ovaire presque pédicellé, surmonté d'un style filiforme et d'un stigmale dilaté; gousse samaroïde, finissant en une aile oblongue. Les Reiclmrdia hera/Jetala et decapetala , Roth (Nov. Spec, 210), sont des plantes de l'Inde orientale, que les collecteurs avaient placées parmi les Cœsalpinia. Le genre Reiclmrdia offre une anomalie bien singulière dans sa corolle à six ou dix pétales; mais le professeur De Candolle (Mém. sur les Légumineuses, p. 43) soupçonne que cette structure est due, soit h la transformation de quelques étamines en pétales, soit, comme on peut l'inférer de la description, que l'étendard et peut-être la carène, au lieu d'être uniques, seraient remplacés chacun par un faisceau de pétales, soit enfin que ces fleurs aient l'organisation de celles des Cœsalpinia, mais habituellement soudées deux à deux.

REICHELIA. BOT. (Sclireber et Willdenow.) Synonyme de Sagonea d'Aublet. ^. Sagonée.

REICHENBACHIE. Reiclienbacliia. bot. Genre de la famille des Nyclaginées, établi par Sprengel qui lui donne pour caractères : involucre nul; périgone coloré, hypocralériforrae. à tube court, à limbe plissé, à cinq dents persistantes; deux étamines hypogynes , opposées, libres et incluses; ovaire uniloculaire; un seul ovule dressé; stigmate sessile, en pinceau; akène

logé

tube durci d

u perigone ,

ibre, couronné

par un limbe roulé et anguleux; semence dressée; embryon grand, cotylédons renfermant un albumen peu considérable; radicule extraire et infère.

Reicuenbacbie velue. Reichenbachia hirsula , Spreng. C'est un arbuste à feuilles alternes, oblongues, slellato pubescentes, plus épaisses ausommet; les fleurs sont réunies en cyme axillaire, dressée; les corolles sont velues. Du Brésil.

Un autre genre Reichenbachia avaitété proposé dans la famille des Lichens; mais un examen plus sévère l'a fait réunir au genre Usnea de Hoffmann. A'. Us?iée.

REIFFERSCIIELDIE. Reifferschcldia. bot. Genre de la famille des Dilléniacées, institué par Presl et qu'il

caraclérise ainsi ; calice polyphylle, à iilusieiirs rangs de folioles imbriquées, presque rondes el persistantes ; corolle composée de cinq pélales hypogynes et décidus; élaniines en nombre indéfini, bypogynes, loules fertiles, disposées sur plnsieurs rangs, les pins intérieures étant beaucoup plus longues; anthères biloculaires, élongato-linéaires, soudées, déhiscentes par un pore géminé, placé au sommet; ovaires au nombre de quinze, uniloculaires, soudés par la base, renfermant plusieurs ovules attachés à une suture ventrale; styles terminaux, filiformes, étalés en étoile; stigmate obtus.

Reifferscheldie «e Lcçon. ReifTerscheldia Luzonieiisis, Pr. C'est un arbre à rameaux recouverts d'une écorce veloutée, à feuilles éparses, ovales, amples, penninervées, avec les bords dentelés; pétiole ailé de chaque côté; pédoncules opposés aux feuilles, solitaires, unifiores, pourvus de bractées; fleurs grandes , atteignant, dans leur épanouissement, un diamètre d'environ six pouces.

REIMARIA. BOT. Flugge , dans sa Monographie des Paspalus, avait formé sous ce nom un genre de Graminées, dont quelques espèces ont été réunies par Kunth aux Paspales. Ce dernier auteur ayant restreint ce genre à la seule espèce Reimaria aciita, en a ainsi exprimé les caractères essentiels : épillels uniflores; lépicène (ylitme, Kunth) unique; glume (paillettes, Kunth) à deux valves acuminées-subulées; deux étamines; deux styles, à stigmates en jjinceaux. Le Beimaria acuta, Flugge et Kunth, A'oc. Gêner. etSpec, l>l. œquin., i, p. 84, tab. 21, est une plante très - rameuse, rampante; ses fleurs forment des épis au nombre de quatre ou cinq, inarticulés, composés d'épillets unilatéraux, portés sur un lachis membraneux. Cette (iraminée croit sur les rives humides de l'Orénoque.

REINE. INS. Dans une ruche, on désigne sous le nom de Reine la lemelle Abeille qui suffit seule au repeuplement de la république, y. Abeille.

REINE DES ROIS. bot. C'est VAsperula odorata.

REINE DES CARPES, pois. C'est une espèce du genre Cyprin.

REINE CLAUDE ou CLAUDE, bot. Variété de Prunes.

REINE MARGUERITE, bot. C'est VJsler Sinensis.

REINE DES PRÉS. bot. C'est le St>iiœa Ulmaiia.

REINE DES SERPENTS, kept. C'est le Boa Devin.

REINERIA. BOT. Genre proposé par Mœncli pour le Galega slricla, VVilld., et dont De CandoUe fait sa quatrième section du genre Tepliivsia. y. ce mot.

REINETTE. BOT. Variété de Pommes.

REINWARDTIE. Reinwardtia. bot. Sous ce nom, Blume et Nées d'Esenbeck (Sj-Uotje Plantai-, minus cognituruni, Ratisbonne, 1824) ojit établi un genre qu'ils ont placé dans la famille des Tiliacées, formant le passage aux DiUéniacées, et qui appartient à la Monadelphie Polyandrie, L. Le calice est profondément divisé en cinq segments inégaux, dont trois hérissés d'écaiUes soyeuses. La corolle cstàcinq pétales caducs. Les étamines, au nombre de vingt et au delà, sont réunies en un anneau qui entoure le disciue de la fleur. Il y a cinq styles longs, subulés et divergents. Le fruit est une capsule à cinq loges polyspermes. Le Reinwardtia Javanicu est un arbre à feuilles alternes, entières, vei-

nées, ellipliques-oblongnes. acuniinées et munies dans leurs aisselles de bourgeons de fleurs imparfaites. Les pédoncules sont axillaires, accompagnés au sommet de bractées, et portant un petit nombre de fleurs jaunes qui ont quelque ressemblance extérieure avec l'involucre de la fleur du Hêtre. Cette plante croît sur la montagne de Salak, dans l'ile de Java.

Sprengel {Syst. Reyn. Feget., i, p. 8Cô) a donné le nom de Reinwardtia au genre Prevostea de Choisy ; mais ce genre a reçu le nouveau nom de Dufourea qui lui a été imposé par Kunth. y. Dufocrée. D'un autre côté, Sprengel a changé le nom générique du Reinwardtia décrit plus haut, en celui de Blumia.

REISSEKIE. Reissekia. bot. Genre de la famille des Uhamnées, établi par Endlicher. Caractères: tube du calice obconique, soudé avec l'ovaire; son limbe est partagé en cinq lobes membraneux, ovales, mucronés, marginés et carénés intérieurement ; corolle composée de cinq pétales insérés sur les bords du disque arrondi et palériforme, qui recouvre le tube, alternes avec les découpures du calice, aussi longs qu'elles, échancrés au sommet et un peu coriaces; cinq étamines insérées avec les pétales, et qui leur sont opposées ; filaments subulés, comprimés, recourbés au sommet; anthères introrses, à deux loges ovales, pendantes du sommet du conncctif ; ces loges sont parallèles et déhiscentes par une fente longitudinale; ovaire infère, obtusément tétragone, à quatre loges contenant chacune un ovule anatrope; style trifide, ceint à sa base d'un disque annulaire; stigmates filiformes. Le fruit est ovale, à quatre ailes, cou,ronné par le calice persistant; les semences sont sessiles, dressées, à dos convexe, à ventre anguleux, recouvertes d'un test épais, coriace , brillant, parsemé de points enfoncés.

Reissekie SMILACINE. Reissekiu smilaciiia , Endl.; Goiiania smilacina, Smith; Gouania cordifolia, Raddi. C'est un arbrisseau à rameaux cirrhiformes et grimpants; les feuilles sont alternes, pétiolées, cordées, dentées, penninervées, à nervures inférieures plus fortes; à stipules subulées; les Ueuis sont souvent polygames , réunies en une sorte d'ombelle dans les aisselles des feuilles. Du Brésil.

REITIIRODON. Reilhrodon. ma». Waterhouse a donné ce nom, déi'ivé de P£<9,o(jj, cannelé, et OJo», dent, à un nouveau genre de Quadrupèdes rongeurs, qu'il caractérise ainsi : deux dents primaires à chaque mâchoire ; celles de la supérieure grêles et sillonnées longitudinalement; celles de l'inférieure grêles, aiguës et lisses; trois molaires de chaque côté, aux deux mâchoires : la première de la supérieure très-grande avec deux plis émailléssur les deux faces, la deuxième et la troisième avec deux plis semblables sur la face externe et un seul sur la face interne. La première de l'inférieure a trois plis émaillés extérieurement et deux intérieurement; la deuxième, deux extérieurement et un intérieurement; la troisième enfin un seul pli sur les deux faces. Quatre doigts aux pieds antérieurs, avec un pouce exigu et onguiculé; cin(i doigts aux pieds postérieurs : l'externe et l'interne très- courts; ongles petits et grêles; tarses poilus en dessous. Queue de médiocre longueur, garnie de poils courts et serrés. Tête

iîiande; fionl convexe; yeux grands; oreilles médiocres. Ce nonvean genre de Rongeurs diffère snffisamraent des Rais, des Gerbilles , des Atomys. elc, pour ne pouvoir être confondu avec eux. Il n'en a encore (Hé déterminé que deux espèces.

Reitbrodon typique. Reithrodon typicus, Walerli. Pelage des pardes supérieures d'un brun jaunàlre, entremêlé de poils noirâtres, celui des parties inférieures d'un fauve doré; région des yeux, joues et côtés du corps d'un roux doré, mêlé de poils jaunâtres; oreilles grandes, garnies intérieurement de poils jaunes et de poils brunâtres à l'extérieur. Queue brune en dessus, d'un blanc sale en dessous. Pieds blancs. Taille, de l'extrémité du museau à l'origine de la queue, six pouces; la queue en mesure presque autant. De l'Amérique mél'idionale, à Maldonado.

Reitbrodoiv cdnicdloïde. Reithrodon cunicnloides, Waterh. Pelage supérieur gris, lavé de jaune et entremêlé de poils noirâtres ; tour de la boucbe et abdomen jaunes; narines blanches; pieds blancbâtrcs; oreilles médiocres, garnies de poils jaunes, avec une lacbe noirâtre près du bord antérieur et une autre d'un blanc jaunâtre un peu plus bas ; dessous du corps d'un jaune blanchâtre; dessus de la queue brun, le dessous blanc. Taille, six pouces et demi; la queue n'en a (|ue trois et un quart. De Santa-Cruz.

RE.IOUIA. BOT. Gaudicbauil a érigé sous ce nom un genre dont il a donné la description dans la botanique (lu Voyage de l'Uranie {p. 450, t. 61); mais ce genre n'a point paru offrir de différence sensible avec le genre Tabernœtnoiitaiia, de Linné.

RELBUNIUJI. BOT. Sous-genre du Galium, formé des espèces qui ont les fleurs hermaphrodites, les fruits presque charnus; quatre bractées verlicellées au sommet de pédoncules axillaires et constituant une sorte d'involucre. elc. /^. Gaillet.

RELHAMIA. BOT. (Gmelin.) Synonyme de Curtisia. r. ce mot.

RELHANIE. Relhania. bot. Genre de la famille des Synanthérées corymbifères, de la Iribu des Inulées, établi par L'Héritier {Sertnm Angl., p. 22), adopté par H. Cassini qui y réunit comme section ou sous-genre VEclopes de Gaertner. Ce genre peut être caractérisé ainsi : capitules radiés; involucre hémisphéri<iue, formé d'écaillés imbriquées, ovales, surmontées d'un appendice arrondi et scarieux; clinanthe plan, garni d'écaillés minces, linéaires, un peu plus longues que les fleurs; demi-Heurons de la circonférence femelles; fleurons du disque réguliers et hermaphrodites. Fruits ovoïdes, allongés, couronnés par une aigrette membraneuse, lubulée, dentée seulement au sommet. Le sous-genre Eclopes diffère surtout parles fruits du disque qui sont comprimés et glabres, et par ceux de la circonférence qui sont Iriquêlres et hispides; les uns et les autres sont couronnés par une aigrette membraneuse, courte, profondément et irrégulièrement découpée. H. Cassini ne place dans le sous-genre Relhania que l'espèce décrite par L'Héritier sous le nom de Relhania puleacea. Il reporte les autres dans le sous-genre Eclopes. Toutes ces espèces sont des arbustes originaires du cap de Bonne-Espérance.

r.ELHANlOIDES. BOT. Sous-genre de Pterothii, qui renferme les espèces dont le capitule est formé de cin(| fleurs homogames.

REMBE. Rembus. \m. Genre de l'ordre des Coléoptères , section des Penlamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiquesthoraciques, établi par Latreille aux dépens du genre Carabus de Linné et de Fabricius. Caractères: les trois premiers articles destarsesantérieurs dilatés dans les mâles. Dernier article des palpes allongé, presque ovalaire et tronqué â l'extrémité. Antennes filiformes. Lèvre supérieure très -fortement échancrée. Mandibules peu avancées, légèrement arquées cl pointues. Point de dent au milieu de l'échancrurc du menton. Tête presque triangulaire, un peu rétrécie postérieurement. Corselet très-légèrement en cœur, plus élroit que les élylres. Celles-ci assez allongées et presque parallèles. Ce genre, dit Dejean, formé sur les Carabus politus et C. impressiis de Fabricius, s'éloigne un peu par son faciès de tous ceux de sa tribu, et se rapproche au contraire des genres Omasœus et Plerostichus.

Rebbe poli. Reiubtis politus , Latr.; Carabus politus, Fabr. Long de sept à huit lignes; noir, avec le corselet un peu moins long que large, ayant de chaque côté une ligne longitudinale enfoncée. Élytres ayant des stries ponctuées. De l'Inde.

Germar a nommé Rembus un genre de Rhynchophores, de la Iribu des Charansoniles, que l'on ne peut admettre. C'est pourquoi Dejean, dans son Catalogue, a donné le nom de Thylacites Iri/asciatiis au Rembus auricinchis de Germar. seule espèce de ce nouveau genre; elle habite le Brésil. Du reste, Sehoenherr n'a point trouvé suffisants les caractères du genre nouveau que, dans sa monographie des Curculionides, il a réuni à son genre Enlyus.

RÉMÉ. bot. (Adanson.) Synonyme de Trianthema. r. ce mot.

RÉMIGES. OIS. C'est le nom que portent les grandes plumes de l'aile des Oiseaux; elles leur servent en quelque sorte de rames pour se soutenir et se mouvoir dans l'air.

RÉMIJIE. Remijia. bot. Genre de la famille des Cinchonacées, établi par le professeur De Caudolle. avec les caractères suivants : tube du calice ovale, soudé à l'ovaire; son limbe supère, persistant et quinquéfide ; corolle supère, infundibtiliforme, avec son tube cylindrique et son limbe à cinq divisions linéaires, étalées et aiguës; cinq élamines insérées au milieu du tube de la corolle et incluses; filaments courts et inégaux; anthères linéaires et dressées; ovaire infère et biloculaire; ovules imbriqués de chaque côté de la cloison de placentaires linéaires et charnus; style simple; deux stigmates linéaires et inclus. Le fruit est une capsule ovale, biloculaire, couronnée par le limbe du calice; semences imbriquées, peltées, comprimées, bordées d'ailes membraneuses, entières, avec une échancrure à la base.

Rémuie ferrdginecse. Remijia ferruginea, DC. Ses feuilles sont oblongo-lancéolées, un peu aiguës, opposées ou ternées; les rameaux sont axillaires, terminés à distance par des grappes de Heurs blanchàlres. dont le calice est velu. Du Brésil, ofi on la considère

U E iM

comme succédané du Quinquina , pour ses propriélés fébrifuges.

RÉMIPÈDE. liemipes. cbi'St. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Hippidos, établi par Latreille aux dépens du genre Hippa de Fabricius, et ayant pour caractères : les quatre antennes presque de la même longueur, courtes et avancées. Pieds-mâchoires extérieurs semblables à de petits bras, ayant un fort crochet au bout. Pieds antérieurs s'amincissant peu à peu, pour finir en pointe. Ceux des autres paires terminés par des lames ciliées, un peu plus larges dans leur milieu et également pointues. Ce genre se distingue facilement des Hippes, parce que ceux-ci ont les pieds antérieurs terminés par un article ovale, en forme de lame comprimée, et par plusieurs autres caractères aussi faciles à saisir. Les Albunées ne peuvent être confondues avec le genre des Rémipèdes, parce que leurs pieds antérieurs sont terminés par une pince triangulaire, dont le doigt immobile est fort court.

liÉaiPÈUE ToKTUE. Remipes tesludinai lus, Latr., Lamk.; Hippa udadxla, Fabr.; Heibsl, Cane, lab. 22, fig. 4. Ce Crustacé est long de plus d'un pouce; sa carapace est ovale, finement ridée en dessus, avec cinq dents à son bord antérieur, dont les trois intermédiaires ont moins de longueur que les deux latérales, et au-dessous desquelles sont insérés les pédoncules grêles qui supportent les yeux. Les bords du dernier article de l'abdomen et les pattes sont velus. Des mers de r.iustralie.

r.ÉMlPÈDF.S 00 NECTOPODES. iss. Nom donné par Duméril (Zool. analyt.) à sa seconde famille des Coléoptères pentamères, à laquelle il donne pour caractères : élytres dures, couvrant tout l'abdomen; antennes en soie ou en fil , non dentées; tarses natatoires. Les genres Dytique, Hyphydre, Hali|)le et Tourniquet composent cette famille.

RÉMIRÉE. Ttemiiea. noT. Ce genre, établi par Aublet pour une plante de la Guiane qu'il nomme Remilea maiilima (i, p. 44, tab. 16), a été placé par Jussieu parmi les Graminées. Palisot de Beauvois le mentionne également parmi les genres de cette famille, dans son Agrostographie. Cependant ce genre appartient évidemment aux Cypéracées. Les tiges sont noueuses, étalées et rampantes à la surface du sol, se redressant vers leurs extrémités en branches ramifiées, toutes couvertes de feuilles. Celles-ci, extrêmement rapprochées les unes des autres, sont linéaires, aiguës, roides, terminées à leur base par une gaine entière. Les Heurs forment des épis ovoïdes et solitaires au sommet de chacune des ramifications des branches; ces épis sont accompagnés ù leur base par un involucre formé de plusieurs feuilles rapprochées circulairement. Les épillets sont très-nombreux, sessiles, uniflores et allongés. Ils se composent chacun de cinq écailles alternes et distiques, ovales, allongées, aiguës, dont la plus intérieure est plus épaisse et roulée par ses bords sur les organes sexuels qu'elle recouvre presque complètement. Les élamines, au nombre de trois, sont dressées; leurs filets sont un peu plans, leurs anthères linéaires, allongées, terminées par un petit appendice à leur som-

met. L'ovaire est triangulaire, allongé, terminé par un style simple, au sommet auquel sont trois stigmates linéaires et recourbés en dehors. Le fruit est un akène triangulaire, oblong, enveloppé par l'écaillé la plus intérieure, (|ui s'est épaissie et est devenue cartilagineuse, et (|ui paraît l'analogue de l'urcéole des Carex ou des soies ou écailles hypogynes des autres Cypéracées qui en sont pourvues. Cette plante croît sur les rivages sablonneux de la Guiane, et en particulier aux territoires de la pointe Saint-Joseph et de Rémire, d'où Aublet a tiré le nom an Remirea. Palisot de Beauvois l'a également trouvée en Afrique, dans le royaume d'Oware et Bénin, f^. sa Flore.

RÉMITARSES ou HYDROCORÊES. INS. Duméril (Zool. analyt.) désigne sous ce nom une famille d'Hémiptères à laquelle il donne pour caractères : élytres dures et coriaces; bec paraissant naître du front; antennes sétacées, très-courtes; pattes postérieures propres à nager. Cette famille comprend les genres Ranatre, Nèpe, Naucore et Sigare.

RÉMIZ. ois. Espèce du genre Mésange, qui est devenue pour quelques auteurs le type d'un sous-genre, dans lequel se trouve encore le Parus Capensis, Gm. F. Mésange.

REMORD ou REMORS. bot. L'un des synonymes de ScabiosaSiiccisa, L.

RÉMORE. Echeneis. pois. Genre de Poissons subbrachiens, qui pourrait à lui seul constituer une petite famille particulière. U est très-remarquable par la conformation de la tête qui supporte en dessus un disque aplati, composé d'un certain nombre de lames transversales, obliquement dirigées en arrière, dentelées ou épineuses à leur bord postérieur et mobiles, de manière ù ce que le Poisson, soit en faisant le vide entre elles, soit en accrochant les épines de leurs rebords, se fixe aux divers corps voisins, tels que les rochers, les vaisseaux, ou contre des Poissons plus grands que lui. Le corps est allongé, se terminant en coin, à peu près cylindrique, quoique un peu comprimé latéralement, couvert d'une peau rude quand on y passe la main au rebours; il n'y a qu'une dorsale vis-à-vis de l'anale. La tête est tout à fait plate en dessus; les yeux y sont sur les côtés; la bouche fendue à sa mâchoire inférieure, plus avancée, et il y règne une rangée trèsrégulière de petites dents semblables à des cils le long des maxillaires, tandis que les intermaxillaires ont des dents en cordes. L'ouverture des ouïes est en croissant, avec huit ou neuf rayons à la branchiostége. L'estomac est un large cul-de-sac, avec six ou huit cœcums. 11 n'y a pas de vessie natatoire.

Réjiore proprehest dit. Echeneis Reinora, L., Bloch, pi. 172; Encycl. Pois., pi. ôô, fig. 125. Sa peau est d'une couleur cendrée. II n'a guère que cinq à six pouces de longueur.

Rémore Scccet. Echeneis Naucrales, L., Bloch, pi. 171; Encycl. Pois., pi. 33, fig. 124. Celui-ci atteint jusqu'à trois pieds de longueur; le dos et la queue sont variés de verdâtre; les flancs de brun, et les nageoires ont leur fond jaunâtre, bordé de brun.

Les Rémores se trouvent dans toutes les mers. Ce sont des Poissons remarquables par l'habitude qu'ils ont

de s'accrocher au moyen de l'appareil qu'ils poricrit sur la lèle, à de i;rands Squales, qu'ils cliargeul pour ainsi dire de nager pour eux et de les voiturer.

RÉMUSATIE. Remusalia. bot. Genre de la famille lies Aracées, inslilué par Scliolt, aux dépens du genre Caladium, avec les caraclèrcs suivants : spallie roulée dès sa base, avec son limbe élendu et retroussé; spadice assez court, androgyne par interruption; organes de la reproduction rudimentaires, placés en dessous des ovaires et des élamines; point d'appendices stériles; anllii^res uniloculaires, disposées en verlicille sur des connectifs tronqués en massue; elles sont déhiscentes par un pore vertical; ovaires libres, à trois loges, à trois cloisons incomplètes, sur Ics<|uelles sont lîxés horizontalement par de courts funicules, des ovules orthotropes ; style très-court, à peine visible ; stigmate capité.

RÉMUSATIE viviPAR*. Jicvttisalia vivipara, Schotl; Caladium viiiparum, Nées. C'est une plante herbacée, à rhizome tuberculeux, à ramifications bulhillifères, allongées et dépourvues de feuilles. Celles-ci se développent tardivement et prennent une forme pellée; le pédoncule est court et pourvu de bractées; la spalhc est jaune. De l'Inde.

RÉNANTHÈRE. Renanthera. bot. Genre établi par Loureiro (/'Vor. Cocliin., 2, p. 637) dans la famille des Orchidées, et auquel il donne les caractères suivants : les fleurs sont grandes et d'un rouge brillant, disposées en longs épis terminaux. Les trois divisions externes du calice sont planes et linéaires, lancéolées, dirigées vers la partie inférieure de la Heur; les deux divisions internes et supérieures sont obtuses et ondulées; le labelle est comme à deux lèvres ; l'anthère est operculée.

RÉNANTnÈRE ÉCARiATE. Reuanthera coccinea, Lindl. Sa tige est parasite ; elle émet des racines aériennes ; ses feuilles sont oblongues- ovales, échancrées, charnues, alternes ; ses fleurs sont rassemblées en épi pyramidal; elles ont environ trois pouces d'étendue, et leurs nuances sont li'ès -éclatantes : les deux sépales supérieurs sont d'un rouge de carmin, coupés par quatre ou cinq bandes obliques, plus pâles; les trois inférieurs sont d'un fauve vif, avec des bandes et des taches écartâtes. Celle plante magnifique croit sur les arbres des forêts de la Cochinchine; on la cultive en serre chaude, dans les collections européennes.

RENARD. zooL. L'espèce du genre Chien qui porte ce nom y est type d'une section, et son nom a été étendu à beaucoup d'animaux qui ne sont pas des Renards. Ainsi , outre diverses espèces de Chiens de ce sousgenre, on a appelé Renard, un Phalanger, la Tadorne, un Squale, une coquille du genre Cône, et un insecte du genre Dermeste.

RENEALMIA. bot. (Feuillée.) y. Gcshanwie.

Linné fîls a fait un autre genre Reneahnia, qui est le même que le Calimbium de Jussieu, ou Globba de Linné. Houttuyn nommait Renealmia le genre que Gmelin a désigné sous le nom de Fillarsia. Enfin le genre Renealmia de Bellenden Ker {Irid. Gênera, p. 26), a déjà été compris dans ce dictionnaire sous le nom de LiBERTiE,qui lui avait été précédemment donné par Sprengel.

RENEAUME. bot. Pour Renealmia. r. ce mot.

RENEBRE. BOT. L'un des noms vulgaires du Rmiitx acutiis, L.

RENÉGAT. OIS. L'un des noms vulgaires de la Pie- Grièche grise.

RENETTE, rept. Pour Rainette, f^. ce mot.

RENGGERIE. Renggeria. bot. Genre delà famille des Guttifères, institué jiar Meisner, qui lui assigne pour caractères : fleurs dioiques ; calice à plusieurs bractées disposées en sautoir; corolle composée de cinq pétale.s hypogynes, oblongs, rétrécis à leur base, étalés; les mâles ont dix élamines insérées sur deux rangs, au réceptacle ; filaments épais et courts; connectif convexe extérieurement et anguleux à l'intérieur; anthères extrorses, à deux loges linéaires, divergentes subverticalemenl, s'ouvrant par un pore double et très-petit. Les fleurs femelles ont cinq élamines stériles, charnues, oblongo-anguleuses, enlourant circulairemeut l'ovaire qui est libre, sessile, pentagone, ù cinq loges; ovules attachés sur plusieurs rangs à l'angle central ; stigmate simple, grand, peltato-conique et susceptible de cinq divisions. Le fruit est une capsule ovale, acuminée, à cinq valves et à cinq loges cloisonnées; semences attachées à la colonne centrale. L'espèce décrite par Meisner est un arbre do l'Amérique tropicale; ses feuilles sont opposées, courtement pétiolées, obovato-spalulées, coriaces et très-entières. Les fleurs sont réunies en petites panicules liicliotomes.

RÉNIFORME. Reniformis. bot. Dénomination donnée à un organe dont les contours dessinent un rein. Une feuille est Réniforme quand elle est cordiforme à sa base, très-arrondie au sommet, élargie dans le sens transversal.

RÉNILLE.7?e«///a. polyp. Genre de Polypiers nageurs établi par Lamarckaux dépens des Pennalules de Linné, ayant pour caractères : corps libre, aplati, réniforme, pédicule, ayant une de ses faces polypifère et des stries rayonnantes sur l'autre; polypes à six rayons. Ce genre renferme deuxespèces; l'une, décrite par Lamarck sous le nom de Renilla Americana, a une tige cylindrique mar<|uée d'un sillon étroit, soutenant à l'une de ses extrémités un disque réniforme, aplati, couvert de stries rayonnantes sur l'une de ses faces; l'autre face un peu convexe est couverte de polypes à six tentacules contenus dans des cellules caliciformes, à six angles et à cinq divisions. Ce Polypier est d'une belle couleur rouge, et l'ouverture des cellules est jaune. L'autre espèce, décrite et figurée par Quoy et Gaimard (Voyage de l'Uranie), a une tige courte, terminée par un disque également convexe des deux côtés, de couleur violette; polypes jaunes.

RENNE. Taraudus. mam. Espèce du genre Cerf. ^. ce mot.

RENONCDLACÉES. Retionculaceœ. bot. Famille de plantes dicotylédones polypétales à élamines hypogynes, qui peut être caractérisée de la manière suivante : les fleurs, dont l'inflorescence est très-variable, sont souvent accompagnées d'un involucre formé généralement de trois feuilles quelquefois tellement rapprochées de la fleur qu'elles semblent former un second calice. Le calice est en général de quatre à cinq sépales, persistants ou caducs, réguliers et souvent colorés cl péta-

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