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Liimpagnegénéialement le calice adhérent, est charnu t^l iniléhiscenl, contenant un noyau à plusieurs loges ou plusieurs nucules inonospermes ; ou bien il est sec «t se sé|)are en deux ou trois coques monospermes. Les {{raines sont solitaires et dressées, lanlôt sessiles, tanlot portées sur un podosperme épais et plus ou moins long. Ces graines ont leur embryon dressé, à cotylédons plans et larges, environné d'un endosperme charnu, qui manque très-rarement. Les plantes qui appartiennent à celle famille sont des arbustes, des arbrisseaux ou des arbres plus ou moins élevés. Leurs feuilles sont simples, allernes, rarement opposées, iVénéralemenl basinervées, ordinairement accompagnées à leur base de deux stipules très-petites, caduques, ou persistantes et devenant même épineuses. Les Heurs sont petites, imparfaitement unisexuées, axillaires, solilaires ou diversement fasciculées et formant quelquefois des sortes de panicules terminales. Les ijenres qui entrent dans cette famille sont les suivants :
Paliuius, Tourn.; Zizyphus, id.; Condatia, Cavan.; Berchemia, IVecker, ou OEnoplia, Kunlh; yentilago, Ga;rln.; Sageretia, Brongn.; Rhamnus, Juss.; Scutia, Commers. ; BetaniUa , Brongn.; CoUelia, Kunth; Uovenia, Thunb.; Colubrina, Rich.; Ceanothus, L.; Ifillemetia, Brongn.; Pomatlenis, Labillard.; Cryptandia, Smith; Triclioceijhalus, Brong.; Phyllca, L.; Soulaiigia, Brong.; Gouania, L.; Crumeitaria, Martius.
RHAMNIER. Rhamuus. bot. Synonyme de Nerprun. /'. ce mot.
RHAMNOIDÉES. BOT. Même chose que Rhamnées.
RHAMNOPSIS. BOT. Le genre instilué sous ce nom par Reichenbach, dans la famille des Bixacées, n'a point paru différer suffisamment du genre Flacourtia, deCommersoii,etlegroupen'aéléconservéque comme section de ce dernier genre.
RHAMNUS. BOT. Synonyme de Nerprun, y. ce mot.
RHAMNUSIE. Rhamnusium. ms. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lepturèles, institué parMegerle, aux dépens du genre Rhagiumde Fabricius. Caractères : antennes glabres, filiformes, un peu distantes à leur base, presque dentées en scie, composées de onze articles, dont le premier assez giand, en cône renversé, le deuxième très- petit, cyalhiforme, les troisième et quatrième l)lus courts que les suivants qui sont aplatis, presque triangulaires, le onzième court et pointu; léte assez forte, inégale et creusée en dessus, plus large que la partie antérieure du corselet, prolongée derrière les yeux sans diminuer de largeur; yeux fortement écliancrés; mandibules assez fortes, courtes, incrmes, terminées en pointe un peu arquée; palpes maxillaires plus longues que les labiales; article terminal des quatre uu peu comprimé, presque triangulaire; corselet plus étroit (lue les élylres, rétréci et cylindrique à sa partie antérieure, resserré et rebordé poslérieurement, inégal en dessus, muni de chaque côté d'un tubercule oblus; écusson court, presque demi-circulaire; élylres linéaires, flexibles, guère plus larges que le corselet, arlondies et mutiques au bout, avec les angles numé-
raux arrondis, point saillants; abdomen linéaire, assez large à son extrémité qui est arrondie; pattes fortes.
RnABfîcsiE DU Saule. Rliamnusium Salicis, Audin.; Rhagium Salicis, Fab.; Stenocoius Salicis, Oliv.; Lcplure du Saule, Latr. Son corps est d'un rouge fauve, avec la poitrine noire; ses élylres sont quelquefois rouges et quelquefois d'un bleu noirâtre; ses antennes sont comprimées, fauves à la base et noires dans le reste. Taille, neuf à dix lignes. En Europe.
RHAMPHASTOS. OIS. r. Toucan.
RUAMPHE. Rhamphus. INS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Rhynchophores, tribu des Charansoniles, établi par Clairville (Ent. helv.) et adopté par tous les enlomologistes avec ces caractères : léte un peu globuleuse, ayant un prolongement cylindrique et roslriforme à l'extrémité duquel est située la bouche; ce prolongement est déprimé, appliqué contre la poitrine dans l'élat de repos. Antennes non coudées, insérées sur la tête, enlre les yeux, composées de onze articles : le premier court; le deuxième assez gros, obconique et le plus grand de tous; les trois suivants obconiques; les sixième et septième arrondis; le huitième en forme de coupe et les trois derniers renflés et formant par leur réunion une masse serrée, finissant en pointe. Yeux rapprochés; corps court, ovale; corselet court, avec les côtés arrondis. Pattes postérieures propres au saut; cuisses renflées et sans dentelures; jambes sans épines visibles à leur extrémité. Le genre Rhamphe se dislingue de tous ceux de la tribu parce qu'il esl le seul qui ail les antennes insérées entre les yeux et non sur le rostre.
Rhamphe bronzé. Rhamphus œtieus, Dejean. 11 est d'un bronzé obscur, peu éclatant; la base des antennes est teslacée; le corselet esl criblé de points; les élylres sont striées et poncluées. Taille, une demi-ligne. On le trouve dans le midi de la France.
RHAMPHICARPE. Rhamphicarpa. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, instilué par Bentham, avec les caractères suivants : calice campanule, à cinq divisions; corolle hypogyne, à tube mince, longuement exserle, à limbe étalé, divisé en cinq lobes presque égaux, obovales et plans; qualre étamines insérées au tube de la corolle, didynanies et incluses; anthères uniloculaires; ovaire à deux loges multiovulées, dont les placentas sont soudés à la cloison ; style simjde ; stigmate presque en massue. Le fruit est une capsule obliquement mucronée, à bec, à deux loges, à deux valves entières ; semences nombreuses.
Rbamphicarpe tubulebse. Rhamphicarpa tubulosa, Benth.; Geiardia tubulosa, Lin. Plante herbacée, rameuse, glabre, verte, mais nourcissant par la dessiccation; les feuilles inférieures sont opposées, les supérieures alternes, étroites, très-enlières ou quelquefois découpées. Les fleurs sont courlement pédicellées. On trouve cette plante dans l'Afrique tropicale.
RHAMPHOMYIE. Rhampliomyia. im. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanyslomes, tribu des Empides, établi par Meigen, et ayant pour caractères: antennes avancées, de trois articles: le premier cylindrique; le deuxième cyalhiforme; le troisième conique,
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comprimé, poitanl à son cxlrémilé un style biarliculé; trompe avancée, beaucoup plus longue que la tète, perpendiculaire ou penchée, mince ; ailes couchées sur le corps dans le repos, parallèles, n'ayant point de nervure transversale, qui forme une petite cellule vers l'extrémité de l'aile.
Bbamfbomyie bordée. Rhamphomyia marginala, Meig.; Empis marginala, Oliv., Encyclopédie, Fabricius. Petite, noire; ailes grandes, blanchâtres, avec les bords antérieurs et postérieurs noirs. Europe.
RHANGIUM. BOT. Ce mot a été employé comme synonyme de Forsythia, genre établi sur le Syiinija siispensa de Thiinberg; il dérive probablement du nom de Rengjo que cet arbrisseau porte au Japon, y. Forsythia.
RHANTÊRIER. Rhanteriiim. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie superflue, L., établi par Desfontaines (Flor. Allant., 2, p. 291, tab. 240), et ainsi caractérisé : involucre ovoïde, composé de folioles imbriquées, appliquées, lancéolées, coriaces, surmontées d'un appendice étalé, arqué en dehors, subulé, triquètre, corné, spinescent. Réceptacle plan, muni de paillettes linéaires-lancéolées, membraneuses sur les bords. Calathide composée au centre de tlcurs nombreuses, régulières, hermaphrodites; el à la circonférence, de Heurs en languettes et femelles. L'ovaire des fleurs centrales est oblong. glabre, muni à la hase d'un petit bourrelet, surmonté d'une aigrette formée de cinq paillettes filiformes, presque soudées par la base et légèrement plumeuses à leur sommet. Les corolles sont glabres, à cinq divisions très-aigués; les anthères sont munies à leur sommet d'appendices Irès-aigus. Dans les Heurs de la circonférence, l'ovaire est presque entièrement enveloppé par chacune des folioles intérieures de l'involucre; l'aigrette est nulle ou réduite à une seule paillette rudimentaire et latérale; les corolles sont en languettes oblongues, élargies et tridentées au sommet.
Rhantérier odorant. Rhanteriu'm suaveolens , Desf., loc. cit. Il a une tige ligneuse, droite, divisée en rameaux cotonneux blanchâtres, grêles, roides, trèsdivergents, munis de petites feuilles alternes, sessiles, lancéolées, très -pointues et un peu recourbées au sommet, épaisses, coriaces, entières, glabres en dessus et pubescentes en dessous. Les calathides sont petites, terminales et solitaires ; elles sont composées de Heurs jaunes dont l'involucre est très-glabre, presque luisant. Cette plante croit dans les sables maritimes de la régence de Tunis.
RHAPHIDOSPORE. Rhaphidospora. bot. Ce genre a été créé par Nées, dans la famille des Acanthacées; il a pour caractères : calice petit, à cinq divisions égales; corolle hypogyne, résupinée, bilablée, à tube recourbé, à lèvre supérieure concave, l'inférieure étant plus large et trifide; deux étamines exsertes, insérées a l'orifice du tube de la corolle; anthères à deux loges superposées el dont la supérieure est plus courte que l'inférieure qui a un éperon à sa base; ovaire à deux loges biovulées; style simple; stigmate bifide. Le fruit consiste en une capsule onguiculée, à deux loges renfermant quatre semences attachées au milieu de cha-
cune des deux valves; ces semences sont discoïdes, échinato-hispides, suspendues par des rélinacles en crochet.
Rbaphidosfore glabre. Rhaphidospora glabra, N.; Justicia glabra, Konning. C'est une plante herbacée, assez grêle; ses feuilles sont opposées, ovales, largement acuminées, obtuses, à Heurs ordinairement réunies en tète ternée, quelquefois solitaires par avortement des latérales; corolles petites, entourées de bractées et de bractéoles. De l'Inde.
RHAPHIOLEPIS. bot. Pour Raphiolepis. y. ce mot.
RHAPHIORHYNQUE.iî/iap/i'o/'yHc/iMS. iMS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tabaniens, institué par Wiedemann qui lui donne pour caractères : antennes rapprochées, prolongées, avec le premier article assez court et subcylindrique, le second très-court et cyathiforme; palpes exsertes, rapprochées à leur base, divergentes à l'extrémité, biarticulées, avec le premier article très-court, le second quatre fois plus long, épais, subfusiforme, un peu recourbé au sommet; hypostome formant un prolongement subulé, aigu, et prenant vers le bout une direction oblique; trompe rétraclile; trois ocelles; ailes divariquées.
RHAPHioRnvNQCE A VENTRE PLAN. Rhajphiorhynchus planiveiitris, Wied. Antennes d'un brun noirâtre; corselet brun, avec trois lignes longitudinales violâtres; abdomen d'un roux ferrugineux, bordé de brun. Taille, treize lignes. Du Brésil.
RHAPHIPODE. Rhaphipoda. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, institué par Audinel-Serville pour un insecte propre à l'île de Bornéo, et qu'il caractérise de la manière suivante : antennesfiliformes, atteignant la moitié des élytres chez les femelles, de onze articles cylindriques, dont le troisième un peu plus giand que le suivant; mandibules courtes, pointues, dentées intérieurement; palpes courtes; corselet presque carré, un peu convexe et inégal sur son disque, épineux sur ses bords; écusson assez grand, presque triangulaire, arrondi au bout; élytres allongées, un peu convexes, arrondies et niutiques à l'extrémité; abdomen entier; corps un peu convexe; pattes de longueur moyenne; cuisses assez giandes et comprimées, épineuses de même que les jambes; dernier article des tarses grand et plus long ([ue les trois autres réunis.
Rhapbipode SUTURAI, if /ia/j/i(>0(/««?/<K/a/is,Dupont. Corps d'un brun noirâtre, presque lisse; élytres testacées, avec une large suture brune; antennes, palpes et pattes d'un brun marron; poitrine couverte d'un duvet court el roussâtre. Taille, vingt lignes. De l'Ile de Bornéo.
BHAPIDE. Rhapis. bot. Linné fils a établi sous ce nom un genre de la famille des Palmiers, dans leiiuel il plaçait deux espèces qui appartiennent aux genres Sabal et Chamœrops. Alton (Hort. Kcto., éd. 1, v. 3, p. 473) y eu ajouta une troisième qui est maintenant considérée par Martius comme le type du genre Rhapis. Voici les caractères génériques assignés par ce dernier botaniste : Palmier polygame-dinïque. Régime enveloppé à sa base par des spalhes incomplètes. Fleurs sessiles; les mâles ont un calice extérieur en
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forme de cupule, trifide; un calice inlérieur {corolle, selon Martius) à trois divisions; six élamines ; les rudinienls de trois pistils, cohérents par la base. Les fleurs hermaphrodites ont le calice et les étamines comme dans les fleurs mâles, plus trois pistils dont deux avortent. Le fruit est probablement une baie unique par iivorlement et monosperme.
Rhapide Roseal'. Hliapis Arundinacea, Alton, lac. cit. Son stipe est court, couronné par des frondes palmées, à pinnules munies d'aiguillons sur les bords et dans les plis. Les Heurs sont d'un rouge brun. Cette plante, que Poiret a réunie au genre Corypha, croît dans la Caroline. L'autre espèce, publiée par Alton, est le Rhapis flabelliformis , Chamœrops excelsa , Thunberg; Coijpha Af ricana, Loureiro. Elle croit in Chine, au Japon et en Afrique.
RIIAPONTIC. Blmponticiim. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cinarocépbales, autrefois proposé par Vaillant sous le nom de Khaponlicoides, et réuni par Linné au Cenlaurea. Dans la première édition de la Flore française, Lamarck avait rétabli ce genre, mais en le restreignant à une espèce qui fut placée parmi les Serratula, par Gœrlner et par De Candolle dans la cinquième édition de la Flore française. Jussieu (Geuera Planlariim) reconstiUia le genre Rhaponticum de Vaillant, sur les Centaurea de Linné, qui ont les écailles de l'involucre arides et scarieuses au sommet, mais qui n'en sont pas moins de vraies Centaurées à cause de leurs fleurs marginales neutres. Ces espèces ne forment qu'une section des Centaurea dans la Flore française. Enfin De Candolle, dans un Mémoire sur quelques genres de Cinarocépbales ( Ann. du Muséum, t. xvi, p. 187), proposa le rétablissement du genre Rliaponticum de Lamarck. Ce genre est voisin des Sarrètes {Serratula) par son aigrette; des Leuzées {Leuzea) par son involucre, grand, composé de folioles imbriquées, scarieuses, arrondies et inermes au sommet ; des Centaurées par son port; mais il diffère des Sarrètes par la structure de son involucre; des Leuzées, par son aigrette, dont les poils ne sont pas plumeux; des Centaurées, par ses fleurons tous fertiles, hermaphrodites et égaux, et par la position non latérale de son ombilic ou bile basilaire. Le genre Uliapontic a pour type le Centaurea Rhapontica, L., qui a été nommé par Lamarck Rhaponticum scariosum. C'est une plante dont la tige s'élève à plus d'un pied, et porte à son sommet une seule calathide fort grande, composée de fleurons purpurins. Ses feuilles radicales sont oblongues, pétiolées, un peu cordées à la base, légèrement dentées, blanches et cotonneuses en dessous; les feuilles caulinaires sont peu nombreuses, portées sur de courts pétioles et un peu pinnatifides. La racine est épaisse, grande et aromatique. Cette plante croit dans les Alpes de la Suisse, (lu Piémont, du Dauphiné et de la Provence; on la cultive au jardin botanique de Paris. Une seconde espèce ( Rhaponticum uniflorum. De Cand., Cnicus uniflorits, L.), remarquable par ses feuilles toutes profondément pinnatifides, croit en Sibérie.
Le nom de Rsapontic (Rhaponticum) a. été aussi donné autrefois à la racine d'une espèce de Rhubarbe.
/■''. ce mot. La Jusquiame portait aussi, chez les anciens, le nom de Rhapontic (Rhapontica).
RHAPOiNTICOlDES. bot. Sous ce nom, Vaillant avait formé un genre avec des espèces que Linné réunit au ■ Centaurea, mais qui constituent aujourd'hui les genres Leuzée et Rhapontic. V. ces mots.
RHAPTOSTYLE. Rhaptostylnm. bot. Genre établi par Humbnidt et Bonpiand (Plantes équinoxiales, 2, p. 1.39, lab. 125), et placé par Kunth à la fin des genres voisins des Célastrinées. Voici ses caractères : calice quinquéfide, à segments ovés, aigus, égaux; corolle à cinq pétales hypogynes, sessiles, ovales, acuminés, trois fois plus longs que le calice, à préfloraison valvaire ; disque nul ; dix étamines hypogynes, plus courtes que la corolle ; filets dilatés, subulés au sommet, soudés parla base entre eux et avec les pétales, glabres, les cinq opposés aux pétales plus courts; anthères elliptiques, transversalement biloculaires, déhiscentes par des fentes longitudinales; ovaire supère, sessile, grand, conique, à trois loges qui renferment chacune un ovule solitaire et pendant; stigmate sessile et trilobé.
Rhaptostïle \cvmm. Rhaptost/lutn acuminatum , Kunth, Nova Gênera, vol. 7, tab. 021 . C'est un arbre inerme, glabre, à branches alternes, grêlés, munies de feuilles alternes, entières, membraneuses, non ponctuées et sans stipules. Les fleurs sont petites, blanches, pédonculées, disposées en petits paquets axillaires. Cet arbre croît dans les localités montueuses près de Popayan, dans l'Amérique méridionale.
RHATHYJIE. Rhathymus. iNs. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féronides, établi par Dejean pour un insecte du Sénégal, qui s'éloigne de tous ceux de la Iribu par son corps large et aplati , et surtout par le deinier article des palpes labiales, qui est triangulaire. En outre, la lèvre supérieure est courte et profondément échancré-e; les mandibules sont larges et saillantes; le menton présente une dent simple, assez aigufi; le corselet est presque carré, plus large que long.
RHATaYMEFioiR. Rhathymus carbonarius, Dej. Il est entièrement noir et peu brillant; ses palpes, ses antennes et ses tarses sojit roussàtres; sa tête et son corselet sont parsemés de points enfoncés et nombreux; les stries de ses élytres sont assez profondes et faiblement ponctuées. Taille, six lignes.
RHAZIE. Rhazia. bot. Decaisne a établi ce genre dans la famille des Apocynées, et lui a donné pour caractères : calice à cinq divisions; corolle hypogyne, hypocratériforme, velue à l'intérieur du tube, contractée à la gorge, avec son limbe partagé en cinq découpures équilatères; cinq étamines incluses, insérées au milieu du tube de la corolle; anthères ovales, obtuses et libres; deux ovaires renfermant plusieurs ovules attachés aux parois internes et renflées veis la suture; style filiforme ; stigmate arrondi-déprimé, avec un appendice conoïdeo-bifide. Le fruit consiste en follicules linéaricylindriques, dressés et lisses, renfermant plusieurs semences oblongues; celles des extrémités des follicules sont devenues membraneuses par la pression qu'occasionne l'une sur l'autre le rétrécissement des extrémités.
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Rbazie serrée. Razia slricta, Decais. C'est un arliuste d'un raèlre de hauteur environ, très -glabre, à rameaux simples et dressés, à feuilles alternes et rigides, à fleurs blanches, en cnrymbe, petites, ramassées et d'une odeur suave. De l'Arabie heureuse.
RHÉA. Hhea. ois. (Briss.) Genre de l'ordre des Coureurs. Caractères : bec droit, court, mou, déprimé à la base, un peu comprimé à la pointe qui est obtuse et onguiculée ; mandibule inférieure très-déprimée, fle.xible, arrondie vers l'extrémilé; fosse nasale grande, prolongée jusqu'au milieu du bec; narines placées de chaque côté du bec et à sa surface, grandes, fendues longitudinalement et ouvertes. Pieds longs, assez forts et robustes; trois doigts dirigés en avant, les latéraux égaux; ongles presque d'égale longueur, comprimés, arrondis, obtus; tibia emplumé; nudité au-dessus du genou très-petite; ailes impropres au vol ; phalanges garnies de plumes plus ou moins longues, el terminées par un éperon.
Rbéa Nandu. Rhea Ameiicana, Lath. Parties supérieures d'un gris cendré bleuâtre; sommet et derrière (le la tête noirâtres ; une bande noire, commençant à la nuque, descendant sur la partie postérieure du cou, (ju'elle entoure, en s'élargissanl vers les épaules; scapulaires cendrées; plumes des ailes cendrées, les plus grandes blanches à leur origine et noirâtres au milieu, quelques-unes entièrement blanches; parties inférieures blanchâtres; bec et pieds d'un gris rougeàlre; un éperon au poignet ; taille, cinquante-huit pouces. Les Kandus, placés primitivement avec les Autruches, ne sont guère moins agiles que celles-ci, et il est rare que les meilleurs Chevaux puissent les devancer à la course. Dans la marche paisible, ils ont une allure grave et majestueuse, la tête élevée, le dos arrondi; ils se nourrissent de graines et d'herbes qu'ils coupent fort près de la racine; ils sont susceptibles d'èlre amenés à l'état de domesticité, mais le peu de saveur de leur chair, joint à leur esprit de domination sur les autres habitants des basses-cours, les a fait jusqu'ici dédaigner. Ce serait néanmoins une grande ressource pour le luxe et le commerce européen si l'on parvenait à naturaliser en Europe des troupeaux de Nandus comme on y a acclimaté les Chèvres du Thibet. Si l'on s'en rapporte aux observations qui ont été publiées sur la propagation de ces Oiseaux, il en résulterait que les femelles commencent leurs pontes à la fin d'août, qu'elles déposent, à trois jours d'intervalle, un œuf dans un trou large et peu profond pratiqué dans la terre ou le sable ; que le nombre des pontes peut être porté à seize ou dix-sept; que plusieurs femelles pondent dans le même trou, et qu'un seul mâle se charge de l'incubation qui dure soixante-dix jours. Un fait plus certain , c'est que ces œufs sont d'un blanc mêlé de jaune, à surface trèslisse, et <iu'ils sont recherchés comme comestibles par les habitants du Brésil, du Chili, du Pérou et de Magellan, où les lîhéas sont assez communs dans les vallées les plus froides.
Rbéa de la KotvELLE-HoLLARUE. Casuuiius Novœ- HoUandiœ, Lalh.; Dromaius aler, Vieill. Parties supérieures variées de brun, les inférieures d'un gris blanchâtre; toutes les plumes sont soyeuses et ont leur
extrémité recourbée; la peau de la tète et du cou est presqu'entièremenl nue et d'une couleur bleuâtre dans les individus adultes;bec noir; pieds bruns; taille, soixantedix pouces. On n'a que peu de données sur les mœurs et les habitudes de cette espèce, qui parait mettre beaucoup de temps pour paivenir à toute sa hauteur; les jeunes sont entièrement couverts de plumes d'un grisbrun varié de blanchâtre. On sait qu'elle est d'une agilité extrême , que son caractère est sauvage et farouche, qu'enfin elle se nourrit de graines el de jeunes plantes. Les naturels du pays natal de cet Oiseau paraissent ne pas faire grand cas de sa chair, à laquelle ils préfèrent celle du Bœuf.
RHÉADINE. Rheadina. bot. Matière colorante rouge, qui se tiie des pétales du Pavot.
RHEAS. bot. Nom d'une espèce du genre Pavot. 1^. ce mot.
RHÈBE. Rhœbus. ipis. Kom donné par Fischer à un genre de Coléoptèies de la famille des Charansonites, dont les caractères sont : antennes insérées sous les yeux, assez longues, jiresque filiformes, allant u n peu en grossissant vers l'extrémité; tête avancée; yeux échancrés; corselet conique, un peu convexe, arrondi en arrière; élytres allongées, linéaires, arrondies à l'extrémité; corps allongé, mou, ailé; pattes longues; cuisses postérieures comprimées.
Rbèbe de Gebler. Rhœbus Gebleri, Fisch. Il est entièrement d'un beau vert doré. Taille, deux lignes. Russie méridionale.
RHEEDIA. bot. Ce genre nommé par quelques auteurs français Cfioyer, a été établi par t^lumier sous le nom de Van-Rheedia que Linné a conservé en supprimant la particule. Il appartient à la famille des Guttifèreset à la Polyandrie Monogynie, L.; mais c'est un genre trop imparfaitement connu pour que son admission soit définitive. Wahl, en effet, a placé parmi les Mammea la seule espèce dont il se compose, et il n'a été adopté qu'avec doute par Choisy ( in DC. Piodr., i, p. 564) qui l'a relégué à la fiji de la famille des Gutlifères. Le Rheedia laleii/loia, L., Plum., éd. Burm., PL Amer., tab. 257, est un arbre résineux dont le tronc est assez haut et droit; les rameaux sont longs el étendus horizontalement; les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, entières, glabres, vertes et un peu luisantes en dessus, d'un vert jaunâtre en dessous. Les pédoncules sont axillaires, ternes ou en faisceaux, portant chacun une t^eur blanche, qui se compose de quatre pétales ovoïdes, concaves, ouverts ; d'un grand nombre d'élamines dont les filets sont plus longs que la corolle et les anthères oblongues ; d'un ovaire globuleux, surmonté d'un style aussi long que les étamines, et d'uu stigmate infundibuliforme. Le fruit est une baie ovale, uniloculaire, dont le péricarpe très-mince renferme deuxà trois graines ovées-oblongues, charnues, grosses, disséminées dans une pulpe succulente. Cet arbre croit en abondance à la Martinique, où il fleurit au mois de mai. La résine jaune qui découle des nœuds de ses rameaux exhale une bonne odeur.
RHÉSUS. MAM. Espèce du genre Macaque, y. ce mot.
RHÉTIZITE. niN. Weruer a donné ce nom à une
HHEXIA TKnsrCEPS
variété de Dislhène blanc, (|iie l'on trouve à Pfirtseli en Tyrol.
RHETZA. BOT. Le genre créé sous ce nom, par Wrighl et Arnotl, dans la famille des Téréhinlhacées, a été réuni au genre Xanthoxylon, de Kuntli, comme l'une de ses divisions.
RHEUM. BOT. /^. RnUBABBE.
RHEXANTHA. BOT. L'une des sections du genre Rhexia.
RHEXIE. Rhexia. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, qui contenait autrefois un très- grand nombre d'espèces, puisqu'on y réunissait presque indistinctement toutes les Mélastomacées à fruit capsulaire; il a été circonscrit dans des limites plus étroites et plus précises par les travaux de Rob. lirown, Don et De Candolle. Maintenant ce genre ne se compose que du petit nombre d'espèces à parties de la fleur quaternaires, qui toutes croissent dans l'Amérique septentrionale. Voici leurs caractères : le tube du calice est ovoïde, renflé, rétréci à son sommet en un col qui porte un limbe à quatre lobes persislants; les quatre pétales sont obovales; les huit étamines ont les loges de leurs anthères réunies par un connectif Irès-mince et à peine visible. Le fruit est une capsule libre, recouverte par le calice , ù quatre loges contenant chacune plusieurs graines attachées à un trophosperme pédicellé. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, ayani leur tige dressée et carrée, leurs feuilles scssiles, entières, étroites, allongées et à trois nervures longitudinales; les fleurs, jaunes ou purpurines, sont disposées en cime ou en corymbe.
Rhexie de AiRGiNiE. Rliexia f^irginica, Lin. C'est une plante herbacée, dont la tigeest haute de deux ou trois pieds, presque glabre ou munie de quelques poils rares; elle est quadrangulaire, presque simple, un peu membraneuse sur les angles , garnie de feuilles opposées, sessiles, ovales ou lancéolées, distantes, à trois nervures presque glabres, à dentelures courtes, inégales, sétacées ou en forme de cils. Les fleurs sont presque en cime, axillaires et terminales, portées sur un pédoncule commun, bifuniué vers sou sommet, muni, àses divisions, de petites bractées opposées; chaque fleur à peine pédicellée; le calice est hérissé de poils ou de cils glanduleux; la corolle est légèrement purpurine.
RHEXIÉES. Rhexiœ. bot. Dans le 3« vol. de son Prodrome, le professeur De Candolle appelle ainsi la deuxième des quatre tribus naturelles qu'il a établies dans la famille des Mélastomacées, et qui comprend les genres dont les anthères s'ouvrent au sommet par un trou , dont l'ovaire libre ne porte à son sommet ni écailles ni soies, et dont le fruit est une capsule sèche. A l'exception d'une seule espèce, toutes les Rhexiées sont américaines. Les genres qui composent cette tribu sont les suivants : Appendicularia ,VlC.\ Comolia, id.; Spenneia, Mart.; Microlicia, Don; Ernestia , DC; Siphanthera, PohI; Rhexia ,iTOVin; Heleronoma , DC.;Pachxloma, id.; Oxyspora, id.; Tiicentrum, id.; Marcetîa, id.; Tiembleya, id.; AdeLobotrjs, id.
RHIGIOTHAMNDS. bot. Ce genre de la famille des Synanthérées, tribu des Mutisiacées, a été institué par
Lessing, puis refondu par Cassini dans son genre Dicoma dont il est devenu l'une des sections.
RHIGOZE. Rhigozum. bot. Genre de la famille des Bignoniacées, institué par Burchell,qui lui assigne pour caractères : calice campanule, à quatre ou cinq dents presque égales; corolle hypogyne, à tube court, à gorge ample, infundibulairc, à limbe partagé en cinq lobes presque égaux et divisé en deux lèvres dont l'antérieure de moitié plus grande; étamines insérées au tube de la corolle, au nombre de cin(| à sept fertiles, dont deux antérieures plus longues; anthères à deux loges dressées, parallèles, discrètes à leur base et muliques; ovaire biloculaire, renfermant un assez grand nombre d'ovules anatropes, attachés aux bords de la cloison; style simple; stigmate bilamellé. Le fruit est une capsule substipilée, lenticulari-comprimée, elliptique, à long bec, charlacée, biloculaire, à deux valves sur les bords desquelles sont fixées les semences; celles-ci sont transverses, lenticulaires, comprimées, elliptiques, entourées d'une aile membraneuse, large, découpée et sinuée. Les Rliigozes sont des arbustes à rameaux alternes, horizontaux et spinescents. Les feuilles des jeunes rameaux sont alternes, courtement pétiolées, ternées, ovales-oblongues et très-entières; les fleurs sont axillaires, ordinairement solitaires, pédicellées et d'un jaune brillant.
RHIGUS. livs. Genre établi par Dalman dans la famille des Rhynchophores , tribu des Charansonites, et adopté par Germarqui lui donne pour caractères : rostre court, épais, parallélipipède, plus épais vers le bout; ses fossettes anguleuses se contournent brusquement en dessous. Yeux globuleux, saillants; antennes plus longues que le corselet, coudées; leur fouet, de sept articles égaux entre eux, est en massue; corselet lobé auprès des yeux, échancré en dessous près de la base de la tête. Écusson petit, mais distinct. Élytres grandes, bossues, recouvrant des ailes. Pattes assez longues, presque égales entre elles. Jambes de devant armées intérieurement d'une dent aiguë. Germar n'a admis dans ce genre que deux espèces; mais Schoenherr, dans sa monographie des Curculionides, a porté ce nombre à dix; toutes ces espèces sont des mêmes localités, du Brésil.
RHINA. POIS. Sous-genre de Raie. y. ce mot.
RHINA. INS. y. RaiNE.
RHINACANTHE. Rhinacanthus. bot. Genre de la famille des Acanthacées, établi par Nées avec les caraclères suivants : calice à cinq divisions égales; corolle hypogyne, hypocratériforme, subbilabiée, à tube long et grêle, à lèvre supérieure étroite et entière, l'inférieure divisée en trois parties égales; deux étamines insérées à l'orifice de la corolle; anthères subexsertes, à deux loges mutiques et superposées; ovaire à deux loges biovulées; style simple; stigmate bifide. Le fruit est une capsule onguiculée, en massue, à deux loges létraspermes ou bispermes par avortement, à deux valves seplifères par le milieu; semences ovales, biconvexes, supportées par des rétinacles.
Rbinacantbe tobdledse. Rhinacanthus tubiilosus. Nées; Justicia nasuta, Lin. Arbrisseau dedeux à quatre pieds; tige dure, tétragone, pubescente, garnie de
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rameaux paiiiculés; feuilles opposées, lin peu péliolées, ovales-poinlucs, entières, molles et pubescenles; Heurs panicnlées et péilonculées , blanchâlres, nuancées de rougeàlre; bractées très-petites, opposées et pointues. De Java.
RHINACTINE. Rhinactina. bot. L'institution de ce genre appartient à Lesiîlng. qui en a distrait le type du genre Aster oii il avait été primitivement placé. Ce genre fait donc partie de la famille des Synantliérées, et se distingue par les caractères suivants : capitule raultiHore, bétérogame; fleurs du rayon femelles, ligulées, disposées sur un seul rang; celles du disque bermapbrodiles et tubuloso-bilabiées; involucre largement campanule, formé de squammes membraneuses, imbriquées sur trois rangs; corolles de la circonférence à languettes oblongoelliptiques et tridenlées; celles du disque lubuleuses, avec le limbe à peine distinct du tube, à deux lèvres dont l'extérieure quadridentée et l'intérieure étroite, très-entière. Anthères sans queue; stigmates aculiuscules; akènes légèrement comprimés et velus; aigrettes conformes dans toutes les fleurs, à deux rangées de soies : l'externe courte, l'interne plus longue.
RHINACTINE A FEBiLLES oBovAiES. RUinactina obovata, Less.; Aster obovatus, Ledeb. C'est une plante herbacée, vivace, à rhizome ligneux; les feuilles sont d'un vert bleuâtre, couvertes de poils très-courts; les radicales obovales , atténuées en pétiole , obtuses ou submucronées; celles de la tige sont alternes et peu nombreuses; les fleurs du disque sont jaunes et celles de la circonférence bleues. De la Sibérie.
RHINAIRE. Rhinaria. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Rhynchophores, tribu des Attélabides, établi par Kirby dans le xii« volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, et ayant pour caractères : lèvre presque trapézoïdale. Mandibules sans dents; mâchoires ouvertes; labre à peine distinct. Palpes très-courtes, coniques; menton carré. Antennes point coudées, en massue à l'extrémité; celle-ci de trois articles Irès-élroitement réunis; corps ovale -oblong. Corselet presque globuleux. Ce genre ne contient encore qu'une seule espèce; elle est propre à la Nouvelle-Hollande, et Kirby lui a donné le nom de Rdinaire a crète, Rhinaria cristaia. Elle est figurée dans le xiF vol. des Trans. Linn.,pl.22, fig. 9. Sou corps est long de quatre lignes trois quarts, non compris le rostre, couvert en dessus d'écaillés blanchâtres, gris en dessous. Les élytres sont un peu sillonnées, écailleuses, les sillons ayant des points blancs ocellés; les intervalles portant une suite de soies roides , couchées , alternant avec de petits tubercules.
RHINANTHACÉES. Rhinanlhaceœ. bot. Ce nom et celui de Pédiculariées sont donnés à une famille de plantes dicotylédones monopétales hypogynes, qui paraît devoir être réunie à celle des Scrophularinées. f^. ce mol.
RHINANTHE. Rhinanllms. bot. Ce genre, que l'on désigne aussi sous les noms vulgaires de Cocrête,Coq' criste ou Crête de Coq, appartient à la famille des Rhinanlhacées, réunie aux Scrophularinées. Son calice est
monosépale, urcéolé , ventru, à quatre divisions peu profondes; sa corolle est raonopélale, irrégulière, à deux lèvres : la supérieure très-convexe, l'inférieure â trois lobes obtus, dont celui du milieu est plus large; les étamines sont didynames, placées sous la lèvre supérieure; leurs anthères sont profondément bifides à leur base. L'ovaire est comprimé, terminé par un style très-long, au sommet duquel est un très-petit stigmate capitulé et un peu bilobé. Le fruit est une capsule enveloppée par le calice persistant, comprimée, à deux loges polyspermes, s'ouvrant en deux valves. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces presque toutes européennes. Ce sont des plantes herbacées, portant des feuilles simples et opposées, des fleurs généralement jaunes, placées à l'aisselle, accompagnées de bractées et formant des épis terminaux.
Rhinanthe crête de Coq. Rhinantlnis Crista-Galli , L. Cette plante se distingue de la suivante par ses feuilles étroites, sa tige moins élevée et ses fleurs assez petites; elle est tout à fait glabre. La seconde espèce, Rhinanthtts hirsulus, Pers., est plus grande dans toutes ses parties; ses feuilles sont plus larges; son calice est plus vésiculeux et extrêmement velu. L'une et l'autre sont très-communes dans les prés.
RHINANTIIÈRE. Phinunthera. bot. Ce genre proposé par Blume (Bijdr. Flor. ned. Ind., 2, p. 1 121), a été placé par lui d'abord près des Rosacées, ensuite avec les Flacourtianées, où il est définitivement resté. Voici ses caractères essentiels : calice persistant, divisé profondément en huit segments placés sur deux rangées, les intérieurs plus grands, munis à la base de deux glandes; corolle nulle; étamines nombreuses, inégales, à anthères biloculaires, terminées en bec; un style court, surmonté d'un stigmate obtus, tri ou tétragone; baie globuleuse, terminée en bec par le style persistant, à trois ou quatre loges renfermant deux à quatre graines dont l'embryon est renversé, et probablement dépourvu d'albumen. La plante sur laquelle ce genre est constitué forme un arbrisseau rameux, épineux, à feuilles alternes, ovées-oblongues, finement dentées en scie, coriaces, glabres, munies de deux glandes à la base. Les Heurs sont petites, très-odorantes, disposées en grappes axillaires ou terminales, courtes et tomenteuses. La plante croît dans les localités tourbeuses, aux environs de Batavia, où les indigènes lui donnent le nom de Kaju-Popoan.
RHINANTHOIDÉES. BOT. Même chose que Rhinanthacées. Af. ce mot.
RUINAPTÈRES. INS. r. Parasites.
RHINASTE. Rhinastus. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, créé par Schoenherr qui lui assigne pour caractères : antennes assez courtes et menues, coudées, composées de douze articles, dont les deux premiers les plus longs et ohconiques, les autres courts, tronqués au sommet, et la massue petite et ovale; tête allongée; trompe longue, robuste, arquée, anguleuse; fossette large mais non profonde; yeux placés en dessus, petits, arrondis et peu proéminents; corselet transverse, bisinué à sa base, aplani sur les côtés, rétréci vers l'extrémité; sternum mucroné; élytres presque cordiformes, apla-
lies, avec une côle élevée près des bords; pieds antérieurs écartés; cuisses dentées. L'espèce que l'on peut considérer comme type de ce genre est le lUiinastits Pertusus; elle est noire, couverte d'écaillés jaunâtres, les stries ponctuées des élylres sont peu visihies. Elle est du Brésil, ainsi que le Rhlnasius sternicornis qu'on lui a adjoint.
RHIKCHOGLOSSE. Bhincliofflossus. bot. Genre de la famille des Rliinanlhacées et de la Didynaraie Angiospermie, L., établi par Blume (Bijdr. Flor. ned. Jnil., 2, p. 741), qui l'a ainsi caractérisé : calice bilabié, la lèvre supérieure à trois divisions peu profondes ; l'inférieure n'en a que deux. Corolle ringenle, à lèvre supérieure bifide, réfléchie; l'inférieure est plus grande, trifîde; la gorge est munie de deux callosités. Quatre étamines presque incluses, dont deux stériles, trèspetites; anthères connées. Stigmate obtus. Capsule terminée par un bec, uniloculaire, bivalve, à cloisons incomplètes, opposées aux valves, infléchies et placentifères. Ce genre est Irès-voisin du Gerartlia; il ne renferme qu'une seule espèce, Jthinclioylossum obliquum, anciennement figurée et décrite par Rheede {Hort. Malab., 9, tab. 80). C'est une plante herbacée, un peu pubescente. à feuilles alternes (l'une des deux supra-axillaire et en forme de stipule), oblongues et très-obliques. Les fleurs sont tournées du même côté et disposées en une grappe terminale, penchée. Celte plante croît dans les montagnes de Séribu à Java.
RHIKCOLITE. Rhincoliles. holi. Nom que l'on a proposé pour des pointes d'Oursins ou d'autres fragments fossiles, qui ne présentent aucun caractère constant et qui ne peuvent qu'arrêter incomplètement l'attention des oryctograpbes.
RHINE. A/i(«a. i!vs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Rhynchophores, tribu des Charansonites, établi par Lalreille aux dépens des Liwus de Fabricius, et adopté par tous les entomologistes, avec ces caractères : corps cylindri- (lue ; tète prolongée en avant par un rostre ou bec avancé, cylindrique, ayant de chaque côté un sillon qui part de la base des antennes, se dirige vers l'œil, et reçoit, dans le repos, une partie du premier article des antennes. Yeux assez grands, se rejoignant presque sur le devant de la tête, à la base de son prolongement. Antennes coudées, insérées vers le milieu et sur les côtés du museau-trompe, composées de huit articles, le premier très-long, les six suivants courts, le huitième formant une massue ovale, cylindrique, très-allongée, de substance spongieuse, excepté dans une petite portion de sa base. Mandibules munies de trois dents, les deux plus fortes placées vers l'extrémité, l'autre au côté interne. Mâchoires allongées, presque membraneuses et velues; palpes maxillaires n'ayant que trois articles distincts, le dernier plus long que le second, ovale et conique. Corselet convexe, ovale, I ronqué à ses deux extrémités. Écusson petit et triangulaire. Élytres recouvrant les ailes et l'abdomen. Pattes longues, les antérieures surtout; jambes minces, un peu crochues à leur extrémité; tarses ayant leur troisième article bilobé.
Rhine darbirostre. Rhina barbiiosliis, Lat., Oliv.;
Lixiis barbirostiis, Fab. Il est tout noir; la femelle a le rostre plus court, et dépourvu de la barbe jaune et épaisse que l'on voit sur celui du mâle. On Irouve cet insecle au Brésil et à Cayenne. llliger avait décrit la femelle de cette espèce sous le nom de Rhina veirilostris. Une autre espèce se trouve dans l'île de Saint- Domingue et dans quelques autres îles Antilles. Elle est longue d'un pouce et demi, noire. Son corselet est pointillé, et ses élytres ont une tache irrégulière, blanchâtre, qui s'étend jusqu'au delà du milieu; elles sont chargées de stries de points enfoncés. Celle espèce a été nommée par Olivier Rhine scrdtatedr , Rhina scnilalor, Entom., t. v, p. 253, n» 250; Charans., pl.29,fig.428.
RHINENCÉPHALE, zooi,. F. AcÉPBALE.
RHINGIE. Rhingia. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Syrphies, établi par Scopoli aux dépens du genre Conops de Linné et Mtisca de Degéer, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : hypostome très-prolongé en avant et inférieurement, formant une sorte de bec conique, dans lequel est renfermée la trompe. Yeux grands, espacés dans les femelles, rai)piochés et se touchant dans les mâles. Antennes très-courtes, rapprochées à leur base, avancées et penchées, insérées sur un tubercule frontal, composées de trois articles, le premier et le deuxième très-courts, le troisième court, ovalaire, comprimé, portant à sa partie supérieure une soie nue, longue, uniarticulée à sa base. Suçoir trèsallongé; palpes plus courtes que les soies inférieures du suçoir; trois petits yeux lisses, disposés en triangle sur un tubercule du vertex. Écusson grand et demi-circulaire. Cuillerons assez grands, distinctement ciliés. Ailes longues, parallèles et se croisant sur l'abdomen dans le repos. Abdomen un peu convexe en dessus, composé de (jualre segments outre l'anus; pattes de longueur moyenne; cuisses postérieures simples et muliques; tarses ayant le dernier article muni de deux crocjiets, sous chacun desquels est une pclotte assez forte; premier article des tarses postérieurs allongé et renflé. On ne connaît pas encore d'une manière certaine les métamorphoses de ces Diptères; tout ce qu'on en sait, c'est que Réaumur a trouvé un individu de la Rhingie à bec, éclos dans un poudrier où il avait renfermé de la bouse de vache avec des larves qui s'en nourrissaient. On trouve les Rhingies sur les fleurs, dans les bois elles prairies.
Rhihgie a bec Rhingia rostrata, Fabr. , Latr., Meig., Panz., Faun. Germ., fasc. 87, fig. 22; Conops rostrata, L., Réaum., Ins., t. iv, p. 253, pi. 10, fig. 10. Tète brune, avec sa partie inférieure et antérieure testacée. Antennes de cette dernière couleur. Corselet brun, avec quatre lignes longitudinales grises sur le dos. Épaulettes, écusson, abdomen et pattes de couleur ferrugineuse. Ailes un peu jaunâtres vers la côte; leurs nervures sont teslacées. Le mâle a l'abdomen très-cilié vers les bords, avec une petite ligne courte et brune sur le milieu du second segment. Taille, quatre lignes. Europe.
RHINIUM. BOT. (Schreber.) Synonyme de Tigaren, Aubl. f^. Tétracère.