‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 51 sur 103 · I. Écusson très-grand, en triangle allongé · texte numérisé non relu

I. Écusson très-grand, en triangle allongé

Rdtèie a massue. Rutela clavata, Latr.; Cetoiiia clarala, Oliv., Enlomol., pi. 8, fig. G8, figurée dans les planches de l'Encyclopédie, pi. 132, fig. S. Du Brésil.

II. Écusson peut, tantôt arrondi à son extrémité, tantôt en triangle court.

RcTÈi.E Toffctvtï,. Ritlela punctala, Latr.; Melolontha puiulatu, Oliv., Enlomol., n" 12, figurée dans l'Encyclopédie méthodique, pi. 15î, fig. 15. De la Caroline.

RUTERIA. BOT. Le genre formé sous ce nom par Mœnch sur une espèce de Psoralea [Psoralea apliylla), qui est munie de deux bractées au calice, a élé réuni au genre Ruta. f. Rde.

RUTICA. BOT. Ce genre, établi par Necker pour des Orties à fleurs dioïqucs, n'a pas été adoplé.

RUTIDÉE. Rutidea. bot. Genre de la famille des Rubiacécs, tribu des CofFéacées, et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par De Candolle (Annales du Muséum, vol. 9, 219) qui l'a ainsi caractérisé ; calice dont le lube est adhérent à l'ovaire, et le limbe profondément divisé en cinq segmenls pelils; corolle infundi-

luiliforme, ayanl le liibc dilaté an sommet, et le limbe l'Iali', à cinq divisions; cinq élamines sessiles sur la i;or[;e de la corolle; ovaire globuleux, ombiliqué au sommet, surmonté d'un style et d'un stigmate offrant un double sillon longitudinal; baie sèche, globuleuse, unilociilaire, renfermant une seule graine ronde, omlilliquée à la base, rugueuse à l'extérieur. Cette graine est munie d'un périsperme grand, cartilagineux, granuleux à l'intérieur, et renferme un embryon oblique cl cylindracé. Ce genre ressemble par son port au Bernera et au Biiena {Cosmibitena); il se rapproche par ses caractères du Gruniilea de Gsertner ; mais il en diffère par son calice quinquéparlite, et non quinquédenlé, par son fruit non couronné par le calice, par sa baie monosperme, et par son stigmate simple. Son nom, tiré d'un mot qui signifie ride, fait allusion au périsperme ridé extérieurement. Le Riitidea parviflora, unique espèce du genre, est indigène de Sierra l^eone en Afrique.

RUTlDOCARP.ïA. bot. Genre de Synanthérées, conservé par De Candolle comme sous- genre du Dimor- )iIiollteca,([\\e plusieurs méthodistes ont réuni au genre Cttlenihda. V. Souci.

RITIDOSIS. DOT. V. Rytidoside.

RUTILE. MIN. Espèce du genre Tilane. V. ce mot.

RI TILITE. MIN. Variété de Grenat ainsi nommé parce c|u'il renferme du Tilane.

RDYSCHIANA. bot. (Boerhaave.) Synonyme de Dracocei>lialu»i, L. f^. DracocEphale.

RLYSCHIE. Ruyschia. bot. Genre de la famille des Marcgraviacées, tribu des Norantées, et de la Penlandrie Monngynie, L., offrant les caraclères suivants : calice persistant, à cinq folioles ovales, concaves, muni en dessous de deux ou trois petites bractées; corolle à cinq pétales réfléchis, plus longs que le calice; cinq élamines alternes avec les pétales, à filets élargis; ovaire conique, sillonné; slyle très-court, surmonté d'un stigmate capilé. plan ou à quatre ou cinq rayons. Ce genre se rapiiroche beaucoup du Noranlea, et n'en diffère essentiellement que par le nond)re des étamines qui, dans ce dernier genre, est indéfini.

Rdyscbie a feuilles de Clusie. Ruyschia Clusiœfolia, Jacq., Amer., tab. 31, fig. 2. C'est un arbrisseau parasite sur le tronc des gros arbres. Ses tiges se divisent en rameaux glabres, garnis de feuilles alternes, pétiolées, ovales ellipliques, épaisses, luisantes, et portées sur des pétioles courts. Les fleurs, dont la corolle est purpurine, sont disposées en épis très-denses, terminaux, et portées sur de courts pédicelles. Les bractées sont concaves, mais non cuculliformes. Cette plante croit dans les forèls de la Guiane et des Antilles. Willdenow a réuni à ce genre le Souroiibea Guiaiwnsis, Aublet, Guiau., tab. 87. C'est un arbrisseau ù liges sarmenleuses, divisées en rameaux longs et flexibles, garnis de feuilles alternes, obovales, obtuses, brièvement péliolées. Les fleurs sont disposées en grappes lâches et terminales. La corolle est jaune, à pétales oblongs, caducs et réfléchis. Les bractées sont en forme de capuchon, rapprochées et munies de deux longues oreillelLes. Celle espèce croît dans les forêts de la Guiane.

RYACOPIIILE. ByacopUila. ms. Genre de Névroplères, de la famille des Plicipennes, formé par Pictet, aux dépens du grand genre Phrygana de Linné. Caractères : corps petil et grêle; palpes maxillaires de cinq articles dans les deux sexes ; le second guère plus long que le premier, et le dernier beaucoup plus long que les précédents; antennes grêles; ailes supérieures dépourvues de nervures transversales, les inférieures étroites, plus ou moins plissées dans le sens de leur longueur; abdomen portant à son exlrémilé des appendices cornés. Les larves vivent dans les eaux courantes, et ne se construisent jamais d'étui.

RvAcoPDiLE DES TORRENTS. EyacophUa lorrentiunt, Pict. Son corps est fauve; son corselet est sans taches; ailes supérieures diaphanes d'un fauve clair, avec des nervures et une multitude de points d'une nuance plus foncée; une grande laclie triangulaire jaune bordée de brun ; ailes inférieures diaphanes. Taille, six lignes. Europe.

RYANA on RYANIA. bot. Même chose que Patrisia. V. ce mol.

RYCHOPSALIA. ois. (Barrère.) Synonyme deBec-en- Ciseaux. y. ce mot.

RYDBEKIA. bot. (Necker. ) Synonyme de Phalangium, Tournef. F. Pbaiangère.

RYGHIE. INS. Spinola a rangé sous ce nom quelques espèces de Guêpes qui appartiennent au genre Odynère de Lalreille. F. ce mot.

RYMIE. Bymia. bot. Ce genre, de la famille des Éhénacées, a été produit par Endiicber aux dépens du genre Royena, de Linné; il offre pour caraclères : fleurs polygames; calice à cinq divisions; corolle hypogyne, urcéolée, avec son limbe quincpiéfide et roulé; les fleurs mâles ont leurs étamines insérées au bas de la corolle et (|uatre fois plus longues que les découpures de celle-ci; les filaments sont doubles et les anthères barbues; l'ovaire est rudimentaire; celui des fleurs femelles est à quatre loges renfermant chacune un ovule pendant; style bipartite; stigmate bifide.

Rtjiie POLTANDRE./f>-»/'Vi;'o/;-fl«(/;cr, t.m\\.\ Royena polyaiitlra , Lin. Arbuste à feuilles alternes, cotonneuses en dessous. Du cap de Bonne-Espérance.

RYiNCllOSPORE.BOT. Pour Rhynchospore. A', ce mot.

RYPARIE. Ryparia. bot. Le docteur Blume a institué ce genre dans la famille des Euphorbiacées. pour un arbrisseau qu'il a découvert dans les forêts vierges de l'île de Java. Les caractères du genre nouveau sont : fleurs dioïques; calice tripartile; corolle composée de cinq pétales, entre lesquels sont insérées de petites écailles, dans les fleurs femelles; les fleurs mâles ont cinq étamines insérées autour de l'ovaire rudimentaire, avec les anthères soudées en dehors; les fleurs femelles ont l'ovaire entouré de cinq glandes pédicellées, alternes avec les pétales; cet ovaire est à deux loges renfermant chacune un ovule; il est surmonté de deux stigmates larges, sessiles et échancrés. Le fruit est revêtu d'une écorce sèche, un peu tomenteuse, ponctuée; il ne renferme qu'une ou rarement, lorsqu'il est biloculaire, deux graines dont l'embryon est latéral.

RYPAROSE. bot. Même chose que Ryparie.

Ryparte a fleurs blekes. Rypaiia cœsia, Bl. C'esl un arliiisseaii à feuilles alternes, sans stipules, oblongues-lancéolées, acuminées, très -entières, veinées, glabres en dessus, slauques en dessous; les fïeurs sont disposées en épis simples et axillaires. Celte plante croit dans les montagnes de Salak, à Java.

RYSSONOTE. Ryssonolus. ins. Coléoptères pentamères ; ce genre, de la famille des Lamellicornes, tribu des Lucaniiles, a été établi par Mac-Leay pour un insecte que Kirby avait placé parmi les Lucanes, sous le nom de Lucainisnebulosus.W est brun, avec des ondes blancbâtres ou grisâtres; son corselet est large, ponctué et couvert de fossettes et de cicatrices conHuentes; ses mandibules sont droites, garnies extérieurement d'épines courtes; le dessous est brun. Cet insecte se trouve à la Nouvelle-Hollande.

RYSSOPTÉRIDE. Ryssopteiis. bot. Genre de la famille des .^lalpigbiacées, établi par le docleur DIume, avec les caractères suivants : calice à cinq divisions; pétales plus longs que le calice , un peu onguiculés, presque entiers; dix étamines toutes fertiles, à filaments grêles, filiformes, épais à la base où ils se réunissent et forment une sorte d'urcéole à cinq angles produits par des sinus; anthères ovales, glabres ou assez souvent poilues; trois styles grêles, courbés, terminés presque latéralement par un stigmate capitellé; (rois ovules soudés entre eux, avec le dos comprimé et gibbeux ; trois samares et quelquefois moins par avorlement, prolongées en une aile qui s'épaissit au sommet; des tubercules sur le côté.

Rtssoptéride a fedili.es de T11.1.EDI1,. Ryssopteris TUiœfolia, Bl. C'est un arbrisseau grimpant, à feuilles opposées, très-entières, portées sur un pétiole long, biglanduleux au sommet, bistipulé à sa base. Les fleuis sont bibracléolées, pédiccllées et réunies en ombelle. De Java.

RYTACHNE. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Desvaux avec les caractères suivants ; épillets biHores, cachés dans les ondulations de l'axe; Heur inférieure hermaphrodite , la supérieure raàle ; une glume coriace, transversalement rugueuse et aristée; deux paillettes ovales et arislées; trois élamines. La seule plante qui constitue ce genre est un gazon dressé, à feuilles involuto-sélacées et glabres; chaque tige est terminée par un épi solitaire. Cette plante se trouve aux Antilles.

RYTIDEA. BOT. (Sprengel.) Pour Rulidea. V. Ru-

TIDÉE.

RYTIDOPHYLLE. Rytidophyllum. bot. Genre de la famille des Gesnériacées, établi par Martius, qui lui assigne pour caractères : tube du calice à cinq côtes, soudé avec l'ovaire; son limbe estsupère, à cinq divisions ou à cinq dents; corolle supère, campanulée, lessiTrée vers le milieu; son limbe est à cinq divisions presque égales; quatre élamines didynames, insérées au tube de la corolle, avec le rudiment d'une cinquième; elles sont exsertes; anthères biloculaires, libres ou adhérentes par paires ; ovaire infère, couronné par un disque annulaire; il est uniloculaire, à deux placentaires pariétaux et bilobés; style simple; stigmate bifide. Le fruit est une capsule infère, uniloculaire, à

deux valves incomplètes, portant le placentaire vers le milieu; semences fusiformes.

Rytidophyile coToyjiiJsx. Rytidoplifllum tomenlosMm,Mart.;Ges«cnnfowîe«<osa,L. Arbuste à rameaux alternes et velus, à feuilles grandes, opposées, courtement pétiolées, crénelées sur les bords, veinées, un peu ridées et âpres en dessus, cotonneuses en dessous, légèrement glutineuses; les pédoncules sont axillaires, solitaires dans chaque aisselle, nus, velus, rougeàlres et divisés à leur sommet en ramifications dichotoraes, formant une cime de fleurs d'un rouge obscur. De l'Amérique méridionale.

RYTIDOPTERIOM. bot. Sous-genre de Poteriiim.

RYTIDOSIDE. Rytidosis. bot. Ce genre de la famille desSynanthérécs,a été établi par le professeur De CandoUe, qui lui a donné pour caractères : capitule multillore et bomogame; involucre formé de deux ou trois langs de squamnies scarioso-byalines, transversalement rugueuses, serrato-ciliées, courtement onguiculées; réceptacle alvéolé; corolles lubuleuses, à cinq dents; stigmates courts, surmontés par un cône; akènes formant un aréole autour de la base du disque; squanirnelles de l'aigrette au nombre de cinq, ovales et paléacées.

Rttidoside bélycbrysoïde. Rytidosis helychiysoides, De Cand. Plante herbacée, à feuilles alternes, sessiles, linéaires, calleuses-acuminées; les tiges sont nues et en petit nombre, terminées par nn capitule de fleurs jaunes. De la Nouvelle-Hollande.

RYTIDOSTYLIDE. Rytidosfylis. bot. Genre de la famille desCucurbitacées, établi par Hookeret Arnotl, avec les caractères suivants : fleurs monoïques; les mâles ont le calice longuement tubuleux, coloré, étranglé; le limbe a cinq petites dents, le plus souvent recourbées; les cinq pétales de la corolle sont insérés au haut du tube du calice, et semblent lui être unis; ils sont lancéolés, nus à leur base; colonne staminale presque aussi longue que le tube du calice, rugueuse jusque vei's l'extrémité supérieure qui est lisse; anlhères linéari-allongées, réunies en une masse cylindrique tortillée. Les fleurs femelles ont les pétales épais et tubercules à la base; l'ovaire est adhérent au calice, obliquement ovale et hispide; style cylindracé, allongé et rugueux; stigmate capilé. La seule espèce connue est une plante herbacée, à tige grêle et cirrheuse; à feuilles alternes, coudées, dentées. Les fleurs femelles sont insérées à la base du pédoncule des fleurs mâles. DeGuatimala.

RYTIKE ou STELLÈRE. Rytina. mam. Le docleur Sleller décrivit, dans le tome second, p. 294, des Acies de l'Académie de Pétersbourg, un animal de l'océan Pacifique boréal, qu'il prenait pour un Lamantin, bien qu'il s'en éloignât beaucoup. Linné ne reconnut point cette différence, et le Manaliis de Steller devint pour lui une variété du Lamantin d'Amérique, sous le nom de Tricliectis Manatus borealis. Cette opinion fut adoptée par Gmelin, par Erxleben et par Lacépède. Shaw en fit une espèce distincle, mais en la laissant toujours dans le genre Manatus. Cuvier le premier caractérisa les Rytines eu les séparant des Lamanlins, et les décora du nom de Slcllère, en l'honneur du

naturaliste qui, le premier, les a fait connaitre. IlliRer, en 181 1, changea le nom générique AaStellertis en celui (le Eftina qu'il lira du grec, el qui signifie rude, nom qui ne dit rien, tandis que le premier est l'offrande de la science, et rappelle la mémoire du médecin de l'expédition de Behring el les honorables souffrances qu'il cul à endurer pour s'occuper d'histoire naturelle dans ce voyage périlleux. Les Rytines ne comprennent donc qu'une espèce unique, espèce dont il n'existe même pas de figure, et sur laquelle les renseignements de Stellcrel ceux de Krachcninnikow (Voyage en Sihérie de Chappe, et Description du Kanilschatka par Krachcninnikow, trad. du russe, 2 vol. in-i», Paris, 170S) sont les seuls documents que l'on possède, et les seuls qui aient servi à tracer son histoire dans les divers ouvrages publiés sur les Mammifères. Les caractères les plus remarquables des Rytines consistent dans la forme el la texture des dents. Celles-ci en effet ne sont qu'au nombre de quatre, el elles sont disposées de manière qu'il n'y en a qu'une de chaque côté à l'une et à l'aiitie mâchoire. Ces dents, toutes mâchelières, ont leur couronne aplatie, el sillonnée sur sa surface, de lames d'émail formant des zigzags ou des chevrons brisés. Leurs racines sont nulles, el chacune d'elles n'est par conséquent pas implantée dans l'alvéole, mais seulement tenue sur l'os de la mâchoire par des fibres solides. Leur nature esl plutôt cornée qu'osseuse. La tète est obtuse, sans cou distinct. Les oreilles n'ont point d'auricules extérieures, el le corps, assez épais et massif ;1 -son milieu, aminci vers la (|ueuc, est recouvert d'un épiderme extrêmement solide, très-épais, entièrement privé de poils, mais composé de fibres denses et perpendiculaires au derme. Les mamelles sont placées sur la poitrine el au nombre de deux. Les nageoires, qui tiennent lieu de bras, sont entières, sans apparence d'ongles, el seulement terminées par une callosité ayant l'aspect ongulé. La nageoire caudale est tiès- large, peu longue et disposée en croissant, dont les deux ex- Irémités se prolongent en pointes aiguës. Tels sont les principaux caractères qui séparent les Rytines des Dugongs el des Lamantins. L'organisation de leius viscères offre aussi (|uclques particularités très-remarquables. .4insi, ils ont des lèvres épaisses, qui semblent divisées chacune en deux bourrelets arrondis et saillants. La bouche esl petite et placée en dessous du museau. Les yeux peuvent être voilés par une crête ou membrane solide, de nature cartilagineuse, qui forme comme une troisième paupière à l'angle interne de l'orbite. Les os des membres extérieurs existent comme chez les Lamantins; mais ceux de la main se réduisent au carpe et au métacarpe, el les phalanges man(iuent complètement. On compte dans la formation de leur squelette six vertèbres cervicales, dix-neuf dorsales et trente-cinq caudales. Deux os des îles, arrondis, allongés, sont attachés par de forts ligaments vis-à-vis la vingt-cinquième vertèbre et sillonnent le bassin. L'eslomac ne forme qu'une poche unique, el le canal intestinal esl d'une longueur qui porte jusqu'à quatre cent soixante-six pieds. Le cœcum esl Irès-développé; et le colon, élargi et boursoufflé, a de foiles brides qui renflent la continuité de son tube.

Rytineou Stemèrebobéai.. SlellernsborcaliSjDesm.; Manatus, Steller, ylct. Petrop. Nov. comm., t. n, p. 294; Tn'checus Manatus, var. borealis, L., Gmel.; Afanalibalœiiuiiis,hodii.,f,\.'l7ô;7'riclicciisboiealis, Shaw, Geii. ZooL; le grand Lamantin du Kanilschatka, Daub.. Dict. encycl.: Sonnini, Kouv. Dicl. d'ilist. nal., t. xit, p. SOI, Ireédit. Steller et Krachcninnikow donnent au Rytinc boréal le nom de Manate et de Vache de mer. C'est une espèce mitoyenne, disent-ils, qui tient de la bête marine et du Poisson. Voici la description qu'ils tracent à peu près en ces termes : cet animal ne sort point de l'eau ; ce liquide est son habitation exclusive. Sa peau esl noire, très-épaisse, rude, inégale sur sa surface, et imite, suivant Steller, l'écorce rugueuse d'un vieux chêne. Elle est tellement fibreuse el résislanle, que le meilleur instrument peut à peine l'cnlamer. La tète esl petite par rapport au cor|)s; mais sa forme est allongée, déclive depuis le sommet jusqu'au museau. Les moustaches sonl blanches, recourbées et longues de quatre à cinq pouces. Les narines occupent l'extrémité du museau; leur longueur égale leur largeur, et elles sont velues dans leur intérieur. Les yeux sont noirs et placés au milieu de l'intervalle qui sépare le trou auditif externe du museau et sur la même ligne que les narines; ils sont à peine aussi grands que ceux d'un Mouton, et par conséquent ils paraissent n'être pas proportionnés avec les formes monstrueuses de l'animal ; ils n'ont pas de sourcils. Les oreilles ne sonl point visibles à l'extérieur, et elles ne s'ouvrent que par de petits trous ; bien que le cou soit lout d'une venue avec le corps, les vertèbres cervicales ont cependant des mouvements de flexion, surtout en bas. Le corps est arrondi, plus élargi vers le nombril et rétréci vers la queue; celle-ci esl grosse el épaisse. Les nageoires brachiales sonl situées presque sous le cou, et non-seulement elles servent à la natation , mais encore elles permettent aux Slellères de se cramponner sur les récifs el de s'y maintenir solidement. Il arrive quelquefois que les membranes qui les enveloppent se déchirent et se cicatrisent en formant des festons qui ne sont jamais qu'accidentels. Le Rytlne boréal a communément vingt-cinq pieds de longueur sur une circonférence, dans l'endroit le plus large, de dix-neuf pieds.

Les Rytines vivent par bandes et dans les baies où la mer esl calme; ils fréquentent de préférence les embouchures saumâlres des rivières. Les mères ont soin, lorsqu'elles nagent et qu'elles sont réunies, de placer leurs petits au milieu d'elles, afin de protéger tous leurs mouvements. Ces Cétacés, dans les heures de la marée montante, s'approchent tellement des rivages, qu'on peut les atteindre avec des bâtons el leur toucher le dos avec la main, suivant Steller. Ils vivent en bandes composées chacune des père cl mère, d'un petit déjà grand et d'un plus jeune, ce qui porte à penser qu'ils sont monogames; la portée des femelles dure neuf mois, et n'est que d'un fœtus. La fécondation a lieu au printemps, et les femelles niellent bas en automne. Les Rytines sonl d'une grande voracité. Ils mangent presque constamment, el rien alors, pendant ccl acte, ne peut les distraire el les faire fuir. Us vien-

lient de temps à autre respirer à la surface de la mer en soufflant avec force. Lorsqu'ils nagent, ce qu'ils font paisiblement et sans saccade, ils ont une partie du corps hors de l'eau. C'est alors que des Oiseaux de mer viennent, suivant les Russes, dévorer de pelils Crustacés marins qui s'attachent sur leur épiderme. La nourriture que ces animaux recherchent se compose de quelques espèces de Fucus et d'Olves, dont ils ne liroulent que les parties les plus délicates; aussi lorsqu'ils abandonnent le rivage où ils ont fait leur pâture, la mer rejette bienlôL sur la grève une énorme quantité de racines et de liges qu'ils ont détachées de leur base. Une fois qu'ils sont rassasiés, les Rylines se couchent sur le dos et dorment dans celle posilion ; mais lorsipje la mer vient à baisser, ils s'éloignent alors et gagnent le large, de crainte de s'échouer. Les glaces en écrasent beaucoup pendant l'hiver, ainsi que les tempêtes qui les surprennent trop près des côtes. Dans celle saison ils sont très-maigres, ce qui lient au peu de nourriture (|n'ils se procurent avec peine pendant celle époque rigoureuse. C'est au printemps, lorsque la nature, engourdie sous les frimas cl sous les glaces, se ranime et se réchauffe, <|ue les Rylin(!s se cherchent une compagne et se livrent à la reproduction; ils choisissent un temps serein, iKie mer unie et caVme, et une belle soirée pour satisfaire leurs désirs : un peu de coi|ueltcrie de la part des femelles les a encore aiguisés, et ce n'est qu'après d'aimables préludes, de vives caresses, des fuites simulées, que celles-ci se renversent pour recevoir entre leurs nageoires les mâles qui les poursuivent.

Les habitants du Kamtsehalka font la chasse à ces Cétacés, dont ils retirent divers produits; ils les harponnent le plus ordinairement avec des fers auxquels tiennent des cordes que des hommes poslés sur le rivage tirent aussitôt que l'instrument est fixé dans le corps. Mais souvent il arrive que les harpons sont arrachés par la résistance (|u'opposent les Rylines cramponnés sur des rochers avec leurs nageoires, et que des embarcations armées sont obligées alors de les assommer. Les vieux individus, engourdis |)ar l'âge ou par la graisse , sont bien plus faciles à prendre que les jeunes qui sont Irès-agllcs. Tous les individus de la troupe se précipitent d'habitude vers celui d'entre eux qui a reçu de graves blessures; mais leur sollicitude vaine et infructueuse ne fait souvent qu'assurer la perle de la famille entière, sans préserver aucini d'eux des coups qui leur sont destinés. Les mâles paraissent surtout porter le plus vif attachement à leurs femelles, et suivent leur corps traîné vers le rivage sans être émus du danger qui les menace ; louchant exemple d'amour conjugal qu'attestent les observations des deux naturalistes russes cites plus haut. Les sens de la vue et de l'ouïe sont très- peu développés, et leur usage paraît être imparfait; la voix, dit-on, ressemble au mugissement d'un Rœuf.

Les Tarlares tscbulchis font de larges baïdares avec les peaux des Rylines ; les Kamlschaldales recherchent leur chair que l'on dit savoureuse, quoiiiue difficile à cuire et un peu coriace. La graisse des jeunes a le goût du lard, et les muscles celui du veau; on en fait

des bouillons excellents. Celle espèce de Célacé est extraordinairemenl commune dans les mers qui baignent la presqu'île du Kamlschatka; elle fournil à la subsistance de la plus grande paitie de la population. On doit la retrouver dans toutes ces baies (pii morcellent la côte nord de l'Amérique et que présentent les groupes d'îles Kuriles et Aléoulieiniesqui forment des ceintures à la partie boréale du grand Océan.

Olbon Fabricius, dans sa Faune, affirme avoir trouvé au Groenland un crâne de Ryline. Ce fait n'a rien qui répugne à la vraisemblance; il servirait à prouver de nouveau qu'il existe un canal dont les eaux sont presque toujours gelées, et par lequel, sous le pôle boréal même, les océans Atlantique et Pacifique conimuniquenl entre eux. 11 est bien étonnant que les Russes, qui possèdent ces contrées et qui y expédient fréijuemment des navires dont les missions ont uti vernis scientifique, n'aient pas encore fixé l'opinion sur cet animal.

RYTIPHLÉE. Bytiphlœa. bot. (Hyilrophytes.) Ce genre, formé par Agardli parmi ses Confervoïdes, a pour caractères : fronde aplatie, distique, transversalement striée, pourpre, venant noire par la dessiccation, à rameaux recourbés; fructification double, consistant, lo en capsules sphériques, à spoianges pyriformes; 2» en siliques lancéolées, à sporanges subglobuleuses. Ce sont de petites plantes marines, qui teignent en pourpre, et dont les principales espèces, Fucus puipureus, Turner, lab. 224, et articutatus, lab. 23,60. 2, sont de la Méditerranée et des environs de Cadix, où Clémente les confondit sous le nom de Fucus tinctorius. Il en existe Irois ou quatre espèces outre les trois mentionnées par Agardk dans son Systema Algaruvi, p. 160.

RYTIPHLÊES. Bytiphlecc. bot. Decaisne a proposé la création de cette famille de plantes cryptogames, pour des Algues chorislosporées dont les frondes sont formées d'un tissu à mailles régulières, disposées de façon à dessiner des zones plus ou moins distinctes à la surface. En général, les nervures y sont peu apparentes, et les frondes qu'elles parcourent ont leur contour divisé ou doublement denté, et dans ce cas, chacune des dentelures s'enroule sur elle-même et ne s'étend qu'avec le développement complet des frondes. La détermination des organes de la fructification est simple et claire; ils correspondent à chacune des dentelures, ou sont placés, sous forme d'appendices, sur différents points des frondes; ces organes se composent de deux séries d'utricules parallèles, d'un diamètre d'autant plus grand qu'on les observe à la partie inférieure des réceptacles ou stichidies; ces réceptacles, parcourus par une ou plusieurs séries d'utricules allongées, formant une sorte de nervure moyenne, sont en outre transversalement et régulièrement divisés par petits carrés au milieu desquels on voit une utricule d'un diamètre plus considérable que les autres, renfermant quatre spores. Decaisne divise cette famille eu deux sections : dans la première, il place les genres chez lesquels les stichidies offrent des utriculessporifères disposés symétriquement sur deux rangs; ce sont les genres Polysiphoniu , Greville, ou Hutcliinskt,

Lyngbie; Rhodomela, Agardh; Odonthalia, Lyngb.; Spiiliymenia, ï)ec.;ItxliphlcBa, Ks.;^mansia, Lainx. La seconde section ne présente qu'un seul rang d'u- (ricules sporifères; elle comprend deux genres qu'Agardb avait réunis : Levillea et PolxzoïUa. Le premier a, sans exception, les frondes roulées en crosse au sommet et les divisions sessiles. Le Levillea ciliala

en est le type; ses frondes sont rameuses et ses rameaux sont contournés, à pinnules alternes , linéaires et très-entières. On le trouve sur les côtes de la Nouvelle-Hollande.

RYZ^NA. MAM. (llllger.) r. Scricate.

PxYZOPHAGE etRYZOPHORE. ins. Pour Kbyzopliagc cl Uliyzopliore. /". ces mois-

SABADILLA. BOT. Espèce du genre Vératre, et synonyme de Cévadille. F. ce mol.

SABAL. BOT. Genre de la famille des Palmiers, et de l'Hexandrie Trigynie, L., établi par Adanson, et ainsi caractérisé par Martius (Palm, gênera, p. 8 ) : fleurs sessiles, bermaphrodites, disposées sur un régime rameux, entouré de spatbes incomplètes. Cbaque fleur offre un périanllie extérieur presque campanule, tridenté; un périanthe intérieur (corolle, selon Martius) à trois segments; six étamines distinctes; un ovaire triloculaire, surmonté de trois styles soudés en un seul, et portant des stigmates simples; une baie à trois noyaux ou à un seul par suile d'avorlement; la graine est munie d'un albumen solide et d'un embryon latéral. Le docteur Gueisent a publié {Bullet. de la Soc. Pliilom., n» 07, lab. 25) de bonnes observations sur ce genre, qui a pour type le Corypha iiiinor de Jacquin ! {Horl. yindeb., 5, p. 8, t. 8) ou C/iainœiops acaulis de Michaux. C'est un très-petit Palmier à frondes pal- i mées-Habelliformes, à bampes latérales, à fleurs blan- ! ches auxquelles succèdent des baies noirâtres de la forme d'une Olive. Il croit dans la Caroline et la Vir- 1

SABAZIE. Sabazia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Hélianthées-Héléniées, institué par Cassini qui le caractérise de la manière suivante : involucre bémispbériqiic, composé de sept ou huit folioles sur deux rangées à peu près égales, ovalesoblongues, aiguës, planes et marquées de nervures. Réceptacle conique, garni de paillettes plus courtes que les Heurs, en forme de soies, linéaires, planes, glabres et diaphanes. Calalbide radiée, dont les fleurs du centre sont nombreuses, régulières, hermaphrodites; celles de la circonférence sur une seule rangée, peu nombreuses, en languette et femelles. Akènes du disque et de la circonférence cunéiformes, pentagones, striés, glabres, totalement dépourvus d'aigrette. Les corolles des fleurs centrales ont le tube velu, le limbe plus long que le tube, presque campanule et à cinq dents. Les corolles des Heurs marginales ont le tube velu, la languette large, elliptique ou obovale, trilobée au sommet et munie de six nervures. Ce genre est fondé sur une plante rapportée du Mexique par Humboldt et Bonpland.

Sabazie haine. Sabazia hnmilis, Cass.; Eclipta liumilis, Kunth (Nov. Geii. el Spec. PI. œquin., lab. 594). C'est une petite plante herbacée, annuelle, dressée, haute de trois à quatre pouces, ayant une tige

tétragone, liispidule et presque dichotome. Les feuilles inférieures sont opposées, portées sur de courts pétioles, oblongues, glabres, entières ou bordées de quelques grandes dents; les supérieures sont plus petites, presque sessiles, lancéolées ou linéaires, ciliées ou hisliidules sur les bords. Les calatbides ressemblent à celles de certaines Pâquerettes et sont solitaires sur des pédoncules terminaux et axillaires.

SABBATIE. Sabbatia. bot. Genre de la famille des Gentianées et de la Pentandrie Digynie, L., établi par Adanson sur le Clilora dotlecatulia, L. Caractères : calice cyatbiforme à la base, ayant son limbe profondément divisé en segments étroits, dont le nombre varie de cinq à douze, séparés par de larges sinus : corolle dont le tube est court, renflé, en forme de turban, et le limbe partagé en lobes dont le nombre est le même que ceux du calice; étamines aussi en même nombre, insérées sur l'entrée du tube qui, quelquefois, offre un rebord proéminent, ayant leurs anthères roulées au sommet, en dehors el en forme de crosse; fruit uniloculaire, dont les valves sont ovales, un peu charnues; style dressé, surmonté de deux stigmates tordus en spirale; graines scrobiculées. A ce genre appartiennent plusieurs espèces confondues avec les Chironia par les auteurs, mais elles s'en distingtrent suflisamment par la forme du limbe du calice, composé de folioles étroites, séparées par des sinus; par la forme du tube de la corolle (jui est renflé; el surtout par les anthères qui sont roulées en crosse à l'extrémité, et par le stigmate D deux branches tordues en spirale; mais ce dernier caractère n'est pas constant dans toutes les espèces. Les Sabbaties sont toutes indigènes de l'Amérique septentrionale. Ce sont des plantes herbacées, à tiges grêles, droites, divisées au sommet en rameaux dichotomes, garnies de feuilles opposées, entières, ordinairement linéaires ou lancéolées, et à fleurs roses, ayant l'aspect des Chirones du Cap.

Sabbatie CHiOROÏDE. Sabbolia cliloioides, Adans.; Clilora dodecandra , L.; Chironia chloroides, Micbx. Ses tiges sont faibles, très-lisses, presque tombantes; les rameaux sont peu nombreux; les feuilles sont sessiles, opposées, dressées, lancéolées; les fleurs sont solitaires, terminales et d'un beau rouge. De la Virginie.

Mœnch a séparé sous le nom génériqucde Sabbaltia, qu'il ne faut pas confondre avec le Sabbatia d'Adanson, les Satureia J uliana elglauca, espèces qui diffèrent des autres Sarriettes par un calice strié, moins

évasé, fil par l'oiiverliire veine de la corolle. Ce genre n'a pas été adoplé.

SABDARIFFA. BOT. (De Candolle.) /'. Ketmie.

SABELLAIRE. Sabellaria. akivêl. Le genre élabli sous ce nom par Lamarck, ne diffère pas du genre Herinelle de Savigny. y. Hermeile.

SABELLE. Sabella. annél. Linné a employé le premier ce nom pour établir un genre de son ordre des Vers testacés, auquel il donnail comme caraclèreessenlicl d'èlre contenu dans un tube formé par un agglomérat de grains de sable; de là est résultée une trèsgrande confusion de la part des auteurs, et particulièrement de Gmelin, (|ui, dans la treizième édition qu'il a donnée des Systèmes de Linné, a grossi la liste des espèces de tous les tubes formés par l'agglutination de corps étrangers, sans aucun examen de l'animal, de manière qu'on y reconnaît des fourreaux de larves d'insectes du genre Pbrygane, et des tubes ayant appartenu à des Annélides de genres fort différents. Les auteurs modernes, au milieu de ce désordre, ont divergé d'opinion ; les uns ont passé complètement sous silence le genre Sabelle de Linné; les autres l'ont dispersé parmi les Ampliilrites et dans d'autres genres, en sorte qu'il s'en faut beaucoup (|ue le genre Sabelle dont il est ici question, soit l'analogue de celui de Linné.

Savigny, en adoptant la dénomination de Sabelle (Système des Annél., édition royale, in-folio, p. 09 et 7C), en a fait un genre de l'ordre des Serpulées et de la famille des Amphitrites, ayant pour caractères (listinctifs : bouche exactement terminale; deux branchies libres, flabelliformes ou pectiniformes, à divisions garnies, sur un de leurs côtés, d'un double rang de barbes ; les deux divisions postérieures imberbes, également courtes et pointues; rames ventrales portant des soies à crochets jusqu'à la septième ou la huitième paire inclusivement; point d'écusson membraneux. Les Sabelles ont de grands rapports avec les Serpules; les unes et les autres ont des rames ventrales de deux sortes; mais elles en diffèrent parles deux divisions postérieures des branchies, par un plus grand nombre de soies à crochets, et par l'absence d'un écusson membraneux. Elles avoisinent aussi les genres Hermeile, Térebelle et Amphiclène; maison peut les en distinguer à leurs rames ventrales qui sont de deux sortes, tandis que, dans ces derniers genres, elles ne sont que d'une seule sorte, et portent toutes des soies subulées ou des soies à crochels.

Les Sabelles, suivant les observations de Savigny, sont des Annélides à corps linéaire, droit, rétréci seulement vers l'anus (|ui est petit et peu saillant, composé de segments courts et nombreux, qui constituent sous le ventre autant de plaques transverscs, divisées, à l'exception des huit à neuf premières, par un sillon longitudinal. Le premier segment, tronqué obliquement d'avant en arrière pour l'insertion des branchies, saillant et fendu à son bord antérieur, ne forme, avec les huit ou neuf anneaux suivants, qu'un thorax étroit, court, sans aucun écusson membraneux, et que distingue seulement la grandeur, ou mieux encore la forme particulière de huit ou neuf paires de pieds qu'il porte. Ces pieds sont nuls au premier segment, mais au

deuxième et à tous les suivants, ils sont ambulatoires et de trois sorles : les premiers pieds ont la rame dorsale petite et munie d'un faisceau de soies subulées, sans rame ventrale ni soies à crochets; les deuxièmes pieds et ceux qui suivent, jusques et compris les huitièmes ou neuvièmes, sont pourvus d'une rame dorsale à faisceau de soies subulées, et à rame ventrale garnie d'un rang de soies à crochets; enfin les neuvième ou dixième pieds, et tous les suivants, y compris la dernière paire, ont une rame ventrale pourvue d'un faisceau desoies subulées, et une rame dorsale garnie d'un rang de soies à crochets. Les soies subulées sont tournées en dehors, un peu dilatées et coudées vers la pointe qui est finement aiguë : les soies à crochets sont très-courtes, minces, à courbure élevée, trèsarquée et terminée inférieurement par une longue dent. Les branchies, au nombre de deux, sont portées par le premier segment; elles sont grandes, ascendantes, opposées face à face, profondément divisées, à divisions nombreuses, minces, linéaires ou sétacées, disposées, sur le bord supérieur du pédicule commun, en éventail ou en peigne unilatéral; elles paraissent obscurément articulées et garnies, sur leur tranchant interne, d'un double rang de barbes cylindriques et mobiles, qui répondent aux articulations, et sont ellesmêmes faiblement annelées. La division postérieure de chaque branchie consiste en un filet imberbe, séparé plus profondément que les autres, et situé plus inférieurement; ces deux filets sont à peu près égaux, courts et pointus. — La bouche est exactement antérieure, peu saillante, transverse et située entre les branchies qui lui fournissent intérieurement une lèvre auxiliaire, membraneuse, avancée, plissée et bifide en dessous : il n'existe point de tentacules.

Les Sabelles se construisent un tube coriace ou gélatineux, fixé verticalement, ouvert à un seul bout, et généralement enduit à l'extérieur d'une couche de limon.

Ce genre renferme un assez grand nombre d'espèces que Savigny a groupées en trois tribus.

t Branchies égales, flabelliformes, portant chacune un double rang de digitations, et se roulant en enton-

Sabelle indienive. Sabella fndica, Sav. Très-belle espèce rapportée par Pérou de la mer des Indes, dont le tube est coriace, épais, d'un brun noir, sans enduit sablonneux à l'extérieur.

•{■-}• Branchies égales, flabelliformes, à un simi)Ie rang de digitations, se roulant en entonnoir.

Sabelie Pinceao. Sabella PenicUlus, Sav.; Penicilliis maiinus, Rondelet (Hist. des Pois., part. 2, p. 70, avec une figure). Corps long de trois pouces, composé de cent vingt-deux anneaux et pourvu de branchies égales en longueur à la moitié du corps, à digitations grêles, avec des barbes très-fines, de couleur fauve pâle, sans taches et contenu dans un tube deux fois plus long que lui, épais, gélatineux et couvert d'un limon fin et cendré. Des côtes de l'Océan européen.

•ft-j- Branchies en peigne à un seul côté et à un seul rang, se contournant en spirale.

Sabelle «N1SP1RAI.E. Sabclla unispira, Sav. etCuv. (Rùgiic Animal); Spiioijrapltis Spallanzcmii de Viviani {Pliosph. mar., p. 14, lab. 5 et 6). Corps lonj; (le dois ù cinq pouces, composé d'environ cent cin- (juanle anneaux; pourvu de branchies fort inégales en longueur et en nombre de digitalions, longues, grêles, d'un gris rougeàtre, avec des anneaux noirâtres; tube beaucoup plus long que le corps, d'un brun verdAtre. Commune sur les côtes de l'Océan et de la Méditerranée.

SAEÈTUE. Sabethes. iNS. Robineau-Desvoidy désigne sous ce nom (Mém. de la Soc. d'iiist. nat. de Paris, t. m, p. 405) un genre de Diptères de la famille des N'émocères, tribu des Culicides, formé sur deux espèces de l'Amérique méridionale, et ne différant des Cousins proprement dits que parce que leurs jambes et leurs tarses intermédiaires sont dilatés et ciliés et que leurs l>alpes labiales sont courtes.

Sadèthe a I.OKGS PIEDS. Sabefhes lonijipes, Robineau- Desvoidy ; Ciilex lontjipes, Fab. Cet insecte est long de quatre lignes, noir, à reflets luisants et cuivrés; ses piedssont allongés, surtout les jambes postérieures; on le trouve dans l'Amérique méridionale. L'autre espèce, que Robineau nomme iSa6e//(es/oc«p/es, esldelamême longueur, d'un bleu violet métallique; son abdomen a des taches latérales triangulaires argentées. Ses pieds sontgiéles, avec la jambe et le tarse des intermédiaires dilatés et fortement ciliés. On la trouve au Brésil.

SABICE. Sabicea. bot. Genre de la famille des Ruhiacées et de la Pcntandrie Monngynie, établi par Aublet (Plant. Giiian., vol. 1, p. 192), et ainsi caractérisé : calice turbiné, divisé à son limbe en cinq découpures oblongues, aigutis ; corolle infundibuliforme, dont le tube est long, grêle, le limbe évasé, divisé en cinq segments lancéolés, aigus; cinq élamines dont les filets sont courts, insérés vers l'orifice du lube de la corolle qu'ils dépassent à peine, et terminés par des anthères oblongues; style long, filiforme, terminé par cinq stigmates étroits; baie pyriforme, rougeàtre, couronnée par les découpures du calice, à cinq loges renfermant un grand nombre de graines anguleuses et fort pelites.Schreber a inutilement changé le nom de A'aô/cea en celui de Silncenk/'eldia, qui a été admis par quelques auteurs, et notamment par Willdenow, par Ruiz et Pavon. Les Sabices sont des arbrisseaux grimpants, à feuilles ordinairement velues ou hérissées en dessous; à fleurs axillaires , tantôt sessiles, tantôt pédonculées. Les espèces principales du genre sont : 1» Sabicea ctiierea, Au!)l., loc. cit., tab. 75; a» Sabicea aspera, Aubl., loc. cit., tab. 76; 5° Sabicea hirta, Swarlz, Pioil. FI. Ind. occid., i, p. 46; 4" Sabicea iimbellata, Iluiz et Pav., Flor. Pcniv., ii , p. 55. tab. 200, fig. a. Celte dernière espèce croît dans les Andes. Enfin Du Petit-Thouars en a publié, dans le Synopsis de Persoon, une espèce, Sabicea diversifolia , qui croit dans l'Ilede-France, et qui est fort remarquable par la diversité de ses feuilles dont l'une est grande, large, et l'autre exlrèmenient petite.

SABIE. Sabia. eot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Co\(^hrooV.e(Trans.Societ.Linn.Lond.. vol. 12, p. 255, tab. 14) qui lui a assigné pour carac-

tères essentiels : corolle à cinq pétales lancéolés et persistants; cinq étaniines dressées; drujje supère réniforme, à une seule graine dont l'embryon est spiral, dépourvu de périsperme.

Sadie lancéolée. Sabia lanceolata. Sa lige est arborescente, sarmenteuse, flexueiise, garnie de feuilles alternes, portées sur de courts pétioles, lancéolées, aiguës, entières et glabres. Les Heurs sont nombreuses, petites, verdâtres, avec une légère teinte de rouge. Elles sont disposées en coiymbes terminaux et axillaires, formant une longue panicule. Chaque Heur offre un calice divisé profondément en cinq segments ovales, aigus et persistants; la corolle est à cinq pétales lancéolés, aigus, étalés, persistants. Les cinq élamines ont leurs filets aplatis et larges à la base, subulés au sommet, plus courts que les pétales et insérés à la base de ceux-ci. Les anthères sont rondes. L'ovaire, arrondi, porte un style court et un stigmate simple. Le fruit est un drupe réniforme, pulpeux, d'un bleu obscur, de la grosseur d'un haricot, renfermant un noyau solitaire dans lequel est une graine attachée par un ligament en forme de massue ; cette graine est spirale, anfractueuse, offrant une seule fente sur un des côtés, deux sur l'autre, suivant le plissement des cotylédons. Du Bengale.

SABINE. Sabina. Eoi. Fsjièce du genre Genévrier. y. ce mot.

SABINÉE. Sabinea. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Lotées, et de la Diadeli)bie Décandrie, L., établi par De Candolle (Ann. des Scienc. natur., janvier 1825, p. 92), et auquel il a imposé les caractères suivants ; calice en forme de cloche évasée, tronqué en entier sur les bords ou ne présentant que des dents à peine perceptibles. Corolle papilionacée, ayant la carène très-obtuse, et comme arrondie en dôme à son extrémité, de sorte que les organes génitaux,qui suivent la même Hexion, sont presque roulés en crosses. Élamines au nombre de dix partagées en deux faisceaux : l'étamine libre et quatre des élamines soudées, de la moitié plus courtes que les autres. Style très-glabre, filiforme et roulé en crosse de même que les élamines. Gousse pédicellée, comprimée, linéaire, longue, mucronée par le style, et renfermantplusieurs graines. Ce genre est formé aux dépens de quelques Robinia des auteurs; mais il abonde en caractères distinclifs. Ses deux espèces (l» Subinea florida, DC; Robinia flo rida, Vahl; S/mb., m, tab. 70; ^"Sabinea dubia, DC; Robinia dubiti, Lamk., llluslr., tab. 602, fig. 2) se ressemblent extrêmement, puisqu'elles ne semblent avoir d'autres différences qu'en ce que, dans la première, les fleurs naissent avant les feuilles, et, dans la seconde, après elles. Ce sont des arbrisseaux originaires des Antilles, totalement dépourvus d'épines. Les feuilles sont ailées sans impaire, à folioles glabres, mucronées, privées de stipelles, mais accompagnées à la base du pétiole commun de stipules lancéolées très-aigues et membraneuses. Les Heurs, dont la corolle est rougeàtre, naissent comme celles des Caragana, solitaires sur des pédicelles courts et disposés en faisceaux axillaires.

SABLE. Areiia. min. Les Sables sont des assemblages de minéraux en très-petits grains, qui proviennent de

la deslruclioii de certaines roclies préexislanles, et principalement des roclies riiiartzeiises, ou qui sont le résultat immédiat d'une cristallisation plus ou moins précipitée. Considérés sous le rapport de leur composition minérale, ils peuvent être partagés en Sables homogènes et en Sables mélangés. Aux premiers appartiennent les Sables quarizeux qui couvrent les grands déserts de la Syrie et de l'Arabie, les steppes de la Pologne, les landes et les dunes de la France. F. le mot DcisES. Ce sont ces Sables quartzeux purs que quelques naturalistes ont regardés comme le produit d'une précipitation confuse de matière siliceuse préalablement dissoute. Les Sables mélangés sont ceux qui font partie des terrains d'alluvion anciens et modernes; ils sont les détritus de certaines roches qui n'existent plus, ou ils se forment actuellement encore par la décomposition de celles que l'on connaît. Le Mica, le Feldspath, la matière calcaire, le Fer hydraté, l'Argile, le Bitume, sont les principaux minéraux qui se rencontrent dans ces Sables ; ils y sont à l'état de paillettes, ou de grains mêlés à la matière quartzeuse. De là les noms de Sable micacé, Sable feldspathique. Sable calcarifère. Sable ferrugineux. Sable argilifère, etc. On les dislingue aussi quelquefois par des épithètes qui indiquent les substances précieuses que ces Sables contiennent accidentellement et pour lesquelles on les exploite; c'est ainsi que l'on dit : Sable aurifère. Sable cuprifère. Sable platinifére, Sable stannifère, Sable titanifère, etc. Dn verra aux articles Roches et Terrains quelle place occupent ces différentes espèces de Sables dans la série des formations dontse compose l'écorce de notre globe. On a donné le nom de Sable volcanique, ou Sable des volcans, à des substances d'origine volcanique, devenues pulvérulentes par suite de leur décomposition spontanée, ou rejetées dans cet état par les volcans brûlants. Ils sont formés de fragments de scories, mêlés de petits cristaux de Pyroxène augite et de Feldspath. Les Sables, suivant leur nature, sont employés à divers usages, à la confection des mortiers, au moulage, à la fabrication du verre, etc.

SABLÉ. jiAM. Vicq-d'Azyr appelle ainsi le Mus arenarius de Pallas, qui est un Hamster. A', ce mot.

SABLIER. Huia. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, offrant les caractères suivants : fleurs monoïques. Les mâles, placées dans la bifurcation des rameaux, forment un chaton très-dense, à écailles imbriquées, uniflores ; chaque fleur est composée d'un calice court, urcéolé, tronqué; de plusieurs étaraines dont les filets sont soudés en un seul fort épais et muni, vers son milieu, de tubercules verticillés sur deux ou trois rangs , chaque tubercule portant deux anthères ovales, placées au-dessous. La fleur femelle est solitaire, placée près du chaton des fleurs mâles; elle se compose d'un calice urcéolé, entier, entourant étroitement l'ovaire, ou divisé profondément, par la maturité, en trois parties; d'un style long, infundibuliforme, surmonté d'un gros stigmate concave-pelté, présentant douze à dix-huit rayons. La capsule est ligneuse, orbieulée, déprimée, formée de douze â dix-huit coques monospermes, chacune s'ouvrant élastlquement, par le milieu, en deux valves j

la graine est grande, comprimée, presque orbiculaire.

Sablier élastique. Htna crepitans, L., Lamk., Illuslr., tab. 793, vulgairement nommé dans les colonies Buis de Sable, Noyer d'Amérique, Pet du Diable, etc. C'est un grand arbre, haut de plus de quatrevingts pieds, et dont le troncest droit, divisé en rameaux nombreux, étalés, d'où découle un suc blanc et laiteux, d'une excessive âcreté, comme les autres sucs d'Euphorbiacées. L'écorce de ces lameaux est marquée d'un grand nombre de cicatrices qui sont les vestiges des points d'attache des feuilles. Celles-ci sont grandes, alternes, pétiolées, ovales -oblongues, cordiformes, acuminées au sommet, crénelées sur les bords, glabres et marquées de nervures simples, parallèles et Iransverses; les pétioles sont grêles, longs et munis, à leur base, de stipules lancéolées, très-caduques. Cet arbre croit sur le continent de l'Amérique méridionale, au Mexique, â Cayenne et dans les Antilles. La capsule de VHura crepitans est un de ces fruits que l'on rencontre très-souvent dans les cabinets de curiosité. On l'entoure d'un fil de fer afin que les coques ne s'éclatent pas avec bruit, en lançant au loin leurs graines, ce qui arrive à la maturité du fruit, et ce qui a fait donner à l'espèce l'épilhète de crepitans. Le nom de Sablier dérive de l'emploi qu'en font les habitants de l'Amérique. Après avoir vidé de ses graines cette capsule, ils y mettent du sable pour saupoudrer l'écriture.

SABLIÈRE. MIN. C'est le nom que l'on donne aux différentes carrières d'où l'on extrait les Sables qui sont de nature à être exploités. '

SABLINE. Jrenaria. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Alsinées de De Candolle, et de la Décandrie Trigynie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, à cinq sépales oblongs, acuminés, étalés. Corolle ù cinq pétales ovales et entiers. Étamines au nombre de dix (quelquefois moins par suite d'avortemeni), ayant leurs filets subulés, surmontés d'anthères arrondies. Ovaire ovoïde, portant trois styles divergents, terminés par des stigmates un peu épais. Capsule ovoïde, s'ouvrant par le sommet ordinairement en cinq quelquefois en trois ou six valves, à une seule loge renfermant un grand nombre de graines réniformes, attachées à un placenta central. Ce genre est voisin des Stellaires dont il diffère par ses pétales entiers, tandis que dans les Stellaires ils sont bifides. Le même caractère, et de plus le nombre des styles séparent les SablinesdesCéraistes, ainsi que des Spargoutes (Spergiila) qui ont cinq styles. Le genre Alsine, auquel Linné attribuait cinq étamines et trois valves à la capsule, a été réuni avec raison auxSablines, puisque le nombre des étamines et des valves de la capsule n'est constant ni dans l'un ni dans l'autre genre. D'un autre côté, on a voulu former aux dépens des Sablines quelques genres qui n'ont point été adoptés. Ainsi on ne doit regarder que comme une simple section le genre Stipnlaria d'IIaworth ou Lepigonum de Wahlenberg, formé sur les Arenaria marina, rribra, etc., qui ont la capsule à trois valves, et des feuilles linéaires, munies à la base de stipules scarieuses.Ondoit au contraire regarder comme un genre très -distinct, VAdenarium de Raffinesque ou Hon-

kenya d'Erhart, fondé sur VJrenaria peploides, L., qui offre, entre anires caractères, celui d'avoir les étaniines pérlgynes. Plus de cent cinquante espèces de Sal)lines ont été décrites par les auteurs, mais il en est un assez grand nombre qui peuvent être considérées seulement comme synonymes les unes des autres, de sorte que le nombre effectif des espèces bien connues ne s'élève guère au delà de cent trente. Ce sont des plantes herbacées, petites, ordinairement en gazon, à feuilles entières, opposées, à fleurs nombreuses, souvent d'un blanc lacté, quelquefois d'un rose tendre. Elles croissent dans les climats tempérés et froids de notre hémisphère, à l'exception de quelques-unes qui ont été trouvées dans les montagnes du Pérou et du Mexique; et d'autres, aussi en petit norabie, près de Montevideo et Buénos-Ayres, dans l'Américiue méridionale; mais on sait que le climat de ce dernier pays est fort analogue à celui de l'Europe. Ouel<|ues-unes sont très-communes dans les champs arénacés, d'autres sur les niuis, mais la plupart croissent entre les rochers et sur les sommités des hautes montagnes de l'Europe, principalement dans les Alpes, les Pyrénées, et les chaînes élevées du centre de l'Espagne. On en trouve aussi beaucoup d'espèces dans la Sibérie, la Hongrie et les contrées orientales.

SABLON. MOLL. Nom que l'on donne à la Rochelle, à une Coquille qui est une variété du Turbo litloieus.

/-'. TlRBO et LiTTORINE.

SABOT. MOLL. (Adanson, Voy. au Sénég. ) F. Turbo et Troqce.

SABOT, bot. Syn. vulgaire de Cypripède. T. ce mot.

SABOT DE CHEVAL, bot. Nom vulgaire donné à quelques Bolets qui croissent sur les troncs des arbres, et qui ressemblent en effet au sabot d'un Cheval. Tels sont le Bolet amadouvier et le Bolet ongulé. A'. Bolet.

SABOTS. zooL. On donne ce nom aux ongles des Mammifèies, lorsqu'au lieu de recouvrir simplement les phalanges onguéales, ils les enveloppent, comme chez les Ruminants, les Chevaux et un grand nombre d'autres animaux. On donne en général aux animaux à sabots le nom d'Ongulés, f^. Mammalogie et Ongles.

SABRA. BOT. A'. Camaronus.

SACRAN. POIS. Espèce du genre Chirocenlre.K.ce mot.

SABRE. Ensis. conch. Schumacher a formé sous ce nom un geine particulier du Solen Ensis, L. A'. Solei».

SABRE DE iMER. acal. Nom vulgaire du Ceste de Vénus, sur les cotes de Nice. y. Ceste.

SABSAB. BOT. (Adanson.) Syn. de Paspale. f^. ce mot.

SABULAIRE. ÉcniN. Espèce du genre Cidarite. y. ce mol.

SABULlCOLE.y^MiHioiiMWi. BOT. Genre de la famille (les Synanthérées, tribu des Inulées, établi par Robert lirown et adopté par Cassini qui lui assigne pour caractères : calalhide incouronnée, androgyniflore; péricline hémisphérique, formé de squammes régulièrement imbriquées, appliquées, oblongues, coriaces, membraneuses sur les bords, surmontées d'un grand appendice étalé , radiant, large, elliptique , concave, scarieux et blanc; clinanlhe large, conique, garni de squammelles très-inférieures aux fleurs, oblongues, un peu concaves, coriaces-membraneuses, uninervurées,

acuminées et presque spinescentes au sommet; ovaire sessile, oblong, un peu olicomprinié, subtétragone et glabre; aigrette sléphanoïde, courte, continue, entière, submembraneuse, munie de deux petits appendices filiformes, qui surmontent son sommet : l'un à droite, l'autre à gauche. Corolle articulée sur l'ovaire, à tube long et charnu, à limbe plus large, bien distinct, subcylindracé, quinquélobé au sommet; étamines à filaments soudés par la partie inférieure au tube de la corolle; anthères munies d'appendices basilaircs longs et capillaires; style ù deux stigmatophores longs, ar(|ués en dehors, avec le sommet tronqué et hérissé.

Sabdlicole ailée. ^ mmobinm ataium, Rob. Br. Plante herbacée, lomenteuse, à racine vivace, à tige dressée, rameuse, ailée; à feuilles très -entières; les radicales lancéolées, élrécies à la base; les caulinaires plus petites et décurrentes. Calathides solitaires au sommet des rameaux, ayant leur péricline blanc et les corolles jaunes. De la Nouvelle-Galles du Sud.

SADULICOLES. INS. Lalreille désignait ainsi (Geu. Ciust. et Ins.) les Coléoptères qui composent aujourd'hui la famille des Mélasomes. y. ce mot.

SABULINA. BOT. L'une des sous-divisions du genre Alsine, selon Wahlenberg.

SAliURON. MOLL. Tel est le nom qu'Adanson (Voy. au Sénég., pi. 7, fig. 8) donne à une espèce fort commune de Casque, qu'il range dans son genre Pourpre. C'est le Cassis Saburon de Lamarck. y. Casqde.

SAC ANIMAL, acal. (Dicquemare.) Synonyme d'Ascidie intestinale.

SACCHARINE. BOT. (Hydrophytes.) Espèce du genre Laminaire, y. ce mol.

SACCHARINÉES. BOT. y. Graminées.

SACCHARIVORA. ois. (Brisson.) Synonyme de Sucrier, y. ce mot.

SACCHAROlDE.Min.On donnecettequalification aux variétés de l'espèce qui offrent l'aspect du sucre blanc; telle est par exemple la Chaux carbonatée tout à la fols compacte et lamellaire.

SACCHAROPHORUM. bot. (Necker.) Synonyme de Lagiirus cylindricus, L. y. Lagdre.

SACCHARUM. bot. Genre de Canamelle. y. ce mot.

SACCHOLACTATES. cniM. ORG. Sels résultant de la combinaison de l'acide saccholaclique avec les bases. Cet acide ne s'oblenanl pas uniquement du sucre de lait, mais encore de la plupart des substances gommeuses traitées par l'acide nitrique, a reçu le nouveau nom d'Acide mucique ou muqueux. Conséquemmenl, les sels qu'il forme ont été nommés Mucates ou Mucites. Ces sels sont peu connus, et aucun d'eux n'offre d'intérêt sous les rapports d'utilité économique.

SACCIDIER. Saccidium. bot. Genre de la famille des Orchidées, institué par le professeur Lindiey, avec les caractères suivants : folioles extérieures du périgone conniventes, les latérales adhérentes au labelle sur lequel elles sont superposées par la base; folioles internes charnues, spatulées et du double plus longues que les autres; labelle placé postérieurement, grand, roulé, avec un faible éperon à sa base, un onglet épais et divisé au sommet; anlhère reclinée, ayant ses loges soudées et écartées à leur base ; masses polliniques pe-

IHes; îîlamliile à peine dislinclc de la caiidicnle qui est fort épaisse.

Saccidieb dd Cap. Saccidium Capense. Celie plante, décrite sur un individu desséché, présentait deux feuilles oblongues, linéaires, à forte carène médiane; les fleurs, assez pellles, formaient un épi hraeléalé au sommet d'une hampe assez grêle.

SACCOCHILE. Saccochiliis. bot. Dans sa Flore de Java, le docteur Blume a proposé ce nom en remplacement de celui de Saccolabium qu'il avait indiqué (Bijdr. Flor. ned. Ind., p. 992), pour un genre d'Orchidées dont voici les caractères : périanlhe dont les cinq pétales sont étalés, les latéraux extérieurs un peu plus larges. Labelle uni à l'onglet du gynosfème et prolongé inférieurement en une sorte de sac, son limbe renflé et tronqué. Gynostèmeatténué en bec au sommet. Anthère terminale, semi-biloculaire. Masses polliniques au nombre de deux, presque globuleuses, allacliéesà une membrane élastique, et fixées, au moyen d'un pédicelle, à la glande du petit bec du gynostôme,

Saccochile vvs\lle. Saccochilus pusillus, Bl.; Saccolabium pusiUiim, ib., Bydr. C'est une Irès-pelite herbe parasite, à liges simples, à feuilles linéaires, roides et distiques. Ses fleurs sont axillaires, solitaires et portées sur de courts pédicelles. Celte Orchidée croît dans les forets de la haute montagne de Gède, à Java.

SACCOCOMA. Saccocoma. zoopH. Agassiz, dans sa Monographie des Radiaires échinodermes, a établi ce genre qui fait partie de l'ordre des SIellérides, famille des Crinoïdes; il lui donne pour caractères essentiels : deux orifices au canal intestinal; un disque présentant la forme d'une poche arrondie, au bord de laquelle sont articulés cinq rayons grêles, bifurques simplement jusque vers leur base et pinnés ; corps libre.

Saccocoma délicate. Saccocoma tenella, Agass.; Comatula tenella, Goldf., Pétrif., 1, 204, t. 79, fig. 1. Rayons simples; tentacules égaux et opposés; rayons auxiliaires très-courts; cinq côtes dorsales. On trouve cette espèce fossile dans le Calcaire lilhograpliique de Solenhofen.

SACCOGLOTTIDE. Saccoglollis. eot. Ce genre de la famille des Humiriacées, qui appartient à l'ordre des llespérides, a été produit par Martius dans ses nouveaux genres brésiliens; il a pour caractères : calice à cinq lobes ovales, calleux au sommet, à estivation imbriquée ; corolle composée de cinq pétales hypogynes, linéari-lancéoléset décidus; dix étaniines hypogynes, à filaments réunis par leur base en un tube, libres et filiformes supérieurement, l'une alternativement plus courte; anthères inlrorses, à deux loges discrètes, longitudinalement déhiscentes, soudées à la base d'un connectif en languette épaisse, triangulaire et obtuse dans son prolongement; ovaire libre, sessile, de quatre à six loges, entouré à sa base d'un disque annulaire portant une vingtaine de dents; un ovule dans chaque loge, inséré à l'angle central, près du sommet, pendant et anatrope; style terminal et filiforme; stigmate en tête, déprimé et presque lobé. LesSaccoglotlides sont de grands végétaux forestiers, dont on ne connaît encore qu'un liès-pelit nombre d'espèces. Celle que le professeur Martius a observée

dans son voyage au Brésil et qu'il a décrite dans son important ouvrage {Noi-a Gcnera et Sperfes Planlarum Bi(isiliensiHm,\o\. 9. p. 14G) est la suivante:

Saccoclottide des Amazones. Snccoglottis amazoiiica, Mari. C'est un arbre haut d'une trentaine de pieds, dont le bois est rougeàtre, recouvert d'une écorce cendrée; les branches, nombreuses, pendantes et divisées en un grand nombre de ramuscules glabres, ainsi que toute la plante, sont garnies de feuilles alternes, oblongues, longuement acuminées, dilatées en pétioles à la base, crénelées et ondulées sur leurs bords, vertes et luisantes en dessus, plus pâles en dessous où elles sont marquées de nervures et de veines saillantes. Les fleurs forment des corymbes courts dans les aisselles des feuilles. Cet arbre croît dans les forêts, le long du fleuve des Amazones.

SACCOGYNE. Saccogyna. bot. Genre de la famille lies Jongeimanniacées, établi par Dumorlier, qui lui assigne les caractères suivants: colésule pendante, très-glabre, à orifice circulaire, membraneux, écliancré, d'abord fermé, puis ouvert et lobule; coiffe attachée au fond delà colésule. soudée avec la base de celle dernière et se déchirant par le sommet ; sporange porté sur un pédoncule nu à sa base, à quatre valves dont les valvules sont dressées et rétrécies.

Saccogyne sarmentebse. Saccofjyna viticulosa , Dum.; Jungermannia viticulosa, L. Ses liges sont disposées en une pelile touffe lâche; elles sont médiocrement rameuses, garnies dans toute leur longueur de feuilles distiques, ovales, entières, presque Iransparenles. concaves et comme pliées en deux vers leur base qui estamplexicaule.il s'élève de la base des tiges, des pédoncules fins, frêles, transparents, blanchâtres, longs d'un pouce environ, et qui soutiennent chacun un petit sachet noirâtre, ovale, se partageant en quatres pelils lobes étroits et ouverts. Les pédicules sortent d'une gaine lubuleuse, tronquée en son bord, avec quelques petites dents. Europe.

SACCOLABIUM. BOT. A'. Saccocuile.

SACCOLOMA. BOT. (Foî/f/è/'cs.) Genre très-voisin des Davallia et des Dicksonia, établi par Kaulfuss qui le distingue par les caractères suivants : groupes de capsules punctiformes, presque marginaux, contigus; téguments superficiels en forme de capuchon, s'ouvrant antérieurement. 11 a pour type une plante du Brésil désignée sous le nom de Succoloma elegans. C'esl une belle Fougère à frondes grandes, simplement pinnées, dont les pinnules sont lancéolées, acuminées, déniées sur les bords.

SACCÔMYDE. Saccornys. mam. Ce genre a été fondé I par Frédéric Cuvier, pour recevoir un petit animal de l'Amérique septentrionale, de la grosseur du Loir, et qui se distinguait des autres Rongeurs connus par des abajoues extérieures. La formule dentaire ([u'il lui accorde est d'avoir quatre incisives aux deux mâchoires et seize molaires. La première molaire a une large échancrure anguleuse au côté interne, et au milieu de celle échancrure, on voit une portion circulaire qui lient par l'émail. Mais ce genre Saccorayde correspond au genre Pseudoslonie de Say, caractérisé de la manière suivanle : des dents màchelières sans racines

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