‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 2)Chapitre 52 sur 103 · SAC · texte numérisé non relu

SAC

dislinctes de la couronne ; tous les pieds penladaclyles, armés d'ongles analogues à ceux des Taupes; des abajoues extérieures et non inlérieures. Enfin, indubilahlement le Saccomyde esl le type du genre Diplostonie de Raffinesque, le Saccophonts de Kuhl, et pour surcroit de synonymie, le nouveau genre Ascomys de Liclileinslein. On ne connaît qu'une seule espèce que l'r. Cuvier a nommée : Saccohtoe amiiophile, Saccoiii/s anlhophilus, parce que les abajoues d'un individu observé étaient remplies de fleurs de SecuriUaca.

Le Saccomyde est de la taille d'une Souris; sa queue est longue et nue; ses pieds sont Ions pcntadaclyles, et son pelage est d'un fauve uniforme. Des États-Unis. On doit ajouter aux synonymes de ce petit animal, les noms de Psciidostoma buisarius, Say; le Mus bitrsan'iis,Shiw,\e Ciivelus buisarius, Desmarest; le Mas saccalus, Milchill; le Saccophorus bursaiius. lûilil; le Diplosloma fasca, RafiSnesque; VAscoiiiys Caiiadensis, Liclileinslein. Ce Rongeur du Canada vit probablement sous terre, de fruits et de racines, dans des terriers qu'il se creuse. On le trouve sur les bords du lac Supérieur.

SACCOSIE. Sacconia. bot. Genre de la famille des Riibiacées, établi par Endiicher qui l'a ainsi caractérisé : tube du calice obovale, soudé avec l'ovaire; son limbe est supère, à cinq dents étalées, persistant; cololle supère, subiufundibuliforme, à tnbe court, à gorge nue, à limbe partagé en cinq lobes planiuscules et obtus; cinq étamiues exsertes, insérées au tube de la corolle; filaments filiformes; anlbères linéaires, pcncbées; ovaire infère, biloculaire, à disque épigyne et cbarnu ; un seul ovule dans cbaque loge : il est pendant au sommet; style simple; stigmate à deux lobes irès-pelits et obtus. Le fruit est un drupe en forme d'olive, presque cbarnu, couronné par le limbe du calice.

Sacconie glabre. Sacconia glabra, Endl.; Crusea ijlabra, Ricb.; C/i('o«e glabra, De Cand.; Psycholria megalosperma, Vahl. C'est un arbre dont les feuilles sont opposées, pétiolées, coriaces, engainantes à leur base, accompagnées d'une stipule très-entière ; les fleurs sont blancbes, réunies en cime terminale et pédonculée. De l'île Torlose.

SACCOPËTALE. Saccopetalum. bot. Genre de la famille des Annonacées, établi par Bennelt qui lui assigne pour caractères : calice à trois divisions; corolle composée de six pétales liypogynes, disposés sur deux rangs : les extérieurs conligus au calice, les internes libres au delà de la base où ils sont renflés en forme de sac; étamines nombreuses, insérées sur plusieurs rangs à im réceptacle globuleux ; anthères sessiles, extrorses, j à deux loges longitudinalement déhiscentes; plusieurs ; ovaires libres et uniloculaires; trois à dix ovules placés sur deux rangs; stigmates sessiles, subhémisphériques; carpidies stipilés et polyspermes. On ne connaît encore ' qu'une seule espèce de ce genre; elle constitue un j arbre élevé, à rameaux florifères et nus, à feuilles al- j lernes, subcordées à leur base, acuminées au sommet, j très-entières, criblées d'une multitude de Irès-pelils points; les fleurs sont assez grandes, solitaires dans les aisselles des feuilles et pédicellées. De Java. j

SACCOPHORA. MOLL. Nom proposé par Gray, dans

sa Classificalion naturelle des Mollusques, pour la classe (ianini.Mix que Lamarck nomme Tuniciers, et Cuvier Acéphales nus.

SACCOPHORUS. BOT. Nom proposé par Palisot de Beauvois, pour remplacer celui de Buxbaumia, donné par Haller à un genre de Mousses, de la famille des Bryacées, y. Buxbaujiie.

SACCOPTERYX. mam. Genre proposé par Illiger, et dont le type serait le Fesperlilio lepturiis de Schreber; tons les auteurs modernes s'accordent pour le rapporter au genre Taphien de Geofl'roy Saint-Uilairc. y. Taphien.

SACCULINE. Sacculina. tolyp. Synonyme de Tibiaiie. y. ce mot.

SACCUS. MOLL. Quelques Turbos et des Paludines composent les éléments de ce genre proposé par Klein (Ostrac. Métbod., p. 42), mais non adopté.

SACELLE. LSacellus. bot. Nom donné par Mirbel à un fruit monosperme, tel que celui du genre Salsola, qui se trouve revêtu d'une enveloppe membraneuse.

SACELLIER. Sacclliutn. bot. Genre de la famille des Nuculifères, établi par Humholdl et Bonpiand pour un arbre qu'ils ont observé dans les Andes du Pérou. Kunth en a tracé les caractères ainsi qu'il suit : calice persistant, susceptible d'augmenter de volume par l'acte de la fructification, renflé, oblong-elliptique, membraneux, réticulato- nervure , avec son orifice fermé par quatre dents. Le fruit est un drujie trèscourtement stipité dans le fond du calice; le style subulé qui le couronne forme une sorte de bec; il est un peu comprimé à sa base, létragone supérieurement et même presque à quatre lobes; osselet à six loges dont les quatre supérieures sont osseuses et monospermes, les deux inférieures plus grandes, vides et fragiles; semences inverses, ovato-pyramidées, triangulaires; l'embryon est dépourvu de périsperme, renversé et plissé longitudinalement. L'arbre décrit par Humboldt et Bonpiand est élevé, inerme, garni de feuilles altcines, entières, exstipulées; les pédoncules sont supraaxillaires et terminaux, rameux. mulliflores; les fleurs sont polygames et disposées en panicules.

SACELLIFORME (radicule), bot. Mirbel désigne sous ce nom la radicule de certaines plantes (A'T-mp/iœa, Saururus, etc.), qui forme une poche dans laquelle est contenu l'embryon.

SACHONDRE. Sachondrus. acai. Genre d'Acalèphes libres, ayant pour caractères : corps déprimé, libre, cartilagineux; un test cartilagineux sur le dos; bouche sans tentacules, mais entourée par un rebord étoile; anus terminal. Raffinesque (Journ. de Phys., 1819, t. ixxxix, p. 153) ne cite qu'une seule espèce qu'il nomme i'oc/iowdrus variolosus et dont il n'indique point la localité.

SACIDIUM. BOT. (Lfcoperdacces.) Genre établi par Nées d'Esenbeck, et qui ne renferme qu'une seule espèce, croissant sur la surface supérieure des feuilles du Clienopodium viride. Ce sont de petits tubercules noirs, épais, sans base commune, hémisphériques, présentant sous un épiderme plissé des sporidies nombreuses, ovales, transparentes. Ce genre semble se rapprocher du Coccopleuin d'Ehrenberg, et des Sclérotiées, dont il diffère par la disposition des sporules.

SACONITE. Saconifes. mom. Raffinesqiie (Journal 1 de Physique, vol. 88, p. 428) a proposé sous ce nom I un genre de corps organisés fossiles, pour un animal hien singulier, et suivant lui, de la famille des Ascidies, et voisin des genres Ascidia et Sachondrus, dont il diffère parce que le corps, à une seule ouverture, est suspendu dans un sac rayonnant, à axe central. L'espèce qui sert de type à ce genre et que RafRnesque nomme Saconites giantilaris, se trouve fossile, souvent amassée, mais sépaiée, dans un grès calcaire j près de Lexington, en Amérique. Son corps est ohlong, | obtus, amorphe, granuleux ainsi que sou enveloppe extérieure. De Blainville pense que ce sont des faux Alcyons que l'on rencontre assez communément fossiles.

SACOPODIUM. BOT. Synonyme de Sagapenum. y. ce mot.

SACRE. GTS. Synonyme de Gerfaut. Espèce du genre Faucon. K. ce mot.

SADE. jim. (Saussure.) V. Euphotide.

SADLERIE. 5o(//e>7'a. bot. {Fougères.) KaiiUnss a établi ce genre d'après luie espèce nouvelle de Fougères, rapportée des îles Sandwich par Chaniisso. D'après ses caractères, ce genre est intermédiaire entre les Blechnum et les If'oodivardia, dont il ne diffère peutêtre pas sutfisamment. Kaulfuss le caractérise ainsi : groupes de capsules oblongs, disposés en une seule ligne presque continue, le longde la nervure moyenne; téguments coriaces, superficiels, presque continus, libres intérieurement, se réUéchissant ensuite en dehors. La nature coriace du tégument est le seul caractère énoncé qui distingue ce genre des fP'oodioardia ; le port paraît assez différent, car la seule espèce connue, Sadleria cyalhoides, a des frondes bipinnées, à pinnulesoblongues, coriaces, commedans les Cyathea, recourbées sur leur bord; la base du pétiole est recouverte de longues écailles sélacées.

SADOT. MOLL. Nom donné par Adanson (Voyage au Sénég., pi. 7, fig. 4) à une Coquille du genre Pourpre, Piirpurea lapiUus, Lamk. ^. PoiiBPRE.

SADRÉE. BOT. Syn. vulgaire de Sarriète. A', ce mot.

SADSCHA. OIS. f^. llËTEKOCLITE.

SjELANTHUS. BOT. Le genre établi sous ce nom par Forskalil, dans la famille des Ampélidées, a été reconnu pour ne point différer du genre Cissics de Linné.

S.«;SIA. BOT. Les Champignons byménomycètes décrits sous ce nom par Adanson, appartiennent au genre Dœdalea de Persoon. y. ce mot.

SAFGA. POIS. Espèce de Perche du sous-genre Cen- Iropome. f^. Perche.

SAFRAN. Crocus, bot. Genre très-remarquable de la famille des Iridées et de la Triandrie Monogynie, L., offrant les caractères essentiels suivants : spalhe membraneuse, tantôt simple, tantôt double; périanthe pétaloïde, ayant un tube grêle, à peu près du double plus long que le limbe qui est à six segments presque égaux, dressés, les trois antérieurs portant à leur base trois étamines dont les filets sont subulés, insérés sur le tube de la corolle, plus courts que le limbe et terminés par des anthères sagitlées. Ovaire infère, arrondi, surmonté d'un style simple inférieureraent, et divisé au

sommet en trois branches sligmatiques épaisses, roulées en cornet souvent crénelées ou dentées en crête. Capsule petite, globuleuse, trigone, à trois loges contenant plusieurs graines arrondies.

Le nombre des espèces de Safrans n'est pas très-considérable, car on le porte seulement à environ une vingtaine; mais ces espèces sont mal connues, et leur synonymie est fort embrouillée.

La majeure partie des espèces de Safrans a pour patrie les contrées montueuses de l'Europe orientale et de r Asie-Mineure; quebpies-unes croissent sur le sommet des hautes montagnes de l'Europe centrale; lui est, entre autres, le Crocus venins que l'on trouve en abondance près des neiges, dans les Alpes, les Pyrénées, le Jura, etc., et qui forme, à ces neiges, d'élégantes bordiires à mesure qu'elles fondent par la température de l'été. Ce sont en général de petites piaules iirinlanières ou automnales, à racines bulbeuses, à feuilles linéaires, subulées, et à fleurs portées sur des hampes courtes^ et radicales. Les bulbes, dans quelques espèces, sont composés de ioniques elles-mêmes formées de fibres entrecroisées et léticulées. D'autres espèces, au contraire, ont les bulbes formés de tuniques lisses et sans nervures. Les feuilles naissent tantôt avant, tantôt après les fleurs; elles sont tantôt dresséps verticalement, tantôt courbées vers la terre, ce qui fournit de bons caractères pour distinguer certaines espèces entre elles. Les fleurs offrent des couleurs variées, non-seulement dans la même espèce, mais encore sur les mêmes individus, car on observe beaucoup de ceux-ci qui sont versicolores; mais les couleurs les plus ordinaires sont le jaune, le blanc, le purpurin et le violet. La gorge du périanthe est souvent munie de poils plus ou moins longs et |)lus ou moins nombreux, qui servent encore à caractériser les espèces.

Safran cultivé. Crocus sadviis, L., var. o/ricinalis; Lamk., lUuslr., tab. 30, fig. 1. Son bulbe est arrondi, déprimé, charnu, blanc dans son intérieur, recouvert extérieurement de tuniques sèches et brunes. Les feuilles naissent en septembre et octobre, un peu après l'apparition des fleurs; elles sont dressées, linéaires, sans nervures, repliées et légèrement ciliées sur les bords. Les fleurs, au nombre d'une à trois, sortent du milieu des feuilles; elles sont grandes, d'un violet clair, marquées de veines louges, entourées d'une spathe double, et ayant l'entrée du périanthe garnie de poils épais. Le style est divisé supérieurement en trois stigmates très-longs, un peu roulés et ciénelés au sommet, d'unebelle couleurjaune foncé. Comme pourla plupart des plantes cultivées, on ignorait la patrie positive du Safran; on disait vaguement qu'il était originaire de l'Orient. Il fut indiqué pour la première fois par Smith (Prodr. Florœgrœc(p) comme croissant spontanément dans les basses montagnes de l'AUi<|ne; et il a été trouvé depuis peu par lierloloni, aux environs d'Ascoli, dans la Marche d'Ancône. On le cultive en grand dans plusieurs provinces de la France, et principalement dans le ci-devantGalinais. Ses stigmates triés et desséchés avec soin forment la substance connuedans le commerce sous le nom de Safran du Gatinais, dont la couleur est d'un jaune rougcàtre, l'odeur particulière forte et pourtant

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assez agréalile, la saveur amère et piquante. Le principe colorant du Safran a été nommé Po/rc/"o«Vf par Vogel, (H a élé obtenu à l'élat de pureté par Henry, chef de la pharmacie centrale des hôpitaux de Paris; il est remarquable par la propriété qu'oiîre sa solution aqueuse de prendre différentes nuances de vert, de bleu et de violet, lorsqu'on la traite par les acides nitrique et siilfurique. Le Safran est un médicament slimulant et antispasmodi<iue, mais il convient de ne l'employer qu'à très-petite dose, surtout si l'on se propose seulement d'exciter les différentes fonctions, par exemple, le aux menstruel, k la dose de deux scrupules à un gros, en infusion, il détermine les accidents de l'ivresse, le délire, une congeslion cérébrale plus ou moins forte, etc. On le fait entrer dans plusieurs préparations pharmaceutiques, le Laudanum de Sydenham. l'Élixir de Garus, etc. Appliqué à l'extérieur, il passe pour résolutif et calmant. Ses usages économiques se bornent à fournir une teinture jaune peu solide, et à servir d'assaisonnement pour certains aliments. Ainsi en Italie, en Espagne et dans le midi de la France, on en met dans les soupes et dans les ragoûls. C'est avec le Safran qu'on colore le vermicelle et autres pâles de farine, des gâteaux, des liqueurs de table, etc. On falsifie souvent le Safran avec les fleurs du Carthamiis tincloiiiis, nommé par celte raison Safraiium dans les anciens livres de matière médicale; mais celle supercherie est facile à reconnaître, en niellant infuser dans l'eau le Safran suspect. Les fleurons du Carthame, tubuleux, réguliers, renflés brusquement au sommet, et offrant un limbeà plusieurs segments égaux, se distinguent aisément des stigmates du vrai Safran. Pour établir une safranière, on choisit un terrain léger, un peu sablonneux et noirâtre. On le fume convenablement, et on l'ameublit par trois labours faits successivement pendant l'hiver. Vers la lin de mai, on plante les bulbes de Safran à trois pouces de dislance les uns des autres et à six pouces de profondeur. De six semaines en six semaines, on bine et on sarcle la safranière, pour la purger des mauvaises herbes. Le dernier sarclage se fait peu de temps avant l'apparition des Heurs; il esl avantageux, pour la récolle, que des pluies tombent à celle époque, et qu'il fasse chaud el sec pendant la floraison. Comme les fleurs se succèdent pendant trois semaines à un mois, on va tous les jours les cueillir; on les rapporte à la maison, où des femmes el des enfants en séparent les stigmates que l'on met sécher sur des tamis de crin suspendus audessus d'un feu doux, en ayant soin de les remuer presque continuellement, jusqu'à parfaite dessiccation. Cinq livres de stigmates frais se réduisent, par celte opération, à environ une livre. On met alors le Safran dans des sacs de papier, que l'on renferme dans des boîtes, elon le livre au commerce.

Les safranières sont sujettes à être attaquées par un fléau qui esl aux Safrans ce que la pesle est aux animaux. On nomme Fausset, Tacoii et Mort du Safian, les accidents qui surviennent d'abord au bulbe, puis à la plante entière, et fait périr par vraie contagion tous les individus qui sont à proximité. Le Fausset est une sorte de production napiforme qui arrête

la végélalion du jeune bulbe; le Tacon esl la carie du corps même du bulbe sans altaiiuer les enveloppes; enfin ce que l'on nomme Mort du Safran est un phénomène qui commence d'abord par les enveloppes qu'il rend violelles et hérissées de filaments, et qui pénètre ensuite dans l'intérieur du bulbe. Les effets de la Jlort du Safian s'annoncent par des espaces circulaires couverts de plantes malades, qui s'agrandissent insensiblement, et finissent par faire périr toute la safranière. Ils peuvent être occasionnés par la seule communication d'un individu atteint de la maladie; il suffit même d'une pellée de terre infectée, jetée sur un champ dont les piaules sont saines, pour lui communiquer la contagion. On ne connaît pas de moyen plus efficace contre ce fléau que d'établir une sorte de cordon sanitaire autour des endroits infectés, c'est-à-dire d'ouvrir des tranchées profondes d'un pied, et de rejeter la terre sur celle où les Safrans sont morts. Duhamel fut le premier qui reconnut la vraie cause de la mort du Safran; il prouva qu'elle était occasionnée par un Champignon souterrain et parasite qu'il assimila aux Truffes, et qu'il crut être le même que celui qui s'attache aux racines d'IIièble, d'Ononis el d'autres plantes. C'est le Tuber parasiticum de Bulliard, le Sclerolinm Crocorum de Persoon. De Candolle en a formé un genre distinct sous le nom de Rhizoctonia. l'. ce mol.

On a, dans les Indes, étendu le nom de Saîran à plusieurs substances colorantes (|u'on emploie dans la teinture ou bien dans l'office. C'est particidièrement le Çurciuiia et le Terra-Meiita qui portent ce nom dans les colonies. Le Colchique d'automne a aussi élé nommé quelquefois SiFRAN bâtard.

SAFRAN DK MARS N.ATIF. aiN. Les anciens minéralogistes donnaient ce nom au peroxyde de Fer rouge terreux, appelé aussi Ocre martial, y. Fer oxtdé.

SAFRAMJM. BOT. On donne quelquefois ce nom aux fleurs de Carthame préparées pour la teinture.

SAFRE. C'est un oxyde de Cobalt impur, que l'on obtient par le grillage de la raine de Cobalt.

SAGA. Saga. iss. Orthoptères; genre de la famille des Locusliens, institué par Charpenlier, qui lui donne pour caractères : front presque pyramidal ; bouche située plus en arrière que les antennes; mandibules entièrement cachées par la lèvre supérieure; cuisses garnies de deux fortes rangées d'épines, à l'exception des postérieures qui n'ont que des épines très-courtes; ailes et élytres ordinairement plus courtes que la moitié 'de l'abdomen, de forme lancéolée; les ailes sont assez souvent un peu plus longues que les élytres, et manquent dans les mâles.

Saga a scie. Saga senata; Loctista seriata, Fab. Il est jaunâtre ou vert; front, sternum et côtés du thorax blanchâtres; une ligne de même couleur s'étend de la tête jusqu'aux yeux; abdomen d'un brun roussâtre, avec une ligne pâle, très-étroite, qui règne dans toute sa longueur; il y en a une aulre plus large entre celle-ci el le bord des arceaux supérieurs, et enfin une troisième placée sur le côlé, à l'origine des arceaux inférieurs; la ligne latérale des arceaux supérieurs est brisée, ce qui esl dû à sa position oblique sur chacun des segments; elle est bordée de chaque côlé par une

bande brune, plus ou moins marquée; larière verte comme le dessus du corps, le thorax et les pattes; elle est moins longue que l'abdomen, un peu ar(|uée et dentelée dans sa moitié postérieure. Taille, quatre pouces. En Hongrie.

SAGAPEKUM. bot. Suc goramo-résineux d'une Ombellifère encore peu connue, que Willdenow croit être le Ferula Persica, c'est-à-dire la même plante à laquelle Olivier attribuait la Gomme ammoniaque, et le docteur Hope VJssa f'œtùla. Pline, Dioscoride, et les auteurs de l'antiquité, ont fait mention de cette drogue qu'ils disaient venir de la Médie. Le Sagapenum que l'on apporte des contrées orientales, est en masses amorphes, composées de fragments assez mous et adhérents, demi-transparents, rouges ou jaunes extérieurement, d'un jaune pâle intérieuiement, brunissant à l'air, d'une consistance cireuse et cassante. L'odeur de celte Gomme-Résine est alliacée, plus forte que celle du Gatbanum, mais moins que celle de VAssa fœtiila, dont elle se rapproche également par la saveur et les autres propriétés. Le Sagapenum s'amollit sons les doigts et devient tenace; il brûle en répandant une flamme blanche et beaucoup de fumée; le résidu est un charbon léger et spongieux. 11 fournit par la distillation une petite quantité d'huile volatile; l'Alcool pur en dissout une grande partie. Analysé par Pelletier (Bulletin de Pharmacie, 1811), il a fourni les principes immédiats suivants : Résine, 34,26; Gomme, 51,94; Malate acide de Chaux. 0,40; matière particulière, 0,60; Bassorine, 1.0; Huile volatile et perte, 11,80.

SAGARIS. INS. r. IBALIE.

SAGÉDIE. Sagedia. bot. (Lichens.) Ce genre, établi par Acharius, se rapproche du Pon'iia et de VEtiilocarpon, et fait partie, dans la méthode de Pries, de la tribu des Endocarpées. Cet auteur le caractérise ainsi d'après ses organes reproducteurs : noyau lenticulaire, de consistance de cire, plongédans le thallus lui-même, sans enveloppe propre ou périthécium, communiquant au dehors par une ouverture pratiquée dans les verrues que ce noyau produit à la surface du thallus; sporidies disposées en séries; il diffère surtout du Porina par ses tubercules et ses noyaux lenticulaires, déprimés. Le thallus forme une croûte adhérente. Ces plantes croissent dans les lieux humides, sur les rochers. Les espèces décrites par Acharius sont peu connues; on a souvent confondu avec elles des variétés monstrueuses de Lecùlea, ce qui a fait rejeter ce genre par beaucoup de botanistes.

SAGENARIA. soi. Nom donné par Brongniard aux tiges fossiles des plantes de la famille des Fougères. y. Végétadx roSSIT.ES.

SAGENIA. BOT. Le genre institué sous ce nom. par Preste, dans l'ordre des Polypodiacées, a été réuni au genre Aspidium, de Swartz, où il a pris rang comme sous-genre.

SAGÉNITE. MIN. Variété réticulée du Titane oxydé rouge. A'. Titane.

SAGÉRÉTIE. Sagerelia. bot. Genre de la famille des Rhamnées et de la Pentandrie IMonogynie, L., récemment établi par Adolphe Brongniard (Mém. sur les Rtiamnées, p. 52, pi. 2, fig.2), qui l'a ainsi caracté-

risé : calice dont le tube est urcéolé, hémisphérique, le limbe à cinq découpures aiguës et dressées; corolle ù cinq pétales dressés, obovés, onguiculés, roulés en dedans ou en forme de capuchon; étamines à anthères ovales, biloculaires, s'ouvrant par une fente longitudinale; disque en forme de cupule, épais, couvrant le calice, entourant étroitement l'ovaire sans y adhérer; ovaire ovoïde, triloculaire, surmonté d'un style trèscourt, épais, et d'un stigmate trilobé. Le fruit n'est pas connu. Ce genre a été formé sur quelques Rhamnus et Zizxiihus, décrits par les auteurs, et particulièrement sur les espèces suivantes, savoir ; Rhamnus Theezaus, Vahl; Rhamnus elerjatis, GuaxaquUensis. senlicosa, Kunth; Zizfphus oppositifolius^ Wallich, etc. Ce sont des arbrisseaux à rameaux grêles, en baguettes, les plus petits ordinairement spinescents, à feuilles presque opposées, brièvement pétiolées, lancéolées ou oblongues, déniées en scie et penninerves. Les fleurs sont petites, disposées en épis simples ou composés, interrompus, axillaires ou terminaux. Les huit espèces énumérées par Adolphe Brongniard croissent dans l'Amérique équinoxiale et tempérée, principalement dans les contrées occidentales; quelques-unes se trouvent dans les Indes orientales.

SAGETTE. BOT. L'un des noms vulgaires du Sagittariasagitli/olia, L. F. Sagittaire.

SAGINE. Sagina. bot. Ce genre, de la famille des Caryophyllées, et placé dans la Tétrandrie Tétragynie, L., offre les caractères suivants : calice divisé profondément en quatre ou cinq segments ovales, concaves, très-ouverts et persistants. Corolle à quatre ou cinq pétales ouverts, plus courts que le calice; quelquefois n'existant pas; quatre ou cinq étamines; ovaire presque globuleux, surmonté de quatre ou cinq styles subulés, recourbés, pubescenis, terminés par des stigmates simples; capsule ovale, enveloppée par le calice, à une seule loge, à quatre ou cinq valves renfermant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Ce genre fait partie de la tribu des Alsinées de De Candolle; il se rapproche beaucoup par le port et les caractères des genres Speigiila, Mœhriiigia, Buffonia et Areiiaria, et les seules différences qu'il y ait entre ces genres consistent dans le nombre des styles, des enveloppes florales et des graines. Ehrart en a séparé à bon droit le Sagina erecta, L., dont il a fait son genre Mœnchia. y. ce mot. Les Sagines sont de petites herbes rampantes, d'un aspect peu agréable, croissant entre les pierres et dans les fentes des rochers humides.

Sagine couchée. Sagina procumbens, L. Ses fleurs sont blanches et très-petites, portées sur des rameaux plus longs que les feuilles qui sont glabres. On trouve fréquemment cette plante sur les murs humides etentre les pavés, jusque dans l'intérieur des villes.

SAGINELLA. bot. L'un des sous-genres établis par Fensl, dans sa monographie du genre Alsiiie.

SAGISER. OIS. (Gesner.) Synonyme ancien de Courlis vert. /•'. Ibis.

SAGITTA. iiOLi. L'un des synonymes de Bélemnite. f^. ce mot.

SAGITTA. BOT. (Pline.) Synonyme de Sagittaria.

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