V. FlÉCBlÈEE
SAGUS JARraiFERA.
i.Portion d'un rëg'mie deileiirs.tfriiîtt , 2. Heur fertile. 3.flenr stmle.^tlruH .
SAGITTAIRE. OIS, (Vosmafer.) L'un des synonymes i (le Messager. K. Secrétaire. I
SAGITTAIRE. BOT. F. Fléchière.
SAGITTARIUS. ois. Synonyme de Sagittaire, r. Se- [
CRÉTAIRE.
SAGITTÉ. Sagitlatus. bot. Organe qui a la forme (l'un fer de flèche, c'est-à-dire pointu au sommet, élargi ou dilaté et prolongé en deux oreillettes à sa base. SAGITTELLE. Satjittella. moll. Genre encore incertain, que Blainville a mentionné dans son Traité de Malacologie. C'est à Lesueur que l'on en doit la découverte dans les mers de l'Amérique; il l'a observé autant que la transparence et la petitesse des individus le lui ont permis. Cette transparence est telle qu'elle rend presque impossible toute observation sans le secours de corps étrangers. Lesueur a été obligé de mettre un morceau de serge bleue dans le vase où il avait recueilli les Sagitelles pour les examiner. Malgré cette attention, il n'a pu découvrir ni la place des organes de la respiration, ni ceux delà génération; cependant, d'après le rapport des autics organes, Blainville pense que ceux-ci doivent être placés comme dans les Firoles. Alors il ne voit plus la nécessité d'un genre qui a tant d'analogie avec les Firoles; il a été conduit par ces motifs à en faire une petite section de ce genre, dans son Traité de Malacologie.
SAGITTILIKGUES. ois. (Uliger.) Nom donné à une petite famille d'Oiseaux qui renferme les Pies et les Loriots.
SAGOIN. MAM. y. Sagouin.
SAGONÉE. Sagotiea. bot. Genre de la famille des Convolvulacées et de la Pentandrie Trigynie, établi par Aublet (Plant, de la Guiane, i, p. 285), et offrant les caractères essentiels suivants : calice quinquépartite; corolle carapanulée à cinci lobes ; cinq étamines; ovaire supérieur surmonté de trois styles et de stigmates capités; capsule à trois loges s'ouvranl transversalement, et renfermant des graines nombreuses, fort petites, attachées à un réceptacle central, triangulaire. Le nom de ce genre a été inutilement changé par Schreber et Willdenow en celui de Reichelia.
Sagonêe AQDATiQtE. Scigoiiea aquatica, Aubl., toc. cit., tab. ô. C'est une plante herbacée qui, de sa racine, pousse plusieurs tiges droites et hautes de deux à trois pieds; elles sont garnies de feuilles alternes, lisses, étroites, lancéolées-acuminées, presque sessiles et létrécies en pétioles à leur base. Les fleurs sont disposées en très-petites grappes, dans les aisselles des feuilles. Cette plante croît à la Guiane sur le bord des ruisseaux. SAGOO. BOT. Préparation alimentaire qu'on obtient de la moelle du Sagouier. y. ce mot.
SAGOUER. BOT. F. Areng.
SAGOUIER OD SAGODTIER. Sagus. bot. Genre de la famille des Palmiers et de la Slonœcie Hexandrie, L., offrant les caractères suivants : spathe universelle nulle; régime rameux couvert de bractées imbriquées, portant à la base les fleurs femelles, et au sommet des ramifications les fleurs mâles. Chaque fleur mâle offre un calice (périanthe extérieur) monophylle, tubuleux et sans divisions (à trois petites dents, selon Martius); une corolle (périanthe intérieur) amincie à sa base en
une sorte de pédicelle entouré par le calice, et divisée supérieurement en trois segments; il y a six étamines à filets courts et élargis, à anthères ovoïdes et dressées. Les Heurs femelles ont le calice comme dans les mâles; la corolle (périanthe intérieur) tubuleuse, ventrue, tridentéc, munie à l'entrée du tube de six anthères à l'état rudimentaire; l'ovaire libre, ovoïde, triloculaire, atténué supérieurement en un style court, à trois stigmates aigus. Le fruit est arrondi ou ovoïde, couvert entièrement d'écaillés larges, imbriquées et à peu près comparlies comme les carapaces de Tortue; à l'intérieur, ce fruit n'offre, pSr avorlement, (|u'une ou deux loges. La graine est munie d'un albumen éburné. lacuneux, d'un embryon ovoïde, latéral, placé au-dessus de la cavité de l'albumen. De même que la plupart des autres Palmiers, les espèces de Sagouiers croissent dans les régions intertropicales; elles sont en petit nombre, originaires de l'Asie et de l'Afrique. Une des plus remarquables a été transportée dans les colonies d'Amérique, où elle a crû avec rapidité, et s'est propagée facilement par le moyen des graines.
Sagodier Raphia ou Rodfia. Sagus Raphia, Lamk., Illustr., Gen., tab. 771, fig. 1 ; liaplda vini/eia, Palisot de Beauvois, fl. d'Owarc, tab. 44, fig. 1, tab. 45 et 40, f. 1. C'est un arbre de moyenne grandeur, dont le stipe est droit, cylindrique, couvert des débris desséchés des anciennes feuilles, garni à sa partie supérieure de feuilles grandes, nombreuses, pendantes, ailées, chargées, ainsi que les pétioles, de petites épines nombreuses. De la base de ces feuilles sortent et pendent de très- grands régimes divisés en un grand nombre de rameaux et ramuscules inégaux, rapprochés, environnés chacun de bractées ou spathes partielles courtes, tronquéeset fendues longitudinalement. Ce Palmier croît dans les diverses contrées de l'Inde orientale et en Afrique, dans le royaume d'Oware et de Bénin, sur le bord des rivières.
Sagouier PËDONcuLÉ. Raphia pedunculata, Palisot de Beauv., loc. cit., tab. 44, f. 2, et lab. -40, f. 2; Sagus Ruffla, var., WiUd.; Jacq., Fragm. botan., 7, t. iv, f. 2; Poiteau, Journal de Chimie médicale, juillet 1825, avec figure. Cette espèce est tellement voisine de la ! précédente, que la plupart des auteurs l'en ont considérée comme une simple variété ; elle s'en distingue ■ par une légère différence de forme dans les fruits, el ! par ses fleurs mâles pédicellées, et encore ces carac- 1 tères ne sont-ils pas constants. Ce Palmier croît à Ma- I dagascar, d'où il a été transporté d'abord aux îles de j France et de Mascareigne, puis à Cayenne. D'après les ! renseignements recueillis par Poileau dans cette dernière colonie, il ne fleurit qu'à sa quinzième année, et il met près de dix ans pour développer sa panicule entière.
La troisième espèce de Sagouier est celle que Willdenow a nommée Sagus Rumphii, parce qu'elle a été décrite et figurée par Rumph [Herb. Amboin., i, p. 72, tab. 17 et 18); c'est aussi le Metroxylon de Rottboll, dont il est parlé vol. vu, p. 328. Ce Palmier est un arbre peu élevé qui croît dans les Moluques. Palisot de Beauvois le regarde comme formant le type du vrai genre Sagus, et il s'autorise de quelques légères différences
dans rinfloresceiice, comme, par exemple, la présence d'une spalhe dans le Sagiis Hioiiphii, pour en s(5parer les deux espèces décriles plus liaul, qu'il a placées dans son genre /?ap/iia. Enfin, on a\iait réuni aux Sagouiers le Paluiier-Bache de l'Amérique méridionale, qui effec- (ivement s'en rapproche beaucoup par la forme et la slructure de ses fruits, mais qui fait partie du genre Maurilia. 1-' . ce mot.
Avant de donner quelques détails sur l'extraction du Sagou qui est le principal produit, non-seulement des espèces que l'on vient d'énumércr, mais encore de plusieurs Palmiers tiès-dislincis'des vrais Sagouiers, il est nécessaire dédire un mot des autres usages auxquels les peuples à demi civilisés de l'Afrique soumettent les diverses parties des Sagouiers, et particulièrement du Sagouier Raphia.
Les Nègres font des sagaies avec les rachis ou pélioles communs des feuilles ; ces sagaies sont des instruments armés d'une arèle Je Poisson ou d'un hameçon de fer avec lequel ils harponnent très-adroitement le Poisson, et qu'ils retirent au moyen d'une longue ficelle attachée au corps decesinstruments. Les feuilles leur servent à construire des palissades, des murs et des couvertures d'habitations; mais ces habitations, qui sont très-fraîches et appropriées au climat brûlant des régions équinoxiales, ont l'inconvénient d'attirer des multitudes innombrables de rais, et de servir de repaire aux reptiles qui s'y glissent pour faire la chasse aux rats.
La sève des Sagouiers donne, par la fermentation, une liqueur vineuse très-forte, connue à Oware sous le nom de Bourdon, et qui est préférée aux autres vins de Palme. On l'obtient eu coupant ou fracturant, au sommet de l'arbre, la nouvelle pousse du centre, et on reçoit, dans des calebasses, le suc (jui fermente alors très- facilement, vu la grande (|uantité de principes sucrés et niucilagineux qu'il contient. Les habitants d'Oware font fermenter les amandes du fruit avec la sève étendue d'eau; ils obtiennent ainsi un vin plus coloré, plus spiritueux, et chargé d'acide carbonique, car il pétille comme du vin de Champagne, et la valeur d'un demi -litre sulfit pour griser les hommes <|Ui ne sont pas habitués ù celle boisson. Le Chou du Sagouier est encore meilleur que celui du Palmiste (Areca oleracea, Jacq.)-; on le mange, soit cru ou en salade, soit cuit comme les cardes. L'intérieur du tronc des jeunes Sagouiers ou la partie même qui fournit le Sagou, est encore le manger le plus tendre el le plus délicat dont on puisse se faire une idée.
Le Sagou n'est autre chose que la partie médullaire qui forme la presque tolalité du tronc des Sagouiers, et que l'on extrait de la manière suivante : on fend l'arbre dans sa longueur, on écrase la partie intérieure qui est fort tendre, spongieuse, à peu près de la consistance [lulpeuse d'une Pomme ou d'un Navet. On rassemble celle pulpe dans des sortes de cônes ou d'entonnoirs fails d'écorces d'arbre, mais qui laissent des insterstices comme ceux d'un tamis de crin ; on la délaye ensuite avec de l'eau qui entraine la partie la plus fine et la plus blanche de la moelle. Celle-ci se dépose lien à peu; on la séjiare par la décanlation de l'eau
«pii la surnage, el on la passe â travers des platines perforées, de la même manière qu'on fabrique en Europe le vermicelle et autres pâles féculentes. Le Sagou prend alors la forme de petits grains roussâlres, sous laquelle on l'apporte de l'Inde. Tel est le mode d'extraction décrit par les voyageurs; mais Poiteau, qui a voulu préparer du Sagou à Cayenne, explique d'une autre manière la forme granuleuse que cette substance affecte. Selon ce naluralisle, les parties en suspension dans l'eau se précipitent très-lentement ou ne se précipitent pas du tout; il est donc nécessaire de passer au travers d'un linge, et d'exposer au soleil le résidu pour le faire sécher. Par le seul effet de la dessiccation, celte substance se rassemble en grains grisâtres, gros d'abord comme une tête d'épingle, puis trois à quatre fois plus gros et irréguliers. Lesson qui, dans son voyage de circumnavigalion, a vu préjiarer le Sagou pardifférents peuples de la Polynésie et de l'Inde orientale, a confirmé la justesse de l'observation de Poiteau. Ce serait, en effet, une opération difficile pour ces peuples à demi civilisés, que de graïuiler le Sagou dans des instruments dont ils ne sauraient avoir aucune idée.
Le Sagou est une matière amilacée, qui se ramollil, devient transparente, et finit par se dissoudre dans l'eau. On en forme avec le lait et le bouillon de légers potages que l'on recommande dans les affections de |)Oitrine. Pour le faire dissoudre et cuire avec prom|>titude, on en met dans un poêlon environ une cuillerée que l'on délaye peu à peu avec unechopine de lait, de bouillon, ou simplement d'eau chaude; on place ce poêlon sur un feu doux, et on remue sans discontinuer, jusqu'à ce que le Sagou soit dissous; on y ajoute alors du sucre et des aromates. Dans les Moluques et les Philippines, on fait avec le Sagou des pains mollets d'un demi-pied carré, des sortes de pondingnes avec du suc de limon, des coulis de poisson, el d'autres mets de fantaisie. Il y a plusieurs sortes ou qualités de Sagous, qui se dislinguenl par leur plus ou moins de blancheur et de soluhililé. Celui (|ue l'on fabrique aux Moluques passe pour le meilleur : il est probablement fourni par le Sagus Riimp)ni ic Willdenow.
SAGOUIN. Saguiims. mam. Ce genre, que l'on connaît aussi sous le nom de Geopithecus, a été établi par Geoffroy Sainl-Hilaire; il fait partie des Mammifères quadrumanes de la méthode de Cuvier, et les espèces qu'il renferme, se distinguent des autres Singes par les caractères suivants ; tête pelile et arrondie; museau court; angle facial de (iO degrés; les canines médiocres; les incisives inférieures verticales et contiguës aux canines; les oreilles grandes et déformées; la queue un peu plus longue que le corps , couverte de poils courts; le corps assez grêle. Le crâne est énormément développé dans le Sagouin Saïmiri, mais beaucoup moins quant à l'ampleur dans les autres espèces. Le cerveau acquiert des dimensions qui rendent compte de l'extrême sagacité que ce Singe manifeste. Les yeux sont dans toutes les espèces d'une grandeur considérable; les orbites sont complètement arrondies. L'oreille interne est munie de grandes caisses auditives; mais dans les Sagouins Veuve, à collier, Moloch et
autres, la boîle cérébrale est moins étendue, le trou occi|)ilaI est plus reculé en arrière, et la cloison intcrorbitaire est entièrement osseuse. Leur pelaRe, agréablement coloré, leur a mérilé le nom de Callilhrix, qui veut (lire beau poil. Les mœurs de la plupart des animaux de ce ijenre sont encore peu connues; on sait seulement que quelques espèces ont beaucoup d'intelligence, qu'elles vivent de fruits et d'insectes, et se réunissent par troupes considérables dans les forêts (■•quatoriales du nouveau monde.
Sagouin Saïmiri. Sagiiinus Sciuieiis, Less.; Catlithiix Sciureus, Geoff. St-H. Ce joli Singe, rempli d'intelligence, a reçu une foule de noms vulgaires : c'est ainsi qu'on le nomme vulgairement Sapajou Aurore ou Singe Écureuil. Ce nom de Sairairi, d'abord employé par Buffon, est usité à la Guiane; Linné lui consacre celui de Simia Sciurea ou de Singe Écureuil. On en trouve des ligures dans l'Encyclopédie, pi. 18, lig. 1 ; dans Audebert, pi. 7; dans F. Cuvier, 1. 1, lOo livr. des Mammifères; dans Butfon, t. xv, pi. G7 et fig. color., pi. 265. Le Saïmiri a de longueur totale environ un pied onze pouces. Il est remarquable par sa tête arrondie et par l'aplatissement de sa face, qui rend le museau très-peu saillant. Des poils courts, en brosse, recouvrent le sommet et le derrière de la tête. Ses oreilles sont nues et taillées à angles sur plusieurs points ; leur forme est aplatie le long des tempes. Les yeux sont gros. La couleur du pelage est en général d'un gris olivâtre, tirant sur un roux léger; le museau est noirâtre, tandis que les bras et les jambes sont d'un roux vif. Le poil est lin et doux; il couvre abondamment le corps; mais la face est entièrement nue et blancbe, excepté le bout du nez qui est recouvert par une laebe noire, qui se reproduit sur les lèvres. Au milieu de chaque joue se dessine une petite tache verdàlre. L'iris des yeux est châtain et entouré d'un cercle couleur de chair. On distingue deux variétés dans l'espèce de Saïmiri; l'une a le dos d'un jaune verdàtre unicolore; elle est beaucoup plus commune que l'autre, dont le pelage supérieur est varié de roux vif et de noir. Cette dernière a la taille du double plus forte que la précédente; mais toutes deux ont une teinte grise sur les membres, qui se change en un bel orangé sur les avantbras et sur les jambes; la queue, gris-verdàtre dans son ensemble, est terminée de noir dans une longueur de deux pouces. Les parties inférieures sont d'un blanc sale teint de rouille, et les parties génitales sont d'une couleur de chair très-vive. Le Saïmiri a les ongles des pouces plats et larges, tandis que les autres sont longs et étroits. Le Saïmiri vit d'insectes et de fruits, et se réunit en troupes nombreuses. Humboldt est le seul voyageur qui ait publié sur cet animal des détails précis et complets. Voici ce qu'on lit dans les Leçons de Geoffroy Saint-IIilaire : La physionomie du Saïmiri ou Titi de l'Oréncque est celle d'un enfant. C'est la même expression d'innocence, quelquefois le même souris malin, et constamment la même rapidité dans le passage de la joie ù la tristesse. Il ressent vivement le chagrin et le témoigne aussi en pleurant. Ses yeux se mouillent de larmes quand il est inquiet ou effrayé. Il est recherché par les habitants des côtes pour sa
bcaulé. ses manières aimables et la douceur de ses mœurs. 11 étonne par une agitation continuelle; cependant ses mouvements sont pleins de grâce. On le trouve occupé sans cesse â jouer, à sauter et à prendre des insectes, surtout des araignées qu'il préfère à tous les aliments végétaux. De Humboldt a remarqué plusieurs fois que les Titis reconnaissaient visiblement des portraits d'insectes, qu'ils les distinguaient sur les gravures même eu noir, et qu'ils faisaient preuve de discernement en cherchant ù s'en emparer en avançant leurs petites mains pour les saisir. Un discours suivi, |)rononcé devant ces animaux, les occupait au point qu'ils fixaient les regards de l'orateur ou qu'ils s'approchaient de sa tête pour toucher la langue ou les lèvres. En général, ils montrent une rare sagacité pour attraper les insectes dont ils sont friands. Jamais les jeunes n'abandonnent le corps de leurs mères lors même qu'elles sont tuées. Aussi est-ce à l'aide de ce moyen que les Indiens se procurent les jeunes Saïmiris qu'ils vont vendre à la côte. Cette affection coïncide, dit Geoffroy Saint-Hilaire, avec le développement de la parlie postérieure des lobes cérébraux dont les Saïmiris sont si amplement dotés. Ces Singes vivent en troupes de dix à douze individus. Ils saisissent leurs aliments, soit avec les mains, soit avec la bouche, et hument en buvant. On les trouve communément au Brésil et à la Guiane. Humboldt a plus particulièrement observé la variété k dos unicolore, sur les bords du Cassiquiaré. Les individus âgés ont leur pelage plus foncé en couleurs, suivant F. Cuvier qui a décrit avec soin les mœurs d'un jeune individu en captivité.
Sagodin a masque. Saguinns personatus , Less.; Callithiix personatus, Geoff., Ann. du Mus.. 1. xix, p. 113, sp. 2; Humboldt, Obs. zool., sp. 21; Desm., sp. 70. Sa longueur lolalc est de deux pieds sept pouces; sur celte longueur, la queue prend un pied trois pouces. Son pelage est en entier gris-fauve; la face, le sommet de la tête, les joues, le derrière des oreilles, sont d'une couleur brune foncée dans la femelle, et d'un noir intense chez les mâles; les poils des membres et du dos, étant annelés de blanc sale vers la pointe, paraissent grivclés; les parties inférieures sont d'un gris sale ; la queue est médiocrement touffue, d'un fauve roussâtre; les poignets et les mains, les pieds de derrière, à l'exception des talons, sont d'un noir assez vif. Ce Sagouin habite le Brésil depuis le 18" degré S. jusqu'au 21c, dans les forêts qui bordent les grandes rivières, où il est nommé Saussù.
Sagouin Veuve. Saguinus liigens, Less.; Callilhrix liigens, Geoff. , Desm., sp. 77. Cette espèce a été décrite sous le nom de VUluita ou Simia liigens par Humboldt. dans ses Mélanges d'observations zoologiques, p. 519. Ses dimensions sont d'environ un pied. Son pelage se compose de poils doux, lustrés, d'un noir uniforme, excepté au-devant de la poitrine et aux mains qui sont d'un blanc net; la face est blanchâtre, teintée de bleuâtre, et traversée par deux lignes qui se rendent des yeux aux tempes; les poils noirs du sommet de la tête ont un reflet pourpré; la queue et les pieds sont noii's. Les habitudes de ce Sagouin sont tristes et mélancoliques; il vit isolé et ne se réunit point
en troupes comme les aulnes espf'ces du même genre. On le trouve dans les forêls qui bordent les rivières de rOi'(;no<iueet du San Fernando de Alapabo.
Sagocin a fraise. Sagiiiniis amictus, Less.; Calli- Ihrix amichis, Geoff. , Desm., 78. Ilumboldl a décrit cette espèce, dans ses Mélanges zoologiques, sp. 23, sous le nom de Simia amicta, sans se rappeler positivement sa patrie; on la dit toutefois du Brésil. Le Sagouin à fraise est du double plus gros que leSaïmiri. Son pelage, sur le corps, les avant-bras et les jambes, est d'un noir mêlé de brunâtre; les polis des joues sont bruns; le dessous du cou et le baut de la gorge blancs; les mains, depuis le poignet jusqu'à l'extrémité des doigts, sont d'un gris jaunâtre sale; la queue, entièrement noire, est inoins touffue que celle des autres Sagouins.
SAGODm A COLLIER. Soguinus torquatus, Less.; Callillirix torquatus, Geoiî., Desm., sp. 79. Ce Singe a été décrit pour la première lois en 1809, parHoffmansegg, dans un recueil allemand sur l'bistoire naturelle; il le nomma Caliithrix torqtiata, en lui donnant pour caractère spécifique d'avoir le pelage brun -châtain, jaune en dessous avec un demi-collier blanc; la queue un peu plus longue que le corps. Il est du Brésil.
Sagouin Moloch. Caliithrix Moloch, Geoff., Desm., sp. 80. Cette espèce a, comme la précédente, été décrite par Hotîinansegg qui la nomma Cebtis Moloch, et qui la découvrit au Para, où elle semble être rare. Sa taille est du double de celle du Saïmiri; son pelage est cendré, mais comme les poils sont annelés, il en résulte que le dos , ainsi que les régions externes des quatre membres, sont agréablement variés; les extrémités sont en debors d'un cendré plus clair que celui du dessus du corps; le gris des mains et du bout de la queue est très-clair et presque blanc ; la face est nue, brunâtre, garnie de quelques poils rudes sur les joues et le menton; tout le dessous du corps elle dedans des bras et des jambes est d'un fauve roussâtre assez vif, qui s'arrête avec le gris des parties supérieures sans transition; la queue est garnie de poils assez longs à sa base, puis courts à son extrémité et annelés de grisbrun-noiràtre et de blanc sale.
Sagociiv aux mains koibes. Soguinus Melanochir, Less.; Caliithrix Melanochir, Wied, Kuhl, Desm., sp. 8î; Caliithrix incanescens, Uchsl.; Pilhecia, F. Cuv. H a été découvert par le prince de Neuwied; et on en trouve une description dans la traduction française de son Voyage au Brésil (t. ii, p. 10). Il a de longueur trente-cinq pouces dix lignes, en y comprenant la queue qui a vingt et un pouces dix lignes. Les poils qui le recouvrent sont longs, touffus et doux; la face et les quatre extrémités sont noires, mais son pelage parait gris cendré, parce (|u'il est mélangé de noir et de blanc sale; le dos est d'un brun marron rougeâtre; la queue est blanchâtre, souvent presque blanche et quelquefois teintée de jaune. Cet animal, très-commun dans l'intérieur des forêts du Brésil, où il est nommé Gigo, pousse des cris rauques dès le lever du soleil, et fait un concert discordant qui retentit au loin.
Sagooin «utré. Saguinus iiifulatus, Less.; Caliithrix infulatus, Desm., sp. 82. Cette espèce a été pri-
mitivement décrite par Lichteinstein et Kuhl sous le nom lie Caliithrix infutata, et ils se bornent à l'indication des caractères synoptiques les plus saillants, tels que d'avoir un pelage gris en dessus, roux-jaunàtre en dessous, avec une grande tache blanche entourée de noir au-dessus des yeux; la queue, noire à son extrémité, estd'un jaune roussâtre à sa naissance. Du Brésil. SAGOUTIEU. BOT. A. Sagouier.
I SAGOUY. MAM. L'un des noms vulgaires de l'Ouistiti.
I SAGRA. INS. A'. Sagre.
1 SAGRIi. POIS. Espèce de Squale. (^. ce mot.
I SAGRE. Sagra. ms. Genre de Coléoptères tétramères, de la famille des Eupodes, tribu des Sagrides, établi
I par Fabricius, avec ces caractères : corps allongé; tète avancée, inclinée, un peu plus étroite que le corselet,
i ayant à sa partie antérieure deux sillons croisés en forme de X, dont les branches supérieures font le tour
! des yeux. Antennes simples, filiformes, insérées audevant des yeux, composées de onze articles : le premier renaé, les suivants courts, presque obconiqucs; les derniers cylindriques. Mandibules grandes, fortes, un peu arquées, creusées intérieurement, pointues, cn-
, tières. Mâchoires bifides, leur lobe extérieur grand,
j arrondi, terminé par des poils serrés, longs et roides;
i le lobe intérieur presque une fois plus court, comprimé.
\ cilié, un peu pointu. Palpes filiformes, leur dernier article presque ovale, aigu à son extrémité, les maxillaires un peu plus longues, de (|uatre articles : le premier court, peu apparent, les deuxième et troisième égaux et coniques. Lèvre bifide, ses divisions égales, avancées,
! fortement ciliées ou velues. Corselet beaucoup plus
] étroit que les élytres, cylindrique, ayant ses angles
I antérieurs saillants; partie posléiieure du sternum
i descendant très-bas sur l'abdomen. Écusson Irès-pelil ; élytres recouvrant les ailes et l'abdomen, convexes, et ayant leurs angles huméraux forts et relevés. Pattes fortes, les postérieures beaucoup plus grandes que les autres, ayant leurs cuisses très-renflées et leurs jambes plus ou moins arquées. Les trois premiers articles des tarses larges, cordiformes, garnis en dessous de pelotes spongieuses, le troisième profondément bifide, le quatrième fort long, arqué, muni de deux crochets. Cou-
i leur générale, le vert métallique plus ou moins cuivié
j et doré.
Sagre pourpré. Sagra purpurea, Lalr. ; Sagra splendida, Fabr., Oliv., Entom., t. vi; Sagre, pi. 1, fig. 2, a, h, femelle. Tout le corps est d'un beau vert doré, très-brillant, à reflets pourprés. Le mâleestd'un pourpre plus vif. On la trouve à la Chine. Taille, huit à dix lignes.
, SACRÉE. Sogrœa. bot. Genre de la famille des Mélastomacées et de l'Octandrie Monogynie, L., établi
1 par De Candolle (Prodr. Syst. feget., 3, p. 170) qui l'a ainsi caractérisé : calice dont le tube est adhérent à l'ovaire, mais ne le dépasse pas; limbe à quatre lobes courts et persistants; corolle à quatre pétales obtus ; huit étamines à anlhèies à peine auriculées à la base; ovaire presque glabre au sommet, portant un style filiforme, que surmonte un stigmate obtus; baie
[ capsulaire à quatre loges, renfermant des graines pe-
t tites, ovoïdes-anguleuses. L'inflorescence est axillaire,
à Heurs sessiles ou pédicellées, agrégées ou en cîmes, un peu paniculées. De Cautlolle a diîcril quinze espèces de ce genre, tonles originaires des Antilles, à l'exceplion de quelques-unes qui se trouvent sur le continent de l'Amérique, au Brésil, au Pérou et à Cumana.
Sacrée scadride. Sagrœa scabrkla, De Cand.; Melastoiua raiitiflonuii, Spreng. Arbrisseau à rameaux oylindriuscules, couverts ainsi que les pétioles de poils courts et serrés; feuilles ovales, aiguës, marquées de trois nervures ciliées et de deux autres un peu moindres vers les bords; les pédicelles sont courts, réunis en faisceaux dans les aisselles les plus anciennes; chacun d'eux porte une Beur dont le calice est très-glabre. De Saint-Domingue.
SAGROIDE.POis. Espèce du genre Glyphisodon. ^.ce mot.
SAGUERUS. BOT. Nom donné par Rumph à un Palmier que l'on a placé dans le genre j4renga.
SAGUINUS. MA«. Synonyme de Sagouin. F. ce mot.
SAGUS. BOT. y. Sagocier.
SAULBERGIA. bot. Le genre produit sous ce nom par Necker, dans ses Éléments de Botanique, n'a point été conservé; il a été réuni au genre Gardénia et fondu dans le sous-gcnre Piringa.
SAHLITE. Mi^. r. Ptroxéne.
SAUUC. BOT. jNom vulgaire de l'Hyèble.
SAlDE.,Va((/o.Pois. Espécedu genre Gade.A'. ce mot.
SAÏGA. MAM. Espèce du genre Antilope, f. ce mot.
SAIGNO. BOT. (Garidel. ) Synonyme de Massette. A', ce mot.
SAIMIRI. MAM. Espèce du genre Sagouin. A', ce mol.
SAINBOIS. BOT. Synonyme vulgaire de Garou. Daphne GniiUum, L. f. Dapbké.
SAINEGRAIN. bot. L'un des synonymes vulgaires de Fenugrec. K. ce mot.
SAINFOIN, lledysariim. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelpliie Décandrie, L., composé de plantes herbacées ou sous-frutescentes, à feuilles iuiparipinnées, à Heurs grandes, ordinairement rouges ou blanchâtres, disposées en grappes sur des pédoncules axillaires. De Candolle (Prodr. Sj'sl. Ve- (jet., vol. 2, p. ô4.d) en a fait le type d'une tribu de Légumineuses papilionacées, à laquelle il a donné le nom d'Hédysarées, et il a imposé au genre les caractères suivants : calice divisé jusqu'au milieu en cinq segments linéaires-subulés, presque égaux; corolle papilionacée, dont l'étendard est grand, la carène tronquée obliquement, les ailes beaucoup plus courtes que celleci; dix étamines diadelphes, dont le faisceau de neuf élaniines offre une courbure abrupte, qui résulte de la forme tronquée de la carène; gousse composée de plusieurs articles comprimés, monospermes, orhiculésou lenticulaires, réguliers, attachés l'un à la suite de l'autre par le milieu seulement, et par conséquent convexes vers l'une et l'autre suture. Tel qu'il est ainsi caractérisé, ce genre ne renferme qu'une bien petite portion (iesHedxsarum décrits par les auteurs. 11 est restreint à environ trente espèces pour la plupart européennes, parmi lesquelles on doit citer comme plus remarquables les Hedysarum coionan'um et obscuruvi de Linné. Il correspond au genre Echinolobium de Des-
vaux (Journ. de Bot., 3, p. 123) ; mais De Candolle n'a pas admis ce nom, parce qu'une section qui renferme des espèces évidemment congénères et inséparables des Echinolobium . n'a les fruits ni hérissés, ni même velus. Cette section a reçu le nom de Leiolobimn ; c'est à elle que se rapporte VHedysaium obsciirum qui semble être la plante que l'on peut considérer comme type des vrais Sainfoins, parce qu'elle est une de celles que l'on a occasion d'observer le plus fréquemment en Europe; elle est assez commune dans les Alpes. VHedfsanim coronaiium est aussi une espèce trop remarquable pour que l'on omette de la mentionner. Ses tiges sont droites, rameuses, hautes d'un pied et demi à deux pieds, munies de feuilles composées de sept à neuf folioles ovales. Ses Heurs soni d'un beau rouge et disposées en grappes simples et courtes, portées sur des pédoncules plus longs que les feuilles. Cette belle plante croît naturellement dans les contrées européennes que baigne la Méditerranée. On la cultive en grand comme un excellent fourrage dans les départements méridionaux de la France, où on lui donne le nom de Sainfoin d'Espagne. Dans quelques jardins de l'Europe tempérée, cette plante est cultivée pour l'ornement.
La plante le plus vulgairement nommée Sainfoin, fait partie du genre Onobijchis mentionné dans le précédent volume.
Parmi les plantes que l'on a exclues du genre Hedysaritm, outre V Hedysarum Onohtychis, L.. qui forme le type de l'ancien genre Onobiycliis de Tournefort. rétabli par les moderne.'i, on trouve : 1" l'Hcdysaniiii Jlliagi. L., ayant également été considéré comme un genre distinct par les anciens botanistes, et réintégré nouvellement par De Candolle. 2» L'//e(/r«ar«)>/ /lawfOtiini, L., érigé en genre sous le nom de Sfylosanllies, par Swartz. 3° V Hedysarum diphyllum, L.. formant le genre nommé Zoruia, de Gmelin, Persoon, etc. 4" Les Hedysarum buplevrifolium, vaginale, nummtilarifolittm , etc., qui constituent le genre Alysycarjnis, de Necker. 5» V Hedysarttm Fespertilionis, L. fils, sur lequel Necker a constitué le genre Lourea, adopté pai' Desvaux et De Candolle. G" V Hedysarum imbricalum, L. (ils, placé dans le senveHallia de Thuiiberg.7» Les Hedysarum liirlutii, violacenin,el autres espèces de l'Amérique du nord, réunies par Michaux au genre Lespedeza. 8" Les Hedysarum strobiliferum et linealuiii. L., qui font partie du genre Flemingia de Roxburgh. 9" V Hedysarum sennoides, Willd., placé dans le genre O//«0fo/7)«>« de Beaiivois. lO» V Hedysarum crinilum, L.. elVHedysarum pictum, Jacq., principales espèces de VUraria de Desvaux. 11» Enlin les Hedysarum timbellalum, gyrans, gangcticiim, et une foule d'espèces de l'Inde et de l'Amérique, qui forment aujourd'hui l'immense genre proposé primitivement par Desvaux sous le nom de Desmodium. D'après cette simple éuumération, on voit combien le genre Hedysarum était encombré de plantes hétérogènes, puisque plusieurs des genres proposés n'appartiennent pas même à la tribu des Hédysarées. De Candolle, en adoptant ces genres dans son Prodrome et dans ses Mémoires sur les Légumineuses, s'est vu forcé
d'en élablir encore cinq aiilres, auxquels il a donné les noms de Tare/niera, Nicolsonia, Ailesmia ou Palarjonium de Schranck, Dicerma ou Phyllodium de Desvaux, et Eleiotis.
SAINTE-NEIGE, bot. L'un des noms vulgaires du Chiendent.
SAINT-GERMAIN. BOT. Nom d'une variété de Poires.
SAINT-GERMER. ois. L'un des noms vulgaires de rOEdicnème.
SAINTMORYSIE. Sainlmorysia. bot. Ce genre a élé institué par H. Cassini, sons le nom de Moiysia, que l'on a changé en Sainlmorysia, parce qu'il existe un autre genre Morysia dans la famille des Crucifères.
y^. MORYSIE.
SAINT- PIERRE ou POISSON SAINT-PIERRE. Nom vulgaire du Zeus faber, L., espèce du genre Dorée. ^. ce mot.
SAIRANTflOS. BOT. Le genre institué sous ce nom par G. Don, a élé réuni au genre Nicotiana, de Linné.
SAIVALA. BOT. Genre de la famille des Hydrocharidées, étahli par Wallich et qu'ensuite l'on a reconnu ne point différer essentiellement du genre Blyxa, de Du Petit-Thouars. y. ce mot.
SAJOU. Cebus. mam. L'un des noms génériques adoptés par la plupart des auteurs modernes pour désigner les Sapajous proprement dits. y. Sapajoc.
SAKEN. MoiL. Espèce de Pourpre dont Adanson (Voy. au Sénég., pi. 7, fig. 1) a décrit l'animal. C'est le ' Purpura hœmastoma de Lamarck.
SAKHALINE. ois. Espèce du genre Bécasse. F. ce mot.
SAKI. Pithecia. mam. Genre de Mammifères, de la famille des Quadrumanes. Les Sakis ont élé nommés Singes à queue de renard ou Singes de nuit; cependant ils sont moins nocturnes que les Nyclipilhè<|ues, mais ils sortent de préférence le soir et le malin. Us sont voisins des Sapajous et des Sagouins par leurs formes corporelles, mais ils se distinguent des premiers parce que leur queue n'est pas prenante, et on les isole nettement, à la première vue, des autres genres de la famille des Sagouins, parce que leur queue est garnie de longs poils touffus. Leur système dentaire présente aussi des particularités que Frédéric Cuvier a décrites. 11 offre trente-six dénis : quatre incisives, deux canines et douze molaires en haut comme en bas. Les incisives supérieures sont arrondies à leur bord inférieur, échancrées au côté exlerne, et excavées à la face interne; la canine se termine par une pointe aiguë; les molaires, y compris les fausses, sont hérissées de pointes diversement contournées; leur rapport se trouverait être parfaitement analogue avec les dents des Alouales et paraît être le même dans les Callilliriches. Ce genre est aussi distingué des Ouistitis par les tubercules mousses de leurs molaiies; car les dents de ces derniers sont couronnées de tubercules acérés. Leurs ongles diffèrent aussi nolaldemenl des demigriffes des Ouistitis. Les caractères extérieurs des Sakis sont : une tète ronde avec un museau court, dont l'angle facial est de 00 degrés environ; les oreilles sont de grandeur médiocre et bordées ; la queue, moins longue que le corps, est garnie de poils longs et touffus; les
pieds sont pentadactyles et munis d'ongles courts et recourbés. Les espèces qui composent ce genre vivent, dans les profondes forêts du nouveau monde, de fruits et d'insectes; elles dorment ou se cachent pendant le jour, desorle que leurs habitudes sont peu connues; on dit toutefois qu'elles vivent en troupes de sept ou huit individus, se livrant à la recherche des ruches de Mouches ù miel; que les Sajous les suivent pour s'emparer de leur butin, et les battre lorsqu'elles font mine de résister.
Saki Cacajao. Pithecia melanocephala , Geoff., Desm. Ce Singe a élé supérieurement figuré par Griffilh, dans sa Traduction du Règne Animal. Ce (|ui le dislingue, dès la première vue, est sa Icle en entier de couleur noire, tandis que le corps et les membres sont d'un brun jaunâtre clair; sa queue, assez courle et touffue, est d'un brun jaunâtre, terminée de brun; les parties inférieures et la face interne des membres sont plus claires que les Hancs; les mains et les pieds sont noirs et remarquables par des doigts très-allongés. Le Cacajao vit en troupes nombreuses dans les forêts de la Guiane et sur les bords de la rivière Noire.
Saki Capucin. Pithecia Chiropoles, Geoff.. Desm., sp. 85; Simia Chiropotes ou Capucin de l'Orénoque, Humb., Obs. zool. Ce Singe, de la taille du suivant, a son pelage roux-marron; la face et le front sont nus; les yeux sont grands et enfoncés; la chevelure, qui recouvre le sommet de la léle, esl f(jrmée par des poils fort longs et disposés sur chaque tempe en une touffe ou toupet assez long; la barbe esl irèslouffue et tombe sur la poitrine qu'elle recouvre en partie ; la queue est d'un brun noirâtre, les testicules ont une belle couleur pourprée. Le Capucin de rOrénoque a des mœurs tristes et solitaires; il vit isolé par couple dans les immenses déserts du Haut-Orénoque. Le nom de Chiropotes, c'est-à-dire qui boit avec la main, lui a été donné par Humboldt parce qu'il prend un soin i)articulier de sa barbe, en ayant la précaution de ne pas la mouiller en buvant.
Saki Coiixio. Pithecia Satanas, Geoff., Ann. Mus., I. XIX., sp. 1 ; Desm., sp. 84; Cebus Satanas, Hoffm.; Brachyurus israelita, Spix; Couxio, Humb., Mél. zool., pi. 27. Ce Singe est sans contredit l'espèce la plus remarquable et la plus singulière qu'on puisse connaître, par la couleur uniforme et sombre de son pelage, et par la physionomie bizarre que lui donne une longue barbe. Le Couxio a de longueur totale environ deux pieds neuf pouces, en y comprenant la queue; sa face est nue, de couleur brune; l'ampleur de la bouche laisse entrevoir les dents, (|ui sont, les canines surtout, d'une grande force. Le pelage est d'un brun foncé et lustré chez le mâle, d'un brun fuligineux chez les femelles; les jeunes sont entièrement d'un gris brunâtre; les poils sont épais sur le corps, rares et grêles sur la poitrine, leçon, le ventre et sur les faces internes des membres; la tête paraît revêtue d'une sorte de chevelure formée de poils droits, assez longs, retombant sur le front et sur les tempes, en s'irradiant du sommet de l'occiput comme d'un point central; une barbe touffue, llexueuse, médiocrement longue, occupe les joues et le menton, et se compose
(le poils prodigieiisement épais et tous d'égale longueur, (le sorte qu'ils forment un demi-cercle barbu autour (lu visage, tel qu'on en voit dans certains tableaux; la queue est d'un brun noir; la barbe des femelles est moins prononcée que celle des inàles. On ne connaît point les mœurs des Couxios dont le Muséum de Paris possède plusieurs individus très-bien conservés. Us habitent la Guiane la plus déserte et le Para.
Saki \ GILET. Pithecia sagulala, Stew. Traill (Mém. de la Soc. Wern., l. m, p. 167). Sa queue est longue, noire, très-velue et claviforme; la barbe est noire, ainsi que le dessus du corps; les poils du dos sont de couleur ocracée. Ce Singe a été découvert à Démérary, dans la Guiane hollandaise, par Edmonstone.
S*Ki MiRiQDoui[y\. Pillœcia Miiiquotiinu, GeofF., Desra., sp. 87; Azara, Voy. au Parag., I. ii, p. 243. Ce Singe, décrit soigneusement par Azara, est long, sans y comprendre la queue, de trente-deux pouces. Il habite les bois de la province du Choco et de la rive occidentale de la rivière du Paraguay qu'il n'a jamais traversée. 11 vit dans les forêts, et on dit qu'en captivité il est paisible et docile. Ce Singe a un cou trèscourt, qui parait plus gros que la tête, car celle-ci est petite et arrondie; son œil est grand et l'iris est couleur de tabac d'Espagne; l'oreille est très-large, arrondie et velue; le jielage est très-touffu ; une tache blanchâtre finissant en pointe surmonte l'œil; la face est nue; les joues, légèrement velues, sont blanchâtres; tout le dessus du coips est d'un gris brun assez uniforme, quoique les poils soient annelés de noir et de blanchâtre; les parties inférieures sont d'une belle couleur cannelle fort vive; la queue est noire, excepté à son origine où elle est couleur de marron vif en dessous; les poils du dos sont longs d'un pouce et demi ; ceux de la queue ont vingt et une lignes. La femelle ne diffère pas du mâle par ses teintes ; elle est seulement un peu plus petite, et présente une mamelle sur chaque côté de la poitiine. On ne connaît point les mœurs du Miriquouina, qui est la seule espèce du genre qui s'avance autant dans les zones méridionales.
SAKiMoiNE.i'///iec(a^/oHacus,Geoff.,Desm.,sp.90. Ce Singe est remarquable par son pelage varié de grandes taches brunes et blanchâtres; les poils sont bruns à leur origine et roux doré à leur extrémité; il n'a point de barbe ; les poils divergents de l'occiput se terminent au vertex. Sa taille est plus petite que celle du Saki à ventre roux. On le trouve au Brésil.
Saki a moustacues rocges. Pithecia rufibarba, Kuhl, Desm., 88. Celle espèce a été décrite d'après un individu conservé dans la collection de Temminck, et provenant de Surinam. Le corps est brun-noir en dessus, d'un roux pâle en dessous; la queue paraît pointue par la graduelle diminution de longueur des poils; on n'observe point non plus de tache blanche au-dessus de l'œil.
Saki a tète jacne. Pithecia ocrocephala, Kuhl, Desm.. sp. 89. Ce Singe, de la taille du Yarqué et dont un seul individu existe dans la collection de Temminck, provient, dit-on, de Cayenne. Son pelage est d'un marron clair en dessus, puis d'un roux cendré jaunâtre en
dessous, avec les mains et les pieds d'un brun noirâtre; les poils qui recouvrent le front et qui entourent la face sont d'un jaune d'ocre.
Saki a ventre robx. Pithecia rvfiventer, Geoff., Desm., sp. 86; le Saki, le Singe de nuit, Biiff., pi. 31 ; Simia Pithecia, L. Ce Saki est remarquable par sa face arrondie, son museau court, ses grands yeux, son manque de barbe, ses narines obliques et dilatées. Il est partout recouvert de poils très longs, très-touffus; ils ont jusqu'à trois pouces de longueur sur les côtés du cou. Le pelage est brun, lavé de roussâlre en dessus; roux sur le ventre, chaque poil étant brun à son origine puis annelé de roux et de brun ; les poils du sommet de la tête forment une sorte de calotte divergente; les poils des pieds et des mains sont ras; ceux de la fiTce sont tins, doux et de couleur tannée. Il est très-commun dans les forêls de la Guiane française.
S\KiY\Ki}vt. Pithecia leucocephala, Geoff .,Vesm.; Saki et Yarqué, BufF., pi. 19; Simia Pithecia, L., Audebert, pi. 2. Cette espèce de Singe a le corps long de dix à onze pouces; son pelage brun-noir; les poils sont longs, touffus en dessus et beaucoup moins en dessous; ceux de la tête sont courts et ras; les joues, le front et la mâchoire inférieure sont d'un blanc sale teinté de jaunâtre; le tour des yeux, le nez et les lèvres sont les seules parties nues; la peau est brune. Les Yarqués se réunissent par petites troupes d'une douzaine d'individus, et recherchent, dans les broussailles, le miel des Abeilles sauvages. On les trouve aux environs de Cayenne.
SALABERTIA. bot. (Necker.) Synonyme de Tapiria (Aublel). /-'. ce mot.
SALACIE. Salacia. bot. Genre de la famille des Hippocraléacées, et de la Triandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants : calice divisé profondément en cinci segments; corolle à cin(| pétales insérés sur le calice par un onglet large?; disque urcéolé, charnu, placé entre les pétales et le pistil ; trois étamines insérées sur le disque, dont les filets sont larges et connivents à la hase, portant des anthères adnées et à deux loges écartées; ovaire triloculaire, polysperme, portant un style épais et très-court; baie arrondie, renfermant plusieurs graines ovoïdes, coriaces. Ces caractères sont tirés de ceux que Du Petit-Thouars (l^eg. Afric, 1, p. 29, tab. 6) a imposés à son |;enre Calypso qui a été réuni au Salacia, ainsi que le Tontelea d'Aublet ou Tonsella de Scbreber. Vahl, etc. Mais ces caractères conviennent-ils bien à toutes les espèces qu'on a rassemblées dans le genre Salacia? C'est ce qu'il n'est pas permis de décider d'après les simples descriptions que J'on possède.
Salacie de la CniîVE. Salacia Chinensis, L. Arbrisseau à rameaux anguleux, lisses, très-élalés, garnis de feuilles pétiolées, ovales, très-enlières, un peu aigufis, assez semblables à celles du Prunier. Ses fleurs sont rassemblées par paquets dans les aisselles des feuilles, et portées sur des pédoncules uniflores. Cet arbrisseau croît en Chine et en Cocliincbine.
SALACIE. Salacia. ïolyp. Genre de l'ordre des Sertulariées, dans la division des Polypiers flexibles, ayant
pour caractères : polypier pliy(oïde, articulé; cellules cylindriques, longues, accolées au nombre de quatre, avec leurs ouvertures sur la même ligne et verticillées; ovaires ovoïdes, tronqués. Ce genre ne contient qu'une espèce à tige comprimée, légèrement flexueuse, peu rameuse, roide et cassante, supportant des rameaux formés de cellules longues et cylindriques, accolées quatre à quatre, ayant leurs ouvertures sur la même ligne, comme verticillées et un peu saillantes; souvent cette ouverture parait située à côté des tubes. Les rameaux sont placés sur la partie plane de la tige; leurs divisions, toujours alternes, offrent dans leur longueur une ou deux articulations; les ovaires presque sessiles, souvent axillaires, quelquefois épars, ressemblent à un vase antique. La substance du Polypier est cornée; sa couleur est le fauve terne.» |
SALADE. BOT. Ce nom, qui est plus du domaine du ' jardinage et de la cuisine que de celui de la botanique, a été étendu, comme spécifiquement vulgaire, à divers végétaux; ainsi l'on a appelé :
Salade de Cdobette, le f^eronica Beccabimga, L. Salade de Crapabd, le Montia foniana.
Salade de Grenodiile, diverses Renoncules aquatiques.
Salade de Matelot, le Spilanlhe.
Salade de Moine oudeCaANOiWE, la Valérianelleou Mâclie potagère.
Salade de Porc, VHyoseris radicata.
Salade de Taupe, le Pissenlit, etc.
SALADELLE. BOi. L'un des noms vulgaires du Staiice Limonium.
SALAITE. Min. Même cbose que Uiopside. F. ce mot.
SALAMANDRE. Salamandra. rept. Genre de la famille des Uiodèles, caractérisé par un corps arrondi que termine une queue cylindracée, dépourvue de crêtes membraneuses; ayant quatre pattes latérales de même grandeur, non palmées, avec quatre doigts dépourvus d'ongles; les màcboires armées de dents nombreuses et petites, ainsi que le palais qui en supporte deux rangées longitudinales; des pustules parotides, comme cbez les Crapauds; leurs œufs éclosent dans l'oviducte. Les Salamandres sont des animaux disgracieux , pesants, lucifuges, qui babilent les lieux frais et humides, et qui ne se tiennent dans l'eau que pour y déposer leurs Tétards qui sont munis de branchies. Les jeunes Salamandres ne vivent que très-peu de temps dans cette iclitliyomorphie. Ce genre n'est plus qu'un démembrement de celui qu'avait indiqué Linné sous le même nom, comme une coupe de son vaste genre Loce/Vo. On en a séparé les Tritons. F. ce mot.
11 transsude de toute la surface pustuleuse des Salamandres une humeur blanchâtre, gluante, d'une odeur forte, et d'une saveur très-âcre qui leur sert de défense dit -on, contre plusieurs animaux qui seraient tentés de les dévorer ; ce caractère d'abjection est leur sauvegarde. C'est surtout lorsqu'on les tourmente et qu'on les expose sur des charbons ardents qu'elles cherchent à écarter d'elles par toutes sortes de contorsions, qu'on les voit s'envelopper de cette humeur muqueuse qui les garantit durant quelques instants de la brûlure.
De là cette opinion reçue de toute antiquité, que ces animaux vivaient non-seulement dans l'eau et dans la terre, mais encore dans le feu. Ils peuplaient, disait-on, les fleuves enflammés des enfers. Ce préjugé date du temps d'Arislote.etrien n'est moins raisonnable. Pline, renchérissant sur les absurdités dont ranti(|uilé surcharge l'histoire des Salamandres, les dévoue à l'ana- Ihême, parce qu'en infectant de leur venin tous les végétaux d'une vaste contrée, elles peuvent, à ce qu'il prétend, causer la mort de nations entières. Les Salamandres sont des animaux faibles, craintifs, stupides, et qui n'ont jamais causé la mort de qui que ce soit, si ce n'est des Insectes, des Lombrics et des petils Mollusques terrestres qui font leur nourriture. On dit qu'elles mangent aussi l'humus, ou terre végétale. Elles pa- ' raissent être sourdes et conséquemment muettes; leur allure est slupide, marchant toujours droit devant elles, quelque soit le danger qui les menace; elles s'arrêtent, et rediessent leur queue pour peu qu'elles se sentent attaquées; de h"i le préjugé qui, dans certains cantons de la Fiance méridionale, a fait croire que cette queue était venimeuse, et qui valut aux Salamandres si improprement le nom vulgaire de Scorpion. Peu d'animaux ont la vie aussi dure; on peut les frapper et les mutiler sans qu'elles paraissent en trop souffrir; mais les plonge-ton dans le vinaigre ou dans l'alcool, ou les saupoudre-t-on de sel ou de tabac, elles meurent presque sur-le-champ. L'analomie des Salamandres a été faite avec soin, particulièrement par le docteur Fuuk qui a publié sur celle de l'espèce vulgaire un excellent travail enrichi de bonnes planches. On y voit que la composition osseuse de la tête ressemble à celle des Grenouilles, à quelques variations près dans le crâne, qui n'offre point d'os en ceinture Ji sa partie antérieure. On compte (luatorze vertèbres de la tèle au sacrum, et de trente à quarante à la queue. L'attache du bassin se trouve indifféremment, selon les individus, à la quinzième ou à la seizième vertèbre ; les côtes sont si comtes, qu'elles semblent plutôt n'être que de simples apophyses transverses; leur nombre est de douze. Le sternum n'existe que rudimentairement dans une sorte d'ébauche cartilagineuse. L'épaule est remarquable par la soudure de ses trois os eu un seul, etc. Le cerveau est très-petit et n'égale pas même en volume le diamètre de la moelle épinière qui est composée de deux cordons nerveux, enveloppés d'une même membrane très-mince, d'où sortent les nerfs spinaux. Il i)araît que les olfactifs sont très-développés, ce qui indiquerait chez les Salamandres un odorat très-fîn en compensation de l'obtusilé de leurs autres sens. La langue y jouit de peu de mobilité; le cœur est renfermé dans uu péricarde plus ou moins globuleux; on n'y reconnaît qu'une seule oreillelle et un ventricule. Les globules du sang y sont ovoïdes et comparativement beaucoup plus gros que ceux de l'Homme et de la plupart des Mammifères. Il en est de même des Zoospermes observés dans les mâles, et qui sont d'une taille trèsconsidérable. Les testicules sont placés le long de la colonne vertébrale, et se trouvent cachés par les poumons, la rate, le foie, le canal intestinal et l'estomac; le plus souvent ils sont au nombre de sis, et quelque-
fois spiileinenl de qiialre ; ils sont unis enlre eux par le canal vasculaire. Le pénis, quoiqu'on ait cru le reconnaître, pourrait bien n'y pas exister; il est bien certain (lu moins qu'il n'y a pas d'accouplement réel enlre les deux sexes, mais la liqueur fécondante ayant pénétré dans les organes génitaux des femelles, qui sont ovovivipares, les œufs éclosent intérieurement, de sorte que les petits, ayant commencé leur existence de Télards dans le sein de la mère, n'ont plus que des pattes â acquérir lorsqu'ils naissent.
Salamandre terrestre ou commike. Salamandra viaculosa, l.aiirenti, lîncycl. méth., pi. II, fig. 3 ; Lavaria Salamandra, L. C'est l'espèce la plus grande et la plus répandue; elle est toute noire dans ses parties supérieures, avec de grandes tacbes jaunes sur deux rangées; d'un bleuâtre livide en dessous. On la trouve CM Europe, dans les lieux obscurs, dans les recoins des caves humides, sous les grosses pierres et les racines , au bord des fontaines et des fossés.
Salamandre noire. Salamandra alra, Laurenti. Elle est de moitié plus petite que la précédente, noirâtre et sans tache en dessus, jaunâtre en dessous. Europe.
SALAMANDRE PIERREUSE. MIN. IVom vulgaire de l'Asbesle. ^. ce mot.
SALANGANE, ois. Espèce du genre Hirondelle. A', ce mot.
SALAKGUET. bot. Synonyme vulgaire de Chenopodiuvi viariliiiium. F. Cbénopode.
SALANX. Salanx. pois. Cuvier a formé ce sousgenre aux dépens des Ésoces (v. ce mot) , dans l'ordre des Walacoplérygiens abdominaux; il lui assigne pour caractères dislinctifs : une tête déprimée; des opercules se reployant en dessous; quatre rayons plats aux ouïes; des mâchoires pointues, garnies chacune d'une rangée de dents crochues, la supérieure formée pres- (lue en entier par des inlermaxillaires sans pédicule; l'inférieure, un peu plus allongée, parla symphyse qui forme un petit appendice portant des dents; le palais et le fond de la bouche sont entièrement lisses; on n'y voit même point de saillie linguale. Cuvier, qui emprunte le nom de Salanx de celui d'un Poisson mentionné par les Grecs,.et qui n'est plus connu, ne dit pas quelles mers habite l'espèce dont il est question. SALAR. MOLL. (Adanson.) Synonyme de Cône Tulipe. SALARIAS. POIS. Sous-genre de Blennie. F. ce mot. SALAXIDE. Salaxis. bot. Ce genre, de la famille des Éricinécs et de l'Octandiie Monogynie, L., a été constitué par Salisbury, avec les caractères essentiels suivants : calice à quatre folioles irrégulières; corolle lampanulée, ù quatre divisions; huit élamines; un stigmate dilaté, pelté; capsule drupacée, à trois loges et à trois graines.
Salaxide de montagne. Salaxis montava , Willdenow. C'est une plante frutescente, à feuilles ternées, linéaires, à Heurs latérales ou terminales, et qui a tout à fait le port des Bruyères. De l'ile de Mascareigne.
SAl.CANDE. MIN. Ce mot, emprunté de l'allemand, s'applique aux deux surfaces qui limitent nn filon et le séparent de la Roche environnante. Les deux parois
y DICT. des sciences NAT.
(le cette Roche, qui regardent les Salbandes, sont désignées sous le nom d'Épontes. F. Filons.
SALDE. Solda. iNs. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Héléroplères, famille de Géocorises, tribu des Longilabres, établi par Fabriciiis aux dépens du grand genre Cimex de Linné, et adopté par Latreille avec ces caractères : corps court, large pour sa longueur. Tète transversale, un peu triangulaire, plus large que le corselet; yeux grands, très-saillants, rejelés sur les bords latéraux du corselet, et dépassant de beaucoup le bord postérieur de la tète. Deux ocelles peudistincts, placés surla partie postérieuredu verlex, à la jonction de la tête avec le corselet. Antennes filiformes, grossissant un peu vers l'extrémité; à peine de la longueur de la tête et du corselet pris ensemble, composéeside quatre articles : le premier court, dépas sant à peine l'extrcniité de la tête ; le deuxième le plus long de tous; les troisième et quatrième égaux entre eux, à peu près de la longueur du premier; le dernier plus gros que les autres, fusiforme. Bec long, de quatre articles, renfermant un suçoir de quaire soies. Corselet presque carré, non rebordé ; écusson assez grand et triangulaire. Élytres de la largeur de l'abdomen ; celuici composé de segments transversaux dans les mâles; ses avant-derniers segments rétrécis dans leur milieu, posés obliquement et en forme de chevrons brisés, le dernier s'élargissant et s'étendant dans son milieu vers la partie moyenne du ventre dans les femelles. Pattes assez fortes; cuisses simples; tarses de trois articles, le premier plus long que les deux autres pris ensemble; crochet des tarses fort. Ce genre se distingue des Lygées, Myodoques, Pachymères, etc., par des caractères faciles ù saisir et tirés de la forme du corps, de la tête et des pattes; il se compose d'un assez petit nombre d'espèces toutes propres à l'Europe, et parmi lesquelles sont le Solda yrxlloides de Fabricius, /4uanthia grylloides, Wolff , Jcon. cimic, tab. 5, fig. 41 , figuré dans l'Encyclopédie, pi. 574. fig. 5.
SALDINIE. Saldinia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par Richard qui lui assigne pour caractères : tube du calice soudé avec l'ovaire; son limbe est snpère, court, subcampanulé, médiocrement étalé; corolle snpère, à tube court, à gorge poilue; son limbe est partagé en quatre lobes oblongs, aigus, étalés; quatre étamines insérées sur l'orifice de la corolle, a peine exsertes; anthères oblongues et subsessiles. Le fruit est petit, ovoïde-compiimé, ombiliqué par le limbe du calice ; c'est une sorte de drupe monoloculaire par avortement et monosperme. La graine est dress(;e, oblongue ; l'embryon est axile, subcylindriijue, plongé dans un albumen charnu.
Saldinie FAi'SSE MoRiNDE. Saldinia pseudo Moriiula, Rich.; Morinda axiilaris, Poir. C'est un arbrisseau dont la lige se divise en rameaux cylindriques, flexibles, nus, d'un brun noirâtre; ses feuilles sont ovales, presque obtuses à leur sommet, très-entières, un peu ridées, d'un vert obscur, portées sur de courts pétioles; elles ont à leur base, pour stipule, une sorte d'anneau membraneux. Les fleurs sont axillaires, réunies en paquets presque verlicillés. De Madagascar. SALENTE. Salenla. ÉcniN. Ce genre a été formé par
Gray, aux dcipens du genre CIdaris, de Goldfuss, qui fait partie de la deuxième secliou des Radiaiies écliinodermes de Lamarck; il ressemble au genre Ciilaiis par la disposilion des plaques interambnlaciaires, mais qui ne portent (ju'un gros mamelon dont le sommet n'est pas perforé, autour de l'anus, au lieu de petites plaques mobiles, il y a de grands écussons articulés par leurs bords. Toutes les espèces sont fossiles et se trouvent dans le Calcaire jurassique.
SALEP. BOT. On donne ce nom aux bulbes dessécbès d'Orchis, <|ue l'on apporte de l'Asie-Mineure et de la Perse. Un grand nombre d'espèces produisent ces bulbes, mais il paraît que VOrchis mascula est la plus abondante. Le Salep du commerce est en morceaux ovales, d'une couleur jaune-blanchàlre, quelquefois à demi transparents, cornés, très-durs, inodores ou doués d'une faible odeur, d'un goût semblable à celui de la gomme .idragante. Ils sont composés presque entièrement de matière féculente, et conséquemment trèspropres à faire des bouillies épaisses, qui sont en grande réputation chez les médecins, et surtout chez les habitants des contrées orientales, comme analeptiques, c'està-dire pour restaurer les forces épuisées; mais ce que l'on a dit des propriétés aphrodisiaques du Salep est un pur préjugé enraciné dans l'esprit des Orientaux, peuples très-ignorants, qui cherchent, par tous les moyens possibles, à se procurer les facultés viriles que l'abus des jouissances a détruites, et qu'ils ne peuvent certainement pas recouvrer à l'aide d'une drogue aussi innocente que le Salep. Depuis longtemps, Geoffroy, Relzius et d'autres auteurs de pharmacologie ont attiré l'attention des économistes sur la facilité qu'on aurait de préparer du Salep avec les bulbes des espèces d'Orchis qui croissent si abondamment en Europe, dans les bois et les prés, et ils ont donné le moyen de préparer ces bulbes, de manière à les rendre parfaitement identiques avec le Salep des Orientaux. Pour cela, on choisit les plus gros bulbes, on les nettoie en raclant la peau extérieure, on les fait macérer d'abord quelque temps dans de l'eau chaude, puis l'on porte celleci jusqu'à l'ébullition; on les enfile ensuite dans des ficelles, et on les fait sécher en les exposant à un air chaud et sec. Ainsi desséché, le Salep peut être réduit en une poudre qui se dissout dans l'eau bouillante, et qui forme une gelée que l'on rend plus agréable par l'addition de sucre et de divers aromates.
SALGAN. MAM. Espèce du genre Lièvre, y. ce mot.
SALIIBERGIA. bot. Necker a proposé sons ce nom un genre fondé sur quelques espèces de Gai dénia, décrites par Thunherg, mais qui ne paraît pas suflSsamment caractérisé.
SALICAIRE. Lylhrum. bot. Genre qui a donné son nom à la famille des Salicariées, et qui offre pour caractères : un calice monosépale, lubuleux, strié, offrant à son sommet de quatre à six dents, séparées par des sinus d'où s'élèvent d'autres dents plus étroites, subulées, quelquefois en forme de cornes; une corolle de quatre à six pétales qui naissent du sommet du calice; les étamines, en même nombre ou plus souvent en nombre double des pétales, sont insérées au milieu ou vers la base du calice. L'ovaire est surmonté par un
style filiforme, que termine un stigmate simple et capitulé. Le fruit est une capsule allongée, recouverte par le calice, Si deux loges contenant chacune un assez grand nombre de graines attachées à un trophosperme épais et saillant. Les espèces de ce genre, au nombre d'environ une quinzaine, sont des plantes herbacées ou sous-frulescenles, ayant des feuilles entières et opposées, des fleurs disposées en épis terminaux ou réunies à l'aisselle des feuilles.
Salicaire commune. Lythrum Salicaria, L. .lolie plante vivace, qui élève ses longs épis de Heurs roses au-dessus des autres plantes qui croissent dans les prés et sur le bord des ruisseaux. Elle est très-commune dans les lieux humides et sablonneux de presque toute l'Europe.
SALICARIA. BOT. Synonyme de Sallcaire. ^. ce mot.
SALICARIÉES. Salicariœ. bot. F. Ltthraires.
SALICINÉES. Salicineœ. bot. L'une des familles établies aux dépens de celle des Amenlacées. Elle offre les caractères suivants : fleurs nnisexuées et dioïques, formant des cliâlons globuleux ou ovoïdes, ou cylindriques et allongés. Dans les Heurs mâles, on trouve une écaille de forme variable, sur laquelle sont insérées les étamines dont le nombre varie d'une à vingt-qualre. A la base des étamines, on observe fréquemment une autre écaille glanduleuse, creusée quelquefois en forme de coupe ou de calice. Les fleurs femelles se composent également d'une écaille, à la base interne de laquelle est attaché nn pistil fusiforme, uniloculaire, contenant plusieurs ovules insérés à deux Irophospermes pariétaux qui occupent surtout le fond de la loge. Le style est très-court, surmonté de deux stigmates bipartis. Quelquefois la base du pistil est embrassée par une sorte de calice cupuliforme, analogue à celui qu'on observe assez souvent dans les Heurs mâles. Le fruit est une petite capsule ovoïde, allongée, terminée en pointe à son sommet, s'ouvrant en deux valves dont les bords rentrants simulent qnel- «luefois une capsule biloculaire. Les graines, qui sont foit petites, sont environnées de longs poils soyeux.
Les Salicinées sont de grands arbres, des arbrisseaux on plus rarementde petits arbustes rampants, qui croissent en général dans les lieux humides, sur les bords des ruisseaux et des rivières. Leurs fleurs s'épanouissent d'ordinaire avant que les feuilles commencent à se montrer. Celles-ci sont simples, alternes, et accompagnées de stipules. Les deux seuls genres Salix et Populus composent celle |)etile famille. F. Pecplier et Saule.
SALICOQUES. Caiides. crcst. Tribu de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, établie par Latreille, et renfermant des Crustacés que les Grecs avaient distingués sous les noms de Caris et de Cinngou; ce sont ceux qu'on appelle vulgairement Crevettes, Salicoques, etc. Ils ont pour caractères essentiels : le corps d'une consistance moins solide que celui des autres Déca|>odes, quelquefois même assez mou, arqué ou comme bossu, ce qui leur a encore valu le nom de Squilles bossues. Les anlennes, qui sont toujours en forme de soies, sont avancées; les latérales sont fort longues, et les intermédiaires, ordinairement plus courtes, ont leur pédoncule terminé par deux ou trois
fîlels sélacfe et articulés. Lorstiu'il y en a trois, un de ces filets est plus petit et souvent recouvert par l'un (les deux autres ; les yeux sont très-rapprocliés, presque globuleux et portés sur un pédicule très-court. La face supérieure du pédoncule des antennes mitoyennes offre, dans la plupart, une excavation qui reçoit la partie inférieure de ces organes de la vue; rextrémilé antérieure du test s'avance presque toujours entre eux et cette saillie; il a la forme d'un bec ou d'un rostre pointu, déprimé quelquefois, mais le plus généralement comprimé, avec une carène de chaque côté, et les bords supérieurs et inférieurs aigus, plus ou moins dentés eu scie. Les côtés antérieurs du test sont souvent armés de quelques dents acérées, en forme d'épines; les pieds -mâchoires inférieurs ressemblent, dans le i)lus grand nombre, à des palpes longues et grêles, et même soil ù des pieds, soit à des antennes. Les quatre pattes antérieures sont, dans beaucoup d'espèces, terminées par une pince double ou une sorte de main didaclylejdeux de ces pattes, ordinairement la seconde paire,sont doublées ou pliées sur elles-mêmes. Le carpe de cette seconde pince, et quelquefois celui des deux dernières, à l'article qui précède immédiatement la pince, offre dans plusieurs celte particularité que l'on n'observe point dans les autres Crustacés; il parait annelé ou comme divisé transversalement en un nombre variable de petits articles. La troisième paire de pattes est elle-même quelquefois, comme dans les Pénées, en forme de serres; dans plusieurs, cette troisième paire est plus courte que les deux dernières : en général, on n'a pas fait assez d'attention à ces différences dans les longueurs relatives des pattes. Les segments du milieu de la queue sont dilatés sur les côtés ; elle se termine par une nageoire en forme d'éventail, ainsi que dans les autres Macroures, mais le feuillet du milieu est plus étroit, pointu ou épineux au bout; le dos est armé, dans plusieurs, de quelques |)etites épines; les fausses pattes, ou pattes caudales, sont allongées et souvent en forme de feuillets.
Ces Crustacés sont assez recherchés , et on en fait une grande consommation dans toutes les parties du monde; on les sale même quelquefois afin de les conserver et de les transporter dans l'intérieur des terres. Les Salicoques habitent toutes les mers; la Méditerranée en offre beaucoup.
Lalreille (Fani. nalur. du Règne anim.) divise la tribu des Salicoques ainsi qu'il suit ;
I. Test généralement ferme, quoique mince; une forme de corps analogue D celle des Écrevisses, et la base des pieds dépourvue d'appendices ou n'eu ayant que de très-petits.