SAP
Sapajou-Horlecr a qdece koire et JAt!»E. stentor flavicautlatiis, GeofF. St.-HU.; Simfa flavicanda, Iliimb. Celle espèce, distinguée par Humbnldl, habile par bandes les rives de l'Amazone, dans les provinces (le Jaen et de Waynas, et esl connue sous le nom de Choro. Elle est généralement d'un brun noiràlre, avec deux stries jaunes sur les côtés de la queue; la face, d'un brun jaunâtre, est'pcu garnie de poils. La queue est plus courte que le corps.
SapajocHirlebr NOIR, ^/ew^orn/^er, GeofF. St.-Hil.; trés-prohahlement le Caraya d'Azara. Le mâle adulte est généralement noir; seulement la queue est couverte à sa face inférieure de poils jaunes, à pointe noire. La face est couverte presque partout de poils, mais ces poils sont Irés-courls et très-peu abondants. Les jeunes et les femelles diffèrent beaucoup des mâles : ils sont d'un jaune de paille à la face inférieure du corps, sur les flancs, sur les membres (â l'exception des mains) et sur la tête. Le dos est couvert de poils noirs, avec la pointe jaune, paraissant dans leur ensemble d'un fauve cendré. Celte espèce liabile le Brésil, et se distingue, outre les traits qui viennent d'être indiqués, par sa taille (elle n'a qu'un peu plus d'un pied et demi du bout du museau à l'origine de la queue) et parla callosité de sa queue, qui comprend moins du dernier tiers. Son crâne a présenté les caractères suivants : le museau est étroit, comme chez le Stentor Cluysurus, mais seulement en avant; il suit de là que le palais est beaucoup plus large en arrière qu'en avant, et que les deux rangées de dents, bien loin d'être parallèles comme chez le Clirysuriis, se rapprochent beaucoup antérieurement. Geoffroy Saint-Hilaire est d'avis que l'on doit rapporter à cette espèce le Myceles barhaliis, de Spix (loc. cit., pi. 32 et 33), qui différerait cependant, suivant les observations de ce voyageur, par l'étendue plus considérable de la callosité de la queue, et l'Arabate, Stentor stramineus de Geoffroy et de tous les auteurs français qui, d'après l'examen comparatif que Geoffroy a fait des pelleteries et des crânes de plusieurs individus, lui paraît être la femelle ou le jeune. Peut-être le Stentor flavicaiidatus n'est-il lui-même qu'un double emploi, et ne reposet-il que sur des individus différant par l'âge de ceux que Geoffroy a examinés.
ff Les Atèles, Ateles.
Ce sous- genre, établi par Geoffroy Saint-Hilaire (Ann. du Mus., t. vu), se distingue au premier aspect (le tous les autres Singes américains (à l'exception (les Ériodes) par l'état rudimentaire du pouce aux mains antérieures. Liés de la manière la plus intime, soit avec les Hurleurs qui les précèdent, soit avec les Sajous qui vont les suivre, ils en diffèrent cependant d'une manière bien remarquable, en ce (|u'ils manquent du caractère essentiel, non-seulement de la famille des Singes, mais même de tout l'ordre des Quadrumanes. Les Atèles n'ont point de pouces, ou n'ont que des pouces excessivement courts, aux mains antérieures; ou, pour parler plus exactement, ils ont des pouces tellement rudimenlaires , qu'ils restent entièrement ou presque entièrement cachés sous la peau : d'où leur nom d'Alèles, c'est-à-dire
Singes imparfaits, Singes à mains imparfaites. Déjà chez les Hurleurs Geoffroy avait trouvé aux mains antérieures des pouces courts, peu libres dans leurs mouvements, peu opposables aux autres doigts, et par conséquent de peu d'usage dans la préhension. Chez les Alèles, leur usage devient tout à fait nul, aussi bien lorsque leur extrémité paraît à l'extérieur que lorsqu'ils sont entièrement cachés sous les téguments. Il semble que dans ces deux groupes de Sapajous, quelques-unes des fonctions qu'exerce ordinairement la main, aient été dévolues au prolongement caudal, et que l'extrême développement de ce dernier organe soit lié nécessairement à l'atrophie plus ou moins complète des pouces. La loi du balancement des organes, dont de nombreuses applications ont déjà été faites, semble donner la clef de ces faits; mais surtout elle explique d'une manière frappante et toute directe celles qui vont suivre. Chez les Hurleurs, les membres sont proportionnés au corps, et les pouces ne font que s'atrophier; chez les Atèles, les membres, et plus spécialement les mains, sont d'une excessive longueur, et les pouces avortent presque complètement. Et il est si vrai que ces deux conditions organiques sont liées l'une à l'autre, que chez les Lagothriches, dont l'organisation répète presque en tout point celle des Alèles, on voit en même temps les pouces reparaître et les mains se raccourcir. Au reste, si les membres ont une longueur considérable chez les Atèles, ils sont aussi excessivent grêles; d'où l'on a quelquefois donné à ces animaux le nom de Singes Araignées, et d'où résultent pour eux des habitudes et des allures très-remarquables. Leur marche, ainsi qu'il résulte des observalions de Geoffroy Saint-Hilaire (Ann. du Mus., l. xiii), ressemble à celle des Orangs ( r. ce mot), qui ont aussi des membres très-longs et très-maigres. Comme ces derniers, ils sont obligés, lorsqu'ils veulent marcher à quatre pieds, de fermer le poing et de poser sur la face dorsale des doigts. Dans quelques cas, les Atèles, ce qui est aussi une habitude commune aux Orangs, ont un autre mode de progression un peu plus rapide : après s'être accroupis, ils soulèvent leur corps an moyen de leurs membres antérieurs, et le projettent en avant comme font les gens qui se servent de béquilles, ou bien encore comme le font les culs-de-jatte. Ce mode de locomotion, qui rappelle aussi celui des Kanguroos lorsqu'ils marchent à quatre pieds, est trèsremarquable, en ce que les membres do derrière ne jouent qu'un rôle absolument passif, et que la longueur considérable de ceux de devant, qui est en
, général une cause de gêne et de lenteur dans la progression, devient ici une circonstance extrêmement favorable.
I Les Atèles, semblables aux Orangs par leurs membres longs et grêles et par leur mode de progression,
; se rapprochent aussi à divers égards des autres genres
i qui tiennent avec les Orangs le premier rang i)armi les Singes de l'ancien monde. Quelques rapports entre eux et les Gibbons ont été signalés par Desmarest, et
I aussi entre eux et les Semnopilhèques par Fr. Cuvier;
j et il est certain, comme l'a remarqué Geoffroy, qu'il
I existe quelque ressemblance entre leur crâne et celui
(lu Troglodyle. La boile cérébrale est arrondie et volumineuse, et forme près des deux tiers de la longueur totale du crâne. L'angle facial est de soixante degrés environ. Les orbites, larges et profondes, sont en outre remarquables chez les vieux individus par une sorte de crête existant A la portion supérieure et à la portion externe de leur circonférence. La mâchoire inférieure est assez haute, et ses branches sont larges, quoique beaucoup moins ([ue chez les Hurleurs. L'ouverture antérieure des fosses nasales est de forme ovale; et il est à remarquer qu'une partie de leur contour est formée par les apophyses ascendantes des os maxillaires, les intermaxillaires ne montant pas jus(|u'aux os du nez, et ne s'arliculant pas avec eux, comme cela a lieu chez la plupart des Singes, et particulièrement chez les Hurleurs, les Sajous, et même chez quelques espèces longtemps confondues avec les véritables Alèles, et qui ont été décrites dans les genres Lagolhriches et Ériodes. Tous ces caractères ont été vérifiés sur plusieurs individus, et Geoffroy les a constamment retrouvés sur tous les crânes qu'il a examinés. C'est au contraire sur un seul, appartenant à un mâle presque adulte de VAteles penlodaclytiis, qu'il a trouvé un fait qu'il n'a pu regarder que comme une anomalie, celui de l'existence de sept molaires au côlé droit de l'une et de l'autre mâchoire. On verra plus bas que Geoffroy Saint-Hilaire a déjà signalé chez un très vieux Sajou une semblable exception à l'un des caractères les plus généraux des Singes plalyrrhinins, puisqu'il se rencontre non-seulement dans loules les divisions du groupe des Hélopilhèques, mais aussi chez les Géopilhôques. Pour terminer ce qui concerne le système osseux, on ajoutera que les vertèbres caudales sont au nombre de plus de trente, et qu'elles forment plus de la moitié du nombre total des vertèbres; qu'elles sont (principalement les premières) hérissées de nombreuses et fortes apophyses; que les os longs des membres sont au contraire grêles, et ne présentent à leur surface ni crêtes ni aspérités; ce dont la loi du balancement des organes rend très-bien compte, vu leur extrême prolongement en longueur; enfin que les phalanges sont courbes, avec la convexité en dessus, ce qui est un rapport de plus, et un rapport trèsremarquable avec les genres Oranget Gibbon. L'hyoïde ressemble aussi à celui d'un grand nombre de Singes de l'ancien monde, tels <iue les Guenons et les Cynocéphales. Sa forme est celle d'une lame très-étendue de haut en bas, et recourbée sur elle-même d'avant en arrière. C'est, en petit, un arrangement analogue à celui qui caractérise d'une manière si remarquable les Hurleurs. Au reste, celle ressemblance anatomique, quoique Irèsréelle, n'entraîne point une ressemblance dans la voix. Celle des Alèles, aussi bien que celle des autres sousgenres, esl ordinairement une sorte de sifflement doux et Buté, qui rappelle le gazouillement des Oiseaux.
Les caractères qui dislinguent les Atèles, soit des Lagolhriches, soit des Ériodes, consistent principalement dans leurs molaires qui sont aux deux mâchoires petites et à couronne irrégulièrement arrondie ; et, ce qui est surfont à remarquer, les incisives supérieures sont de grandeur Irès-iuégale, celles de la paire inter-
médiaire éfani à la fois beaucoup pluslongues et beaucoup plus larges que celles de la paire externe. Les inférieures, rangées à peu près en demi-cercle, de même que les supérieures, sont au contraire égales entre elles, et, toutes assez grandes, efles surpassent sensiblement en volume les molaires. Les ongles sont élargis et en gouttière, comme chez presque tous fes Singes; leur forme est à peu près demi-cylindrique. Les oreilles sont grandes et nues. Les narines, de forme allongée, sont disposées comme chez les Hurleurs; elles sont assez écartées l'une de f'aulre et tout à fait latérales, c'està-dire placées exactement sur les côtés du nez. On a déjà vu. et il importe de le rappeler ici, que les ouvertures osseuses qui leur correspondent sont de forme ovale, et circonscrites dans une portion de leur contour par les apophyses monlantes des os maxillaires. Le cliloris est excessivement volumineux; aussi arrive-t il très-fréquemment que l'on prend des femelles pour des mâles. Cet organe avait jusqu'à deux pouces et demi de long sur une femelle de Beizébuth récemment raorle à la Ménagerie, et sa grosseur était considérable. La structure du cliloris ne présente d'ailleurs rien de particulier, et il est nu comme à l'ordinaire. Les parties du corps et de la queue, voisines des organes sexuels, n'offrent également rien d'insolite, et sont plus ou moins velues. La queue, beaucoup plus longue que le corps, est nue en dessous, dans son tiers terminal. Enfin la nature et la disposition des poils offrent des caractères qui ne doivent pas être omis, parce qu'ils permettent de distinguer, au premier aspect el avant tout examen, les Alèles des Ériodes et des Lagolhriches. Le pelage est soyeux et généralement long, comme chez les Hurleurs. Cependant, comme cela a lieu aussi chez ces derniers, le front est couvert de poils ras qui se dirigent, au moins en partie, d'avant en arrière. Au contraire, tous les autres poils de la tête sont très -longs et se portent d'arrière en avant; d'où résulte, au point de rencontre des uns el des autres, une sorle de crête ou de huppe plus ou moins prononcée, et dont la disposition varie suivant les espèces.
Les Alèles sont généralement doux, craintifs, mélancoliques,paresseux el très-lents dans leurs mouvements. On les croirait presque toujours malades et souffrants. Cependant, lorsqu'il en est besoin, ils savent déployer beaucoup d'agililé, et franchissent par le saut de trèsgrandes distances. Ils vivent en troupes, sur les branches élevées des arbres , et se nourrissent principalement de fruits. On assure qu'ils mangent aussi des racines, des insectes, des Mollusques, des petits Poissons, et même qu'ils vont i)êcher, pendant la marée basse, des Huîtres dont ils brisent les coquilles entre deux pierres. Dampierre, auquel ce fait est emprunté, et Dacosla en rapportent encore quelques autres propres à donner une haute idée de l'intelligence et de l'adresse de ces animaux. Ils affirment que lorsque des Atèles veulent passer une rivière, ou passer sans descendre à terre sur un arbre trop éloigné pour qu'ils y puissent arriver par un saul, ils s'allachent les uns aux autres par la queue, et forment ainsi une sorte de chaîne qu'ils mellent en mouvement et font osciller, jusqu'à ce que le dernier d'cnlre eux puisse atteindre
le but où ils tendent, se fixer à une branche, cl lirer à lui tous les autres. Leur queue, outre sa fonction la plus habituelle, celle d'assurer la stalion en s'accroclianl à quelque branche d'arbre, est employée par eux à des usages très-divers. Ils s'en servent pour aller saisir au loin divers objets sans mouvoir leur corps, et souvent même sans mouvoir leurs yeux; sans doute parce que la callosité jouit d'un toucher assez délicat pour rendre inutile, dans quelques occasions, le secours de la vue. Quelquefois ils s'enveloppent dans leur queue pour se garantir du froid auquel ils sont très-sensibles; ou bien ils l'enroulent autour du corps d'un autre individu. Ce sous-genre, répandu dans une grande parlie de l'Amérique du sud, renferme aujourd'hui un assez grand nombre d'espèces, toutes très-voisines les unes des autres et se ressemblant même, pour la plupart, par les couleurs de leur pelage. Ce serait, sans aucun doute, rompre d'une manière Irès-fàcheuse les rapports naturels, que de séparer génériquement les espèces qui ont aux mains antérieures un rudiment de pouce, de celles que l'on a coutume de désigner comme tétradaclyles. On a déjà vu que le pouce existe en rudiments chez celles-ci comme chez les premières. Or, que le pouce soit entièrement caché sous la peau, ou qu'il vienne porter à l'extérieur son extrémité, qui ne voit (lue c'est là une circonstance qui ne peut avoir aucune ijiHuence sur les habitudes d'un animal, et par consé- (|uent que c'est là un caractère sans aucune valeur générique? Il n'y a donc aucune nécessité d'adopter le genre Court-Pouce, Biaclixteles, ]>roposÉ par Spix dans son ouvrage déjà cité sur les Singes du Brésil. Ce genre, qui serait formé du Chamek, de l'Hypoxanthe et d'une autre espèce, romprait doublement les rapports naturels, savoir : en associant au Chamek l'Hypoxanthe qui appartient, comme on le démontrera bientôt, à un genre très différent, et de plus, en séparant le premier du Coaïta et le second de l'Arachnoïde , si rapprochés d'eux par leur organisation, que ce n'est guère que par l'absence ou la présence du pouce qu'on distingue les uns des autres.
Sapajod-Atèle Coaïta, Bu£F.,tab. 13, pi. 1;^<e;esioaniscus, Geo£F. St-llil., Ann. du Mus., t. vu; Simiapanisctis, L. C'est l'espèce la plus anciennement connue. Daubentonen a donné l'analomie, et BufPon l'a figurée; mais elle avait été confondue avec d'autres espèces. Son pelage est noir; sa face de couleur brunâtre; ses mains antérieures sont tétradactyles. 11 a un pied neuf pouces du bout du museau à la queue, et celle-ci a deux pieds et demi. Il habile la Guiane où on le connaît sous le nom de Coaïta ou Coala.
Sapajou - Atèle Chamek. Jleles pentadactyhis , Geoff. St.-Hil. Il se distingue du Coaïta seulement par sa queue un peu plus longue et par ses pouces antérieurs, qui paraissent au dehors sous la forme de tubercules ou de verrues sans ongles. Cette espèce a été connue de Buffon, mais confondue par lui avec le Coaïta. Geoffroy Saint-Hilaire est le premier qui l'ait établie. Elle habite la Guiane, et, suivant BufFon, le Pérou.
Sapajob-Atèle Catou. ^/e/es a^e/', Fr. Cuv.,Mamm. lilh. U ne se distingue du Coaïta que par la couleur
entièrement noire de sa face. Il paraît habiter également la Guiane. Geoffroy Saint-Hilaire, qui l'a le premier indiqué, le considérait comme une simple variété du Coaïta.
Sapajod-Atèle a face encadrée. Âteles marijinatus, Geoff. St.-Hil., Ann. du Mus., t. xiii. Il est généralement noir, comme les espèces précédentes; mais i| se dislingue par une fraise de poils blancs qui entoure la face. Sa taille est à peu près la même que celle des autres espèces, mais sa queue est un peu plus courte. U est à remarquer que chez les jeunes individus la fraise blanche n'existe pas tout entière. Cette espèce habite le Brésil, et se trouve aussi dans la province de Jaën de Bracamoros, d'après Humboldt. En effet, le Chuva de cet illustre voyageur ne diffère pas, suivant la plupart des auteurs et suivant Humboldt lui-même, de V Atules marginatus.
Sapajou- Atèle Belzéeuth, Briss., Règne anim.; jlteles Beizcbiilh, Geoff. St.-Hil. Il est généralement noir, avec le dessous du corps et la face interne des membres d'un blanc plus ou moins jaunâtre. Il est à remar(pier que cette espèce n'est pas d'un noir pur comme les précédentes, mais d'un noir brunâtre. Sa taille est aussi un peu moindre. Sa face est noire, avec le tour des yeux couleur de chair. Sa peau est noirâtre, même sous le ventre. Quelques auteurs indicpient quelques différences entre le mâle et la femelle; mais ces différences ne sont pas constantes. Cette espèce, qu'il ne faut pas confondre avec le Siinia lleelzebiil de Linné (qui est le Stentor /"mscms), habite les bords de rOrénoque. C'est l'un des Quadrupèdes les plus communs dans la Guiane espagnole, où on le connaît, suivant Humboldt (Obs. zool., t. i), sous le nom deMarimonda.
Sapajoc-Atéle Méi.anochéire. Jteles Melanochir. Desmarest a décrit sous ce nom, dans la Mammalogie de l'Encyclopédie, deux Atèles femelles que possède le Muséum, et dont le pelage est varié de gris et de noir. L'un d'eux a le dessous du corps et la face interne des membres blanchâtres ; le reste des membres et la queue presque partout noirâtres; enfin le dessus du corps couvert de poils blancs dans leur première moitié, bruns dans la seconde. L'autre individu a les quatre mains, les avant-bras, les genoux et le dessus de la tète noirs; le dessus de la queue brunâtre; le reste du pelage grisâtre. Ces deux Atèles, dont l'origine est inconnue, sont évidemment de jeunes sujets, et il semble, d'après la disposition irrégulière de leurs couleurs, qu'ils soient en passage de l'état déjeune âge à l'élat adulte. Peut-être appartiennent-ils à VAtelcs Belzebuth, auquel ils ressemblent par leurs proportions cl. la disposition générale de leurs couleurs, ou bien à V Ateles marqinatus, dont ils se rapprochent aussi à quelques égards. Malheureusement le peu de renseignements que l'on possède sur le premier âge de ces espèces, laisse cette question dans le doute.
Sapajou-Atèle uïBRiDE.^/t'/e« hj-bridits, GeoU. C'est une espèce nouvelle due aux recherches du voyageur Plée, et <iui habite la Colombie où on la connaît sous le nom de Mono zambo (Singe métis), à cause de sa couleur semblable à celle des métis du Nègre et de l'in-
soo
dien. Il paraît qu'il est aussi connu, de même que le I5elzél)ulli, sons le nom de Marimomia, nom commun à un grand nombre de Singes dans l'Amérique espagnole. Le principal caractère de cette espèce consiste dans une taclie blanche placée sur le front et de forme à peu près semi-lunaire, qui a environ un pouce de large sur la ligne médiane, et se termine en pointe, de chaque côté, au-dessus de l'angle externe de l'œil. Le dessous de la tèle, du corps et de toute la <|ueue jusqu'à la callosité, et la face interne des membres, sont d'un blanc sale; les parties supérieures sont généralement d'un brun cendré clair qui, sur la tête, les membres antérieurs, les cuisses et le dessus de la queue, passe au brun pur, et qui, au contraire, prend une nuance jaune très-prononcée dans la région des fesses, sur les côtés de la queue et sur une partie du membre inférieur. Cet Atèle est à peu près de même taille que la plupart de ses congénères; sa longueur, depuis le bout du museau jusqu'à l'origine de la queue, est d'un pied di.\ pouces; mais sa queue, plus courte que chez les autres espèces, mesure seulement un peu plus de deux pieds.
§ II. SaPAJOBS a QCEDE ENTIÈREiMEKT VELUE.
Cette seconde section ne renferme qu'un seul genre, celui des Sajous ou Sapajous proprement dits, Cebiis des auteurs modernes, qui, par sa queue entièrement velue et beaucoup moins forte que dans les genres précédents, tient le milieu entre la première section des Sapajous, et le premier des genres du groupe des Géopithèques, celui des Callithriches.
f Les Sajous ou Sapajous proprement dits, Cebus.
Dans ce genre, les membres sont forts, robustes cl allongés, principalement les postérieurs; aussi les Sajous sautent- ils avec une agilité remarquable. Les pouces antérieurs sont peu allongés, peu libres dans leurs mnuvemenls,et peu opposablesauxaulres doigts; absolument comme chez les Hurleurs et les Lagolhiiches. Les ongles sont en gouttière et peu aplatis; la queue est à peu près de la longueur du corps; quelquefois elle est entièrement couverte de longs poils; quelquefois, au contraire, sa partie terminale ne présente plus en dessous que des poils très-courts, parce qu'ils se trouvent usés par l'action répétée du frottement. Du reste, jamais elle ne présente une véritable callosité. L'hyoïde a sa partie centrale élargie, mais ne fait aucune saillie; la tète est assez ronde; la face est large et courte, et les yeux sont irès-volumineux et Irès-rapprochés l'un de l'autre, principalement dans la partie profonde des cavités orbitaires. L'ouverture des fosses nasales est large, mais peu étendue de haut en bas ; le palais est aussi assez large, et les arcades dentaires sont à peu près parallèles, soit à l'une, soit à l'autre mâchoire ; les molaires sont de grandeur moyenne, au nombre de six de chaque côté et à chaque mâchoire, comme chez tous les autres Sapajous. Cependant Geoffroy Saint-Hilaire a trouvé sur un individu très-vieux, appartenant au Cebus variegatus , sept molaires à la mâchoire supérieure; anomalie très-remarquable. Les incisives sont rangées sur une ligne presque droite; celles de la paire intermédiaire sont un peu plus grosses à la mâchoire supérieure, et c'est l'inverse à l'infé-
rieure; les canines sont très-fortes chez fous les vieux individus. Enfin, la boite cérébrale est très-volumineuse; elle est, en effet, très-large et en même temps très-étendue d'avant en arrière; le trou occipital est assez rentré sous la base dii crâne.
Les Sajous sont des animaux pleins d'adresse et d'intelligence ; ils sont très-vifs et remuants, et cependant très-doux, dociles et facilement éducables. Comme les autres Sapajous, ils vivent en troupes sur les branches élevées des arbres, ce qui n'empêche pas qu'ils ne soient monogames. Ils se nourrissent principalementde fruits, et mangent aussi très-volontiers des insectes, des Vers, des Mollus(|ues et même quelquefois de la viande. Les femelles ne sont pas sujettes à l'écoulement périodique: elles ne font ordinairement qu'un seul petit qu'elles portent sur le dos, et au(]uel elles prodiguent les soins les plus empressés. C'est à tort qu'on a dit que ces animaux ne se reproduisent pas en Europe; BufTon prouve par plusieurs exemples la possibilité de leur reproduction en France. Quelques espèces ont été désignées par les voyageurs sous les noms de Singes musqués et de Singes -Pleureurs; le premier de ces noms leur vient d'une forte odeur musquée qu'ils répandent principalement dans la saison du rut, et le second, de leur voix devenant, lorsqu'on les tourmente, plaintive et semblable à celle d'un enfant qui pleure. Le plus souvent ils ne font entendre qu'un petit sifflement doux et flùlé; mais quelquefois aussi, principalement quand ils sont excités par la colère, la jalousie, ou même la joie, ils poussent des cris perçants et qu'on a quelque peine à supporter, tant leur voix est alors forte et glapissante.
Ce sous-genre, auquel tous les auteurs donnent aujourd'hui le nom de Cebus, autrefois commun à tous les Sapajous, est principalement répandu dans le Brésil et la Guiane. II n'en est point dont l'histoiie offre autant de difficultés sous le rapport de la détermination des espèces, ou, pour mieux dire, un tel travail est absolument impossible dans l'état présent de la science, quel que soit le nombre des individus que possèdent toutes les collections, et de ceux même que l'on peut observer vivants. On peut dire que rien n'est plus rare que de voir deux sujets absolument semblables, et qu'il existe presque autant de variétés que d'individus, tant les couleurs du pelage sont peu constantes. Non-seulement la couleur, mais aussi la disposition des poils varie d'une manière remarquable par l'effet des développements qu'amène l'âge.
Sajou brun, BufF., t. xv; Cebus apella, Erxl., Geoff. Sl.-II., Ann. du Mus., t. xix; Siniia apella, L. Pelage brun clair en dessus, fauve en dessous; dessus de la tête, ligne qui descend sur les côtés de la face, queue et portion inférieure des membres, noirs. Longueur, depuis le bout du nez jusqu'à l'origine de la queue, un peu plus d'im pied; queue formant un peu plus de la moitié de la longueur totale. De la Guiane.
Sajou robuste. Cebus robuslus. Kuhl et le prince de Neuvvied ont donné ce nom à une espèce ou variété (|ui habite le Brésil et qui se distingue de la précédente par sa taille un peu plus forte, et par quelques légères différences de coloration. Il n'y a aucun motif pour
liOI
séparer dii Cebiis robiisliis le Cvbus macrocephuliis de Spix (loc. cit., pi. 1); tous les caractères qu'indique ce voyageur, tels que celui d'avoir des crêtes Iris-piononcées sur le crâne, sont des caractères communs aux vieux individus de toutes les espèces.
Sajob lascif. Cebiis lihiiliiiosus,Sp\\, loc. cit., pi. 2. Il estcaractérisé ainsi par ce naturaliste : calotte hrunenoire; liarbe entourant en cercle toute la face; dos, Corge, liarbe, poitrine, membres (excepté les cuisses et les bras) et dessous de la queue d'un roux ferrugineux; devant de la gorge d'un brun-roux foncé; joues, menton, doigts d'un roux plus clair. Corps d'un roux fauve; queue un peu plus courte que le corps. Du Brésil. <■ C'est, dit Spix, la lascivité qui rend ce Singe remarquable; il aime ^ faire continuellement des grimaces en regardant certaine partie de son corps. « Il est évident qu'une telle habitude était, chez le Sajou observé par Spix. un résultat de la domesticité, el qu'elle appartenait à l'individu et non à l'espèce.
SAJ0CCOBriD,I!uff., Suppl. 7; Cebtis Fotiielliis,t.r\\.; Simia Falueilus , L. Pelage marron sur le dos, plus clair sur les Hancs, et roux vif sur le ventre; tête, extrémités el queue brunâtres; deux forts pinceaux de poils s'élevant de la racine du front. De la Guiane.
Sajoc a toupet. Cebiis cinifer, Geoffr. St. -Hil. Pelage brun-cliàtain ; un toupet de poils très-élevés et disposés en fcr-à-cheval sur le devant de la tète; poils longs, doux et moelleux. Du Brésil. C'est près de cette espèce ou variété que doit être placé un Sajou du Brésil , qui ressemble au Cebus Fatiiellus dans l'état adulte, au Cebus apella dans le jeune âge. Son pelage, très-long et moelleux, est généralement d'un brun châtain; mais quel(|ues longs poils blancs se trouvent, chez l'adulte, mêlés parmi les poils bruns. Peut être le Sajou à toupet ne serait-il qu'un âge intermédiaire?
Sajoc trembiecr. Cebus trépidas, ErxI. Pelage marron; poils de la tête relevés, disposés en coiffe et d'un brun noirâtre; mains cendrées. Celle espèce, plus douteuse encore que les autres, habiterait la Guiane hollandaise : c'est le Singe à queue touffue d'Edwards {Glati., t. m ), et le Simia trépida de Linné.
Sajou coiffé. Cebus frontahis, Kuhl. Pelage d'un brun noir; iioilsdu front relevés perpendiculairement; des poils blancs épars sur les mains. Cette espèce, dont la patrie est inconnue, diffère très-peu de la précédente, et doit peut-être lui être réunie.
Sajod a capuchon. Cebus cucullatus, Spix, loc. cit., pl. C. Poils de la partie antérieure de la tête dirigés en avant ; membres et queue presque noirs; dos et tête brunâtres; bras, gorge, poitrine roussâlres; ventre d'un roux ferrugineux. Du Brésil et de la Guiane, selon Spix.
Sajou babbc. Cebus barbalus, Geoff. St. -Hil. Pelage gris-roux, variant du gris au blanc, suivant l'âge et le sexe; ventre roux; barbe se prolongeant sur les joues; poils longs et moelleux. De la Guiane. Humboldt rapporte celte espèce ou variété au Sajou brun, et Desmarest, qui l'adopte, mais avec doute, pense que le Sajou gris de Buffon forme une espèce particulière à laquelle il donne le nom de Cebus griseus.
Sajou nègre, Buff., Suppl. 7; Cebus nitjer, Geoffr.
Sl.-n. Pelage brun; face, mains et queue noires; front el Joues blancs. C'est, suivant Humboldt, une simple variété du Sajou brun.
Sajou maigre. Cebus gracilis, Spix, loc. cit., pl. 5. Pelage brun-fauve en dessus, blanchâtre en dessous; vertex et occiput bruns; formes très-grêles. Cette espèce, très-douteuse, habiterait les forêts voisines de la rivière des Amazones.
Sajou a grosse tète. Cebus Monaclius, Fr. Cuvier, Mam. lith. Front large et arrondi, pommettes saillantes; poitrine, ventre, joues, face antérieure des bras d'un blanc-jaunâtre orangé; face externe des bras blanche; avant bras, cuisses, jambes et queue, noirs; dos et flancs variés de noir et de brun; tête noire en dessus, et blanchâtre sur les côtés; bande noire descendant sur les côtés de la face, comme chez le Cebus apella. Celte espèce, dont la pairie est inconnue, n'a été établie qu'avec doute par Fr. Cuvier, et ne repose que sur l'examen de deux individus qui même différaient entre eux à quelques égards.
Sajoc lunule. Cebus luuatus, Kuhl. Pelage noirâtre; une tache blanche, en forme de croissant, sur chaque joue. Patrie inconnue.
Sajou a poitrine jaune. Cebus xanlliosternos , Pr. Max. deNeuw.; Kuhl. Pelage châtain; dessous du col et poitrine d'un jaune -roussàtie très- clair. Du Brésil.
Sajoc a tête facve. Cebus xanthocephalus, Spix, loc. cit., pl. 3. Région lombaire, partie supérieure de la poitrine, col, nuque el dessus de la tête, fauves; portion moyenne du tronc, fesses et cuisses brunes. Du Brésil.
Sajoc fauve. Cebus fulvus, Geoffr. St. -Hil. Pelage entièrement fauve. Du Brésil. Le Sajou blanc, Cebus albus, GeofF. St. -Hil., n'est qu'une variété albine de cette espèce, et le Sajou unicolore, Cebus unicolor, Spix {loc. cit., pl. 4), en est un double emploi.
Sajou a front elanc. Cebus albifrotis, GeofF. St. -H.; l'Oiiavapavi, Simia albifrotis, Humb. Pelage gris, plus clair sur le ventre; sommet de la tête noir; front et orbite blancs; extrémités d'un brun jaunâtre. Des environs de Maypures el d'Atures, sur les bords de l'Orénoque.
Sajoc varié. CeÔMS variegatus, Geoff. St. -H. Pelage noirâtre, pointillé de doré; ventre roussâlre; poils du dos bruns à la racine, roux au milieu, noirs à la pointe. De la Guiane.
Sajoc Saï, Buff., t. xv; Cebus capucinus, ErxI.; Simia capucina, h. Pelage variant du gris-brun au gris-olivâtre; vertex el extrémités noirs; front, joues et épaules d'un blanc grisâtre. De la Guiane. Cette espèce, qu'il ne faut pas confondre avec le Saï de Fr. Cuvier (qui parait être le Cebtis apella), est celle que les voyageurs ont le plus souvent désignée sous le nom de Singe pleureur.
Sajou a gorge blanche, Buff., l. xv; Cebus hypoleu- CHS, Geoff. St.-H.; le Cariblanco, Simia hypoleuca , Humb. Pelage noir ; front, côtés de la tète, gorge el épaules blancs. De la Guiane.
Sajou acx pieds dorés. Cebus chrysopus, Fr. Guy.. Main. lilh. Son pelage est formé de plusieurs couleurs
dunt la disposition le rapproclie de la plupart de ses congénères, mais dont la nuance le distingue parfaitement. La partie antérieure du dessus et des côtés de la tête, depuis les oreilles cl le devant de la lêle et du cou, est d'un blanc légèrement jaunâtre. Les pieds, les jambes, les régions antérieure et interne des cuisses, les mains, les bras et une portion des avant-liras, sont d'un roux vif. Le reste des membres, le dessons de la queue, les flancs, les épaules, la partie antérieure du dos et le dessus du col sont d'un brun clair légèrement cendré, qui se prolonge sur la partie postérieure de la tète, en prenant une teinte un peu i)lus foncée. La partie postérieure du dos et toute la région lombaire sont rousses. Enfin, le ventre est d'un fauve roussàtre, qui se confond par nuances insensibles, en avant, avec le blanc du dessous du cou, en arrière, avec le rou.\ de la partie interne des cuisses. Cette espèce, qui a de nombreu,\ rapports avec l'Ouavapavi de Humboldt (Ccbus albifions), |)araît babiler la Colombie. Le Douroucouli de Ihnnboldt, provisoirement placé dans ce genre, fait actuellement le type du genre Nyctipithèque.
SAPAN OB ASSAPAN. maji. Noms vulgaires du Polatouche sciuroptère.
SAPAN. BOT. Pour Sappan. f^. CiESAipiniE.
SAPENOS. MIN. Variété d'Améthyste, d'un bleu clair.
S\Pf.RbE.Sapenla. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi jiar Fabricius aux dépens du grand genre Cérambyx de Linné, et adopté par tous les entomologistes avec ces caractères : corps allongé; tète verticale, courte, pas plus large que le corselet; yeux fortement échancrés au côté interne; antennes sétacées, insérées sur le devant de la tète dans une échancrure des yeux, un peu au-dessus de la face antérieure de la tète, distantes entre elles à leur base, composées de onze ou de douze articles; labre petit, aplati, coriace, arrondi antérieurement, un peu écbancré dans son milieu ; mandibules cornets, aplaties, trancbantes au côté interne, sans dentelures, terminées par une pointe un peu arquée; mâchoires cornées, ayant deux lobes courts, coriaces : l'extérieur à peine plus grand, arrondi, l'intérieur presque triangulaire; palpes filiformes, leur dernier article ovalaire, assez pointu; les maxillaires un peu plus grandes que les labiales, de quatre articles; les labiales de trois; lèvre inférieure rétrécie dans son milieu, échancrée à 'son extrémité; corselet niutique, aussi large que long, cylindrique; écusson petit, presque triangulaire; élytres allongées, rebordées, presque de même largeur dans toute leur étendue, recouvrant les ailes et l'abdomen; pattes de longueur moyenne, assez fortes; cuisses point en massue; tarses courts, assez larges, leur dernier article le plus long de tous, muni de deux forts crochets. Ce genre se dislingue des Lamies, avec lesquelles il a les plus grands rapports, par son corselet qui est toujours mutique, tandis qu'il est rugueux ou épineux chez celles-ci. Les larves des Saperdes vivent dans le bois et y subissent leurs métamorphoses. A l'étal parfait, on les trouve sur les Heurs ou conlre le tronc des arbres.
Saperde verbatre. Sopeida viiescens, Fabr., L.;
Oliv., Entom., C8, t. ii, fig. II. Elle a le corps grisverdàtre, avec une foule de petits points noirs; antennes moins longues que le corps. Taille, six lignes. Celle espèce se trouve dans loule l'Europe, aux lieux plantés de Peupliers.
SAPIIAN. MAU. A-. Damai?.
SAPHAN. Saplianus. iKS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, institué par Audinet-Serville, aux dépens du genre Calliilium de Fabricius. Caractères : antennes glabres, sétacées, composées de onze articles cylindriques; mandibules très-courles; palpes maxillaires beaucoup plus longues que les labiales, avec l'article terminal triangulaire, dilaté, lron(|ué au bout; corselet airondi latéralement, court, déprimé en dessus, ayant de chaque côlé une épine fine et distincte; écusson trèspelit, presque triangulaire, arrondi au boni; élytres allongées, presque linéaires, arrondies et mutiques à leur extrémilé; pattes fortes, assez courtes; cuisses en massue, un peu allongées; tarses assez élargis.
Sapiian EPINEUX. Saphanus spinosus, Audin.; Callidiiim spiiiostim, Fab. Il est entièrement noir. On le Irouve en Saxe.
SAPHÉNIE. Saphenia. acai,. Dans sa distribution des liadiaires, le professeur Ecbschollz a créé ce genre de la division des Discophores cryplocarpes, famille des Geryonides, pour une Médusaire qui lui a offert un long pédoncule simple à l'extrémilé de l'ombrelle ; un estomac; point d'ovaires visibles, non plus que de corpuscules colorés dans les écbancrures du bord de l'ombrelle. Les caractères de ce genre nouveau ne sont encore que lrès-imi)arfaitemenl tracés. Jl doit prendre place près du genre Linuche.
SAPlllR ET SAPHIR ÉMERAUDE. ois. Espèces d'Oiseau.x-Mouches. ^. Colibri.
SAPIIIR. Saphirus. s hyalin. F. Corindon.