SAPHIR DU BRÉSIL
Une. y. ce mot.
SAPHIR D'EAU, min.
Dichroïte. y. ce mol.
SAPIIIRIN. MIN. Ce n( Cordiérile de Bohème,
s. Variété bleue du Corindon
s. Variété bleue de Toiirma-
desi
vulgaires de la
m a été donné d'une part ù la et de l'autre à la substance bleue, qui a été regardée comme nne variété d'HaUyne, et que l'on trouve en grains disséminés dans les laves de Laach, sur les bords du Rhin. On a appelé quelquefois cette dernière Sapbir dd Vésuve.
SAPHIRINE. MIN. Ce nom a été donné à une variété de Calcédoine d'un bleu pur, et à un minéral du Groenland, découvert par Giesecke, et analysé par Stromeyer. La Saphirine du Groenland est d'un bleu de Saphir tirant sur le verdàtre; sa texture eslgrano-lamellaire; elle est transparente, assez dure pour rayer le verre, infusible, et pesant spécifiquement 3,4. Elle est composée d'Alumine, 65; Silice, 14; Magnésie, 17; proloxyde de Fer, 5,9; Chaux, 0,3; oxyde de Manganèse, 0,5. Elle se trouve en petites masses disséminées dans un Micaschiste à Fiskenaes, au Groenland.
SAPIER. Sapium. bot. Vulgairement Glulier. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi par Jacquin, et adopté par De Jussieu père et fils avec les caractères
suivants : fleurs monoïques. Les mâles onl un calice bifide; deux étaniines à filels saillants, réunis par leur base, à anthères dressées et exlrorses. Les fleurs femelles ont le calice Iridenlé; un ovaire triloculaire, chaque loge uniovulée; un style court, surmonté de trois stigmates. Le fruit est globuleux, capsulaire, à trois loges et renfermant des graines globuleuses. Ce genre, auquel Meyer et Willdenow ont réuni quelques Hippomaiie de Linné, comprend dix espèces dont six américaines, les autres de l'Inde orientale et des îles de France et de Mascareigne. Ce sont des arbres lactescents, ù feuilles alternes, munies de stipules et quel- <|uefois de deux glandes, entières ou légèrement dentées en scie, glabres et ordinairement luisantes. Les fleurs mâles sont disposées en épis terminaux, ramassés en glomérules entourés d'une bractée. Les fleurs femelles sont placées plus bas dans le même épi, ou rarement éloignées, solitaires, axillaiiesou terminales, accompagnées chacune d'une bradée qui, ordinairement, offre deux glandes à la base.
Les diverses espèces du genre Sapiuin participent, selon Jacquin (P. Amer., 2-59), aux propriétés acres de la famille des Euphorbiacécs. Le Sapiuin aucnpanuiii , arbre américain, a un suc glutincux et abondant, qui découle de toutes les parties de l'arbre et qui est très-vénéneux.
S.\PIN. Abies. bot. Dans ses Institutions de Botanique, Tournefort avait distingué comme genres différents les Pins, les Sapins et les Mélèzes. Linné, dans son Gênera, adopte le genre Pin de Tournefort, mais il réunit, sous le seul nom à'/lhies, les Sapins et les Mélèzes; dans son Spccies, au contraire, il ne fait plus qu'un seul genre des trois de Tournefort. Jussieu suit la première des opinions de Linné, en admettant les genres Pinus et Abies. Mais Grertner revient à la dernière des opinions de l'illustre botaniste suédois, en ne formant qu'un seul genre. Telle est aussi l'opinion de Lambert, dans son excellente Monographie du genre Pinus. 11 faut, en effet, convenir que, si l'on n'a égard, comme cela doit être généralement, qu'aux organes de la fructification, il n'existe pas de différence essentielle entre les deux genres Pin et Sapin, l'organisation des fleurs, des fruits et des graines étant presque absolument la même dans les arbres de ces deux groupes. Mais leur port et quelques caractères d'im ordre secondaire, offrent assez de différences pour qu'on puisse les distinguer comme deux genres, en convenant toutefois que ces deux genres sont artificiels. Les feuilles, dans toutes les espèces de Sapin, sont solitaires, éparses, et un peu courtes; dans les Pins, ellessont constamment géminées, ou même fasciculées en plus grand nombre et réunies dans une gaine propre. Dans les premiers, les fleurs mâles forment des chatons isolés et solitaires; ces chatons sont toujours réunis et groupés dans les seconds. Les écailles des cônes, dans les Pins, sont renflées et épaissies à leur sommet; celles des Sapins n'offrent pas ce caractère. Lnfin, dans les Pins, il faut au moins deux ou même trois ans pour que les fruits parviennent à leur maturité parfaite, tandis que dans les Sapins ils mûrissent dans l'espace d'une année. Dans l'Histoire des Coni-
frres, Richard a réimi au genre Abies le genre Larix de Tournefort, c'est-à-dire les Mélèzes et les Cèdres. En effet, ce genre ne diffère des Sapins (|ue par ses feuilles réunies en faisceaux. Mais cette disposition des feuilles est un caractère d'une bien faible importance, quand on réfléchit que ce que l'on a l'habitude de considérer comme un faisceau de feuilles n'esl en réalité qu'un rameau très-court , et dont les mérilhalles, et par conséquent les feuilles , sont très-rapprochés les uns des autres. Ainsi donc le genre Abies , tel qu'il a été caractérisé dans l'ouvrage déjà cité du professeur Richard, doit renfermer, outre des Sapins proprement dits, les Cèdres et les Mélèzes. Voici comment ce genre peut être caractérisé ; les fleurs sont monoïques; les mâles forment des chatons solitaires, terminaux ou axillaires. Les femelles constituent des chatons cylindriques, formés d'écaillés imbriquées, portant chacune à leur face interne deux fleurs renversées. Le fruit est un cône ovoïde ou cylindracé, composé d'écaillés imbriquées, non renflées à leur sommet qui, quelquefois, se termine par une pointe plus ou moins allongée. Les péricarpes, appliqués sur la face interne et supérieure des écailles, sont coriaces et portent une aile membraneuse sur l'un de leurs côtés. On compte un assez grand nombre d'espèces de ce genre, qui croissent en général dans les régions septentrionales de l'un et de l'autre continent. Ce sont en général de grands et beaux arbres résineux, ayant souvent une forme décroissante et pyramidale, avec des rameaux étalés horizontalement, des cônes dressés ou pendants. Leurs feuilles, généralement plus courtes que celles des Pins, sont solitaires, ou forment des sortes de houppes ou de faisceaux qui ne sont que des rameaux extrêmement courts. On peut diviser ce genre en deux sections, dont l'une, sous le nom de Larix;, comprend les espèces à feuilles fasciculées, c'est-ù-dire les Mélèzes et les Cèdres; et dont l'autre, avec la dénomination d' Abies, réunit les véritables Sapins, qui tous ont les feuilles solitaires et éparses.
Sapin coMMCTi. Abies peclinala, DC, FI. fr.; Pinus picea, L., Sp. C'est ime espèce que les anciens botanistes désignaient sous le nom spécial iV Abies, et que Linné a mal à propos nommée Pinus picea, en donnant le nom A' Abies à une autre espèce fort différente, et que l'on connaît sous la dénomination vulgaire iVEpicea. Le Sapin commun est un grand et bel arbre, dont le tronc, droit et cylindrique, s'élève souvent à une hauteur de cent vingt pieds, qu'il dépasse quelquefois. Ses feuilles sont planes, très-étroites, linéaires, obtuses et comme échancrées à leur sommet, disposées sur deux rangées opposées, ce qui donne aux jeunes rameaux l'aspect de feuilles pinnées. Les cônes sont dressés, allongés et presque cylindriques, formés d'écaillés imbriquées, terminées à leur sommet par une très-longue pointe recourbée. Cet arbre, que l'on désigne aussi sous le nom de Sapin argenté, croit naturellement dans les lieux montueux, découverts et pierreux, dans les Alpes, les Pyrénées, etc.
Sapin élevé. Abies excelsa, DC. , FI. fr. ; Pinus Abies, L. C'est cette espèce, plus commune encore (|ue la précédente, que l'on nomme Epicéa, Faux Sapin,
Pesse, Serente, clc. Elle forme un arbre non moins élevé que le précédent et semblable pour le port, mais qui en diffère essentiellement par ses feuilles courtes, à (|uatre angles, d'un vert très-foncé, éparses en tout sens autour des rameaux. Ses cônes, lonffs de cinq à huit pouces, sont cylindriques, pendants, formés d'écaillés planes, très-obtuses et sans pointe à leur sommel. On trouve cette espèce dans les mêmes localités que la précédenle. On en extrait différents produits résineux, que l'on connaît sous les noms de Térébenthine de Strasbourg, de Poix, de Galipol, etc., et qui sont entièrement analogues à ceux que l'on retire des différentes espèces de Pins, et en particulier du Pin maritime.
Ces deux espèces européennes ont en quelque sorte leurs représentants dans l'Amérique septentrionale. Au Sapin commun correspond le Sapin Baumier, Abies Balsamea, Michx., Arbr. Amer, sept., que l'on connaît sous le nom de Baumier de Giléad, parce qu'il fournit une Térébenthine que l'on connaît sous le nom de Faux Baume de Giléad, le véritable étant produit par V^tinyris Gileaclensis , de la famille des Térébinlhacées. Il a le port et les feuilles du Sapin commun. Ses fruits, également dressés, sont moins longs et moins gros. Du reste, ces deux espèces se ressemblent tellement, qu'il est facile de les confondre. Au Sapin élevé, l'Amérique septentrionale oppose son Sapin blanc, Ahies alba, Michx., qui a également les feuilles courtes, éparses en tout sens et anguleuses, mais d'un vert glauque et comme argenté, les cônes très-courts et très- petits, comparativement a ceux de l'espèce européenne. Ou le cultive dans les jardins sous le nom de Sapinelle blanche. L'Amérique septentrionale fournit encore plusieurs autres espèces, telles que \esMies niijra, riihra, Canadensis. Celle dernière espèce, que l'on cultive dans les jardins d'agrément sous le nom de Cèdre blanc, est remarquable par son port, (|ui est plutôt celui d'un Genévrier, par ses feuilles comtes et planes, et ses fruits longs à peine de six à huit lignes.
SAPINDACÉES. Sapindaceœ. bot. Famille de plantes extrêmement naturelle, établie dans le Gênera de Jussieu, et qui présente les caractères suivants : les fleurs sont polygames, disposées en grappes; leur couleur est blanche ou rose, très-rarement jaune. Le calice est composé de ([ualre ou cinq folioles libres ou plus ou moins soudées à leur base; leur préBoraison est imbriquée. Les pétales sont au nombre de quatre ou cinq, insérés sur le réceptacle, alternes avec les folioles du calice, tantôt simples, tantôt munis intérieurement d'une écaille de forme variable ; leur préfloraison est imbriquée; dans quelques genres, ils disparaissent en entier, sans que cet avortement complet entraine avec lui des modifications importantes dans les autres organes. Le disque présente des formes très -différentes, mais qui sont constantes dans les divers genres : tantôt il occupe tout le fond du calice et se prolonge entre les pétales et les étamines en un bord entier et frangé; tantôt il se trouve réduit à deux ou quatre glandes situées à la base des pétales; dans tous les cas, l'avorlement commence par la partie supérieure et est toujours accompagné de modifications constantes dans les autres parties de la Heur. Les étamines sont en nombre double ou très-ra-
rement quadruple des pétales; souvent elles sont réduites par avortement à huit, sept, six, cinq ; elles sont insérées au milieu du disque, ou, dans les genres à disque incomplet, sur le réceptacle, et entourent la base de l'ovaire; leurs filets sont fort souvent velus, leurs anthères mobiles s'ouvrent longiludinalement par la face interne ou par le côté. L'ovaire disparait en entier dans les fleurs mâles, ou se trouve réduit à l'état rudimentaire. Dans les fleurs hermaphrodites, il est divisé intérieurement en trois, rarement en quatre loges, contenant un, deux ou trois ovules. Le style est simple ou fendu plus ou moins profondément en autant de lobes qu'on compte de loges à l'ovaire. Les stigmates sont terminaux ou placés longiludinalement sur la face interne des divisions du style. Le fruit présente une organisation extrêmement variable : tanlôt il est capsulaire et s'ouvre en plusieurs valves opposées aux cloisons ou alternes avec elles; tantôt il est composé de samares indéhiscentes, accolées par leur face interne à un axe central; tantôt enfin il est plus ou moins charnu et indéhiscent. Les graines sont souvent entourées d'un arille qui prend dans certains genres un grand développement. L'embryon , dépourvu de périsperme, est rarement droit, presque toujours il est plus ou moins courbé ou même roulé plusieurs fois sur lui-même; dans ce cas, le sommet des cotylédons occupe le centre de la spire. La radicule est toujours tournée vers le hile. Les cotylédons sont quelquefois soudés en une masse charnue. La plumule est composée de deux petites folioles.
Les Sapindacées sont des arbres ou des arbrisseaux souvent grimpants et munis de vrilles, rarement des plantes herbacées. Leurs feuilles sont alternes, pétiolées, presque toujours composées, souvent pourvues de stipules. Les espèces de cette famille habitent pour la plupart les régions chaudes de l'Amérique, de l'Asie et de rAfri(iue. Quelques-unes sont originaires de la IVouvelle-Hollande et des îles de l'Océanie. Kunth a proposé de diviser les Sapindacées en trois trihus, auxquelles il a donné les noms de Paulliniaceœ , Sapindaceœ verœ et Dodoneaceœ , et son opinion a été adoptée par De Candolle. Mais ayant observé de nombreux passages entre les deux premières sections et ne trouvant aucun moyen de les caractériser d'une manière précise, Cambesède a cru devoir les réunir sous le nom deSapindées, employé déjà par De Candolle pour désigner les Sapindaceœ verœ de Kunth. La famille se trouve ainsi divisée en deux tribus caractérisées de la manière suivante : Sapindées : loges de l'ovaire uniovulées; embryon courbé sur lui-même ou droit. Dodonéacées : loges de l'ovaire contenant deux ou trois ovules; embryon roulé en spirale. La dernière de ces sections ne comprend que les genres Koelreuleria, Lamk.; Cossiijnia, Juss.; Llagiinoa, Ruiz et Pav., cl Dodonœa, L. La première, beaucoup plus nombreuse, est formée des genres Curdiospennuin, L.; Urcillea, Kunth; Serjania, Plum.; Toulicia , Aubl.; PauUinia, Schum.; Schmidelia, L.; Proslea, Camh.; Sapindus, L.; Nephelium, L. (auquel il faut réunir le Pomelia de Forster); Aloulinsia, Camb.; Ctipauia, IMum. (auquel on doit rajiportcr les génies Trigonis, Jacq.;
Molinoca, JiiS3.; Guioa , Cav.; Stailmannia , Lamk.; Blirjhia, Kœnig ; Tina, Rœm. et Schult. ; Ratonia, DC; Dimereza, Labill.); Talisia, Aubl.; Thoninia, Poil.; r/xpelate, P. Biowne; Melicocca, L., dont le Scli/eicliera «le W'illdenow ne saurait être distingué. Le ilogonia d'Auguste Sainl-Hilaire doit être placé à la suite de la famille, comme genre anomal. Enfin les genres Eiioiirea, Mataxha d'Aublet et Alectixon de Gœrlner demandent à élre examinés de nouveau avant qu'on puisse fixer leur place d'une manière définitive dans l'une des deux seclions.
Les Sapindacées oui des rapports avec les Vinifères par les genres PauUinia, Serjania, etc., qui ont, comme les plantes de cette famille, des rameaux pourvus de vrilles et des feuilles munies de stipules, par les parties de leur fleur en nombre déterminé, et par leurs ovules souvent dressés au fond des loges de l'ovaire. Elles se rapprochent aussi par une certaine analogie (le port des Méliacées et des Térébinlhacées. Mais le groupe de végétaux avec lequel elles ont l'affinité la l)lus intime, est celui des Acérinées, dont elles ne se distinguent guère que par leurs feuilles alternes et presque toujours composées, et parleurs pétales munis le plus souvent d'un appendice sur la face interne, organe qui paraît n'exister dans aucune Acérinée.
SATlNDÉliS. Sapindeœ. bot. Nom sous lequel on comprend les tribus des Paulliiiiaceœ et des Sapiiidaceœ veiœ de Kunlh, et qui avait été déjà employé par De Candolle pour désigner la seconde, f^. Sapiiv-
UACÉES.
SAPINDUS. BOT. F. SWONIER.
SAPINETTE. ciRRn. L'un des synonymes vulgaires d'Analife. f^. ce mot.
SAPhN'ETTE. bot. On appelle ainsi divers Sapins du Canada, r. Sapin.
SAPONACÉES, bot. (Venlenat.) Synonyme de Sapindacées. y. ce mot.
SAPONAIRE. Saponaria. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, tribu des Silénées, et de la Décandrie Digyuie, L., offrant les caractères suivants : calice lubuleux, allongé, nu à sa base, persistant, divisé à son orifice en cinci dents; corolle à cin(| pétales munis d'onglets étroits, de la longueur du calice, à limbe plan, très-élargi au sommet; dix élamines dont les filets sont subtiles, de la longueur de la corolle, les anthères oblongnes; ovaire oblong, arrondi, surmonté de deux styles de la longueur desétamines; capsule allongée, recouverte par le calice, à une seule loge, contenant des graines nombreuses, fort petites, attachées à un placenta central. Ce genre a de grandes affinités avec le Dianthus, le Gypsophila et le Silène. Il se distingue du Dianthus en ce (lue son calice est nu à sa base; du Gxpsnphila par son calice à divisions peu profondes, non membraneuses sur les bords, et par ses pétales onguiculés; et du Silène par le nombre des styles qui est de deux au lieu de trois. Malgré ces caractères, quciquesauleurs ont placé plusieurs espèces de Saponaires dans les genres qui viennent d'être cités. Le genre Hagenia de Mœnch, fondé sur \o Saponaria ponigens, L., doit rester réuni au Saponaria. Il en est de même du Faccaria.du même auteur, fondé sur
I le Saponaria f^accaria, L., et du Boolia de Necker, I <|ui a pour type le Saponaria ofjicinalis. Dix -sept j espèces de Saponaires ont été énumérées par Seringe I dans le premier volume du Proilrotnus de De Candolle. I 11 lésa distribuées en quatre sections sous les noms de ^accaria, Boolia, Proieinia et Bolanthus. La plupart de ces plantes croissent dans les localités pierreuses de l'Europe méridionale et de l'Orient. Ce sont des espèces en général herbacées, à tiges toulTiies, i\ fleurs nombreuses, roses, blanches ou jaunes, tantôt j solitaires, tantôt agrégées.
Sapomaihe OFPiciwAiE. Saponaria officinalis, L., I Lamarck, lllustr., tab. 576, fig. 1. Sa tige s'élève à plus ' d'un pied et demi; elle est cylindrique, glabre, articu- ' lée, un peu branchue, garnie de feuilles ovales-lancéolées, très-lisses, à trois nervures, et d'un vert foncé. Les fleurs sont blanches ou quelquefois roses vers le sommet, d'une odeur assez agréable, disposées en bouquet au sommet de la tige. Celte plante est commune sur le bord des champs et dans les vignes de toute l'Europe. Le nom de Saponaire (Saponaria) a été donné par les anciens à cette plante, parce qu'elle leur servait en guise de savon, pour déterger les graisses des étoffes <iu'ils préparaient à la teinture. SAPONELLE. ÉCHiN. ( Luid. ) Espèce d'Êchinife. SAPONIÈRE. BOT. Pour Saponaire. V. ce mot. SAPOKINE. BOT. Alcaloïde obtenu par Pfaff, du traitement chimique des feuilles et des racines de la Saponaire. Ses caractères et ses propriétés ne sont point encore parfaitement connus.
SAPONOLITE. um. Vulgairement Savon de mon- ' lagne. /''. Stéatite.
I SAPOTA. BOT. Plumier, latinisant ainsi le nom de Sapote, en fit le type d'un genre qui répond à VAciiras de Linné, f^. Sapotilher.
SAPOTE. EOT. Synonyme de Sapotillicr.
SAPOTÉES. Sapoteœ. eot. Famille naturelle de plantes dicotylédones monopélales, à étamines hypogynes, (|ui a pour type le genre Sapolillier (Jcliras, L.), et qui se compose de végétaux tous exotiques. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux croissant pour la plupart sous les tropiques, et ayant leur tronc et les rameaux pleins d'un suc lactescent. Ils portent des feuilles alternes, sans stipules, coriaces, très-entières, et dont les nervures latérales sont généralement parallèles et très-rapprochées. Les Heurs sont en général axillaires et hermaphrodites, ayant un calice monosépale, persistant, divisé en lobes plus ou moins nombreux; une corolle monopétale, hypogyne, régulière, caduque, dont le limbe est découpé en lanières en nombre égal, double ou triple des lobes du calice. Les étamines, dont le nombre est variable, sont attachées sur la corolle et libres; les unes sont fertiles, en même nombre, et le dépassant rarement, que les divisions de la corolle aux<iuelles elles sont opposées ; les autres sont stériles et sous la forme de filaments subulés; elles manquent dans quelques cas. L'ovaire est libre, à plusieurs loges, contenant chacune un seul ovule dressé. Le style se termine par un stigmate simple ou légèrement lobé. Le fruit est charnu, contenant une ou plusieurs graines ou loges, dont le tégument est dur, osseux, très-brillant
à sa surface, excepté dans un point plus nu moins élendu, qui paraît être le liile de la graine, et qui est plus ou moins inégal et rugueux. Ces graines contiennent, dans un endosperme charnu, qui manque dans quel(|ues genres, un embryon dressé et Irès-grand.
Les genres qui composent cette famille sont les suivants : SUleroxxlum, L.; Sersalisia, R. Brown ; Bumelia, Swartz; Bassia, L.; Mhinisops, L., qui comprend VImbn'caria de Commerson ; Cliiysoplixlliivi, L.; Lucuma , Juss.; Achras , L.; Omphalocarpon , Beauvois; Nyolerisition, Ruiz et Pavon; Calvaria, Gsertn. fîls ; Bostellaria, id.; Fitellaiia, id. A la suite de cette famille, Jussieu rapporte avec doute les genres Rapanea d'Aublet, Othe.ia de Tliunberg, Cyrta de Loureiro et Xystn's de Sclireber, dont l'organisation est encore trop mal connue pour que leur place soit bien certainement déterminée dans la série des ordres naturels.
La famille des Sapotées a de (rès-grands rapports d'une part avec celle des Ébénacées, et d'autre part avec les Ardisiacées, dont les genres qui ont servi de type à celte dernière famille, faisaient partie dans le Gênera Plantarum de Jussieu. Mais dans les Ébénacées, le calice et la corolle ont leurs divisions toujours disposées sur un seul rang; les fleurs souvent unisexuées; les élamines en nombre double, triple ou quadruple des divisions delà corolle, ou, lorsqu'elles sont en même nombre, elles alternent avec elles, et ne leur sont point opposées comme dans les Sapotées ; leur style est généralement divisé; les ovules sont pendants et non dressés, etc. Quant aux Ardisiacées, elles ont le même port que les Sapotées, mais leurs étamines sont constamment en même nombre que les divisions de la corolle, sans filaments stériles, et surtout leur ovaire renferme un nombre très-considérable d'ovules. SAPOTlIi U. toT. Pour Sapolillier. A', ce mot. SAPOTILLE. BOT. Fruit du Sapotillier. A', ce mot. SAPOTILLIER. Jchras. Genre principal de la famille des Sapotées ; il est ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cinq segments droits, ovales, concaves, inégaux, les extérieurs plus larges et plus courts; corolle campanulée, de la longueur du calice, ayant son limbe à cinq segments plans et presque ovales ; six écailles échancrées placées à l'entrée de la corolle et égales à ses divisions; six étamines dont les filets sont courts, alternes avec les segments de la corolle, terminés par des anthères aigués; ovaire arrondi, un peu comprimé, surmonté d'un style subulé, plus long que la corolle, terminé par un stigmate obtus; fruit charnu, globuleux, à douze loges contenant chacune une graine ovale, dure, luisante, comprimée, marquée dans toute sa longueur d'un hile large et latéral. V Achras inatnmosa, L., qui a toutes les parties de sa fleur en nombre quinaire, a été érigé par Jussieu et Gœrtner fils en un genre distinct, sous le nom de Lucuma. F. ce mot. Quelques espèces d'y:/c/i/a« de Linné et d'autres auteurs ont été réunies au genre Bumelia. Réduit aux espèces dont les fleurs ont six élamines et un nombre égal ou proportionnel dans les autres parties, le genre Sapotillier ne se compose ([ue d'un très-petit nombre d'espèces. S.\POTiLLiER coaMDK. Aclirus Sapota, L.; Lamk.,
lllustr., t. 235; Browne, Jainaic, tab. 19, f. 3. C'est un arbre élégant, qui varie singulièrement de hauteur, depuis six jusqu'à cinquante pieds. Il découle de son écorce un suc blanc très- visqueux. Ses rameaux se réunissent en cime; ils sont garnis de feuilles alternes, éparses,pétiolées, ovales, lancéolées, épaisses, coriaces, entières, aiguës à leurs deux extrémités, glabres sur leurs deux faces, presque luisantes, à nervures peu apparentes. Les fleurs sont blanchâtres, inodores, solitaires, pédonculées, situées entre les feuilles aux extrémités des rameaux. Les fruits sont assez estimés en raison de leur saveur douce et agréable quoiqu'un peu fade; ils sont d'autant meilleurs que leur maturité est plus avancée. Cet arbre croit dans les forêts de l'Amérique méridionale et des Antilles.
SAPOTILLIERS. bot. r. Sapotées.
SAPPADILLE. bot. Synonyme vulgaire il'Anona muricatn, L. 1^. Awoîve.
SAPPAN. BOT. /-'. CiESAlPmiE.
SAPPANIA. BOT. L'une des sections du genre Cœsalpiniii. F. ce mot.
SAPPARE. Miïf. Nom donné par De Saussure à la Pierre nommée aussi Cyanite et Dislhène. F. ce dernier mot.
SAPPARITE. MIN. Schlotheim a donné ce nom à un minéral de l'Inde, dont la nature n'est pas bien con- , nue, et qui s'est trouvé engagé dans une driise de Spinelle octaèdre. II est d'un bleu assez intense et d'un éclat argentin. Ses cristaux dérivent d'un prisme quai drangulairedonlla coupe transversaleest un rectangle. Il est transparent, d'une faible dureté ; sa poussière est d'un gris blanchâtre clair. Il parait avoir quelque analogie avec le Dislhène, que De Saussure avait nommé Sappare.
SAPRIN. Saprinus. ins. Coléoptères pentamères; genre delà famille des Clavicornes, créé aux dépens du grand genre Histerài Linné, par le docteur Érichson, dans sa nouvelle monographie des llistéroïdes. Caractères : mandibules exsertes; deuxième article des antennes le plus grand de tous, les cin(i suivants petits et égaux, le bouton un peu globuliforine, les fossettes qui les logent s'étendant de chaque coté du corselet; prosternum comprimé; jambes postérieures comprimées, garnies de deux rangées d'épines; avant-dernier segment de l'abdomen étroit, dorsal et déclive; le dernier grand et perpendiculaire; corps court et épais. Ce genre se compose d'une soixantaine d'espèces, fournies par tous les climats et parmi lesquelles on remarque les Hisler conjungattis, desertiis, personalns, chalcitis, œmulus, antiqualus, granarhis, diinidiatus, melallicus, d'illiger; une vingtaine environ sont nouvelles.
SAPROLEGNIA. bot. Le genre ainsi nommé par Nées et Wiegmann, paraît être le même que celui que liory de Sl-Vincent a antérieurement nommé Tirezius. y. ARTflRODiÉES, tribu dcs Zoocarpées.
SAPROMA. BOT. (Mousses.) Mougeot et Neslleiavaient nommé ainsi une plante découverte dans les Vosges, et que Scliwœgrichen a décrite sous le nom de Bruchia Fotjesiaca; Bridel a conservé le nom inédit des deux savants botanistes français. Ce genre est voi-
sin ilii yoitia;U capsule ne s'ouvre pas naturellement, l'opercule rudimenlaire est soudé complètement et les séminnies ne sortent que par la destruction de la capsule; le caractèrequldistingue essentiellement ce genre est sa coiffe campanulée, entière à sa base. Celle plante croit sur les bouses de Vache, dans les parties élevées des Vosges.
S.4PR0MYZE. Sapromxza. iNS. Genre de Diptères de la tribu des Muscides, institué par Fallen et dont les principaux caractères résident dans une tête pres- (|uc hémisphérique, dans un épistome non saillant; dans des antennes assez courtes, ayant leur troisième article oblong et comprimé, avec le style pubescent.
Sapromvze obsolète. Sapromxza ohsolela, Fall. Son corps est jaune, avec l'extrémité des antennes noire. Les ailes sont jaunâtres. Taille, deux lignes. Europe.
SAPROSMA. BOT. Genre de la famille des Rubiacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par Bliime {Bijdr. Flor. ned. Intl., p. 957), qui l'a ainsi caractérisé : calice petit, persistant, à quatre dents; corolle (|uadrifide, hérissée à l'entrée du tube; quatre élamines insérées sur la gorge de la corolle, à filets courts; un seul style traversant le disque, surmonté d'un stigmate bitide; baie monosperme, couronnée par le calice persistant; embryon droit dans un albumen charnu. Ce genre est très -voisin du Frœlichia; il se compose de deux espèces (Saprosma arboreum et Sapiosma fnilicosiini), arbres ou arbustes indigènes de Java, à feuilles oblongues ou lancéolées, acuminées, glabres, à Heurs rassemblées en touffes terminales ou axillaires.
SAPYGE..So;j7j/a. INS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Sapygites, établi par Latreille avec ces caractères : corps étroit, allongé; léle un peu plus large que le corselet, arrondie postérieurement; yeux fortement échancrés au côté interne; trois ocelles disposés en triangle sur la partie antérieure du vertex. Antennes longues, brisées, insérées vers le milieu du front sur une ligne élevée en saillie, un peu renflée en massue vers l'extrémité, dans les deux sexes; composées de douze articles dans les femelles, de treize dans les mâles. Labre peu apparent; mandibules fortes, ayant plusieurs dentelures au côté interne. Palpes courtes : les maxillaires de six articles, les labiales de quatre. Lèvre à trois divisions étroites, allongées; les latérales plus petites, pointues; celle du milieu échancrée. Corselet presque cylindrique, coupé droit en devant, obtus postérieurement. Ailes supérieures ayant une cellule radiale longue, allant en se rétrécissant après la troisième, cubitale jusqu'à son extrémité qui finit en pointe; (lualre cellules cubitales presque égales entre elles; la deuxième, et la troisième ([ui se rétrécit vers la radiale, recevant chacune une nervure récurrente; la quatrième atteignant le bout de l'aile. Abdomen allongé, ellipsoïde, composé de cinq segments outre l'anus, dans les femelles; en ayant un de plus dans les mâles. Pattes de longueur moyenne; jambes antérieures munies, vers leur extrémité, d'une seule épine dont le bout est ecliancré, les quatre autres en ayant deux; tarses longs. Ce genre ne se com|JOse jusqu'à présent que d'un petit nombre d'espèces propres à l'Eu-
rope ; on les trouve dans les lieux arides. Les femelles creusent des trous dans le mortier des murs ou dans le bois pour y déposer leurs œufs; elles les approvisionnent avec des insectes qu'elles ont tués et que les larves doivent dévorer.
Ce genre a été divisé en deux coupes, ainsi qu'il suit:
■f Antennes ries mâles ayant leur massue oblongue, formée insensiblement; leur avant- dernier article le plus gros de tous, recevant en grande partie le dernier qui est globuleux et court.
Sapyge a six points. Sapxga sexpuiictata, Latr., Dict. d'Hist. nat., deuxième édition , figurée dans sou Gênera Crustaceor. et Inseclonim, t. i. lab. 15, fig. 9; Helltis sexpunctatus, Fabr. Le mâle a été décrit par Fabricius sous le nom à'HeUus quailn'guttaliis. Europe.
tt Antennes des mâles fort longues, ayant leur massue formée assez brusquement; leur dernier article entièrement libre, le plus gros de tous.
Sapyge prisme. Sapxga prisma, Latr., Gcti. Ciiist. et. Ins., t. IV, p. 108, n» 1; Helltis piismus, Fabr.; Masaris crabronifonnis, Panzer. Le mâle a été décrit par Panzer sous le nom de Sapx'ja pimclala. Europe.
SAPYGITES. Sapxgi.'es. ms. Tribu de I'(udre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, établie par Latreille (Fam. nat., etc.), et renfermant des insectes qui ont les pieds grêles dans les deux sexes, peu ou point épineux, ni fortement ciliés. Les antennes sont aussi longues que la tc(e et le corselet; le corps est simplement pubescent. Latreille partage ainsi cette tribu :
•}■ Antennes filiformes ou presque sélacées.
Genres : Scotaese, Tiiynise, Polochre.
tt Antennes grossissant vers le bout, ou presque en massue.
Genre .- Sapyge.
SAU. BOT. Même chose que Goémon. ^. ce mot.
SARACA. BOT. Synonyme de Saraque. K. ce mot.
SARACÉNAIRE. Saracenaria. moli. Genre proposé par Defrance, pour une petite coquille d'Italie, qui a les plus grands rapports avec le genre Textulaire.
SARACHA. BOT. Ruizet Pavon ont établi sous ce nom un genre qui appartient à la famille des Solanées, et à la Pentandrie Monogynie, L. Ils l'ont ainsi caractérisé : calice campanule, à cinq angles, et à cinq divisions étalées, ovales, aigués et persistantes; coioUe dont le tube est campanule, le limbe étalé en roue, divisé en cinq segments égaux et ovales; cinq étamines dont les filets sont insérés à la base de la corolle, élargis à leur partie inférieure, plus courts que la corolle, terminés par des anthères droites, ovales, à deux loges; ovaire arrondi, surmontéd'un style filiforme, presque aussi long que la corolle, terminé par un stigmale capité; baie globuleuse, enveloppée jusque vers son milieu par le calice persistant, à une seule loge, contenant plusieurs graines comprimées, réniformes, renfermées dans autant de cellules épaisses et distinctes, qui font partie d'un réceptacle charnu et globuleux. Ce genre est voisin des Phfsalis, des Nicandra et des ^Iropa. Ouelques auteurs l'ont même réuni à ce dernier genre, et il n'en diffère, en effet, que par de légers caractères
(t.iris la corolle cl le friiil. Comme le nom de Saracha se prononce de même que celui de Saraca imposé par Linné à un aulre genre, Rœmer elSchuIles l'ont changé en celui de Bellinia.
Sept ou liuit espèces de Saracha ont été décrites par les auteurs. Ce sont des plantes herbacées ou un peu ligneuses, à liges droites ou couchées, rameuses, garnies de feuilles alleines, ovales, oblongues, entières ou dentées, à Heurs d'un hianc jaunâtre, ordinairement disposées en ombelles. Elles croissent toutes au Pérou.
SARAGUS. POIS. Nom vulgaire d'une espèce du genre Scare, que Raffinesque propose d'en distraire pour former le type d'un genre nouveau qui recevrait le nom de Lepodus. y. ce mot.
SARAIGNET. bot. Variété du Froment cultivé.
SARAPE. Sarapus. ms. Fischer donne ce nom au genre de Coléoptères auquel Duflschmid a donné celui de Sphérite. f^. ce mot.
SARAQUE. Saraca. bot. Genre de la Diadelphie Hexandrie, établi par Linné (Mantiss. Plant. 98), et ainsi caractérisé : calice nul; corolle infundibuliforme, dont le limbe est divisé en quatre segments ovales, étalés, le supérieur plus écarté; six élamines à filets sélacés, insérées à l'oritice de la corolle, réunies à leur base trois par (rois et formant ainsi deux faisceaux opposés; ovaire supère, comprimé, oblong, pédicule, de la longueur des élamines, surmonté d'un style subulé, incliné, aussi long que l'ovaire, et terminé par un stigmate obtus.
Saraqbe de l'Inde. Saraca Jndica, L.; Saraca arborescens, Burm., Flor. Intl., tab. 23, f. 2. C'est un arbre à feuilles alternes, imparipinnécs, à fleurs disposées en panicules composées d'épis alternes, et munies de bractées opposées. II croît dans les Indes orientales, et particulièrement à Java.
SARAQUIER. bot. (Poiret.) r. Sabaqce.
SARCANTUE. Sarcaiithiis. dot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, établi par Lindiey (Collecl. botaii., tab. ô9, B) qui i'a ainsi caractérisé : sépales du périanthe étalés, presipie égaux; labelle presque entier, difforme, articulé avec le gynostème, muni intérieurement d'un éperon; gynostème dressé, demi-cylindrique, inappendiculé; stigmate creux et carré, avec un rostelle dont la longueur varie; anthère biloculairc; deux masses polliniques céréacées, sillonnées ou lobées à la face postérieure, portées sur un caudicule variable dans sa forme et sa longueur. Ce genre fait partie de la tribu des Vandées de Lindley,et se rapproche assez du genre /^aïu/fi pour que deux de ses principales espèces (Sarcanihus teretifolius et S. rostratus) aient été décrites sous le nom générique de f^antla. Cependant le Sarcanihus diffère du f^ancla par la forme et la structure du labelle qui n'est jamais en sac, mais qui est constamment muni d'un éperon et d'un ou plusieurs appendices dans son fond; il en diffère encore par la consislaucc de son périanthe et par le port des espèces. Les plantes que Lindiey place dans ce genre sont: i" Sarcanihus loslratus, Lindl., loc. cit., et Botan. regist.,tab. 981; yanda rostrata, Loddiges, Bot. cab., tab. 1008; fanda recurva, Hook., Exot. FI., lab. 187; 2° Sarcanihus panicula-
Ihus, Lindl.; Aerldespanicnlata, Bot. reglsl., tab. 220; 5° Sarcanihus terelifoUus,\ÀnA\.\ f^anda lerelifolia. Bot. regist., lab. 076; 4" Sarcanihus succisus, Lindl., Bot. regisl., tab. 1014. Ces Orchidées sont des plantes herbacées, caulescentes, vivant sur les troncs des arbres, ayant des racines lorlueuses, des feuilles distiques, planes ou cylindriques; des grappes de Heurs opposées aux feuilles , ornées de couleurs disposées en raies ou bandelelles. Ces plantes croissent dans les Indes orientales et dans la Chine.
.SARCANTHÈME. Sarcanlhemum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Astérées, établi par H. Cassini (Bulletin de la Société Philom., mai 1818, p. 74) qui l'a ainsi caractérisé : involucre hémisphérique, composé de f.olioles imbri(|uées, appliquées, ovales-oblongues, coriaces, munies d'une bordure membraneuse. Réceptacle plan, garni dans son milieu de petites lames, et sur ses bords de paillettes plus courtes que les fleurs. Calalhide presque globuleuse, composée au centre de fleurs nombreuses, régulières et mâles, et à la circonférence de deux rangs de fleurs dont les corolles sont tubuleuses-ligulées, très-épaisses, comme charnues dans leur partie inférieure, ainsi que les corolles du cenire. Ovaires des fleurs de la circonférence comprimés, obovoïdes, glabres, striés, pourvus d'un bourrelet hasilaire, offrant un rudiment d'aigrette à peine perceptible, en forme de rebord. Ovaires des Heurs centrales réduits au seul bourrelet basilaire, portant une longue aigrette irrégulière, composée de paillettes soudées par le bas et Hexueuses.
Sarcanthèîie Coronope. Sarcanlhemum Coronopu.i, Cass.; Conyza Coronopus, Lamk. C'est un arbuste glabre, rameux, garni de feuilles alternes, pétiolées, étroites, oblongues, lancéolées, un peu glauques et grisâtres, à trois nervures et dentées. Les calathidcs sont jaunes et disposées en corymhes terminaux. Cette plante a été récoltée par Commerson dans l'ile de Rodrigue.
SARCELLE. OIS. Jnas qiierquedula , L. Espèce du genre Canard, type d'une sous-division dans ce genre.
SARCISULE. Sarcinula. poLYP. Genre de l'ordre des Madréporées, dans la division des Polypiers enlièrement pierreux, ayant pour caractères : Polypier pierreux, libre, formant une masse simi>le, épaisse, composée de tubes nombreux, cylindriques, parallèles, verticaux, réunis en faisceau par des cloisons Intermédiaires et Iransverses; des lames rayonnantes dans l'intérieur des tubes. D'après Lamarck, à qui l'on doit l'établissement de ce genre, les Sarcinules sont des niasses pierreuses, imitant un gâteau d'abeilles, composées d'une multitude de tubes droits, parallèles, séparées les unes des aiilres, mais réunies ensemble, soit par des cloisons intermédiaires, Iransverses et nombreuses, soit par une masse non interrompue et celluleuse; les tubes sont en quelque sorte disposés comme des tuyaux d'orgue; les Polypiers paraissent n'avoir point été fixés. Lamarck pense que ce genre avoisine les Caryopbyllies, mais que le Polypier libre et le parallélisme de ses tubes l'en distinguent suffisamment. 11 a décrit deux espèces de Sarcinules : l'une, le Sarcinula perforala, provienl de l'océan Austral; l'aulre, le
s A II
Sairi'uulaOrganiim, estvivanle dans la mer Ronge et fossile sur les cotes «le la mer Baltiqne.
SARCIOPHORE. Sarciophonis. ois. Genre de l'ordre (les dalles, établi par Strickland , dans la famille des Charadriadées, aux dépens du genre Pluvier de Temminck, dont il ne diffère que parce i|ne les espèces qu'il y comprend (les Charadrius pileatiis, Lalh.; iiicotor, Vieill. et 6//ofiHS, LalIi.)ont sur le front une memlirane nue, dressée et étendue antérieurement. Comme de semblables accidents se retrouvent chez d'autres Oiseaux, outre ceux de l'ordre des Gralles, et que l'on n'en a point encore fait le motif de séparations génériques, que d'ailleurs aucun autre caractère n'exige, on n'a point jugé convenable de rien changer encore à la uiétliode et de renvoyer au genre Pluvier.
SARCITE. MIN. Nom donné par le docteur Thomson à un minéral des environs d'Edimbourg, qui paraît être un Ânalcime rosâtre.
S.VRCOBASE. BOT. Le professeur De Candolle appelle ainsi le fruit des Ochnacées et des Simaruubées, qui se compose de i)lusieurs carpelles d'abord réunis, devenant distincts et portés tous sur un disque charnu qui a reçu le nom de Gynohase. y. ce mot.
SARCOCALICE. Sarcocalyx. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Walpers ( Linnca, xiii, 479), avec les caractères suivants : calice campanule, A cinq divisions recourbées, ondulées, dont les deux supérieures échancréesau sommet; corolle papilionacée, dont l'élendard est oblong et onguiculé, les ailes longuement slipitées et obtuses, la carène conforme, à deux pieds; dix élamines monadelphes, formant une gaîue fendue supérieurement; ovaire linéaire et mul tiovulé; style filiforme et recourbé; stigmate capité La seuleespèce connuejusqu'ici est un arbuste rameux à feuilles fasciculées ou ternées, linéarisubulées, sub trigones, charnues, mucronulées ; les Heurs sont ter miuales et latérales, courtement pédicellées; le calice est entouré de trois bractées ovales, suborbiculées, mu cronées, concaves intérieurement. L'involucre est épais Du cap de Bonne-Espérance.
SARCOCAPNOS. bot. Genre de la famille des Fumariacées, et de la Diadelpbie Hexandrte, L., établi par De Candolle {Sysl. nalui: regel., 2, p. 120) qui lui a imposé les caractères essentiels suivants : quatre pétales libres, l'inférieur linéaire, le supérieur muni à sa base d'un éperon; étamines diadelplies; capsule indéhiscente, disperme, ovoïde, comprimée, à valves Irinervées, légèrement planes, à sutures nerviformes. Ce genre tient le milieu entre le Fiiuia/ia et le Coryilnlis; mais il s'en dislingue autant par le port que par les caractères. Il ne renferme que deux espèces, savoir : 1" Suixompnos enneaphflla, De Cand., loc. cit.; Fuvtnriaeiiiieaplij i/a,L.,Lamk.,llliistr.,lah.597,fis.4; Coiyilalis enneaph}-lta,\>i Cand.,Flor. franc., Su ppl., p. 387. Culte plante croit dans les fissures humides des rochers de presque toute la Péninsule ibérique; elle s'avance en Fiance dans le département des Pyrénées orientales. 2" Sarcocapiios ciassi/'ulia, DC, loc. cit.; Ftiinaiia crassifulia, Desf., Flor. /Itlant., 2, p. 126, tab. 173. Cette espèce croit près de Tlemsen, dans la Mauritanie. Elle y forme d'épais gazons qui couvrent
: d'une agréable verdure les rochers humides de celle j contrée. Les Sarcocapnos sont des plantes herbacées, vivaces, glabres ou velues, à racines fibreuses, à feuilles I alternes, un peu épaisses ou charnues, longuement pétiolées, entières ou triparlites, ou trilernées sur un pétiole deux fois trifide. Les Heurs sont disposées en grappes; elles sont blanches, avec une teinte iiurpuriiie au sommet, ou d'un jaune pâle.
I SARCOCARPE. bot. L'une des trois parties consli- I tuantes de tout péricarpe; c'est la partie moyenne, qui est essentiellement formée par du tissu cellulaire et des vaisseaux, et qui, dans les fruits charnus, prend un si grand accroissement. A'. Fruit et Përicari'e.
SARCOCARPES. Finigi sarcocarpi. bot. {Lycoper- (tacées.) Nom donné par Persoon à la tribu de sa méthode, qui comprend les genres Scleroliuin, Tuber, Pilubolus, Thelebolus et Spliœroholus.
SARCOCARPON. Sarcocarpus. bot. Genre de la Monœcie Polyandrie, L., établi par Bluine (Bijdr. Flor. neU. IiuL, p. 21) qui le considère comme intermédiaire entre les familles des Annonacées et des Ménispermées, et comme devant faire partie d'une nouvelle famille encore inédite et qui recevra le nom de Schizandrées. Voici les caractères génériques assignés par l'auteur : fleurs monoïques. Les mâles ont un calice à trois sépales, ac- ' compagne de trois bractées; neuf à douze pétales disposés en ordre ternaire; des étamines nombreuses, à filets très-courts, couvrant le réceptacle hémisphérique, mais . distincts, à anthères adnées au sommet et i:i la partie i externe des filets. Les femelles ont le calice et la corolle i comme dans les mâles; des ovaires nombreux, biovulés, rassemblés sur un réceptacle conique. Le fruit se compose de carpelles agglomérés, bacciformes. comprimés, à deux graines, dont l'albumen est charnu.
SARCocARPon GRiMPAMT. Saicocarpus scunileiis. C'est un arbuste à feuilles ovales -ohlongues, à pédoncules uniflores, rassemblées par paquets dans les aisselles des feuilles ou sur les côtés des branches. Il croit dans les hautes montagnes de Pile de Java.
SARCOCAULON. bot. Sous ce nom. De Candolle (Proilr. Sj'sl. f^eget., 1, p. 028) a établi une section dans le genre .Monsoniu, L., où il a placé les espèces à liges charnues. /^. Monsoivie.
SARCOCÉPHALE. Saicocep/ialiis. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Afzeliusqui lui assigne pour caractères : Ueiirs sessiles sur le réceptacle dont elles ne sont séparées que par une masse concrète et charnue, qui tient lieu de tube du calice; le limbe est supère; les corolles sont infundihuliformes et quinquéfides; les anthères sont au nombre de cinq ou six, sessiles sur l'orifice de la corolle; les ovaires sont infères, portant des styles exsertes, couronnés par des stigmates oblongo-capités et indivis. Les fruits consistent en baies uniloculaires, plongées dans la massecompacte qui constitue les tubes des calices; les semences sont petites et subréniformes.
Sarcocêphale maî^geable. Sarcocephalus esciilentiis, Lab. Cep/ia/(«oA'ca;K/ens,Tlionii. C'est un arbrisseau grimpant, à feuilles oi)posées, courtement pétiolées, ovales, presque rondes, à sommet aigu, luisantes en dessus, réticulées de veines poilues en dessous; stipules
solilaires, Iriangiilaiies, indivises, presque conerèles à leur base. Les (leiiis soiil rougeAlres , et leur réunion représente une sorte de capitule de la grosseur d'une pêche. De la Guinée.
SARCOCHILE. Sarcochilus. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandiie Digynie, L., établi par R. Brown {Proil. Flor. Nov.-HolL, p. ôôi) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe à cinq folioles égales, étalées, les deux extérieures soudées en dessous avec l'onglet du labelle; celui-ci est dépourvu d'éperon, adné au gynoslème, ayant sonlimbecalcéiforme, trilobé, le lolie intermédiaire charnu, solide; anthère terminale, mobile, caduque; pollen céréacé. Ce genre tient le milieu entre les Cymbidiers parasites à périanthe étalé et les Dendrobiers; il se rapproche davantage de ces derniers par sa struclure et par son port, mais il ne peut leur être réuni. Une seule espèce compose ce genre; elle croît au Port-Jackson, à la Nouvelle-Hollande, et elle a reçu le nom de Sarcochilus falcahis.
SARCOCHL.DNA. bot. (Sprengel.) Pour Sarcolaena. r. ce mot.
SARCOCOLLE. bot. Gomme-Résine, l'. Penée.
SARCOCOLLIER. BOT. Espèce du genre Penœa. y. Peivée.
SARCOCOLLINE. BOT. V. Penée. |
SARCOCOQUE. Sarcococca. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Monœcie Télrandrie, L., : nouvellement établi pai' Lindiey (Bot. regisl., n» et ' lab. 1012) qui l'a ainsi caractérisé : Heurs monoïques, disposées en épis axillaircs. Les mâles, situées à la parlie supérieure de l'épi, ont un calice à quatre sépales I égaux, des élamines au nombre de trois ou quatre, saillantes, insérées autour d'un rudiment de pistil. Les femelles, placées au nombre de trois à la fois à la base de l'épi, ont un calice à plusieurs sépales imbriqués, un ovaire à deux loges dispermes ou monospermes, surmonté de deux stigmates sessiles et simples. Le fruit est un drupe couronné par les stigmates persistants, uni- \ loculaire et monosperme par avortement, ayant une coque membraneuse et une graine pendante.
Sarcocoqde vr.\imYOtin. Sarcococca prnnifonnis, Lindl., loc. cit.; Pacliysandra? corincea , llooker, Exot. Flor., lab. 148; Biixiis saligna, Don, Prodr. Flor. Népal. ? C'est un arbrisseau toujours vert , à feuilles alternes, entières, dépourvues de stipules; les supérieures minces et étalées, marquées d'une nervure I médiane très-forte et de deux nervures latérales parai- \ lèles aux bords. Cette plante croit au Népaul, d'où elle ! a été envoyée par le professeur Wallicli de Calcutta, sous le nom de Tricera Nepaleiisis. Le genre Tricera, fondé par Schreber, a été considéré comme identique avec le Buxiis par Adrien De Jussieu; mais quoi qu'il en soit de la validité ou de la faiblesse de ce genre, le Sarcococca en diffère par la struclure de son fruit et de ses Heurs femelles.
SARCOCRAMBE. bot. (De Candolle.) y. Crambe. SARCOCYPHOS. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Corda, dans la familledesJungermanniacées, correspond au genre Marsupia, de Dumorlier. A'. Mar-
6VFIE.
SARCODACTYLIS. BOT. Gœrlner fils (Carpoloyia,
p. 59, lab. 183, flg. 1) a décrit et figuré sous le no;n de Sarcodactylis helicteroides le fruit d'un arbre inconnu, auquel il a assigné pour patrie la Guiane hollandaise, et pour synonyme le Macpalxochitt-Qua- /iXîY/ d'Hernandez; mais ce synonyme se rapporte au Cheirostemon, de Humboldt et Bonpland qui, bien certainement, est une toute autre plante (|ue le Sarcodactylis de Gacrtner fils. Le fruit de celui-ci est une baie charnue, rouge, oblongue, sillonnée, surmontée de prolongements cylindriques, inégaux, imitant les doigts de la main. Les graines sont peu nombreuses dans des loges éparses au milieu de ce singulier fruit.
SARCODE. Sarcodum. BOT. Genre de la famille des Légumineuses el de la Diadelphie Décandric, L., établi par Loureiro (Flor. Cocliinch., 2, p. 564), et présentant les caractères essentiels suivants : calice cyalhiforme, tronqué dans sa partie supérieure, tridenlé ù sa partie inférieure; corolle papilionacée, dont l'étendard est ovale et ascendant, les ailes oblongiies, courtes et planes, la carène falciforme; dix élamines diadelphes; gousse charnue, cylindrique el polysperme.
Sarcode GRIMPANT. Saicodiim scandens, Lour., loc. cit. C'est un arbuste grimpant, inerme, à feuilles pinnées, multijugées, laineuses, à Heurs roses, disposées en épis terminaux. Celte plante croit dans les forêts de la Cochinchine.
SARCODENDRE. Sarcodendros. poiTP. Le Polypier de l'Adriatique, décrit sous ce nom par Donati, parait être un Alcyon.
SARCODERME. bot. Le tégument propre de la graine est quelquefois manifestement épais et comme charnu ; dans ce cas, le professeur De Candolle le considère comme formé, ainsi que le péricarpe, de trois parties, savoir : deux membranes : l'une externe el l'autre interne, plus une partie moyenne, composée de tissu cellulaire el de vaisseaux, à laquelle il donne le nom de Sarcoderme. V. Graine.
SARCODIUM. bot. (Persoon.) Pour Sarcodum. y. Sarcode.
SARCOGLOTTIS. BOT. Le genre établi sous ce nom par Presl, dans la famille des Orchidées, a été réuni au genre Spiranthes dont il forme une division.
SARCOGRAPHE. Sarcographa. bot. Ce genre de Lichens, qui figure parmi les Graphidées, ofFie le phénomène d'un double thalle. Voici les caractères qui le différencient : thalle crustacé, membraneux, uniforme; apolhécie (lirelle labyrinlhiforme) insérée dans une base blanche, charnue, (|ui margine; disque pulvérulacé; niicléum allongé, rameux, strié intérieurement. Ce genre a été créé par Fée, dans sa Méthode lichénographique, p. 20, t. 1. fig. 5; il renferme trois es|)èces de plantes qui croissent exclusivement sur les écorces exotiques officinales; elles sont toutes figurées dans son Essai sur les Cryptogames des Écorces exotiques ofiBcinales. Les lirelles sont portées sur une base charnue qu'elles traversent dans tous les sens, en s'arrètaiit toujours à un quart de ligne de la circonférence; le dis(|ue est noir et sporulescenl. Les deux espèces les plus communes, et en même temps les plus distinctes, sont : la Sarcographe des QuiNQUinAS, Sarcographa Cinchonarum, Essai sur les Crypt. Écor. exot. ofiîcin..
;ii
p. 38, lab. IG, fifi. 5; cl la SiRCOGRApnE de la Casca- KiLLt.,Saicograplia Cascarillœ,loc. cit., p. 39, tal). IG, tig. 1, qui est commune sur la Cascaiille.
Meyer a conservé ce genre en lui imposant le nom iV^lsterisca. 11 paraît qu'il n'a eu connaissance du travail de Fée qu'après avoir imprimé la presque totalité du sien.
S.\RCOLÈNE. Sarcolœna. bot. Du Petit-Thouars ( Histoire des Végélaux de l'Afrique australe, p. 57, lab. 9 et 10) a donné ce nom à un genre de sa petite famille des Clilénacées. Ce genre a été adopté par De Candolle avec les caractères suivants : involucre charnu, urcéolé, à cinq dents, couvert d'un duvet couleur de rouille; calice renfermé dans l'involucrc; corolle à cinq pétales soudés par leur base en un tube; élamines nombreuses, insérées à la base du tube, à anthères terminales; ovaire à trois loges contenant chacune deux ovules; capsule renfermée dans l'involucre qui s'est agrandi et converti en une sorte de baie munie de poils qui excitent la démangeaison; graines ayant un albumen mince.
Sarcolène a grawdes flebrs. Sarcolœna grandifloia, Thouars. C'est un arbrisseau qui croît à Madagascar; ses branches sont décombanles; ses feuilles sont plissées dans la jeunesse, ce qui les fait paraître quinquénerviées à l'état adulte.
SARCOLIPES. BOT. Ecklon et Zeiber ont proposé la formation de ce genre pour quelques espèces du genre Ciassiila; il n'a été adoi)té que comme sous-genre de te dernier. A'. Crassule.
SAliCOLITHE. jiiN. Thomson a donné ce nom à un Analcime rougeùtre, que l'on trouve disséminé en cristaux cubo-oclaèdres dans les laves de la Somma et les Roches amygdalaires de Monlecchio-Maggiore. Il a été aussi appliqué à un autre minéral rosàtre, que l'on trouve aussi à Monlecchio-Maggiore, et que Léman a dislingué le premier sous le nom d'Uydrolithe. y. ce mot.
SARCOLOBE. Sarcolobus. bot. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Penlandrie Digynie, L., établi par R. Brown (Mem. Soc. If^ern., 1, p. 57). Examiné de nouveau par Wallich (Jsiat. Research., 12, p. 577), ce dernier en a ainsi exposé les caractères : calice quinquéfide, persistant; corolle rolacée, quinquéfide ; corps slaminal presque globuleux, sessile et nu ; anllièlesovées, obtuses, incombantes sur le si igmale, bordées d'une membrane, à deux cellules écartées ; masses polliniques au nombre de dix, céréacées, lisses, rapprochées par paires des côtés du stigmate; deux ovaires oblongs, aigus, uniloculaires, renfermant plusieurs ovules fixés horizontalement à l'axe ; styles Irès-courls, aigus; stigmate déprimé, pentagone; follicule renllé, charnu ou coriace, contenant un réceptacle très-gros, fongueux, d'abord fixé à la sulure, puis libre, auquel sont allacbées des graines nombreuses, imbriquées, renversées, légèrement convexes d'un côlé, concaves de l'autre, ceintes d'une large membrane très-entière. Ces graines sont recouvertes d'un lest membraneux, et conliennent un albumen blanc, charnu, conforme à l'embryon qui est droit, à cotylédons grands, foliacés, et à radicule supère et cylindrique. R. Brown a fondé
le genre Sarcolobus sur un arbrisseau grimpant, récolté par J. Banks près de Batavia. Wallich en a décrit et figuré {loc. cit., lab. 3 et S) deux espèces nouvelles du Bengale, sous les noms de Sarcolobus glohosiis el carinatus. Ce sont des arbrisseaux volubiles, glabres, à rameaux nombreux, allongés, presque articulés, pleins d'un suc laiteux, blanc et visqueux. Les feuilles sont opposées, glabres, fermes à leur base où se voit un amas de glandes. Les Heurs forment des grappes ou des corymbes extra-axillaires.
SARCOME. BOT. Nom donné par Link, au bourrelet charnu qui enloure ou enveloppe l'ovaire de certaines plantes, telles par exemple que le Cobcea scandens, el qui doit sa production à quelque amas glanduleux.
SARCOMPHALOIDES. bot. L'une des seclions du genre Ceanothus, du professeur De Candolle.
SARCOMPHALUS. BOT. Le genre institué sous ce nom par P. Browne, dans la famille des Rbamnées, a été réuni au genre Scutia, de Commerson. ^'. Scctie.
SARCOMYTRIOM. bot. Ce genre, |)ro|)Osé par Corda, dans la famille des Jungermanniacées, el dont la formation s'opéra aux dépens des Jungermaines, ne diffère pas de celui proposé antérieurement, par Dumortier dans ses Commeiitalioties, sous le nomde ^iieiira (Corn., 113. Syllog. 85, t. 2, fig. 23).
SARCONEMUS. bot. Le genre de Champignons placé
sous ce nom, par RafiSnesque, entre le Byssus et VEri-
: tien m, n'est pas suffisamment connu pour que l'on
puisse juger de sa valeur.
j SARCOPHAGE. Sarcophaga. ws. Genre de Diptères ' de la famille dos Musciens, tribu des Muscides, institué par Meigen qui lui assigne pour caractères : troisième article des antennes trois fois aussi long que le précé- I dent; style tomenteux; corps assez large; crochels des I tarses tronqués, droits, sans pointe recourbée. ; Sarcopbage de la viande. Sarcophaga carnaria, : Aleig.; Musca carnaria, L., Fab. Son corps est noir, j avec la tête jaunâtre; le thorax est couvert de lignes jaunâtres; la base des ailes est grisâtre, l'abdomen est tacheté de cendré. Taille, six ou sept lignes. Commune dans les habitations.
SARCOPHYLLA. BOT. (Hydrophytes.) Le genre formé sous ce nom par Stackhouse. dans son Nereis Britannica, se compose de Sphérocoques et d'Halyménies, que Lamouroux avait confondues parmi ses Délesséries. 11 n'a point été adopté.
' SARCOPHYLLE. Surcophfllum. bot. Genre de la famille des Légumineuses, élabli par Thunberg, et placé par De Candolle dans la tribu des Lolées, enlre les genres Leheckia el Aspalatlius. Voici ses caractères principaux : calice campanule, régulier, à cinq divisions, dont les deux supérieures sont divariquées; corolle papilionacée, dont la carène est obtuse; dix élamines monadelphcs; gousse comprimée, allongée, falciforme, acuminée par le style el polysperme.
Sarcopbïlle cHAR?iO. Sarcoiihylluiii carnosum , Thunb.; Sims, Bot. May., lab. 2502. C'est un arbrisseau glabre, qui a le port des Leheckia, el dont les feuilles sont fasciculées, filiformes, charnues, articulées un peu au-dessus de leur milieu; les fleurs sont jaunes, pédicellées et latérales. Cet arbrisseau croit
clans les monlagnes dii cip de Bonne -Espérance.
SARCOPIIYTE. Sarcoph}lon. P01.YP. Genre nouveau rapporlé de l'Inde par Bélangé et qne Lesson caraclérise ainsi : animaux polypes à huit bras simples, arrondis, grêles, libres, excepté à la base, où ils sont enchâssés dans une membrane perforée au milieu, couronnant un corps membraneux, cylindrique, extensible, à huit côtes verticales très-raaniuées, aboutissant à huit bras. Les cellules qui logent les Polypes sont très-nombreuses et Irès-rapprochées les unes des autres. La masse charnue commune est gélatinosomusculcuse, attachée aux corps sous-marins par un pédicule court, prenant la forme irrégulière d'un Champignon dont le chapeau > serait plan et ondulé, avec la circonférence très-diversement lobée.
Le type du genre nouveau, le Sarcophyle lobule, | Sarcoplifton lobnlatuni , Less., est d'une teinte olivâtre uniforme ; chaque cellule est entourée d'un cercle de points noirs; les bras du Polype sont d'un jaune d'or vif; le corps est rougeàlre, marqué de huit côtes longitudinales, d'un rouge foncé. Celte espèce forme de larges touffes â deux pieds et plus sous l'eau, sur les récifs de Corail. Lesson l'a retrouvée au port Prasiin, dans la Nouvelle-Irlande.
S.^RCOPHYTE. Sarcophyle. bot. Sparmann a observé dans les contrées qui se trouvent au nord du cap de Bonne-Espérance, une plante parasite que les possesseurs actuels de l'herbier de Sparmann ont cru pou- j voir rapporter à la famille des Balanophorées, de Richard. Cette plante, qui a reçu le nom de Sarcophyle sanguinea, présente une tige dépourvue de feuilles, mais garnie d'écaillés embrassantes, et d'un rouge trèsvif; les fleurs sont d'un brun foncé, paniculéeset monoïques ( toutes celles que l'on a pu observer étaient mâles); elles offrent trois ou quatre divisions pélaloîdes et trois ou quatre élamines. Toutes les parties exhalent une forte odeur de Poisson en putréfaction. Sparmann l'a recueillie dans un buisson de .Alimoscs et Wehdeman l'a retrouvée sous une Eckebergia, croissant sur les racines de cette plante.
SARC0PLACUNTI.4. bot. Le docteur Blume a proposé sous ce nom la création d'un genre nouveau, qui n'a été adopté <|ue comme section du genre Medinilla, de Gaudichaud. r. Médinili.e.
SARCOPODIER. Sarcopodiiim. bot. (Mucédinées.) Ehrenberg a établi sous ce nom un genre qu'on ne doit rapporter qu'avec doute à la famille des Mucédinées et à la tribu des Byssacées. Il le caractérise ainsi : libres longues, cylindriques, molles, cloisonnées, fixées à une hase commune, molle, celluleuse et vésiculeuse; elles sont redressées et libres vers leur extrémité.
Sarcopodier arrondi. Sarcopodium circiratum, Ehr. C'est une plante charnue, jaunâtre, croissant sur les bois morts, sur lesquels sa base celluleuse est étendue; les filaments sont dressés et recourbés vers leur extrémité. On n'y a rien découvert qui indiquât des .sporules; ne serait ce pas par celte raison le jeune âge de quel(|ue Champignon analogue aux Théléphorcs, plutôt qu'un genre voisin des Byssus? Pries considère les fibres libres et dressées comme des sporidies, et rapproche ce genre des Gymnosporanges.
SARCOPTE. Sarcoptes. ARAcn:^. Latroille donnait ce nom au genre Acarus proprement dit; il a adopté celle dernière dénomination que Fabricius avait donnée aux mêmes Acarides, longtemps avant lui. y. Acards.
SARCOPTÈRE. Sarcoplera. MOLi. Tel est le nom que Raffinesque donna à un genre que Meckel, depuis plusieurs années, avait établi sous celui de Gastéroplère. L'antériorité de ce dernier a dû le faire préférer.
SARCOPYRAMIDE. Sarcopyramis. bot. Wallich ( Teiit. F/or. Népal., 1, p. 52, lab. 2.3) a récemment établi sous ce nom un genre de la famille des Mélastoinacées et de l'Oclandrie Monogynie, L., auquel il a imposé les caractères suivants : calice adhérent à la base de l'ovaire, persistant, en pyramide renversée, ayant l'orifice tronqué, ù quatre dents comprimées, ciliées ; les interstices nus; corolle dont les pétales sont ovales et aigus; huit étamines ayant leurs anthères simples, droites, nues, munies de deux pores au sommet; ovaire quadrilobé, à moitié adné au calice; capsule carrée, munie au sommet de quatre ailes, à quatre loges et à quatre valves; graines Iriangulaires, cunéiformes. Par son fruit capsulaire. et pourtant à moitié adné au calice, le set^re Sarcopyramis offre une anomalie fort remarquable; aussi De Candolle (Mém. sur les Mélastom., p. 81, et Prodr. Syst. feget., ô, p. 485) le relègue à la fin de la tribu des iMiconiées, près du Blakea et du C/e«iaMîM»«, quoiqu'il ait plus d'analogie par son port avec la tribu des Osbeckiécs. Le Sarcopyramis Nepalensis, Wall., loc. cit., est une herbe charnue, dressée, à feuilles pétiolées, inégales, ovales, aiguës, entières el trinerviées, ù fleurs roses, disposées en cimes. Celte plante croit dans les localités pierreuses et humides des monlagnes du Népaul.
SARCORAJJPHE. ois. Ce nom a été donné par Duméril aux Vulturins dont la Icle est surmontée, dans le voisinage du bec, de caroncules charnus; tels sont le Condor et le Papa, qui fonl partie du genre Catharte. A', ce mot.
SARCOSCYPHOS. bot. Genre de Champignons hyménomycèles, proposé par Pries pour quelques espèces d'Ostospores, d'IIedwig, qui oui ensuite été réunies au genre Pczize.
SARCOSTEMME. Sarcosletnma. bot. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Penlandrie Digynie, L., établi par R. Brown {Transact. ff^erii. Soc, 1, p. 50) qui l'a ainsi caractérisé : corolle rotacée; couronne slaminale double : l'extérieure cyathiforme ou annulaire, crénelée; l'intérieure plus longue que l'extérieure, à cinq folioles charnues; anthères terminées par une membrane; masses pollini(|ues fixées par le sommet et pendantes; stigmate presque mulique; follicules grêles, lisses; graines aigretées. Le Sarcoslemma australe est une planle aphylle, articulée, décombante, et quelquefois volubile, à fleurs en ombelles latérales ou terminales. Cette espèce croit à la Nouvelle-Hollande; elle est voisine du Cynanchum viminale, L., qui appartient au même genre, ainsi que quatre autres plantes, savoir : VAsclepias apliylla de Thunberg; une autre espèce nommée aussi ^«c/epias aphytla par Forskabl; VJsclepias slipilacea et le Cynanchum pyrotcchnicum de ce dernier auteur.
Kiinlli a il(!cril (rois espèces nouvelles sous les noms (le Sarcostemma cumanense, glauciim et piibescens. Ces plantes sont Indigènes de l'Amérique méridionale.
Le genre Schollia de Jacquin fils est fondé sur !'.</«c/e/j/flsrmi(«a/(4deSwarlz,queScliuIlesa placé dans le genre Sarcostemma.
SARCOSTIGMA. Sarcostirjiiia. bot. Genre de la famille des Daplinoïdées, lri!)U des Hernandiacées, insli- Itié par AVight et Arnolt qui lui ont assigné pour caractères : fleurs dioiques, dont les mâles sont encore inconnues; les femelles ont un involucre infiindibnliforme, à cinq divisions oblongues et recourliées, qui est lui-même entouré d'un involucelle (rès-courl, campanule, à cinq dénis; tube épais, adhérant au torus; cinq élamines linéaires, stériles, allernant avec les divisions de l'involucre; ovaire libre, oblongo-cylindracé, velu et uniloculaire ; un seul ovule attaché au sommet de la cavité; sligmalc grand, charnu, enlier et décidu. Le fruit consiste en un drupe oblong, comprimé, à fossette rugueuse. La seule espèce <le Sarcosligma connue jusqu'à ce jour, est un arbrisseau grimpant et rameux, à feuilles alternes, courlemeut péliolées, oblongues, acuminées, très entières, glabres, veinées. Les fleurs sont sessiles, réunies en épi allongé ou en grappe simple. De l'Inde.
SARCOSTO.ME. Sarcostoma.WT. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie IMnnogynie, L., établi par Blume (Bijdr. Flor, netl. Intl., p. 339) qui l'a ainsi caractérisé : périanihe à cinq sépales, dont les extérieurs sont les plus larges, les latéraux dirigés inférieurement et obliquement vers le labellc, et calcariformes; labeile onguiculé, large supérieurement, cojicave, incombant sur le gynoslème, et dont le limbe est presque trilobé, le lobe du milieu charnu; gynostème épaissi au sommet, muni antérieurement d'un bec court; anthère située au sommet et en arrière du gynoslème, crélée, à deux loges divisées chacune Cil deux petites masses polliniques au nombre de <|uatre, obovécs, élastiques, attachées par paires. A en juger par les caractères, ce genre parait avoir beaucoup de rapports avec le Sarcochiliis de R. Brown.
Sarcostome de Java. Saicostoma Javnnica, Bl. C'est une petite plante parasite, un peu caulescente, à feuilles peu nombreuses, linéaires, presque charnues, engainantes à la base, à fleurs terminales, presque solitaires.
SARCOSTOMES. i!ïs. Duméril (Leçons d'Anatomie comparée de Cuvier, t. i) a désigné sous ce nom une grande famille de l'ordre des Diptères, dont la bouche consiste en une trompe charnue et contractile. Depuis, cet auteur a réparti les genres qu'elle comprenait dans deux nouvelles familles qu'il a nommées Aplocères et Cbêtoioxes. A', ces mots.
SARCOSTYLES. bot. Le genre créé sous ce nom par l'resl et adopté par le professeur De Candolle, dans le 4» volume de son Piottiouius (page 15). a été reconnu depuis comme identique avec le genre Coniidia, do Ruiz et Pavon. F. Cornidie.
SARDA. Miiv. Nom cité par Pline, et que les anciens donnaient à une variété de Calcédoine rougcâtre, dif-
férant par la teinte de sa couleur de celle qu'ils appelaient Sa rdoine.
SARDE, pors. Espèce de Clupe, qui se prend et se prépare en abondance sur les côtes du Brésil, par des pêcheurs des Canaries et de Madère, pour la consommation des peuples de l'Archipel atlantique.
SARDIAT. POIS. Synonyme vulgaire d'Anguille. F. Murène.
SARDINE. POIS. Espèce du genre Clupe. F. ce mol.
SARDINL4. BOT. Le genre compris sous ce nom dans la Flore du Brésil (FI. Flum., m, t. 163), ne peut être considéré que comme une division du genre Guettarde.
SARDOINE. Mirr. Variété d'Agathe calcédoine, de couleur orangée, dont les anciens faisaient beaucoup de cas, comme d'une pierre propre à faire des cachets. F. Agathe.
SARDONYX. MIN. Les anciens donnaient ce nom à ime Sarda propre à être gravée en camée, et qui se composait de deux couches, l'une rougeàlre et l'autre blanche, ce qui la faisait ressembler à un ongle placé sur de la chair.
SARDDS. JHN. (Wallerius.) Même chose que Sarda. F. ce mot.
SAREA. BOT. {Champignons.) Genre séparé des Pézizes et des Heloliumpar Fries, dans son Sj'sletiia Orbis Fegetabilis. 11 lui donne ces caractères : réceptacle lenticulaire, creusé en dessous, de consistance cireuse; thèques fixées, persistantes. Plusieurs espèces, décrites par d'autres mycologues comme des Helolium, mais qui ne se rapportent pas au genre décrit sous ce nom parTode, constituent le nouveau genre de Fries. Telles sont les Helolium aureiim, aciculare, fimelariuiit de Persoon.
SARELLE. BOT. Synonyme vulgaire de Mélampyre des bois.
SARFON. OIS. L'un des noms vulgaires du Garrot. F. Canard.
SARGASSE. Sargassum. bot. Genre de la famille des Algues, établi par Agardh, et formé aux dépens du genre Fucus, L. Tel que les botanistes actuels l'ont fixé, son caractère essentiel consiste dans sa fructification composée de réceptacles tuberculeux, ayant des loges intérieures, chaque tubercule muni d'un trou au sommet et contenant des capsules sans mélange d'aucune fibre. Dans le genre Cj'sloseira du même auteur les capsules sont accompagnées de filaments, et dans le genre Fucus proprement dit, Agardh ne laisse que les espèces dont les tubercules contiennent un mucus fibreux, dans lequel nagent de petites peloltes de fibres entremêlées avec de petits amas de capsules. Une grande partie des Fucus des auteurs rentreraient dans les genres Sargassum et Cysloseira, mais beaucoup de ceux déjà rapportés ne doivent être considérés que comme placés provisoirement dans ces genres, demandant à être observés de nouveau dans leur fructification. L'espèce qui a servi de type au Sargassum est le Fucus hncciferus, Turn., lequel, selon Agardh, est le véritable Fucus nataus, Lin.; celui que les navigateurs ont fait connaître sons le nom de Sargaço, que les Espagnols lui ont donné, et qui est si
tSli
remarquable par la profusion avec laquelle il croît sur les mers des Indes el d'Amérique.
Agardli décrit une soixantaine d'espùces de Sargasses et les divise en plusieurs sections, dont voici l'indication.
I" Section. — Réceptacles axillaises, iecilles