‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 23 sur 76 · EUE · texte numérisé non relu

EUE

Walckenaer (Tableau des Ai'aii(''ides, p. 21) n'a ilécrit que deux espèces propres à ce genre. Lalrcille en admet deux aulres : l'une d'elles lui a été envoyée par Léon Dufour, el il établit pour les classer la division suivante :

■f Yeux latéraux de la première ligne, portés sur un tubercule très-saillant; les deux intermédiaires de la même ligne, plus j'.rands que les quatre latéraux; abdomen notablement plus volumineux que le tronc (ovalaire) et convexe.

L'ÉBÈSE R\YËE. Eresus linealtis, Latr. Elle serapproelie plus que les espèces suivantes des Araignées Loups. Léon Dufour l'a trouvée en Espagne.

•j-f Yeux latéraux de la première ligne sessiles ou point portés sur un tubercule bien distinct; les deux intermédiaires de la première ligne, plus petits ou de la grandeur au plus des quatre latéraux; abdomen petit ou moyen ( se rapprochant souvent de la forme carrée) et déprimé.

L'Érèse frontale. Eresus frontalis, Latr. Elle est originaire d'Espagne où le naturaliste Lalande l'a recueillie. On la trouve aussi à Montpellier.

L'ÉRÈSE CINABRE. Eresiis cinaherinus , Walck., Àranea cùiuberina , Olivier. Elle a été figurée par Walckenaer (Hist. des Aran., fasc. 2, lab. 10, fem.); par Kossi {Fauti. Etrusca, T. ii, p. 155, pi. I, fig. 8 et fig. 9) sous le nom A'Aranea guttata; par Villers ( Entomol. T. iv, p. 128, n» 119, pi. 11, fig. 8) qui la nomme Aranea molinigcra; par Coquebert (lUustr. Icoiiogr. Ins. ilecad. 5, p. 122, tab. 27, fig. 12) et par Schœfîer ( Icon. 1ns. pi. 52, fig. 20). On trouve cette espèce en Italie et dans le midi de la France; elle a été rencontrée quelquefois aux environs de Paris. 11 en existe plusieurs variétés parmi lesquelles Latreille range l'Érèse noire, Eresus ater, Walck., ou VAranea ater, de Pctagna (Spécimen Ins. Calabriœ, p. 54, n" 176).

ERESIA. BOT. Synonyme de Théophrastée. Voyez ce mol.

ÉRÈTE. Eretes.\ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Hydrocantbares, proposé par Delaporte qui a reconnu l'impossibilité de conserver dans le genre Dytiscns l'espèce Griseus, dès que ce genre est devenu l'objet d'une révision et d'un fractionnement en plusieurs coupes nouvelles. En effet les Érètes se distinguent des Dytiques par leurs palpes maxillaires supérieures, ayant leurs trois premiers articles d'égale longueur et le quatrième presque aussi long que les trois autres réunis, un peu renflé vers le milieu, obtus et tronqué à l'extrémité; les palpes maxillaires inférieures ont les deux premiers articles courts, élargis à l'extrémité ; le troisième aussi grand que les deux premiers pris ensemble, arrondi sur une des faces, échancré sur l'autre, obtus ti l'extrémité. Le devant de la tète el le labre sont fortement écbancrés , les yeux très-gros, saillants ; les crochets des tarses sont grands, égaux; l'anus est échancré; les élylres sont terminées par une petite pointe à la suture. L'Éréte gris, Eretes griseus, Lap., Dytiscus griseus, Fab., Syst. clcut. 1, 2GÔ, se trouve en Europe, dans toutes les mares et dans tous les ruisseaux.

liliÉTIlIZON. Erclhiznn. MUi. Fréd. Cuvicr ayant

remarqué, par la comparaison des crflncs des diverses espèces placées anciennement dans le genre Hérisson, que ces tètes osseuses offraient des différences génériques frappantes, a proposé de distraire de ce genre quelques espèces pour en former un groupe distinct, qu'il a appelé Érélhizon. La tète de ces animaux, vue de profil, au lieu de présenter, dans sa partie supérieure, un cercle comme celle des Porcs-Épics, offre une ligne presque droite , interrompue par l'élévation des crêtes orbitaires du frontal ; les parties de l'organe olfactif se partagent avec le cerveau, à peu près également, la longueur de la tète; mais les naseaux sont courts el parallélogrammiciues, les cornets sont simples, les frontaux plats et garnis d'assez fortes crêtes ; crête sagittale tressaillante ; fosses orbitaires cl temporales très-grandes, comparativement à celles des Porcs-Épics. Les doigts sont au nombre de quatre aux pieds de devant, avec un rudiment de pouce, et de cinq aux pieds de derrière; la queue, moyennement longue, sert de support à l'animal, lorsqu'il descend des arbres auxquels il monte à l'aide de ses ongles. L'Urson, Erethizon (lorsalum, Hystrix dorsala, Gmel., serait le type de ce genre. ^. du reste au mot Porc-Épic.

EREDNÈTES. ois. Dénomination grecque d'un genre établi par llliger, pour placer une espèce nouvelle, envoyée de Bahia (Brésil), et qui a beaucoup de ressemblance avec la Guignette, Tringa hypoleucos, L. La description de celle espèce ne nous est point encore parvenue.

ERGALICOM. BOT. f^. Drosère.

ERGATE.jE'cjra/e.s.i^s. Coléoptères létramères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Prioniens, établi par Serville, aux dépens du genre Prione. Caractères ; antennes filiformes, semblables dans les deux sexes, plus longues que le corps dans les mâles, atteignant à peu près la moitié des élylres dans les femelles, avec le troisième article plus long que les deux suivants réunis; mandibules glabres, courtes, dentées intérieurement; menton glabre ; palpes assez courtes, le dernier article un peu renflé, presque cylindrique; tête sillonnée longitudinalemcnt; corselet presque en carré transversal, dilaté et finemenlcrénelélatéralement, dans les mâles; chaque bord latéral portant en outre, dans les femelles, une crénelure médiane plus forte que les autres, prolongée en une petite épine; écusson demicirculaire, glabre, arrondi au bout; élylres rebordées extérieurement, avec leur extrémité arrondie el munie à l'angle suturai, d'une petite épine oblique; dernier anneau de l'abdomen tronqué au bout, un peu sinueux, à peine échancré au milieu, dans les deux sexes; pattes de longueur moyenne : les antérieures plus grandes que les autres et scabres en dessous dans les mâles; jambes mutiques; tarses allongés, le premier article plus long que le deuxième. Ce genre ne se compose encore que d'une seule espèce que l'on trouve en Allemagne; c'est I'Ergate dentelé, Ergates serrariiis (le mâle); Prionits serrariiis, Panz.;Prionus obscitrus, Oliv. U est brun avec le corselet peu crénelé et deux points enfoncés dans le milieu. (La femelle) Prionus f'aber, Fab., est également brune, avec le corselet bordé, unidcnté de cliaquo côté.

ERGATILE. ois. Syii. vulgaire de riliroiitlelle de rivage, Hirundo riparia, L. V. Hirokdehe.

ERGEN. BOT. Nom employé par C. Bauhin pour désigner un arbre des Indes-Orienlales, que Sloane a cru être un Palmier, et pour le fruit duquel il a donné une lîgure. Mais cette indication est plus que douteuse; la description du feuillage donnée par Bauhin ne convient nullement à un Palmier, surtout à TÉlaïs qui semble avoir été l'objet de la gravure de Sloane.

EltGOT. BOT. On appelle ainsi une excroissance allongée, qui, dans certaines plantes de la famille des Graminées , se développe dans l'intérieur des écailles florales. Un grand nombre de Céréales sont sujettes à celte excroissance ; mais on l'observe plus spécialement dans le Seigle; de là le nom de Seigle ergoté. L'Ergot se développe plus spécialement et en plus grande abondance dans les années pluvieuses, dans les terrains bas et humides. Il y a certaines provinces de la France, la Sologne, par exemple, où il est extrêmement commun. Les botanistes ont émis deux opinions sur la nature de l'Ergot : les uns, et c'est la plus générale et la plus ancienne, considèrent cette excroissance comme le grain lui-même, dénaturé par une maladie qui en change la forme, la couleur et les propriétés. Les autres, avec le professeur De CandoUe, la regardent comme une espèce de Champignon parasite du genre Sclerotiuiii , qu'il nomme Sclerotium clavtis. Quoi qu'il en soit de ces opinions, l'Ergot, et spécialement celui du Seigle, se présente sous la forme d'une excroissance allongée, marquée d'un sillon longitudinal sur un de ses côtés, beaucoup plus longue que les enveloppes florales, d'une couleur grise, ardoisée et quelquefois noirâtre; sa saveur est désagréable et acre. Analysé par le célèbre Vauquelin, le Seigle ergoté a donné les résultats suivants : l" une matière colorante jaune-fauve, soluble dans l'Alcool ; 2" une matière huileuse, blanche, d'une saveur douce, très-abondante; 3° un principe colorant violet; 4" un acide libre; 5" une matière végéto-animale très-abondante, facilement putrescible; 6" une petite quantité d'Ammoniaque libre.

Le Seigle ergoté, mélangé dans la farine, peut occasionner des accidents extrêmement graves, tels que des vertiges, des congestions sanguines et même la gangrène sèche. Cependant quelques auteurs, et entre autres Parmenlier, Paulet, etc., ont nié cette action délétère du Seigle ergoté. Néanmoins sonâcreté, la facilité avec laquelle il passe à la fermentation putride, doivent le faire considérer comme nuisible. Dans ces derniers temps, on a cherché à introduire le Seigle ergoté dans la thérapeutique. On l'a donné comme exerçant une action stimulante, s|)éciale sur l'utérus et favorisant le travail de l'accouchement quand la lenteur de cette fonction dépend du peu de contraction de l'utérus. Mais quelques essais tentés parle professeur Chaussier ont démontré le peu de fondement de cette assertion.

ERGOT-DE-COQ. bot. Espèce du genre Alisier, Cratœgus Cnis-Galli.

ERGOTS, ois. (^. Éperons.

ERGYNE. Eigyne. criist. Genre de l'ordre des Isopodes, fondé par Risso (Hisl. nat. des Crust. des environs de Nice, p. ISO) qui le caractérise ainsi : corps

ovale, aplati; quatre antennes longues, ramitîées et plumeuses.Ce genre se rapproche, sous plusieurs rapports, des Aselles, des Idotées et des Cymothoës; il est voisin des Bopyres; mais ses antennes singulières, au nombre de quatre , ramifiées et i)lumeuses , et dont les deux intermédiaires sont aussi longues que le corps, le distinguent de tous les genres connus. Risso ne décrit qu'une espèce.

L'ERGvrtE CORNE DE Cerf. Efgyne Cervicornis, Risso. Figurée au trait {lue. cit., pi. ô, fig. 12). Son corps, formé de cinq segments, est ovale , aplati , lisse , d'un beau rouge au milieu, et bordé de blanc; les yeux sont peu apparents; les pattes, au nombre de six de chaque côté, sont composées d'articles courts, et terminées par des aiguillons très- crochus. Les mœurs se rapprochent beaucoup de celles des Bopyres. Cette espèce vit parasite sur les Crustacés; elle est lente, et s'attache principalement sur les branchies du Portune Rondelet. Le corps de la femelle est recouvert par des plaques superposées, analogues à celles qu'on voil dans les Cymothofis et les Idotées; à une certaine époque ces plaques se dilatent pour laisser sortir vingt à trente petits vivants. Le mâle reste toujours attaché à la queue de la femelle. 11 est très-petit.

ÉRHÉTISON. H\3I. y. ÉRÉTHIZON.

ERIA. BOT. y. ÉRIE.

ÉRIACIINE. BOT. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L. , constitué par R. Brown (Piodr.Flor. Nov.-HoUand., p. 18-5) qui a fixé ses caractères de la manière suivante : lépicène (glume de R. Brown) biflore, à deux valves égales; périanthesesslle, hermaphrodite, à deux valves, dont l'extérieure est, dans quelques espèces, terminée par une arête simple; deux petites écailles hypogynes; trois étamines; deux styles terminés par des stigmates plumeux. Les plantes qui composent ce genre sont des Graminées particulières aux climats situés sous les tropiques, le plus souvent pubescentes, à feuilles étroites et à fleurs disposées en panicules. Quoique les caractères exposés plus haut aient beaucoup de rapports avec ceux qu'on assigne aux Aira, R. Brown pense néanmoins que bien peu d'espèces, placées dans ce dernier genre, correspondent aux Ériachnes par les caractères. Il ajoute que le genre Jira est d'ailleurs fort artificiel, et que ses espèces doivent être distribuées en trois ou quatre genres distincts.

Les dix espèces d'Êriachnes, indigènes de la Nouvelle- Hollande et décrites par R. Brown, forment deux sections, d'après la valve intérieure du périanthe, aristée ou mutique. La première section comprend six espèces qui ont reçu les noms d'Eriacline rara, Eriachne squarrosa, Eriachne glauca, Eriachne avenacea , Eriachne ciliata ei Eriachne pallescens. La seconde section, dont Palisot de Beauv. a fait son genre Achneria, renferme ies Eriachne mucronala, Eriachne brevifolia, Eriachne oblusael Eriachne capillaris.

ÉRimJHE. Erianthus. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, établi par Richard (in Michx. Flor. Bor. Amer.),el caractérisé par Palisot de Beauvois (Agrostographie, p. 14) de la manière suivante : fleurs disposées en panicule composée,

dont les divisions sont fasciciilées; épillets géminés; valves de la lépicèiie (glumes, Palis. -Beauv.) herbacées, plus longues que les glumes (paillettes, Palis.-Beauv.); l'inférieure de celles-ci portant une soie très-longue; écailles ovales-lancéolées; une à trois étamincs; style ù deux branches; stigmates presque aspergilliformes. Ce genre est très-voisin du Sacdiarnm , et s'en distingue suilout par la longue arête ou soie de la valve inférieure de la glume. Les deux espèces rapportées par Michaux, de l'Amérique septentrionale, sont : VErianl/iiis saccliaroides ou Anllwxanthum (jiganteum de Walter et VEriaiilhiis brevibaibis; la première croit dans les lieux humides, depuis la Caroline jusqu'à la Floride, et la seconde sur les collines de Tennassée et de Caroline. Palisot-de-Beauvois y a réuni les Sacvharum liacennœ, Juponicum et repens, L., ainsi que les ^n- (Iropogon striatiis et aureus, Willd. VEriunthus ou Saccharum Ravennœ est une des plus belles et des plus hautes Graminées européennes; elle croit abondamment sur les côtes de la Méditerranée et principalement aux Bouches du Rhône, dans l'île de la Camargue. Les Eiianthus slrialus et aureus sont deux belles plantes dont le port et les caractères s'éloignent un peu de ceux du genre; si , comme il consie de leur description, une de leurs fleurettes est pédicellée et stérile ou mâle , il conviendrait mieux de les replacer parmi les A lulropogon , ainsi que l'avait fait Willdenow. La seconde de ces espèces a été découverte à Mascareigne par Bory de Saint-Vincent, et se trouve décrite et figurée dans son Voyage, T. i, p. 507, t. 21, sous le nom iT Andropogon aureum.

ÉRIBLES. BOT. Synonyme d'Atriplex. V. ce mot.

ERIC A. BOT. f'^. Bruyère.

ElilCA MARINA. zooL. et BOT. Trois Polypiers portent ce nom dans Runijib : ce sont les Antipathes pennacea, Antipalhes myriopltylla et Antipathes flabelliim de Pallas. Il a encore été imposé ù diverses espèces par les anciens botanistes qui voyaient des plantes dans beaucoup de productions animales de la mer; des Fucus l'ont aussi porté.

ERICALE. BOT. y. ÉRICOILA.

ÉRICHELYOPE. ïois. Pour Enchelyope. F. ce mot.

ÉUICHTE. Enchlus. crdst. Genre de l'ordre des Stomapodcs, établi parLaticille (Kègne Anini. de Cuv.) aux dépens des Squilles dont il diffère par les caractères suivants : grandeur de la plaque du test se prolongeant en arrière jusqu'à l'extrémité postérieure du tronc, et recouvrant les anneaux qui portent les dernières paires de pieds. Leach a désigné plus tard ce petit genre sous le nom de Smerdis. Les Érichtes sont de petits Crustacés semblables aux Squilles, par la place qu'occupent les yeux et par la composition de la bouche; la carapace est très -prolongée en arrière. L'abdomen , assez dilaté , est formé i)ar huit anneaux fort larges, qui, en se recourbant en dessous et en avant, forment avec la carapace, une enveloppe dure, crustacée , qui protège de toutes parts l'animal. Ces anneaux de l'abdomen supportent cinq paires de pattes natatoires, lesquelles sont privées de branchies à leur base. Les appendices ou les pieds qui environnent la bouche sont analogues à ceux qu'on retrouve à la même

place dans les Squilles. Leur usage parait être de servir à la respiration. — On connaît deux espèces propres à ce genre :

L'ÉRicnTE VITRÉE. Ericlitus vitreus, Lalr., ou le Squitla vitrea de Fabricius, et Smerdis vulgaris de Leach ( Journ. de Phys. T. txxxvi, p. 305, fîg. 5). i;lle vit dans l'océan Atlantique. On la rencontre depuis les derniers jours d'avril jusqu'au commencement de juin.

L'ÉRicnTE ARMÉE. EricMus armata, Lat. (Encycl. Méthod. pi. 5r>4, fig. 0) ou la Smerdis armata de Leach (toc. cit. T. lxxxvi, p. 305, fig. 6). Trouvée au mois d'avril et de mai dans l'océan Atlantique.

ÉRICIBE. BOT. (^. ÉRYCIBE.

ÉRICINÉES. Ericineœ. bot. Famille naturelle de plantes Dicotylédones, monopétales, à étamines hypogynes, qui se compose d'arbrisseaux et d'arbustes d'un port élégant, ayant en général les feuilles alternes, rarement opposées ou verticillées, persistantes, simples, dépourvues de stipules. L'inflorescence est extrêmement variable, et présente presque tous les modes possibles. Le calice est généralement monosépale, tantôt libre, tantôt adhérent, à cinq divisions, quelquefois tellement profondes que ce calice paraît formé de cinq sépales distincts. La corolle est monopétale, régulière, à quatre ou cinq lobes imbriqués, ou, dans quelques genres, à cinq pétales légèrement soudés entre eux parleur partie inférieure. Cette corolle est fréquemment marcescente. Les étamines sont généralement en nombre double des divisions de la corolle ; leurs filets sont libres, rarement réunis entre eux par leur base. Les anthères sont inlrorses, à deux loges, souvent terminées au sommet ou à la base par un appendice en forme de corne et s'ouvranl soit par un trou, soit par une fente. Ces étamincs sont, en général, immédiatement insérées autour de la base de l'ovaire et non sur la corolle, particularité très-digne d'être notée dans une famille de plantes à corolle raonopélale. Dans quelques genres néanmoins ces étamines sont attachées à la base de la corolle. Quand elles ne sont pas insérées sur la corolle, elles paraissent être ceitainement hypogynes, et non périgynes, ainsi qu'on l'a dit généralement. L'ovaire est libre ou adhérent en partie ou en totalité avec le calice; il est acompagné à sa base par un disque formé de plusieurs tubercules glanduleux; il offre de trois à cinq loges contenant chacune un assez grand nombre d'ovules attachés à un trophosperme axillaire. Le style est simple, teiminé par un stigmate qui olfrc autant de lobes, généralement fort petits, qu'il y a de loges à l'ovaiie. Le fruit est une capsule ou une baie. Dans le premier cas, le péricarpe s'ouvre en autant de valves qu'il y a de loges ; tantôt chacune de ces valves entraîne avec elle une des cloisons sur le milieu de sa face externe (déhiscence loculicide), tantôt la déhiscence a Heu en face de chaque cloison (déhiscence septicide). Quand le fruit est charnu, c'est tantôt une baie ou un nuculaine. Les graines se composent d'un cndosperme charnu , au milieu duquel est un embryon axillaire, cylindrique, dont la radicule est tournée vers le hile.

A l'exemple de Desvaux, doit-on séparer de la fa'mille des Éricinées les genres à ovaire infère, pour en former un groupe à part sous le nom de f'acciniccs? L'ovaire

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