‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 24 sur 76 · IL H · texte numérisé non relu

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infère est un caractère assez important, et si l on ajoute à cela la différence d'insertion qui est pèrigyne ou même épigyne dans les Vacciniées , tandis qu'elle est liypogyne dans les vraies Éricinées, peut-être cette séparation ne paraitra-t-elle pas tout à fait inutile, ou du moins considérera-ton les Vacciniées comme une section bien tranchée.

Le genre Epaciis, placé d'abord parmi les Éricinées, est devenu pour R. Brown le type d'une nouvelle famille composée aujourd'hui d'un très-grand nombre de genres tous originaires de la Nouvelle-Hollande.

Quant à la famille des Rhodoracées, elle paraît devoir être réunie au.\ Éricinées. En effet, la seule différence signalée entre ces deux ordres naturels consiste uniquement dans la déhiscence, qui est généralement lociilicide dans le premier et septicide dans le second. Or ces deu.\ modes de déhiscence se remarquent dans la famille des Éricinées de Jussieu et souvent dans les espèces d'un même genre, ainsi que le prouvent les genres Eiica, Andromeda, etc. Ce caractère ne peut donc pas servir à distinguer ces deux groupes, puisqu'il existe dans l'un et dans l'autre. On a encore donné comme signe distinctif entre ces deux familles les appendices en forme de cornes dont sont pourvues les anthères des Éricinées; mais ces appendices manquent dans plusieurs espèces et même dans des genres tout entiers. .4insi plusieurs espèces de Bruyère, entre autres VEiica renl ricosa fVi'Md., VEiica tubi/lora, VEiica cunifloia, etc., ainsi que les espèces du genre Clethra en sont dépourvues. Il parait donc nécessaire de réunir ces deux groupes en un seul.

On peut établir dans la famille des Éricinées trois groupes. Le premier, sous le nom de Vacciniées, comprend tous les genres qui ont l'ovaire infère. Le second, ou les Éricinées, réunit ceux qui ont l'ovaire libre et les fleurs hermaphrodites; il comprend également les genres placés d'abord dans la famille des Kosages. Enfin on peut former un troisième groupe sous le nom d'Empétracées, qui «e composera des genres Empetrum, Ceratiola, etc., qui ont les fleurs unisexuées et la corolle polypétale.

Voici l'énumération des genres qui appartiennent à chacune de ces sections.

l'e section : Vaccimées.

yaccinium, L., auquel on doit réunir VAcosta de Loureiro; Thibandia, Pav., qui comprend le Caviniiim de Du Pelit-Thouars; Argoplifllum; Escallo- ■nia, dans lequel viennent se réunir le Stereoxjium de Ruiz et Pavon, le Jungia de Gaertner, le Mollia de Gmelin elVInibricatia de Smith; Gay-Lussacia de Kunth ; Mœsa, qui comprend le Siburatia de Petit-Th.

11» Section : Éricinées.

§ I. Fruit capsulaire. Cyrilla, L. ; Blœria, L. ; Diapensia, L. ; Pxxidanthera, Rich., in Miclix. ; Eiica, L.; Salaxis et Calluna, Salisbury; Andromeda, L. ; Befaria, Mutis, dont VAcunna de Ruiz et Pavon fait partie; Clelhia, L., qui comprend le Ciiellaiia de Ruiz et Pavon; Epigcea, L.; Ctifionia, Banks; Pyiola, L. ; Etjl/uoihiza, Rich. in Miclix., ou Solenandria, Pal.-Beauv.; et Gaullheria, L., qui comprend le Brossœa de Swartz.

^ 11. Fruit charnu. Aibtilus, L. ; Arctostaphflos, Adans.

111= section : Empétracées.

Empetrum, L. ; Ceratiola, Rich., in Michx.

ERICOILA. BOT. Synonyme de Gentiane printannière. Borkhausen a rélabli ce mot pour un genre formé aux dépens de celui des Gentianes. F. Gentiane.

ÉRICU. BOT. Synonyme à'Asclepias giganlea, L. Plante de la côte de Malabar.

ÉRICULE. Ericuliis. MAJi. Genre d'animaux Carnassiers de la famille des Insectivores, que vient d'établir le professeur I. Geoffroy S*-Hilaire, pour un Mammifère épineux, qui paraît destiné à devenir le type d'un groupe remarquable parmi ces animaux si extraordinaires. Bien que les Mammifères qui s'écartent par leurs téguments du type commun de leur classe, aient de tout temps fixé l'attention des zoologistes, on ne connaît encore qu'un petit nombre d'espèces, et surtout de genres chez lesquels les poils se trouvent transformés, dans une ou plusieurs régions du corps, soit en plaques cornées, soit en écailles, soit en piquants ou en épines. Cette dernière disposition, quoique moins rare que les autres, ne se trouve en tout, si l'on excepte les Rongeurs que dans trois genres, savoir : parmi les Monotrémes, le genre si exceptionnel des Échidnés, et parmi les Insectivores, les Hérissons et les Tanrecs, c'est entre ces deux genres que doit se placer celui qu'Isidore Geoffroy S'-Hilaiie a nommé Éricule et qu'il caractérise ainsi : corps couvert en dessous de poils et en dessus de piquants roides sans soies intermédiaires (presque exactement comme chez les Hérissons). Membres courts, penladactyles, à onglets robustes, assez allongés, un peu comprimés; queue très-courte; lêle allongée ; molaires au nombre de six de chaque côté et à chaque mâchoire, savoir : cinq mâchelières et une fausse molaire ; à chaque mâchoire une canine peu allongée, très-peu différente de la fausse molaire; incisives au nombre de quatre à chaque mâchoire. L'espèce qui a servi de type à l'établissement de ce genre, a été rapportée de Madagascar par le voyageur-naturaliste Goudot.

ÉRIE. Eria. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, institué par le professeur Lindley , avec les caractères suivants : sépales ù demi étalés et quelquefois entièrement fermés, inégaux, les latéraux obliques à leur base et soudés au gynostème par une sorte d'appendice en forme d'éperon; pétales peu différents des sépales, seulement un peu plus petits; labelle articulé inférieurement au gynostème, à trois lobes, rarement entier, en capuchon, avec son disque calleux ou crété ; gynostème trèsprolongé à sa base; anthère terminale ou dorsale, à quatre loges, renfermant huit masses poUiniques, entièrement libres ou adhérentes à la glandule au moyen d'un corps élastique. Les Éries sont des plantes de l'Inde; elles sont épiphytes, herbacées, à tiges épaisses, engainantes, sur lesquelles se laissent apercevoir des vestiges des anciennes feuilles; celles-ci sont ordinairement plissées et nervurées ; les fleurs sont rassemblées en grappe simple, dressée, avec bractées grandes et dila-

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ÉRIGÉ.MK. En'i/cnid. bot. Genre de la famille des Oinhellifères et de la Pentandrie Digynie, L., établi par Niillall (Gênera of North Amer. Plants , p. 187) qui l'a ainsi caractérisé : involucre nul; calice court, entier; cinq pétales égaux, étalés, entiers et obovales; cinq étamines; deux styles très-longs, subulés, persislants; fruit ovale légèrement comprimé latéralement, composé de deux akènes bossus et marqués de trois stries. Le genre En'genia a été établi sur le Sison bulhosum de Micbaux ou VHxdiocotrle composila de Pursli, plante qui croit dans les lieux inondés de l'Amérique septentrionale. Cette espèce a des tiges ascendantes, très-petites, portées sur un bulbe écailleux àson sommet et accompagnées d'une feuille radicale ternée, dont les divisions sont rbomboïdales, et le lobe terminal trifide et obtus; une feuille à peu près semblable ù la radicale se trouve sur le sommet des tiges; l'ombelle est imparfaite, à trois ou quatre fleurs blancbes, presque sessiles. Au genre En'genia Nuttall pense qu'on doit encore rapporlerr//)'<//oco<f/e ambigua dePursh ou V Hydrocotylehipiniiata de Muhlenberg. Cette petite Ombellifère est indigène de la Louisiane.

ÉRlGÉIlONoDÉRlGÈUE.£;i</e»0M.BOT.Vulgairement Vergerette. Ce genre, de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie superflue de Linné, fut établi par cet illustre naturaliste, et caractérisé ainsi : involucre oblong, presque cylindrique, formé d'écaillés imbriquées, linéaires et inégales; réceptacle plan, nu et marqué d'alvéoles; fleurons du disque nombreux, tubuleux, hermaplirodiles et de couleur jaune; ceux de la circonférence femelles, nombreux, en languette courte et linéaire, de couleur bleue, rose ou lilanche; akènes portant des aigrettes à poils simples ou légèrement soyeux. Ces caractères sont absolument ceux des Astères , à l'exception des fleurons de la circonférence qui, dans les Érigerons, ont la languette courte et linéaire. Cependant la distinction de ces deux genres est généralement admise; dans les grandes familles, il suffit, en effet, que certains groupes, comme ceux dont il s'agit, soient assez nombreux en espèces et que celles-ci présentent un ensemble de formes qu'il est plus aisé de sentir que de déliuir, pour que leurs affinités naturelles soient bien déterminées. Le professeur De CandoUe a, dans la Flore française, exclu des Érigerons et renvoyé aux Inula et aux Soliilago, toutes les espèces à rayons jaunes. Cassini n'est pas de cet avis, mais il avoue qu'alors il est difficile de distinguer bien nettement le genre Solidago du genre ErigeroH. Un grand nombre de plantes rapportées à ce dernier genre, en ont été séparées par Cassini qui a formé ainsi des genres nouveaux, soit en groupant seulement ces espèces entre elles, soit en les réunissant à des plantes de genres voisins. Ces réformes ont donc amené la création des genres Diplopappus , Podocoma, Triinorpha, Myriadenus, Tubilium et Dimorphanthes. /^.cliacun de ces mois. Si l'on admetlait tous ces genres, le nombre des espèces d'Érigéron, si considérable dans les auteurs, puisqu'il s'élève ù plus de cinquante, se trouverait grandement diminué.

Les Érigerons sont des plantes disséminées sur tous lej lieux des pays tempérés. On en trouve dans les fo-

rêts, dans les cbamps, sur les montagnes, au fond des plaines, etc. Parmi les espèces les plus remarquables, nous nous contenterons de citer : VEiigeron acre, L., type du genre Triinorpha de Cassini, plante assez commune dans les lieux secs, arides et pierreux de toute la France, où elle fleurit pendant l'automne; les Erige ron nlpinum et Fillarsii, belles espèces qui contribuent à l'ornement des Alpes et des hautes montagnes de l'Europe. Enfin I'Éricéko!? do Canada, Erigeron Canadense, L., est une plante dont la tige s'élève jusqu'à six ou neuf décimètres, et se termine par une panicule allongée , composée d'un grand nombre de petites fleurs portées sur des pédicelles rameux. Ses feuilles sont étroites, pointues, éparses, ciliées et d'un vert blanchâtre. On prétend que cette plante est originaire du Canada. Cependant il n'est peut-être aucune Herbe plus répandue en Europe que celle-ci; elle se retrouve en abondance jusque dans les vallées les pluséloignées et les plus séparées des grandes plaines, d'où certainement elle n'a pas été transportée par l'Homme. On explique cette étonnante dispersion par la considération de ses akènes aigrettes qui servent au transport des graines, et par la facilité dont elle s'accommode de toutes sortes de terrains. Une note insérée dans le Journal de Botanique de juillet 18 15, contient les expériences chimiques de Dubuc, pharmacien à Rouen, desquelles il résulte que cinquante kilogrammes d'Erigéron Canadense fournissent, par l'incinération, trois kilogrammes de résidu, dont on peut extraire environ un demikilogramme de Potasse carbnnatée assez pure, en sorte que la culture d'ailleurs si facile de cette plante présenterait quelque avantage dans les terrains ingrats et stériles.

ERIMATALIA. BOT. Rhéede ( ^ori. Malab., t. vu, p. 75, tab. 59) a décrit et figuré une plante sous le nom tWEriina-Taly, que Schultes (Syst. Feget., l. v, p. 17) a latinisé, et pour laquelle il a constitué un nouveau genre dont les caractères sont : calice à cinq divisions ovales, aigués et caduques; cinq.pétales bilobés, tronqués, dentés et frangés à leur sommet; cinq écailles intérieures, ovales, aiguës, plus courtes que les pétales auxquelles elles sont opposées; cinq étamines; ovaire supérieur, surmonté de cinq styles; baie petite, ovée et monosperme. Ce genre, que Lan>arck (Encycl. Métli., 2, p. 584) regardait, avec raison, comme trop peu connu pour qu'on pût déterminer ses rapports, a été placé par Schultes dans la Pentandrie Monogynie du systèmesexuel, i|uoique, d'après la description, l'ovaire présentât cinq styles. L'unique espèce dont il se compose a reçu le nom A^Erimatalia lihecdi. C'est une plante dont la racine est rampante, les tiges herbacées, tortueuses, les feuilles alternes, pétiolégs, ovales, pointues, épaisses et entières. Ses fleurs, ouvertes en rose ou en étoile, sont disposées par grappes très-allongées, qui naissent dans les aisselles des feuilles. Elle croit aux environs de Cranganoor et de Mangatti, dans les Indes-Orientales.

ÈRl^KOt. Erinaceus. bot. Synon. d'Hydne. r. ce mot.

ÉRINACÉE. Erinacea. bot. (Hydrophytes.) Genre élalili pai Lamouioux, aux dépens des Uélesseries. Son

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