‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 25 sur 76 · ERTOB 0 TR YA ,L^ ON] C A · texte numérisé non relu

ERTOB 0 TR YA ,L^ ON] C A

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laiaclère principal est d'avoir des fruclificalions tuberculeuses, situées sur des appendices spiniformes, assez longs, épars sur la surface des feuilles. Ces dernières sont toujours planes et sans nervures. Les Érinacées sont peu nombreuses en espèces; elles se trouvent prespre toutes dans les pays chauds. Le Fucus eiinaccus, lab. 2e, de Turner, peut être regardé comme le type principal du groupe des Érinacées.

Le nom d'ÉRiNACEA était employé par l'Ecluse pour désigner une Antliyllide à laquelle Linné l'a conservé comme spécifique.

ERINACEUS. MAM. F. Hérisson.

ÉR1N.\S ou ÉPiINOS. BOT. Synonyme ancien de Figuier sauvage.

ÉRINE. Erinus. bot. Genre de la famille des Scroplmlarinées et de la Didynamie Angiosi)ermie, L. , établi par Tournefort sous le nom i'Jijeralum, et adopté par Linné qui a transporté ce dernier nom ;"i un genre de la famille des Synantbérées (F. Agerate). Ses caractères sont : un calice à cinq parties; une corolle tubuleuse, ayant un limbe à cinq lobes presque égaux et échancrés en cœur; une capsule ovoïde à deux valves (jui, à la maturité du fruit, sont fendues en deux jusqu'à leur partie moyenne. Ces caractères ont été tracés d'a- ))rès l'analyse de VEiinusalpimis, plante indigène de l'Euroiie, à laquelle Thunberg a associé une dizaine d'espèces particulières au cap de Bonne-Espérance. Ce sont des plantes dont la tige est ligneuse dans quelques espèces, pourvues de Heurs axillaires ou en épis terminaux.

L'ÉRiKE DES kivES, Erinus Alpinus, L., est caractérisée par ses tiges hautes de quinze à dix-huit centimètres, ses feuilles oblongues, spathulées et dentées vers leur sommet, alternes sur la tige, nombreuses et étalées en rosette à la base. Ses fleurs, d'une couleur purpurine et d'une odeur foi't agréable, font un effet charmant sur les roches des Alpes occidentales, du Jura, des Céveunes et de la chaîne Pyrénaïque, où elle croit sauvage ainsi que dans les Asturies; elle y garnit jusque les parapets et les murs des vieux bâtiments. D'après celte indication, le professeur De Kin l'ayant semée sur des restes d'antiques fortifications à Bruxelles, elle n'a pas tardé à les couvrir, et s'y est naturalisée de manière à ne l'y pouvoir plus détruire. Cette espèce est assez rare en Italie et généralement au delà des Alpes. La plante à laquelle Dioscoride donnait le non d'Erinus parait être VHieracium sabaudum.

EKINEDM. BOT. ( iVucédinées. ) Genre de Cryptogames qui naissent par groupes sur les feuilles des plantes, y forment des taches de couleurs diverses, et dont la structure, examinéeau microscope, présente des amas de filets roides ou petits tubes, tantôt cylindriques, quelquefois en toupie, tronqués au sommet et enfoncés dans la substance des feuilles. Les auteurs ne se sont d'abord pas accordés sur la place que ces petits végétaux doivent occuper. Palisot de-Beau vois les plaçait dans les Algues. Link, qui avait d'abord embrassé cette opinion, l'a vivement combattue ensuite, en prouvant que dans ce genre il n'y avait aucun vestige de sporidies, et conséquemraeni qu'il ne pouvait être rangé dans les

Algues. Ce qui a pu induire en erreur Palisot-de-Beauvois, c'est qu'il aura pris pour des Erineum quelques espèces d'un genre appartenant véritablement aux Algues, des Helicomyces , par exemple. Mais, en séparant les Erineum des Rubigo , Link ne comprend que ceux dont les filets ou tubes, examinés au microscope, paraissent cloisonnés. Fries, distinguant aussi \e.i Erineiim des Rubigo, donne le nouveau nom de Phyllerium au genre Erineum de Link, et nomvatErineum le Rubigo du même auteur, attendu que la plupart des Erineum des auteurs rentrent dans ce Rubigo. Selon Fries, les Erineum doivent donc se composer des espèces à filets non cloisonnés et réunis en forme de cupules stipitées. 11 en a aussi distrait les Erineum aureum, Pers., et Erineum asclepiadeum, Funch , pour en former ses nouveaux genres Taphria et Cronarlium (K. ces mots). Les Erineum ont beaucoup de rapports avec les genres iMucor, Byssus et Dematium de Persoon. Plusieurs ont même été décrits comme appartenant à ces genres. On en connaît une trentaine d'espèces (en n'admettant pas les retranchements opérés par Fries), qui ont reçu pour noms spécifiques ceux des plantes sur lesquelles elles sont parasites. L'organisation de ces petits végétaux n'est pas encore bien connue; ce que les auteurs en ont dit ne satisfait pas la curiosité du naturaliste, qui désirerait qu'un observateur attentif et judicieux ne laissât plus de doutes sur la nature de ces êtres. V Erineum de la Vigne, par exemple , a des taches qui sont indiquées avec doute, par De Candolle, comme des loges d'Insectes. Cette opinion a-t-elle été vérifiée, et en serait-il de même pour beaucoup d'autres Pseudo-Cryptogames ?

ËRINITE. jiiN. Haidinger a donné ce nom à une substance minérale, récemment découverte dans le comté de Limerick en Irlande, et qui présente des couches concentriques, à surface rude au toucher; ces couches se laissent aisément séparer les unes des autres; elles sont ordinairement compactes, possèdent quelquefois une cassure imparfaitement conchoïde, et montrent des indices de clivage, parallèlement aux pans d'un prisme rectangulaire. La couleur de l'Érinite est le vert d'énieraude, passant au vert de pré; ses bords sont translucides; sa dureté est intermédiaire entre celles de la chaux fluatée et de la chaux phosphatée; sa pesanteur spécifi(iue est 4,04-â. Le docteur Turner qui en a fait l'analyse a obtenu : oxide de cuivre 39,44; acide arsénique 35,78; alumine 1,77; eau 3,01. On doit, d'après cette analyse, considérer l'Érinite comme une variété de cuivre arséniaté.

ÉRIOBOTRYE. ^noèo^/ja. bot. Genre de la famille des Rosacées , établi par Lindley qui lui donne pour caiactères : calice turbiné, laineux, avec son orifice armé de cinq dents émoussées; cinq pétales insérés au

[ calice; étamines nombreuses, ayant la même insertion; ovaire placé dans le fond du calice, à cinq loges ren-

! fermant chacune deux ovules ; cinq styles inégaux pu-

] bescents, soudés à leur base. Le fruit est pomacé, à trois ou cinq loges monospermes; membrane propre de la

! semence, oblitérée, la radicule est enfermée entre les bases des cotylédons. L'Ériobotrye du Japon , Eriobo- Irya Jiiponica, Lindl. , est un aibrisseau à feuilles

obloiigiies-lancéolées, acuminées, dentées à loiiffiies distances, un peu cotonneuses en dessous dans leur jeunesse, et accompagnées de stipules pétiolaires et bifides.

ERIOCVLIA. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Smith [Bot. Exot., 78 et 79), est le même que VActinotus de Labillardière, qui lui est antérieur, y. kciiivoTE. Outre VEriocalia major, Smitli, ou VAvtinotits Helianthi , Labill., on trouve, dans VExotic Botanx, la description d'une seconde espèce nommée par Smilli Eriocalia minor, et qui croit au port Jack-

ÉRIOCARPUE. Eriocarpha. bot. Genre de la famille des Synantbérées, établi par Cassini, et que De Candolle a réuni à son genre Moiifagnœa.

ÉRIOCAULÉES. Eriocuuleœ. bot. Famille établie par Dumortier dans sa méthode publiée sous le titre d'Analyse des familles des plantes (Tournay, 1829, in-8"). Elle a pour caractèies : système ligneux sansécorce; enveloppe florale doul)le : l'intérieure i)olypélale, insérée sur le calice; pétales étalés; calice gluraacé; style tritîde ; ovaire supère; fruit déhiscent, oligosperme. 11 n'y a encore dans cette famille que le seul genre Eriocaiilon.

ÉRIOCAULON. Etiocatdon. bot. Ce genre, que l'on désigne aussi en français sous le nom de Joncincllc, fait partie de la famille des Restiacées et de la Monœcie Hexandrie, L. Ses Heurs, très-petites et iinisexuées, forment des capitules plus ou moins globuleux. Le réceptacle est convexe, garni d'un grand nombre d'écaillés uniflores, très-serrées les unes contre les autres et dont les plus extérieures sont privées de fleurs et forment une sorte d'involucre. Les Heurs mâles et femelles sont quelquefois mélangées sans ordre; d'autres fois les mâles sont au centre et les femelles à la circonférence. Les mâles ont leur calice double : l'extérieur formé de deux ou trois folioles libres, dressées généralement, velues dans leur partie supérieure; l'intérieur composé de deux ou trois folioles semblables aux précédentes, mais généralement soudées entre elles, de manière à former un calice lubuleux et infimdibuliforme. Le nombre des étamines varie de trois à six. Les anthères sont biloculaires et introrses. Presque toujours on rencontre au centre de chaque fleur mâle un tubercule qui occupe la place du pistil. Le calice est le même dans les fleurs femelles. L'ovaire est libre, globuleux, à deux ou trois loges formant autant de côtes très- saillantes et contenant chacune un seul ovule renversé. Le style est simple, quelquefois bi ou trifide dans sa partie supérieure, où il se termine par deux ou trois stigmates linéaires, velus et glanduleux. Le fruit se compose de deux ou trois petites coques monospermes, s'ouvrant longitudinalemenl par leur angle extérieur. La graine renferme sous son tégument propre un endospermc charnu, trèsvolumineux, et un petit embryon appliqué sur l'endosperme, dans le point opposé au hile.

Les espèces de ce genre sont assez nombreuses. On en compte environ une trentaine, <|ui croissent dans l'Amérique méridionale, les États-Unis, la Nouvelle- Hollande, ainsi qu'aux iles de France et de Bourbon. Ce sont des plantes herbacées, se plaisant dans les lieux

himiides et sur le bord des ruisseaux, ayant un port analogue dans presque toutes les espèces, (lui se rapproche beaucoup du Slaticc armeria. Leurs feuilles sont linéaires, étroites, réunies en faisceau et toutes radicales. Du centre de cet assemblage de feuilles qui sont quelquefois fîstuleuses, naissent une ou plusieurs hampes simples, nues, terminées par un capitule globuleux de fleurs. Aucune de ces espèces n'est cultivée dans les jardins. Une seule croît en Europe; c'est r£'riocatilon scptangulare, Hook., FI. Scotica, p. 179, qui a été trouvée dans le nord de l'Ecosse. Sa lige est striée, plus longue que les feuilles. lesquelles sont comprimées et ensiformes. Le capitule est petit, globuleux et glabre.

ÉRIOCÉPHALE. Eiiocephalus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Coryrabifères de Jussieu et de la Syngénésie nécessaire, L., établi par Dillen {Hort. Eltham., 152, t. 110) et adopté par Linné et Jussieu avec les caractères suivants : capitules radiés, fleurons du centre en petit nombre, mâles; ceux de la circonférence au nombre de cinq environ, femelles, en languette courte, obovale et trifide ; écailles de l'involucrc disposées sur deux rangs, l'extérieur et l'intérieur également de cinq, entre lesquels est une laine épaisse; akènes laineux, non aigrettes; paillettes du réceptacle ciliées, lanugineuses. Les caractères assignés à ce genre parCassini, qui l'a placé dans sa tribu des Anthémidées, ne s'accordent pas en tous points avec ceux-ci. Selon cet auteur, les Heurs du disque sont nombreuses; les écailles externes de l'involucre ne sont qu'au nombre de trois; et il n'y a que trois Heurs à la circonférence.

L'ËRiocÉPHAi.E d'Afrique, Eriocephaius ytfiicunus, L., est un arbrisseau originaire du cap de Bonne-Espérance, et cultivé en Europe, dans les jardins de botanique, où il exige l'orangerie pendant l'hiver. Il est rameux, touffu, à tiges et branches droites et fermes; ses feuilles sont nombreuses, étroites et découpées en trois ou cinq petits segments linéaires et obtus; ses fleurs blanchâtres ou légèrement purpurines, sont disposées en cnryrabe. Planté dans une terre substantielle, il se multiplie facilement par boutures faites dans le cours de l'été, sur une couche ombragée.

Deux autres espèces, également indigènes du cap, ont été décrites par Thunberg {Proilr., p. 1C8) sous les noms à'Eriocephalus gtaber et Eiiocephalus ruce-

ÉRIOCHILE. Eiiochilm. bot. Genre de la famille des Orchidées et delà Gynandrie Monandrie, établi par R. Browii (Prodrom. FLor. Nov.-HoU., p. 32.5) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe bilahié, dont les segments latéraux extérieurs sont onguiculés et appuyés sur le labelle, les intérieurs plus petits et dressés; labelle onguiculé, sans appendices; disque pubescent non glanduleux; gynostème demi-cylindrique, simple au sommet; anthère terminale, persistante, mutique, à loges rapprochées; masses polliniques au nombre de quatre dans chaque loge. Ce genre est très-voisin du Caladenia du même auteur. L'espèce sur laquelle il a été constitué croit à la Nouvelle-Hollande, et a été décrite et figurée par Labillardière (Nov.-HolL, 2, p. 61, t. 211) sous le nom iVEpipaclis cuctillata. R. Brown l'appelle En'o-

Mo

thilusaiiliimiiatis. C'est une piaule lieibacée bulbeuse, n'ayant qu'une feuille radicale presque obovale, quelquefois roulée en cornet, enveloppée à sa base par une ijaine scarieuse. Sa bampe porte une à trois fleurs blanclies ou légèrcinent purpurines, dont l'ovaire et le périanlbe sont couverts d'un duvet glanduleux.

ÉRIOCHLilNE. Eriochlœna. bot. Même chose que Eiiolcena. V. ce mot.

ERIOCIILOA. Eriochloa. bot. Kunth ( in Humb. NoE. Gcti., 1, p. 93 ) appelle ainsi un genre nouveau de la famille des Graminées formé aux dépens du genre /"//j/o/Zic/Hw* de Beauvois , et auquel il assigne pour caractères : des épillels uniflores, environnés à leur base d'un involucre formé de poils roides et persistants. La lépicèue se compose de deux valves, dont l'inférieure est allongée et terminée à son sommet par une pointe roide. La glume est formée de deux paléoles plus courtes que la k'picène. La glumelle n'existe pas. Les élamines sont au nombre de trois. L'ovaire est surmonté de deux styles que terminent deux stigmates en forme de pinceau. Le fruit est enveloppé dans les écailles Horales. Ce genre se compose de deux espèces américaines qui ont leurs épis non articulés, solitaires ou diversement groupés, composés d'épillels unilatéraux.

ÉRIOCHRIfSIDE. Eiiochrysis. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, L., établi par Palisot-de-Beauvois { Agrostographie, p. 8) qui l'a ainsi caractérisé : fleurs disposées en panicule resserrée; épillets géminés ou ternes; valves de la lépicène velues, légèrement obtuses, coriaces, plus longues que les valves desglumes qui sont membraneuses; écailles à trois dents irrégulières; ovaire globuleux, ayant un bec simple et filiforme ; style à deux branches; stigmates plumeux, aspergilliformes. Ce genre a été fondé sur une plante assez répandue dans les herbiers de Paris, et que Beauvois a nommée Eriocliiysis Cayaueiisis. Cependant elle n'avait été nullement décrite, ni comme genre distinct, ni même comme espèce des genres Saccliaiiim et Amlropogon, dans lesquels PalisotdeBeauvois espérait la trouver. En adoptant ce genre, Kunth (in Humb. et Bonpl. Nov. Gen. el Spec. Jmer. l.p. 183) en a modifié les caractères de la manière suivante : les épillets sont ternes et hermaphrodites, celui du milieu sessile, les latéraux pédicellés; les valves des glumes(/)aîHei<es, Kunth) sontmutiques; les stigmates péoicilliformes; la caryopse arrondie, algue, glabre et libre. VErianthus Cayaneiisis a été aussi rencontré près des ruisseaux de l'agréable vallée de Caripe, dans la Nouvelle-Andalousie. Ses chaumes y forment des gazons épais; leurs feuilles sont planes et linéaires, et leurs enveloppes florales sont couvertes de poils dorés, d'oti le nom générique a tiré son étymologie.

ÉRIOCLINE. BOT. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésic nécessaire, L., établi par IL Cassini(Bull. delà Soc. Phil., septembre 1818) qui l'a placé dans la tribu des Calendulées, et lui a assigné des caractères que nous exposerons de la manière suivante : calathide radiée; fleurs du disque nombreuses, régulières et mâles; fleurs de Ja circonférence sur un seul rang, en languette ellip-

tique, el femelles; involucre formé <l'écailles irrégulièrement imbriquées, appliquées, coriaces el foliacées, les intérieures surmontées souvent d'un appendice; réceptacle convexe, hérissé de poils laineux et capillaires; ovaires des fleurs marginales réguliers, arrondis et dépourvus d'aigrettes; ceux du disque extrêmement courts et aussi sans aigrettes. Ce genre, de l'aveu même de son auteur, ne diffère de VOsleospeninrm que par la présence de poils laineux au réceptacle, l'ne si légère différence suflît-elle pour autoriser la distinction de ces genres? On serait tenlé de le nier, si l'on considère que la plante sur laquelle l'Ériocline a étéélabli, est, comme tous les Ostéospermes, originaire du cap de Bonne- Espérance, et que les paillettes qui naissent sur le réceptacle ne sont en réalité que des bractéoles qui souslendraient cliaquefleur partielle si l'ensemble des fleurs pouvait se développer en corymbe; leur production est souvent accidentelle ou déterminée par des causes variables, comme, par exemple, la culture. C'est ainsi qu'on avait déplacé le Chiysunthemum Indicnm, L., parce que les individus cultivés présentaient des réceptacles paléacés, circonstance qui, ne s'étant pas retrouvée dans les individus à fleurs non monstrueuses qu'on a obtenus dans quelques jardins, a fait reconnaître l'erreur. Au reste, VEiiocline obovata, H. Cassini, esl un arbuste cultivé au Jardin des Plantes de Paris, sous le nom A'Osleospennuin spinosiim. Celle plante est peut-être celle ainsi nommée par Willdenow, mais, selon Cassini, ce n'est pas l'espèce que Linné, Lamarck et d'autres botanistes ont décrite, puisque celle-ci a le réceptacle nu et l'involucre simple.

ÉRIOCOME. Eiiocoma. bot. Deux genres très-différents ont été établis sous cette même dénomination par Nutlall et par Kunth. L'un d'eux est décrit dans un ouvrage impiimé à Philadelphie en 1818, l'autre dans le quatrième volume de la partie botanique du Voyage de Humboldl et Bonpland , qui a paru un peu plus lard. Les botanistes classificateurs décideront quel sera celui qui devra conserver le nom d'E/iocoma, et si le genre de Nutlall, qui a l'antériorité, est réellement assez distinct des Slipa dont il est un démembrement, pour mériter d'êlre conservé. II semble , en effet , que si le genre proposé par le botaniste américain n'a pas une grande valeur, il vaut mieux l'elfacer de la liste que de changer le nom d'un genre pour lequel on possède une bonne descrii)tion et une très-belle figure. En attendant, notre devoir se borne à faire connaîlre ce qui a été proposé dans la science; nous allons donc décrire les deux genres en question l'un à la suite de l'autre.

VEiiocoma de Nutlall {Gênera of Norlh Jmer. Plants. T. I, p. 46) appartient à la famille des Graminées et à la Triandrie Monogynie de Linné. Voici ses caractères essentiels ; lépicèue uniflore, h deux valves bossues inférieureraenl et resserrées supérieurement, à trois nervures, el terminées par Irois pointes, plus longues que les valves de la glume; celles-ci sont arrondies, coriaces, couvertes d'un duvet soyeux ; la valve extérieure terminée par une arête subulée, courte, Irigone, caduque; anthères velues; un seul style; deux stigmates velus; caryopse presque sphérique. Nutlall ne mentionne qu'une seule espèce dans ce nouveau

genre; c'est le Stipa membranacea de Pursli [Flor. Amer. Sept., 2, p. 728), plante qui croit sur les bords du Missouri. Cette Graminée a des tiges qui atteignent la longueur d'un mètre; ses feuilles sont glabres, allongées et filiformes ; ses Heurs sont disposées en une panieule lâche, dichotome et étalée.

Le genre proposé par Kunth (Nova Gênera et Spec. Plant, œquiii. T. iv, in-8», p. 207) sous le nom d'JFriocoma, ap|iartient à la famille des Synanthéréesct à la Syngénésie frustianée de Linné. Son auteur l'a placé dans la tribu des Iléliantliées. 11 offre pour caractères essentiels : un involucre presque hémisphérique, formé d'environ huit écailles imbriquées; réceptacle planiuscule, garni de paillettes acuniinées, ovales, laineuses et enveloppant les fleurons hermaphrodites; fleurons du disque an nombre de quinze environ, tuhuleux et hermaphrodites; ceux de la circonférence au nombre de cinq, ligules et neutres; akènes comprimés, quadrangulaires, lisses, dépourvus d'aigrettes, enveloppés par les paillettes laineuses du réceptacle. Dans les fleurs hermaphrodites, les corolles ont le tube grêle, le limbe à cinq dents ovales, aiguës, ciliées et hérissées de poils épais. Ce genre n'a de rapport qu'avec le Sclerocarpus, le Meyera ou Enydra, et peut-être VEspcletia. L'unique espèce qu'il renferme a été nommée Eriocoma ftoribundn, par Kunth (loc. cit., p. 208 et tab. 590). lille fleurit en juillet, non loin de la ville de Me.\ico, dans les lieux arides, élevés de quatorze cents toises audessus de la mer. C'est une plante herbacée, haute de trois à quatre pieds dont les rameaux très-nombreux sont opposés, anguleux et puhescents; les feuilles o|)posées, entières, pétiolées, deltoïdes-ovales, aiguës, très-entières ou un peu dentées et à trois nervures; les calathides sont composées de Heurs blanches, disposées en corymbes terminaux, très -divisés et garnis de feuilles.

ERIOCYLAX. BOT. Les espèces A'Âspalathus qui, en raison de leurs feuilles composées, offrent un port différent des autres, ont été constituées en un genre distinct par Necker (£■/«(«. fio/., vol.5,25) qui a en outre signalé des différences dans la forme et la situation de l'étendard, des ailes et de la carène, ainsi que dans les autres parties de la fructification.

ÉRlOUAfHiNÉ. Eriodaphne. bot. Le genre proposé, sous ce nom, par le professeur Aées, n'a point été admis par les botanistes, mais les caractères ont servi ù l'établissement d'une section dans le genre Persea de liiertner.

ÉKIODE. Eriodes. mam. Geoffroy- St. -Hilaire avait enlevé aux Sapajous certaines espèces, dont il avait formé son genre Atèle. Il vient de subdiviser ce même groupe des Atèles et de former à ses dépens le genre liriode. Les espèces qu'il réunit sous ce nom généri(iiie, ont jusqu'à ce joui' été confondues avec les véritables Atèles, auxquels elles ressemblent par l'extrême longueur de leurs membres, par l'état rudimentaire de leurs pouces antérieurs, toujours entièrement ou piesque entièrement cachés sous la peau; enfin par •luelques autres conditions organiques d'une importance secondaire. Toutefois si le nouveau genre que Geoffroy [iropose aujouid'liui n'a point été établi plus

lot, c'est sans doute parce que les espèces qui doivent le composer, ont été jusqu'ù ce jour peu étudiées, soit parce qu'elles sont en général assez rares et connues depuis peu de temps, soit par d'autres causes. En effet, les caractères cpii distinguent les Ériodes des Atèles sont à la fois très-nombreux, et pour la plupart très-importants, comme le prouvent lesdétails suivants, et comme chacun pourra s'en assurer très facilement, la description qu'a donnée Geoffroy des Atèles, ayant été faite sous un point de vue comparatif, et de manière à faire saisir au premier coup d'œil les caractères distinclifs de l'un et de l'autre genre. Les molaires des Ériodes sont généralement très -grosses et de forme quadrangulaire. Les incisives sont, aux deux mâchoires, rangées à peu près sur une ligne droite, égales entre elles, et toutes fort petites : elles sont beaucoup moins grosses que les molaires : caractères qui suffiraient pour distinguer les Ériodes de tous les autres Sapajous, les Hurleurs exceptés. Les ongles ressemblent autant à ceux de plusieurs Carnassiers, tels que les Chiens, qu'à ceux des Atèles et de la plupart des Singes : ils sont comprimés , et on peut les regarder comme composés de deux lames réunies supérieurement par une arête mousse. Les oreilles sont assez petites et en grande partie velues. Les narines, de forme arrondie, sont très-rapprochées l'une de l'aulre, et plutôt inférieures que latérales, à cause du peu d'épaisseur de la clQisoii du nez; disposition que Spix a déjà remarquée dans une espèce, et qui fournit au genre Eriodes l'un de ses caractères, sinon les plus apparents, du moins les plus remarquables. Les Ériodes tiennent véritablement le milieu, parla conformation de leur nez, entre les Singes de l'ancien monde ou Catarrhinins, et ceux du nouveau monde ou Platyrrhinins; et il est même exact de dire qu'ils sont, par ce caractère, plus voisins des premiers que des seconds. Les ouvertures osseuses des fosses nasales , qui sont à peu près cordiformes. présentent aussi une différence importante à l'égard des Atèles. Les intermaxillaires montent jusqu'aux os propres du nez et s'articulent avec eux, en sorte que les maxillaires ne concourent point à former l'ouverture. On serait porté, au premier abord, à croire cette disposition liée d'une manière nécessaire avec celle que présentent les narines des Ériodes, d'autant mieux qu'elle se trouve aussi chez les Singes de l'ancien monde. U n'en est rien cependant; car cet arrangement existe aussi presque toujours chez les Singes américains, et les Atèles sont même les seuls, selon Geoffroy-St. -Hilaire, qui ne le présentent pas. Le clitoris, moins volumineux chez les Ériodes quechez ces dernieis, nous a présenté un caractère très -remarquable en lui-même, et que sa rareté rend plus remarquable encore. U est couvert sur ses deux faces de poils soyeux, un peu rudes, très-serrés les uns contre les autres, noirâtres, longs d'un demi-pouce environ à la face postérieure , et de près d'un pouce à l'antérieure. La disposition de ces poils est telle, que le clitoris ressemble à un pinceau élaigi transversalement; et il est à ajouter que ceux de la face postérieure, se portant obliquement de dehors en dedans vers la pointe de l'organe, laissent d'abord entre eux un petit espace triangulaire, qui seni-

l)le continuer le sillon de l'urètre. Il n'est pas douteux, an reste, que l'urine coule entre ces poils, non-seulement parce que leur disposition l'indique, mais parce qu'ils sont comme ag!;lutinés les uns aux autres. Celte disposition du clitoris se lie évidemment avec la disposition suivante : au-dessous de l'anus on remarque un espace triangulaire, correspondant à la région périnéale et plus ou moins étendu , qui se trouve nu ou couvert de poils excessivement courts et de même nalure que ceux du clitoris; et tout le dessous de la base de la queue, dans la portion qui correspond à cet espace, et qui s'applique sur lui lorsque l'animal rapproche sa queue de son corps, est couvert de poils excessivement ras, dirigés de dehors en dedans et formant, au point où ils rencontrent ceux du côté opposé , une sorle de pelile crête longitudinale. L'aspect gras et luisant de toutes ces parlies semble annoncer la présence d'un grand nombre de follicules sébacés; mais n'ayant vu que des pelleteries desséchées, Geoffroy n'a pu constater leur présence. 11 n'a pu également, faute de sujets, et à son grand regret, examiner chez le mâle le pénis et les parlies environnantes. 11 ne doute point qu'il n'eût trouvé chez le mâle quelque chose d'analogue à ce que présente le clitoris, mais avec de notables différences ; car on concevra facilement combien un gland pénien , hérissé de poils rudes, comme l'est le gland du clitoris de la femelle , serait une condition défavorable pour l'acte de l'accouplement. Enfin, en outre de toutes ces conditions organiques dont l'importance ne saurait être contestée, les Ériodes différent encore des Alèles par leur queue un peu plus couile et nue dans ses deux cinquièmes postérieurs, et surtout par la nature de leur pelage. Tous leurs poils sont moelleux, doux au toucher, laineux et assez courts; ceux de la têle, plus courts encore que ceux du corps et de la queue, sont dirigés en arrière ; caractères précisément inverses de ceux que présentent les Atèles, et qui donnent aux Ériodes une pliysionomie toute différente. C'est à la nalure laineuse de leurs poils que se rapporte le nom générique que Geoffroy a adopté pour ces Singes, et par lequel il a cherché à rappeler le plus apparent de leurs traits distinclifs.

Ce genre est, dans l'état présent de la science, composé de trois espèces, toutes originaires du Brésil, et encore 1res peu connues ; aucune d'elles n'a jamais été, du moins selon Geoffroy, amenée vivante en Europe, depuis un individu qu'Edwards vit à Londres en 17C1, et qu'il a mentionné sous le nom de Singe-Araignée, sans Iransmellre à son sujet aucune remarque intéressante. Les Ériodes ont été également très-peu observés dans l'état sauvage; Spix, auquel on doit la découverte de l'un d'eux, dil seulement que ces Singes vivent en troupes, et font, pendant toute la journée, retentir l'air de leur voix claquante, et, qu'à la vue du chasseur, ils se sauvent très-rapidement en sautant sur le sommet des arbres.

Un fait fort remarquable, et qui montre mieux que tous les raisonnemenls théoriques combien le voyageur qui vient d'êlre cité brisait les rapports naturels par rétablissement de son genre Court-Pouce, Bra-

chrteles, c'est que , sur les trois espèces d'Ériodes, il en est une chez laquelle il n'y a aucune trace extérieure des pouces antérieurs; une autre, chez laquelle ces doigts se montrent au dehors sous la forme de tubercules sans ongles; et une autre enfin chez laquelle ils sont même onguiculés; et cependant toutes trois sont liées par des rapports si intimes, et se ressemblent tellement par les couleurs de leur pelage et leurs proportions, qu'on serait presque tenté de les réunir en une seule espèce. Aussi le genre Court-Pouce n'a-t-il élé adopté par aucun naturaliste, quoique déjà publié depuis plusieurs années.

L'Ériode BtniBAcnLE. En'orles hemidacljliis, Geoff. C'est l'espèce dans laquejle il existe un petit pouce onguiculé, très-grêle, très-courl, atteignant à peine l'origine du second doigt, et tout à fait inutile à l'animal. Salongueur,depuis le bout du museau jusqu'à l'origine de la queue, est d'un pied huil pouces, et la queue a deux pieds un pouce. Son pelage est en général d'un fauve cendré, qui prend une teinle noirâtre sur le dos. Les mains et la queue sont d'un fauve plus pur que le reste des membres et le corps. Les poils qui entourent l'espace nu ou couvert de poils ras, que nous avons dit exister à la base de la queue et près de l'anus, sont d'un roux ferrugineux qui ne diffère de la couleur des poils du clitoris que par une nuance plus claire. La face, qui n'est complètement nue que dans le voisinage des yeux, parait être tachetée de gris, sur un fond couleur de chair. Cette espèce, découverte en 1816 au Brésil par Delalande, a toujours été confondue avec la suivante.

L'ÉRIODE A TUCERCciE. EHodes tuberifer, Geoff. ; Aides hxpoxanlhus, Pr. de Neuw. et Kuhl (Bext. zur zool. ) ; Bruchyteles macrolarsns, Spix, Bras. Celle espèce se distingue facilement de la précédente par le caractère suivant : ses pouces rudimenlaires paraissent à Pextérieur sous la forme de simples tubercules, et manquent constamment d'ongles, suivant les observations des auteurs allemands. Son pelage est, comme celui des deux autres Ériodes, d'un fauve tirant sur le cendré, la queue étant d'un brun ou d'un fauve ferrugineux; la racine de la queue est, ainsi que la partie postérieure des cuisses, de couleur rousse; les doigts sont couverts de poils ferrugineux. Cet Ériode, qui ne nous est connu que parla description des auteurs que nous avons cités, a élé découvert au Brésil par le prince de Neuwied; on lui donne généralement les noms de Miriki, Mono et Kou/jo.

L'ÉRIODE AK\cBJioït)E, Eriodes arachnoïdes, Geoff.; Aleles arachnoïdes , Geoffr. Sl.-Hil. (Ann. du Siusée, T. xiii), est généralement d'un fauve clair, qui passe au cendré ronssàtre sur la tête, et au roux doré sur l'extrémité de la queue et sur les pattes, principalement aux talons; quelques individus sont d'un fauve clair uniforme. Celte espèce, dont la taille ne diffère pas de celle de l'Hypoxanthe, est connue au Brésil sous le nom de jMacaco vernello.

ÉRIODENDRE. Erlodendron. bot. Ce genre, formé parDeCandol!e,aux déi)ens du genre Fromager, appartient conséquemment à la famille des Bombacées et à la Monadelphie Penlandrie. L. Il a pour caractères un

r.ilice canipamilé, irrégulièrement (iiiiiiqiiéfide; une corolle (le cinq piilales à la base desquels se soudent avec eux et entre elles les étamines à la naissance de leurs filets qui forment ainsi un tube très-court, divisible à l'extrémité en cinq parties supportant chacune une anthère uniloculaire, linéaire, repliée sur ellemême en ondulations serrées aux deux extrémités. L'ovaire est libre, à cinq angles et à cinq loges ; le style est simple, terminé par un stigmate finement divisé en cinq pointes. La capsule est oblongue, ovoïde, à cinq loges polyspermes. Le genre Eiiodeiutron, dont le nom ci-t formé des deux mots grecs, epio;, laine, et SsvSpov, aibre, se compose de trois espèces du genre Dombax {Bombux anfractuosum; Bombax Lcjiinthenim ; Bombas œsciili/olium), auxc|uclles Auguste de Saintllilaire en a ajouté deux autres, Ei iode lul ion jasminiflorum et Eriodendron puhiflorum, découvertes par lui dans les provinces méridionales du Brésil. Le genre nouveau réalise la pensée de Gserlner, que Ton ne devait pas confondre dans le genre Bombax des espèces dont les filets staminaux, fort nombreux, se présentent en cinq faisceaux portant chacun plusieurs anthères à leur sommet. D'après ces motifs, il eut été plus convenable que l'instituteur du genre nouveau lui eût donné un nom expressif des caractères déterminants, plutôt que de choisir celui qu'il a adopté, et qui n'est rien moins qu'exact s'il s'applique au faciès de la plante dont la corolle seule est laineuse, ou qui est revendiqué par des plantes étrangères même à la famille s'il est question de la bourre qui garnit l'intérieur de la capsule.

ÉRioDENDRE TORTUEOX. £'?'îWenrf/o?ja«/'rac<MOSMHt, De Cand., Prodr. 1, 479; Bombux pentandrum , L. ; Bombax occidentale , Spr. C'est un arbre susceptible de s'élever à la hauteur de quatre-vingts pieds; il se couronne de branches flexibles et pendantes, quoique le tronc soit fort cassant; son écorce est glabre, d'un gris verdâtre, parsemée de tubercules coniques, épineux. Ses feuilles sont digitécs, composées de sept à neuf folioles coriaces, lancéolées, entières, aiguës, veinées, d'un vert pur en dessus, d'un vert cendré en dessous; le pétiole est long de quatre pouces, arrondi, cannelé en dessus, d'un vert rougeâtre. Les fleurs sont réunies plusieurs ensemble soit à l'extrémité des rameaux, soit à l'aisselle des feuilles terminales; chacune d'elles est portée sur un pédicelle dressé, arrondi, ferme, épais, souvent rougeâtre et long d'un pouce; le pédoncule commun est fort court. Le calice est urcéolé, renflé, nu, avec le limbe divisé en cinq dents lancéolées, acuminées. La corolle est composée de cinq pétales blancs, laineux ou veloutés extérieurement, ciliés en leurs bords, d'un blanc rosé à l'intérieur, longs de plus de deux pouces, concaves, lancéolés, réfléchis extérieurement. Les cinq filaments se composent d'une infinité de fibres réunies en faisceau; chacun d'eux soutient plusieurs anthères arquées et tortillées. L'ovaire est supérieur ovale, enveloppé par la base des filaments, surmonté d'un style épais plus long que les étamines, terminé par un stigmate à cinq lobes. Le fruit consiste en une capsule longue de six pouces environ, éirécie vers sa base, reiifeiinanl des graines allongées.

ovoïdes, pointues, de la grosseur d'un pois, enveloppées d'une bourre soyeuse, élasti<|ue comme la laine, mais point assez longue pour être filée. Cette plante parait originaire de l'Inde d'où elle a été transportée dans les parties chaudes du nouveau monde, pour s'y naturaliser.

É1410DERME. Eiioderma. bot. Ce genre de Lichens, proposé par Fée, existait précédemment dans la famille des Uyménothalames de Pries, sous le nom de Pcltigcia.

ÉRIODON. Eriodon. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, tribu des Territèles, établi parLatreille(Dictionn. d'Ilist. nat., U» éd. T. XXIV ) qui lui assigne pour caractères : palpes insérées à la base latérale et extérieure des mâchoires; lèvres s'avançant entre elles, en forme de languette conique et tronquée, et présentant un peu au-dessous du milieu de sa hauteur une ligne transverse. Les Ériodons s'éloignent des Mygales par lUnsertion des palpes, et avoisinent, sous ce rapport, le genre Atype dont ils diffèrent essentiellement par la forme et la saillie de la languette. Il existe encore quelque dilîérence dans la composition des yeux qui ne sont pas groupés sur une élévation commune, mais disséminés sur le devant du thorax. Walckenaer (Tableau des Aranéides, p. 8) a établi ce genre sous le nom de Missulène. Il le range parmi les Aranéides Théraphoses, et ne mentionne qu'une espèce désignée par Latreille sous ce nom ;

Êriodon iiERSECR. Eriodoti occutorimn , Latreille, Missuleua oecatoria ,\Va\ckenaer. Son corps, long d'environ un pouce, est noir; l'extrémité interne de la première pièce des mandibules est munie de trois rangs de pointes qui forment une espèce de herse représentée par Walckenaer {toc. cit., pi. 2, fig. 14). Elle est originaire de la Nouvelle-Hollande d'où l'ont rapportée Pérou et Lesueur.

ÉRlOGWSSE.Eriogtossiim. bot. Genre de la famille des Sapindacées et de l'Octandrie Monogynie de Linné, formé par le docteur Blume, avec un arbuste découvert par lui dans l'île de Java. Caractères : calice à cinq divisions dont deux internes et plus petites ; quatre pétales concaves, ayant à leur base une languette bifide et velue; huit étamines inégales et velues; trois ovaires soudés au slyle, renfermant un ovule chacun; un stigmate obtus ; carpelles elliptiques, en forme de baies, soudées â leur base et souvent solitaires par avortement.

L'ÉRIOGLOSSE MAKGEABLE, EliOglOSSUVl edulc, est UU

fort arbrisseau, à feuilles composées de trois à quatre paires de folioles et une impaire ; ces folioles sont elliptiques, oblongucs, obliques à leur base; l'origine des rameaux et les panicules sont garnies, en dessous, d'un duvet roussâtrc. Ces arbrisseaux sont en tout temps chargés de fleurs et de fruits qui sont bons à manger. L'espèce décrite par le docteur Blume avait été primitivement placée dans le genre Savonier, sous le nom de Sa/niidiis edutis; c'est ainsi qu'elle est restée longtemps étiquetée au jardin Botanique de Builenzorg près de Batavia.

Perrottet vient d'en ajouter une seconde à l'espèce décrite par Blume : Érioglosse cauliflobe, EnogloKsym cniili/lnnnii (Flore de Sénéganibie, pi. 28^. C'est

un arbre de quinze à vingt pieds, à écorce ridée, d'un giis blanchâtre; les feuilles sont composées de trois à quatre folioles alternes ou opposées, longues de trois à cinq pouces et larges d'un à deux, oblongues ovales, presque obtuses, à peine émarginées, trés-entif!res, glabres, coriaces, à pélioles noduloux et ridés transversalement ; les fleurs sont d'un blanc cotonneux, disposées sur les jeunes rameaux, en grappe allongée et serrée, de deux à quatre pouces de longueur. Cette espèce se trouve assez abondamment sur les bords des fleuves, près de leur embouchure.

ËRIOGONE. Eiioijoniim. bot. Famille naturelle des Polygonées, Ennéandrie Trigynie, T. Genre établi par le professeur Richard (m Slichx. Flor. Bor.Jm., l,p. 2i(;) qui lui assigne les caractères suivants : calice subcampanulé, à six divisions profondes, ovales, obtuses, dont trois intérieures sont un peu plus grandes; neuf étamines à filets capillaires, pluslongsque lecalice, terminés chacun par une anthère ovoïde et courte. Ovaire triangulaire, surmonté par un style très-court, que terminent trois stigmates filiformes et glanduleux. Le fruit est un akène à trois angles aigus, non membraneux, recouvert par le calice.

Michaux n'a décrit qu'une seule espèce de ce genre, Eiiogoniim tomentosum, Michx. (loc. cit. T. xxiv), qui croît dans les bois de Pins et les lieux arides en Caroline et en Géorgie, où elle est désignée sous le nom de Rhubarbe sauvage. Depuis cette époque, Fraser ( Catal. 181-3) en a indiqué une nouvelle qu'il nomme Eriogonum flavum, qui est VEiiogonum sericetim dePursh; ce dernier en a fait connaître une autre, Eriogoiui m pauciflonim ou E lioyoniniipa niflonim de Nultall qui, dans ses genres de l'Amérique septentrionale, en mentionne deux autres espèces nouvelles sous les noms d'Eiiogonmn parvifolium et Eriorjoiiiim latifolium. Enfin, plus récemment, Douglas en a encore découvert une sur les monticules qui bordent les fleuves et les rivières de la Nouvelle- Albion. Celle-ci a été nommée Eriogonum cotiipositU7n. Ses tiges ont quatre pieds de hauteur; elles sont dressées, articulées, cylindriques, velues, à rameaux dichotomes et tièsouverts. Les feuilles inférieures sont oblongues, lancéolées, presque obtuses, entières, rétrécies en coin à leur base, glabres, d'un vert pur en dessus, nervurées, cotonneuses et glauques en dessous, longues de trois ponces environ, larges de vingt lignes, portées sur des pétioles de même longueur, arrondis, dilatés à leur origine où ils sont embrassants; les feuilles caulînaires sont sessîles, beaucoup plus petites et étroites, presque linéaires, verticillées trois par trois, conniventesà leur base et un peu aiguës au sommet. Les fleurs sont blanchâtres, pédicellées, fasciculées dans les aisselles des feuilles supérieures : chaque fascicule sort d'un involucre sessile, campanule, assez semblable au calice. Les pédoncules sont courts, inégaux, uniflores.

Les cinq autres espèces sont originaires de l'Amérique septentrionale; ce sont des plantes herbacées ou sous-frutescentes à leur base, généralement touffues, ayant leurs feuilles alternes, très-tomenteuses, dépourvues de gaines, caractère fort remarquable dans une plante de la famille des Polygonées. Les Heurs sortent

plusieurs ensemble d'un même invoUicre qui est comme campanule. Chaque fleur est articulée avec le pédoncule qui la supporte.

Dumortiera fait du genre Ériogone, une tribu de la famille des Chénopodées; il a tiré les caractères principaux de cette tribu, du fait particulier que chaque involucre renferme plusieurs fleurs.

ÉRIOLÈNE. Eiiolœna. bot. De CandoUe, dans son Mémoire sur les Bultnériacées (Mém. Mus. 10, p. 'J7). vient de publier, sous ce nom, un genre nouveau qu'il place dans celte famille, et auquel il attribue les caractères suivants : son involucre ou calice extérieur se compose de cinq folioles extrêmement tomenteuses et laciniées surleurs bords, dont trois intérieures sont plus grandes; calice de cinq sépales allongés, acuminés, tomenteux des deux côtés, présentant deux glandes sur leur face interne et soudés entre eux par leur base; les pétales sont onguiculés, plus courts que le calice; les étamines, au nombre de vingt-cinq, sont monadelphes et forment un long tube recouvert depuis la base jusque vers le sommet, d'anthères biloculaiies; Povaire est globuleux, à plusieurs loges, surmonté par un style cylindrique et par plusieurs stigmates rapprochés les uns contre les autres.

Ce genre, dont on ne connaît pas encore le fruit, se compose d'une seule espèce, Eiiolœna ff'allichii, DC, loc. cit., t. 3. Elle est originaire de l'Inde. C'est un arbuste dont les feuilles sont arrondies, échancrées en cœur à leur base qui est munie de sept nervures rayonnantes, terminées en pointe, dentées sur les bords, cotonneuses et réticulées en dessous, pubescentes etd'uu vert plus foncé à leur face supérieure, larges de quatre pouces sur cinq de longueur; les fleurs sont portées sur des pédicelles axillaires, longs d'environ trois pouces, droits, hérissés, terminés par une seule fleur assez grande.

ÉRIOLÉPIDE. Eriolepis. bot. Le genre établi sous ce nom, par H. Cassini, dans la famille des Synanthérées, a été réuni au genre Carduus. V. Chardok.

ÉRIOLITHIS. BOT. Xn fruit que Gsertner avait reçu sous les noms à" Aldemonie Tolukke et d'Jlmatidias de Péril , ne pouvait être rapporté aux fruits connus sous de semblables dénominations. Cet illustre carpologiste crut donc nécessaire de fonder un nouveau genre qu'il nomma Eriolilhis, et dont il donna, d'après le fruit, les caractères essentiels suivants : noix trèsdure, pierreuse (lapidea), couverte de poils fort denses, biloculaire et indéhiscente, ou à peine divisible en deux valves ; cloison osseuse, mince et contraire aux valves; graines solitaires dans chaque loge, très-grandes, oblongues, planes d'un côté, convexes et en carène de l'autre, offrant dans leur intérieur deux loges séparées i)ar une lame membraneuse. Gaertner n'y mentionne point d'embryon ni d'albumen. Cette description est trop incomplète pour qu'on puisse adopter définitivement le genre proposé par Gc-ertner. En effet, une graine biloculaire, sans embryon ni albumen , est une anomalie qui exige de plus amples informations. En raison de cette singulière structure, l'auteur (de Fruct-. t. II, p. 277, t, 140) a nommé le fruit Eriolilhis mirahilis.

ÉRIOLOME. Eriolomus. bot. Épitliète donnée à un organe quelconque dont les bords sont velus.

ÉRIOMYDE. Eriomfs. mam. Il parait qu'en même temps que le docteur Rousseau faisait une élude particulière du (;enre Chinchilla, sur des individus parfaitement complets de ce Rongeur chilien. Van der Hoeven, à Leide, était occupé d'un travail semblable, et publiait, dans le Recueil d'Histoire naturelle, qui s'imprime en Hollande, son genre Eriomys dont les caractères répondent entièrement à ceux qui ont été attribués au iîenre CutNCHiLE. F. ce mot.

ÉRIONE. Erione. bot. Genre de la famille des Sterculacées, établi par Scbott qui le caractérise ainsi : calice irrégulièrement divisé en cinq segments ; pétales réfléchis; tube staminal plus épais au sommet où il se divise en cin(| branches inégales, recourbées, portant des anthères dressées, qui leur sont adhérentes dans toute leur longueur en suivant exactement leur courbure et qui offrent deux loges opposées; style dépassant l'ouverture supérieure du tube staminal, terminé par cinq stigmates soudés ensemble; ovaire sessile. Le fruit est une capsule polysperme. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre, Erione Jasminiodoritm, que S'-Hilaire avait placée provisoirement parmi les Ériodendres. Elle est du Brésil.

ÉRIOPHORE. Eriophorum. bot. Genre de plantes Monocotylédonées, de la famille naturelle des Cypéracées, offrant les caractères suivants : épilk'ts niulliflores , composés d'écaillés imbriquées en tout sens; Heurs hermaphrodites, formées de trois élamines, plus rarement de deux ou d'une seule ; ovaire comprimé ; style simple surmonté de trois, rarement de deux stigmates filiformes et glanduleux , environné d'un trèsgrand nombre de soies hypogyncs, d'abord plus courtes que les écailles, mais s'accroissanl rapidement et finissant par dépasser de beaucoup celles-ci, au-dessus desquelles elles pendent en formant une houppe soyeuse; le fruit est un akène comprimé et légèrement triangu-

Ce genre est extrêmement facile à reconnaître, à cause de la longueur de ses soies hypogynes. Use compose d'un assez grand nombre d'espèces qui sont des plantes lierbacées, vivaces, croissant dans les lieux marécageux, en Europe et dans l'Amérique septentrionale. On eu a séparé, pour en former un genre particulier sous le nom de Trichophoruni, les espèces dans lesquelles on n'observe que six soies autour de l'ovaire; telles soniWs Eriophorum /llpinum, Hudsonianum, Scirpus Eriophorum, etc.

On peut diviser les espèces du genre Ériophore en deux sections; la première comprend celles qui ont les épillets en grand nombre, diversement groupés; tels sont : Eriophorum polystachion, L. ; Eriophorum l^aillantii, Poil. ; Eriophorum gracile, L. ; Eriophorum angusli/'olium, L., etc. A la seconde section, qui réunit les espèces portant un seul épillel terminal, appartiennent les Eriophorum capUalum, Eriophorum vaginatum, etc. Ces diverses espèces croissent en France.

ÉRIOPHYLLE. £'nopA7//M»M. bot. Genre de la famille (les Synanthérées . Corymhifères de .lussieu, et de la

Syngénésic superllue, L., établi par Lagasca {Gcn. et Spec. Plant., Maïk-id, 1810) qui l'a ainsi caractérisé : involucre formé de huit b onze écailles disposées sur un seul rang; calathide radiée, dont le disque contient des fleurs herrasphrodiles, nombreuses cl régulières, et dont la couronne se compose d'un seul rang de fleurs femelles et ligulées ; réceptacle nu ; ovaires oblongs, tétragones, amincis à la ba.se, surmontés d'une aigrette fermée de quatre à cinq paillettes. Quoique Lagasca ait mis le genre Eriophyllum entre le Pcclis et \e Tageles, la place qu'il doit occuper dans l'ordre naturel n'est pas bien déterminée aux yeux de Cassini ; il aurait fallu à ce savant synantliérologiste une description plus détaillée des organes floraux. Si, comme il le présume, ce genre ne différait que très-peu de VAciinea de Jussieu, on devrait le placer parmi les Hélianlhées, section des Héléniées. Les deux espèces décrites par Lagasca sont VEriophyllum trollifolium et VEriophylliim stœchatli/'olium, plantes herbacées, qui croissent dans la Nouvelle-Espagne.

ÉRIOPHYTE. Eriophylon. bot. Genre de la famille des Labiées, institué par Bentbam qui lui assigne pour caractères : bractées foliacées; calice ample, campanule, à cinq dents égales, ovales et sous-épineuses; corolle bilabiée, dont le tube est un peu plus court que le calice, la lèvre supérieure grande, ù cas<|ue, comprimée, émarginée, enveloppant et recouvrant l'inférieure qui est plus petite et trifide; quatre semences qui s'élèvent jusque sous le limbe de la lèvre supérieure; anthères à deux loges divariquées ; style à deux divisions presque égales au sommet; akène sec et lisse. Bentbam n'admet dans ce genre qu'une seule espèce qu'il a nommée Eriophyton If^allichii ; elle est originaire de l'Inde.

ÉRIOPTÈRE. Erioptera. ws. Genre de l'ordre des Diptères, établi par Meigen et distingué par les caractères suivants : tête allongée en forme de bec ; antennes sétiformes de seize articles : le premier cylindrique, le second en cône renversé et les suivants ovales. Point d'yeux lisses; palpes recourbées, cylindriques, de quatre articles égaux entre eux; pattes intermédiaires plus courtes que les deux autres paires; ailes parallèles à nervures poilues. Les Érioptères ressemblent, sous plusieurs rapports, aux genres Tipule, Némocère et Anisomène. Us avoisinent les Cténophores et les Limnobies; mais ils s'en distingjient essentiellement par les nervures de leurs ailes poilues et par quelques autres caractères. Meigen (Descr. syst. des Diptères d'Euroi)e, 1. 1, p. 108) décrit seize espèces, parmi lesquelles nous citerons VErioptera flarescens, Fabr. , ou la Tipule jaune aux yeux noirs de Geoffroy (Hisl. des Ins., t. ii, p. 357, u" 7) qui en donne la description suivante : tout son corps est jaune, à l'exception des yeux qui sont noirs. Les ailes ont aussi une petite teinte de jaune et n'ont pas de point marginal, du moins bien marqué, mais seulement un en '"'^it un peu jilus jaune, proche leur bord extérieur. Ses pattes sont fort longues. Elle varie un peu pour la grandeur.

VErioptera atra, Meig., a été décrite parFabricius (Syst. Ântl., p. ôô), sous le nom de Tipula Erioptera. L.Tlreille en fait une LImonie. f'. ce mol.

ÉBIOSOLÈNE. Eriosolena. bot. Genre de la famille (les Tliymélées , établi par Blume qui lui assigne pour caractères : périantlie infundibulaire, velu cxtéiieurenient, avec son limbe partagé en quatre découpures alternativement plus courtes; inflorescence contournée; huit étamines à filaments très-courts, insérées sur un double rang, à la partie supérieure du calice; anthères linéaires, dont quatre semi-exsertes; ovaire engainé dans le tube du périanthe, uniovulé, surmonté d'un style court et d'un stigmate capité. Le fruit consiste en un drupe bacciforme. L'Ériosolène de montagne, Eriosolena viontana, Blume, est un arbrisseau à feuilles alternes, oblongues- lancéolées, glau(iues en dessous , à capitules bibractés, portés sur de longs pédoncules axillaires et solitaires. On le trouve dans les forêts montagneuses de l'île de Java.

ÉRIOSPERME. Eiiospermum. bot. Genre de la famille des Aspliodélées et de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par Jacquin [Icon. rar-, t. ii, et Collect. siippL, 75) qui l'a ainsi caractérisé ; périgone à six divisions, campanule, persistant; fîlets des étamines dilatés à la base ; un style ; une capsule triloculaire ; semences enveloppées d'un duvet lanugineux. Linné, en confondant ce genre avec VOrnithogahim , avait nommé une de ses espèces Ornilhogali/m Capense. Les autres plantes ont été décrites et figurées par Jacquin, sous les noms d'Eiiospennuin lanuginosum (Hoir. Schœnbr., ô, tab. 264); Eiiospermuvi pubescens{loc. cit., tab. 205); Eriospermutnparvif'olium {Icon. rar., 2, lab. 421); Eriospermum tanceolattim (lac. cit., 2, tab. 821); enfin VOrnithogalum Capense, L., a reçu le nouveau nom à' Eriospermum latifoliuin , Jacq. (Icon, rar., 2, tab. 420). Toutes ces plantes sont originaires du cap de Bonne-Espérance.

ÉRIOSPHÈRE. Eriosphœra. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par Lesson, aux dépens du genre Gnaphalium de Linné. Caractères : capitule composé de dix à vingt fleurs homogames, tubuleuses, glabres et tridentées; réceptacle plan et nu; involucre composé d'écaillés linéaires, entières, couvertes d'un duvet très-épais et disposées sur un petit nombre de rangées ; akènes obovales-subanguleux ; aigrette courte, piliforme, caduque, munie vers le sommet de longues barbules, un peu recourbées et aplaties en forme de sabre. Les six espèces décrites par Lesson, sous les noms de Eriosphœra oculus-cati, apiculata, rotundifolia, coriacea, catipes et Dubia, appartiennent à 1' .Afrique australe; ce sont des plantes laineuses, suffruticuleuses, à feuilles ovales ou spathiilato-oblongues, planes, obtuses et presque mucronées ; les capitules sont ramassés, enveloppés de poils laineux, serrés et interposés; lesfleuis sont jaunes. Ce genre a beaucoup d'affinité avec le genre Hélichryse.

ÉRIOSTACHYÉ. Eriostachyua. bot. C'est-à-dire dont les épis sont laineux ou velus.

ÉRIOSTÈME. Eriostemon. bot. Genre de la famille des Rutacées. Son calice présente cinq divisions profondes , avec lesquelles alternent autant de pétales beaucoup plus longs. Les étamines, au nombre de dix, ont des filets élargis et aplatis, ciliés sur leurs bords et terminés supérieurement par un léger renflement, d'où i niCT. nES sciences nat.

part un appendice grêle, auquel est suspendue par son dos l'anthère, surmontée elle-même d'une petite languette. L'ovaire, soutenu sur un disque assez court, présente cinq loges réunies entre elles par leurs bases, libres du reste, et entre lesquelles s'enfonce le style droit et terminé par un stigmate quinquélobé, à peine sensible. Chacune de ces loges devient une capsule dont la structure est celle qu'on observe dans la plupart des genres de cette famille, le Diosma, par exemple; elle contient deux ovules, dont un avorte quelquefois. Ce genre renferme plusieurs espèces : les unes déjà décrites, les autres inédites encore. Toutes sont originaires de la INouvelIe-Hollande. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes et simples, à fleurs portées sur des pédoncules axillaires, que garnissent des bractées imbriquées. Les diverses parties sont ordinairement parsemées de points glanduleux et de poils étoiles.

ERIOSTEMON. £'Wos<emMOT. bot. Le genre créé sous ce nom, par Lesson, dans la famille des Synanthérées, tribu des Cynarées, n'a point paru à De Caudolle différer de son genre Jplotaxis, et le lui a en conséquence réuni. F. Aplotaxe oii, par une erreur typographique, on trouve Lessing pour Lesson.

ERIOSTOMDM. bot. Dans leur Flore du Portugal, Hofl^raanseg et Link ont séparé des Slachys les espèces Germanica et Lusitanica, pour en constituer le nouveau genre qu'ils ont nommé Eriostomum, et qui n'a pas été adopté , vu l'insuffisance des caractères et la grande affinité de port de ces plantes avec les autres Stachys. V . Stacuide.

ÉR10SYNAPHE.£/7o«r«a/'/ie- BOT. Genredela famille des Ombellifères, que le professeur De CandoUe a formé aux dépens du genre Feruia, pour une espèce des régions du Volga, qui lui a offert les caractères distinctifs suivants : calice brièvement et obtusément quadridenté; pétales ovales, entiers, avec la pointe un peu recourbée ; fruit comprimé, entouré d'un rebord épais ; face convexe des méricarpes marquée de trois côtes dorsales, élevées, et de deux latérales qui se confondent avec le rebord; entre ces côtes sont de larges vallécules bi ou tristriées ; semence aplatie. L'Ëriosïnaphe a longues feuilles, Eriosynaphe longifolia, est une plante vivace , glabre, qui a le port et l'aspect des Férules; ses feuilles sont décomposées, à découpures longues et linéaires; les fleurs sont Jaunes.

ÉRIOTHÈQUE. Eriotheca. Genre de la famille des Sterculiacées, établi par Schottqui lui donne pour caractères distinctifs ; calice irrégulièrement partagé en trois ou cinq divisions; corolle régulière, à pétales dressés, étalés; étamines monadelphes, réunies en tube resserré vers le milieu , et dont le sommet se divise en plusieurs rangs de filaments simples; anthères à loges réunies, réniformes, s'ouvrant par deux valves piléiformes, réfléchies, lors de la dispersion du pollen; cinq stigmates peu apparents et soudés; ovaire sessile. Le fruit consiste en une capsule pyriforme, à cinq loges, à cinq valves, et polysperme. VEriotheca parviflora est la seule espèce connue. C'est un arbre du Brésil, à feuilles composées, lernées; à fleurs blanches.

ERIOTHRIX. INS. Genre établi par Meigen dans ses

premiers ouvrages, et ([iii correspond au genre Ecliinomyie. f^. ce mot.

ÉRIOTRIX. BOT. Genre de la famille des Synanlliérécs,CorymbifÈres dejussieu, et de la Syngénésie égale, L., (Habli par Cassini (Bull, delà Soc. Pliilom. , février 1817) auxdépens des Conyza de Lamarck, et qu'il a ainsi caractérisé : involucre subhémispliérique, formé d'écailles nombreuses, appliquées, coriaces, spinescentes et entourées d'une sorte de bourre laineuse; calalhidc globuleuse, sans rayons, composée de fleurons nombreux, égaux et hermaphrodites; réceptacle nu; ovaires cylindracés, cannelés, surmontés d'aigrettes plus longues que la corolle et formées de fils soyeux , flexueux et contournés. Cassini ajoute que les étamines des fleurs marginales avortent souvent et que les deux bourrelets stigmatiques sont confondus en une seule masse sur les branches du style. Une seule espèce compose ce genre; c'est V Eriotrix juniperifolia, Cass., Conyza lycopodioides, Lamk., Baccharis lycopodioides, Pers., plante qui croît à Mascareigne, vers six cents toises d'élévation. C'est un très-petit arbuste , à tige droite , très-ramifiée, et couverte de feuilles imbriquées, appliquées, sessiles, coriaces et luisantes. Ses fleurs sont jaunes et solitaires à l'extrémité des rameaux. Le port de cette plante est analogue à celui du Lycopodium Selarjo; d'ofi le nom spécifique que lui a imposé Lamarck.

ÉRIOX. POIS. Espèce du genre Saumon. F. ce mot.

ÉRlPE.£'/7/)ws. INS. Coléoptères pentamères; famille des Carnassiers, tribu desHarpaliens, établi par Hopfner, avec les caractères suivants : antennes monoliformes et assez allongées ; lèvre supérieure très -courte et transversale; mandibules aigu(;s, plus ou moins avancées; dernier article des palpes ovalaire ou légèrement sécuriforme; menton trilobé; tête oblongue; corselet allongé, rétréci postérieurement; élytres en ovale allongé, corps oblong; les quatre premiers articles des tarses antérieurs fortement dilatés, au moins dans les niAles et moins longs que larges; ceux des quatre postérieurs assez fortement dilatés, les trois premiers triangulaires, le quatrième cordiformeoubifîde. Ce genre reposait primitivement sur une espèce unique, envoyée du Mexique ; Dejean lui en a adjoint une seconde qu'Eschscholtz avait placée dans le genre Slomide, sous le nom de Slomt's lœvissimus ; celui-ci est de Californie. L'Éripe scYDuÉivoïuE , Eripus scydmœnoides, Hopf. , est d'un noir brillant, avec le corselet oblong, subcordé, strié de chaque côté, postérieurement; élytres allongées, ovales, à peine striées; antennes , palpes et pieds couleur de poix. Taille, quatre lignes et demie.

ÉRIPHE. Eriphus. ipis. Coléoptères lélramères; ce genre, proposé dans la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, par Audinel-Serville, a reçu l'approbation des entomographes; il offre pour caractères : antennes glabres, plus courtes que le corps, de onze articles : ceux à partir du cinquième un peu aplatis et élargisen dents de scie;palpes presque égales, avec leur dernier article cylindrico-conique; mandibules courtes; corselet globuleux, convexe en dessus, soyeux, rebordé à ses deux extrémités, et muni latéralement d'un petit tul)crcule .spiniforme; écusson petit, arrondi au bout; élytres convexes, arrondies ou ù peine tronquées à leur

extrémité qui est mutique; pattes antérieures et intermédiaires de longueur moyenne, les postérieures plus grandes, avec leurs tarses très-allongés, le premier article de la longueur des trois autres réunis. Ce genre se compose de deux espèces brésiliennes, Eriphus bisigiiatiis et immaculicollis, et d'une troisième mexicaine, qui diffère peu des précédentes.

ÉRIPIIIE. Eriphia. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Quadrilatères (Règne Anim. de Cuv.), établi jiar Lalreille qui lui donne pour caractères ; test presque en forme de cœur tronqué postérieurement; yeux (icartés; piedsniSchoires extérieurs fermant la bouche, sansvide entre eux; antennes extérieures assez longues, distantes de l'origine des pédicules oculaires, et insérées près du bord antérieur du test; les intermédiaires entièrement découvertes.

Les Ériphies ressemblent aux Potamophiles par la forme de leur carapace et de leurs pieds -mâchoires extérieurs; mais ils en diffèrent essentiellement par le rapprochement de ces mêmes pieds-mâchoires et par l'insertion des antennes. Ces Crustacés ont un front moins incliné que dana les autres genres de la tribu des Quadrilatères; leurs serres sont grosses et inégales; leurs pattes médiocrement fortes, légèrement comprimées, hérissées de poils roides et terminées par des ongles striés, presque droits; enfin leurs yeux sont portés sur des pédoncules courts logés dans une fossette.

On peut considérer comme type du genre I'Ériphie FRo^T ÉPINEUX, Eiipliià spinifious ou le Cancer spinifrons de Fabricius et le Crustacé Pagure d'Aldrovande (p. 189), figuré par Herbst (Crust., tab. 11, fig. 03). La carapace est lisse, sa partie antérieure et ses côtés sont hérissés de pointes, ainsi que les serres qui sont inégales, grosses, avec les doigts noirs. Il se trouve sur les côtes de France.

Une espèce originaire du Brésil et assez semblable à celle de notre pays, a été rapportée des mers de ces régions par l'aide-naturalistc Delalande.

Latreille place dans le genre Ériphie, d'après l'inspection des figures, le Cancer rufo-punctutus, le Cancer Cymodoce et le Cancer tridcns de Herbst.

ÉRlPlilE. Eriphia. bot. Dans l'Histoire des Plantes de la Jamaïque, Patrick Browne a ainsi nommé un genre dont Jussieu n'a pas fixé la place dans l'ordre naturel quoiqu'il ait indiqué ses affinités avec la famille des Scrophularinées, et en particulier avec l'yr/c/j/wiene*. Il appartient d'ailleurs à la Didynamie Angiospermie, L., et ses caractères sont : calice ventru, à cinq dents; corolle tubuleuse, élargie vers son entrée , et dont le limbe est petit et à cinq lobes; quatre étamines insérées sur les pétales, à filets connivents, arqués, et ù anthères agglutinées; une cinquième étamine rudimenlaire; ovaire unique, supère; un seul style et un stigmate bifide; baie couverte et couronnée par le calice, globuleuse, marquée d'une ligne de chaque côté, uniloculaire, polysperme; graines très-petites, fixées à un jilacenta central.

La plante sur laquelle ce genre a été établi, est herbacée, à feuilles oiiposécs, cl à fleurs axillaires et groupées.

ÉRIPHION. BOT. Syn. de Corydalis biilbosa. V. Co-

IIYDAIIDE.

ÉRIRHINE. Erirhinus. ins. Coléoptères tétrainères; genre de la famille des Uliyncliopliorcs , élabli par Sclioonheir, aux dépens des genres Curcvlio de Lin.; lîhiiichœnus de Fabr. el d'Olivier. Caractères : antennes assez longues et minces , de douze articles dont les deu.v premiers les plus longs et obconiques, les cinq suivants plus courts et grenus , les autres formant le bouton ou la massue qui est ovale-oblongue ; trompe allongée, cylindrique, linéaire, arquée; corselet tronqué à sa base, rétréci antérieurement, relevé et arrondi vers le milieu des côtés ; écusson distinct, triangulaire, arrondi postérieurement; élytres oblongues, plus larges à la base antérieure, avec les épaules anguleuses, obtuses el un peu élevées , convexes en dessus , souvent calleuses vers l'extrémité qui est presque toujours arrondie; pieds robustes; cuisses un peu renflées au milieu ; jambes faiblement arquées. Ce genre, fort nombreux en espèces, se trouve représenté sur presque tous les points du globe; on peut en considérer comme le type, le /thfiichœnus acrtdiilus de Fab., d'Oliv. et de presque tous Les auteurs. On le trouve communément dans toute l'Europe.

ERISIMUM. BOT. Pour Erysimum. V. ce mot.

ÉRISITHALES. BOT. Ce nom par lequel Daléchamp désignait une plante du genre Cnicus de Linné, a été adopté comme spécifique, par ce dernier, pour le même végétal qui est maintenant un Cirse.

ÊRISME. Erisma. eot. Sous ce nom, E. K\iAse(Plant. rai: Guinnce Icon. et Descrip., p. 7, tab. 1 ) a établi un genre nouveau de la Monandrie Monogynie, pour lequel il a donné une description très-détaiilée. Rœmcr et Schultes d'un côté, Sprengel de l'autre, en l'adoptant de confiance, ont changé son nom, les premiers en celui de Debrœa, et le dernier en celui de Ditlmaria. La botanique s'est donc vue surchargée de deux nouveaux noms d'autant plus inutiles que le genre de Rudge n'était pas du tout nouveau. Il suffisait de comparer les descriptions el la figure données par cet auteuravec celles du Qualea d'Aublet (Plant, de la Guiane, p. 5 et 7, t. 1 et 2) pour se convaincre de leur parfaite identité. Rudge signale, il est vrai, comme infère l'ovaire de son Erisma, mais il est facile de voir, par la figure elle-même, que cette erreur provient de ce qu'il n'a pas assez bien observé les organes floraux, ou que les échantillons de sa plante, recueillis par notre compatriote Martin, et capturés par les Anglais, n'avaient que des fleurs trop peu développées, y. Qdalea.

ÉRISTALE. Erislalis. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, établi par Fabricius aux dépens des Syrphes et rangé par Latreille (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Athéricères, tribu des Syrphies. Ses caractères sont: une petite émineuce sur le museau; ailes écartées; antennes presque conliguèsà leur base, plus courtes que la tête, avec le troisième article de la palette aussi large el même plus large que long, et dont la soie, ordinairement simple, est insérée au-dessus de la jointure de cet article. Ces insectes ont le corps trèsvelu et ressemblent souvent aux Bourdons, aveclesquels il est aisé de les confondre au premier aspect. Les poils

sont nombreux, serrés et diversement colorés. On ne connaît encore qu'un petit nombre d'espèces; celles que Fabricius a décrites n'appartienuent pas toutes à ce genre.

L'Éristale de Narcisse, Erislalis Narcissi, Fabr., peut être considéré comme le type du genre; il a été figuré par Panzer(/'aM«. Jns.Germ./'asc.^O, tab. 15, fera.). Réaumur (Mém. T. iv, p. 499 et pi. 54) a décrit et figuré la larve de cette espèce. Elle habite l'intérieur des bulbes de Narcisse, et ceux qui en sont atteints sont aisés à reconnaître : d'abord ils sont mous, parce que l'intérieur en est comme pourri, et ils présentent en outre un trou rond par lequel la larve, encore trèspetite, a pénétré dans son intérieur. Le corps de celle ci est mou, et lorsqu'on l'examine à la loupe, il paraît recouvert, en certains endroits, de poils clairsemés, et les ridesdes anneaux paraissent chagrinées. La bouche, située à l'extrémité antérieure, se compose de deux crochets écailleux, terminés en une pointe fine, tournée du côté du ventre, et parallèles l'un à l'autre; leur usage n'est pas seulement de détacher la substance de l'oignon; la larve s'en sert aussi à se tirer en avant. Au dessus de chaque crochet est un appendice charnu, dont le bout est fendu; ce bout ressemble à deux mamelons susceptibles de s'écarter plus ou moins l'un de l'autre; un peu plus loin et un peu plus bas que ces sortes de cornes, il y a de chaque côté une petite tache noire et luisante, sur la nature de laquelle Réaumur est incertain, mais qu'il suppose être deux stigmates antérieurs. Les stigmates postérieurs sont situés à l'extrémité d'une sorte de tubercule brun ou presque noir que la larve tient souvent caché entre les plis de ses anneaux comme dans une sorte de bourse ; ce tubercule , que Réaumur compare à un barillet , présente deux petites cavités dont le contour est circulaire et au centre de chacune desquelles est un petit grain noir; c'est là que sont réunis les stigmates. On voit au dessus du tubercule deux appendices charnus ou deux mamelons enire lesquels est situé l'anus. La peau de la larve se durcit lorsqu'elle doit se métamorphoser en nymphe, et elle offre une particularité remarquable qui n'est pas sans exemple : la partie supérieure présente deux cornes. Réaumur, ayant retiré des nymphes de leur enveloppe, a vu que chaque corne avait à son origine une petite vessie posée sur le corselet, et qui communiquait sans doute à des stigmates afin de leur fournir de l'air. La larve se transforme dans l'intérieur ou hors des bulbes. L'insecte parfait éclot après avoir passé l'hiver, et seulement au commencement et à la fin d'avril. On le trouve aux environs de Paris.

L'ÉRisTAiE BoBBDOjr, ErislciUs fucifomiis , Fabr., a été figuré par Antoine Coquebert (IlLustr. Icon. Insect. ilec. 5, tab. 25, fig. 14,fem.). 11 se rencontre aussi aux environs de Paris sur les troncs d'arbres. F., pour les autres espèces, Latreille (Gew. Crust. et Ins. T. IV, p. 325).

ÉRISTALE. MIN. La Pierre désignée par Pline sous ce nom , et que cet écrivain dit être blanche ou rougeàtre selon l'inclinaison qu'on lui donne, pourrait être le Girasol. K. ce mot.

ERITHACUS. OIS. Nom scienlifique du Rouge Queue,

li R

E il \

emprunté par Linné du grec Erithakos, qui désignait le Rouse-Gorge.

ÉRITUALE. BOT. Pour Érithalide. K. ce mot.

ÉRITHALIDE. Eiithalis. bot. Genre de la famille des Rnbiacées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par P. Browne (Histoire des Plantes de la Jamaïque), adopté et modilîé par Jacquin, Swartz et .lussieu, qui l'ont ainsi caractérisé : calice très -petit, à cinq dents (urcéolé et à dix dents, selon Swartz) ; corolle dont le tube est court, et le limbe à cinii divisions recourbées; cinq étamines (cinq à dix, d'après Swartz) saillantes; stigmate aigu; baie pisiforme, couronnée par le calice, marquée de dix stries, à dix loges dont chacune est monosperme, selon Gœrtner, mais, ce qui est plus vraisemblable, polysperme, d'après Swartz. Ce genre offre des variations dans le nombre de ses parties : ainsi, Jacquin assure que plusieurs fleurs sont hexandies et ont la corolle à six divisions. VErithalis, eu égard à cette circonstance, se rapproche beaucoup du Psathiira, auquel il ressemble extrêmement par le port. L'espèce qui a servi de type, et dont Plumier a le premier donné une figure {Icônes, lab. 249, f. 2), habile les bois des Antilles, principalement à la Jamaïque et à la Martinique. On la connaît dans ces îles sous le nom vulgaire de Bois de Chandelle , et Linné l'a nommée Eiithalis fnilicosa. C'est un arbrisseau rameux, de quatre à cinq mètres de hauteur, à feuilles ovales, mucronées, luisantes, et à fleurs disposées en corymbes terminaux et axillaires. Scliultes(5^s<e/«. f^eget. T. v) a élevé au rang d'espèces les deux variétés décrites par Jacquin, et leur a imposé les noms spécifiques d'Erithalis odoiifera et A'Erilhalis inodora. Quant aux autres espèces d'Erithalis mentionnées par les auteurs, il est fort douteux qu'elles appartiennent au même genre. Ainsi, VErithalis cymosa, Forst., ou Erilhalis polygaiiia, Wilkl., est une plante qui a des fleurs mâles mêlées à des hermaphrodiles et dont celles-ci sont exactement semblables, selon Sprengel, à celles d'un Lonicera. Cet auteur a distingué de celle-ci une plante que<raulres bolanistes ne regardaient que comme une simple variété , et il lui a donné le nom dC Eiithalis Timon. Dans le Supplément de l'Encyclopédie, Poiret en avait déjà fait son Eiithalis angustifoliu. Ainsi que la précédente , elle croit à Amboine et dans les îles de la mer du Sud.

ÉRITHRÉE. BOT. Pour Erythrée. F. ce mot.

ÉRIX. Eiix. REPT. Et non Eiyx. Genre établi par Daudin, adopté comme un simple sous-genre de Boa par Cuvier, qui l'a par conséquent placé dans la famille des vrais Serpents, de la division de ceux qui ne sont point armés de crochets venimeux ; appartenant à la famille des Constricteurs d'Oppel, et rangé par Duméril dat)s celle des Hétérodermes. Ses caractères sont: queue très-courte, obtuse, garnie d'un simple rang de plaques et sans grelots, avec des plaques étroites sous le corps; langue courte, épaisse et échancrée; lèvres simples; mâchoires dilatables; anus sans crgols. Les Érix sont de petits Serpents qui ont non-seulement l'aspect, mais encore les habitudes des Orvets; aussi n'était -il pas naturel, ainsi que* nous l'avons fait observer à Particle Boa, de les laisser confondus parmi les plus puissants

des Ophidiens. Us ont les dents si petites que plusieurs espèces paraissent en manquer. Us vivent d'insectes et se tiennent communément sous l'herbe ou dans le sable. On en connaît plusieurs espèces dont les principales sont :

ÉRIX Javelot. Erix Jaculus, Daud.; Anguis Jaculiis, L., Gmel., Syst. Nat., xiii, pars 5, p. 1 120 ; le Trait, Encyclop. Serp., p. 63 (sans figure). C'est en Egypte que Hasselquitz a découvert cette espèce, qui n'est pas plus grosse que le petit doigt et qui ne dépasse pas quatorze pouces de longueur. Sa couleur est noirâtre en dessus, avec de petites taches nombreuses, irrégulières et blanches, ainsi que le dessous du corps, s. 182, E. 23.

ÉRIX Tdkc. Erix Turcicus, Daud., Boa Turc, Oliv., Voy., pi. 16. Ce Serpent, découvert par Olivier dans une île de l'Archipel, serait le même que le précédent, selon Duméril. Cependant la description qui nous en est donnée présente de grandes différences. Le Turc atteint jusqu'à quinze pouces de longueur; sa teinte générale est un gris jaunâtre, nuage de brun.

ÉRIX MiLiAiBE. £■/■(;? Miliaris, Daud.; Anguis Miliaris, L., Gmel., Syst. Nat., xil, i, pars 3, p. 1 120. Ce Serpent a élé découvert par Pallas sur les bords de la mer Caspienne. Il n'a guère que quatorze pouces de longueur totale. Ses couleurs sont Irisles, mélangées de gris, de blanc et de brunâtre. On ne sait trop pourquoi quelques auteurs l'ont regardé comme une variété de V Anguis Meleagris, L., qui est un Acontias. F. ce mot. s. 170, E. 32.

ÉRIX Bramiise. Erix Braminus, Daud. Cet Érix est sans doute le plus petit de tous, son corps n'excédant pas la grosseur d'une plume de Cygne, et sa longueur six pouces. Sa couleur, qui peut-être se dénature dans l'esprit-de-vin, est, sur l'individu décrit, du blanc le plus pur parsemé de milliers de très-petits points noirs. On ne sait trop à quelle raison attribuer la crainte qu'inspire dans l'Inde, où on le trouve, le Bramine innocent et si faible.

Daudin rapporte encore au genre Érix les Anguis Gronovianus et melanosticus de Schneider, ainsi que les Anguis cohibrinus, slrialus, Clivicus et Cérastes de Linné. Le Climcus, qu'on dit se trouver à Clèvcs, est un double emploi de l'Orvet commun , ce dont on peut se convaincre sur les lieux, ainsi qu'à Aix-la- Chapelle. Le Cérastes n'est pas une espèce plus réelle : Hasselquitz fit connaître, sous ce nom, probablement un Erix Jaculus auquel on avait implanté dans la tête des ongles d'Oiseaux, comme cela se pratique assez fréquemment en Orient, où ces sortes de greffes réussissent ainsi que celles qui s'opèrent sur la tète incisée des Coqs, quand on y introduit leurs ergots dans la grande jeunesse de l'animal.

ERLE. OIS. Synonyme de Bergeronnette. F. ce mot.

ERMELLIINUS. bot. Synonyme de Diospyros Lotus.

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