ESP
cliciii's nommmenl £si:ada [épéc) , comme tout à fait nouveau, mais ils n'onl pu induire tu erreur le véritable savant.
ÉSOCES. Esoces. pois. Troisième famille de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, dans la Méthode de Cuvier, caractérisée par le défaut d'adipeuse dorsale, ce qui, réduisant les Ésoces à une dorsale unique, les sépare des Salmones qui font partie du même ordre. La contexture de l'intestin qui manque de cœcums, les distingue aussi des dupées qui, au contraire, en ont ordinairement un grand nombre, et à la suite desquelles elles se rangent. La mâchoire supérieure a son bord formé par Tinter-maxillaire, ou du moins, quand il ne le forme pas tout à fait, le maxillaire est sans dents et caché dans l'intérieur des lèvres. La plupart de ces Poissons vivent dans la mer, et quoique le Brochet, qui semble être le vrai type du genre qui donna son nom à la famille , se trouve toujours dans les eaux douces, on ne doit en tirer aucune conséquence contre la règle générale, puisque Ce Poisson peut vivre dans l'eau amère, et recherche même quelquefois cette eau, comme l'affirme Rondelet qui l'a observé dans la Méditerranée, à l'embouchure du Rhône, ainsi que dans les lacs salés du rivage. Quant aux Mormyres, qui sont des Poissons du Nil, Cuvier ne les place ù la suite de la famille des Ésoces que provisoirement et comme s'en rapprochant seulement un peu plus que des autres Poissons. Ils en diffèrent selon nous essentiellement, puisqu'ils ont deux cœcums. La famille dont il est question se compose naturellement des genres Ésoce divisé en neuf sous-genres, et Exocet. F. ces mots.
ÉSOO. BOT. On trouve dans Marsden que ce nom désigne une sorte de crin végétal produit par un Palmier, et dont la solidité est telle qu'on en fait des couvertures de maison en guise de chaume. Gaudichaud a rapporté une espèce d'Ésoo beaucoup [dus fin que celui dont parle Marsden, puisqu'il a toute la beauté de la soie, ou du byssus de la Pinne marine. C'est une Fougère en arbre qui le donne, et cette Fougère, l'une des plus élégantes de la famille, forme un genre sous le nom de Pinonia.
liSOPON. BOT. Synonyme de Chicorée. F. ce mot.
ESOX. POIS. y. ÉsocE.
ESPADON. Xiphias. pois. Genre de la famille des Sconibéroïdes, dans l'ordre des Acanlhoptérygiens de la Méthode de Cuvier, et que Linné classait parmi ses Apodes où on ne les pourrait plus laisser aujourd'hui, |)uisqu'unc de ses divisions (les Istiophores) est considérée comme ayant des ventrales. Ces Poissons ont le museau très-prolongé, au point de ressembler à une lame d'épée ou à un épieu j il est formé par les os maxillaires et intermaxillaires soudés ensemble avec l'elhmoïde et prolongé bien au delà de la mâchoire infélieure. De fortes aspérités y tiennent lieu de dénis; le corps est allongé, arrondi, garni d'écaillés à peine sensibles, et la base de la queue porte de chaque côté une carène saillante ; les pectorales sont longues et pointues; deux ou trois rayons antérieurs de la dorsale sont seuls épineux; encore, dit Cuvier, sont-ils cachés dans le bord de la nageoire. Les Espadons sont de très-grands Poissons, beaux par leur forme à la fois svelte et ro-
buste, plus que par leurs teintes qui sont le bleu noir on brunâtre au dos et l'argent aux parties inférieures; leur chair est excellente à manger. On divise le peu d'espèces connues en deux sous-genres.
t EspADos PROPREMENT DIT. Oui manquent absolument de ventrales et dont la dorsale commence près de la nuque, d'abord haute et pointue; elle s'abaisse le long du dos où elle se termine et s'élève en une jiointe plus petite; l'anale est de même, mais bien plus courte, parce que l'orifice qui la précède est percé fort en arrière ; la branchiostège a huit rayons. On en connaît deux espèces.
EsPAD0^ COMMUN. Xipliias Gladius, L., Bloch. pi. 76, Encycl. mélh., Pois., pi. 26, fig. 92 ; vulgairement Poisson Empereur, Rondelet, T. viii, chap. 14; l'Épée de mer, le Sabre, etc., etc. La prolongation de son museau très-aiguë, tranchante sur les côtés et aplatie en lame, est pour cet animal une arme d'autant plus redoutable qu'il est très-robuste et fort agile. Sa grande queue a la forme d'un croissant ; son dos est noir, se lavant de bleu sur les flancs ; le ventre est comme d'argent ; il acquiert une très grande taille, jusqu'à dix-huit et vingt pieds; communément il n'atteint pas à plus de huit; sa chair est exquise. Il est naturellement brave et impétueux ; on assure qu'il attaque les Orques, les Baleines et les Crocodiles qui descendent à la mer; cependant il ne se nourrit pas de chair; les Hydrophyles composent sa nourriture habituelle. On le trouve communément dans toute la Méditerranée où on le pèche difficilement, parce que, violent et bien armé, il brise et coupe les filets où il est tombé. Du reste il aime à vivre avec ses pareils et passe pour demeurer attaché à sa femelle. Quelques individus sortis du détroit de Gibraltar et égarés dans l'Océan ont été pris jusque dans la Baltique. D. 41, p. 17, a. 15, c. 20.
EsPADOriMAKAiRA.X(>/iiasil/o* a/rade Shaw, figuré parLacépède(T.iv,pl. 1.5, fig. 3). Espèce moins connue, que l'on n'a encore observée qu'un petit nombre de fois sur nos côtes ; elle a le museau plus court, et sa dorsale semble être totalement divisée en deux.
tt IsTiopnoRE, Isliopkorus, aussi appelés 'Voiliers. La dorsale y est divisée en deux, et l'antérieure, aussi haute que le corps, peut servir de voile pour faire avancer le Poisson quand, s'élevant à la surface de la mer, il la développe au vent : l'anale est aussi double, et les ventrales, dont manquent les véritables Espadons, sont représentées chacune par deux filets très-grêles et très-longs. On n'en connaît encore qu'une espèce fort remarquable par sa force et son agilité, c'est le Voilier PORTE -GLAIVE, Isttojihonis fjladifev de Lacépède , Xiphias velifer de Schneider, p. 93, dont Bloch avait fait un Scoinbre, pi. 343, qui parvient à dix pieds de long et qui se trouve dans les mers des pays chauds, soit aux Indes, soit entre Madagascar et l'Ile-de-France, soit enfin sur les côtes du Brésil.
Les Xiphias Eiisis de Lacépède et Imperator de Schneider paraissent être des espèces douteuses ; la première établie d'après un museau desséché qui venait on ne sait d'où, la seconde d'après une figure du Traité des pêches de Duhamel qui n'inspire aucune confiance. Le GcBucB de Marcgraaff, qui est des côtes du Brésil,