ETA
On trouve à sa surface des rudiments d'écaillés éparses et comme étoilées. La fécondité des femelles est non moins grande que dans les espèces précédentes; on a compté trois cent mille œufs dans l'une d'elles. Les rayons des nageoires paraissentn'avoirpasétécomptés. Gnielin rapporte à cette espèce, comme variété, V^cipenser Kosler du voyageur Gmelin; il ne fautconséquemment pas confondre ce Koster avec le Koslera de Lepechin, que nous avons déjà mentionné comme une variété du Scliy|)e.
EsTCRGEON Sedriga. Jcipciiser Seuruga, Encycl. Pois., p. 17 (sans figure). Cette espèce n'est connue que par la mention très-légère qu'en fait Guldensledt qui, sans compter les rayons de ses nageoires ni s'occuper de ses couleurs, lui attribue un museau en spatule, un peu courbé, six fois plus long que le diamètre transversal de la bouche, et les barbillons fort près de celle-ci. Sa longueur ordinaire est de quatre pieds. 11 se trouve dans la mer Caspienne.
EsTEBCEorf DE LicuTEDSTEiN. Acipenscr Lichtensteiiii, Schneid., pi. G9. Son bec est allongé, recourbé et caréné en dessous. On voit deux épines aux nageoires anale et dorsale. Ce Poisson a été pris à Hambourg et parait se trouver dans les rivières de l'Allemagne septentrionale.
Aux espèces de l'ancien monde qui viennent d'être décrites, Lesueur en a récemment ajouté trois nouvelles, découvertes dans les eaux de l'Amérique du Nord, où le docteur Mitchill en a trouvé une quatrième. Ces espèces sont :
Acipenser rubicundus, Les., Ami. of the Amer. Philos. Soc. , t. I, dont la taille est d'environ quatre pieds. Il habile les lacs Érié, Ontario, Huron et Michigan, c'est-à-dire dans le cours du Saint-Laurent. Selon le savant Nuttall, les sauvages pèchent ce Poisson avec des harpons; sa chair est fort bonne, mais peu recherchée sur les tables des Américains, qui ne paraissent pas faire autant de cas de la chair des Esturgeons qu'on en fait en Europe.
Acipenser bievirostnim, Les., loc. cit. Cette espèce a été formée sur un individu femelle, long de deux pieds neuf pouces. Elle habite la Delaware, et se vend , au printemps, sur les marchés de Philadelphie où le peuple seul s'en nourrit.
Acipenser maculosus, Les., loc. cit. Cette petite espèce, dont la peau rude, recouverte de petites épines réunies en groupe, est toute bariolée de taches noires sur un fond rouge-olivàtre, habite l'Ohio, et n'y atteint guère plus d'un pied de longueur.
Acipenser Oxxrinchus , Miltch. , Trans. of the New-l'orck, etc. Cette espèce a été depuis retrouvée, à ce qu'il paraît, par l'infatigable Lesueur, dans la rivière Delaware.
Fitzinger et Heckel ont inséré dans les Annalen des ff'iener Muséums der Naturgeschicte, etc., 1836, p. 259, un travail monographi(|ue sur le genre Esturgeon, dans le(|uel ils décrivent avec la plus minutieuse exactitude, dix-sept espèces bien distinctes, qu'ils partagent en six sections; à ces descriptions soignées sont jointes d'excellentes figures, qui rendent ce travail aussi complet qu'il peut l'être, dans l'étal acluel de la science.
ESTURGEONS, pois. r. Stirio?iie:vs.
ÉSULE. Esula. bot. Ce nom spécifique d'une Euphorbe a été employé comme générique par plusieurs auteurs, et notamment par Ilaworth, qui ont tenté de diviser les espèces si nombreuses de ce genre; mais jusqu'ici la majorité des botanistes n'a pas adopté ce changement. Les ^sK/owtHjOî-etwji'/îor, des boutiques, sont aussi des espèces du même genre, savoir : VEuphorbia piiluslris et VEuphorbia Cyparissias, qui croissent toutes deux dans les environs de Paris.
ÉTjIRIE. E/œria. eot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Blojiandrie, L., établi par Blume qui lui assigne pour caractères : sépales posés sur le labelle, les latéraux plus larges que l'intermédiaire qui ressemble aux pétales, et se trouve comme eux, arrondi en voûte; labelle renllé à sa base, et pourvu intérieurement de deux glandes : son limbe est entier, un peu voùlé, épais, avec ses bords roulés et glanduleux; gynostème court, épais, partagé au sommet, en trois segments peu profonds, dont l'intermédiaire est émarginé; anthère dorsale à deux loges renfermant deux masses polliniques oblongues, subbilobées, granuleuses, portées sur un petit pédicelle garni d'une lamelle commune attachée au segment intermédiaire et émarginé du gynosième. Les Ëlœries dont Blume décrit trois espèces : Etœria Javanica, Elœria albida etElœria oblongifolia, sont des Orchidées terrestres; leurs tiges sont garnies ou entourées de feuilles alternes, nervurées, membraneuses, terminées par un épi de fleurs sessiles, accompagnées de bractées.
ÉTAGiNE. MAM. La femelle du Bouquetin dans quelques cantons de montagnes.
ÉTAIN. Stannutn, PI., Zinn, W. min. Substance mélallique, qui existe dans la nature en combinaison avec roxigène et le Soufre, mais qui n'y a point encore été trouvée à l'état vierge. L'Étain, tel qu'on l'obtient par les procédés métallurgiques, est solide, d'un blanc d'Argent, très-fusible, plus ductile et plus dur que le Plomb. Plié en dilïérents sens, il fait entendre un petit craquement que l'on a nommé le cri de L'Étain. Sa |)esanteur spécifique est de 7,29. L'Élain fondu est susceptible de prendre des formes cristallines par le refroidissement ; ces formes semblent se rapporter au parallélipipède rectangle. Quelques minéralogistes ont admis Pexistencc de l'Étain natif, d'après des échantillons qui ont été trouvés en CornouaiUes et à Épieux près Cherbourg ; mais on s'accorde généralement à regarder cet Étain comme un produit de l'art, enfoui depuis longtemps dans la terre. C'est de l'oxide d'Ëtain que se retire tout le métal de ce nom répandu dans le commerce. On purifie l'oxide et on le traite par le charbon, qui a la propriété de le réduire avec une grande facilité. Les usages de l'Étain sont très-muUipliés. Il est employé à la fabrication de divers vases et instruments. Allié au Cuivre dans certaines proportions, il forme le Bronze et l'alliage des canons et des cloches. Uni avec le double de son poids de Plomb, il constitue la soudure des plombiers. Réduit en feuilles très-minces et amalgamé avec le Mercure, il sert pour l'étamage des glaces. L'étamage ordinaire consiste dans une légère couche de ce métal appliqué sur le Cuivre; en
rpcoiivrant la tôle de la même manière, on a le Fer blanc. 11 fait partie de la polée d'Étain, de l'Or mussif et de diverses dissolutions employées dans la teinture. Étais oxidé. Combinaison d'un atome d'Étain et de quatre atomes d'Oxigène, Bcrzelitis. En poids il est formé de 78.07 d'Étain et de 21,ô-j d'Oxigène, conformément à une analyse de Klaprotb. 11 est souvent mélangé d'une certaine quantité de Fer. Sa forme primitive est, d'après HaUy, un octaèdre symétrique, comi)osé de deux pyramides dont la Lauteur est à l'arête de la base commune dans le rapport de 7 à ô. Les faces adjacentes sur une même pyramide, font entre elles un angle de lôô» ôG'. Les clivages parallèles aux faces de cet octaèdre sont très-sensibles à «ne vive lumière. La pesanteur spécifique de l'Étain oxidé est de 6,9. Sa cassure est raboteuse; sa dureté moyenne entre celles du Feldspath et du Quartz. Les couleurs varient du blanc jaunâtre ou grisâtre au brun rougeàtre et au noir. Il est quelquefois translucide, plusordinairement opaque; infusible, mais réductible au chalumeau par un feu vif et soutenu. 11 présente une assez grande variété de formes secondaires , parmi lesquelles nous citerons comme les plus simples : la dodécaèdre, ou la forme primitive dont les deux pyramides sont séparées par un prisme rectangulaire; la quadrioctonale, qui présente le même prisme terminé par deux nouveaux sommets à quatre faces, reposant sur les arêtes des bases; la dioclaèdre, qui n'est autre chose que la précédente émarginée longitudinalement , etc. Les cristaux d'Étain oxidé offrent fréquemment cette espèce de groupement particulier auquel on a donné le nom dVié III Utopie. Cet accident se montre surtout dans la variété quadrioctonale : on obtient aisément la forme composée qui en résulte en supposant cette variété coupée en deux moitiés par un plan parallèle à l'une des diagonales du prisme, et l'une des moitiés faisant une demi -révolution sur elle-même. L'hémilropie se reconnaît à l'angle rentrant que les cristaux présentent d'un côté, mais cet angle est plus ou moins sensible, suivant la hauteur du prisme, et quelquefois il disparait entièrement. On remarque assez souvent que l'hémilropie se répèle à plusieurs endroits du même groupe. L'Étain oxidé se trouve aussi dans la nature, mais beaucoup plus rarement, à l'état de concrétion. Il constitue ce qu'on appelle vulgairement Étain de bois, parce que les masses mamelonnées, dont il se compose, sont formées de couches de diverses teintes, que l'on a assimilées aux couches ligneuses qui se montrent sur la coupe des arbres. C'est le Wood Tin des minéralogistes anglais. Enfin, l'Étain oxidé se rencontre sous forme de grains arrondis, dans les terrains d'alluvion où ces grains ont été charriés par les eaux. L'Étain oxidé appartient aux terrains des époques les plus anciennes. Il forme des filons et des amas assez considérables dans le Granité, et surtout dans le Micaschiste et le Greisen. Les mines où il est le plus abondant, sont celles de Zinnwald en Bohême, d'Altenberg en Saxe, et du comté de Cornouailles en Angleterre. Une grande partie de l'É- (ain du commerce provient des mines de Banca et Malaca, dans les Indes-Orienlales. En France, on a trouvé l'Étain dans plusieurs localités, aux environs de Nantes,
dans le Granité, et à Vaulry près de Limoges, dans le Greisen. Les métaux qui l'accompagnent le plus ordinairement sont le Schéelin ferruginé et le Schéelin calcaire, le Fer arsenical, le Cuivre pyriteux, etc. C'est la nature du sol, jointe à la présence de ces matières accidentelles, signes avant -coureurs de l'Étain, qui ont conduit De Cressac à la découverte de ce métal en France. On a entrepris des fouilles aux environs de Limoges; mais elles n'ont point encore produit de résultats avantageux.
ÉTAiJi sriFtiRÉ. Étain pyriteux, ou combinaison d'un atome de bisulfure d'Étain avec deux atomes de sulfure de Cuivre , Berzelius. Couleur d'un gris d'acier, quelquefois d'un jaune de bronze ; poussière noire; fragile, facile à entamer et à pulvériser. Cassure inégale et offrant l'éclat métallique. Pesanteur spécifique, 4,53. Fusible au chalumeau, en répandant d'abord une odeur sensible d'Acide sulfureux, et donnant ensuite une scorie irréductible. Sa poussière est soluble en partie dans l'Acide nitrique, en donnant lieu à une vive effervescence due à un dégagement de Gaz nitreux. 11 est composé, d'après une analyse de Klaprotb, de 34 d'Étain, 56 de Cuivre, 23 de Soufre et 2 de Fer, sur 100 parties. On ne l'a encore trouvé qu'à l'état sublaminaire ou massif à W'heal-Rock, en Cornouailles, dans un filon de Cuivre pyriteux. Ce rainerai est sans aucun usage. Ce qu'on appelle dans les arts Or massif est une cornbinaison artificielle de Soufre et d'Étain qui sert à colorer le Bronze, et à enduire les coussins des machines électriques, dont elle rend les effets plus énergiques.
ÉTAIRION. DOT. Mirbel appelle ainsi un fruit composé, provenant d'une même Beur, et consistant en plusieurs capsules uniloculaires, s'ouvrant par une suture longitudinale; tel est celui des Aconits, des Pivoines, etc.
ÉTAIRIONNAIRES (FRtiTS). eot. Ordre de fruits composés de deux genres, FÉtairion et le Follicule. f^. ces mots.
ÉTALÉ, ÉE. Palulus, Patula, Patens. bot. Cet adjectif s'emploie pour exprimer la disposition des différents organes qui forment un angle presque droit avec les autres parties dont ils tirent leur origine. C'est dans ce sens qu'on dit des feuilles, des rameaux, des élamines, etc.. Étalés ou Étalées. En minéralogie les cristaux sont Étalés quand un assemblage de prismes accolés en faisceaux, forme un large rayon.
ÉTALION. INS. Même chose que ^Ihalie. V. ce mot.
ÉTALON. MAM. Le Cheval mâle, destiné dans les haras à la propagation de l'espèce.
ÉTAMINES. Stamina. bot. C'est ainsi qu'on appelle, en botanique, les organes sexuels mâles dans les végétaux. Généralement, ces organes sont réunis dans une même fleur avec les pistils ou organes sexuels femelles, ce qui constitue l'hermaphroditisme, aussi commun dans les plantes, qu'il est rare dans les animaux. Quelquefois cependant les Étamines existent seules dans une Heur qui est alors mâle. L'Étamine est, en général, composée de deux parties, savoir : 1° I'Asthère ou partie supérieure formée d'une sorte de petit sac membraneux, généralement partagé en deux cavités ou loges, dans lesquelles se trouve renfermé le pollen ou matière fécondante ; 2" le Filet, sorte de support filamenteux,
qui élève l'anthère. Celle dernière partie n'est pas tellement essentielle qu'elle ne manque quelquefois; dans ce cas, rantliùre est sessile , c'esl-ù dire immédiatement applii|uée sur le calice ou la corolle. L'anthère est donc la seule partie essentielle de l'Étamine. Mais une condition indispensable, pour que cet organe remplisse parfaitement les fondions que la nature lui a confiées, c'est qu'il faut que l'anthère contienne du pollen et que cette anthère s'ouvre, afin que le pollen soit mis en contact avec l'air atmosphérique pour opérer la fécondation. Sans cette circonstance, la fécondalion n'aurait pas lieu , et la plante demeurerait inféconde.
Le nombre des Étamines contenues dans une même Beur varie singulièrement. C'est même d'après celte considération que Linné a établi les premières classes du système sexuel. Ainsi il y a des fleurs qui ne renferment jamais qu'une étamine, comme la Valériane rouge, les Blites, etc. ; on les ai)pelle Heurs monandres ; d'autres en offrent deux, Heurs diandres; on appelle fleurs triandres celles dans lesquelles on en observe trois, comme dans le plus grand nombre des Graminées et des Cypéracées. Enfin on dit des fleurs qu'elles sont tétrandres , pentandres, hexandies, lieplandres, oclanUres , ennéaiidres , décandres, suivant qu'elles offrent quatre, cinq, six, sept, huit, neuf ou dix Étamines. Au delà du nombre dix, les Étamines ne sont plus renfermées dans des limites fixes et précises. Ainsi il n'y a pas de plantes qui présentent constamment onze, treize, quatorze, etc., Étamines. On a nommé fleurs dodécandres celles qui contiennent plus de dix et moins de vingt Étamines; et fleurs poljandres celles qui en offrent plus de vingt insérées sous l'ovaire. Les premières classes du système sexuel de Linné reposent sur ces différences dans le nombre des Élamines.
Toutes les Étamines d'une même fleur sont généralement égales et semblables entre elles. Cependant elles sont quelquefois inégales, c'est-à-dire que quelquesunes sont plus petites ou plus grandes que les autres. Tantôt cette disproportion se fait sans symétrie, tantôt, au contraire, elle a lieu symétriquement. Ainsi, dans un grand nombre de Géranium, A^Oxalis , etc., il y a dix Étamines dont cinq sont plus courtes et alternent avec les autres. Lorsqu'une fleur présente quatre Étamines et que deux sont constamment plus longues que les deux autres, elles sont dites didynames ; telles sont des Labiées, des Antirrhinées, des Verbénacées, etc. .S'il y a six Élamines, dont quatre plus grandes, disposées par paires, et deux plus petites, ces Étamines, ainsi que la fleur qui les renferme, sont appelées tétradxnames. Toutes les piaules Crucifères, comme la Giroflée, le Chou, le Radis, sont dans ce cas. Linné a établi, d'après celte disproportion, deux classes, la quatorzième et la quinzième de son système, savoir : la Didynamie et la Tétradxnamie. Mais cette disproportion des Étamines n'a d'importance que dans le cas où il existe quatre ou six Étamines dans une même fleur.
Lorsque les Étamines sont en nombre déterminé, leur situation, relativement aux divisions delà corolle et du calice, mérite d'être soigneusement étudiée, et fournit
souvent d'excellents caractères de famille. Dans le plu.* grand nombre des cas, les Étamines alternent avec les pétales ou avec les lobes de la corolle monopétale. Mais dans quelques familles, elles leur sont opposées. Ainsi, dans tous les genres qui forment la famille des Primulacées, les Étamines correspondent au milieu de chacun des lobes de la corolle; dans la Vigne et les genres voisins, les Étamines sont aussi opposées aux pétales, etc.
Dans le plus grand nombre des cas, les Étamines réunies dans une même fleur, sonl libres et distinctes les unes des autres. Quelquefois cependant elles sont soudées entre elles, soit par les filets, soil par les anthères : 1" par les filets, la connexion des Étamines peut se faire de trois manières différentes. Tantôt toutes les Étamines sont soudées par les filets en un seul corps qu'on nomme Androphore, et constituent une sorte de tube ou de colonne centrale, couronnée par les anthères. Dans ce cas, les Élamines sont dites monadelphes , comme dans la Mauve et les autres Malvacées, etc. ; tantôt les Étamines forment deux faisceaux composés chacun de la soudure d'un nombre égal ou inégal de filaments, comme dans la plupart des Légumineuses, lesPolygalées, les Fumariacées,etc. : les Étamines sont alors appelées diadelphes. Enfin les filets peuvent former, en se soudant, trois ou un plus grand nombre de faisceaux : les Élamines sont a\ors poixadeljiltes, comme dans les Géranium, l'Oranger, etc. Linné a, d'après celte soudure des Étamines par les filets, établi trois des classes de son système, savoir : la Monadelphie, la Diadel|)liie et la Polyadelpliie. 2» La soudure des Élamines entre elles peut également se faire par les anthères qui sont toutes unies ensemble, de manière à former un tube à travers lequel l)assent le style et le stigmate. Cette disposition se remarque dans toutes les plantes à fleurs composées, que pour cette raison on a nommées Synanthérées, et qui constituent la dix-neuvième classe du système de Linné.
3" Enfin les Étamines peuvent être soudées intimement avec le pistil, et former avec lui un même corps, comme dans les Orchidées, les Arislolochiées, etc., qui appartiennent à la vingtième classe du système sexuel, c'est-à-dire à là Gynandrie.
La direction des Étamines peut aussi offrir quelques variations. Ainsi elles peuvent être dressées, étalées, infléchies vers le centre de la fleur, réfléchies en dehors, ascendantes, c'est à-dire dressées d'un seul côté de la fleur, déclinées ou toutes pendantes d'un même côté, etc. La face des anthères peut être tournée vers le centre de la fleur, elle peut être tournée vers l'extérieur. Dans le premier cas, les Étamines sont inlrorses, tandis qu'elles sonl exlrorses dans le second.
Les Étamines peuvent éprouver différentes transformations. Il arrive quelquefois ([u'elles se changent en pétales. Ce phénomène est très-fréquent et se passe en quelque sorte sous nos yeux, dans les fleurs qui doublent. On voit graduellement les Étamines les plus extérieures dont les filets s'élargissent à mesure que l'anthère se détruit, et revêtent la forme et l'organisation propres aux pétales. On voit quelquefois les Élamines se changer en ovaires ou en loges de l'ovaire. Ainsi le professeur Richard a fait connaître une variété de
VErica tctrali.v qu'il nomme amincira et dans laquelle les huit Étamines se sont changées en huit loges qui se sont ajoutées aux quatre de l'ovaire qui en présente alors douze. Giiillemin a ohservé un fait de la même nature dans VEiijiliotbia Esula (F. Méra. de la Soc. d'Hist. nat.,T. i").
Chacune des parties constituantes de l'Étamine, c'està-dire le filet, l'anlhère et le pollen, offrent des particularités qui leur sont propres, et que nous ferons connaître à chacun de ces mots. r. Akthère, Filet, Pollen.
ÉTAfJG. Stagnum. géol. et zooi. A'. Lac et Poissons.
ÉTEIGNOIRS. BOT. Dans les campagnes où la forme originale des calyplres du Biyum extinctorium , L. (Encaixplu, Heihv.), fut remarquée même par le vulgaire, on appela Éteignoir cette petite mousse. Paulet n'a pas manqué de recueillir ce nom trivial pour l'appliquer à l'une de ses familles de Champignons parmi lesquelles il signale des Éteignoirs à l'encre, des létes de carpes, des Dorés, des Blanc de lait et Blanc de neige, même des Tricolores, etc. La famille des Éteignoirs, assez nombreuse, ne saurait, malgré l'autorité de Paiilet, être adoptée par les vrais botanistes, quelle que fût la couleur des individus qu'il pût comprendre sous cette désignation.
ÉTELIDE. Etelis. pois. Genre d'Acanthoptérygiens, établi dans la famille des Percoïdes, par Cuvier et Valenciennes. Les Êlelides joignent aux caractères communs des Perches, des dents en crochets à leurs mâchoires. Le type du genre est VEtelis carbunculus.
ÉTENDARD, f^exiltum. bot. C'est le pétale supérieur dans les corolles papilionacées, qui, en général, plus grand que les autres, les recouvre extérieurement avant leur épanouissement, f^. Corolle et Légcmikecses.
ÉTÉOCLE. Eleocles. iKS. Espèce de Papillon de la division des Chevaliers grecs de Linné.
ÉTÉONE. E/eone. annél. Savigny (Syst. des Anné- Iides,p. 4G) établit avec doute ce nouveau genre dans la famille des Néréides. 11 comprend le Nereis flara d'Olhon Fabricius {Faun. Groenl., n" 282), qui parait avoir une trompe simple, dépourvue de mâchoires. 11 présente en outre quatre antennes courtes; quatre cirres ou plutôt deux paires de cirres tentaculaires, également courts; une rame pour chaque pied; les cirres supérieurs comprimés en lame oblongue et obtuse; les cirres inférieurs très- courts; deux styles; point de branchies distinctes des cirres. Ce genre prend place dans le voisinage des Castalies et des Eulalies. On doit y rapporter peut-être la Nereis loiiga dOlhon Fabricius [loc. cit.), qui ne se dislingue essentiellement de l'espèce précédente que par la forme des cirres supérieurs, qui sont coniques et terminés en mamelons. Il parait que les rames sont bifides.
ÉTERNELLE, bot. Nom vulgaire de l'Hélychryse orientale.
ÉTERNUE, ÉTERNDETTE. bot. Noms vulgaires de quelques Graminées, du genre Agrostide. Les herboristes les donnent aussi à V^chillea Ptaniiica, L.
ÉTHAL. zooL. L'un des matériaux du blanc de Baleine, que l'on obtient en traitant celui-ci par l'alcool et successivement par les hydrates alcalins, pour absor- 4 niCT. des sriEWCES îiat.
ber tous les principes saponifiables, dont l'Élhal ne fait point partie. C'est une graisse solide, inodore, insipide, fusible à 51» S, susceptible ensuite de cristalliser, par un refroidissement lent, en paillettes minces et assez brillantes; brûlant à la manière de la cire et donnant par l'analyse chimique : carbone 79,7; hydrogène 13,8; oxigène 6,3.
ÉTHER. Liquide extrêmement volatil que l'on obtient par la distillation de l'alcool très-rectifié avec un acide quelconque, et dont les propriétés changent en raison de l'espèce d'acide employé à sa production. Le nom donné à ce corps fait allusion au principe éthéré des anciens qui. selon eux, occupait les plus hautes régions de l'atmosphère, et influait sur l'apparition des météores.
tniÉKlE.Elheria. boli. Genre établi par Lamarck. dans la famille des Camacées, et généralement adopté, quoique Blainville ne le mentionne pas dans le Dictionnaire des Sciences naturelles, et que Cuvier n'en ait point parlé dans le Règne Animal. Ce genre repose pourtant sur de bons caractères, et devient d'autant plus nécessaire à conserver, qu'on l'observe avec plus de soin; aussi, Férussac (Tableaux syst. des Anim. Mollusques) l'a-t-il admis ainsi que Schweiger et Ocken. 11 est évident que ce genre appartient aux Camacées, dont il présente tous les traits principaux ; les deux impressions musculaires, celle du manteau, la fixité de la valve intérieure, etc., sont les traits principaux de ressemblance. Il se distingue des autres genres de la même famille par les caractères suivants : coquille irrégulière, inéquivalve, adhérente, à crochets courts, comme enfoncés dans la base des valves : charnière sans dent, ondée, subsinuée, inégale; deux impressions musculaires distantes, latérales, oblongues; impression du manteau simple, non échancrée; ligament extérieur enfoncé dans un petit espace triangulaire, divisant en deux parties le talon de la valve inférieure, et se prolongeant dans toute sa longueur. Animal de forme variable, mais cependant toujours plus long que haut; manteau très-ample, adhérent, ayant les bords désunis dans tout son contour, à l'exception du milieu du dos; deux ouvertures seulement pour deux cavités; ouverture de la cavité branchiale et du pied s'étendant inférieurement d'un muscle à l'autre; ouverture correspondant à l'anus, subdorsale, petite et sans communication avec la première ; lames branchiales inégales, d'un même côté, en forme de croissant et fortement striées; appendices buccaux grands, demi-circulaires, fixés par toute l'étendue du bord supérieur et finement striés à une seule de leurs faces; bouche assez grande; pied grand, épais, oblong, oblique; anus à l'extrémité d'un petit tube. Outre ces caractères, les Éthéries se reconnaissent encore au brillant de leur nacre et aux singulières boursouflures qui se voient à l'intérieur des valves. On a ignoré pendant fort longtemps l'existence de ces coquillages; leur fixité à de grandes profondeurs dans la mer, dit Lamarck, en a été la cause principale; mais est-il bien certain que les Éthéries soient marines, ou au moins que toutes le soient? D'après les intéressants et nouveaux renseignements que Férussac a donnés suivant Cailliaud, sur ce genre, il n'est point dou-
Icux que plusieurs cspiVcs lioiivées dans lo Nil, tifts loin (le son emboucliure, ne soient Uuvialilcs; cl les espèces trouvées dans ce fleuve se rapportent indubitablement à eelles que possédait Faujas, et qui ont passé depuis dans la collection du Muséum ; mais Lamarck, dans le tome VI des Animaux sans vertèbres (l"- part., p. 100), mentionne d'après son premier travail sur ce genre, inséré dans le tome x des Annales du Muséum, deux espèces qu'il regarde comme marines, et dont il donne même Vhabilat. Ces Étliérics mannes se distinguent aussi des Huviatiles par le défaut de callosité insérée dans la base de la coquille : il parait donc liors de doute que, dans ce genre, on trouve des espèces fluviatiles cl d'autres marines, ce qui, au reste, n'est point sans exemple, puisque cela se voit dans le genre Corbule et dans le genre Moule. Le professeur Lamarck a proposé de séparer les espèces de la manière suivante :
•]- Une callosité oblongue dans la base de la coquille.
ÉTHÉRiE ELLIPTIQUE. EthcHa clUptica , Lamk. Ann. du Mus. ï. X, p. 401, pi. 29 et 31, fig. I; id., Animaux sans vert. T. vi, 1"^ part., pag. 99, n» 1 . Elle est grande, elliptique, aplatie, fort dilatée vers les crocbcts (|ni, eux-mêmes, sont peu éloignés ; son test est épais, feuilleté et d'une nacre très -brillante. Lamarck indique avec doute la mer des Indes comme le lieu de son habitation ; mais il est plus probable qu'elle vient du Nil où Cailliaud l'a retrouvée.
ËTnËRiE Trigdnule. Elheria Tn'gonula, Lamk., Ann. du Mus., loc. cit., pi. 50 et 31 , fîg. 2 ; id., Anim. sans vert., loc. cit., \v> 2. Celle-ci, comme l'indique son nom, est subtrigone, bossue, rétrécie su))érieurenient et vers sa base; sou crochet inférieur est fort grand et très-écarlé de celui de la valve supérieure. tf Point de callosité incrustée dans la base de la coquille.
ÉT1IÉRIE SEMI -LUNAIRE. Elheria setni-lunata , Lamarck, Ann. du Mus. T. x, p. 404, t. 52, fig. 1-2; id., Anim. sans vert. T. vi, page 100, n" 3. Coquille oblique, ovale, demi-circulaire, bossue, ayant son coté postérieur droit ou presque droit; les crochets sont presque égaux; sa nacre est verdâtrc. Elle a été trouvée sur les côtes de l'île de Madagascar.
ÉTHÉRIE TRANSVEBSE. Etliefia transvcvsa , Lamk., Ann. du Mus., loc. cit., tab. 32, fig. 3-4. Coquille ovale, transverse, oblique, subgibbeuse, à crochets inégaux; sa nacre est également verdàtre, mais sa forme générale et celle des crochets en particulier, la distinguent des autres espèces. Elle est moins grande, et a été trouvée avec la précédente sur les c6tes maritimes de l'île de Madagascar.
ÉTHIOPIENNE. ïool. Espèce du genre Homme, y. ce mot. C'est aussi le nom vulgaire et marchand du Murex Morio, L. A'. Uocuer.
ETHIOPIS. BOT. Ou plutôt iElhiopis. Espèce du genre Sauge. ^. ce mot.
ÉTHIOPS. ciiisi. MIN. Nom donné par les anciens chimistes à plusieurs préparations de couleur noire : l'Éthiops martial est un deuloxide de Fer; l'Élhiops minéral est un hydro-sulfure de Mercure imparfait; l'Étlilops Per se est du Merotire cxlrômemenl divisé.
ETUKE. Ellira. ins. Coléoptères penlamères. I.a création de ce genre, dans la famille des Scrricornes, tribu des Loinpyrides , est due à Dcla|iorlc qui lui a reconnu pour caractères distinctifs : antennes de onze articles, dont le premier assez grand, le deuxième Irèscourt , les suivants émettant chacun un rameau long et contourné sur lui-même ; tête cachée sous le corselet; celui-ci un peu allongé, arrondi en devant; écnsson triangulaire ; élylres allongées , presque parallèles ; pattes assez longues, avec le premier article des tarses plus long que les suivants; le quatrième bitobé; crochets moyens. Les trois espèces connues. Et/ira inarginata, Ellua taleralis el Elhra interrupta, appartiennent à l'Amérique méridionale; cette dernière, plus grande que les autres, a cinq lignes environ de longueur; elle est noire, avec les côtés du corselet elles élytres d'un jaune tirant sur le fauve; on remarque une ligne longitudinale, noire, placée près du bord extérieur et interrompue au milieu; la base de la su- Uire est brune.
ÉTHULIE. Ethulia. bot. Genre de la famille des Synanlhérécs, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., présentant les caractères suivants : calathides sans rayons, composées de fleurons égaux, nombreux, régnlierscthcrmaphrodites; involucre formé de plusieurs écailles oblongues, foliacées, égales et disposées sur un seul rang, selon Jussieu, inégales et en deux rangées d'après Cassini ; réceptacle hémisphérique et nu; ovaires en pyramide, renversés, pentagones, glanduleux, munis au sommet d'un bourrelet, et dépourvus d'aigrettes. Ces caractères ont été observés snrVElhulia conyzoides, type du genre fondé par Linné. On a réuni à cette plante plusieurs espèces <iui en sont distinctes , même génériquement. Ainsi VElhulia divaricala, dont Jussieu avait indiqué l'affinité avec le Graiigea , a été constitué en un genre particulier nommé Epaltes par Cassini , et VElhulia s;>a;<7aMop/(ora est redevenu, d'après Gaertner, le genre Sparyanophorus , anciennement établi par Vaillant. F. ÉPAI.TÈS et Sparganopuore.
L'Étuulie conïzoïde, Ethulia conyzoides, L., est une plante herbacée à lige rameuse el pubescente, à feuilles alternes, ovales-lancéolées, pointues et légèrement dentées. Ses capitules sont hémisphériques, petits, à corolles purpurines, et disposés en corymbes au sommet des rameaux. Les glandes qui recouvrent ses ovaires laissent exhaler une forte odeur, analogue à celle de la Rue (Ruta gruveolens). En décrivant celte plante, Forskalli lui avait donné le nom de Kahiria. Elle croit en Egypte, sur les bords du Nil, ainsi que dans les Indes-Orientales et à Madagascar.
ÉTHULIÉES. BOT. Nom d'une section de la tribu des Vernoniées de Cassini, caractérisée par la forme des ovaires qui ressemblent ù une pyramide renversée, ;'i cinq faces et ù cinq arêtes, dont une ou deux sont quelquefois oblitérées. L'auteur de cette section y place les Scnres Ethulia , h.; Sparganophorus,\in\l.; Stockesia, l'Hérit.; Oliganthes, Piptocoma et Isoncma , Cass., etc.
ÉTIIUSE. BOT. Pour /Ethuse. / . ce mol. ÉTIOLEMENT. zooL. bot. On appelle ainsi une allé
ration particulière que subissent les animaux et les plantes lorsqu'ils sont soustraits à l'action de la lumière. Dans les végétaux, les phénomènes qui accompagnent cet état maladif sont les suivants : les tiges s'allongent, deviennent grêles et aqueuses, les feuilles blanchissent, les fluides aqueux se développent, en un mot toutes les parties de la plante sont plus tendres, moins sapides et moins odorantes. On produit assez souvent cette altération dans un grand nombre de végétaux cultivés dans nos jardins potagers, pour servir d'aliments. C'est ainsi que les jardiniers, en faisant croître dans des tonnes ou dans des caves la variété de Chicorée, connue sous le nom vulgaire de Barbe de Capucin, en liant les feuilles de la Laitue, de la Romaine, des Choux, etc., en recouvrant de feuilles sèches les pieds de Céleri, de Cardon, etc., les étiolent, les blancliissent, les rendent plus tendres et d'une saveur plus douce. La cause de ces différents phénomènes est sans contredit la privation de la lumière. Les expériences de Duhamel, de Bonnet, de Mèse, mettent ce fait dans toute son évidence. Plusieurs plantes des pays extraéquatoriaux, cultivées dans nos serres, où elles fleurissent fort bien, n'y portent point de fruits ou de graines par l'effet d'une sorte d'Étiolenient provenant de la privation d'une durée suffisante de jour, précisément à l'époque où l'anthèse a lieu. Il en a été question en traitant de ce dernier mot. On a proposé différents moyens pour obvier à cet inconvénient ; nous y reviendrons et en traiterons particulièrement au mot Serre.
L'ÉtioIement se remarque chez l'Homme comme chez les autres animaux. On a vu l'habitation longtemps prolongée dans des prisons obscures, des cachots, des caves, etc., amener la décoloration de la peau, de l'iris une bouffissure et un relâchement général des tissus analogue à celui qu'on observe dans les végétaux étio lés. Cet état s'observe également chez les ouvriers qui travaillent aux mines; en un mot, chez tous ceux qu demeurent longtemps soustraits à l'action stimulante de la lumière. Dans l'un et l'autre cas la cause est toujours la même. La plupart des Oiseaux nocturnes dont le plumage est blanc ou blanchâtre , doivent cette nuance à une sorte d'ÉtioIement.
ÉTITE. MIN. Pour^tite. y. ce mot.
ETMOPTÈRE. Elmopterus. rois. (Raffinesque.) F. Sqdales.
ÉTOILE, zooi. BOT. Ce nom , emprunté de l'astronomie, a été donné à plusieurs productions des règnes animal et végétal , dans lesquelles ou partie desquelles on a trouvé quelque rapport avec la figure adoptée pour représenter les corps célestes. Ainsi l'on a appelé parmi les animaux :
ÉTOILE , un Oiseau de la Côte-d'Or en Afrique , que l'on compare au Merle, mais qui n'est point encore parfaitement déterminé.
ÉTOILE BE MER, la plupart des Astéries.
ÉTOILES PÉTRIFIÉES, dcs Astioïtes , dcs articulations d'Encrines, certaines Coquilles et des Astéries fossiles.
Parmi les Plantes:
ÉTOILE DU BERGER, Vjlisiiia Damasoniuni , L.
ÉTOILE DE Bethléem, VOrnilogalitm pyramidale.
ÉTOILE BiANCBE, VOmitogalum umbcUutum.
ÉTOILE d'eau, le Callitriche.
Étoile des bois, la plupart des Stellaires, mais surtout VHolosieum.
ÉTOILE JAUKE, VOmilogalum luleiim.
Étoile du matid, divers Liserons qui fleurissent peu après le lever de l'aurore.
Étoile d'or , le Ranuncnlus acris.
Étoile plante, VIpomea coccinea.
ÉTOILE, ÉTOILÉE. Stellalus, Slellala. zoOL. bot. En forme d'Étoile, ou marqué de quelque signe qui ressemble à une Étoile.
Buffon, dans sa nomenclature, désigna aussi sous le nom d'Étoile un Héron, et Levaillant un Gobe-Mouche. On appelle Étoiles, parmi les Poissons, une espèce du genre Baliste, un Osiracion, un Esturgeon et une variété de la Raie Miraillet. Geoffroy appelait ainsi le Bombyx anliqiia.
On dit d'une corolle qu'elle est Étoilée ( Corolla slellala) lorsqu'elle est rotacée, mais très-petite et à divisions très-aiguës; telle est celle des Gaillets, des Aspérules, etc.
ÉTOILES TOMB.\NTES. GÉoi. r. Météores, Fer MÉTÉORIQUE et AÉROLITHES, pour l'histolie des corps solides qui tombent des régions célestes.
ÉTOUFFEUR. kept. oph. Quelques voyageurs ont désigné les grands Serpents sous ce nom et particulièrement ceux du genre Boa.
ÉTOURNEAU. Sturnus, L. ois. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères ; bec droit, entier, conique, déprimé, faiblement obtus; base de la mandibule s'avançant en carène anguleuse sur le front; narines placées près de la base du bec et sur ses côtés, ovalaires, à demi fermées par une membrane épaisse et voûtée ; quatre doigts : trois en avant, l'extérieur soudé à sa base avec l'intermédiaire, un en arrière dont l'ongle est le plus fort de tous; tarse de médiocre longueur; ailes longues ; la première rémige presque nulle, les deux suivantes les plus longues. Les Élourneaux, dont on ne trouve en Europe que deux espèces, présentent sous tous les climats une grande similitude de caractères ; partout ils sont entre eux bavards, turbulents et même querelleurs; ce que l'on attribue à la vie sociale qu'Us ont adoptée et qui les tient presque continuellement réunis en troupes plus ou moins nombreuses. Cne fois établis dans un canton, ils s'y propagent et s'y perpétuent en quelque sorte, car rarement ils se décident à l'abandonner de leur seule volonté. On les y voit tournoyer au-dessus des tours et des clochers, près des colombiers, des arbres élevés, prendre inopinément la volée vers la campagne et s'abattre ensuite, serrés les uns contre les autres et toujours en tournoyant, au milieu d'une broussaille où d'ordinaire, et surtout dans la saison des amours, ils se livrent de bruyants coml)ats. Us entreprennent quelquefois des voyages assez longs, mais ils ne quittent pas pour toujours les lieux qu'ils affectionnent; le printemps suivant les ramène et avec eux l'attente de nouvelles familles. Ils sont peu soigneux dans la construction de leurs nids qu'ils placent de préférence dans le voisinage des colombiers et souvent dans les colombiers mêmes, sous des toitures
iiilial)itées, dans des Irnus caveiiieux ou des cieux d'arbres; quelques brins de paille négligemment enlacés, entourant un peu de duvet, forment le berceau de la génération qui doit éclore de quatre à six œufs de médiocre grosseur et ordinairement colorés. Les Étourneaux prennent indifféremment pour nourrilure des larves , des insectes, des limaces , des graines et même de jeunes pousses d'herbe. L'Élourneau vulgaire, plus connu sous le nom de Sansonnet, est susceptible d'éducation ; il apprend à siffler et relient assez facilement des mots qu'il redit assez distinctement. Cette éducation, qui ne peut réussir que dans uu âge extrêmement tendre, exige beaucoup de soins et de patience.
Le genre Étourneau, que divers auteurs avaient rendu très -nombreux en espèces, aux dépens des Stournes, des Merles, des Loriots et même des Martin- Pècheurs, est aujourd'hui très-resserré; il léserait encore davantage si l'on donnait au genre Triiupialc une espèce assez incertaine, que celui-ci semble réclamer avec autant de droit que le genre Étourneau.
ÉTOtjRXEAD Alix AUES ROUGES, Catesby. ^. Troi'piale commandeur.
Étobrneab blancde raie. K. Étourneau des terres Mageiianiqces.
Étourneau hicotOR. y4mblxramphusbicolor,Leacl), Miscell; pi. 36. Tête, cou, gorge, poitrine et cuisses d'un rouge orangé; le reste du plumage noir; bec et pieds noirâtres. Taille, sept pouces. De l'Amérique méridionale.
ÉTOURNEAU DD CAP DE BONNE-ESPÊRANCE, SturUtlS
Capensis, Latli. Parties supérieures noirâtres, les inférieures blanches; tête, gorge et COU d'un noir brillant, légèrement irisé en violet; une grande tache ronde, d'un blanc roussâtre sur les joues; une petite bande de la même couleur se dirigeant vers l'occipi/t ; une petite tache rousse entre la narine et l'œil; bec jaune à la base, rouge à l'extrémité; pieds jaunes; ongles noirâtres. Taille, huit pouces. Du Bengale.
Étourneau caroncule. Stiirnus carunculahis , Lalh., CreadiOH pharoides, Vieill. Parties supérieures d'un noir ferrugineux; le reste du plumage d'un noir pur; une petite caroncule orangée, de trois lignes environ, pendante à chaque angle de la bouche; base du bec bleue, l'extrémité et les pieds noirs. La femelle est entièrement d'un brun-noirâtre. Taille, neuf pouces et demi. De l'Australasie.
Etour\eau cendrillard. Sturnus cinerascens , Temm., pi. color. 536. Plumes du sommet de la tête un peu longues et noires; front ceint d'un bandeau blanc; devant du cou et région de l'oreille blanchâtres, marqués de petites taches noirâtres ; côtés et bas du cou d'un cendré noirâtre, tachetés d'un cendré plus clair; parties supérieures et poitrine d'un gris cendré presque uniforme; croupion et parties inférieures blanchâtres; rémiges noires, finement lisérées de blanc; une bande blanche, longitudinale, couvrant la partie moyenne de l'aile; reclrices noirâtres, avec une tache blanche vers la pointe de leurs barbes. Bec d'un rouge orangé, marbré de noir; pieds jaunes. Taille, huit pouces. Du Japon.
Etourneau de la Chine, r. Martin ruppé de ia Chine.
Étourneau Cboucador. y. Merle Choucador.
Étourneau a collier. F. Étourneau de la Lovi-