‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 37 sur 76 · SIANE · texte numérisé non relu

SIANE

Étourneau a cravate frisée, f. Pdiledon kogo.

Étourneau de la Daourie. Slurniis Datin'cv.i, Lath.; Gracula stiirnina, Pallas. Parties supérieures d'un noir violet, les inférieures d'un blanc cendré; les rémiges bordées de blanc; la queue un peu fourchue; une strie blanche de chaque côté de la tête; bec et pieds d'un noir plombé. La femelle a la tête et le dos bruns, les ailes et la queue noires, le reste du plumage cendré. Taille, six pouces. De Sibérie.

ÉTOURNEAU éclatant. I^. MeRLE ÉCLATANT.

Étourneau a fer a cdeval. y. Étourneau de la Louisiane.

Étourneau-Geoffroy. y. Pie-Grièche-Geoffroy.

Étourneau-Hablitz. Même chose que Pégot.

Étourneau jaune, y. Loriot a tête noire.

Étourneau delà homsitL-nt.. Sturnus Locidicianus, Lath.; jélauda viagna, Gmel.; Sturnella collaris, Vieill., Buff., pi. enl. 239. Parties supérieures variées de brun, de gris, de roux et de noir ; une bande longitudinale blanchâtre surla nuque; une semblable bande, mais un peu plus courte, de chaque côté, à partir de l'œil ; joues grisâtres; tectrices alaires noirâtres, marquées de taches transversales brunes et frangées de gris; rectrices latérales cendrées,avecIebord cendré et dentelé; sourcils et gorge jaunes; un large hausse-col noir ou noirâtre sur la poitrine; parties inférieures jaunes avec quelques mouchetures noirâtres, plus abondantes vers la poitrine; tectrices alaires inférieures jaunes ; Uancs et tectrices caudales inférieures roussâtres, variés de lignes longitudinales cendrées et brunes; bec brun, cendré en dessous; pieds grisâtres. Taille, neuf à dix pouces. De l'Amérique septentrionale.

Étourneau militaire, y. Étourneau desterres Magellaniques.

Étourneau rouge. Oriolus ruber, Gmel., Sonner., Voyage à la Nouvelle-Guinée, pi. 68; Sturnus pyrrhocephaliis, Licht., Wogl., esp. 7. Parties supérieures d'un noir velouté; tête, cou, gorge, poitrine et cuisses d'un rouge de vermillon ; le reste des parties inférieures noir, ainsi que les rémiges et les rectrices. Bec et pieds noirâtres. Taille, sept pouces. Du Brésil. C'est à tort que Sonnerai l'a publié comme originaire d'Antigiie.

ÉTOURNEAU COMMANDEUR, f^ . TrOUPIALE COMMANDEUR. ÉTOURNEAU NOIR ET BLANC DES InDES, lidW. f^. ÉTOUR- NEAU DU CAP DE BoNNE-EsPÉRANCE.

ÉTOURNEAU OLIVATRE. Sluruus olwuceus, Lath. Parlies supérieures d'un brun olivâtre, les inférieures d'un brun jaunâtre ; bec et pieds rougeàtres ; queue longue. De la Chine. Espèce douteuse.

Étourneac-Pie. y. Étourneau du cap de Bonne-Espérance.

Étourneau a plumes soteuses. y. Martin a plumes soyeuses.

Étourneau rouge-aile, Albin, y. Troupiale commandeur.

Étourneau des terres Macellaniques. Sturnus mi-

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litaiis, Lalh., Slttrnella mUitaiis, Vieill., Buff., pi. eiil. llô. Parties supétieuies brunes avec les plumes bordées de faiive, les inférieures d'un rouge cramoisi, moucheté de noir vers les flancs; une raie blanche de chaque côté du cou , depuis l'angle du bec jusqu'à la nuque; épaules rouges; rémiges et rectrices noires; queue fourchue ; bec et pieds bruns. Taille, huit pouces et demi. La femelle a les couleurs très-pâles; il en est de même des jeunes, chez lesquels le brun est souvent cendré.

ÉTOijRKEAii CNicoLORE. Sttimus iinicolof, Marmora, Temm., pi. col. 111. Tout le plumage d'un noir pur, irisé par quelques reflets d'un bleu pourpré sur la gorge, le cou et les tectrices alaires; bec jaune, avec la base noirâtre; pieds brunâtres. Taille, huit pouces. De l'île de Sardaigne.

ÉTODRivEAD vciGAiRE. Stumus vuhjaiis, L., Bulf., pi. enl. 75. Tout le plumage noir, irisé de vert et de pourpre avec une petite tache triangulaire d'un gris brunâtre à l'extrémité de chaque plume des parties supérieures; rémiges et rectrices noirâtres, bordées de cendré; tectrices caudales inférieures largement bordées de blanchâtre ; bec jaune, noirâtre à la base ; pieds d'un brun rougeâtre clair. Taille, huit pouces et demi. Les femelles et les jeunes ont les parties inférieures parsemées de tachesblanchàtres ; les taches supérieures sont aussi beaucoup plus larges que chez les mâles adultes; le bec est totalement noirâtre. D'Europe.

ÉTR.iNGLE-CHlEN. bot. Nom vulgaire de VAsperula Cyiianchica, L.

ÉTR.iNGLE-LOUP. bot. Syn. vulgaire à'Aconitiim Lycoctonum, L. F. Acosii.

ÉTRIER. zooL. Nom que les analomistes ont donné à l'un des osselets de l'oreille; il adhère à la membrane de la fenêtre ovale, et si m\e cause malheureuse quelconque amenait sa destruction, il en résulterait infailliblement la surdité, par la déchirure occasionnée dans la cloison, qui faciliterait la déperdition du fluide contenu dans le vestibule et la paralysie du nerf acoustique.

ÉTRILLES. BOT. Nom vulgaire des Bolets devenus le genre Dxdalea; c'est aussi celui de grandes espèces d'Hydnes.

ÉTRILLES. cRDST. Nom que l'on donne vulgairement à diverses espèces du genre Fortune, f^. ce mot.

ÉTROPPE. OIS. Syn. vulgaire d'Ortolan des Roseaux. /'. Briia«t.

ETT.4LACH oc ETTEL.4CH. bot. L'arbre résineux d Afrique, désigné sous ce nom, par d'anciens botanistes Il commentateurs, paraît être le/!<«!>e;Ms0.rrce(//(«.

ETTOW. BOT. Nom de pays de l'espèce de Cassine, qui croît au cap de Bonne-Espérance.

ÉTUI OD FOURREAU, ins. Synonyme d'ÉIytres. y. ce mot.

ÉTUI MÉDULLAIRE, bot. C'est le canal dans lequel la moelle est renfermée. A'. Cakal médullaire.

EU15AD1Z0N. Eubadizon. ins. Hyménoptères. Ce genre de la famille des Braconides a élé établi par Nées von Esenbecke qui le caractérise ainsi : abdomen sessile, long, à dos étroit et de largeur uniforme; tarière saillante, longue et filiforme; deux cellules cubitales,

dont la première reçoit la nervure récurrente; cellule discoidale interne, complélement fermée. Les Eubadizons, pour la plupart de taille fort petite , ont les antennes grêles et longues, la tête aussi large ou plus large que le corselet, le verlex d'épaisseur médiocre, la face large et en carré transversal, le chaperon légèrement convexe, séparé de la face par une impression demi-circulaire, très-profonde sur les côtés ; les mandibules sont assez épaisses, bidenlées à l'extrémité, appliquées sous le chaperon; les palpes maxillaires sont au moins de la longueur de la tête , avec leurs trois derniers articles linéaires, très-longs, égaux entre eux; le corselet est subcylindrique; le dos du mésothorax convexe, égal, peu élevé; le métatliorax allongé; les pieds un peu allongés, d'épaisseur médiocre, quelquefois grêles; les ailes inférieures sans échancrure au côté interne. On trouve en Belgique trois espèces d'Eubadizon dont une nouvelle que Wesmael nomme Eubaclisoii dubius; il est noir, avec le chaperon, la bouche, le prothorax et le dos du mésolhorax, ainsi que les pieds, testacés; la base des antennes, la tête, la poitrine et le milieu de l'abdomen sont d'un brun de poix; le stigmate des ailes est pâle. Sa taille est d'une ligne et demie.

EUBASIS. BOT. Synonyme d'Aiicuba. V. ce mot.

EUBRIE. Eubria. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, famille des Serricornes, établi par Ziegler et adopté par Dejean (Calai, des Coléopt., p. 55). Nous ne savons rien sur les caractères de ce nouveau genre qui prendrait place dans la section desCébrionitesdeLatreilIe (Règne Anini.deCuv.) à côté des Scirtes. Dejean n'en mentionne (|u'une espèce : Eubria paliistris, Ziegl. Elle a été trouvée dans l'ouest de la France.

EUBULOS. BOT. De ce mot, qui, chez les Grecs, désignait l'Hièble , sont venus le nom français de cette plante, VEbulus des Latins, et d'autres dérivés qui s'appliquent au même végétal dans presque toutes les langues. F. Sureau.

EUC.'ïLIUiM. poiYP. Pour Eucèle. V. ce mot.

EUCALYPTE. Eucalyptus, bot. Genre de la famille des Myrlinées et de l'Icosandrie Monogynie, composé d'un grand nombre d'espèces qui sont, pour la i>lupart, de grands et beaux arbres , formant quelquefois ds vastes forêts sur les côtes de la Nouvelle -Hollande. Leurs feuilles sont alternes, très-entières, parsemées de points translucides, coriaces et persistantes, généralement d'un vert clair ou glauque. Les fleurs sont hermaphrodites, d'un jaune pâle, solitaires, ou diversement groupées à l'aisselle des feuilles où elles forment assez souvent des sortes de cimes ou de grappes. Leur calice est adhérent par sa base avec l'ovaire infère; son limbe est conique, et tombe en une seule pièce qui se détache comme une sorte d'opercule. La corolle manque en totalité. Les étamines, fort nombreuses, sont attachées au haut du tube du calice. L'ovaire est infère, à quatre loges polyspermes, surmonté d'un style et d'un stigmate simple; il devient une capsule épaisse, souvent déprimée, à quatre loges et s'ouvrant en quatre valves.

Ce genre, qui a été établi par l'Héritier, est très-voisin du Calyplranlhes par la forme de son calice; mais

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il en diffère beaucoup par son fruit capsulaire, à quatre loges polysperines, s'ouvrant en quatre valves, tandis que, dans ce dernier, le fruit est charnu, à une seule loge, contenant un petit nombre de graines. Les espèces iï Eucalyptus, au nombre d'environ une trentaine, sont presque toutes originaires de la Nouvelle-Hollande. Leur bois est résineux et souvent très-dur. Elles ne sont pas très sensibles au froid, et plusieurs pourraient facilement être acclimatées dans le midi de la France. En 1818, on en voyait de très beau.x individus, au jardin botanique de Toulon, ayant déjà une trentaine de pieds de liauteur, et placés en pleine terre, sans qu'on fût obligé de les abriter pendant l'hiver. Un grand nombre d'espèces sont cultivées dans les jardins; telles sont les suivantes :

EucALYPTE ROBUSTE. Euculyptus Tobusta , Smith. C'est un arbre d'une taille gigantesque, pouvant s'élever à une hauteur décent cinquante a cent quatre-vingts pieds, sur un diamètre de dix pieds. Son bois est dur, rougeâtre, agréablement veiné, et assez semblable à l'Acajou; de là le nom de Mahagoni de la Nouvelle- Hollande, qui lui a été donné par les Anglais. Ses feuilles sont ovales, oblongues, aiguës, entières, coriaces, glabres, d'un vert très-clair, persistantes. Ses fleurs sont petites, jaunâtres, formant des sortes de cimes latérales.

Edcalypte a AiïANDES. Eucatyptus amygJalina, Labillard., Noc.-Holl., 2, 14, t. 154. 11 est vraisemblable que, dans sa terre natale, cette plante prend une grande élévation; dans nos serres elle ne forme qu'un arbuste assez faible, dont les rameaux se soutiennent avec peine. Ses feuilles, qui ont de trois à quatre pouces de longueur, sont péliolées, linéaires-lancéolées, acuminato-raucronées, quelquefois courbées en faux ; elles sont d'un vert glauque, parsemées de points transparents, marquées d'une côte longitudinale, intermédiaire, d'où s'échappent des veines latérales, qui viennent aboutir à des callosités marginales, beaucoup plus visibles après un commencement de dessicalion de ces organes. Les Heurs sont réunies cinq à huit en corymbes; chacune d'elles a son pédicelle très-court, qui vient s'articuler ù un pédoncule central, cylindrique, légèrement sillonné et de la longueur des fleurs.

Edcalypte odlique. Eucalyptus obliqua , l'Hérit., Sert. Angl., tab. 18. 11 forme un arbre également trèsélcvé, dont les feuilles sont coriaces, glabres, persistantes, lancéolées, aiguës, inéquilatérales et obliques à leur base. Les fleurs sont petites et forment des grappes composées de petites ombelles simples, réunies. 11 croit à la Nouvelle-Hollande.

Plusieurs autres espèces sont encore cultivées dans les jardins. Telles sont : Eucalyptus viminalis , Labill., Nov.-IlolL, 2, tab. 1.11; Eucalyptus Saligna, Smilh; Eucalyptus pci/'uUata , Noisette. Cette dernière est une superbe espèce récemment introduite en Europe, et dont les feuilles larges, sessiles, embrassantes, sont glauques. Tous ces arbres ne demandent, sous le climat de Paris, que la serre tempérée pendant l'hiver.

EUCÈLE. Eucœlinm. roLYP. Genre de la famille des Ascidies agrégées, extrêmement voisin des Diostomes,

établi par Savigny qui le caractérise do la manière suivante : animaux agrégés; masse commune sessile, gélatineuse , étendue en croûte , composée de plusieurs systèmes qui n'ont ni cavité centrale ni circonscription apparentes; orifice branchial circulaire, dépourvu de rayons, l'intestinal plus petit et peu distinct; thorax oblong ; mailles du tissu respiratoire dépourvues de papilles; abdomen demi-latéral, sessile, appuyé contre le fond de la cavité des branchies, de la grandeur du thorax; ovaire unique, sessile, appliqué sur le côté de la cavité abdominale. La seule espèce connue jusqu'à ce jour, EccÈiE nospiTAiiÈKE, Eucœlium Iwspitalium , Sav., Mém., p. 100, pi. xx, fig. 2, a le corps étendu en croûte molle, peu épaisse, d'un gris pâle, pointillé de blanc mat ; les sommités en forme de mamelons ovales, transparents au centre, et légèrement teints d'incarnat; les orifices rougeâtres; le thorax blanc, l'abdomen d'un jaune pâle; la tunique sans nervure; huit à dix (îlets tenlaculaires; un sac branchial très-délicat, composéde cinqà six vaisseaux transverses, égaux, unis par des vaisseaux longitudinaux, un peu plus fins, etc. Le diamètre total est d'un à deux i)0uces, et la grandeur de chacun des individus, vivant dans la niasse commune, une demi-ligne. L'Encèle hospitalière habite le golfe de Suez. Lamarck pense qu'il doit être réuni aux Didemnes.

EOCÉPHALE. Eucephalus. iws. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Harpalides, créé par Delaporte, pour un insecte du cap de Bonne Espérance, qui ne diffère des Acinopes que par l'absence totale de dent au menton. L'Eucéphale DD Cap, Eucephalus Capensis, Lap., est d'un noir brillant; les bords de sa lèvre supérieure, ses palpes, ses antennes et ses pattes sont rougeAtres; son corselet est un peu plus large en avant qu'en arrière, et entouré d'un rebord très-étroit et relevé; il a les angles antérieurs avancés, et les postérieurs à peine saillants; les stries de ses élytres sont assez profondes. Taille, quatre lignes environ.

EUCÈRE. Eucera. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, fondé par Secpoli et adopté par LatreiUe qui le place (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Mellifères, tribu des Apiaires, en lui assignant pour caractères : premier article des tarses postérieurs des femelles en palette dilatée extérieurement; labre presque demi-circulaire; mandibules étroites, arquées, pointues, avec une seule dent au côté interne; palpes maxillaires de six articles; le troisième des labiales inséré sur le côté e.xtérieur du précédent, près de sa pointe, et formant avec le quatrième et dernier une petite tige oblique; paraglosses ou divisions latérales de la languette en forme de soie, aussi longues au moins que les palpes labiales; antennes filiformes, fort longues dans les mâles. Ce genre est beaucoup mieux caractérisé ainsi , que par Scopoli et Fabricius qui le fondaient sur la présence des pieds qui accompagnent la langue, et non sur la forme ou le développement de ces parties. Les Eucères avoisinent les Macrocères et ne s'en éloignent guère que par le nombre des articles des palpes maxillaires. Elles diffèrent des Antophores par le développement des divisions

laléiak'S de la laiifiuelte; mais elles s'en rapproclieiU lieaucoup par la forme générale île leur corps (pii csl court el velu. Leur lête, généralemenl colorée de jaune ou de blanc à son extrémité antérieure, supporte trois petits yeux lisses disposés, non pas en triangle, mais sur une ligne presque droite. Les antennes, peu développées dans les femelles, le sont considérablement chez les màlcs, où elles dépassent (|uelquefois la longueur du corps. Le thorax est plus élevé que la tête, tronqué postérieurement et très-obtus. U supporte des ailes qui ont deux ou trois nervures cubitales. Jurine a donné une grande valeur à cette différence, et il a placé dans les genres Trachuse et Lasie les espèces suivant qu'elles présentent telle ou telle autre de ces particularités. Les pattes offrent le premier article de leurs tarses très-velu et couvert de houppes chez les femelles; les pattes postérieures sont grandes. Le vol des Eucères est rapide et bruyant; elles s'arrêtent très-peu sur les Heurs. Les femelles creusent ordinairement dans la terre des nids cylindroïdes, de la profondeur de quel- (|ues pouces. Elles en lissent soigneusement les parois, et après y avoir déposé de la pâtée formée en grande partie de pollen, elles y déposent un œuf. Le trou est ensuite bouché, et de nouveaux nids sont pratiqués pour exécuter de nouvelles pontes.

Les espèces du genre Eucère peuvent être rangées dans les deux sections suivantes :

t Deux cellules cubitales aux ailes supérieures.

L'EucÈiiE LoriGicoRNE. Euceia lonrjicornis , Fabr., ou .Ipis longicornis de Linné. Elle a été figurée par l'anzer (Faun. Insect.Germ.,fasc.M, fis.21,le mâle; fasc. 04, fig. 20, et fasc. 78, fig. 19, la femelle). On la trouve assez communément au printemps. La femelle est assez différente du mâle. Fabricius en avait d'abord fait une espèce distincte sous le nom iVApis tubciculata.

Les Eucères grisea, atricornis et liiigitaria, appartiennent à cette division.

tt Trois cellules cubitales aux ailes supérieures.

L'EucÈRE ANTENNÉE. Eiiceta aiitennota, Fab., figurée parPanzer (loc. cit., fasc. ^'i, fig. 18,1e mâle). Elle est rare pendant l'automne. On trouve la femelle sur les fleurs des Malvacées. Latreille a observé sur cette espèce, les habitudes dont il a été parlé aux caractères du genre.

EUCU^TIDE. Euchœtis. bot. Le genre établi sous ce nom, dans la famille des Diosmées, par Bartling, et aux dépens du genre Diosma pour l'espèce nommée t/lonierata, ne paraît point encore avoir reçu la sanction des botanistes.

EUCHAIRITE. iiiPi. Même chose que Cuivre sélénié argenlal. F. ce mot.

EUCHARIDE. Eucharis. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Gallicoles, établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : antennes droites, filiformes, un peu amincies vers le bout, et composées de onze â douze articles grenus, assez épais, dont lepiemieret le troisième plus longs; bouche formée essentiellement par des mandibules crochues, sans dentelures; pattes postérieures sans cuisse renflée ; abdomen porté sur un

long pédicule. Les Eucharides paraissent établir le passage des Gallicoles aux Ciialcides. Jurine (Classif. des Hyménop., p. ô 12 ), en les réunissant à ce dernier genre, paraît se fonder principalement sur l'analogie des ailes. Le cubitus, ditil, subit l'inflexion qui caractérise les Clialcis, et quoique cette inflexion soit un peu moindre que dans l'aile de plusieurs autres, elle suffit pour lui assigner sa place. On n'en a encore décrit qu'un petit nombre d'espèces; la plus anciennement connue et qui sert de type au genre porte le nom d'EocnARiDE relevée, Eucharis ascenileiis, Lalr. (llisl. nat. des Crust. et des Ins. T. xiii , p. 210) , figurée par Pauzer ( Faun. Ins. Gcrm., fasc. 88, fig. 10). On la trouve en Allemagne et dans le midi de l'Europe. VEucharis fuicala de Fabricius est originaire de l'Amérique méridionale, et présente deux épines àl'écusson. VIchneumon cyniforniis de Rossi (Faun. Etnisca, Mant., 2, t. G, fig. g) s'en rapproche beaucoup et doit être considéré comme une Eucharide. Quant à VEucharis flabellata de Fabricius, qui se trouve dans l'Amérique méridionale, celte espèce prétendue doit être exclue du genre à cause de ses antennes.

EUCHARIDIER. Eucharidium. bot. Genre de la famille des Onagraires, établi par Fischer (|ui lui donne pour caractères : calice décidu, avec son tube placé au-dessus de l'ovaire, allongé et filiforme; son limbe est divisé en quatre parties; quatre pétales onguiculés et ordinairement trifides; stigmate bilobé; capsule quadriloculaire, à quatre valves et déhiscente; semences nombreuses placées sur un seul rang dans chaque loge, dressées, imbriquées, avec leurs bords dilatés en forme d'ailes. Ce genre est très-voisin du Clarlcia; il n'offre encore qu'une seule espèce : Eucharidium concinnum. C'est une plante annuelle, du port et de l'aspect du Ctarkia elcgans, à feuilles ovales ou ovales-oblongues, très-entières, pétiolées, éparses, rarement opposées et seulement dans le bas des tiges; le calice est d'un roux pourpré; quelquefois ses découpures sont cohérentes par l'extrémité ; les pétales, qui ont sept ou Luit lignes de longueur, sont d'une belle couleur lose, avec deux taches d'une teinte plus foncée, et trois lignes blanches. Cette plante est originaire de la Californie.

EUCIIELIE. Euchelia. iNS. Lépidoptères noclurnes genre de la famille des Cheloniaires, établi par Boisduval dans son Index Melhodicus Lcpidopterorum. Il est peu abondant en espèces. Les chenilles vivent sur une multitude de végétaux divers, mais principalement sur les Héliotropes et les Crotalaires. Le Tinea pulchella, Lin., peut être considéré comme type de ce genre.

EUCHEM. OIS. L'un des noms hébreux du Coucou commun, Cucultis Canortis, L.

EKCHEYLE. Eucheyla. ins. Coléoptères pcntamères; genre de la famille des Carnassiers, institué par Ucjean qui lui assigne pour caraclères : dernier article des palpes maxillaires cylindrique; celui des labiales assez fortement sécuriforme ; antennes filiformes, beaucoup plus courbes que le corps ; lèvre supérieure très-grande, avancée, arrondie antérieurement, et recouvrant entièrement les mandibules; point de dent au milieu de

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l'échancrure du menton; lèle allongée, presque liiaiigulaiie; corselet court, très- légèrement coriiilorme; élytres en carré allongé, fortement échancrées à l'extrémité. Dejean ne décrit qu'une seule espèce de ce genre : Ettcheyla flavilabris.

EUCHILE. KOT. Pour Euchyle. r. ce mot.

EUCHITE. Euchiton. bot. Genre de la famille des Synantliérées, tribu des Inulées, établi par H. Cassini qui lui assigne pour caractères : calalhide subcylindracée, discoïde; disque pauciflore, régiilariflore, androgyniaore,féminiQore;pénclinesupérieuraux Heurs, cylindracé ou campanule , glabre, lisse, luisant, formé de squales inégales, paucisériées, imbriquées, appliquées, ayant la partie inférieure verte et subcoriace dans le milieu, diaphane sur les bords , et la partie supérieure scarieuse, dia|)hane; les extérieures larges et ovales; les intérieures plus étroites, oblongnes; toutes les squammes obtuses au sommet; clinanthe large, plan, nu. Les fleurs du disque ont l'ovaire obcomprinié, elliptique, parsemé de très-petits poils papilliformes, et muni d'un petit bourrelet basilaire; aigrette un peu |)lus longue que la corolle, très-caduque, composée de squammellules égales, unisériées, conliguês, absolument libres, filiformes, fines, presque nues et tiès-simples au sommet; corolle articulée sur l'ovaire, longue, étroite, cylindracée, glabre, terminée au sommet par cinq dénis très-petites, dressées; anllières incluses, munies d'appendices apicilaiies obtus et d'appendices basilaires subulés; style à deux stigmatophores. Les Ikurs de la couronne ont l'ovaire et Taigrelte comme dans les fleurs du disque; la corolle articulée sur l'ovaire, égale en longueur à celle des fleurs du disque, très-grêle, presque capillaire, tubuleuse, point ou à peine denticulée au sommet; le style a deux stigmatophores exserts, très-gréles.

Cassini place dans ce genre (|ualre plantes nouvelles dont deux ont été rapportées de l'Australasie par Forsler et Labillardière; ce sont ses Euchiton Forsterinl coUinus; les deux autres ont été décrites d'après des individus de l'herbier de iMérat qui avait recueilli l'une, Euchitonpulchelliis, au jardin botaniquede Turin, et Vaulre, Eiichitondecipiens, en France. En général ces plantes sont herbacées, petites, à tiges dressées, ordinairement simples; à feuilles linéaires, lancéolées, glabres en dessus et lomenteuses en dessous; à calathides terminales, dont les fleurs sont purpurines.

Le genre Eucbite peut être placé selon Cassini dans le groupe des Luciliées, entre les genres LMctVi'a et f'acelis, parce que ses corolles sont excessivementgrêles; il diffère du Leontopodium par plusieurs caractères importants et surtout par son disque qui est androgyniflore au lieu d'èlre masculiflore; il diffère aussi du GHaphalium, printi|)alcment par ses ovaires qui sont obcomprimés, elliptiques, au lieu d'èlre grêles et cylindritiues; de VOmalolhccu par sa couronne qui est plurisériée au lieu d'être uirisériée; du Lucilia dont les ovaires sont longuement velus et l'aigrette persistante; du Fascelis dont l'aigrette est Irès-plumeuse, etc. De Candolle, au tome 0 de son Prodromus, a fait du genre de Cassini une division de son grand genre Gnaplialiitiii.

El!Clll,ORE.£'((c/i/o»a. iNS. Coléoptères pentamères; Maclay a formé, sous ce nom , un genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, dans lequel il a placé plusieurs espèces que l'on avait jusque-là laissées avec doute, parmi les Hannetons, et il y en a réuni plusieurs nouvelles, récemment apportées de r.imériiiue du Sud. Caractères ; antennes de neuf articles : le premier conique, allongé, le second court, globuleux, les trois suivants presque coniques, le sixième cupulaire et les trois derniers en une massue ovale, allongée; labre peu apparent, caché en partie parle chaperon, avec le bord antérieur cilié, échancré; ses côtés sont arrondis; mandibules cachées, presque trigones. planes en dessus, avec leur côté extérieur arrondi, l'intérieur cilié, tridenlé à son extrémité; mâchoii-es fléchies vers leur extrémité, celle-ci portant six dénis; palpes maxillaires de quatre articles, dont le dernier cylindrique-ovale; palpes labiales de Irois articles, dont les deux premiers égaux en longueur et le dernier en cône renversé, plus long que les précédents; menton presque carré, avec son bord antérieur échancré; tète presque carrée; chaperon séparé de la tête par une suture transversale, avec ses côtés arrondis et son bord antérieur relevé; corps ovale, convexe; corselet en carré élargi, avec son bord postérieur sinué, à peine lobé; écusson petit, en cœur tronqué; élytres recouvrant des ailes et laissant l'anus à découvert; pattesassezforles;jambes antérieures bidentées au côté externe; articles des tarses cylindriques, le dernier le plus long; crochets inégaux. On trouve des Euchlores sur presque tous les points du globe; les espèces déjà connues sous le nom de Mélolontbe sont ; M. vitis, et ses variétés; M. Frischii; M. pallkla; M. viridis; M. errans, etc.

EUCHLORlDE.^ttc/i/ons. bot. Don a formé ce genre, dans la famille des Synanlhérées, aux dépens du genre Gnaphale, et l'a composé du seul Gnaplialium ntidil'oliuDi de Linné. Nous ignorons si ce genre nouveau a été adopté par les autres bolanisles.

EOCHUÉE. Eiichrœus. iNs. Genre de l'ordre des Hyménoi)léres, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Chrysides (Règne Anim. de Cuv.), établi par Latreille qui le caractérise ainsi : bouche non avancée en forme de museau, et composée de parties presque d'égale longueur; lèvres bifides; mandibules pourvues d'une seule dent au côté interne; écusson non prolongé en forme de pointe; trois anneaux visibles à l'abdomen, le dernier traversé par un bourrelet ou cordon relevé. Les Euchrées ressemblent aux Cbrysis quant au nombre des anneaux extérieurs de l'abdomen et quant à la composition des palpes, dont les maxillaires ont cinq articles et les labiales trois seulement. Elles en diffèrent par la longueur relative des parties de la bouche et par la présence du bourrelet abdominal. Elles ont aussi beaucoup d'analogie avec le genre Stilbe de Max. Spinola, qui s'en éloigne par une bouche prolongée en museau et par des mandibules sans dents au côté interne. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses : on en connaît deux aux environs de Paris. Elles y sont très-rares , et se rencontrent, vers le mois d'août, sur les fleurs, principalement sur celles de

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