LUC
VEijiKjiiim campestre. f,e sont : I'Ecchrée podrprêk, Euchiœus purpuralus, Lalreille, Clirjsis purpurala, de Fabiiciiis, et I'Eicurée asix de'sts, Eiichrœus sexdentatus, Chrysis sexdentata, de Panzcr (Fuun. Ins. Germ., fasc.hi, tal). 12).
EDCHROA. Euchroa. iNS. Coléoptères pentaraères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féronidées, institué par Brullé, pour un insecte du Brésil, qui se distingue de tous les Carabiques, en ce que ses palpes maxillaires sont tout à fait cylindriques, en même temps que la lèvre supérieure est carrée, un peu plus large que longue, et divisée en deux par une ligne longitudinale.
EccHROA A coD BRILLANT. Eiichroa nilitlicolHs, Br. Antennes et palpes ferrugineuses; tête et corselet d'un cuivreux doré brillant; contour des élylres d'un blanc violet foncé; dessous du corps noir. Taille, sept lignes.
EUCHROITE. MIN. Substance qui a beaucoup de rapport avec le Cuivre arsénialé, et qui a été observée déjà depuis assez longtemps, dans les mines de Libethen, en Hongrie; ses cristaux sont disséminés ou groupés dans un schiste micacé, qui constitue le sol de la contrée; et, suivant Haidinger, ils dériveraient du prisme droit rbomboïdal de 117» ÔO' et 62» 40'. L'Eucbroïle a deux clivages : l'un parallèle à la base du prisme , l'autre à une face verticale ; sa cassure est conehoïde ; son éclat est vitreux ; sa couleur le vertémeraude ou le vert poireau; elle possède la double réfraction; sa pesanteur spécifique est ô,.58. Son analyse, faite par Turner, a donné : acide arsénique, ôô ; oxide de cuivre, 48; eau, 19.
EUCHROME. Euchioma. bot. Genre de la famille des Scropbularinées de Brown, tribu des Rbinanlhacées, et de la Didynamie Angiospermie, L. , établi par Kuttall (Gêner, of norlh Amer. Plants, vol. 3, p. 54) qui l'a ainsi caractérisé : calice spalhiforme, échancré, bifide, à quatre divisions subulées; corolle à deux lèvres, dont la supérieure très-longue et linéaire renferme le style et les étamines, l'inférieure est plus courte, trifiile et dépourvue de glandes; antbères linéaires, rapprochées, formant un disque allongé; capsule ovée, à deux valves et à deux loges séparées par une cloison; graines petites, nombreuses, enveloppées par une vésicule membraneuse. Le ISartsia coccinea, L., et le Castilleia sessiliflora , Pursh, sont les types de ce genre auquel Nuttal a ajouté une nouvelle espèce qu'il nomme Euchioma grandillora , plante vivace, abondante dans les prairies et sur les bords du Missouri.
ECCHROJIE. Euchroma. ins. Coléoptères pentamères. Genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, établi parSolier, avec les caractèressuivanls : antennes de onze articles, le premier peu allongé et en massue, le second court, obconique, le troisième triangulaire, les suivants formant une massue en dents de scie; palpes maxillaires de trois articles ; le deuxième un peu plus court que le premier et obconique, le dernier le plus long, sécuriforme, légèrement arrondi à son extrémité; palpes labiales de deux articles ; le premier court et obconique, le deuxième beaucoup plus long et sécuriforme; mandibules fortes, aiguës à leur extrémité; dents latérales bien prononcées; menton
court, fortement transversal, arrondi en cercle antérieurement; labre assez grand, carré; épistome notablement avancé; yeux grands, ovales, rapprochés à la partie supérieure de la tête qui est sillonnée longitudinalement; corselet convexe, sinué postérieurement, élargi au milieu et arrondi sur les côlés; écusson petit. Les qualre premiers articles des quatre tarses antérieurs courts, le dernier assez long et grêle, un peu dilaté à son extrémité. Le lypede ce genre est I'Eccbrome géant, Biipreslis gigantea, Fab. C'est l'un des plus grands insecles de la famille; il a près d'un pouce et demi; son corps est d'un vert doré; ses élytres rugueuses et d'un vert cuivreux; son corselet offre deux grandes taches d'un noir bronzé et brillant. Il est assez commun dans l'Amérique tropicale.
ECCHYLE. Euchylus. bot. R. Erown décrit sous ce nom, une plante de la famille des Légumineuses, originaire de la Kouvelle-Hollande et cultivée dans le jardin de Kew. Les caractères qu'il donne à ce genre nouveau sont : un calice accompagné d'une double bractée à sa l)ase, divisé assez profondément en cinq parties qui forment deux lèvres, dont la supérieure est très-grande; une corolle papilionacée, dont la carène égale les ailes en longueur; dix étamines; un ovaire pédicellé, renfermant deux graines et surmonté d'un style ascendant et subulé, que termine un stigmate simple; une gousse comprimée ; des graines munies de caroncules entières.
EUCHYSIDÉRITE. MIN. Même chose que Hédenbergite. y. ce mot.
EICIRRE. Eiicirrus. iNS. Coléoptères pentamèrcs; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, institué par Dupont qui lui assigne pour caractères : antennes petites; dernier arlicle des palpes maxillaires très-allongé, grêle comme les précédents, et dépassant la longueur des antennes; palpes labiales très-courtes, presque cachées; lèvre supérieure bilobée, fortement écbancrée; corselet à peu près deux fois plus large que la têle, rétréci et creusé en avant, avec ses bords latéraux arrondis, se prolongeant un peu vers son milieu postérieur, et entouré d'une bordure fine et saillante; écusson grand, présentant en longueur la moitié d'un ovale; élytres très-convexes, presque parallèles, généralement pointillées; sternum simple; jambes antérieures armées en dehors de trois dents aiguës et d'une épine; les intermédiaires plus simples, à peine épineuses; les postérieures fortes, évasées à leur extrémité, ayant deux épines assez longues; tarses obtus, à articles cylindriques, avec chacun des crochets muni d'une petite épine à sa partie interne.
EcciRRE DE Melly, Euciirus Mellj'i, Dupont. Son corps est d'un gris velouté, nuancé de verdàlre; les antennes, les palpes et les tarses sont d'un gris ferrugineux; les yeux noirs; le corselet est bordé de blanchâtre; les élytres sont ondulées, avec une rangée de points fins et serrés près du bord suturai; un point blanc sur la parlle saillante, et qui se trouve à deux lignes environ de leur extrémité. Taille, deux pouces. U est originaire de Ceylau.
EUCLASE. Euklas. min. Substance minérale, remarquable par sa rareté, que l'on n'a trouvéejusqu'à présent qu'à l'état crislallin vilreux, et qui est d'une fragi-
lilc exlième, on plulùt qui se sépare en Kimes par la pins légùre percussion. Sa forme priniilivc est, d'apri^s HaUy, un prisme rectangulaire ù base ol>li<|ue, et l'inclinaison de cette base surle pan antérieur, est de lôO^S'. Les divisions perpendiculaires à ce pan sont les plus nettes et les plus faciles à obtenir; la plupart des cristaux que renferment les collections, présentent, dans ce sens, une cassure plane, très -brillante. L'Euclase est formée, d'après Berzelius, d'un atome de silicate de (ilucine, combiné avec deux atomes de silicate d'Alumine, ou en poids, de 44,ôô de Silice, 51,83 d'Alumine et 23,84 de Glucine. L'Euclase jouit de la réfraction double A un trés-liaut degré; elle a deux axes de réfraclion, contenus dans un plan parallèle an clivage le plus net, et tellement situés que la ligne moyenne est ellemême parallèle à la base. Elle est très-électrique par la simple pression; sa dureté est intermédiaire entre celles du Quartz et de la Topaze. Sa pesanteur spécifique est de 3,00. Sa couleur est un vert bleuâtre, ordinairement peu intense. Au chalumeau, l'Euclasc perd d'abord sa transparence, et fond ensuite en émail blanc. Ses variétés de formes sont très-peu nombreuses, mais surchargées de facettes. Ilauy n'en a décrit que deux, la tétraeptaèdre cl la surcomposée {f^. Traité de Minéralogie, T. ii, p. 531 , 2= édit. ). Elles suffisent pour déterminer, par leur aspect et leur symétrie, le système de cristallisation auquel elles appartiennent, et par conséquent l'espèce de forme primitive dont elles dérivent. L'Euclase a été rapportée pour la première fois , de l'Amérique du sud, par Dombey, mais sans aucune indication de gisement ni de localité. On l'a retrouvée depuis au Brésil, dans les mines de Villarica. Celte substance est sans aucun usage; Sa grande fragilité s'oppose à ce qu'elle puisse être travaillée comme objet d'ornement.
EVCLÉE.Euclea. bot. Ce genre, dont la place était restée longtemps incertaine dans les familles naturelles, paraît, d'après un examen plus exact, devoir se placer près du Maba, dans la famille des Ébénacées. 11 présente un calice petit, terminé par quatre ou cinq dents; une corolle divisée profondément, suivant Linné, en autant de pétales distincts; quinze étamines environ, insérées à la base de la corolle; filets courts; anthères dressées, oblongues, s'ouvrant de haut en bas par deux fentes latérales, et munies de quelques poils roides vers leur sommet; les plus intérieures avortent fréquemment ainsi que le pistil qui présente alors un ovaire court, liispide, et un style fendu presque dans toute sa longueur. Dans les fleurs fertiles, on n'observe ordinairement pas d'étamines; le style est biparti et les deux stigmates sont bilobés; l'ovaire est à deux loges dont chacune renferme deux graines suspendues vers son sommet. Les auteurs décrivent le fruit comme une capsule charnue, à trois loges monospermes. L'espèce la mieux connue de ce genre, celle dont l'analyse a servi pour tracer ses caractères, est VEuclea raccmosa, arbrisseau du cap de Bonne-Espérance , toujours vert, à feuilles alternes et entières, ù Heurs disposées en grappes courtes, dans lesquelles chacune est accompagnée d'une bractée particulière, outre plusieurs bractées qui environnent la base en manière d'involucrc. 'J'huiibrig en a inilii|ué deux autres espèces oi'igiiKiircs
du cap de Bonne- Espérance , cl Loureiro deux dans sa Flore de la Cochinchine.
EL'CLIDE. ifis. Espèce du genre Érycine. ^. ce mot.
EUCLIDIÉES. Eiiclidleœ. bot. Nom de la quatrième tribu établie par De Candolle (Jiys<. Feget. nat.,'î, p. 420) dans la famille des Crucifères, caractérisée par sa siliculc ou sa siliquc très-courte, le plus souvent indéhiscente, a valves non distinctes ou se séparant trèstard, sessemenses ovées, ses cotylédons plans, accombanls. La nature du péricarpe et la disposition des parties de l'embryon ont fait encore désigner celte Iribu par De Candolle (loc. cit.) sous le double nom de Pleurorhizécs-Nucamentacées. Elle ne renferme qu'un petit nombre de genres , et , de l'aveu même de son auteur, elle n'est peut-être pas assez naturelle.
EUCLIDIEU. Eitclûliiim. bot. Adanson fui le premier qui constitua un genre particulier avec l'yiwastalica Syriaca de Linné. 11 lui donna le nom de Soria, mol dérivé parcorruption de Syria, patrie de la piaule, adopté par Desvaux, mais rejeté par tous les botanistes modernes. Medikus (in Uster. Jnn., 2, p. 40) établit le même genre, et l'appela Uierochontis. Cette dénomination, qui faisait trop allusion au nom spécitique de VÀnaslatica Hierochunlina, vulgairemenl Rose de Jéricho, n'a pas élé reçue. Enfin , R. Brown (in llort. Kew., éd. 2. T. iv, p. 74) imposa le nom li' Euclidiuin à ce genre qui a été adopté par De Candolle (Syst. Fetjet. nat., 2, p. 421 ), et ainsi caractérisé : calice un peu dressé; pétales obovales; étamines non denticulées; silicule drupacée, ventrue, ovale ou ohovale, biloculaire, indéhiscente, mais présentant des sulures trèsraanifesles, terminées par le style subulé, oblique, persistant, ou ne tombant que fort tard; semences ovées, comprimées, solitaires et pendantes dans chaque loge; cotylédons plans, accombants. Ce genre, de la famille des Crucifères, est le type de la tribu des Euclidiées de De Candolle (^. ce mol); il ne diffère de l'Oc/ttodiiim que par les sutures manifestes de ses valves et par son calice légèrement dressé. Ses valves non revêtues d'appendices en forme d'oreillettes et ses loges monospermes le distinguent de VAnaslalica. Les plantes qui le composent sont des herbes annuelles, dressées, dont la racine est grêle, la tige cylindrique, rameuse, les feuilles radicales, pétiolêes, pinnalilobées, les caulinaires oblongues ou linéaires, entières ou dentées. Leurs Ueurs sont petites, blanches, dépourvues de bractées, et disposées en grappes dressées et opposées aux feuilles. De Candolle (loc. cit.) n'en décrit que deux espèces, savoir: VEiiclidiiim Syriacum et V Euclidiuin Tataiicuin. Rien ne prouve davantage combien ces plantes étaient mal connues que leur monstrueuse synonymie. La première, décrite par Linné sous le nom à.' A nastatica Syriaca, a été successivement placée dans les Thlaspi, Cochlearia, MyagniincLniinias, sans compter les mutations qu'on a fait subir à son nom spécifique. Cette espèce croit dans l'Orient et s'avance en Europe par la l'odolie, la Moldavie et la Transylvanie, jusque près de Vienne en Autriche. VEucliditim Tataiicuin, De Candolle, plante des déserts de la Sibérie et du gouvernement d'Astracan, était le lliinids raliirici. W'WWmnx . cl le Myagruiii
Tataiicum de Poiret( Supplément de l'Encyclopédie). EUCNÉMIDE. Eucneviis. iws. Genre de l'ordre des Coléoplères, section des Pcnlamères, famille des Serricornes, établi par Alirens, aux dépens des Taupins, et <|ui vient d'être étudié par le baron Mannerheim auquel on en doit une monographie enrichie de jolies figures. Cet auteur décrit et représente onze espèces : VEucnem/s gi'gas, Mann.;— VEiicvemis cruetitatus ou VElater cruentatus de Scboonherr; — VEucnemis alni ou VElaler alni de Schoonherr, qui est le même que les Taupins corticalis de Paykull et testaceiis de Herbst.;
— VEucnemis sericaliis, Mann.; — VEucnemis capucinus ou VEucnemis deflexicollis de Dejean (Catal. des Col., p. 34); — VEucnemis monilicornis, Mann.;
— VEucnemis Sahlbcnji, MBimi.; — V Eucnemis jyygmœus ou VElater pygmœus des auteurs ; — VEucnc- Mis procenilus, Mann., ou VElater pygmœus (femelle) de Gyllenhal ; — VEucnemis filum ou VElaler filum de ?)C\\oon\ievv;— VEucnemis nigriceps, Mann.
— Latreille , qui a tout récemment examiné les caractères génériques des Eucnémides, considère comme type du genre, VEucnemis capucinus. Le baron Mannerheim a établi plusieurs coupes très-bonnes pour faciliter la dénomination des espèces. Nous renvoyons à cet intéressant travail (Eucncmis insectorum genus monographice tractatum. Icon. illustr. Pelropoli , 1823. in-8°).
EUCNÉMIDE. Eucnemis. bot. Le genre de Mousses établi sous ce nom, par Bridel, est le même que le genre Dicnemon de Schwagrighen.
EUCOBUM. BOT. Salisbury a ainsi nommé un genre qui paraît être identique avec le Gloxinia de l'Héritier. y. Gloxikie.
El'CŒLlUM. POLYP. r. EucÈLE.
EUCOMEA. BOT. Le genre Eucomis de l'Héritier ou Basilœa de Jussieu, a reçu ce nouveau nom de Salisbury. r. Edcomide.
ECCOMIDE. Eucomis. bot. Ce genre, de la famille des Asphodélées, avait été établi par Jussieu pour le Frilillaria regia, sous le nom de Basilœa. Mais ce nom a ensuite été changé par l'Héritier en celui d'^^comis, et ce changement a généralement prévalu. Voici le caractère générique des Eucomides : calice campanule, persistant, à six divisions profondes et égales entre elles; six étamines insérées à la base des divisions du calice; ovaire triangulaire, à trois loges contenant chacune plusieurs ovules attachés à leur angle interne ; style simple, terminé par un stigmate profondément trilobé; capsule globuleuse, à trois angles obtus, à trois loges, environnée à sa base par le calice persistant.
Les espèces de ce genre, au nombre de six, sont toutes originaires du cap de Bonne-Espérance. Leur racine est bulbifère; leurs feuilles allongées, charnues; la hampe porte un épi de fleurs verdàlres, surmonté d'une couronne de feuilles, caractère qui appartient à toutes les espèces. La plus remarquable est I'Eucomide royale, Eucomis regia, l'Uérit., que l'on voit assez souvent dans les jardins. Sa raciue est surmontée d'un bulbe ovoïde, d'où naissent des feuilles allongées, étalées sur la terre, et une hampe d'un piod ft un pied et demi
d'élévation. Les fleurs sont verdâtres. La couronne de feuilles terminales est moins longue que les feuilles qui naissent du bulbe. Cette plante doit être cultivée dans la serre chaude. Elle fleurit en général dans l'automne.
EUCORYN.£'mco?7-W!<s. ins. Coléoptères tétraraères; genre de la famille des Rhynchophores, établi pour un insecte de Java, que Fabricins avait placé dans son genre Anlhribus et auquel Schoonherr a reconnu pour caractères dislinctifs : antennes fortes, implantées dans une fossette profonde, vers le milieu de la trompe; composées de onze articles terminés par une massue allongée, comprimée , arrondie au bout, et de quatre articles; tête convexe; trompe courte, fléchie, tronquée ù l'extrémité; yeux latéraux, arrondis et proéminents; corselet oblong, presque convexe, arrondi sur les colés, avec une strie élevée, transverse, qui se confond avec le bord latéral; élytres allongées, presque cylindriques, arrondies à l'extrémité. L'Eucoryn crassicorne. anlhribus crassicornis , Fabr., est d'un noir opaque parsemé d'un duvet cendré; une bande interrompue sur les élytres, un anneau précédant la massue des antennes , quatre points sur le corselet, les cuisses el les jambes blanchâtres.
EUCOSIE. Eucosia. bot. Le docteur Blume a institué ce genre dans la famille des Orchidées, Gynandric Monandrie, Lin., en lui donnant les caractères suivants : sépales plus larges que les pétales; labelle assez semblable aux sépales, velu intérieurement et embrassant le gynostèmc qui est court, obtus et entier; anthère biloculaire, attachée par une dent dorsale, acuminée; deux niasses polliniques bilobécs, granuleuses, réunies par deux caudicules lisses, attachés par leur base. Ce genre, voisin des Néotties, ne renferme encore qu'une seule espèce que Blume a découverte dans les vallées humides de la chaîne des monts Salak, à Java.
EiicosiE coDLEtR DE CHAïu. Eucosia camca. C'est une plante herbacée, épaisse, caulesccnte; ses feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, nerveuses et membraneuses; la tige est terminée par un épi velu, chargé d'un petit nombre de fleurs alternes, sessiles, rougeâtres et pubescentes; chacune d'elles est accompagnée, ù sa base, de deux bractées alternes.
EUCRATÉE. Eucratea. poiyp. Genre de l'ordre des Cellariées, dans la division des Polypiers flexibles et cellulifères. Ses caractères sont : Polypier phytoïde, articulé; chaque articulation composée d'une seule cellule simple et arquée, avec un appendice sétacé; ouverture oblique. Ce genre a été' confondu avec les Cellulaires par Pallas et Bruguière, avec les Cellaires par Solaiider (dans Ellis) et par Lamarck, avec les Sertulaires par Gmelin. Savigny l'a nommé Catenaria, dans le grand ouvrage sur l'expédition d'Egypte. Lamouroux l'avait proposé dès 1810, et \\ fut publié dans le Bulletin de la Société Philomatique en 1812. Les Eucratées difl'èrent de toutes les Cellariées par la situation et la forme des cellules; elles ont si peu de rapport avec les Polypiers de cet ordre, qu'on serait tenté de les placer dans celui des Sertulariées, si les différences avec ces dernières n'étaient encore plus grandes. Les cellules (les Eucralées. toiijniu-s simples, isolées, arli-
inilécs les unes à la suite des autres, ont une forme plus ou moins ar(|uée; les courbures qu'elles présentent, soit concaves, soit convexes, sont toujours du même côté dans chaque rameau. L'ouverture est oblique et placée dans la partie supérieure de la concavité des cellules, qui sont toutes pourvues d'un appendice filiforme plus ou moins long, dont la situation varie souvent sur le même individu. On voit par cette description combien est grande la différence qui existe entre les Eucratées et les autres Cellariées. Le savant A. Bertoloni, professeur à Gênes, a réuni aux Cellaires le Vorticella polypina de MUller, de Gmelin et de Bru- {{uière, sous le nom de Cellaria pyiiformis. Peut-être que si l'on examine ce Polype desséché, il offre quelques traits de ressemblance à une Cellariée du genre Eucratea; mais si l'on considère la description qu'eu ont donnée les auteurs célùhres que nous avons cités, ainsi que celle d'Ellis, qui l'a observé vivant, il n'y a plus aucune analogie entre ce Polype et les Cellariées. Bory de Saint-Vincent, qui l'a étudié dans ses divers étals, le conserve dans le genre Vorticelle, beaucoup plus restieint que ne l'avait fait IMliller, et qui fait partie de la classe des Psychodiaires. F. ce mot. La forme générale des Eucratées est assez élégante; c'est à la courbure des rameaux se divisant par dichotomies peu nombreuses, que ces Polypiers doivent le port gracieux qui les distingue. Leur substance peu flexible est plutôt calcaire que membraneuse; ce caractère, joint à la ténuité de la partie inférieure de la cellule, les rend très -fragiles. Leur couleur, dans l'état de dessiccation, est un blanc pur, quelquefois nacré. Leur grandeur ne dépasse jamais trois centimètres; il est même très-rare qu'elles présentent une taille aussi élevée. On les trouve sur les Hydrophytes et les autres productions marines, les unes sur les côtes d'Europe, l'autre sur le banc de Terre- Neuve; nouvelle preuve de l'influence des latitudes égales sur la situation géographique des genres. Il n'existe encore que trois espèces d'Eucralées, décrites dans les auteurs : la première, Eucratée cornue, Serlulaiia corniita, Gmel., Syst. Nul., p. 3SG\, n» 40 ; et la seconde, Eucratée Cornet, Cellularia clielata, Pallas, Eleuth., p. 77, n" 33, sont connues depuis longtemps. Lamouroux a nommé la troisième Eucratée appendiculée, Eucratea appendiculala , Gen., p. 8, tab. C5, fig.'ll. Elle diffère des précédentes par la forme des cellules. Dans celle-ci, elles sont en forme de cornet à bouquin, avec un cil ou appendice qui part de la base de la cellule, y adhère dans toiite sa longueur et la dépasse de htaucoup. Cette espèce a été rapportée du banc de Terre-Neuve par le capitaine Laporte.
EUCROSIE. Eiiciosia. bot. Genre de la famille des Ainaryllidées, établi par bellenden-Ker qui le caractérise de la manière suivante -. périanlhe corollin sul)ère, avec le tube court et oblique, le limbe partagé en six folioles subringentcs, dont les trois extérieures plus étroites; six étamines insérées à l'orifice du tube: leuis filaments sont longs, filiformes, exsertes, déclines, formant à leur base, par leur. réunion, mais sans adhérence, une sorte de tube ayant à sa face interne, six glandes inégalement implantées sur les filaments; an-
thères oblongues et penchées; ovaire infère, à trois loges dans chacune desquelles sont de nombreux ovules attachés sur deux rangs, à l'angle central; style filiforme, d'une longueur presque égale à celle des étamines; stigmate obtus; capsule ovale, Irisillonnée, triloculaire. Les Eucrosies sont des plantes herbacées; on considère comme type du genre VEuciosia bicolor (Bntan. regist.. 207), originaire du sud de l'Amérique; son bulbe est ovale; il en naît plusieurs feuilles pétiolées, lancéolées, longues de six à huit pouces et larges de dix-huit à vingt lignes; sa hampe est cylindrique, comprimée, terminée par une spathe quadrifide, d'où sortent quatre fleurs, dont le périanlhe est coloré de jaune et de pourpre, avec la côte des folioles verte.
EUCRYPHIE. Eiiciyphia. bot. Genre établi par Cavanilles, d'après un arbre originaire du Chili et de Pile de Chiloë, rapporté à la famille des Hypéricinées. Son calice est petit et quinquépartile; ses pétales, au nombre de cinq, quelquefois de six, sont, dans le bouton, enveloppés d'une sortede coiffe cotonneuse, qui, au moment de la floraison, tombe en se fendant de la base au sommet, en quatre segments; les filets nombreux sont soudés entre eux vers leur base; les styles, au nombre de douze à quinze, divergent entre eux, et l'ovaire est marqué d'autant de stries. Le fruit est revêtu d'un sarcocarpe dur et noirâtre à l'extérieur. L'endocarpe, en se réfléchissant vers le centre, forme autant de loges que l'on compte de styles ; et chacune de ces loges, après la déhiscence, restant suspendue à un filet du réceptacle central, semble une sorte de capsule indépendante, en forme de nacelle, contenant plusieurs petites graines ailées à leur base et fixées à la suture interne sur une ligne verticale.
VEucryphia cordifolia est un bel arbre, de trente à cinquante pieds, à feuilles opposées, crénelées sur leurs bords, coriaces et revêtues sur leur face inférieure d'un duvet ferrugineux. Les fleurs axillaires et solitaires sont portées sur des pédoncules allongés , que plusieurs bractées squammiformes et imbriquées enveloppent à leur base. F. Cavan., /co«., 4, 40, lab. 372.
EUDÉE. Eitclea. polyp. Genre de l'ordre des Milléporées, dans la division des Polypiers pierreux à cellules perforées ou foraminées, ayant pour caractères : polypier fossile pierreux; extrémité percée d'un oscule profond, à bords très-entiers; surface criblée de pores à peine visibles , situés dans des lacunes ou des trous irréguliers, peu profonds, plus petits, plus nombreux et moins sensibles à mesure que l'on approche du sommet. Ce genre est un des plus singuliers de tous ceux que l'on a trouvés dans le calcaire à Polypiers des environs de Caen , et quoique composé seulement d'une seule espèce, elle est tellement caractérisée, qu'il est impossible de la réunir à aucun des groupes de la nombreuse famille des Milléporées. Il est facile de se faire une idée de ce Fossile en se figurant un Millépore oscule au sommet, recouvert d'une membrane criblée de trous au travers desquels on aperçoit les pores ou cellules polypeuses des Polypiers foraminés. Il semble que ces trous aient été faits dans une enveloppe mince, fortement tcndu(! sur toute la surface de celle production remarquable de l'ancien monde. Il n'existe aucun
rapport enlre les Eudées el le Daclyloporecylindracé de Lamarck (/ifi/eponVes digitaiia,Lamx.), dans lequel il suppose un double réseau, l'un intérieur et l'autre extérieur. Ce genre se place naturellement avant les Alvéolites et près des Mélobésies. Lamouroux a dédié ce genre à Eudes Deslongchamps, docteur en chirurgie, auteur de l'Histoire des Vers intestinaux dans l'Encyclopédie Méthodique, et qui a enrichi celte partie de beaucoup d'observations nouvelles et d'un grand nombre d'espèces inédites qui avaient échappé au célèbre Rudolphi. Ce genre n'est encore composé que d'une seule espèce, rEt]DÉEEiviiAsstiE.£'j/f/fac/ai;o<<ir,Lamx., Cen. Polyp., p. 46, tab. 74, fîg. 1, 4. Elle s'élève à dixhuit lignes tout au plus, et se trouve dans le terrain à Polypiers des environs de Caen ; elle y est rare.
EUDÈME. Eudema. bot. Genre de la famille des Crucifères, et de la Tétradynamie siliculeuse, L., établi par Humboldt et Bonpiand (Plantes équinoxiales, 2, p. 133), et adopté par De Candolle [Syst. Fegel. nat.,
2, p. 518) qui l'a placé dans sa tribu des Camélinées, et a ainsi tracé ses caractères : calice égal à sa base; pétales entiers; filets des élamines non denticulés; style filiforme; silicule ovée, à valves concaves, séparées par une cloison membraneuse et perforée au sommet; les deux loges renferment un grand nombre de graines ovées, à cotylédons incombants. Ce dernier caractère, qui différencie principalement le genre Eudema et qui l'a fait placer par De Candolle dans les Notorhizées- Latiseplées , ne semble pas assez constaté ( puisqu'il n'est établi que d'après une figure), pour qu'on puisse assurer que V Eudema soit bien réellement distinct, soit du Draba auquel Desvaux (Journal de botanique,
3, p. 171 ) l'avait réuni, soit du Cochlearia, avec lequel le professeur De Candolle lui trouve de grands rapports. Cet auteur fait observer, à l'appui de l'opinion de Desvaux, que les notes caractéristiques de VEiidema, telles que le style filiforme, la concavité des valves de la silicule , la perforation de la partie supérieure de la cloison, etc., se retrouvent dans les différentes espèces de Draba.
Les deux espèces qui constituent ce genre douteux, ont été décrites et figurées par Bonpiand (loc. cit., t. 123 et 124), sous les noms A'Eudema ritpestris et Eudema nubùjcna. Elles croissent l'une et l'autre sur les rochers élevés des Andes près de Quito. Ce sont de petites herbes vivaces, formant des gazons, dont les feuilles sont ciliées, sessilcs, obtuses et ramassées, les fleurs axillaires, pédicellées, blanches et solitaires.
EUDÈRE. Eudertis. iNS. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Rhynchopbores , établi par Schoonherr, pour un insecte récemment apporté du cap de Bonne-Espérance; il lui a donné les caractères suivants : antennes courtes: le premier article plus long que le second, et ohconique comme lui, les cinq suivants très-courts et lenticulaires, les cinq derniers formant une massue courte et ovale; trompe assez longue et forte, plane et médiocrement arquée; yeux latéraux ovales, légèrement convexes et grands; corselet subconique, légèrement bisinué à sa base, tronqué à l'extrémité, ayant en dessous une cavité semi-circulaire pour recevoir la première paire de pattes ; ély très allon-
gées, subcylindriques, trisinuées à leur base, un peu proéminentes vers les épaules, convexes en dessus, et calleuses k l'extrémité ; pieds courts , forts et égaux ; cuisses plus épaisses au milieu, et armées d'une dent en dessous; jambes presque droites, avec un éperon aigu à l'extrémité. VEuderus lineicollis, seule espèce counue, estoblong, d'un brun ferrugineux, avec le corselet caréné et les élytres slrialo ponctuées.
EUDESME. Eudesmus. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, élabli par Audinet-Serville qui lui assigne pour caractères : antennes glabres, distantes à la base, de onze articles, dont le premier court, subitement en massue, le second très-court, cyathiforme, le troisième peu allongé, gonflé, ovalaire, les autres courts et cylindriques; palpes assez courtes, avec le dernier article des maxillaires à peine plus long que le précédent ; corselet faiblement tubercule latéralement, marqué de deux sillons; écusson très-petit, arrondi au bout; élytres linéaires, allongées, parallèles, arrondies et mutiques à l'extrémité, rebordées extérieurement et à la suture, avec les angles huméraux mousses et peu saillants; corps allongé, cylindrique, convexe en dessus, ailé, pubescent; pattes courtes et fortes; cuisses en massue. Deux espèces constituent jusqu'ici ce genre : Eudesmus fjn'seiis , Aud., et Eudesmus fascinvs, Dup. La première est de Cayenne, l'autre du Brésil.
EUDESMIE. Eiidesmia. bot. Genre de la famille des Myrtées, cl de l'Icosandrie Monogynie, L., voisin des Eucalyptes, décrit par R. Brown dans son Général liemarks on the Botanx of terra auslralis, p. 67, t. 3. Le calice, adhérent à l'ovaire, est terminé par quatre dents; les pétales sont inlimemenl soudés en un opercule caduc, marqué de quatre stries; les élamines, nombreuses et polyadelphes, sont disposées en quatre faisceaux qui alternent avec les dents du calice. Le style, unique et cylindrique, se termine par un stigmate obtus. Le finit, renfermé dans le calice qui se soude avec lui et prend de l'accroissement, est une capsule à quatre loges polyspermes, qui s'ouvre au sommet, en autant de parties. VEudesmia tetragona , seule espèce de ce genre, est un arbrisseau de la Nouvelle-Hollande, qui s'élève de trois à cinq pieds et dont les rameaux étalés sont marqués de quatre angles saillants. Ses feuilles sont opposées, quelquefois presque alternes, lancéolées ou oblongues, entières, glauques el parsemées de points résineux. Les pédoncules comprimés et axillaires se ramifient en ombelles composées d'un petit nombre de fleurs.
EUDl. Eudius. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchopbores, établi par Schoonherr, pour un insecte récemment observé au Biésil, et qui lui a offert pour caractères ; antennes médiocres et grêles, coudées, composées de douze articles presque égaux, mais graduellement plus courts de la base à la massue qui est ovale et formée des cinq derniers; trompe plus étroite et un peu plus longue que la têle, faiblement canaliculée en dessus; yeux grands, ovales et déprimés; corselet presque conique, bisinué à sa base; élytres oblongues, arrondies à leur base, obtusément anguleuses aux épaules, médiocrement convexes
en dessus cl anoiulics ù l'cxliéiiiilé; iiieds de niédiocic longueur, assez épais; croclicts des tarses forl petits. | La seule espèce connue, Eiulius ijiiatlrisignaliis, est noire, mais couverte d'Écaillcs serrées, d'un brun de : cannelle, avec trois raies étroites, blanchâtres sur le corselet, et deux bandes noires sur les élytrcs. j
EUDl.VLYTE. MIN. Substance lamelleuse, d'un violet ' rougeâtre, associée à la Sodalilc du Groenland, et ayant comme elle jiour forme primitive le dodécaèdre ù plans rhombes. Sa pesanteur spécifique est de 2,9. Elle raye la Chaux phosphatée. D'après une analyse qu'en a faite Stromeycr, elle paraîtrait n'être qu'une Sodalitc zirconifère. Monteiro a remarqué qu'elle était accompagnée de petits cristaux de Zircons.
EUDIOSM.i. noT. F. Diosma.
EUDOCIME. Eudocimus. iNS. Coléoptères tétramèrcs; c'est encore à Schoonherr que l'on est redevable de la création de ce genre dans la famille des Rhynchophores; il l'a effectuée pour un insecte de l'Amérique septentrionale, dont les caractères sont : antennes médiocres, assez fortes , composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et obcouiqucs, les autres lenticulaires, augmentant graduellement d'épaisseur jusqu'ù la massue qui se compose des cinq derniers, et forme une sorte de fuseau ; tionipe allongée, épaisse, presque plane en dessus et légèrement ar(|uée; yeux latéraux, grands, oblongs, peu proéminents; corselet élargi postérieurement et rétréci dans sa partie antéiieure, tronqué à sa base et profondément échancré à l'extrémité ; les côtés sont faiblement arrondis; écusson distinct, subtriangulaire; élytres oblongues, échancrées à leur hase de chaque côté de la suturc; épaules arrondies et un peu proéminentes; pieds épais; cuisses mutiques ; jambes droites, armées d'un éperon en dedans vers le bout. VEuclociiitus Mannciheimii est noir, recouvert d'écaillés grisâtres; les élytres sont profondément striées et ponctuées, avec quatre points, une petite ligne et une tache peu apparente, d'une nuance plus foncée, sur chacune d'elles.
EUDORE. Eudora, acal. Genre de l'ordre des Acalèphes libres, dans la classe des Acalèphes de Cuvier, ayant pour caractères : corps libre, orbiculaire, discoïde, sans pédoncule, sans bras et sans tentacules; bouche unique, inférieure et centrale. Ce genre, proposé par Pérou et Lesueur dans leur Mémoire sur les Méduses, a été adopté par Cuvier et Lamarck, tel que les premiers l'ont établi. Les Eudores, dit Lamarck, se rapprochent en quelque sorte des Porpites par leur forme générale ; mais, outre qu'elles ne sont point cartilagineuses intérieurement, leur organisation est différente. Elles sont principalement distinguées desÉphyres en ce qu'elles n'ont qu'une bouche. Ce sont des corps gélatineux, transparents, éminemment veineux ou vasculeux, et aplatis comme des pièces de monnaie. On n'en connaît encore qu'une seule espèce, I'Eudobe on- DCiEDSE, Eudora undulosa , Anim. sans vert. T. it, p. 493, n" 1. Elle a tout au plus trois pouces de diamètre, et se trouve près de la terre deWitt dans l'Aus- Iralasie.
EUDORE. Eudorus. eot. Genre de la famille des Synaiilliérées, Corymbifèrcs de Jussieu, et de la Syngé
nésie superlluc, L., établi par II. Cassini (Bullet. de la Soc. Philom.. novembre 1818) qui lui a donné pour principaux caractères : calalhidc oblongue, composée d'un disque de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et d'une couronne de Ueurous femelles, contenant des rudiments d'étamines avortées ; ces derniers fleurons sont au nombre de cinq ou six; le limbe de leur corolle est palmé ou fendu du côté intérieur jusqu'à la base; il a trois ou quatre lobes profonds et trèsarqués du côlé extérieur; involucre cylindroïde, formé d'écailleségales,disposéessurunseul rang, appliquées, linéaires, aigués, un peu noirâtres au sommet; quelques écailles plus petites et inégales sont placées à la base de l'involucre; réceptacle plan, alvéolé, à cloisons incomplètes, charnues et dentées; ovaires cylindroïdes, anguleux, hérissés de papilles, et surmontés d'aigrettes formées de filets nombreux et légèrement plumeux.
L'auteur de ce genre le place dans la tribu des Sénécionées, auprès du Jacobœa qui n'en diffère que par la forme des corolles de la circonférence. 11 n'en indique qu'une seule espèce, VEudorus senecioides, Cass., plante cultivée au Jardin de Paris, sous le nom de Cacalia senecioides. Elle atteint jusqu'à près de deux mètres de hauteur; ses tiges, sim])les, dressées, anguleuses et striées, portent des feuilles alternes, dont les inférieures sont longues de cinq décimètres, et les supérieures progressivement plus courtes, sessiles, ovales, lancéolées et presque charnues. Les fleurs sont jaunes et disposées en panicule terminale.
EUDORÉE. Eudorea. ins. Ce genre de Lépidoptères nocturnes a été créé par Curlis, puis placé dans la famille des Pyralites. 11 a pour caractères ; les quatre palpes visibles : les supérieures petites, velues et sécuriformes; les inférieures plus grandes, triangulaires et sans articles distincts; trompe longue; antennes simples; abdomen grêle; ailes supérieures, longues et étroites, couvrant néanmoins entièiemeut les inférieures; les unes et les autres plissées en éventail dans l'état de repos. Le P. Dubitalis de Linné forme le type de ce genre.
EUDRAXA. BOT. Synonyme de IVyctage commun.
EUDROMIE. Eudromia. ois. Genre de l'ordre des Gallinacés, établi par Isidore Geoffroy, pour un oiseau de Patagonie, récemment envoyé par d'Orbigny, naturaliste voyageur, qui explore cette vaste contrée de l'Amérique méridionale. Caractères : bec moins long que la tête, gros, fort et légèrement courbé dans sa seconde moitié; narines latérales, irrégulièrement ovoïdes, percées dans un enfoncement linéaire; ailes courtes; rémiges étagées, pointues, faiblement échancrées à leur bord interne; rectrices presque nulles; jambes fortes, entièrement garnies de plumes; tarses assez courts, robustes, à peu près carrés, écussonnés sur la face antérieure, réticulés sur les autres; doigts courts, gros, bordés d'un repli membraneux et trèsétroit; ongles longs, très-convexes supérieurement: l'intermédiaire plus long, l'interne le plus court ; pouce nul.
L'Eudromie a été observée dans les terrains sablonneux et arides, qui entourent le grand bassin des Pajupas non loin de la base des Coidilièrcs ; elle est Iris-
craiiilive et sauvage ; le niSle ne se réunit à sa femelle que dans la saison des amours ; ils construisent ensemble leur nid, au pied d'un buisson, dans une touffe d'herbes; ce nid, composé de liges de graminées, renferme ordinairement une douzaine d'œufs d'un vert tendre. Leur nourriture consiste en petits fruits et surtout en graines; ils courent avec une agilité exirt'me, et ne volent au contraire qu'avec pesanteur et bruit; surpris, ils font entendre un silflement aigu. Leur chair est un manger trésdélicat.
Ebdromie ÉiÉGAisTE. Euiliomia elegans, d'Orb. ( Magas. de Zoologie, classe ii, pi. 1). Fond du plumage d'un gris cendré, varié par une multitude de lignes noires et de taches blanchâtres; des lignes longitudinales noires sur le cou et la poitrine; ventre, croupion etcuisses fauves, rayés transvcrsalementde noir; gorge blanche ainsi que deux lignes ; l'une entre le bec et l'œil, l'autre derrière ce dernier organe; bec brun; pieds bleuâtres; ongles noirs. Taille, douze pouces.
EUDYALITE. JUN. Substance encore peu connue et très-rare, trouvée au Groenland; elle est en prismes dodécaèdres rhomboidaux, d'une leinlerougeâlre, assez vive ; sa pesanteur spécifique est 2,90. Stromeyer, qui en a fait l'analyse, a obtenu : silice 55,3; soude 13,8; zircone 11,1; chaux 9,8; oxide de fer 6,8; oxide de manganèse 2,1; acide hydro-chlorique 1,1; eau 1,8. D'après ces résultats on doit considérer l'Eudyalite comme un silicate non aluraineux.
EUDYNAME. Eudynamis. ois. James Franklin, dans sa méthode de classification des Oiseaux de l'Inde , a proposé la formation du genre Eudynamis pour le Cuculus orientalis de Linné et une espèce nouvelle que Hardwicke a nommée Centropus syrkee. Vigors et Horsfield ont adopté ce genre, et Lesson en a fait une race dans son genre Coucou, en y ajoutant quelques espèces qu'il a observées durant son voyage autour du monde, sur la corvette la Coquille. Du reste voici les caractères assignés à cette race et l'indication des trois espèces qui la constituent, espèces que nous avons rangées parminos Coucous ; bec robuste, très-convexe, trèsrecourbé à la pointe, très-fendu, à commissure oiilique et déviant vers en bas; narines arrondies, ouvertes, basales et médianes ; tarses robustes, épais, assez courts; queue arrondie ou à rectrices étagées graduellement; cinquième et sixième rémiges les plus longues.
EBDÏNAME a gros bec. y. COUCOC A GROS EEC. ECUYNASIE A VENTRE ROUX. F. CODCOH A VENTRE ROUX. ECDYNAJIE DE TaÏTI. P\ Col'COC ARAVEREVA.
EUDYPTES. ois. F. Spuénisqbe et Ma^cuot.
EUDYTES. OIS. F. Plongeoiv.
EDFORBE. bot. Pour Euphorbe. F. ce mot.
EDFRAISE. BOT. Pour Euphraise. F. ce mot.
EUGALACTON. BOT. Syn. de Glauce. F. ce mot.
EUGENIACRINITE. Eugeniacrinites. échin. Genre de l'ordre des Échinodermes pédicellés, de Cuvier, et de la famille des Crinoïdes ou Encrines, de Miller qui lui donne pour caractères : articulation supérieure de la colonne s'élargissant en cône renversé, à base presque pentangulaire; les cinq écailles du réceptacle sont adhérentes et comme ankylosées. Ce genre a été établi par Miller, dans son bol ouvrage sur les Crinoïdes ou En-
crines; seul il forme sa quatrième division, celle des Crinoklea coadiinala. Il n'est encore composé que d'une seule espèce dont on ne connaît même qu'une partie ; comme elle est bien caractérisée, il est facile de la distinguer des autres genres de cette famille singulière. 11 l'a nommée Eugeniacrinile à cinq angles, Eiigeniacrinites quinquanguluris, Miller, Uist. Ciinoid., p. 111, lab. 47. Elle a été trouvée dansleSwitzerland ainsi que dans les cantons de Zurich et de SchafFliouse.
EUGÉNIE. Etigenia. bot. Genre de la famille des Myrtacées, Icosandrie Monogynie, L., établi par Miclieli, contemporain du prince Eugène de Savoie et dédié à cet illustre capitaine. Ce genre fut adopté par Linné et par la plupart des botanistes; il était placé près du Myrte, dont on le distinguait soit par le nombre des parties de la Heur quaternaire et non quinaire, soit par celui des loges et des graines indiquées comme uniques, soit enfin par la nature du fruit et la conformation de l'embryon, qui avait servi pour séparer encore du Myrtus plusieursautres genres. Swartza réuni le Myrte et l'Eugénie, mais sans exposer les raisons de cette association. Kunth a adopté la léunion proposée par Swartz et l'a justifiée par de nombreuses observations; il a prouvé que tous les caractères indiqués plus haut comme génériques sont loin d'avoir ce degré de valeur; qu'au lieu d'être constants, ils se rencontrent non-seulement dans des espèces évidemment voisines, mais sur les différentes fleurs d'une même espèce ; qu'on les voit passer de l'une à l'autre par des nuances insensibles; enfin que, loin de pouvoir servir à caractériser des genres, ils ne pourraient pas même être employés à distinguer des sections d'un genre unique. Cette oiùnion est développée dans les Mémoires de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, i, p. 322, et quoiqu'elle paraisse démontrer évidemment la nécessité de réunir les genres Myrtus et Eugcnia, on a cependant continué à admettre avec Lamarck ce dernier genre, mais en lui faisant des emprunts qui ont contribué à la création de plusieurs autres. Voici les caractères que lui assigne l'auteur du Dictionnaire encyclopédique : calice supère â quatre divisions; quatre pétales; étamines nombreuses, attachées à l'orifice du calice ; style et stigmate simples. Le fruit consiste en une baie ou drupe, couronné par le calice, à une seule loge, contenant, dans une substance plus ou moins pulpeuse, un ou plusieurs noyaux osseux, à une seule graine.
Eugénie a trois nervures. Eugenia tiinervia, Vahl, 2, p. 30; Bot. Mag. 3223. C'est un arbrisseau trèsbrancliu, dont toutes les parties persistantes sont d'un rouge brunâtre. Les feuilles, longues de deux ou trois pouces, sont opposées, pétiolées, ovales-elliptiques, légèrement acuminées, presque coriaces, entières, marquées de trois fortes nervures parallèles et longitudinales; leur partie supérieure, d'un vert foncé, est revêtue, dans la jeunesse, d'un duvet grisâtre : la partie inférieure est d'une nuance plus pâle et constamment pubescente, principalement sur les nervures. Les fleurs sont pédicellées et réunies par trois sur un pédoncule axillaire plus long que les pétioles, mais beaucoup plus court que les feuilles. Le calice est supère, à tube près-
que rond, à limbe lrès-|iioloiHlémeiit ilivisé en qualic parties ; corolle composée de quatre pétales blancs, un peu rosés à leur base, réfléchis, ovalaires et presque obtus. Les étamines, en noinhre indéfini, sont libres et insérées sans ordre symétrique , sur un disque épigyne; les filaments sont capillaires, blancs, surmontés d'anthères à deux loges et jaunes. L'ovaire est arrondi, à style cylindrique et rougeâtre; le stigmate est simple. Le fruit est une baie couronnée par le calice persistant, à trois loges polyspeimes. De la Nouvelle-Hollande.
Edgénie a FEDILIES DE BtJis. Eiigeiiia buxifolia, De Cand. Cette espèce est remarquable par ses feuilles semblables à celles du buis de Mahon, opposées, un peu obtuses, luisantes, d'un vert-brun en dessus, blanchâtres en dessous. Ses Heurs sont grandes; elles ont leur calice velouté ainsi que l'ovaire, et à quatre lobes; la corolle se compose de quatre pétales. De Mascareigne.
Eugénie a larges teuilles. Eiujenia luli/olia , Aubl., Giiian., lab. 199. Cet arbrisseau pousse de sa racine plusieurs tiges dressées, hautes de si.x à sept pieds. Ses feuilles sont grandes, opposées, ovales, aiguës; les pédoncules courts, uuiflores, axillaires, fascicules; le calice a quatre ou cinq lobes munis de deux petites écailles; il y en a une à la base du pédoncule; les pétales sont arrondis, blancs, bordés de rouge. Le fruit est une baie de la forme el de la grosseur d'une olive, violette dans sa maturité, contenant une seule semence. Cet arbuste croit parmi les haies, dans la Guianc.
Eugénie a feuilles de Citronnier. Eugenia Ciliifolia, Poir. , Encyclop., Suppl. Arbrisseau recueilli à Cayenne , sur les bords de la rivière d'Oyac. Ses raiiieau-x sont glabres et cendrés; ses feuilles pétiolées, glabres, ovales-oblongues, à nervures obliques, distantes et réticulées; les pédoncules sont latérau.\, fascicules, uniflores, à peine longs de deux lignes; le calice est glabre, petit, campanule, à quatre divisions ovales; les fruits sont petits, ovales, monospermes.
Eugénie de Sinemari. Eugenia Sinemariensis , Aubl., Guian., tab. 198; vulgairement Maripou chez les Galibis. Arbrisseau de la Guiane, dont le tronc n'a qu'un pied de haut; il pousse des branches très-rameuses, qui s'élèvent à environ huit pieds. Ses feuilles sont opposées, ovales-oblongues, entières, acuminées, glabres, presque sessiles, longues de six pouces, larges de deux. Les fleurs sont sessiles, axillaires, fasciculées, munies chacune de deux petites écailles à leur base : le calice à quatre ou cinq dents, autant de pétales blancs, rayés de rouge. Le fruit est une baie rouge , de la gîosseur d'une Azeiolle, uniloculaire, à deux ou trois semences.
Eugénie a feuilles étroites. Eugenia anguslifolia, Laink., Encycl.; Plum., Jmei:, tab. 207, fig. 2. Arbre d'une médiocre grandeur, très-rameux, distingué par ses feuilles très-étroites, linéaires, nombreuses, opposées, longues d'environ deux pouces sur deux lignes de largeur. Les pédoncules sont solitaires, axillaires ou géminés, plus courts que les feuilles ; les Heurs sont blanches, à (|uatrc divisions. Le fruit est une baie rouge, globuleuse, à une seule loge, renfermant deux ou trois osselets. Cet arbre croit à Saint-Domingue.
Eugénie a feuilles dorées. Eugenia diiysophylla, Poir., Encycl., Suppl. Très-belle espèce, qu'on pren-
drait au piciiiier aspect pour un CItrysophfUuvi , si ses feuilles n'étaient opposées. Ses rameaux sont un peu comprimés et ferrugineux vers leur sommet; les feuilles sont ovales -lancéolées, d'un vert brillant en dessus, couvertes en dessous d'un beau duvet jaune-doré et luisant; les pédoncules sont courts, uniHores, fascicules; la corolle petite; les fruits ovales, de la grosseur d'une petite olive, presque glabres, mo'nospermes. Cette plante a été recueillie à l'Ile-de-Francc par Comraerson
Eugénie Baumier. Eugenia Balsamila , Jacq. , Fragm., tab. 43, f. 2. Arbrisseau de huit à dix pieds, chargé de rameaux cylindriques, velus dans leur jeunesse. Les feuilles sont ovales, entières, un peu ondulées, longues de trois pouces, ponctuées, glauques ou blanchâtres en dessous; les pédoncules solitaires, uni- Hores ; les quatre divisions du calice ovales, concaves, un peu velues; la corolle blanche; les étamines saillantes; l'ovaire légèrement velu. Cette plante croit à la .lamaïque : ses feuilles, broyées entre les doigts, répandent une odeur balsamique.
Eugénie a feuilles de Rosiarin. Eugenia Rosmarinifolia, Poir., Encycl., Supp. Arbrisseau élégant, facile ù distinguer par la petitesse de ses feuilles et par la délicatesse de ses rameaux. Ses feuilles sont opposées, assez semblables à celles du Romarin, planes, glabres, linéaires, terminées par une petite pointe courte; les pédoncules très-simples, filiformes, uniHores, axillaires, une fois plus courts que les feuilles. Les Heurs sont petites, blanchâtres; le calice à demi ovale; la corolle un peu plus longue que le calice. Il croit aux Antilles
Eugénie a fleurs sessiles. Eugenia sessilifiora , Vahl, Synib., S. p. 04; Eugenia laleriflora, Willd. ; Spec, 2, p. 961. Plante de l'ile de Sainte Croix d'Amérique, à rameaux glabres, cendrés, garnis de feuilles elliptiques ou un peu arrondies, glabres, réticulées à leurs deux faces, parsemées en dessous de poils bruns. Les ileurs sont sessiles, axillaires, éparses, latérales, solitaires, ou plusieurs ensemble ; les folioles du calice blanchâtres, ponctuées en dehors; le fruit globuleux, ponctué, de la grosseur d'une Prune.
Eugénie fétide. £'M^pw('^/'e/^Wo, Poir., Enc, Suppl.; Eugenia maleolens, Pers., Synops. Celte espèce a des rameaux grêles, cylindriques el cendrés. Ses feuilles sont petites, à peine pétiolées, ovales-lancéolées, longues de près d'un pouce, d'un vert cendré, rétrécies par un prolongement obtus; les pédoncules très-courts, axillaires, uniHores et presque solitaires; les Heurs petites et blanchâtres; les fruits globuleux, de la grosseur d'un grain de Poivre, couronnés par le calice. VEugcnia fetida de Persoon diffère de la précédente par ses feuilles plus coriaces , toutes obtuses. Toutes deux ont été recueillies à l'île de Cayenne.
EUCENIOIUES. bot. La plante désignée sous ce nom par Linné (FI. Zeyl.), est la même que celle qui a été depuis nommée flJj-rlus laurina par Retz, ou Eugenia lauiina par Willdenow. Elle constitue maintenant le genre Bobua de De Candolle. f^. ce mot.
EUGLOSSE. Euglossa. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Wellifères, tribu des Apiaires (Règne Anim. de Ciiv.). établi par Latreille, et offrant pour caractères : labre
fjrand et carré, tombant perpendiculairement pour fermer la partie supérieure de la bouche ; trompe aussi longue ou plus longue que le corps; palpes labiales terminées en une pointe formée par les deux derniers arlirles. Les Euglosses ont beaucoup d'analogie avec les r.ourdous; elles leur ressemblent par les mandibules fortes et munies au coté interne de trois dents presque égales; par les palpes maxillaires très-pelites et composées d'un seul article; enfin, par les ailes snpérieures i|ui présentent une cellule radiale, ovale-allongée, et trois cellules cubitales, dont la dernière n'estni linéaire ni oblique; leurs pattes postérieures, terminées par deux épines, offrent encore un point de ressemblance dans la corbeille qu'on remarque sur la face externe des jambes. Les Euglosses diffèrent toutefois des Bourdons par les caractères génériques qui ont été mentionnés plus haut. On peut ajouter à ces caractères distincts qu'elles ont des yeux lisses, placés en triangle; ([ue l'écusson est prolongé en une pièce arrondie postérieurement; que l'angle extérieur de l'extrémité des jambes du mélalhorax est fortement dilaté en manière d'oreillette; enfin que l'abdomen est court et conique. On ne sait rien sur les habitudes des espèces propres ù ce genre; elles sont originaires de l'Amériiiue méridionale. Lalreille suppose que les espèces denlala et lonlata font un miel vert très-recherché aux Antilles.
L'EcGiossE DENTÉE, Eufjlossa ileiilata , Latr., ou ytpis (lenlata, Lin., peut être considérée comme le type du genre. Elle est très-grande, d'un vert doré avec les ailes noires.
Nous citerons aussi :
L'EuGLossE Eiy COEUR, Euglossa cortlala, Lalr., ou ■//)(',« conlala, Lin.
L'EiiGLossE ENTREcoDPÉE, Evglossa inlefsecln, Lalreille, espèce nouvelle trouvée à Cayenne; elle est assez grande; sa tète et son abdomen sont d'un beau vert doré; le thorax et les pâlies sont d'une belle couleur de pourpre foncé et brillant.
L'EiglosseSurinamoise, Euglossa Surinatnensis, Fabr. Les couleurs de son corps et le duvet dont il est couvert, rapprochent beaucoup celte espèce des Bourdons.
Lalreille rapporte au genre Euglosse \esCenl)is dimidiala, riiigutala etSniinamensis de Fabricius. U range avec les Crocises l'Euglosse épineuse du même auteur, et il place dans le genre Trigone son Euglossa pollens.
EUGNATIIE. Evgnaihus. iws. Coléoptères télramères. Schoonlierr a formé ce genre de la famille des r.hynchophores pour un insecte récemment apporté de Java, qui offre les caractères suivants : antennes courtes et grêles, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et obconiques, les quatre suivantslurbinéset serrés, le septième plus épais, enfin la massue ovale-oblongue; trompe très-courle, épaisse, anguleuse, canaliculée en dessus, marquée de chaque côlé d'une impression longitudinale, large à sa base el jusque vers les yeux qui sont ronds et proéminents; mandibules exserles, amples, convexes el acuminées; corselet Iransverse, largement échancré à sa base et tronqué à l'extrémité; élytres ovalaires, con-
4 DICT. DES sciences NAT.
vexes en dessus, oblusément anguleuses aux épaules; pieds presque égaux et mutiques; cuisses en massue; jambes droites; tarses larges et spongieux en dessous.
VEugnaIhus vin'dianus esl noir, couvert d'écaillés serrées el vertes; antennes rousses; trois bandes vertes sur le corselet.
EUGONA. BOT. Salisbury a surchargé la nomenclature botanique de ce nouveau nom, en l'appliquant au genre nommé improprement G/o;îo.so par Linné. Dans son Gcnera Planlarum, Jussieu avait antérieurement rétabli le nom de Methoiiica, que les Malabares donnaient à la plante (|ui fait le type du genre. F. Metdo-
EUGONANE-PASTRE. ois. Syn. vulgaire de Lavandière. F. Bergeronkette.
EUGONE. EugoHUS. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores; institué par Schoonherr dans sa monographie des Curculionides, pour un insecte nouveau du Brésil, qui lui a donné pour caractères : antennes assez courtes et minces, insérées en dessous du sinus des yeux, droites, composées de onze articles dont les huit premiers obconiques, presque égaux, les autres formant la massue qui est allongée, comi)rimée, arrondie au bout; trompe très-courte, peu fléchie, large, avec l'extrémité profondément échancrée; mandibules courtes, fnrles, cornées, en faux au côlé interne, armées de deux petites dents obtuses; labre transverse, voûté, corné ; yeux latéraux, médiocrement convexes; corselet à peine plus large que long, rétréci antérieurement, bisinué en arrière, médiocrement convexe en dessus, avec les angles relevés et calleux ; écusson petit et arrondi; élytres guère plus larges que le corselet, sublinéaires, convexes en dessus, entourées d'un bord relevé, arrondies à l'extrémité; pieds courts, forts, i)resque égaux en longueur; cuisses renllées au milieu, canaliculées en dessous; jambes anguleuses, comprimées; tarses assez courts. L'Eugonus virgalus est d'un brun de poix, opaque, varié de quelques taches formées par un duvet cendré.
EUKAIRITE. MIN. Nom donné par Berzélius à une subslauce d'un gris métallique plombé, assez tendre, trouvée à Skrickerum en Smolande, dans la chaux carbonalée spalhique, et qu'il considère comme un Séléniure double de Cuivre et d'Argent ; l'analyse lui ayant donné sélénium 20 ; argent 59,90; cuivre 22,05; chaux et alumine 8,90; perle 3,12.
EULABES. OIS. Synonyme de Mainate. F. ce mot.
EULAIA. INS. Nom sous lequel Aristote a désigné certaines larves qui vivent dans les chairs putréfiées et dans les ulcères; elles appartiennent à l'ordre des Diptères.
EUl.ALIE. Eulalia. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Digynie de Linné, élabli par Kunth qui lui assigne pour caractères : épillets biUores; Heur inférieure rudimentaire, la supérieure hermaphrodite; deux glumes mutiques : l'inférieure concave, enveloppant la supérieure qui imite la carène d'un navire; deux paillettes : l'inférieure très-longuement arislée, la supérieure mulique; point de squammules; trois étamines; ovaire sessile et glabre, surmonté de deux styles allongés et couronnés par des stigmates plumeux;
ciriopsfi duplique, lilirc entre les fîliimes durcies. Le genre a été créé d'après une planle rampante apportée de Mascareigne; les feuilles sont planes; les épis fasciculato-digilés, articulés; les épillets géminés, tous deux conformes, mais l'un sessile, l'autre pédiccllé.
On trouve dans (pielques livres que ce nom est donné en Espagne à VUtex Europœns, et l'Ecluse l'applique au Sparlium Scoi-jnus. C'est Olhissa que se nomment en Espagne, non-seulement l'Ulex et le Sparlium Scorpiiis, mais généralement tous les végétaux ligneux, qui, dans les cantons où le bois est rare, servent à chauffer le four, et à faire cuire le pol-aufeu appelé Olla.
EULALIE. Eulalia. annél. Savigny (Syst. des Annél. p. 43) propose d'établir, sous ce nom, un nouveau genre dans la famille des Néréides, comprenant les Nereis riridis et maculata de MUller {Turm., p. 156 et 1G2, lab. 10 et 11) et d'Otbon Fabricius {Faun. Groenl., n»»279 et 281). Ce sont des Néréides dépourvues de mâchoires et qui paraissent avoir une longue trompe couronnée de tentacules, quatre antennes courtes et égales, huit cirres tentaculaires, une rame pour chaque pied; les cirres supérieurs sont ovales ou lancéolés et comprimés en forme de feuilles; les cirres inférieurs sont trèscourts; deux cirres slylaires; enfin point de branchies distinctes. Savigny ne connaît l'organisation de ces animaux que par les figures des auteurs, et il ne fonde ce nouveau genre qu'avec doute.
Et'LANDlTE. Mi^. Substance particulière découverte aux îles de Féroë; elle est blanche, d'un aspect cristallin, composée de silice 59; alumine 18; chaux 07,5; eau 15,3.
EULEPTE. £«/e/)<MS. ins. Coléoptères pentamères; geTire de la famille des Carnassiers, tribu des Féronides, établi par Klug, pour une espèce apportée de Madagascar et ([ui présente les caractères suivants : antennes médiocres filiformes; menton dépourvu de dents; corselet allongé.
EuLEPTE A GENOUX NOIRS. Euleptus geiticulatus , Klug. 11 est long de trois à quatre lignes; tout sou corps est d'un noir peu brillant, mais qui paraît orné de quelques reflets presque soyeux, sur les côtes des élytres; ces côtes et les stries qu'elles séparent sont tout à fait lisses; corselet muni d'un bord étroit et très-aigu, qui règne aussi autour des élytres dont le bord inférieur est brun; pattes jaunes, avec les genoux noirs; jambes brunes.
EULIME. Eulima. moll. Genre de la famille des Trochoïdes, ordre des Gastéropodes Peclinibranches, établi par Risso, aux dépens du genre Melania de Lamarck. Caractères: animal dloïque, spiral; pied Irachélien, ovalaire; deux tentacules filiformes; yeux à leur base externe; un mufle proboscidiforme. Coquille nue, ovale, à spire pointue, dont les tours sont peu mar(|ués; ouverture ovale, à bord droit, avancé et tranchant. On reconnaît assez aisément ces Mollusques à leur surface très-lisse, luisante, souvent d'un blanc de lait; à leurs tours fondus, à leur ouverture sans trace de canal, et iy leur lèvre tranchante un peu prolongée en cuiller. C'est à ce genre (|ue, suivant Cantraine, doivent appartenir les espèces suivantes :
EuLiME co:>iTREPAiTE. iE'M/fwia (//s/o/Vrt, Cantr.; Me-
lania dislortia, Desh.; Melania nitida, Lam. Elle est petite et blanche ; sa spire est élevée, conique, très-aiguc au sommet, lisse, luisante et courbée dans sa longueur. On la trouve dans les mers d'Afrique.
Ei'iiME stJBi'iÉE. Eulima subulala, Riss.; Turbo poliliis, Lin.; f/elix subulala, Rrongn.
EuLiME INTERMÉDIAIRE. Eulimu iiitcmiedia, Canlr. La cocpiille est subulée, droite, vitreuse et lisse; sa hauteur ne dépasse guère cinci lignes, et son diamètre est environ du quart de cette proportion. Elle vit dans la Méditerranée, et on la trouve fossile dans les terrains tertiaires qui avoisinenl Sienne et le cap Pelore.
EULIMÈNE. Eulimene. crust. Genre de l'ordre des Branchiopodes, section des Phyllopes (Règne Anim. de Cuv.), établi par Latreille, et très-voisin des Branchipes, dont il ne diffère essentiellement que par l'absence d'une queue. On ne connaît encore qu'une seule espèce, l'EuLiMÈNE BiANCHATRE, EuUmcne ulbida , Latr. , ou VArtemia Eulimene de Leach (Dict. des Se. nat., t.xiv. p. 54.5). Elle est Irès-voisine du Cancer salinus de Linné, «lui est une Ai témie de Leach, et on peut la caractériser de la manière suivante ; corps blanchâtre, ovale, oblong, linéaire; tête transverse, avec les yeux noirs, latéraux, portés chacun sur un pédicule assez grand et cylindrique; antennes au nombre de deux, insérées entre les pédicules oculifères , presque filiformes, un peu plus menues au bout, simples, un peu plus longues que la tête; deux petits corps filiformes, semblables à des palpes, au-dessous de l'extrémité antérieure de la léle; premier anneau du corps en forme de nœud, élargi sur les côtés et joignant la tête au tronc ; pattes au nombre de vingt-deux, onze à droite et onze ù gauche, occupant toute la largeur des côtés du tronc et formées par quatre ou cinq articles membraneux , ou en lames, dont les trois premiers et le dernier plus petits, celui-ci allant en pointe et aucun d'eux n'étant double; une pièce arrondie et globuleuse vers le milieu de la longueur de la plupart des pattes, et sur un de leurs côtés (les deux ou trois premières paires et la dernière exceptées); dernière paire de pattes plus petite, et paraissant avoir une pinnule.
Tous ces appendices qui servent au mouvement, se dirigent d'abord perpendiculairement au tronc et se courbent ensuite en arrière; enfin le corps est terminé par une pièce renflée, presque demi-globuleuse, et remplie d'une matière noirâtre. Latreille dit qu'il en sort un filet semblable à un boyau allongé, pareillement noirâtre, qu'il suppose être l'oviducle. Ce Cruslacé remarquable a été trouvé dans la mer de Nice.
EULIMENE. Eulimenes. acal. Pérou etLesueuront donné ce nom (qui ne peut être admis ici puisiiu'il est consacré parmi les Crustacés) à un genre de Méduses composé de deux espèces que Lamarck a réunies aux Phorcynies des mêmes auteurs. F. Phorcynie.
EULOPE. Eulopa. iNS. Hémiptères. Fallen a proposé et Latreille a adopté ce genre de la famille des Cicadaires, qui se trouve ainsi caractérisé : tête large, comme tronquée en avant; yeux fort saillants; troisième article des antennes conique, terminé par une soie articulée; piothorax peu ou point prolongé en arrière, se terminant à la hauteur de l'origine des élytres.
par iinelisne droite ou presque droite, dont la longueur l'gale presque la largeur du corps ; écusson occupant une grande partie de cette largeur; pattes dépourvues dV'pines ou de dents. Le type de ce gciue, Eulopa ol>tccta. Fait., Ceicopis ericœ, Arli., (Faun. Ins., m. 94), est longue d'environ une ligne, rnugeàlre et tachetée de blanc, avec deux bandes obliques de cette couleur, et des nervures nombreuses et saillantes sur les élytres. On la trouve en Europe.
EULOPHE. EulopUus. BOT. Genre de la famille des Ombellifères et de la Pentandric Digynie, Lin., établi par Nullal , ayant pour caractères : des fleurs dépourvues de collerettes générales et partielles; un calice entier, très -peu apparent; cinq pétales presque égaux, relevés en carène et presque dressés au sommet; cinq élamines; ovaire infère, surmonté de deux styles courts , que terminent deux stigmates obtus ; fruit didyme. presque ovale, formé de deux graines appliquées l'une contre l'autre, et marquées de trois nervures saillantes, séparées par quatre sillons profonds.
Ei'LOPBE AMÉRICAIN. Eitloplius anieiicanus , Don. Plante herbacée, glabre; lige peu élevée, fisluleusc, entourée de feuilles multifides, à lobes linéaires allongés; ombelle terminale, ample, à dix rayons fertiles, les fieurs stériles leur sont opposées; involucre et involucelles composés de plusieurs folioles aiguës.
EULOPHE. Eutophns. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, tribu des Chalciditcs, établi par Geoffroy (Hisl. des Ins., t. ii, p. 312) qui lui a assigné pour caractères : antennes branchues; ailes inférieures plus courtes; bouche armée de mâchoires; aiguillon conique; ventre presque ovale, attaché au corselet par un pédicule court; trois petits yeux lisses. Ce genre était caractéiisé par là d'une manière peu précise; la particularité qu'offrent les antennes étant propre au mâle de l'espèce observée. Ce génie a subi quelques changements de la pari des auteurs. Fabricius l'a réuni à ses Diplolèpes, et Jurine l'a rangé dans les Chalcis de cet auteur. Enfin Latreille a trouvé plus convenable d'adopler le genre Eulophe de Geoffroy et d'en préciser mieux les caractères. Il élablil donc sous ce nom (Règne Anim. de Cuv., t. m, p. 475, et Suppl., p. C57) une coupe ou petite famille assez étendue, qui comprend les Diplolèpes de Fabricius, et il la subdivise en un certain nombre de genres que l'on trouvera sans doute utile d'adopter. La grande division des Eulophes se dislingue des Chalcides proprement dits et des Leucopsides par les pieds postérieurs sans cuisses à la fois très-renflées el lenticulaires et sans jambes très-arquées. Elle est partagée ensuite en plusieurs genres de la manière suivante :
Les uns ont les antennes composées de plus de sept articles; tantôt elles sont insérées à une distance notable de la bouche, vers l'entre -deux des yeux. Ici se rangent le genre Ecrytome d'illiger, où la plupart des articles des antennes forment des nœuds garnis de poils verlicillés, du moins dans les mâles; le genre Përilampe de Latreille, remarquable par une tète ayant um excavation iirofonde s'élendant jusqu'aux yeux lisses, par des antennes fort courtes que termine une massue grosse, en fuseau, et par des mandibules forte-
ment dentées ; le genre Encaste du même, dont la tête est très-concave postérieurement, avec le bord supérieur aigu, et dont les antennes sont élargies, comprimées, tronquées ou très-obtuses à leur extrémité; le genre Ptéromaie de Swcderus, auquel on peut réunir les Cynips el les Cléonymes de Lalreille; il n'offre pas les caractères qui viennent d'être indiqués. Tantôt les antennes sont insérées tout près de la bouche, comme dans le genre Spalaisgie de Lalreille.
Les autres Eulophes n'ont au plus que sept articles aux antennes, dont quelques-uns jettent des rameaux dans certains mâles; tel est le genre Edlophe proprement dit; il a pour type :
Eelopde ramic.orne. Eulophus ramicoruis, Latr., Diplolepis ramicorms, Fabricius. Cette espèce a été étudiée par Degéer (Mém. sur les Ins., t. ii, p. 31, fig. 14-17), et surtout par Geofïroy (loc. cit., p. 512, pi. 13, fig. 5) auquel elle a servi à établir les caractères du genre. Son corps est petit et d'une belle couleur vert-doré; les antennes du mâle sont d'un jaune foncé, de sept articles dont le troisième, le quatrième elle cinquième fournissent un appendice velu. La femelle a des antennes simples, formées par six articles et de couleur noirâtre; les pattes sont d'un jaune pâle. Degéer a fait connaître les habitudes de la larve; elle parait se nourrir aux dépens de la chenille du Bombyx Anacliorela; la nymphe avait été connue de Geoffroy qui en a donné une figure {loc. cit., fig. 3, r et pp) et qui en a trouvé plusieurs attachées aux feuilles de Tilleul par leur extrémité anale.
On doit rapporter encore aux Eulophes proprement dits :
L'EcLOPHE DES LARVES. Eiilophtis larvaruiii, Latr., ou Vhhneumon lurcarum de Linné, qui est le même que le Clepes larvarum de Fabricius et le Diplolepis larvarum de Max. Spinola. Les larves de cette espèce vivent aussi aux dépens des Chenilles. Leur corps est ovale, gros, moins volumineux en avant qu'en arrière, de couleur blanche, et paraît enduit d'une substance gluante, sorte de vernis. La larve , lorsqu'elle doit se changer en nymphe, perce la peau de la Chenille, se fixe par le dos à quelque feuille et se métamorphose en une nymphe ayant la forme d'un triangle, et de laquelle naît, huit jours après, l'insecte parfait.
EULOPHIE. Eiilophia. bot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie de Linné. La formation de ce genre est encore récente; nous la devons à Robert Brown , qui en trouva le type dans une plante qui venait d'être observée en Afrique, dans la province de Sierra-Leone. Le nom choisi par Brown est dérivé de suJoyo;, qui veut dire portant une belle crête : en considération de certaine conformation particulière du labelle, qu'offrait la première espèce observée. Les caractères consistent en cinq sépales et pétales distincts, conformes, relevés, étalés; labelle éperonné à sa base et prolongé antérieurement en un tube sessile, crête et trilobé ; deux masses polliniques à deux lobes chacune. Parmi les sept ou huit espèces qui composent ce genre, nous choisirons comme pouvant en donner une idée satisfaisante, PEclophie luride, Enluphia Itttida, L. Le pseudobulbe est conique, py-
ramiilal, ('tafii';. c.iiinelé, i^ai'iii h oliaqdc arlioulalion <le membranes écailleiises, larges à la base, aciiminées an sommet, d'un vert encore plus terne que celui du pseudobulbe, et même brunâtre. La feuille est allongée, rénicliie, striée et même plissée, longue de six ù sept pouces, large de douze à quinze lignes, d'un vert olivàtie. De la base du psendobulbe et se redressant contre sa surface, part une hampe grêle, rameuse, presque aussi longue que les feuilles; cette hampe et ses divisions sont chargées de Beurs assez petites, réunies en grappes élégantes. Les trois pétales extérieurs ou les sépales sont linéaires, lancéolés, spatules, obtus, d'un pourpre foncé en dehors , beaucoup plus pâles en dedans; les pétales sont presque semblables pour la forme, un peu plus larges et entièrement blancs. Le labelle est jaune, uni par sa base au gynostème, divisé en trois lobes, dont l'intermédiaire presque cordé et les deux latéraux obtus, recourbés et calleux à leur base. Le gynostème est plus court que le labelle, arrondi, concave, purpurin, recevant, dans leur loge, les deux masses pollini(|ues, qui sont arrondies, déhiscentes longitudinalemeut et portées chacime sur un caudicule très-grêle, attaché au centre de la glandule qui a la forme d'un disque. De la côte de Guinée.
Lindley a figuré, dans le 12>= vol. du Botanfcal Rerjister, un Eitlopliia streptopetala ; cette espèce est remarquable par l'élévation de ses hampes, la grandeur et la belle couleur jaune de ses pétales, ainsi que l)ar le nombre de ses feuilles qui sont complètement engainantes à leur base, distii|ues et opposées.
EUMACHIE. Eumachia. bot. Genre de la famille des Rubiacécs , auquel De Candolle assigne pour caractères ; tube du calice obové, avec son limbe décidu, petit et quadridenté; corolle infundibulaire, à tube court, à gorge nue, à limbe divisé en ((uatre segments arrondis, étalés et même réfléchis; étamines insérées au bas du tube; filaments couits; anthères oblongues; stigmate à deux branches assez longues et acuminées. Le fruit consiste en une baie globuleuse, nue au sommet, à deux loges monospermes ; graine convexe d'un coté, plane de l'autre; albumen cartilagineux. On ne connaît, dans ce genre, qu'une seule espèce : Eiimarhiacarnea, DeCand.; c'est un arbre de l'Australasie: le tronc est glabre, cylindri(|ue, ainsi que les rameaux ; les feuilles sont opposées, pétiolées, lisses, oblongueslaiicéolées ; les cimes sont terminales, axillaires et trifides ; les fleurs sont d'un rose de chair. Cet arbre croît dans l'île de Namokâ, l'une de celles qui forment l'archipel des Amis. Forsler lui avait donné le nom de Petesia, qu'il n'a pu conserver, vu que déjù un genre avait été ainsi désigné par P. Browne dans sa Flore de la .lamaïque, et que ce genre, au(iuel on ne pouvait rapporter comme espèce l'Eumachie, avait été sanctionné par Linné, .lussieu, .lacquin, etc.
EUMALLIE. Eumallia. ins. Genre d'Hémiptères de la famille des Cicadaires, formé aux dépens des Fulgores, par Guérin .qui le caractérise ainsi ; second article des antennes globuleux, hémisphéri<iue, aussi large que long, couvert de granulations légères, avec la soie terminale insérée au milieu et à l'extrémité; cette soie est précédée d'un petit article bien visible, allongé, un
pou ronflé au bout; front sans prolongement en avant ; de petits yeux lis.ses en dessous des yeux à réseau , c|uisont arrondis et saillants; prothorax aussi large que le mésotliorax , et dont le bord postérieur est un peu arqué en arrière; élytresen toit, de même que les ailes; jambes de moyenne longueur : les postérieures armées d'épines; deux crochets et une pelote A l'extrémité des tarses.
E(!M.\r.i.iE VARIÉE. Eumallia variega ta, Guér. ; Fiitgora rariegata, Oliv. ; Grande Cigale bigarrée, Stoll, pi. 9, lîg. 4.1. Tête, corselet cl dos, d'un cendré jaunâtre, avec quelques (aches obscures; abdomen blanc, terminé par une matière laineuse, blanche; élytrcs grises, mélangées de fauve et de jaunâtre; ailes blanches, transparentes, avec une ou deux lignes transversales, ondées, obscures. Taille, deux pouces et demi. De l'Améiique équatoriale.
EUMECE. Mit». La pierre ainsi nommée par Pline, qui la dit venir de Bactriane et pareille au Silex, n'est plus connue.
EUiUEKES. BOT. ( Dioscoride. ) Synonyme d'Amyris. F. ce mot.
EUMÈNE. Eumenes. i»s. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Diploplères (Règne Anim. de Cuv.). établi par Latreille aux dépens des Guêpes de Linné. Ses caractères sont : chaperon longitudinal prolongé antérieurement en une pointe; mandibules étroites, rapprochées et formant une sorte de bec; languette ayant quatre points glanduleux à son extrémité, partagée en trois pièces, dont celle du milieu plus grande, évasée, et fortementéchancrée à son extrémité; palpes maxillaires de six articles, aussi longues au moins que les labiales ; premier segment de l'abdomen composant un pédicule pisiforme; le second, plus large, en forme de cloche.
Les Eumènes avoisinent, sous plusieurs rapports, les genres Zèthe et Discœlie, que Latreille {loc. cit.) leur a réunis; mais elles en diffèrent parla longueur du chaperon et par le prolongement des mandibules; ce sont des insectes de moyenne taille, vivant isolément et ne présentant, à cause de cela, que deux sortes d'individus, le mâle et la femelle; on en connaît un assez grand nombre d'espèces.
L'EuMÈNE RÉTRÉciE , Eumeiies coarctala, Latr. , Fab., ou la Guêpe à premier anneau du ventre en poire et le second en cloche, de Geoffroy (Hist. des Ins., t. ii, p. 577, n°10; et pi. 16, fig. 2), peut être considérée comme le type du genre. Elle construit, dit Geoffroy, sur les tiges des plantes et surtout des Bruyères, de petits nids sphériques qu'elle fabrique avec une terre fine. Lorsque ce nid est fait, elle y laisse supérieurement une ouverture par laquelle elle le remplit de miel; puis elle y dépose un œuf et ferme cette ouverture. Chaque nid ne contient qu'un œuf; celui-ci donne bientôt naissance à une petite larve qui se nourrit de miel, subit ses métamorphoses, devient ensuite insecte parfait, et sort de sa demeure en pratiquant un trou sur les parties latérales de ses parois. Elle se trouve communément en France. D'autres espèces plus grandes sont originaires de l'Inde et des départements méridionaux de la France. Nous remarquerons parmi celles-ci :
L'EuiltlE IIVFIIIVDIDDLTFORME, EiiineHcs infiniilibutifonnis, ou la Guêpe infundibuliforme d'Olivier, qui esl la même que la Vespa coavtjustatadeRossi {Faun. Etiusca, 1. 1, lab. 4, fig. 10, fem.). Ou la rencontre sur les Heurs d'Oignons. Jurine (Classif. des Hyménoptères) ne distingue pas les Eumènes des Guêpes.
EUMÉNIE. Eiimenia. iNS. Lépidoptères ; famille des Diurnes, genre institué par Godard qui lui assigne les caractères suivants : palpes inférieures allongées, simplement garnies d'écaillés, ayant le premier et le troisième articles sensiblement plus courts que ledeiixième; cellule discoïdale des secondes ailes fermée en ariière.
EcMÊNiE ToxEA. Eiinienia Toxea, God. Dessus des ailes supérieures d'un bleu ardoisé clialoyanl , avec le limbe postérieur noir et chargé aux inférieures d'une sériede points d'un vert doré; frange entièrement blanche. Le dessous est d'un brun noirâtre, sans aucune tache aux ailes sui)érieures, avec trois rangées transverscs de points d'un vert doré à l'extrémité des inférieures ; ces points sont placés sur un fond plus intense que tout le reste de la surface, et il y a, vers le milieu du bord interne, une tache orangée. Le corps est ardoisé, avec les trois quarts du ventre orangés. Taille, deux pouces environ, les ailes étendues. Amérique méridionale.
EUIMÈRE. Eumerus. iNS. Diptères; genre delà famille des Syrphies, institué par Meigen qui lui assigne pour caractères : tête peu comprimée; cavité buccale sans bords saillants, assez large, rétrécieen pointe antérieurement; trompe courte, à lobes terminaux, épais, velus; soies maxillaires de longueur médiocre; palpes fort petites; épistome uni; troisième article des antennes presque orbiculaire; style inséré entre le milieu et la base, de trois articles : les deux premiers fort courts; thorax à deux lignes longitudinales, blanchâtres, qui ne s'étendent que jusqu'à la moitié de la longueur; écusson assez grand , à bord postérieur tranchant, finement denticulé; abdomen velu; deuxième et troisième segments d'égale largeur; quatrième rétréci à l'extrémité; cinquième obtus dans les mâles, légèrement pointu dans les femelles; deuxième, troisième et quatrième à lunule enfoncée, couverte de duvet blanc de chaque côté; cuisses postérieures épaisses, creusées en gouttière et armées de petites pointes; jambes faiblement arquées, un peu renflées à l'extrémité; ailerons petits, frangés; balanciers découverts; cellule sous-marginale des ailes presque droite; première postérieure terminée par une nervure sinueuse, émettant une ou deux petites nervures aux angles sortants; troisième discoïdale perpendiculaire à ses côtés.
Ce genre, assez nombreux, est un démembrement des Éristales de Fabricius et des Mllésies de Latreille, et les espèces qui le composent appartiennent particulièrement aux latitudes tempérées; elles se rencontrent aussi au nord et au midi, mais ne sont communes nulle part.
Edmère tricolore. Eiimeius Iricolor; Eitiistalis tiicolor, Fab.; Mitesia tricolor, Latr.; Syrphtis mixtus, Panz. Le mâle a l'épistome et le front noirâtres, couverts de poils blancs , les yeux un peu séparés, les antennes à reflets blancs; le thorax noir, avec des lignes blanchâtres, peu distinctes; l'écusson et le pre-
mier segment de l'abdomen noirs; le deuxième et le troisième d'un rouge testacé, à ligne dorsale noirâtre, à lunule d'un blanc bleuâtre de chaque côté, légèrement enfoncée, oblique; les quatrième et cinquième ordinairement noirâtres; pieds noirs; jambes et tarses à poils rougeâtres en dessous; ailerons et balanciers blancs; ailes grisâtres. Les femelles ont le front d'un noir bleuâtre luisant; les derniers anneaux de l'abdomen sont assez souvent testacés comme les premiers. Taille, quatre lignes etdeniie. On le trouve en Europe avec sept ou huit autres espèces.
EUMÉRODES ou GRIMPEURS, rept. Duméril a formé sous ce nom qui indique des membres bien conformés, et parmi les Sauriens, une famille dont les caractères généraux consistent dans une queue arrondie, quatre pattes et un cou très-distincts. Elle comprend les genres Caméléon. Stelllon, Iguane, Lézard, Agame, Dragon, Anolis et Gecko. On voit qu'excepté les Crocodiliens et les Scincoïdiens, elle équivaut au reste des Sauriens de Cuvier, et comprend trois familles de ce savant : les Lacertiens, les Iguaniens et les Geclcotiens. ^. tous ces mots et Erpétologie.
EUMICRE. Eiimicnts. livs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Palpeurs, et voisin du genre Scydmène dansle(iuel on avait d'abord placé les espèces qui composent le genre Eumicre, et qui, suivant Delaporte, ne peuvent y rester, vu que leurs palpes maxillaires n'ont que trois articles, tandis que les mêmes organes en ont quatre dans les Scydmènes. Delaporte admet dans ce genre: 1» Eumicrus rufiis; Scx'lmœnus ru fus, Schuppel; Kunze , Monogr., 19, 2, 15g. 2. — t" Eumicrus thoracicus; Scxdmœntis thoracicus, Kunze, Mon., 12, 4, fig. 4.-5" Eumicrus tarsatus; Scydmœnus to>\sa/M«, Kunze, Monogr., 12, p. 5.— A" Eumicrus Heiwi(jii;Scydmœnus Helwigii, Fabr., Syst. El., 1, 292.
EDMITHRE. MIN. Pline désigne sous ce nom une gemme verte qui était fort estimée des Assyriens sous le nom de Pierre de Bélus, et qui n'est plus connue.
EUMOLPE. Eumolpus. ins. Genre de l'ordre des Coléoplèies, section des Tétramères, famille des Cycliques, établi parKiigelIan dans son Histoire des Coléoptères de Suède, adopté par Fabricius et par tous les entomologistes. Les caractères de ce genre sont : antennes insérées près de l'extrémité antérieure et Interne des yeux, très-écartées, aussi longues au moins que la moitié du corps; les cinq à six derniers articles plus grands, comprimés; mandibules brusquement rétrécies, arquées et fortement bidentées à leur extrémité; dernier article des palpes maxillaires ovalaire ou presque globuleux. Linné avait placé plusieurs des espèces dont se compose ce genre, dans ses Chrysomèles; d'autres en avaient fait des Grlbouris, dont ce genre dllîère par les antennes. Le corps des Eumolpes est ovale ou oblong, avec la tête verticale, et le corselet plus étroit, dans toute sa longueur, que les élytres, convexe et un peu cylindriiiue. Les yeux sont allongés, et les élytres, convexes et arrondies sur le dos, embrassent l'abdomen. Dejean (Catal. des Coléoptères, p. 125) en mentionne vingt-six espèces toutes exotiques. Parmi celles d'Europe, nous citerons ;
E li M
L'EuMOLPE UE i,A \'IGNE, Eumolpus yitis, Fal)., 01., Col., lab. 5, suite du n^OG, pi. 1, fig. 1,qui est fort remarquable par les dégAts qu'il commet. D'après Geoffroy,sa larvevitsurlaVigneet cause souvent de grands dommages en attaquant les boutons à grappes qu'elle fait couler ou dessécher. On l'appelle Coupe-Bourgeon, Bêche, Piqiie-Brot ou Lisette dans les pays vignobles. Geoffroy a décrit ses mœurs dans son premier volume, p. 232, u» 2. L'insecte parfait se nourrit de feuilles et ne fait plus beaucoup de mal à la plante.
EUMOLPE. Eumolpus. aisnéi.. Genre de l'ordre des Néréidées, famille des Aphrodites, établi par Oken (Système généial d'Hisloire naturelle, Zool. Syst., 1. 1, p. 374) aux dépens du genre Aphrodite des auteurs. Ses caractères sont : corps aplati, oniscoïde; dos entièrement couvert par des écailles; tête distincte des yeux ; environ quatre paires de tentacules, charnus; des filaments noueux aux pieds ainsi qu'à la queue Oken donne pour type du genre VAphrodita squammala, l'allas ; il y rapporte aussi les Apbrodiles désignées sous les noms d'iwbricata , scabra, cirrata. Cette coupe correspond au genre Lépidonote de Leacb , et elle nous paraît devoir être comprise dans le genre Polynoe de Savigny, F. Lépidonote et Polvnoe.
EUMORPIIE. Eumoiphus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section desTrimères, établi par Weber (Observ. entomol., p. 31), et rangé par Latreille (Règne Anim. de Cuv.) dans la famille des Fungicolcs. Ses caractères essentiels sont : antennes de onze articles, le troisième fort allongé, les neuvième, dixième et dernier formant une massue très-comprimée et presque triangulaire; palpes maxillaires filiformes, avec le dernier ai'licle pres(|ue cylindrique; palpes labiales terminées en une massue triangulaire, composée des deux derniers articles réunis; pénultième article des tarses bilobé. Les Eiimorpbes se rapprochent sous plusieurs rapports des Endomyques; mais ils en diffèrent par la longueur relative des articles des antennes, et par la forme de la dernière pièce des palpes maxillaires. Ce sont des insectes à corps ovale, plus étroit en devant, et A corselet presque carré et aplati; leur tête est petite et donne insertion à des antennes un peu moins longues que ce corps. Ils sont tous exotiques et babiteut les Indes-Orientales, le Brésil et les îles de la mer du Sud. Olivier en décrit plusieurs espèces, parmi lesquelles nous citerons :
L'EuMORPUE MARGWÉ. EuiHorphus Diarginalus , Fabr. et Olivier (Hist. des Coléopt., t. v, n° 99, pi. 1, fig. 1. \-b). Labillardière l'a rapporté de son voyage aux Terres-Australes.
L'EuMORPiiE iMjiARGiNÉ, Eutiiorphus iminarginatus, Fabr. et Oliv. (loc. cit., pi. 1, fig. 2), qui est le même que VEumorphus Sumatrœ de Weber {toc. cit., p. 59), et VEumorphus iguttatus d'Illiger (Wiedem. Arch. , I, II, p. 124, 18, tab. 1, fig. 4). U a été trouvé à Sumatra.
L'EuMORPUE DE KiRBY, Euviorphus Kirhyanus d'Olivier {lnc.cil.,p\. 1, fig. 5), originaire des Indes-Orientales, et figuré par Latreille (Gêner. Crust. et Insect., T. m, p. 72, 1, tab. 11, fig. 12). Dejean (Catal. des Coléopt., p. 1.32) mentionne sept espèces propres à ce genre.
EUiMOItPHlE. Eumorphia.noi. Le professeur De Candolle a établi, sous ce nom, un genre dans la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, pour une plante nouvelle que le botaniste Drege a recueillie à cinq cents pieds au-dessus du niveau de la mer, dans la partie australe de l'Afrique. Caractères : capitules libres, à Heurs nombreuses; celles du rayon femelles et disposées sur une seule rangée; involucre imbriqué; réceptacle convexe, chargé de paillettes entourant les fleurs; celles-ci tubnieuses, cylindri(|ues, à cinq dents, dépourvues de glandules à leur base, et dilatées sur l'appendice de l'ovaire; anthères privées de queue; styles des Heurs du disque rameux, divergents, faiblement cxserts et obtus; ceux des fleurs du rayon sont plus longs et aigus; akènes glabres, prismatiques, anguleux, et presque operculés à la base de la corolle. L'Eumorphe DE Drege, Eumorphia JJregiana, est un arbrisseau à tige glabre dont les rameaux sont légèrement pubescents à leur extrémité; ses feuilles sont petites, opposées, linéaires, obtuses, sillonnées longitudinalement sur le dos. et souvent gemmulifèies aux aisselles; les capitules sont ordinairement groupés au nombre de trois, à l'exlrémilé des rameaux et portés sur de courts pédicelles; les fleurs du disque sont blanches , lavées extérieurement d'une teinte pur puresceute ; celles du disque sont jaunes.
EUNECÏE. Eunectes. ims. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers , tribu des Ilydrocanthares, établi par Ericbson qui lui assigne pour caractères : antennes sétacées; labre court, largement échancré au milieu; menton trilobé : lobes externes très-courts; celui du milieu moindre encore et tronqué à son extrémité; dernier article des palpes maxillaires beaucoup plus long que les autres; prosternum droit, comprimé, terminé en pointe; élytres aplaties, élargies en arrière, lisses dans les deux sexes; les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles dilatés en palette garnie de cupules; pattes intermédiaires simples dans les deux sexes, les postérieures larges, comprimées, avec leurs tarses ciliés et terminés par deux crochels presque égaux. Ainsi qu'on le voit par l'analyse qui précède et qui complète celle qui se trouve au mot ÉRECTE,les deux genres sont bien identiques, etilseiait même assez difficile d'accorder à l'un de l'antériorité sur l'autre. Du reste ce même genre avait aussi été proposé déjà par Eschschoitz sous le nom de Nogrus qui, dans l'ordre, aurait du être préféré.
EUNEOS. ÉCHiN. La pierre blanche en forme de noyau d'Olive, désignée par Pline sous ce nom, a dû être une pointe d'Oursin.
EDNICE. Eunice. annéi. Le genre établi par Ciivier sous ce nom, rentre dans les Eunices de Savigny. F. ce mot et Léodice.
EUNICÉE. Eunicea. poi.yp. Genre de l'ordre des Gorgoniées, dans la division des Polypiers flexibles ctcorticifères. Caractères génériques : Polypier dendroïde, rameux; axe presque toujours comprimé, principalement à l'aisselle des rameaux, recouvert d'une écorce cylindrique, épaisse, parsemée de mamelons saillants, toujours épars et polypeux. Les Eunicées, de même que les Plexaures, faisaient partie du genre Gorgone des
auteurs. Nous avons cru devoir les en dislraire à cause des caractères que l'on trouve à ce groupe de Polypiers. Dans ces êties, les Polypes sont constamment situés dans des mamelons souvent de plusieurs millimètres de longueur et de largeur, quelquefois un peu moins volumineux et toujours bien remarquables par leur forme. Ce caractère est exclusif et ne se trouve point dans les autres Gorgoniées. Quelques Gorgones, telles que les Gorgonia verticitlaiis, Pluma, elongata, offrent également des mamelons polypeux, saillants, mais ils sont réfléchis vers la tige ou les rameaux, et souvent les branches inférieures ne présentent que de simples tubercules, ou bien ont une surface parfaitement unie; tandis que dans les Eunicées les mamelons sont toujours droits et de la même longueur dans toute l'étendue du Polypier; enfin, la substance et le faciès diffèrent tellement, qu'il est impossible de confondre les Gorgones avec les Eunicées. L'écorce de ces Polypiers paraît organisée comme celle des Plexaures, et lui ressemble par l'épaisseur, la consistance, l'existence d'une membrane intermédiaire, très-apparente entre l'axe et l'enveIopi)e charnue, ainsi que par la couleur. Les Polypes présentent quelque différence, autant qu'il est possible d'en juger sur des êtres privés de la vie, depuis longtemps desséchés elsouventdégradés. Us semblentmoins rétractiles ou avoir des tentacules plus allongés <]ue ceux des Gorgones. Si le sac membraneux qui enveloppe immédiatement le corps de l'animal existe, il doit être très-court et peu extensible; les parties inférieures du Polype doivent être d'un volume assez considérable pour remplir la cavité que l'on a toujours regardée avec raison cojnme une cellule. Aucune Gorgoniée n'eu offre d'aussi étendue. Les tentacules des Polypes des Eunicées, d'une forme cylindracée et aiguë dans l'état de dessiccation, paraissent nombreux et se recouvrent les uns les autres sans ordre déterminé; ils ne peuvent pas rentrer entièrement dans l'intérieur de la cellule. Tous ces caractères, faciles à observer avec une loupe ordinaire, prouvent que l'organisation de ces êtres a été inconnue jusqu'à ce moment, et qu'ils forment un groupe bien distinct. Les Eunicées varient peu dans leur forme; en général elles sont branchues, avec des rameaux épars et cylindriques. Les mamelons varient davantage; il en existe de courts, d'autres sont en forme de pyramide écrasée, ou très-allongés avec le sommet arrondi; en général leur suiface est unie. Leur couleur est la même que celle des Plexaures, c'est-à-dire un fauve brun-rougeàtre, plus ou moins foncé; cette couleur varie moins que celle des Gorgones; elle ne devient jamais blanclie par l'exposition à l'air et à la lumière. Ces Polypiers habitent la partie de l'Océan située entre les deux tropiques et s'étendent peu dans les mers tempérées. Us ne sont pas rares et se trouvent dans toutes les collections des natuialistes.
U n'existe encore que dix espèces d'Eunicées décrites dans les auteurs; les suivantes sont les plus remarquables.
Ebnicée Antipate, Lamx., Gorgonia Antipates aiulor. Elle est citée dans beaucoup d'auteurs comme originaire de la mer des Indes. Poiret, dans son Voyage en Barbarie, dit que les Polypes sont très -visibles.
approchant de ceux que l'on nomme Orties île mer. ils sont de couleur de cire, et y ressemblent tellement, qu'au premier coup d'œil l'on serait tenté de croire que les branches ont été enduites de celle substance. — Le Polypier observé par Poiret dans la Méditerranée, estil bien le même que celui des autres naturalistes? Tout porte à croire qu'il devra former le type d'un genre nouveau.
EuNicÉE EN FORME DE LiMZ , Euniceo Umiformis, N., Gen. Polyp., p. 56, lab. 18, fig. 1; Tournefort, Jet. Gall. 1700, p. 34, tab. 1 . Elle est rameuse, dichotome, couverte de petits mamelons coniques, nombreux et épars sur une écorce noirâtre ou brun-rougeâtre. Cette espèce, originaire de l'Amérique, est souvent confondue avec la Muricée épineuse (A', ce mot) qui en diffère par une foule de caractères. Les Eunicea Umiformis, mollis et succiuea, nous paraissent très-rapprochées et ne sont peut-être que de simples variétés de la même espèce.
EenicÊE A GROS mamelons, Eunicea mammosa, N., Gen. Polyp., p. 36, tab. 70, fig. 3. — Cette espèce n'est pas rare dans la mer des Antilles; elle est couverte de gros mamelons cylindriques très-rapprochés, un peu en massue, et longs d'une à trois lignes.
L'Ebnicée cAiicirÈRECt l'EuNicÉE SciRPE, Gorgonia calyculata et Scirpea de Gmelin, ne sont placées dans ce genre qu'avec doute, paice que nous n'avons jamais eu occasion de les étudier et qu'aucun auteur ne les a figurées.
Ednicée CiAVAiRE, Euuicea Clavaria, N., Gen. Polyp., p. 30, tab. 18, fig. 2. — Solander, dans Ellis, a figuré cette espèce sans la décrire. Elle fait partie du cabinet de Richard père. 11 l'a rapportée des Antilles. Ses rameaux sont peu nombreux, cylindriciues, subclaviformes, entièrement couverts de gros mamelons épars à large ouverture.
EUN1CES. Eunicœ. annél. Troisième famille de l'ordre des Néréidées, établie parSavigny (Syst. des Annélides.p.13)avec legenreEunicede Cuvier, qui lui-même a été remplacé par celui de Léodice. Les caractères de la famille sont ; branchies en formede petites crêtes, ou de petites lames simples, ou de languettes, ou de filets pectines tout au plus d'un côté, quelquefois ne faisant point saillie et pouvant passer pour absolument nulles; des acicules. Les Eunices se distinguent par là des Araphinomes et avoisinent les Néréides et les Ai]hrodites dont elles s'éloignent d'ailleurs par les particulaiités suivantes ; branchies, lorsqu'elles sont distinctes, et cirres supérieurs existant à tous les pieds sans interruption; mâchoires nombreuses, celles du côté droit moins que celles du côté gauche; pieds du premier segment nuls, ceux du second nuls ou changés en deux cirres tentaculaires.
Les Eunices ont une bouche composée d'une trompe et de mâchoires nombreuses. La trompe est très-courte, fendue longiludinalement, très-ouverte, sans plis saillants ni tentacules à son orifice. Quand elle est retirée, sa cavité intérieure se trouve entièrement occupée par l'appareil masticatoire. Les mâchoires, de consistance calcaire ou cornée, sont articulées les unes au-dessus des autres, et ne sont pas semblables entre elles, ni en
aso
nombre égal des deux côlés; elles croissent et se rapprochent par degrés, depnis les antérieures jusqu'aux postérieures ou inférieures, qui s'articulent toutes deux à une double tige longitudinale. Une lèvre inférieure, également cornée ou calcaire, complète la bouche et parait formée de deux autres pièces longitudinales et parallèles réunies. Les yeux, au nombre de deux, sont très-visibles ou peu distincts. Les antennes, tantôt grandes et en nombre complet, tantôt petites et en nombre incomplet, par la suppression des antennes extérieures, ou bien enfin comme nulles, sont insérées, lorsqu'elles paraissent, très- près du premier segment du corps qui est toujours plus long que le suivant. Les pieds sont pourvus de rames réunies et confondues en une seule qui est munie de deux ou trois faisceaux de soies et armée d'acicules. Les cirrcs ont une grandeur variable, les inférieurs sont toujours plus courts. Les pieds du premier segment sont constamment nuls; ceux du second également nuls ou réduits à deux cirres tentaculaires, rapprochés sur le cou et dirigés en avant. L'anatomie a fait voir que l'orifice extérieur de la bouche n'occupe que le devant ou le dessous du premier segment, et que l'inteslin, dépourvu de cœcums et allant droit de la trompe au rectum , est divisé par de profonds étranglements, en autant de cavités circulaires que le corps a d'anneaux. Ces cavités n'alternent pas avec ceux-ci, mais leur correspondent. Savigny a partagé cette famille en quatre genres désignés sous les noms de Léodice, Lyshiice, Aglaube et .ïnone. y. ces mots. VEunice gigantea de Cuvier appartient au genre Léodicc.
EUNOCHIAS. BOT. Syn. de Rotang, suivant Adanson qui pense aussi <|ue les Grecs appliquaient le même nom à la Laitue.
EUiNOMlE. Eunomia. roiYP. Genre de l'ordre des Tubiporées dans la division des Polypiers entièrement pierreux, composés de tubes distincts et parallèles, à parois internes non lamelleuses. Lamoureux l'a ainsi caractérisé : Polypier fossile en masse informe, composé de tubes rayonnants du centre à la circonférence, sillonnés lougitudinalement, annelés transversalement; niineaux saillants à des dislances égales les unes des autres; parois des tubes un peu épaisses et solides. Ce genre a quelques rapports avec les Caténipores, encore plus avec les Favosites, principalement avec celle de l'île de Gothiand ; la phrase descriptive de cette dernière, donnée par Lamarck , pourrait presque lui être applicpiée; mais si l'on ra|)proclie ces deux Polypiers, les différences sont telles, que le naturaliste le moins exercé ne les confondia jamais ensemble, quoi(|ue le Favosites Golhluiulica ressemble davantage aux Kuiiomies(|u'à la Favositc alvéolée. Dans l'ordre naturel, nous pensons que les Eunomies doivent se placer avant les Tubipores et à la suite des l'avosites. L'on n'en connaît encore qu'une seule espèce ; I'Euivomie rwon- NAiviE, /iM/iO/n/a ratliata, Lanix.,Gen. Polyp., p. 83, lab. 81, fig. 10, 11. Ce Polypier se trouve dans le Calcaire à Polypiers des environs de Caen, en masses dont la grosseur varie de trois à douze pouces. Quelquefois les tubes sont vides , d'autres fois ils sont remplis de Chaux carbonatée ciistalliséo, dont l'éclat et la blan-
cheur tranchent avec la couleur Jaunâtre des parois. .Souvent l'intérieur de ces tubes est légèrement encroûté de terre och racée.
EUNO.MIE. Eunomia. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L., nouvellement établi par le professeur de Candolle {Syst. Feget. nal., t. ii, p. !î55) qui l'a placé dans sa tribu des Lépidinées ou Notorbizées- Angustiseptées, et qui l'a ainsi caractérisé : calice égal; pétales égaux, à limbe oblong et entier; élamines non denliculées; silicule ovale, légèrement échancrée, déhiscente, plane-déprimée, à cloison oblongue, à valves carénées, obtuses, non ailées sur le dos et terminées par un style court; graines pendantes du sommet de la loge, au nombre de deux ou quelquefois solitaires par avortement, ohlongues, triquèlres, soutenues par des cordons ombilicaux réunis en un seul par la base; cotylédons oblongs, incombants. Les plantes de ce genre sont des herbes suffrulesccntes, glabres, rameuses ou formant des gazons à feuilles opposées, les supérieures seulement alternes, sessiles, amplexicaules, orbiculairesou cordées, entières et un peu épaisses. Les Heurs sont blanchâtres, disposées en grappes courtes et terminales. Ce genre, trèsreconnaissable à ses feuilles opposées , offre certains lioints de ressemblance avec les genres llutchinsia, Thlaspi , LepiiliHin et /Elhioncma. Les trois espèces dont il se compose et que De Candolle a fait connaître sous les noms lï Eunomia oppositifolia , Eiin. chlorœfolia et Eun. cordata, étaient en effet confondues par les auteurs dans les genres Lepidinm, Thlaspi, Ibeiis et Myagnim. Elles sont toutes indigènes de POrient, principalement de la Syrie et de l' Asie-Mineure.
EVJSOSTE. Eunostus. iNS. Genre de Coléoptères pentamères de la famille des Carnassiers ou Carabiques de Lalreille, formé par Delaportc, d'après un insecte trouvé à Madagascar. Caractères : palpes longues, un peu ciliées : les maxillaires à premier article court, le deuxième très-long, le quatrième et dernier long, épais et tronqué un peu obliquement à l'extrémité; labre court, transversal; antennes à premier article gros, le deuxième assez court, les troisième et quatrième un peu longs, ovalaires et les autres égaux; lête arrondie, resserrée en arrière; yeux grands et globuleux; corselet en cœur, arrondi en avant; écusson petit, triangulaire; élytres assez laigcs, tronquées obliquement en arrière, plus courtes que l'abdomen; pattes fortes; cuisses grandes, élaigies; jambes antérieures un peu arquées cl fortement échancrées en dedans, les postérieures Irès-
EUOMPHALUS. non. Sowcrby a décrit sous ce nom un genre de Cocpiilles fossiles, voisin des Turbo, et auquel il attribue les caractères suivants : coquille univalve, à spire comprimée à sa partie supérieure, convexe en dessous ; bouche anguleuse; ombilic fort large. U en décrit et figure cin<| espèces qui ont été trouvées en Angleterre et en Irlande.
EUOSMA. BOT. Andrews (lleposil., 520) a constitué sous ce noin un genre qui correspond au Logania de U. brown. Celui-ci n'a pas cru devoir adopter le premier nom, malgré son antériorité, parce qu'étant signitica
lif , il e.\|Mlme îles qualilés qui n'apparlienncnt seulement qu'il une ou deux espèces. F. Loga?(Ie.
ElOSMIE. Euosmia. bot. Genre de la famille des Rubiacécs et de la Tétrandiie Monogynie, L., constitué par Humboldt et Bonpland (Plantes équino.viales, t. ii, p. 103) qui l'ont ainsi caractérisé ; calice supère à quatre dents ; corolle presque rolacée, à quatre divisions profondes; quatre étamines insérées sur la gorge de la corolle, et saillantes; style droit; stigmate épais; fruit à quatre loges polyspermes. D'après ces caractères tracés par Bonpland sur une plante que Kuntli n'a pas eue en sa possession, celui-ci pense que le genre Euosmia est voisin du Berliera, et qu'il pourrait bien être le même que VOhigginsia de Ruiz et Pavon.
L'EïosMiE DE Caripe, Euostiiia Caiipensis, Humb. et Bonpl. (toc. cit., t. 134), est un petit arbuste ayant le port des Hamelia, à feuilles opposées, très-entières, membraneuses, accompagnées de stipules pétiolaires. Ses fleurs sont disposées en grappes géminées ou ternées dans les aisselles des feuilles. Elle croît dans les lieux humides et ombragés de la province de Cumana.
ECPAGE. Eiiparjes. iNS. Coléoptères tétraraères. Sclioonherr a établi ce genre dans la famille des Rbynchophores, pour uji insecte du cap de Bonne-Espérance qui lui a offert pour caractères ; antennes courtes et fortes, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers très-courts et obconiques, les cinq suivants transverses, perfoliés, s'élargissant progressivement sur la face extérieure, avec la massue ovalaire; trompe presque du double plus longue que la tête, épaisse, cylindroïde et arquée; yeux latéraux, ovales et déprimés; corselet arrondi sur les côtés, lobé en dessous des yeux, convexe et profondément caiialiculé en dessus, avec les bords de la cannelure relevés; élytres ovales, convexes en dessus, avec les épaules arrondies; tarses courts, larges et spongieux en dessous. VEiipayestuherculosiis est noir, couvert d'un duvet cendré.
EUPARÉE. Eu}iaiea. bot. Genre de la famille des l'rimulacées et de la Peutandrie Monogynie, L., établi par Gœrtner (<le Friict-, t. i, p. 250), d'après les manuscrits de Solander conservés dans les collections de Banks, et offrant les caractères suivants : calice divisé tu cinq parties; corolle composée de cinq à douze pétales probablement soudés inférieurement selon Jussieu : ces pétales oblongs, étroits, plus grands que le calice et étalés; baie sèche, supère, uniloculaire, renfermant un placenta cential, auquel sont attachées plusieurs graines qui ont leur ombilic situé près de l'embryon. En indiquant les affinités de la plante sur laquelle le genre est ciuistilué , avec le TrieiUalis et le Ljrsimachia, Gœrtner avait mis sur la voie de sa classification dans les ordres naturels. Le professeur A.-L. de Jussieu (Ann. du iVIusée d'Uist. nat., t. v, p. 247) réunit, en effet, ce genre à la famille des Primulacées, en faisant observer que la corolle désignée comme polypétale par Gxrtner, n'est peut-être que profondément divisée.
L'EuPAKÉE ÉLÉGANTE, Eupaieo amœim, Gaîrln.,est une petite plante couchée, ayant le port de la Nummulaire, mais quatre fois plus petite; ses fleurs présentent la couleur de celles de YJiiacjaltis phieiiicca; elles
renferment une capsule qui ne s'ouvre pas régulièrement. Elle habile la Nouvelle-Hollande.
EUPARI. Eiiparius. ins. Coléoptères télramères ; genre de la famille des Rhynchopliores , institué aux dépens du genre Anthrihus de Fabricius, par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : antennes assez courtes , insérées en dessous des yeux , composées de onze articles dont les premiers plus épais; moins cependant que les cinq qui forment la massue; celle-ci est évidemment comprimée; trompe courte, large, inclinée, légèrement échancrée au bout; mandibules arquées, bifides, concaves à la partie interne, armées d'une petite dent émoussée. vers le milieu; yeux latéraux, un peu saillants et arrondis; corselet rétréci antérieurement, tronqué en arrière, convexe en dessus, avec les bords relevés aux côtés postérieurs et les angles aigus; élytres oblongues, sub-linéaires et convexes en dessus; pieds assez longs. On compte dans ce genre une douzaine d'espèces pour la plupart nouvelles et originaires du Brésil; les Anthribus Zébra, Sturm.; lunatus , Fabr.; ili'spar, De']., en font partie.
EUPARIE. Euparia. iNS. Coléoptères pentamères; ce genre établi dans la famille des Lamellicornes, tribu des .Scarabéides, par Lepelletier et Serville, n'est point complètement caractérisé ; selon ces entomologistes les côtés de la tête sont dilatés et forment un triangle; les angles postérieurs du corselet sont échancrés, et les angles buméraux des élytres sont prolongés en avant, en manière de pointe. La seule espèce indiquée est l'EcPARiE MARRon. Eiipariu Castanea.
EUPATOIRE. Eupalohum. bot. Genre delà famille des Synanthérées, et de la Syngénésie égale, L., devenu le type d'une tribu particulière fondée par Kunth sous le nom d'Eupatorées, et offrant les caractères suivants : involucre allongé, un peu étalé, composé d'écaillés imbriquées ; réceptacle plan et nu ; fleurons tubuleux, réguliers, tous hermaphrodites et fertiles; anthères incluses; style simple, terminé par un stigmate saillant à deux divisions grêles, très-longues et divariquées; fruit allongé, à cinq angles, couronné par une aigrette sessile et poilue.
Ce genre est excessivement nombreux en espèces; on en compte à peu près cent cinquante, dont le tiers environ a été observé dans l'Amérique équinoxiale par Humboldt et Bonpland, et a été décrit par Kunth (Nota Gênera et Spec, t. iv). Ce sont tantôt des plantes herbacées, mais plus souvent des arbustes ou des arbrisseaux à feuilles entières ou plus ou moins profondément lobées, généralement opposées, ainsi que les rameaux: les capitules sont petits, disposés en corymbes ou en panicules , rarement isolés les uns des autres et solitaires. Les fleurs sont violacées ou blanches.
Tournefort est le premier qui ait bien caractérisé le genre Eupatoire. Linné lui â attribué, on ne sait pourquoi, une aigrette plumeuse , caractère qui n'e.xiste dans aucune des véritables espèces de ce genre. Plusieurs genres ont été établis aux dépens des Eupatoires. Ainsi Willdenovv a formé le genre Mikania des espèces dont les capitules contiennent de quatre à six fleurs et dont l'involucre est unisérié. Le genre Kunhia de
Linné ne diffùie des Eiipaloires que par son aiffrelle pliimeuse. Cassini a également retiré de ce genre plusieurs espèces dont il a formé ses genres Pelalolepis, Gypsis, etc. /'. ces mots.
Parmi les espèces de ce genre, qui presque toutes sont originaires d'Amérique, une seule croit en Europe, c'est l'ElPATOIRE A FEUILLES DE CUANVRE , i?»-
patorium Cannabinum, L., plante vivace, herbacée, qui vient dans les lieux humides, sur le bord des ruisseaux et dans les bois. Sa tige est haute de trois à quatre pieds ; elle est simple inféricurement, pubescenle, portant des feuilles opposées, sessiles, divisées en trois folioles lancéolées, aiguës, dentées; les fleurs sont (l'une couleur violette pâle, et forment un corymhe terminal. Celte plante, qui était jadis employée en médecine, porte encore vulgairement le nom d'Eupatoire d'Avicenne.
L'EcpATOiRE GLANDCLEUSE, Eupatoriuiii glaiululosnm, a été découverte par Huniboldt aux environs de Mexico; elle a sa tige herbacée, d'un brun pourpré, couverte d'une multitude de petits poils très denses, rameuse , haute de trois à quatre pieds. Les feuilles sont oblongues, presque rhomboïdales ou Iriangulariovales, très-entières et cunéiformes à leur base, dentelées supérieurement, pointues, veinées, d'un vert assez pur, ciliées, pubescentes en dessous, longues de deux pouces et demi; le pétiole est court, glanduleux, arrondi, strié en dessus. Les fleurs sont blanches, faiblement odorantes, réunies en corymbes au sommet des rameaux. L'involucre est campanule, formé d'écaillés subulées, glanduleuses, presque égales, appliquées les unes sur les autres et d'un vert pâle. Le réceptacle est plan et nu. L'akène est noirâtre, quadrangniaire, lisse, couronné par une aigrette simple, pubescente et faiblement rayonnante.
On a nommé Eupatoire de Mésué YAchillea Agera-
tum. V. MlLLEFEUlLLE.
EUPATORliES on EUPATORIÉES. bot. Tribu de la famille des Synanlhérées, dont Ch. Kunth a le premier indiqué la formation, et qui a ensuite été adoptée par H. Cassini qui en a légèrement changé les caractères, et y a rapporté les genres suivants : Adcnoslemma, Forster; Aijeralmn , L.; Alomiu, Kunth; Batschia , Mœnch; Cœlestina, Cass.; Coleosanthus, ià.-^ Eupatorium, Tournef.; Gyptis, Cass.; Kunhia, L., Suppl.; Lialiis, Schreb.; Mikania, Willd.; Piqueria, Cav.; Sclerolepis, Cass.; Stevia, Cav.; Trilisa, Cass. /^. chacun de ces mots.
EUPATORIOIDES. BOT. Ce nom, dans quelques auteurs anciens, était donne à plusieurs piaules, telles (pie le Gnaplialium muricatutn , L., le Seripliium l'uscutn, etc.
EUPATOKIOPIIALACRON. bot. Vaillant, Dillen et liurmann nommaient ainsi les Eclipta erccta et prostralu, le Lareiiia erecta, etc.
EUPATORIUM. bot. /^. Eupatoire.
EUPÉLIX. Eupelix. iivs. Hémiptères. Ce genre a été établi par Germar, dans la famille des Cicadaires, avec les caractères suivants : tête en forme de triangle allongé, Irès-aplatie ; yeux lisses ou ocelles situés audevant des véritables yeux, sur leurs bords ((ui se pro-
longent et coupent ces organes en grande partie longitudinalement; prothorax faiblement allongé postérieurement; écusson occupant une grande partie de la largeur du corps ; troisième article des antennes terminé par une soie non articulée. Le type de ce genre est le Cicaila cuspidala, Fabr. , qui est entièrement d'un gris cendré , à l'exception du sommet de la tête dont la couleur est le roux brunâtre. H se trouve en Europe.
EUPELME. Etipelmus. lus. Diptères; genre de la famille des Pupivores, institué par Dalman , pour les espèces de la tribu des Chalcidites qui offrent indépendamment des caractères propres à cette tribu, une nervure sous-costale, aux ailes supérieures, qui se réunit au bord extérieur, avant le point calleux; le premier article des tarses intermédiaires grand et cilié en dessous; des mandibules fortement dentées; l'abdomen prolongé et grêle; les pattes minces.
EUPÉTALES. Miiv. La pierre de quatre couleurs, désignée par Pline sous ce nom, était un Jaspe selon les uns et une Opale selon d'autres.
EUPÉTALON. BOT. Synonyme de Daphne Latireola.
EUPÈTE. Eiipetes. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, établi par Temminck qui l'a caractérisé ainsi : bec très-long, droit, déprimé partout; arête un peu vive, portant sur le front, entre les plumes du capistrum; mandibules égales : la supérieure courbée et échancrée à la pointe; narines latérales, grandes, placées vers le milieu du bec, à moitié couvertes par une membrane garnie d'un duvet serré, qui revêt toute la base de la mandibule; pieds très-longs, grêles; tarse beaucoup plus long que le doigt du milieu ; trois doigts devant: l'externe réuni jusqu'à la seconde articulation, l'interne totalement libre, le postérieur articulé au côté interne du tarse; ailes très-courtes, ne s'étendant que jusqu'à l'origine de la queue : les quatre premières rémiges fortement étagées, la cinquième plus courte que la sixième, les suivantes égales; queue très -longue, étagée. Ce genre ne se compose encore que de trois espèces qui, d'après leur conformation, paraissent plus aptes à parcourir avec célérité la surface du sol , qu'à s'élever et à franchir de grandes distances, à l'aide de leurs ailes peu propres à soutenir longtemps le vol.
EupÈTE AjAX. Etipeles Ajax , Temm., PI. col., 573. Sommet de la tête, nuque, paities supérieures et rec- Irices intermédiaires d'un brun de bistre ; des plumes très-courtes , d'un gris terne, forment au-dessus des yeux de larges sourcils; une large bande noire prend naissance au bord postérieur des yeux et s'étend sur les côtés du cou dont la partie antérieure est blanche, maniuée au milieu d'une bande de taches brunes et rousses; poitrine d'un roux vif, irrégulièrement marquée de noir; flancs roux; parties inférieures blanches; petites et moyennes tectrices alaires d'un noir lustré ; barbes externes des rémiges cendrées; lectrices latérales noires : les trois extérieures terminées par un grand espace blanc ; bec noir. Taille , huit pouces. De la Nouvelle-Guinée.
EupÈTE BLEUET. Eupetcs cœrulesceiis , Temm., PI. color., 574. Plumage d'un bleu assez vif; gorge et devant du cou d'un blanc pur. encadré par une étroite
li.iride noire, dont rexlrémilé aboutit de chaf|iie côté, ;in bord postérieur de l'œil jlorum noir; rémiges d'un brun noiiàtre, liserées de bleuâtre ; rectrices d'un noir bleuâtre; bec noir; pieds bruns. Taille, scpl pouces <|uatre lignes. De la Nouvelle Guinée.
Ei'PÊTE A LARGE QUEi'E. Eupetes ttiacrocercHs, Tcm., PI. color., 31G. Sommet de la tète, base du bec, occiput et nuque d'un roux doré très-vif; une bande d'un blanc argentin, qui s'étend depuis la partie postérieure de l'œil jusqu'au bas de la nuque; une autre bande parallèle, conligue et plus large, mais d'un noir velouté, part de la base du bec et couvre le côté du cou; une petite bandelette de peau nue suit la direction de cette bande; gorge et devant du cou d'un brun-marron vif; poitrine d'un rou.'i qui se nuance de cendré vers les flancs; milieu du ventre et abdomen d'un gris cendré foncé; dos, ailes et queue d'un roux nuancé d'olivâtre; bec noir ; pieds d'un gris bleuâtre. Taille , dix pouces. De Sumatra.
EUPHÉE. Etipheits. crdst. Genre de l'ordre des Isopodes, établi par Risso i|ui lui assigne pour caractères : antennes terminées par des filets; queue munie d'appendices; corps cylindrique, terminé par de longs filets; pattes de la première paire didactyles. L'auteur ne cite qu'une espèce, que Latreille range ainsi que ce nouveau genre avec les Apseudes. F. ce mot.
EUPHONE.S. OIS. Nom donné par Desmarest à la seconde division qu'il a établie dans le genre Tangara, et dont Lesson a formé un sous-genre qu'il a caractérisé par un bec court, bombé ou convexe, denté crochu, comprimé sur les côtés; ailes médiocres, dépassant à peine le croupion; queue moyenne, delloïdale. fourcliue. Lesson énumère une douzaine d'Euphones ayant eu tête le Tangara diadème de Temminck.