‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 6 sur 76 · V . ÉCHENILLEDR KaILORA · texte numérisé non relu

V . ÉCHENILLEDR KaILORA

ÉcDEHiLiEiiR NOIR. Campeplwga nigra, Vieill., Levaill.. Ois. d'Afr., pi. 1C3. Entièrement d'un noir luisant, irisé; tectrices alaires inférieures verdàtres; bec et pieds noirs; iris brun. Longueur, sept pouces.

EcHENiLLEDR OCHRACÉ. Compephaga Of/icacea, VicilL; Mtiscicapa ochracea , Lath. Parties supérieures d'un brun ferrugineux; région des oreilles couverte d'une touffe de plumes allongées et étroites ; plumes du cou et de la poitrine également étroites, pointues et d'un cendré brunâtre; tectrices, rémiges et rectrices blanches en dehors, noires intérieurement et à l'extrémité ; parties inférieures d'un brun jaunâtre; bec et ongles jaunâtres; pieds noirs. Taille, huit pouces.

ÉcHENiLiEVR ORANGA. Ceblepliyiis aiireus, Temm., PI. color., 382, fîg. 2. Parties supérieures d'un noir pourpré, à reflets d'acier poli; moyennes et grandes tectrices alaires noires à leur origine et d'un blanc pur sur la partie visible de leurs barbes; rémiges blanches à leur base, et noires dans le reste de leur étendue; les secondaires ont en outre un large bord blanc ; rectrices de la couleur du dos; une large bande blanche passe sous le menton et s'étend sur les côtés du cou; tout le reste des parties inférieures est d'un roux doré; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. De l'île de Timor.

ÉcBENiLLEi'R PLOMBÉ. Covoiis Novœ-GuînecB. V.

ÉCHENILLECR A VENTRE RAYÉ.

ÉcHENiLLEUR RODGE. CeblepUyris phœnicopterus, Temm. 11 est entièrement noir; seulement ses épaules sont d'un rouge de feu, assez souvent bordées de jaune. Taille, sept pouces. De Sierra-Leone.

ÉCHENILLECR A VENTRE RAVE. COIVUS NoVCe-Guiliece,

Lath., Buff., pi. enl. 629. Parties supérieures d'un cendré bleuâtre foncé, ainsi que le haut de la poitrine ; un trait noir à l'œil; ailes et tectrices caudales blanchâtres, traversées de noir. Taille, douze pouces. La femelle a les teintes plus claires; elle n'a point de trait noir à l'œil ; tout ce qui est noir dans le mâle est chez elle d'un gris bleuâtre.

ÉCUETROSIS. BOT. Synonyme de Bryone.

ÉCUEVERIE. Echeeeria. bot. Ce genre a été formé par le piofesseur De Candolle , lorsqu'il a fait la révision de la famille des Crassulacées, pour une plante succulente qu'Echeveria avait placée dans le genre Cotylédon, et le savant professeur de Genève a dédié le genre nouveau à l'habile artiste mexicain qui dessine en ce moment, avec autant de science que de talent, toutes les plantes qui croissent dans sa patrie. Ce genre se compose maintenant de quaire espèces, et se caractérise parfaitement par son calice à cinq découpures profondes, étalées, linéaires, aiguës; par sa corolle

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composée de cinq pétales dressés, concaves el poinlus au sommet : ces pétales sont réunis inférieurement, de sorte que la corolle présente une grande amplitude a sa base; par dix étamines plus courtes que les pétales et attachées deux à deux à la base de chacun de. ces organes; par cinq ovaires surmontés de styles subulés, plus longs que les étamines, et terminés par un stigmate simi)le. Le fruit consiste en cinq capsules oblongues, ventrues, pointues, univalves,uniloculaires, s'ouvrant longitudinalcment par leur coté intérieur et renfermant un grand nombre de petites semences arrondies.

ÉcnEVERiE A FLEDRS RENFLÉES. Ecliepen'a gibbiflora, De Cand., Prodr. 3, 401 ; Cotylédon gibbiflora, Echev., le. FI. mex. Sa tige est épaisse, charnue, ligneuse, violàtre, haute de deux pieds environ, garnie de rameaux tortueux, couverts, ainsi que toute la plante, d'un léger duvet; les feuilles, au sommet, sont petites, épaisses el disposées en rosace; les autres sont beaucoup plus grandes, alternes, presque opposées, planes, épaisses, entières, cunéiformes, mucronées, d'un vert glauque, un peu plus foncé que celui qui colore les feuilles supérieures; les fleurs sont portées sur de courts pédicelles alternes et disposés sur les pédoncules qui partent de l'axe d'un épi terminal, allongé, muni de bractées linéaires, aigués, réfléchies et violàtres; le calice est d'un gris purpurin, la corolle est d'un jaune rougeâtre, avec le bord des pétales d'un rouge-pourpré foncé.

Les trois autres espèces sont : Echeveria coccinea, De Cand. ; Cotylédon coccinea, Cavan. Du Mexique.

Echeveria teretifoUa , De Cand.; Sedum terelifolitim, Ech. Du Mexique.

Echeveria cœspitosa. De Cand.; Cotylédon cœspilosiim, llaw. De la Californie.

ÉC1I1DN.4 ou ÉCUIS. REPT. Belon désigne sous ce nom un Serpent de l'ile de Lemnos, et Séba un autre Serpent des Antilles. Ces animaux, qui ne peuvent être identiques, ne sont pas suffisamment connus.

ÉCHIDNE. Echidnis. moli. Montfort, dans sa Conchyliologie systématique (T. i, p. 354), a proposé, sous ce nom, un genre qui parait fort incertain. H le caractérise de la manière suivante : coquille libre, univalve, cloisonnée, droite, conique, lîstuleuse; bouche arrondie, horizontale ; sommet aigu ; cloisons plissées sur les bords seulement; siphon continu et central. Montfort n'avait jamais vu entier le corps qu'il décrivit sous le nom A' Echidnis diliwianus ; des fragments étaient épars dans une masse de Marbre de la vallée d'Os dans les Pyrénées; quelques autres exemplaires non moins incomplets furent envoyés d'Angleterre. C'est avec ces matériaux que le genre fut composé, ce qui doit laisser quelques doutes à son égard.

ÉCHID.NE. Mm. La Pierre précieuse désignée sous ce nom, dans ranti(|uité, et dont les petites taches étaient comparées à celles d'un Serpent, parait avoir été une Agathe, y. ce mot.

ÉCUIDNÉ. POIS. Espèce du genre Murène, Gymnothorax de Bloeh, dont on propose de former un genre particulier. F. MURÈJIE.

ÉCHIDNÉS. M\B. ? Genre de Quadrupèdes ( nous ne pouvons dire de Mammifères, puisqu'il parait constant

qu'ils n'ont pas de mamelles) formant, avec les Ornithorhynques aussi anomaux qu'eux, la tribu des Monotrèmes dans l'ordre des Édentés (T. i, p. 115du Règne Animal de Cuvier). Malgré les détails publiés par Everard Home sur l'anatomie de ces animaux, on ne pouvait encore se faire d'idée fixe sur leur organisation. Cuvier a rempli une partie de ce vide en publiant, dans la première partie du tome cinquième de son ouvrage sur les Os fossiles, leur description ostéologique complète : « Avec les formes extérieures et le poil des Mammifères, dit-il; avec leur circulation, leur cerveau, leurs organes des sens, et une grande partie de leurs organes du mouvement; avec le bassin des Didelphcs , les Monotrèmes ressemblent, à beaucoup d'égards, aux Oiseaux et aux Reptiles par leur épaule et par les organes de la génération ; ils mancpienl de mamelles, et paraissent assez vraisemblablement produire des œufs ou quelque chose d'équivalent, au lieu de mettre au jour des petits vivants. Us semblent, continue le savant professeur, vouloir échapper à nos classifications par leur ostéologie comme par leurs autres rapports. On ne peut comparer celle de leur tète à celle d'aucun des ordres de Mammifères; cependant c'est une vraie tête de Mammifère, el non d'Ovipare d'aucune classe. »

La tête, qui ressemble à la moitié d'une poire, a le crâne bombé el arrondi de toutes parts. Ce crâne s'amincit en avant pour donner naissance à un museau grêle, pointu; le dessous est plan; les arcades zygo-" matiques el molaires sont rectilignes; les orbites, à peine marquées sur le crâne, sont bien cernées en arrière par la forme de lame que prend l'apophyse zygomatique, dont la voûte recouvre ainsi toute la tempe et ses muscles; les sutures, comme dans les Oiseaux, disparaissent de très-bonne heure. L'ouverture antérieure des narines est tout entière encadrée par les intermaxillaires qui forment une voûte en arrière jusqu'à la rencontre des os propres du nez, lesquels recouvrent le museau jusques entre les orbites; lejugal forme un trèspetit filet entre deux proéminences zygomatiques du maxillaire et du temporal. Le trou optique est séparé, comme à l'ordinaire, du trou sphénoorhitaire ; un peu plus en arrière est le trou ovale pour le nerf maxillaire inférieur. Il n'y a point de sinus frontaux : la selle turcique est peu profonde, comme dans les Oiseaux. On sait que le développement de cette fosse osseuse correspond à celui de la glande et de la tige pituitaire dont nous avons fait voir la correspondance avec le sens de l'odorat. Le crible ethmoïdal est Irès-considérable, el n'est point séparé en deux moitiés par une lame verticale {crista Galli).

Au contraire de tous les Mammifères, la face externe de l'omoplate est concave; au lieu d'être terminé par une seule surface articulaire destinée à l'humérus, le col de l'omoplate se renfle de manière à fournir trois autres surfaces séparées chacune par des arêtes, pour l'articulation de trois pièces osseuses, qui forment la partie antérieure de la quille sternale. La première de ces pièces, en forme de T, comparable pour la position a la fourchette des Oiseaux, se compose, dans les jeunes individus, de trois pièces : l'une impaire, elle-même en

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forme dT, les deux autres transversales, qui complètent les bronches et vont s'articuler avec une facette articulaire de l'omoplate, située sur le milieu de la longueur de son bord externe. Ces deux pièces transverses sont les clavicules, selon Cuvier, et la partie de l'omoplate qui, après avoir concouru à la formation de la fosse humérale, vient s'appuyer sur la quille sternale, serait l'analogue du bec coracoide; le mancbe de l'espèce de T, et deux iiièces qui le flanquent en dessus, sans correspondre à aucune paire de côtes, et qui prolongent le sternum en avant, sont donc des pièces exclusivement propres à ces animaux. Toutes ces pièces se retrouvent dans l'épaule des Lézards; l'épaule des Monotrèmcs est donc bien plutôt formée sur le modèle des Lézards que sur celui des Mammifères. L'humérus, aplati dans un sens à sa partie supérieure, et dans un autre sens à l'inférieure , rappelle pour l'ensemble de son mécanisme celui des Taupes, des Chrysochlores et autres animaux fouisseurs; mais le cubitus n'a pas, à proportion, la même solidité que dans ces animaux; son articulation avec le radius qui est grêle et renflé aux deux bouts, permet quelque rotation ; le carpe rappelle celui des Carnassiers ; les métacarpiens et les deux premiers rangs de phalanges sont singulièrement courts et gros, en quoi ils diffèrent sensiblement de ceux de l'Ornithorhynqueetde tous lesMammifères extrêmement allongés, ce qui donne à l'Échidné une main large et arrondie; les ongles, très-grands, sont déprimés et mousses; ces ongles emboitent la phalange jusqu'à la tête articulaire, comme dans les Tatous, les Pangolins et autres Édentés. Les os marsupiaux, autant et même plus prononcés que dans aucun Didelphe, sont les mêmes que chez ces animaux : leur base y occupe même plus de largeur; le fémur est concave en avant sur sa longueur. De son grand trochanter descend une crête saillante, qui annonce des muscles abducteurs très-puissants, indication qui correspond avec la grande sphéricité de la têle du fémur, et avec une grande apophyse large et comprimée, qui dépasse la tète supérieure du péroné , comme le crâne dépasse celle du cubitus; le tarse, composé comme celui des Mammifères, a de plus deux os surnuméraires dont l'un, articulé sur l'astragale, porte dans les mâles l'éperon venimeux dont nous avons, au motCoR^E, signalé la structure; l'autre os surnuméraire est articulé entre l'astragale et le scaphoïde. Le mécanisme des doigts est le même qu'aux pieds de devant. Leur nombre est partout de cinq, augmentant en grandeur du petit doigt à l'index; le pouce est de la même grandeur que le petit doigt. La moitié sternale des côtes est ossifiée comme chez les Oiseaux, excepté pour les cinq ou six premières fausses côtes où elle est plus dilatée qu'aux autres. H y a quinze paires de côtes et trois vertèbres lombaires, avec sept cervicales plates en dessous, et douze caudales rapidement réduites en cônes; l'hyoïde, semblable en somme ù celui des Mammifères, se lie d'une manière particulière avec le thyroïde divisé lui même en quatre lobes.

Si l'on ajoute k cet aperçu de leur ostéologie que leurs mâchoires n'ont aucune dent, que leur palais est hérissé de petites pointes ou lames cornées, comme chez plusieurs Oiseaux palmipèdes ; qu'ils manquent d'oreille

externe ; que leur langue est extensible comme celle des Fourmiliers ; que leur peau est couverte, soit d'épines seulement, soit d'épines entremêlées de soies, suivant les espèces; que les voies urinaires, digestive et génitale, aboutissent à un cloaque commun ; que leur verge, terminée par quatre tubercules, n'est pas perforée par un canal central, ni même creusée d'un sillon comme chez les Reptiles et les Oiseaux ; qu'ils n'ont pas de mamelles, et que par conséquent le mode de leur génération ne peut être déterminé à priori; l'on voit qu'il y a plus de motifs pour séparer ces animaux en une classe distincte, que pour les réunir soit avec les Mammifères, soit avec les Reptiles.

Shaw (Gen. Zool., vol. 1, p. 1) décrivit l'Échidné épineux sous le nom de Myrinecophaga acnleala, et Pennant l'a reproduit sous ce nom dans la troisième édition de ses Quadrupèdes. Ces animaux appartiennent à ces extraordinaires créations de la Ki'»-lIollaude dont nous exposerons les contrastes avec celles des autres continents au mot Géograpuie zoologique, contrastes dont il a été parlé déjà dans plusieurs articles. Chacune de ces espèces est cantonnée dans des régions différentes; Pune n'a encore été vue que dans la Nouvelle- Galles, et l'autre à la terre de Diémen et dans quelques îles du détroit de Bass ; mais on n'a encore observé ni l'une ni l'autre sur la côte occidentale du continent Australasien. Les Échidnés vivent d'Insectes, et surtout de Fourmis qu'ils engluent comme les Fourmiliers, avec une langue visqueuse, très-longue ; leur taille est à peu près celle du Hérisson, lis fouissent avec beaucoup de facilité et de vitesse. On ne sait rien sur leurs mœurs, leur nourriture, leur accouplement et le mode de leur génération.

ÉCHIDXÉ ÉPINECX. Echidtia Hystrix, Cuv.; Ornithorhxnciis Hystrix, Home, Trans.Phil. 1803. Tout couvert en dessus de fortes épines coniques d'un pouce et demi de long à peu près, noires à la pointe, et blanchâtres sur leur longueur ; celles de la queue seules sont verticales, les autres sont couchées en arrière; ces épines sont entourées à leur base de petits poils roux; des poils courts et roides couvrent aussi la tête et le dessous du corps. Cette espèce est des environs du port Jackson.

ÉcniD>Ê SOYEUX. Echidna setosa, Geoff.; aller Ornilhorhyncus Hystrix, Home, ibid. l'n peu plus grande que l'autre ; les ongles un peu moins longs, plus arqués et plus pointus; tout le corps couvert de poils longs, doux et soyeux, de couleur marron, enveloppant les épines dans leur presque totalité ; la tête est couverte de poils jusqu'aux yeux ; le museau est noir et nu ; tout le dessous du corps et les pattes n'ont que des poils durs, blanchâtres, semblables à des soies de Porc. Cette espèce habite la terre de Van-Diémen et les îles du détroit de Bass.

ÉCHIMYS. Echimys. mam. Genre de Rongeurs qui se rapproclie des Rats proprement dits par la forme oblongue de la tête. Ils ont, dit Cuvier (Ossem. foss. T. V, p. 18), quatre dents partout, à lignes transversales comme des Loirs, et qui sont à peu près égales (pi. 1, fîg. 14 et 15, ibid.). Les caractères distinctifs de la tête tiennent au grand élargissement du trou sous-

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