Feldspath commdn. Gemciner FcUlspalh, W
a. Addlaire, laminaire; incolore, au Saint-Golhard. Analysé parVauquelin, il a donné : Silice, C4; Alumine, 20; Potasse, 14; Chaux, 2. Suivant Berzelius, il est une combinaison d'un atome de trisilicate de Potasse et de trois atomes de trisilicate d'Alumine. Ce Feldspath est souvent nacré ; il otïie des reflets blanchûtres, et quelquefois des teintes légères,de bleuâtre, qui partent d'un fond demi-transparent cl légèrement laiteux. C'est alors la Pierre de Lune du commerce. On ta trouve îl Ccylan. engagée dans les masses de l'egmalitc.
(3. Petunzé : laminaire blanc el opaque. C'est le nom
.-(il
i|ue lui iloiiiieiil les Chinois, qui remploieiil dans la fabrication de la porcelaine.
7. Vilreux : aspect particulier propre au Feldspath du Vésuve, du Mont-d'Or, et généralement des terrains volcaniques.
S. Vert : de Sibérie, dit Pierre des Amazones.
e. Opaque : d'un blanc mat ou d'un rouge incarnat. A Baveno.
i. Compacte? Pétrosilex Céroïde ou Agatoïde : aspect analogue à celui de l'Agate ou du Jaspe ; cassure écailleuse ou cirreuse; couleurs : le blanchâtre, le gris, le rouge de chair. Les minéralogistes ne sont point d'accord sur la véritable nature de cette substance qui forme la base de plusieurs Roches. F. Pétrosilex et Roches
PÉTROSILICEIJSES.
11. Albite. a. En Cristaux appelés Schoris blancs par les anciens minéralogistes. On trouve ces Cristaux en Dauphiné, surun Diorile altéré, contenant aussi de l'Amiante, de l'Épidote et de l'Axinite; à Kérabinsk en Sibérie, à Arendal en Norwège, etc.
p. En aiguilles rayonnées ou en grains saccaroïdes. A Finbo et à Broddbo près de Fahlun en Suède, à Penig en Saxe et à Kimito, engagé dans le Granité. — Une variété de cette substance a été décrite par Hausmann et Stroraeyer, sous le nom de Kieselspath, parce qu'ils la considéraient comme un Feldspath mêlé de Silice. Mais, d'après l'analyse de Berzelius, elle serait formée d'un atome de trisilicate de Soude et de trois atonies de trisilicale d'Alumine; ou, en poids, de Silice, 70; Alumine, 19,5; Soude, 9,5. — Rose la considère comme une espèce à part, caractérisée par sa composition chimique et par sa forme primitive, qui, suivant ce cristallographe, est un parallélipipède irrégulier, dont les faces font entre elles des angles de 117" 53', 95" 5G', 115" 5'.
m. Felspath opalin, dit Pierre de Labrador ; à reflets ordinairement de deux couleurs, bleue et verte, et quelquefois jaune d'or; le fond de la Pierre est ordinairement gris. Se trouve dans Pile de Saint-Paul, sur les côtes du Labrador. D'après l'analyse de Klaprolh, cette substance est formée d'un atome de trisilicate de Soude, de trois atomes de trisilicate de Chaux et de douze atomes de silicate simple d'Alumine. Rose en fait une nouvelle espèce à laquelle il assigne pour forme primitive un solide Irès-voisin de celui que présente le Feldspath commun ; mais les deux clivages sensibles ne sont pas d'une égale netteté, et font entre eux un angle plus ouvert que l'angle droit.
IV. Anorthite. Substance très-rare, qui n'a été trouvée qu'en cristaux groupés dans des blocs de carbonate de Chaux, près du Vésuve. C'est encore une nouvelle espèce, suivant le chimiste de Berlin : elle est composée d'un atome de silicate de Magnésie, de deux atomes de silicate de Chaux, et de huit atomes de silicated'Alumine. Sa formeprimitiveestunparallélipipèdeirrégulierdont les angles se rapprochent beaucoup de ceux de l' Albite. Appendice.
1. Feldspath tenace, Jade de Saussure : laminaire ou compacte ; très-difficile à briser. Cette substance constitue, avec la Diallage, la Roche nommée Euphotide par Ilatiy, qui appartient au système des terrains serpentineux. /'. Eipuotiue.
2. Feldspath argiliforme ou Kaolin : très-friable . doux au toucher, d'une couleur blanche dans l'état de pureté, infusible. 11 provient delà décomposition d'une roche formée de Feldspath et de Quartz, à laquelle on a donné le nom de Pegmatite ; par cette altération, le Feldspath perd sa Potasse et devient réfractaire. Le Kaolin fait le fond de la porcelaine avec le Petunzéqui lui sert de fondant. Celui-ci n'entre dans le mélange que pour quinze à vingt centièmes, et il forme seul la couverte de cette précieuse matière. On trouve abondamment Pune et Pautre substances à S'- Yrieix, aux environs de Limoges.
Le Feldspath entre dans la composition d'un trèsgrand nombre de Roches qui appartiennent à presque toutes les époques de formation. Dans le sol primordial, il se montre à l'état de Feldspath phanérogène ou en grains, dans la Pegmatite, le Leplinite ou Feldspath subgranulaire, le Gneiss, le Granité, la Siénite, le Diorile; à l'état de Feldspath adénogène, il constitue une grande série de Roches divisée par Cordieren Roches pétrosiliceuses et Roches leucostiniques (/'. Roches feldspathiqees) ; c'est à cette série qu'appartient cette belle substance improprement nommée Porphyre globuleux de Corse, et à laquelle Monteiro a donné le nom de Pyroméride (V. ce mot). Dans quelques-unes de ces Roches, le Feldspath est disséminé en Cristaux au milieu d'une pâte pétrosiliceuse. A'. Porphyre. Enfin le Feldspath ou plutôt le Pétrosilex entre dans la composition d'un grand nombre de Roches appartenant aux terrains pyrogènes, telles que les Rélinites, Phonolites, Obsidiennes, Trachytes, Pumilcs, etc. y., pour l'histoire complète du Feldspath sous le point de vue géologique, les mots Rocue et Terrain.
Feldspath bled. Felsite, Kirw. Substance d'un bleu clair, trouvée près de Kricgiach en Styrie, et qui paraît devoir être rapportée au Feldspath ; mais son analyse a présenté des différences beaucoup trop sensibles pour que ce rapprochement puisse avoir lieu dans l'état actuel de nos connaissances; lescaraclèies de cette substance ont besoin d'être étudiés de nouveau.
Feldspath aptre. y. Andalodsite.
Feldspath calcahifère. F. Wollastonite.
Feldspath compacte. F. Pétrosilex.
Feldspath cubique. Petrilite, Kirwan. Substance qui se divise en fragments à peu près cubiques, et qu'on a prise pour un véritable Feldspath. Elle se trouve à Ehrcnfriedersdorf, en Saxe.
Feldspath décomposé. Vulgairement Terre à porcelaine, y. plus haut Feldspath argiliformeou Kaolin.
Feldspath globuleux, y. Diorite clodaire.
Feldspath Indianite. y. Indianite.
FELICEPS. ois. Nom donné par Darrère, à un genre qui comprend les Hiboux, y. Chouette.
FÉLICIE. Fclicia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussicu, et de la Syngénésie superflue, L., établi par Henri Cassini (BuIIet. de la Soc. Philomat., novembre 1818) qui lui assigne les caractères suivants : calatbide radiée, dont le disque est composé de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et les rayons de fleurons en languettes et femelles; involucre orbiculaire, formé d'écaillés nom-
!)ix'ii.ses, linùaiies, suliiilées, et à peu prés disposées sur (Jeiix raiiffs; réceptacle nu et convexe; ovaires ohovalcs, très comprimés, hérissés, surmontés d'une aigrette très courte, composée de poils blancs et lonj;uement i>Uimeux. Henri Cassini place le Felicia entre Vllenricia et VEurxbia, autres genres établis par le même auteur, aux dépens des Astères de Linné. Il parle de la grande afiSnité que ces genres ont entre eux, mais sans exprimer leurs différences. Serait-ce par les poils blancs très-longs du Felicia , ou bien par son réceptacle (clinanthc) convexe, «lu'il différerait de VHenri- (ia et de VEit/yhia ? C'est ce qui n'a pas été vérifié. Au surplus, on ne doit pas attacher plus d'importance que l'auteur lui-même, à la valeur d'un groupe qui n'a été établi (lue pour former une coupe parmi les nombreuses espèces d'Astères.
La Féi.icie TKKGiLE, Felicia fragilis, Cass.; Aster leiietiiis, L., doit être considérée comme l'espèce type du groupe. Celte jolie petite plante a la tige rameuse, garnie de feuilles linéaires, opposées inférieurement, et alternes dans la partie supérieure; ses fleurs forment des capitules solitaires au sommet des pédoncules ; leur ilisiiue est jaune, et leur couronne d'un blanc bleuâtre. Le cap de lionne-Espérance est la patrie de cette Synanlliérée, et on la cultive au Jardin Botanique de Paris.
L'auteur du genre Felicia y rapporte encore une auire plante du même pays, mais que ses caractères générii|ues semblent plutôt rapprocher de VEurybia. Dans l'incertitude de ses rapports, Cassini lui a donné le nom de Felicia dubia.
FELINS. ïï\M. Desmarest a établi , sous ce nom , une famille de Carnassiers qui comprend les genres Chat et Civette, y. ces mots.
FELIS. MASI. K. Chat.
FELOKGÈNE. bot. L'un des noms vulgaires du Chelidonitim majus. V. CiiÉi.inomE.
FELOUVE. BOT. Même chose que Fleuve. A', ce mot. FELSITE. jiiN. Synonyme de Feldspath bleu. V. ce mol.
FELSPATH. MIN. V. Feldspatu.
FEMELLE. zouL. bot. F. Géisération et Sexe. FÉMINIFLORE. ^CMirrti'/to/Ms. bot. C'est-à-dire composé de fleurs femelles.
FÉMORAL. Femoralis. zooL. Qui est dépendant de la cuisse, ou qui appartient à ce membre. F'EMDR. zooL. L'os delà cuisse, r. Squelette. FÉMUR. INS. OueI(|ues entomologistes ont désigné sous ce nom une partie de la patte des insectes, qu'on nomme généralement Cuisse. F. ce mot et Patte.
FENA. OIS. Synonyme ancien d'un Accipitre qui, selon Savigny, est le Gypaète, L. F. Gîpaète.
FENAKlîREGNE. bot. Nom vulgaire donné au Celtis (iiistralis, dans quelques cantons de la France méditerranéenne. F. Micocoulier.
FEiNASSE. bot. Nom vulgaire de VHeJysarum Oiiobrychis, L. I'. Sainfoin.
FEN-CUOl). MAM. La singularité des traditions chinoises, sur cet animal qui n'a probablement pas toujours été fabuleux, mérite que nous Irauscrivions ce que l'on trouve sur son compte dans les Mémoires des Missionnaires de la Cliiiio (t. iv, p. 481 ) d'après les ob-
servalions de physique de l'empereur Kanglii, cpii y sont lra<luites. « Le froid est extrême et presque continuel sur la côte de la mer du Nord, au delà du Tai-Tang- Kiang. C'est sur cette côte qu'on trouve l'animal Fen- Choii, dont la figure ressemble à celle du Rat, mais qui est gros comme un Éléphant. Il habite dans les cavernes obscures , et fuit sans cesse la lumière. On en tire un ivoire qui est aussi blanc que celui de l'Éléphant, mais plus aisé à travailler et qui ne se fend pas. Sa chair est très-froide et excellente pour rafraîchir le sang. L'ancien livre Chin-y-King parle de cet animal en ces termes : Il y a dans le fond du Nord, parmi les neiges et les glaces qui couvrent ce pays, un Rat qui pèse jusqu'à mille livres; sa chair est très-bonne pour ceux qui sont échauffés. Les Tsée Chous le nomment aussi Fen-Chou, et parlent d'une espèce qui est d'une moindre taille; elle n'est grande que comme un Buffle, s'enterre comme les Taupes, fuit la lumière et reste presque toujours dans les souterrains. On dit qu'ils mourraient s'ils voyaient la lumière du soleil et même celle de la lune. » Il est probable que de telles traditions ont leur source dans les grands ossements fossiles du pays.
FENDU. Fissus. bot. et zool. Se dit de tout organe divisé jusqu'à moitié; il est Partage quand la division s'étend jusqu'à la base.
FENDULE. BOT. Beauvois propose ce nom pour désigner, en français, le genre Fissiilcns. F. ce mot.
FENÉROTET. ois. Synonyme vulgaire du Pouillot, L. F. Sylvie.
FENESTRÉ. Fenestratiis. bot. On donne cette épitlièle aux organes qui, comme les feuilles du Dracontium pertusum, sont percés de trous à jour.
FENÊTRE OVALE ET FENÊTRE RONDE. zooL. On appelle ainsi deux trous pratiqués sur la paroi interne de la caisse de l'oreille moyenne; ces deux trous sont bouchés par une membrane tendue et très -élastique. F. Oreille.
FENNEC OD FENNEK. Fennecus. mam. Genre de Mammifères de la famille des Digitigrades, acluellcment composé de deux espèces ; l'une déjà découverte par Bruce dans le Sennaar, pays où toutes deux ont été récemment observées par Uemprisch et Ehrenherg, voyageurs prussiens qui en ont envoyé des individus entiers et des squelettes au Muséum de Berlin. Les mêmes voyageurs l'ont aussi rencontré dans le Dongola et le Darfour.
Ce genre avait déjà été établi par llliger,sous le nom de Megalolis dans son Prodrom. Mamm. C'est sous ce même nom que nous ferons l'histoire de ce genre, d'après les descriptions et les dessins que Retzius, médecin du roi de Suède, a fq,ils à Berlin, des peaux, des squelettes et des dents de ces animaux.
Ce genre avait été exclu dernièrement de la zoologie par Geoffroy Saint-Hilaire qui, dans les Mammifères lithographies publiés par lui et F. Cuvier, établit que l'animal décrit et figuré par Bruce, et auparavant par le consul suédois Brander, dans les Transactions de Suède, 1777, 5" partie, sous le nom deZerda, ne pouvait exister, au moins comme espèce, hors du genre Galago. « Chez le Fennec, la (|ueue un peu plus courte,
les oreilles plus longues, les meinlircs moins disproporlionnés que dans le Galago du Sénégal, les quatre doigts (et Geoffroy suspecte encore plus celle dernière observation), lui font considérer le Fennec comme une autre espèce de Galago, et le lui font séparer des animaux carnassiers. Ouant à l'excès que, chez le Fennec, le même zoologiste suppose aux membres postérieurs sur les antérieurs, il admet que, par ce caractère, le Fennec pourrait se rallacher aux Gerboises. Mais en même temps il soutient que la grandeur et la direction de ses yeux le ramènent au Galago, conséquence qui, selon lui, n'aurait rien de bien extraordinaire aujourd'hui qu'on connaît trois autres animaux faits sur ce modèle. Enfin, pour dernière et définilive conclusion, il propose le rejet des genres /^en«ec!/« et 7I/e^a;o//s, engageant à considérer provisoirement l'animal anonyme (c'est le nom donné au Fennec par Buffon) comme un Ouadrumane de la petite tribu des Galagos, et à attendre, pour en régler le sort comme espèce, que cet animal beaucoup trop célèbre ait été revu et plus amplement décrit. »
Nous n'avons rapporté les conclusions du système conjectural imaginé sur le Fennec par un aussi célèbre naturaliste, que pour prouver tout l'inconvénient des conjectures sur des questions qui ne sont solubles que par des faits. Nous ajouterons que le Fennec, loin d'avoir usurpé une injuste célébrité, comme on le pense, n'a pas même eu toute celle qu'il mérite, car il est figuré surlesmonumentségypliens etdevient ainsi une indication fort importante pour résoudre le problème de l'origine de ce peuple, problème dont Desmoulins a établi les données zoologiques dans un mémoire particulier (|ui fait suite à celui qu'il a publié antérieurement sur la jialrie du Chameau à une bosse (iMém. du Musée, t. x).
Déjà Desmarest (Mammalog. Encycl., p. 256) avait récusé , par les motifs suivants que confirme aujourd'hui la découverte des deux esiièces annoncées ici, l'exclusion prononcée par Geoffroy contre le Fennec: l» la différence notable de longueur entre les pieds de derrière et ceux de devant chez les Galagos, différence «lui, quoi qu'en ait dit Geoffroy, n'existe pas chez le Fennec; 2» le nombre des quatre doigts de celui ci, tandis que les Galagos en ont cinq, dont un pouce très-distinct et opposable; ô" le manque de pli au bord externe de l'oreille des Galagos, pli caractéristique du Fennec et des genres Chat et Chien; 4» l'extrême excès de grandeur des oreilles du Fennec sur celles du Galago ; 5" les moustaches très-fortes du Fennec, tandis que les Galagos ont à peine quelques soies à la lèvre supérieure (ces moustaches ont élé supprimées sur la figure du Fennec donnée par Geoffroy à côté de celle du Galago); C" la différence de longueur de la queue, plus courte que le corps dans le Fennec, plus longue au contraire dans les Galagos. l\ Megalotis.
FENOUIL. Fœniculum. bot. Famille des Ombcllifères, Pentandrie Digynie, L. La plante connue des anciens botanistes sous le nom de Fœnicuhim, fut rapportée par Linné à son genre Anethum, réunion que la plupart des auteurs ont admise. Cependant, AUioni (Flor Pedemont., vol. iv, p. 1539) sépara le premier les deux genres; son exemple fut imité par G.crlner
[de l'nict., 1, |). 103), par Hoffmann ( Uiiibellif. gênera, etc., édit. a», vol. 1, p. 120; Moscou, 1816), et par Eugenio Vêla, auteur d'un travail sur les Ombellifères, publié en 1821 dans les Amœnitad. natur.de las Espaonas de Lagasca. Ces auteurs ont ainsi caractérisé le Fœniculum : ombelle composée ; involucre et involucelles nuls; calice nul, à moins qu'on ne regarde comme lel, un rebord épais; pétales jaunes infléchis; étamines courbées en dedans; stigmates sessiles; akènes iietits, ovés-oblongs, à cinq stries, élevées, obtusiuscules; les marginales plus grandes et ù commissure plane.
Ce genre n'a pas été adopté par Sprengel, qui a publié, dans le Systema Fegelabilium, vol. vi, une dissertation de SchuUes, sur lesOmbelIifères. Cet auteur l'a réuni avec le genre Meuin de Tournefort. F. ce mot.
Le Fenouil officiival, Fœniculum officinale, Ail. ; Anelhum Fceniculum, L. , est une plante herbacée dont la tige est rameuse supérieurement; les feuilles deux fois ternées et composées de folioles linéaires, filiformes, glauques, et les fleurs d'un beau jaune et à grandes ombelles, sans involucelles. Elle croit principalement dans les lieux pierreux des contrées méridionales de l'Europe, en Grèce et en Orient, jusque dans les pays situés près du Caucase. Linné en a distingué (rois variétés déjà signalées par Gaspard Bauhin, sous les noms de Fœniculum rulgare, Germanicum; Fœniculum milgare Italicum; et Fœniculum sylvestre. Hoffmann (Syllab. Umbell. officin., p. 4) a aussi distingué de son côté les variétés suivantes : Fœniculum dulce, Fœniculum vulgare , et Fœniculum romannm. Enfin, le professeur De CandoUe, dans le Catalogue du jardin de Montpellier, a décrit comme simple variété du Fenouil, une plante élevée au rang d'espèce, sous le nom d'Anethum piperituni, par Bertoloni (,4«ia;?i. î7a/., p. 21). D'un autre côté, l'y^weiAî/HtrfM/ce; DC. ( Catal. Iiort. Monspel., p. 78 ), est synonyme du Fœniculum dulce de C. Bauhin , Pin., 147. Cette plante forme sans aucun doute une espèce distincte, puisque la culture n'a pas dénaturé ses propriétés. Cependant Lamarck assure qu'elle dégénère peu à peu, à mesure qu'on la resème; de sorte que dans l'espace de deux ou trois ans, elle devient Fenouil commun. En Italie, on la cultive pour l'usage culinaire, sous les noms de Finocchio dolce [Targ. Cors. agr. 2, p. 32) et Finocchio di Bologna. L'odeur du Fenouil est aromatique. Les Ilaliens le mangent, comme le Céleri, en guise de salade, et ses akènes servent aux confiseurs, pour en confectionner une sorte d'anis ou de dragées.
On a aussi nommé :
Fenouil annuel, VAinmi Fisnaga, L.
Fenouil d'eau, le Phellandrium aqualicum, L.
Fenouil de mer, le Crilhmum maritimuni, L.
Fenouil SAUVAGE, la Ciguë.
Fenouil tortc, le Seseli tortuosum, L.
FENOUIL MARIX. poLïP. et bot. Quelques naturalistes ont donné ce nom à un Polypier du genre Antipathes, Antipalhes fœniculacea, ainsi qu'àuuc Fucacéc, Fucus fœniculaceus.
FENOUILLET oc FENOCILLETTE. bot. Variété de Pommes. Les jardiniers distinguent le Fenouillel gris.
FER
le l'enouillet jaune el le Fenoiiillel ioin;e; ces trois variélés sont douées d'un goût très-parfunié.
FENTES. MIN. On ne doit donner ce nom, en géognosie, (|u'au.\ séparations qui ont été évidemment produites dans les minéraux el les roches, après leur formation, par l'écartement des parties séparées, et qui ne peuvent être attribuées à aucune autre cause.
Nous restreignons ainsi ce nom, parce qu'on a voulu l'étendre à beaucoup de séparations qui peuvent avoir eu cette cause, mais dans lesquelles elle n'est pas évidente. Ainsi, il est probable que beaucoup de filons sont des Fentes reni|ilies'; mais celte origine n'est ni génélale, ni même certaine dans un grand nombre de cas où elle parait vraisemblable. Il est aussi probable que certains vallons IrÊs-étroits, à parois presque verticales, ne sont que de grandes Feules opérées par l'écartement des parties de la montagne qu'elles coupent; mais celle origine ne peut pas s'élcndre avec la même certitude ù loules les vallées étroites.
Dans plusieurs cas, de prétendues fentes ne sont autre chose que des coupures faites par des affaissements, des actions érosives ou des fissures de stratilicalion relevée.
Four qu'une solution de continuité dans une roche ou dans un minéral, ait ce caractère et reçoivece nom, U faut, ou que le phéuoméjie ait été produit dans les temps historiques, et que, par conséquent, la cause ne puisse être douteuse, ou que les angles ou saillies d'une paroi soient parfaitement correspondants aux angles ou dépressions de l'autre paroi.
Lorsque les séparations ne sont, pour ainsi dire, (|u'indiquées, que les deux parois ne sont pas écartées, ou les appelle Fissures. Lorsqu'il y a entre les parois plus ou moins d'espace, celle séparation porte le nom de Fente.
Les Fissures ne s'appliquent guère qu'aux minéraux ou aux roches considérées en petit.
Plusieurs minéraux sont plus susce|)tibles que d'au- Ires d'être fissurés ou fendillés dans des sens qui ne sont pas parallèles aux joints de la structure.
Parmi les minéraux nous citerons iilus particulièlement le Quartz; l'Opale, qui ne doit probablement ses couleurs qu'à une miillilude de petiles fissures presque imperceptibles ; le Feldspath vitreux, dont les fissures ou glacières ne sont pas toujours parallèles aux joints de la cristallisation; le Béril aigue-marinc, le Soufre, etc.
Parmi les roches, cette considération est d'une plus glande importance : la manière dont les Fentes s'y dirigent donne souvent aux roches ou à leurs fragments des aspects très-différents.
Pour les indiquer, nous prendrons pour bases les Fissures de stratifications, qu'il faut bien soigneusement distinguer des Fentes et Fissures dont nous parlons.
Tantôt les Fentes tombent obliquement sur le plan de stratification, et, se croisant en outre sous des angles obtus et aigus, elles divisent ces roches en fragments à peu prés rhomboïdaux : c'est le cas d'un grand nombre de roches, el c'est surtout celui des schistes argileux, des houilles, des prélosilex, des rélinites, des porphyres, des trappes, etc.
Tantôt les Fentes tombent perpendiculairement sur les plans de stratification, et se croisent à peu près ."> angle droit; elles divisent alors les roches en grandes masses parallélipipédiques : telles sont la plupart des roches calcaires, et notamment le calcaire grossier. Cette disposition produit des escarpements verticaux, ou étages de grandes marches à parois horizontales et verticales. On reconnaît cette disposition dans les grès; on l'observe aussi, mais plus en petit, dans les lignites.
Dans un troisième cas, les Fentes sont encore à peu près perpendiculaires sur le plan de stratification ; mais elles se croisent sous des angles tantôt très variés, tantôt assez constants : elles divisent alors les roches en prismes à plusieurs pans, dont le nombre des pans et les valeurs des angles offrent, dans les mêmes roches, de grandes différences; tels sont les basaltes, les porphyres, les gypses saccaroïdes, grossiers, etc.
Enfin, dans quelques roches, les Fentes, ne suivant aucune règle, sont pour ainsi dire multipliées à l'infini; les roches se divisent alors, avec la plus grande facilité, en pièces angulaires de toutes sortes de formes. On ne peut obtenir de ces roches presque aucune véritable cassure ; c'est celte disposition que nous désignons par le nom (ic fragmentaire. Les pliyllades, les ophioliles, les jaspes schistoïdes, les wakites, les Irappites, les porphyres, les euriles, les marnes, les houilles offrent souvent celle disposition.
Les Fentes se propagent quelquefois, assez souvent même, d'un terrain dans un autre, à de très-grandes distances; mais celles-ci ont, presque toujours, un caractère particulier, et probablement une autre cause que les autres : elles tiennent évidemment aux grands mouvements qui ont dérangé, transposé et brisé les couclies super fîcielles et peut-être aussi les couches profondes du globe. Nous avons dit quelques nu)ts de ces Fentes au commencement de cet article, et nous devons en compléter l'histoire en traitant de la structure de l'êcorce solide du globe, au mol Terre ; nous dirons seulement que nous pouvons prendre une idée du mode de formation de ces Fentes , de leur disposition mutuelle, suivant lu direction de l'action qui les a produites, en observant celles qui se forment constamment sous nos yeux dans les glaciers, f^. Filons et Terrains.
FENUGREC. UOT. Espèce du genre Trigonelle. F. ce mol.
FER. aiis. Anciennement Mars; Eiseii des Allemands; IroH des Anglais. L'un des métaux dont l'industrie humaine retire le plus d'avantages. Répandu dans la nature avec une abondance proportionnée à sou utilité, il appartient aux différentes classes de terrains, et correspond par conséquent à toutes les époques de formations. Considéré minéraIogi(|uement , il est la base d'un genre composé de dix -huit espèces qui le présentent ou libre ou combiné avec l'Oxigène,le Soufre , T Arsenic, le Carbone, et queUiiics Acides. La découverte de ce métal remonte au delà des temps historiques, et cependant le Fer, tel (|ue l'offre la nature en immense quantité, a un aspect bien différent de celui dont l'usage nous est familier. Les
nialières élrangères auxquelles il est uni, iiii comniiininiient le pliisoniinairenient iineapparejicede rouille, (|ui en masque toutes les propriétés ; et pour être assorti à nos besoins, il exige l'emploi de procédés Irès-compliqués, qui supposent une industrie déj;"l perfectionnée. Aussi, les peuples ont-ils fait d'autant plus d'usage de ce métal, qu'ils étaient plus avancés dans la civilisation. Le Fer, lorsqu'il est ainsi ramené à l'état de pureté par les procédés métallurgiques, a les propriétés suivantes : sa couleur est d'un gris obscur, métallique; sa texture est ordinairement grenue et un peu lamellaire; il est ductile, et se laisse réduire en fils d'un très-petit diamètre; il est magnétique, et sous la forme de barreau, il s'aimante soit naturellement, lorsqu'il est soumis dans une certaine position à l'action du globe terrestre, soit par des moyens artificiels, tels que la percussion ou le frottement contre un corps déjà aimanté. Son système de cristallisation parait être le régulier. Sa pesanteur spécifique est de 7,788; son éclat est vif; sa dureté considérable; et lorsqu'il est à l'état d'Acier, cette dureté surpasse celle des autres métaux. 11 est extrêmement tenace : un fil de Fer d'un dixième de pouce soutient, sans se rompre, un poids de deux cent vingt-cinq kilogrammes. — Le Fer n'entre en fusion qu'à une haute température : il faut une bonne foige pour le fondre; mais à l'aide de la chaleur, on peut le ramollir et lui faire prendre toutes les formes imaginables. Pour le convertir à nos usages, on le fait passer par trois états différents, qui ont reçu les noms de Foule, de Fer forgé et à' Acier. Les minerais qui servent à son extraction, sont principalement les divers Oxydes et le Carbonate de Fer. On les soumet à quelques opérations préparatoires, telles que le lavage, le bocardage ou le grillage, puis on procède à leur fusion dans les hauts fourneaux, en les mettant en contact avec le charbon. Tar l'effet de la calcination , ce combustible s'empare d'une partie plus ou moins considérable de leur oxygène, et les transforme en Fer fondu, ou en Fonte, qui se rassemble dans un creuset. On la coule ensuite dans un sillon de sable, où elle se moule en long prisme triangulaire, qu'on appelle Gueuse. La Fonte parait être composée essentiellement de Fer uni à quelques centièmes de charbon ; on en dislingue deux espèces, d'après la cassure : la Fonte blanche qui est lamelleuse, dure et cassante, la Fonte grise qui est grenue et plus flexil)le. On attribue cette différence à la proportion de chaibon, qui est plus graude dans la Fonte grise que dans la blanche. — La Fonte est ensuite soumise dans un second fourneau, ft un feu d'affinerie, dont l'effet est de brûler le carbone de la Fonte, et d'amener celle-ci à l'état de Fer pur. On expose ensuite ce Fer à l'action d'un gros marteau, pour le forger, c'est-à-dire pour en rapprocher les parties, et leur donner plus de liant et de ductilité. Il existe en Catalogne, dans les Pyrénées, et en beaucoup d'autres endroits, des minerais assez fusibles, pour donner immédiatement du Fer, sans avoir passé par le fourneau de fonte. Nous reviendrons à la fin de l'article, sur les divers traitements que l'on fait subir aux minerais de Ferpour en obtenir le métal. — Le Fer forgé, mis en contact avec du charbon, et ramolli par l'action du feu, se
pénètre de cette malière, et se convertit en Acier. 11 devient alors susceptible d'acquérir un très - grand degré de dureté par l'opération de la trempe, r. Acier. Les usages du Fer, dans chacun des trois états où nous venons de l'envisager, sont trop multipliés et trop connus, pour avoir besoin d'être décrits dans cet ouvrage. Les mines qui fournissent le Fer forgé le plus estimé, sont celles delà Suède et delà Norwège; l'Angleterre en possède aussi, qu'elle exploite avec beaucoup d'avantage, à cause de ses nombreuses mines de Houille. Il y a de très-bon Fer en France, mais en moins grande quantité; les exploitations et les usines y sont répan dues dans un grand nombre de départements, tels que la Haute-Marne, la Haute-Saône, la Côte-d'Or, la Dordogne, la Nièvre, etc. : on compte au delà de cinq cents fourneaux de fonte, et de quinze cents feux d'afiînerie. produisant annuellement une quantité de Fer d'environ quatre millions de (juintaux. —Passons maintenant à l'histoire des diverses esjièces minérales qui composent le genre dont le Fer est la base. Ces espèces , au nombre de dix-huit, sont le Fer natif, le Fer oxydé magnétique, le Fer oxydé rouge, le Fer oligiste, le Fer arsenical, le Fer sulfuré jaune, le Fer sulfuré magnétique, le Fer sulfuré blanc, le Fer carburé, le Fer hydraté, le Fer calcaréo-siliceux, le Fer carbonate, le Fer phosphaté, le Fer chromaté, le Fer arséniaté, le Fer oxalaté, le Fer sulfaté, et le Fer sous-sulfaté.
1. Fer natif. Le Fer natif, en masses à peu près cubiques, a été cité anciennement par Wallerius, et paraît avoir été retrouvé récemment par un voyageur français, à Galara, en Afrique, vers le haut du fleuve Sénégal. On a trouvé aussi des masses du même métal à Kamsdorif en Saxe; elles y étaient engagées dans une gangue composée de Fer hydraté, de Calcaire brunissant et de Baryte sulfatée. Schreiber, inspecteur des mines de France, a observé du Fer natif en stalactites dans un filon des environs de Grenoble. On en a cité encore dans quelques autres endroits; mais il paraît n'avoir qu'une existence accidentelle dans la nature. Le plus souvent il la doit à l'action des feux volcaniques, des incendies de houillères, et des météores ignés. Mossier a découvert du Fer natif volcanique dans un ravin creusé par les pluies à travers les laves de la montagne de Graveneire, département du Puy-de- Dome. 11 a trouvé aussi de l'Acier natif près d'une raine de Houille, à la Bouiche,dans le département de l'Allier; et ayant remarqué des matières vitrifiées dans le voisinage, il conjectura que la Houille avait; subi un incendie, et que l'action de la chaleur avait pu convertir l'oxyde de Fer en Acier. C'est pour rappeler cette origine, que HaUy a donné à cet Acier le nom de Pseudo- Volcanique. Enfin il existe un Fer natif météorique, disséminé en grains dans ces masses pierreuses nommées Aérolilhes, qui tombent de temps en temps de l'atmosphère (K. la Description et l'histoire de ces pierres remarquables au mot Météorites). On rapporte à la même origine des masses considérables de Fer, qui ont été observées à la surface du sol, sur de hautes montagnes, où il est probable que la main des hommes n'a pu les transporter. Ce Fer est ordinairement criblé de cavités, et présente dans sa composition tous les