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sent et se développent. La plupart des Flustiées présentent un ovaire sphéroïde, toujours placé dans la partie supérieure de la cellule, le recouvrant souvent en partie; leur ouverture ainsi que leur surface diffère en général de celle des cellules. La couleur des Flustrées est en général un fauve plus ou moins blanchâtre. Il y en a de rougeâtres et de grisâtres; elles ne présentent jamais les brillantes nuances des Corallinées ou des Sertulariées.
Livrées à elles-mêmes et sans support, aucune des espèces que l'on connaît, ne s'élève à deux décimètres, mais attachées sur les feuilles ou autour des rameaux des grandes Hydrophyles, elles les cachent sous une enveloppe crétacée , qui s'étend quelquefois sur la plante entière sans aucune interruption. Les Fluslres habitent toutes les mers; on les voit à toutes les profondeurs, sur les plantes marines pélagiennes ainsi que sur" celles qui couvrent les rivages dans les environs des terres polaires, de même que sous le soleil brûlant des tropiques. L'antique Océan en renfermait dans son sein, ainsi que des Cellépores, et l'on en découvre les empreintes ou les débris dans les terrains calcaires marins et partout où il y a des Coquilles fossiles.
Olassen et Polvesen , dans leur Voyage en Islande, disent que les habitants de cette île se servent, pour chiquer, d'une espèce d'Eschare en guise de Tabac, et qu'ils lui trouvent une amertume aromatique dont le goût est analogue à celui du Gingembre. Non-seulement il reste à savoir de quelle espèce ces auteurs ont voulu parler, mais encore si c'est bien une véritable Flustrée. Ces voyageurs ne se servent pas de ce mot, mais de celui d'Eschare que l'on a donné également à des Rétépores; et comme d'après ces naturalistes, cette production marine est prise pour une plante par les Islandais, et que les Flustrées ont plus de rapports avec les végétaux que les Polypiers solides et pierreux, nous avons cru pouvoir parler, dans les généralités sur les Flustrées, de Pusage singulier auquel les habitants de cette île hyperboréenne emploient une espèce qui nous est inconnue, et qui sans doute le sera encore longtemps.
L'ordre des Flustrées se compose maintenant des genres Bérénice, Phéruse, Elzérine, Flustre et Electre. ^. ces mots.
FLUSTROIDE. ins. Espèce du genre Crisie. A'. ce mot.
FLUTE. rois. L'un des noms vulgaires delà Murène ordinaire.
FLUTEAU OD PLANTAIN D'EAD. bot. V. Amsma.
FLUTE DU SOLEIL, ois. Espèce du genre Héron.
FLUTEUR. OIS. Esi)èce du genre Cassican. y. ce mot. On a aussi donné ce nom à un Gros-Bec et à un Mérion. V. ces mots.
FLUTEUSE. ois. Syn. vulgaire de l'Alouette Lulu. /'. ce mot.
FLUTEUSE. BEPT. Espèce du genre Raine. V. ce mot.
FLUVIALES. BOT. Synonyme de Nayades. V. ce mot.
FLUVIALIS. BOT. Micheli avait établi sous ce nom le genre que plus tard Linné nomma Nayas, et auquel Adanson a vainement tenté de restituer le nom imposé par Micheli. f^. Natade.
FLUVIATILES (plantes), bot. On nomme ainsi les plantes qui vivent dans l'eau courante des fleuves.
FLUX. MiP!. On donne ce nom aux matières que l'on projette dans les creusets ou dans les fourneaux, pour accélérer la fusion des rainerais. Dans les essais métallurgiques, oft emploie ordinairement deux sortes de Flux : le blanc et le noir. L'un et l'autre sont du souscarbonate de Potasse , obtenu de la déflagration d'un mélange de Nitre et de Tartre, et que salit quelquefois une portion de chaibon, ce qui forme alors leFlux noir.
FLUX. GÉot. y. Mer.
FLYNDKE. pois. Espèce du genre Pleuronecte. /^. ce mot.
FOC A. BOT. Selon L'Écluse, la plante ainsi nommée par les Arabes serait le Schœnanthe. Selon quelques voyageurs le Foca serait un fruit exquis de Formose; peut-être une espèce de Melon.
FŒNE. Fœnus. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Pupivores, section ou famille des Évaniales (Règne Anim. de Cuvier), établi par Latreille qui lui assigne les caractères suivants : antennes filiformes ou insensiblement plus grosses vers le bout, plus courtes que le corps, droites, de treize articles dans les mâles, et de quatorze dans les femelles ; labre longitudinal et linéaire; mandibules, du moins dans les femelles, armées de trois dentelures dont l'inférieure forte et crochue ; palpes filiformes, les maxillaires de deux articles elles labiales de quatre ; languette presque en forme de cœur allongé, entière ou à peine échancrée; tête presqu'ovoide, portée sur une sorte de cou; corselet comprimé; ailes supérieures offrant une cellule radiale très-grande, un peu ondulée, et deux cellules cubitales aussi très- grandes dont la seconde va jusqu'au bout de l'aile, chacune d'elles recevant une nervure récurrente; jambes postérieures en massue; abdomen composé de sept anneaux, pédicule, allongé, comprimé, terminé insensiblement eu massue, avec une tarière de trois soies.
Les Fœnes sont des insectes remarquables par l'allongement de leur abdomen terminé en forme de massue. Ce caractère les distingue des Évanies et des Aulaques entre lesquelles ils doivent être placés. Cet abdomen est très-mobile , et Pinsecte le relève ordinairement lorsqu'il se pose sur les fleurs dont il pompe les sucs pour se nourrir. Il est muni d'une tarière saillante dont les femelles se servent pour déposer leurs œufs dans l'intérieur des habitations ou dans le corps des larves de certaines Abeilles solitaires et des Sphex. Les Fœnes sont donc carnassières et parasites à leur premier état. L'insecte parfait est remarquable par l'habitude qu'il a de se tenir accroché à l'aide de ses mandibules, et presque perpendiculairement aux liges de plusieurs piaules, lorsque le temps vient à être mauvais et quand la nuit arrive. Les mandibules sont organisées tout exprès; elles présentent â leur côte interne une dent crochue, construite sur un modèle particulier, et qui paraît bien avoir pour but de favoriser cette curieuse manœuvre. Latreille (Précis des caract. génér. deslns.,p. 113) avait désigné ce genre sous le nom de Gasteruption ; il a depuis adopté celui de Fœnus employé par Fabricius. On doit considérer comme lype du genre le Fœnus jaculalnr, Fabr., très -bien figuré par Jurine (Class. des HyménopL, pi. 7). Il est le même que l'Ichneumon tout