EGA
loppe de ce même liquide dont il cherche ù s'affranchir lorsqu'il est arrivé au contact de l'atmosphère.
EFf EUILLAISON. BOT. Synonyme de Défeuillaison. y. ce mot.
EFFLORESCENCE. mih. Matière pulvérulente, qui se manifeste quelquefois à la surface de certaines substances minérales; elle est presque toujours due à un cliangement d'état qu'éprouve la substance, par la perte de l'un de ses matériaux: l'eau, par exemple, qui peut être absorbée par l'atmosphère. L'efflorcscence peut aussi être le résullat de l'eau et de l'oxigène procurés par l'atmosjjhère à la substance sucocssivement décomposée et surcomposée par l'action de ces principes. Dans ce dernier cas, si l'on observe à la loupe la matière qui constitue l'efïlorescence, on lui observe presque toujours une forme cristalline régulière, et les propriétés dont elle jouit, sont souvent différentes de celles qui caractérisaient la substance avant son efflorescence.
EFFODIENTIA. mam. r. Fouisseurs.
EFFRAIE. OIS. Espèce du genre Chouette. Lesson, dans sa méthode de classification, en fait le type d'un sous-genre.
EGA. Ega. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Tioncatipennes, institué par Solier qui lui assigne pour caractères : antennes de onze articles ; le i)remicr ovalaire, renflé; les trois suivants obconiques, allongés ; le dernier ovalaire, aigu; palpes maxillaires de (lualre articles; le deuxième long et linéaire, un peu arqué; le troisième peu allongé, conique; le dernier ovalaire, terminé brusquement par une petite pointe; mandibules saillantes, aiguës, étroites à l'extrémité, larges ù la base; menton large, échancré, avec une dent courte au milieu de l'échancrure, et les lobes latéraux aigus; labre petit, transverse, très-légèrement échancré; épistome saillant, rétréci et tronqué antérieurement; yeux grands et saillants ; tête subrhomboïdale, rétrécie brusquement à sa partie postérieure, en un col court; prolhorax étroit, rétréci postérieurement, arrondi et convexe antérieurement; élytres gibbeuses, tronquées carrément à l'extrémité ; angles huméraux, saillants et arrondis; pattes grêles; jambes antérieures dilatées à l'extrémité, échancrées au côté interne, les quatre postérieures filiformes; tarses grêles, avec le premier article aussi long que les deux suivants réunis; le dernier étroit, filiforme et allongé. L'Éga amdicoïde, Ega aitthicoides, seule espèce connue, est d'une couleur lestacée, assez claire, avec le corselet convexe, lisse, couvert de quelques poils et marqué de deux lignes longitudinales plus obscures; élytres sillonnées, avec un enfoncement profond et transversal près de sa base, violettes avec des reflets noirs et trois points blanchâtres chacune; les intervalles d'un sillon à l'aulre ont des points écartés et des poils assez longs ; les i»attes sont pâles avec l'extrémité des cuisses plus obscure. Taille, deux lignes environ. Du Brésil.
ÉGAGROPILE. ïooL. Concrétion qui se forme dans l'estomac et les intestins de divers Mammifères, par l'accumulation des poils que ces animaux avalent en se léchant. Ces poils se feutrent, se pelotonnent, et il en
résulte des concrétions susceptibles , par le volume qu'elles acquièrent quelquefois, de causer la mort de l'animal qui les porte. Lorsque les Égagropiles sont anciennes, leur surface s'use et se polit par le frottement. Elles ressemblent alors à d'énormes calculs enveloppés d'une substance qui présente quelques rapports avec de la bile durcie.
ÉGAGROPILE DE MER. bot. On trouve fort communément sur certains rivages, particulièrement sur ceux de la Méditerranée, des corps globuleux ou aplatis, qui ressemblent parfaitement, au premier coup d'œil , ;'i un feutre formé de poils d'animaux, et qu'lmperalus soupçonna être d'origine végétale et non animale, comme l'avait fait penser la similitude de ces corps avec les Égagropiles qu'on trouve dans l'estomac des Ruminants. Draparnaud appela de nouveau l'attention des naturalistes surce point, dans le Journal d'Histoire naturelle que rédigeaient à Bordeaux, versla fin du dernier siècle, Capelle et Villers. 11 a prouvé que ces prétendus Égagropiles de mer n'étaient que la fibre de la partie inférieure des Zostères , feutrée autour de quelque fragment de leurs tiges, à l'aide d'un certain mouvement de la mer. Il croyait ce mécanisme propre à la Méditerranée. La savante dissertation de ce naturaliste donna lieu à une grande controverse où se trouvèrent impliqués des botanistes qui avaient pris le Conferra amphibia de certains rocs humides pour le Conferva jEgagropila des grands lacs du Nord, et celle-ci pour la même chose que l'Égagropile de mer. On a depuis retrouvé les Égagropiles d'imperatus sur d'autres rivages, particulièrement ceux du Pas-de-Calais, devant Ambleteuse, et en plusieurs endroits de la baie de Cadix. Partout on y a reconnu, comme feu Draparnaud, la base des touffes de Zoslère, et dans leur centre des restes de racines de cette plante. Cependant on y trouve aussi en assez grande abondance d'autres Égagropiles dépourvues de tout ce qui peut indiquer les Zostères. Ceux-ci sont des Égagropiles véritables qui proviennent sans doute soit de quehiues Ruminants noyés, soit de ceux qu'on tue dans plusieurs vaisseaux où l'on prend quelques-uns de ces animaux pour les besoins des passagers, soit enfin des bêtes à cornes que l'on tue «luelquefois en giande quantité, dans le voisinage de la mer, pour le service d'armées nombreuses. De pareils Égagropiles véritables , qui ont pu être trouvés dans des circonstances analogues, justifient en quelque sorte l'obstination avec laquelle quelques personnes, même depuis les observations de Draparnaud , ont prétendu que les Égagropiles de mer étaient d'origine animale.
ÉGALA DE. BOT. De Candolle, dans sa Flore française, désigne sous ce nom une fort grosse variété de Châtaignes, cultivée dans le midi de la Fiance.
ÉGÉNOLPHIE. Egenolphia. bot. Ce genre de Fougères, placé par Schott (Gen. Filic. fasc. iv, 1. 1 ) dans la famille des Polypodiacées, fait partie du genre Po- Ixbolria de Ilumboldt et Bonpland. /'. Polybotrye.
ÉGÉON. Egeon. crcst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, section des Salicoques ( Règn. Anim. de Cuv. ), fondé par Risso ( Hist. nat. des Crusl. des environs de Nice, p. 99) qui lui assigne pour
Cî
caiaclères : anleiiiies intérieures lermim'es par Irois filets; corps couvert d'un têt solide, aiguillonné; point de rostre; les pattes de la première paire monodactyles. Ce nouveau genre, que LatreiUe croit avoisiner, dans l'ordre naturel, les Pénées et les Crangons, a beaucoup d'analogie, suivant Risso, avec certains Paléinons , dont il diffère cependant par l'absence de tout rostre, par la forme particulière de la première paire de pattes qui est monodactyle; par les plaques de l'extrémité de la queue, qui ne sont point réunies; enfin, par les sortes de cuirasses solides, qui couvrent le corps. Risso décrit une seule espèce :
Égéo:* cuirassé. Etjeon loricatus, Risso, ou le Cancer, tab. 5, fig. 1 d'Olivi (Zool. Adriat.). Ce Cruslacé, confondu avec plusieurs espèces qui en diffèrent beaucoup, est remarquable, suivant Risso, par les particularités suivantes : son corps est allongé, un peu arqué, recouvert d'un tel fort dur et solide, d'un blanc rougeàtre, finement pointillé de pourpre. Le corselet est traversé longitudinalenient par sept rangs de piquants, courbés en devant, placés les uns au-dessus des autres, et formant une sorte de cuirasse; les yeux sont petits, grisâtres, rapiirochés, presque sesslles. Les pièces latérales sont triangulaires et ciliées; les antennes intérieures sont courtes et poilues, les extérieures, trèslongues; les palpes sont allongées et garnies de poils; la première paire de pattes est monodaclyle, la seconde didactyle, la troisième longue et grêle; les deux dernières sont épaisses, garnies de quelques poils et terminées par des crocliels aigus; l'abdomen est composé de six segments chargés de proéminences raboteuses, et de cavités flexueuses et irrégulières, qui semblent représenter diverses figures sculptées en relief; le dernier segment est recouvert d'épines. Les écailles natatoires sont ovales, oblongues, ciliées, non adhérentes à la plaque inlermédiaire, qui se termine en pointe. Cet Égéon habite la Méditerranée et l'Adriatique, il se tient a une profondeur de deux à trois cents mètres, sur des fonds rocailleux , et ne s'approche ordinairement des cotes que pendant l'été. On le prend difficilement, et sa chair n'est pas aussi estimée que celle des Palémons. La femelle dépose ses œufs, qui sont rougeàtres, pendant le mois de juin; elle choisit, pour s'en débarrasser, les endroits couverts de plantes marines.
ÉGÉONE. Egeon. moll. Montfort, dans sa Conchyliologie systémati(iue (T. i, p. 166) , donne ce nom à une petite Coquille fossile, niultiloculaire, lenticuliforme, qui se trouve en très-grande abondance à Claudiopolis en Transylvanie. Elle y est même répandue à un tel point qu'elle rend stériles de vastes plaines, et que, parfois remplie de Ker, elle est en exploitation pour l'oxide de ce métal. Elle a été figurée sous le nom de XaïUilHS lenticularis , par Von-Fichtel (Testac. microscop., p. 57, lab. 7, fig. n), et Montfort l'a considérée comme type d'un nouveau genre qu'il a caractérisé de la manière suivante ; coquille libre, univalve, cloisonnée et cellulée, lenticulaire ; lest extérieurement strié et tubercule ou criblé en rayons, recouvrant la spire intérieure; bouche inconnue; dos ou marge caréné ; centres bombés et relevés. D'après ces caractères, ce genre rentrerait assez bien dans les Nummulites ou
les Rolalites qui en sont voisines, el qui en présenleiU les traits principaux : aussi ce genre, comme la plupart de ceux de Montfort, n'a point été admis. Il a cité comme espèce servant de type l'Égéone perforé, Egeon peiforatus, qui est petit, diaphane, criblé de trous et hérissé de côtes opaques. Il n'a que deux lignes de diamètre.
ÉGÉRAN. MIN. Nom donné par Werner, à un minéral du pays d'Eger en Bohême, dont il a fait une espèce particulière, mais que les chimistes el les cristallogra- . phes s'accordent à regarder comme une variété cylindroïde ou bacillaire d'Idocrase. f^. ce dernier mot.
ÉGÉRIE. Egetia. mou. Félix de Roissy, dans le Buffon de Soniiini, a proposé ce nom pour la Galalhée ( r. ce mot ) que Bruguière avait séparée comme genre dans les planches de l'Encyclopédie, et qui avait été admise par Lamarck et presque tous les autres conchyliologues. Pour opérer ce changement, l'auteur se fondait sur ce qu'un genre de Crustacés portait déjà le même nom. ce qui introduisait une sorte de confusion dans la nomenclature.
ÉGÉRIE. Egeiia. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Triangulaires (Règne Anim. de Cuv. ), établi par Leach, cl ayant pour caractères : antennes extérieures courtes, insérées sur les côtés du rostre, ayant leur second article beaucoup plus court que le premier; pieds-mâchoires extérieurs ayant leur troisième article droit sur son bord interne, et terminé par une pointe ; serres minces, linéaires, doubles du corps en longueur chez les mâles, à peu prés égales dans les femelles, beaucoup plus courtes dans les deux sexes que les autres pattes qui sont très-grêles, celles de la seconde paire ayant cinq fois la longueur du corps; carapace triangulaire bosselée et épineuse , terminée par un rostre assez court, bifide, à pointes divergentes; yeux beaucoup plus gros que leurs pédoncules; orbites ayant une double fissure à leur bord supérieur. Ce genre, qui ne parait pas élre fondé sur des caractères d'une grande importance, a été réuni par Lalreille à celui des Doclées. F. ce mot. Il renferme une espèce :
L'Égérie de l'Isde, Eyeria Inilica de Leach (Zool. Mise. T. II, tab. 7.5), a été figurée sous le nom de Cancer par Herbst (tab. 16, fig. 93). Elle habite les mers de l'Inde.
ÉGÉIvITE. BOT. CRTPT. A'. ^CÉRITE.
ÉG1ALITE. /Egialitis. bot. Genre de la famille des Plumbaginées el de la Pentandrie Penlagynie, L., établi par R. Brown (Protlr. Flor. Nov.-JloU., p. 426) qui l'a ainsi caractérisé : calice marqué de plis saillants, à cinq dents et coriace; corolle à cinq pétales dont les onglets sont réunis; cinq étamines insérées sur les pétales; cinq styles; stigmates en tête; conceptacle anguleux, presque cylindrique, sans valves et coriace; graine unique, germant sans albumen, à plumulc visible. La seule espèce connue est V/Egialitis anniilata, Br., loc. cit., arbrissciu très-glabre, el qui croit parmi les Rhizophores dans la Nouvelle-Hollande. Ses rameaux sont fragiles, raaniués d'empreintes aiinelées, formées par les cicatrices des pétioles. Les feuilles sont alternes, sans stipules, planes, coriaces, ovales.
Irèsenlières; leur pétiole est bordé et forme une gaine dilatée à la base. Les fleurs, disposées en épis paniculés, sont blanches et accompagnées de trois bractées. ÉGILOPE. BOT. r. yEciLOPE.
ÉGINÉTIE. BOT. r. yEGINÉTIE.
ÉGIPPIA. OIS. Synonyme d'Oularde, Otis Tarda, L.
r. OCTARDE.
ÉGITE. OIS. Synonyme de Linotte. T. Gros-Bec.
ÉGLANTIER. POIS. Espèce du genre Raie. F. ce mot.
ÉGLANTIER, bot. Espèce du genre Rosier, Rosa Eglanteria , L. Ce nom est quelquefois, mais à tort, étendu à tous les Rosiers sauvages.
ÉGLANTINE. BOT. L'un des noms vulgaires de l'Ancolie, Jquilegi'a vulgaiis.
ÉGLÉ. /Egle. bot. Une plante que Linné avait placée dans le genre Cialœva, et qu'il désignait sous le nom de Cratœva Marmelos, fut de nouveau examinée par Correa de Serra qui, dans le cinquième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, p. 222, reconnut ses affinités avec les Aurantiacées, et en forma le type d'un nouveau genre. Mais jamais il n'a été nommé Correa, comme Poiret l'a dit et répété dans ses ouvrages. Interprétant mal une citation, et n'ayant pu la vérifier, ce botaniste aura sans doute pris le nom de l'auteur cité pour celui du genre; au reste, une semblable erreur a été commise pour le genre Doryanthes, établi également par Correa. Le professeur De Candolle (Prodrom. Reg. Feget. T. i, p. 338) admet aussi le genre Églé au nombre des Aurantiacées, en lui donnant pour synonyme le genre Belou d'Adanson, et il en exprime les caractères de la manière suivante : fleurs dont toutes les parlies sont en nombre ternaire ou quinaire; calice à trois ou à cinq dents; (rois à cinq pétales; trente à trente-six étamines libres, ayant de longues anthères linéaires et mucronées; stigmate presque sessile; fruit bacciforme, devenant ligneux par la maturité, conoïde, à plusieurs loges polyspermes; spermoderme charnu, couvert de mucus; oreillettes des cotylédons Irès-courtes. Les espèces de ce genre sont des arbres épineux, à feuilles trifoliées et denticulées. De Candolle (loc. cit.) en mentionne deux , dont la suivante est la plus remarquable :
Églé Marmelos. /Egle Marmelos, Corr.; Cratœra Marmelos, L. , figurée dans Eoxburgh (Plantes de Coromandel, lab. 143) et dans Rhéede (Hort. Malab. ô, t. 37) sous le nom de Covalam. Cet arbre croît dans les Indes-Orienlales; il s'élève à une grande hauteur; son tronc est fort épais, garni au sommet de branches nombreuses; les feuilles sont alternes et ternées; la foliole du milieu est péliolée ; le fruit a douze loges, et il contient une pulpe visqueuse , très-agréable aux Indiens, tandis que les Européens la rejettent à cause de son odeur trop forte et de sa saveur trop fade. Cependant, après qu'on a fait cuire ces fruits sous la cendre, qu'ils ont été apprêtés avec du sucre, et qu'on en a rejeté les noyaux qui , selon Rumph , sont extrêmement amers, ils forment un mets agréable. La seconde espèce rapportée à ce genre, avec doute, par De Candolle , est nommée /Egle sepiaria. Elle se dislingue par sa foliole médiane sessile, et son fruit k sept loges. Elle est indigène du Japon. C'est le Citrus tri-
foliafade Linné, et le Sside Kœmpfer (Àmœnit.,BO\, t. 802).
ÉGLEDUN. OIS. L'un des synonymes d'Édredon. f . ce mot.
ÉGLEFIN. POIS. Pouriîglefin. F. ce mot.
ÉGLÈTES. Egletes. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de .lussieu, et de la Syngénésie superflue, L., établi par H. Cassini (Bulletin de la Société Philomalique, oct. 1817) qui l'a ainsi caractérisé : calathide globuleuse et radiée; fleurons du centre nombreux, réguliers et hermaphrodites; anthères dépourvues d'appendices basilaires; demi-fleurons de la circonférence ligules et femelles ; la languette de ces demi-fleurons est large et tridentée au sommet; involucre hémisphérique, composé de folioles imbriquées, lancéolées, foliacées et charnues à leur base; réceptacle hémisphérique et nu ; akènes courts, anguleux, comprimés, surmontés d'un bourrelet coroniforme, trèsépais, oblique, denticulé et presque cartilagineux. Ce genre qui, selon son auteur, a de l'affinité avec les genres Buphtalmuiii, Ceriiana elGratigea, appartient à la tribu des Inulées. Il ne renferme encore qu'une seule espèce, Egletes Domingensis, H. Cass.; plante herbacée, rameuse, à feuilles alternes, subspatulées et dentées supérieurement; à fleurs jaunes, réunies en capitules solitaires, au sommet de longs pédoncules nus et opposés aux feuilles. Sa patrie est Saint-Domingue où elle a été recueillie par Poiteau.
ÉGOPODE. /Egopodium. bot. Genre de la famille des Omhellifères et de la Pentandrie Digynie, établi par Linné, et ainsi caractérisé : calice dont le bord est entier; pétales entiers, inégaux, fléchis et échancrésau sommet ; fruit ovale-oblong, marqué de trois à cinq cotes longitudinales sur chacun des akènes; involucre nul; fleurs blanches et feuilles deux fois ternées. Par son port, ce genre se rapproche des Angéliques; il a le fruit des Livèches ou plutôt des Boucages près desquels on l'a placé, et dont il se distingue à peine, vu l'absence d'involucre dans les deux genres. Empruntant, pour ainsi dire, ses caractères à plusieurs autres Ombelljfères, l'Égopode a été transporté par les botanistes dans divers autres genres, selon qu'ils lui trouvaient avec ceux-ci des affinités plus ou moins prononcées. Ainsi Crantz (Flor. Austr., p. 200) l'a réuni aux Liguslicum; Scopoli (Flor. Carii., éd. 2, n" 539) en a fait une espèce de Seseli; Lamarck (Encyclop. Méth.) l'a joint aux Pimpinetla, quoique dans la première édition de la Flore française , adoptant sa distinction générique, il lui eût déjà imposé le nom de Tragoseliiium. A l'imitation de Haller, Mocnch lui a donné celui de Podugraria, que Linné n'avait admis que pour désigner l'espèce.
L'Égopode des GOCTTirx, /Egopodium Podagraria, est une plante que l'on trouve dans les vergers et le long des haies de toute l'Europe. Sa tige droite, glabre, un peu rameuse, est haute de six à neuf décimètres. Ses feuilles inférieures sont composées de trois folioles ovales, pointues et dentées; les supérieures sont simplement ternées, et leurs folioles sont plus étroites. L'ombelle des fleurs est lâche et composée d'une vingtaine de rayons. Le nom spécifique de cette plante, par