‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 3)Chapitre 9 sur 76 · DICT. DES · texte numérisé non relu

DICT. DES

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lequel les anciens la désignaient, indique qu'on lui at- (ril)uait autrefois des vertus anli -arthritiques, mais qui, de même que celles d'une foule de plantes préconisées, sont purement imaginaires.

ÉGOPOGON. BOT. F. yîÎGOPOGOR.

ÉGOSOME. Mgosoma. iiss. Coléoptères tétramères; genre de la famille des l.ongicornes, tribu des Prioniens, institué par Serville qui lui assigne pour caractères : antennes filiformes, de onze articles cylindriques, scabrcs dans les mâles, lisses dans les femelles avec le troisième article plus long que les deux suivants réunis; tète un peu allongée derrière les yeux, ayant une ligne longitudinale légèrement enfoncée; mandibules fortes, courtes, à peine dentées intérieurement; palpes presque égales, avec le dernier article conique; corselet mulique, presque trapézoïdal, rétréci en devant, avec les côtés rabatus subitement, et les angles postérieurs aigus, presque spiniformes; écusson assez grand, arrondi au bout, avec ses côtés parallèles; élytres allongées, rebordées extérieurement, presque linéaires, arrondies et munies à l'angle suturai, d'une très-petite épine ù peine distincte; dernier segment de l'abdomen des mâles écliancré au milieu; anus velu; pattes fortes, de moyenne longueur; dernier article des tarses presque aussi long que les trois autres ensemble. On connaît jusqu'ici deux espèces de ce genre : ÉGOSOME scABRicoRNE, Piionus scahricomis, Fab., Oliv. , que l'on rencontre assez fréquemment en Allemagne sur les vieux troncs de Tilleuls; il est noirftlre, un i)eu velu, avec le corselet unidenté ; ses élytres sont brunes, marquées de deux lignes élevées.

Égosojie ressemblante, /Efjosoma affine, Serv., qui diffère peu de la précédente, et appartient à l'île de Java.

licou. BOT. On donne ce nom à l'IIièble dans quelques parties méridionales de la France, où l'on emploie quebiuefois la décoction de cette plante pour mettre les appartements en couleur avant de les frotter ù la cire.

ÉGOUEff. MOLi. Nom vulgaire des yoluta paltida et maiginata. l\ Volute.

ÉGREFIN. POIS. y. jÎGLEriPi.

ÉGRIE. BOT. Syn. de Pastel. Quelques-uns ont écrit Égné.

ÉGRISÉ OD ÉGRISÉE. iiiiv. Poussière de Diamant dont on se sert pour polir ce corps et pour la gravure en pierres fines. Z-'. Diamant.

ÉGUILLE ET ÉGUILI.ETTE. zoot. et bot. Pour .aiguille et Aiguillette. F. ces mois.

EHRENBERGIE. Ehrenbergia. bot. Genre de la famille des Sapotées, llexandrie Monogynie, Lin., institué par Sprengel qui lui assigne pour caractèies : calice infère, tronqué, partagé en cinq ou six divisions ou dents; corolle tubuleuse, avec son limbe divisé en six lobes; six anthères sessiles entre les divisions du limbe, insérées à l'orifice du lube. Ce genre ne comprend qu'une seule espèce : Ehrehbergie ciliée, Ehrcnbergia ciliata. C'est un arbrisseau assez élevé, à feuilles opposées, oblongues, à Heurs aggrégées, pédonculées et velues. On le trouve au Brésil.

EHRENBERGIE. Elirenbergia. bot. Famille desZy-

gnphillées. Marlius, dans ses Aoc. Gen. etSpec. pî. Bras. , a institué ce genre qu'il a dédié au docteur Ehrenherg; il en trace ainsi les caractères : calice à cin(i ou six divisions ou folioles lancéolées; corolle hypogyne, régulière, rosacée, composée de cinq ou six pétales ovalaires avec le bord antérieur un peu roulé; dix ou douze étamines disposées sur deux séries, à filaments suhulés ; les extérieurs un peu plus longs que les intérieurs, et tous terminés par une anthère oblongue, linéaire, obtuse, penchée, biloculaire et bivalve; ovaire arrondi, renfermant dix ou douze carpelles disposés eq verlicillc autour de la base du style. Le fruit consiste en dix ou douze noix comprimées, sillonnées longitudinalement. L'espèce que décrit et figure Mar- Ihn (Elirenbergia trihuloUlcs, pi. IGÔ), est une plante herbacée , rameuse, diffuse, pubescente, à feuilles pinnées, opposées; à pédoncules solitaires, uniBores; à Heurs étalées d'un rouge assez vif. H l'a trouvée dans les terres sablonneuses et arides du Brésil.

EHRÉTIE. Elireiia. bot. Genre de la famille des Borraginées, Pentandrie Monogynie, établi par Linné, adopté par Jussieu, Lamarck et R. Brown. Ce dernier en ayant modifié les caractères dans son Prodrome de la Flore de la Nouvelle-Hollande, p. 497, nous ne pourrions mieux faire que de suivre un auteur aussi exact dans l'exposition des différences génériques. Calice profondément divisé en cinq décou|>ures; corolle infundibuliforme, dont la gorge est nue et le limbe à cinq lobes; étamines saillantes; slyle ù moitié bifide; stigmates obtus; baie à deux noyaux et à osselets biloculaires renfermant deux graines. Les Ehréties sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles entières ou dentées en scie, et à fleurs disposées en panicules terminales. Trenle espèces environ ont été décrites par les auteurs, sans compter celles qui ont servi à former le genre /?e«/eria. Elles habitent les contrées écpiinoxiales du globe. L'Ehrétie à feuilles de Tin est indigène des Antilles. C'est un arbre que l'on cultive dans les jardins de botanique, mais seulement comme piaule de curiosité. R. Brown en a fait connaître trois nouvelles espèces de la Nouvelle-Hollande. Sali en a rapporté plusieurs de l'Abyssinie, et Roxburgh en a décrit et figuré un certain nombre dans sa belle Flore de Coromandel. Kuntb {in Humboldt et BonpI. Nov. Gêner, et Spec. Plant, œquinoct., vol. ô, p. 31) a donné les descriptions très circonstanciées de trois nouvelles espèces. Deux de ces plantes, Eltretia tomentosa et Ehrelia tinifolia {loc. cit., tab. 208 et 209), pourraient ensemble constituer un nouveau genre dont le caractère résiderait principalement dans le style indivis, le stigmate bifide ou bipartite, les fleurs en corymbes axillaires, et les feuilles opposées ou ternées. La troisième es- \)èce [Ehrelia fasciculata) formerait aussi un nouveau genre caractérisé par ses deux styles, ses stigmates en tête, et ses feuilles réunies en faisceaux. Kunth ne fait qu'indiquer la formation de ces genres qui se réalisera peut-être quand la connaissance du fruit complétera les excellentes descriptions de cet auteur.

Si l'on regarde VEhretia tinifolia, L., comme type du genre, on remarque des différences essentielles dans l'organisation des autres plantes qu'on lui a associées.

Aussi R. Brown {loc. cit.) fait-il observer que parmi les anciennes espèces, YEhrclia tinifolia et une autre des Indes-Orientales sont les seules qui appartiennent légitimement au genre en question. Dans VEhrelia buxifolia, de tloxburgh, l'inflorescence est différente: le style est bipartite; le noyau du fruit est formé de deux osselets étroitement réunis, qui le rendent quadriloculaire, outre huit cellules vides. Vahl réunissait celte plante au genre Cordia, et Cavanilles en a fait son genre Carmonea. Dans VEhretia aspera et VEhrelia lœvis, Roxb., ainsi que dans une quatrième espèce de l'Afrique équinoxiale, la baie contient quatre osselets dont chacun est biloculaire; la plus grande loge est vide et ouverte d'un côté ; l'embryon est inverse, à peine arqué, et le calice est à cinq parties plus profondément divisées que dans les autres espèces. Le calice de VEhretia Beureria est tubuleux, et, selon Grertner lîls, la baie a quatre osselets dispermes, l'embryon est droit, mais sa situation doit être déterminée par des observations ultérieures. Les différences que présente celte planle des tropiques, ont déterminé Jacquin (Jmer., 43, lab. 175) à en consliluer le genre Beureria quj a été adopté par Ga;rtner fîls et par Ivunth. Celui-ci (in Humboldl et Bonpland Nov. Gen. et Spec. Plant, œguiiioct., vol. ô, p. 58) en a décrit une nouvelle espèce sous le nom de Beureria revoliila, voisine du Beureria succulenta, autre espèce qui complétait le genre de Jacquin. On donne vulgairement le nom de Cabrillet aux espèces du genre Ehrétie.

EIIRHARDIA. bot. Même chose que Douglassia. V. ce mot.

EHRIIARTE. Ehrharta. bot. Thunberg a institué ce genre de la famille des Graminées, et l'a placé dans l'HexandrieDigynie, L., quoique plusieurs espèces aient trois et quatre élamines. Les fleurs sont généralement disposées en une panicule tantôt simple, tantôt rameuse et étalée; la lépicène est triflore, à deux valves minces, carénées, plus courtes que les fleurettes, inégales et terminées en pointe à leur extrémité supérieure; les deux Ueuretles extérieures sont neutres, unipaléacées; la paillette qui les forme est carénée ou même roulée, munie d'une touffe de poils à sa base, obtuse, émarginée au sommet qui se termine par une soie courte et roide ; on y remarque , dans plusieurs espèces, des stries transversales; le fleuron terminal ou central est hermaphrodite; sa gUime est à deux valves membraneuses, carénées, mutiques; la glumelle se compose de deux paléoles très-minces et comme frangées; les élamines sont au nombre de trois à six; l'ovaire est surmonté de deux styles terminés chacun par un stigmate en forme de pinceau.

Les espèces de ce genre sont assez nombreuses. On en doit à Swarlz une monographie insérée dans les Transactions de la Société Linnéenne de Londres. Ces espèces croissent toutes au cap de Bonne-Espérance.

On doit réunir à ce genre le Trochera spicata de Richard (Journ. de Physique, 1779, vol. lô, p. 213, lab. 3). Robert Brown, dans son Prodrome, a relire de ce genre deux espèces originaires de la Nouvelle-Hollande, décrites par Labillardière,-«ous les noms de Ehrharta stipoides et Ehrharta dislichophxlla. La première

forme son genre Microlœna, et la seconde son genre Tetrarrhœna. L'un et l'autre se distinguent surtout des Ehrbartes par leur lépicène uniflore. Néanmoins celte différence n'est point aussi tranchée qu'elle le parait au premier abord, lorsque l'on observe que le célèbre auteur du Prodromus Florœ Nov.- Holland. décrit chaque épiUet comme muni d'un périanlhe double, à deux valves chacun. Dans ce cas le périanlhe externe de Brown est la même chose que les deux fleurons neutres et univalves de la fleur des Elirhartes. Nous persistons dans notre manière de voir relativement à ce dernier genre, parce que ces deux valves, que nous décrivons comme des fleurons stériles, sont manifestement écartées l'une de l'autre et placées sur des plans différents, et que, par conséquent, elles appartiennent à des fleurs différentes. F. Microlène cl

TÉTRARRBÈiiiE.

EIDER. OIS. Espèce du genre Canard, que Lesson place comme type d'une race distincte.

EINHORN. M\M. Synonyme de Narval. /'. ce mot.

EISENCHROME. mm. Même chose que Fer chromaté auquel on donne également le nom de Chromile.

EISSPATII. MIK. Nom donné par Werner à un minéral cristallisé, qui accompagne la Méionile et la Néphéline au mont Somma, et qui, présentant tous les caractères pyrognostiques du Feldspath, a été considéré comme n'étant qu'une variété de cette espèce ou comme appartenant à une espèce très-voisine, l'Albite ou le Kieselspalh de Hausmann.

ÉJARD. BOT. Nom vulgaire de l'Érable de Montpellier dans quelques départements de l'ouest de la France.

ÉJOO. BOT. La lige cl la base des feuilles de certains Palmiers sont garnies d'une sorte de crins épais, dont on ramasse à Sumatra une quantité suffisante pour couvrir des cabanes, et qu'où nomme Ejoo. Celte espèce de chaume dure, dit-on, fort longtemps et ne se décompose pas à l'air.

ÉKEBERGIE. Ekebergia. BOT. Ce genre, réuni par quelques auteurs au Trichilia, en est distingué \n\r d'autres. On lui donne pour caractères : un calice quadrifide; quatre pétales; dix élamines à filets courts et réunis inférieurement en un anneau dans lequel est uu ovaire libre, surmonté d'un style court, qui porte un stigmate en tête; une baie globuleuse, renfermant de deux à cinq graines. Dans les fleurs, que nous avons nous-mêmes observées, il y avait cinq divisions au calice et autant de pétales; l'ovaire présentait trois ou quatre loges dans chacune desquelles se trouvaient deux ovules suspendus à un placentaire central. Il s'ensuivrait que VEkebergia ne différerait du Trichilia que par la structure de son fruit bacciforme et non capsulaire; et si l'on réfléchit combien sont vagues ces mots de baie, de capsule, de capsula baccata et de baie sèche qu'on rencontre à chaque instant dans les descriptions, on sera porté sans doute à réunir ces genres, comme l'ont fait plusieurs botanistes. L'Ékebergie on Cap, Ekebergia Capensis, est un arbre donl les feuilles sont composées de cinq paires de folioles terminées par une impaire, et les fleurs blanches, disposées en panicules axillaires. Une seconde espèce a été ajoutée au genre par le professeur De Jussieu, c'est l'Ékebergie du Séné-

os

É I, Ai

gai, Elichcrtjia Scncgalensis; ses feuilles sont imparlpinnées, à deux rangées de folioles ovales, obliquement et très finement acuminées; les pétales sont beaucoup plus longs que le calice; l'ovaire est glabre, à cinq loges, avec un disque concret à sa base.

liKEBEUGITE. min. Substance encore peu connue et que l'on regarde comme un Silicate alumineux; elle est en lames conclioïdales, d'une couleur verdâtre, d'un éclat gras, d'une dureté assez grande pour résister à une forte percussion, d'une fusibilité médiocre; sa pesanteur spécifique est 2,74. On la trouve à Hesseikulla en Suède. Berzelius est porté à croire que c'est une vaiiété de la Natrolite.

EKKOPTOGASTER. IKS. Nom générique sous lequel llerbst a désigné plusieurs espèces de Scoljtes de Geoffroy, et qui correspond au genre liylésine de Fabricius. f^. ce mot.

ÉLACATE. Elacate. pois. Genre d'Acanthoptérygiens, de la famille des Scombéroïdes, que Cuvier, qui en est le créateur, caractérise ainsi qu'il suit : épines ou rayons formant la partie antérieure de la nageoire dorsale libres, sans membrane commune; il n'y en a point au-devant de la nageoire anale; tête aplatie horizontalement; point de carène aux côtés de la queue; corps en fuseau. Cuvier considère comme type de son genre nouveau le Pcdtia Mottali de Russel (153); il y ajoute le Centronolus spinosus de Mitchil, qui est probablement le Gasterosleus Canadeitsis de Linné, et quelques autres espèces nouvelles.

ÉLACATÈNE. pois. Les anciens paraissent avoir désigné quelquefois le Thon sous ce nom qui était plus particulièrement appliqué à une salaison faite avec les entrailles de cet animal.

ÉLACHISTÉE. Elachistea. bot. Genre de la famille des Confervacées, auquel Duby a assigné pour caractères: filaments simples ou faiblement rameux à leur base, très-courts et verts; conceptacles latéraux, opposés, en massue et courtement pédicellés. On trouve ces plantes, dans presque toutes les mers, parmi d'autres fucus.

ËLACIIOTHAMNE. Elachothamnos. bot. Genre de la famille desSynanIhérées, établi parDeCandolle pour une plante découverte à la Nouvelle-Hollande, sur les bords du fleuve Lacblon , par le voyageur-botaniste Allan-Cuiiningham. Caractères : capitule multiflore, hétérogame; fleurs du rayon plurisériales, femelles et filiformes, celles du disque en plus petit nombre, hermaphrodites, tubuleuses et à cinq dents; iiivolucre formé d'écaillés linéaires, aigu0s, imbriquées sur trois ou quatre rangs; réceptacle nu; akènes arrondis; aigrette des fleurs coronaires plurisériale et sétiforme , celle des fleurs centrales bisériale, à squammelles externes, paléacées, aigutss : les internes sétiformes. La seule espèce connue, Elacholliamnos Ciiiininghami, est un arbrisseau glabre, dressé, rameux, garni de feuilles éparscs, charnues, droites, très-entières et très- aiguës; les capitules sont solitaires à re.xtrémilé des rameaux.

ÉL^AGNÉES. Elœagneœ. bot. Telle qu'elle a été présentée par Jussieu dans son Gênera, celte famille se compose d'un grand nombre de genres qui, mieux étudiés , ont offert des différences assez grandes pour

être groupés en plusieurs ordres naturels. Gxrtner et le professeur Richard, en observant que dans l'Hippopha« l'ovaire n'était pas infère, ainsi qu'on l'avait cru jusqu'alors, ont les premiers indiqué la véritable structure de la famille des Él-eagnées. Jussieu (Ann. Mus. v, p. 22-2) a retiré de ses Élœagnécs un certain nombre de genres pour en former une famille nouvelle, sous le nom dOiMirobalanées. Plus tard R. Brown a fait voir que le genre Elœagnus avait également l'ovaire libre, et qu'il constituait, avec l'Hippophal', les véritables Éla'agnécs. Quant aux autres genres quileur avaient été associés, il en forme deux familles qu'il nomme Combrélacées et Santalacécs. K. ces mots. Enfin, dans un mémoire lu récemment à l'Académie royale des Sciences de l'Institut, et imprimé dans le premier volume des Mémoires de la Société d'Histoire naturelle, nous avons présenté une monographie des quatre genres qui forment aujourd'liui les ÊIxagnées et des espèces qui leur appartiennent. Ces quatre genres sont Ehcaynus, L.; Hippophae, h.; Shepherdia, Nuttal; et Conuleum, Richard.

Voici les caractères qui distinguent la famille des ÉI.Tagnées, telle qu'elle est circonscrite aujourd'hui :

Les fleurs sont unisexuées et dioïques, hermaphrodites dans le seul genre Elwagnus. Dans les hermaphrodites, le calice est infundibuliforme; son limbe est campanule, à quatre ou cinq lobes. Dans les fleurs mâles, le calice se compose de trois à quatre écailles, se recouvrant latéralement; ie nombre des élamines varie de trois à huit; elles sont presque sessilcs, introrses et à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal ; les fleurs femelles ont leur calice monosépale, persistant, tubuleux à la base ofi il est appliqué contre l'ovaire sans y adhérer; le limbe est régulier, à deux, quatre ou cinq divisions dressées ou étalées. A la gorge du calice, on trouve un disque annulaire, simple ou diversement lobé, qui manque dans le seul genre Hippoi)hae; l'ovaire est libre, immédiatement recouvert par le tube calicinal, à une seule loge contenant un ovule pédicellé et ascendant; le style est très-court, terminé par un stigmate simi)Ie, allongé, épais, linguiformcet glanduleux.

Le fruit se compose dulube du calice, qui s'est épaissi, est devenu charnu, et recouvre un akène ovoïde oblong ou obovoïde; son péricarpe est mince, crustacé, indéhiscent, renfermant une seule graine ascendante, qui se compose d'un tégument propre, membraneux ou crustacé, d'un endosperme charnu, mince, plus épais vers la partie inférieure, et renfermant un embryon dressé, dont la radicule est conique et les cotylédons plans et charnus.

Les ÉIcCagnées sont des arbrisseaux ou de petits arbres à rameaux souvent épineux dans les individus sauvages, portant des feuilles simples, alternes ou opposées, entières ou dentées, recouvertes, ainsi que les autres parties de la plante, de petites écailles blanchâtres, sèches, et comme micacées; les fleurs sont petites, solitaires ou diversement réunies à l'aisselle des feuilles.

La famille des Élfeagnées, qui appartient ù la classe desDycolylédones apétales et périgynes, a des rapports

avec plusieurs familles et cnlie aulies avec les Thyniélées et les Protéacées; mais dans les Tliymélées, les fleurs sont hermaphrodites et l'ovule est renversé, tandis que les fleurs sont généralement unisexuées, et l'ovule ascendant dans les Élœagnées; le péricarpe est cliarnu dans la première de ces familles, tandis qu'il est sec dans la seconde, puisque la partie charnue qui le recouvre est formée par le tuhe du calice épaissi. Oiiant aux Protéacées, elles offrent aussi des différences tranchées qui les distinguent des Élœagnées. Leurs fleurs hermaphrodites; leur calice formé généralement de (|uatre pièces distinctes, portant chacune une étaniine; leur ovaire qui présente fréquemment deux ovules ; leur fruit déhiscent, et enfin leur embryon dépourvu d'cndosperme, sont les caractères qui les distinguent des Élœagnées.

Les deux familles des Santalacées et des Combrétact'cs, établies par R. Brown pour placer les genres autrefois réunis aux Élaeàgnées, en diffèrent spécialonient par leur ovaire qui est constamment infère, contenant toujours plus d'un ovule.

La famille des Élseagnécs ou Élaeagnidées, ainsi que la nomme Dumortier, a été caractérisée par ce botaniste, dans son Analyse des familles des plantes, de la manière suivante : système ligneux recouvert par le système cortical; enveloppe florale unique, sépaloïde; sépales insérés sur le torus; étamines insérées au sommet du tube du périgone; préfloraison imbriquée; fruit recouvert par le périgone devenu charnu. La composition des genres reste la même.

ÉLjIAGAOIDES. bot. V. ÉLEAGNÉES.

ÉLjIAGNDS. bot. V. Cbaief.

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