GARA
Manakin plombé. Pipra plumbea, Vieil. Parties supérieures d'un roux cendré ; les inférieures roussâtres; rémigesfit rectrices noirâtres, bordées de cendré-bleuâtre; bec noir; pieds bleuâtres. Taille, quatre pouces deux tiers. De l'Amérique méridionale.
Manakin pointillé. F. Pardalote.
Manakin a poitrine dorée. Pipra pectoralis, Lath. Parties supérieures d'un noir bleuâtre, de même que la tête, le cou et la poitrine; un large hausse-col d'un jaune brillant; parties inférieures d'un brun roux; bec brunâtre; pieds cendrés. Taille, trois pouces et demi. Du Brésil.
Manakin a queue en pelie. Pipra longicauda, Vieil. Parties supérieures noires; sommet de la tête d'un
rouge vif, avec la base des plumes oraugéc; rémif;es et reclrices l)Oi(lées de bleu pâle; les deux lectrices iulermédiaires de cette couleur, plus longues que les autres et terminées en forme de palette; menton et gorge noirs; le reste des parties inférieures d'un bleu pâle; bec brun ; tarse rougeàtre. Taille, cinq pouces et demi. La femelle est d'un vert sombre, varié de brunâtre sur les tectrices alaires; le dessous des ailes est blanchâtre. De l'Amérique méridionale.
Mamakin rayé. F. Pardaiote a tête ratée.
iVlANAKiN ROCGE. Pipta ouieola, Latb., BufF., pi. enl. 54, fig. 5. Parties supérieures noires; sommet de la tête, gorge et pjy,trine d'un rouge éclatant; front et côtés de la gorge d'un jaune orangé; rémiges, à l'exception de la première, marquées d'une tache blanche vers le milieu; lectrices alaires inférieures jaunâtres; abdomen varié de noir, de rouge et d'orangé; bec et pieds noirâtres. Taille, trois pouces un quart. La femelle est olivàlre en dessus et d'un vert jaunâtre eu dessous; elle diffère encore du mâle en ce qu'elle a le sommet de la tète entouré d'un cercle rouge. Les jeunes sont entièrement olivâtres, avec le front, le cou, la gorge, la poitrine et le ventre tachetés de rouge ; ils ne prennent du noir qu'à mesure qu'ils approchent de l'état adulte. De la Guiane.
Makakin ROUGEATRE. Pipra superciliosa. V. Pardaiote.
Mawakin rubis. Pipra strigillata, P. Max., Teram., pi. color. 54, fig. 1 et 2. Parties supérieures d'un beau vert; sommet de la tète orné d'une belle huppe d'un, louge éclatant; rémiges brunes, avec les bords internes lisérés de blanc; rectrices courtes, d'un cendré verdà- Ire ; parties inférieures d'un blanc jaunâtre, strié de brun; bec brun; pieds jaunâtres. Taille, trois pouces un quart. La femelle a les parties supérieures entièrement vertes, sans huppe rouge; les inférieures d'un brun jaunâtre. Du Brésil.
Manakin striolé. Pipra striolaia, Bonap. Parties supérieures d'un vert d'olive, les inférieures lousses, avec de petites stries longitudinales blanches; sommet de la tête garni d'une huppe ou crête rouge vif. Bec et pieds couleur de corne. Taille, quatre pouces. Du Brésil.
Manakir SUPERBE. Pipru superba, Lalh., Pall. Parties supérieures noires; sommet de la tête couvert d'une huppe d'un rouge de feu; une tache bleue en croissant sur le dos; rémiges brunes et pointues; queue courte; bec brun; pieds jaunâtres. Taille, quatre pouces et demi. Patrie inconnue.
Manakiw a tète nLAiicwE. Pipra leucocapilla, Lath.; Pipra leucocephala, Desm., Buff., pi. enl. 54, fig. 2. Tout le plumage d'un noir irisé, avec le sommet de la tête blanc; quelquefois de petites plumes blanches, mélangées de jaune et de rouge, au bas de la jambe ; bec brunâtre; pieds noirs. Taille, trois pouces deux tiers. De la Guiane.
Manakipî a TÊTE BLEUE. Pipra cyanocephala, Vieill. Parties supérieures d'un vert olive; sommet de la tête et nuque d'un bleu pâle; croupion jaunâtre; rémiges et rectrices noires, bordées de verdâtre; parties inférieures d'un jaune foncé, nuancé de vert sur les flancs ;
bec et pieds noirs. Taille, trois pouces un quart. De l'Amérique méridionale.
Mawakin a tête d'or. Pipra erythrocephala, Buff., pi. enl. 54, fig. 5. Plumage noir, irisé, empourpré; sommet de la tête, joues et nuque d'un jaune doré brillant; un anneau jaune au bas de la jambe; bec blanchâtre; pieds rougeâtres. Taille, trois pouces un quart. De la Guiane.
Mahakijt a tête rayée. Pipra striata. V. Parda-
LOTE.
Manakin a TÊTE ROUGE. Pipra erythrocephala, Var., Lath.; Pipra rubrocapilla, Briss., Temm., Ois. color., pi. 54, fig. 3. Plumage d'un noir à reflets chatoyants, avec le sommet de la tête d'un rouge orangé très-éclatant; jambes jaunâtres, avec une tache rouge à l'extérieur des plumes; bec et pieds jaunâtres. Taille, trois pouces un quart. De la Guiane. Lesson présume que c'est une variété du Manakin à tête d'or.
Manakin Tué. Pipra pareola, Lath., Buff., pi. enl. C87, fig. 2. Plumage d'un noir velouté, avec le dos et les tectrices alaires d'un bleu céleste; sommet de la tête couvert de plumes d'un rouge brillant, susceptibles de se relever en huppe; bec noir; pieds rouges. Taille, quatre pouces et demi. On trouve une variété dont la liuppe est d'un rouge orangé; une autre dont les parties supérieures sont entièrement vertes. La femelle est en dessus d'une teinte uniforme olivâtre, qui tire sur le jaune en dessous; elle n'a point de huppe, non plus que le jeune mâle, qui est partout d'un cendré olivâtre. Des Antilles et du continent de l'Amérique méridionale.
M\n\KitnRtstLÈakTn. Pipra elegantissima,Bonap. Son plumage est d'un noir pourpré, à l'exception du front qui est d'un brun châtain; le sommet de la tête et la nuque sont d'un bleu d'azur brillant; la poitrine et l'abdomen sont d'un roux ferrugineux; bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces.
Manakin varié. Pipra serena, Lath. Tout le plumage noir, à l'exception du front, qui est blanc, du sommet de la tête, qui est d'un bleu verdâtre, et du croupion, qui est bleu ; l'abdomen et quelquefois le milieu de la poitrine sont d'un rouge orangé brillant; bec et pieds noirs. Taille, trois pouces et demi. Du Brésil.
Manakin a ventre orangé. Pipra Capensis, Lath. Parliessupérieuresnoirâlres;lesinférieures d'un orangé pâle; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. Du cap de Bonne-Espérance; espèce douteuse.
Manakin a ventre rouge. Pipra hœmorrhoajtath. Parties supérieures noires; les inférieures blanches, avec une tache rouge sur l'abdomen : tectrices caudales inférieures aussi longues que les rectrices; bec et pieds bruns. Taille, trois pouces trois quarts. Patrie inconnue.
Manakin verdin. Pipra clitoris, Natter, Temm., pi. color. 172, fig. 2. Parties supérieures d'un beau vert; un petit bandeau d'un brun roux; rémiges noires ainsi que les tectrices, qui sont marquées d'une double rangée de taches blanchâtres, les unes et les autres frangées de vert; rectrices noirâtres, lisérées de vert et terminées de blanchâtre; parties inférieures d'un vert jaunâtre, avec la gorge et le milieu du ventre jaunes; bec et pieds bleuâtres. Taille, cinq pouces. Du Brésil.
Manakin vert a huppe rouge, Buff., pi. enl. 305,
fig. 2. A'. Ma:^aki^ Tué, doiil il est une variélé presque nduUe.
MaNAKIB au visage BIANC. F. FOBRMII.IEH MaNIKUP.
MANAKm DE WiED. Pipru Jf^iedU, Less. Noir; dessus de la télé et derrière du cou d'un rouge de feu; quelques plumes frontales hérissées en pompon. Taille, quatre lignes. De l'ile de la Trinité.
MANAM-PADAM. BOT. (Rhèede, /l/a/o6., t. 10, pi. 05.) Synonyme d'Elschollzia paniculala, Willd. K. Eis-
CBOLTZIE.
MANATIA. POIS, Espèce de Raie du sous-genre Céplialoptère. K. Raie.
MANATUS. MAM. Synonyme de Lamantin.
MANCANDRITE. POLYP. Foss. L'Alcyon-Figue estainsi nommé par quelques oryctographes.
MANCENlLLlIiR. Hippomane. bot. Genre de la famille des Eupliorl)iacées : ses fleurs sont monoïques, les mâles sont disposées sur des épis terminaux en petits pelotons alternes, dont chacun est accompagné d'une bractée munie de deux glandes à sa base, et les femelles solitaires; un calice turbiné bifide et un filet chargé de deux anthères à son sommet constituent la fleur mâle; la femelle présente un calice triparlite, un style court et épais, couronné par plusieurs stigmates (le plus ordinairement sept) rayonnes; un ovaire à autant de loges uniovulées; il devient un fruit delà forme d'une Pomme d'api, qui renferme sous une chair gonflée d'un suc laiteux, un noyau ligneux, inégal et âpre à sa surface, creusé à l'intérieur de plusieurs loges monospermes. Les feuilles sont stipulées, portées sur de longs pétioles munis à leur sommet d'une double glande, alternes, légèrement dentées en scie, glabres, luisantes, veinées .La seule espèce connue, qui appartienne bien véritablement à ce genre, est originaire de l'Amérique équinoxiale.
L'influence funeste attribuée au Mancenillier lui a donné une réputation populaire : on a dit que son exhalaison suffisait pour causer la mort à l'imprudent qui s'arrêterait sous son ombre, ou qui recevrait les gouttes de la pluie distillant à travers son feuillage. Jacquin, qui osa en faire l'expérience, n'en éprouva aucun accident; mais il est clair cependant que la sienne n'est pas encore décisive, puisque le danger, s'il existe, résulte d'un principe éminemment volatil, et peut varier suivant des circonstances locales et momentanées, telles que la direction du vent, le degré de la température, etc. Quoi qu'il en soit, il est indubitable que le suc laiteux qu'on trouve dans les diverses parties du Mancenillier, de même que dans la chair de son fruit, est un poison actif.qui irrite violemment les tissus vivants sur lesquels on l'applique. On n'est pas bien d'accord sur son degré d'énergie, exagéré par quelques auteurs, et en ce moment même on s'occupe à déterminer plus exactement son intensité et son mode d'action. La crainte qu'inspirent ses vertus vraies ou supposées a contribué à le rendre de plus en plus rare; car on a cherché à l'extirper de tous les lieux habités. De Tussac, qui l'a vu aux Antilles, a donné dans le Journal de Botanique (1815, vol. 1, p. 112) des détails sur ce végétal et sur son action irritante, qu'il avait éprouvée personnellement.
MANCHE DE COUTEAU, concb. Synonyme vulgaire de Solen. A', ce mot.
MANCHE DE VELOURS. Ois. Nom trivial que quelques voyageurs ont donné au Fou de Bassan. F. Foc.
MANCHETTE DE NEPTUNE, poltp. On a donné ce nom au Relepora celliilosa, Lamk. T. Rétépore.
MANCHETTE DE LA VIERGE. BOT. L'un des noms vulgaires du Coiuolriiliis sepium, L. F. Liseron.
MANCHO^S DE NEPTUNE, poltp. Ce nom est vulgairement donné à des Polypiers de la famille des Éponges.
MANCHOT. Aplenodyles. ois. Genre de l'ordre des Palmipèdes. Caractères : bec plus long que la tète, grêle, droit, fléchi vers l'extrémité; les deux mandibules à pointes égales, un peu obtuses ; la supérieuie sillonnée dans toute sa longueur, l'inférieure plus large à sa base et couverte d'une peau nue et lisse; fosse nasale très-longue, couverte de plumes; narines à-peine visibles, placées à la partie supérieure du bec et près de l'arête; pieds très-courts, gros, entièrement retirés dans l'abdomen; quatre doigts : trois en avant, réunis par une membrane, un en arrière, très-court, articulé sur le doigt interne; ailes dépourvues de rémiges, impropres au vol. Ce groupe n'offre que des* Oiseaux dont l'organisation, pour ainsi dire incertaine, peut être considérée plutôt comme une ébauche que comme une production parfaite. Il semble que la nature, ordinairement si prévoyante dans tous les détails de la création, se soit fait une étude de multiplier les difficultés dans l'existence du Manchot, ou qu'elle ail eu l'intention de le faire servir, par une gradation moins sensible, de point de rapprochement dans les dislances que l'on observe entre les Oiseaux et les habitants de l'eau. En effet, loin de retrouver chez les Manchots cette vivacité que l'on aime à contempler dans les êtres qui animent nos bosquets el y font entendre mille chants variés, on ne doit en quelque sorte les considérer que comme des Poissons dont ils partagent presque toutes les habitudes : leurs bras, au lieu de s'allonger en rames légères, destinées à frapper l'air et à y trouver immédiatement des points d'appui, qui permettent à l'Oiseau de s'élancer rajjidement et de se soutenir à de grandes hauteurs, ne présentent ([ue des nageoires pendantes, informes, courtes, épaisses, revêtues de sortes d'écaillés plutôt que de véritables plumes; elles ne peuvent servir (ju'à diriger rOiseau-Poissondans un Huided'unegrande densité où les particularités de son organisation interne lui font trouver le moyen de demeurer assez longtemps sans éprouver le besoin de respirer. Leur cri rauque et désagréable ne se fait entendre que i)endant la saison des amours et tout le temps (lue dure l'incubation, seule époque périodique et annuelle qu'ils passent régulièrement sur le rivage et à l'abri des marées. Ils habitent régulièrement des trous creusés par le battement des flols, les joncs, les roseaux et autres plantes aquatiques, au milieu desquels ils se tiennent cachés, et qu'au moindre danger ils quittent en plongeant. Us nagent sur et sous l'eau, avec une vitesse extraordinaire, au point que souvent ils échappent ainsi à la voracité des gros Poissons qui les poursuivent. Les Manchots parviennent au rivage en troupes assez nombreuses, et rien n'égale la stupidité qu'ils expriment lorsqu'ils y sont surpris. Ne pouvant regagner leurs retraites hu-
mides avec assez de vitesse pour se dérober aux attaques de rHoinme, ils semblent attendre avec courage et résignation le sort qui leur est réservé; non qu'ils ne fassent tous leurs efforts pour vendre chèrement leur vie, car à mesure qu'ils s'aperçoivent que le danger devient plus pressant, ils ont l'instinct de se sérier davantage les uns contre les autres, afin de présenter de tous côtés un front à l'attaque. Là, dans une position presque verticale, agitant constamment la tète et le cou, ils élancent le bec pour en porter aux jambes des assaillants des coups souvent assez forts pour y faire des blessures profondes et enlever des lambeaux de peau et de muscles. Presque toujours ils succombent sous le bâton qui les poursuit.
Les Mancbots quittent rarement les mers du Sud ou les pointes des rochers qui en rendent la navigation si dangereuse. Ils se construisent au milieu des grandes herbes, dont les bords des îlots sont garnis, des trous assez profonds où ils se retirent et où ils nichent. La ponte consiste en deux ou trois œufs gros et d'un blanc jaunâtre. Us se nourrissent de Poissons qu'ils pèchent le matin et le soir, et dont ils se gorgent souvent outre mesure. Leur chair noire et huileuse n'est recherchée des matelots que dans les cas de disette absolue de toute autre viande fraîche.
Le genre Manchot, tel qu'il est établi par Temminck, se compose de deux espècesquc Vieillot a laissées confondues avec ses Gorfous, et probablement d'une troisième qui est encore très-peu connue, et dont Vieillot fait isolément son genre Apténodyte.
Manchot antarctiqce. f^. SPHÉMSQrE antarctiqde. Manchot a bec tronqdé. F. Spbénisqbe de Brisson. Manchot dd cap de Bonne-Espérance, f^. Sphênisqde tacheté.
Manchot dc Chiii. Aptenodytes Chilensis, Gmel.; Aptenoilftes Molina, Lath. Espèce peu connue et dont la description, qui n'a encore été donnée que par Molina, semble faire un Pingouin plutôt qu'un. Manchot ou un Sphénisque.
Manchot deChiioé. Aptenod/tes Chiloensis, Lath.; Eudxptes C/i(7oensiSjVieill. Toute la robe est composée de plumes longues, touffues, faiblement crépues et de couleur cendrée aux parties supérieures, les inférieures blanchâtres. On assure que, dans cette espèce, la fînesse et la solidité des plumes les rendent susceptibles d'être filées, puis converties en tissus que les habitants de l'île Chiloé emploient à divers usages.
Manchot a collier, de la Nouvelie-Gdinée. Fo/ez Spbênisqbe sadtebr.
Manchot (grand). Aptenodyles palachonica, Lath.; Eudyptes patachonica, Vieill., Buff., pi. enl. 97S. Partics supérieures d'un cendré obscur, avec l'extrémité de chaque plume bleuâtre; tète, gorge et cou d'un brun foncé; une moustache jaune, bordée de noir; parties inférieures blanches; mandibule supérieure brune, avec la pointe jaunâtre; l'inférieure d'un jaune orangé avec l'extrémité noire; iris d'un brun foncé; pieds noirs. Taille, quatre pieds. Les femelles ont en général les teintes du plumage plus pâles. Des îles Malouines et de la mer du Sud.
Manchot des Hottentots. F. Sphénisqde tacheté.
Manchot huppé. F. Sphénisque sauteur.
Manchot des îles Malodines. F. Manchot (grand). Manchot magellaniqbe. F. Sphénisque sautecr. Manchot de la Nouvelle- Guinée. F. Manchot (grand).
Manchot Papou. AptenodytesPapua,l,M\.VaT\K& supérieures d'un noir bleuâtre; tête et cou d'une teinte l)lus foncée; un large sourcil blanc, qui s'étend sur l'occiput et le ceint ; rectrices ou soies qui en tiennent lieu, disposées en étage : les plus longues au centre; parties inférieures blanches; bec assez long; mandibule inférieure un peu plus courte que la supérieure, toutes deux rouges; iris jaune ou rouge, ainsi que les pieds; membrane des doigts et ongles noirâtres. Taille, Vingt-huit pouces. Des îles de la Nouvelle-Guinée. Manchot (petit). F. Sphénisque antarctique. Manchot Qcéchu. F. Manchot de Cbiloé.
Manchot sauteur. F. Sphénisque sauteur.
MANCHOT, pois. Espèce du genre Pleuronecte. F. ce mot.
MANCHOTTE. bot. Nom vulgaire du Tordylium nodosum, L.
MANCIENNE. bot. L'un des noms vulgaires du Fibiirnum Lantana, L. F. Viorne.
MANCIVIENNE. ois. Synonyme vulgaire de Corlieu. F. Courlis.
MANDAR. MAM. Synonyme d'Oryctérope. F. ce mot. MANDELINE. BOT. Nom vulgaire de VErinus alpiniis, L.
MANDELSTElNoc PIERRES D'AMANDES. MIN. Nom donné par les Allemands à des roches caverneuses, dont les cavités ont été remplies après coup, par des infiltrations le plus ordinairement calcaires, siliceuses ou zéolitiques, qui figurent des sortes de noyaux ou d'amandes au milieu d'une pâte d'apparence terreuse. Telles sont celles d'Oberstein , du Derbyshire, etc. F. Amygdaloïde.
MANDEVILLE. Mandevilla. bot. Genre de la famille des Apocinées, établi par le professeur Lindiey, pour une plante nouvelle de Buenos-Ayres, dont la graine a été envoyée à la Société d'Horticulture de Londres par sir Mandeville, ministre de S. M. britannique au Chili. Voici quels sont les caractères du genre nouveau : calice à cinq divisions imbriquées, dressées, présentant en outre, à l'intérieur, une sorte d'anneau pectine; corolle hypogyne, campanulato-infundibulaire, avec l'orilice et le tube dépourvus d'écaillés ; le limbe a cinq découpures prescjue éqiiilatères ; cinq étamines insérées à la base du tube de la corolle ; anthères membraneuses au sommet, conniventes en cône autour du stigmate; ovaire biloculaire et polysperme; style simple; stigmate conique, avec cinq fossettes sur le pourtour, campanule à sa base qui est partagée en cinq lobes, bicuspidè au sommet; anneau hypogyne, épais, charnu, à cinq lobes tronqués.
Mandeville SUAVE. 3/a«rfet!i7/a suaveolens, Lindl.; Botan. Regist., vol. xxv, fig. 7. Sa tige est volubile, émettant des rameaux de la grosseur d'une plume de Corbeau, glabres, poilus seulement au-dessus des aisselles noduleuses; feuilles opposées, péliolées, cordatoohlongues, membraneuses, glabres en dessus, glau-
lOi
ÎI A N
ques en dessous, avec les côles saillaiiles des veines poilues; stipules peclinées; fleurs penchées, réunies en grappes au sommet d'un long pédoncule axillaire; corolle blanche, oblongue, découpée, ondulée, apiculée : son tube est marqué à l'intérieur de dix plis.
MANDIBULES. zooL. Nom que les ornithologistes ont appliqué aux deux parties du bec, qu'ils distinguent encore en supérieure et en inférieure. Quant aux Mandibules des insectes, V. Boucbe.
MANDlliULÉS. Mandibulata. \m. Famille d'Insectes aptères, de l'ordre des Parasites, établie parLatreille, et ayant pour caractères : des mandibules, des mâchoires et deux lèvres. Ces insectes n'ont point d'ailes; leurs pieds sont au nombre de six : les mandibules sont plus ou moins extérieures, en forme de crochets; les mâchoires sont cachées, elles portent quelquefois des palpes peu apparentes. Chaque côté de la tète offre des yeux lisses, quelquefois peu distincts; leurs antennes sont tantôt plus grosses à leur extrémité, tantôt lîliformes ; l'abdomen n'a ni latéralement ni postérieurement d'appendices mobiles, et l'œsophage occupe une grande partie du dessous de la tête. Ces insectes passent leur vie sur les Mammifères et sur les Oiseaux dont ils sucent le sang et rongent les parties. Latreille divise cette famille en quatre genres. K. Ricw, Gyrope, Nirme et Tbichodocte.
MANDRAGORE. Mandragora. bot. Ce genre, constitué par Tourneforl, a été réuni par Linné au genre yttropa. /'. Belladone.
MAiNDRANO. mam. Nom vulgaire du Renard, espèce du genre Chien. V. ce mot.
MANDRILL. HAM. Espèce du genre Cynocéphale. V. ce mot.
MANDURRIA. oi.s. Espèce du genre Ibis. V. ce mot.
MANÉ. POLYP. Genre formé par Guettard aux dépens des Éponges, et qu'il caractérise ainsi ; corps marins, composés de fibres longitudinales, simples ou ramifiées, séparées les unes des autres sans ordre ni symétrie, qui n'ont point de cavités ou de trous, ou qui sont imperceptibles (Guett., it/ewi., t. iv, p. 159). Ce genre n'a pas été adopté.
MANETOU. MOLL. Pour Manicou. ^^. ce mot.
MANETTIE. Manettia. bot. Ce genre de la famille desRubiacéeset delà Tétrandrie Monogynie, a été proposé par Mutis et adopté par Linné, avec les caractères suivants : calice ordinairement divisé en quatre on huit segments et quelquefois en cinq ou dix; corolle tubuleuse, dont l'entrée est resserrée, garnie de poils; le limbe est étalé, à quatre ou rarement à cinq divisions ; quatre ou cinq étaniines insérées sur la gorge de la corolle, et non saillantes; un seul style surmonté d'un stigmate bifide. Le fruit consiste en une capsule à deux loges renfermant un grand nombre de semences lenticulaires, imbriquées, à rebord membraneux. Ce genre consacre dans la science le nom de Xavier Manelti, professeur de médecine et de botanique à Florence, directeur du Jardin des Plantes de cette ville où il est mort, en 1783, après avoir publié un grand nombre d'observations importantes sur l'histoire naturelle , parmi lesquelles se fait remarquer surtout le Firidarium Florentinum (1 vol. in-S", 1751). Le genre Mrt-
netlia, auquel De Candolle a réuni les genres Lygislum de J. Browne (PL Jam., 142, t. in, f. 2), et Nacibea d'Aublet (PI. de la Guiane, 93, t. xxxvii, f. 1), se compose maintenant d'une vingtaine d'espèces toutes propres à l'Amérique méridionale.
Manettii GiABRE. Manettia glabfa, Cham. Cette plante, découverte au Brésil par Chamisso et Schlechtendahl, est remarquable par sa beauté; la forme délicate et gracieuse de ses longues corolles écarlates, contraste agréablement avec la sévérité de nuances, imposée à son large feuillage; ses tiges sont grêles, filiformes, entrelacées, flexibles, un peu ligneuses, branchues, lisses, couvertes de petits points glanduleux, hautes de trois à quatre pieds. Les feuilles sont opposées, ovalaires, acuminées, entières, arrondies à la base, lisses et brillantes, cartilagineuses, légèrement ondulées, d'un vert très-foncé en dessus, plus pâle en dessous où les nervures sont proéminentes, longues de deux à trois pouces, sur les deux tiers de largeur; le pétiole est demi-cylindrique, canaliculé, long de six lignes environ; il a à sa base deux petites stipules étroitement réunies, acuminées et denticulées. Les fleurs sont axillaires ou terminales et solitaires, portées sur des pédoncules filiformes, lisses, plus épais au sommet, longs de deux pouces environ; le calice est tubuleux, turbiné, comprimé, plus long que le limbe qui est divisé en cinq lobes ovalaires, lancéolés, aigus, étalés, dentelés; la corolle est d'un rouge écarlate, brillant, passant au rouge ponceau ; sa forme est celle d'un entonnoir à cinq côtes, long de quinze à vingt lignes; son limbe est divisé en autant de lobes ovalaires, connivents, aigus; le tube est tapissé intérieurement de plusieurs rangées de poils couchés. Les étamines ont leurs filaments blancs, cylindriques, libres seulement à l'extrémité; les anthères sont oblongues, penchées, échancrées à la base, d'un pourpre foncé, à deux loges linéaires, marginales, s'ouvrant longiludinalement, et se recouvrant d'un pollen verdâtre. Le style est grêle, filiforme, lisse et blanc, terminé parun stigmate exserte, en massue, vert, à deux lobes droits, émoussés, épais, serrés l'un contre l'autre, à bords réfléchis. L'ovaire est turbiné, comprimé, à deux loges traversées chacune par une valve, couronné par un disque proéminent, légèrement écbancré. Les deux placentaires sont filiformes, droits, opposés, fixés à la cloison, un peu au-dessus de sa naissance; l'ovule est petit, orbiculaire, fort aplati, rebordé d'une membrane. Cette plante a été envoyée du Brésil.
Adanson donnait le nom de Manettia au genre Mesembryanthemum de Dillen et Linné. F. Ficoïde.
MANGABA. bot. La plante désignée sous ce nom par Pison, Biasil., t. 7G, et par ceux de Mangabeira ou Maiigaiba par Marcgraaff, Biasil., t. 122, fait partie du genre fJancornia de Gomez. r. Hancornie.
MANGABEY et MANGABEY A COLLIER, jiam. Espèces du genre Guenon, y. ce mot.
MANGANARl. bot. r. Ambdi.ie.
MANGANÈSE. MiN. Braunstein , W. ; Mangan, Karst. Métal qui forme la base d'un genre minéralogique, dans la classe des substances métalliques autopsides. Ce genre est composé de cinq espèces qui toutes
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