DOUZE FILETS
lUANUCODlATES. Paradisœi. ois. Vieillot a formé sous ce nom, dans la tribu des Anisodactyles de l'ordre desSylvains, une familledont les caractères sont : pieds médiocres; tarses annales; quatre doigts dont trois devant et un derrière, les extérieurs réunis à la base; les plumes hypocondriales ou cervicales sont de diverses formes; le bec est emplumé à la base; la queue composée de douze rectrices. Quatre genres (Sifîlet, Lopborine, Wanucode et Samalie) composent la famille des Manucodiates.
MANUL. MAM. Espèce du genre Chat. y. ce mot.
MAiNULÉE. Manulea. bot. Genre de la famille des Rhinanthacées et de la Didynamie Angiospermie, établi par Linné et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes; corolle tubuleuse, dont le limbe est découpé en cinq segments subulés, l'inférieur éloigné des autres; étamines didynames, à anthères inégales; un style; capsule ovée, biloculaire, bivalve et polyspernie.
Bergius (Desciipt. Plant. Cap., 6, sp. ICO) a décrit une espèce de ce genre, sous le nouveau nom générique de Nemia. Linné lui-même a placé parmi les Selago une plante qui appartient réellement à son Manulea, et que Thunberg, Lamarck et Jacquin ont fait connaître sous le nom de Manulea tomentosa. C'est sur cette espèce que Mœnch a établi son genre Lychnklea qui n'a pas été adopté. Enfin quelques espèces nouvelles ont été rapportées aux Buçhnera par Andrews; et Rotli a formé de l'une d'elles son genre Sutera qui n'a pas été adopté.
Les Manuléessont des plantes herbacéesou frutescentes, à feuilles opposées ou alternes, à fleurs en grappes terminales ou latérales, et accompagnées de bractées. Linné n'en connaissait qu'un petit nombre d'espèces; mais Thunberg (Prodr. FI. Cap., p. 100) en a décrit plus de vingt nouvelles; ses descriptions, il est vrai, sont fort incomplètes et laissent quelques doutes sur la validité de plusieurs d'entre elles. A l'exception d'une seule espèce (Manulea allernifolia, Desf.), qui croît à la Nouvelle-Hollande, toutes les autres sont indigènes du cap de Bonne-Espérance. On en cultive dans les jardins de botanique quelques-unes qui pourraient être considérées comme plantes d'ornement. On les sème sur couche, dans des pots remplis de terre de bruyère, on repique en pleine terre les espèces annuelles, et l'on
rentre les ligneuses dans l'orangerie, aux approches de l'hiver. De toutes ces espèces, la plus remarquable jusqu'ici est la suivante :
Manolée a PEBiLi.ES OPPOSÉES. Monulea opposilifolia, Venten., Jard. de Malmaison, 1, t. 13. C'est un arbuste d'environ neuf décimètres de hauteur, à feuilles opposées, pétiolées, en ovale renversé, pubescentes, dentées en scie. Les fleurs sont blanches, solitaires, axillaires, soutenues par des pédoncules uniHores, de la longueur des feuilles.
MANURE. OIS. Espèce du genre Engoulevent, r. ce
MAOURELO. BOT. Nom vulgaire du Ciotoii tinctorium, dans le Languedoc.
WAPANIE. Mapania. bot. Genre de la famille des Cypéracées et de la Triandrie Wonogynie, L., établi par Aublet {Guian., i, p. 47, t. 17), pour une plante qu'il nomme Mapania sylvatica, et don t voici les caractères : sa racine est vivace; les chaumes sont dressés, simples, triangulaires, hauts d'un à trois pieds, dépourvus de feuilles radicales et caulinaires, excepté à leur sommet qui se termine par trois feuilles elliptiques, oblongues, aiguës, entières, glabres, très-rapprochées les unes des autres, comme verticillées et canaliculées à leur base, où elles embrassent un ou deux épillets sessiles, brunâtres. Chacun de ces épillets est ovoïde, presque cylindrique, obtus au sommet, composé d'un grand nombre d'écaillés imbriquées en tout sens, minces, membraneuses, étroites, diaphanes, canaliculées, marquées d'une nervure moyenne, à peine saillante et velue, et contenant chacune, à l'exception des inférieures qui sont vides, une Heur sessile, un peu plus longue et plus étroite. Cette fleur est hermaphrodite, composée d'un involucre de six écailles, dont deux extérieures, carénées et en gouttière, forment une sorle de glume à deux valves carénées et hispides sur leur nervure moyenne, échancrées et mucronées à leur sommet ; les quatre autres sont plus intérieures et plus minces, mais de même forme. Les étamines sont au nombre de trois, à filaments nn peu élargis vers leur milieu. L'ovaire est slipité, comprimé et triangulaire, surmonlé d'un style qui paraît formé de la réunion de trois styles distincts, terminés chacun par un stigmate linéaire, recourbé, glanduleux seulement sur sa face interne. Le fruit est un akène triangulaire, terminé en pointe à son sommet, et recouvert par les valves de l'involucre. Celte plante croit dans les forêts de la Guiane. Ouelquefois elle est stérile et prolifère, c'est-à-dire qu'au lieu d'épillels on trouve au centre des trois feuilles terminales des rameaux ou rejets également stériles et terminés par trois feuilles verticillées.
MAPIRA. BOT. Synonyme d'Olyre. F. ce mot.
MAPOURIE. Mapouria. bot. Genre de la famille des Rubiacécs, institué par Aublet, et rétabli par Richard qui lui assigne pour caractères ; tube du calice ovale, adhérent à l'ovaire; son limbe a cinq dents très-courtes, que l'on n'aperçoit plus dans le fruit; corolle supère, courte, presque campanulée, avec son orifice garni de poils dressés et si serrés que souvent ils s'obstruent; les découpures du limbe sont étalées et même réfléchies, au nombre de cinq qui est aussi celui desétamines
(|ue l'on liouve insérées sur la gorge «ie la corolle; filamenls filiformes; antlières ovalo- cordées et dressées; ovaire infère, à deux loges, établi sur un disque épigyne el pulviniforme; style simple; stigmate bilamellé. oblus; un ovule dans clia<iue loge, analro|)e, s'élevanl de la base de la cloison. Le fruil est une baie ovoïde, un peu charnue, onibiliquée, à deux pyrênes osseux, monospermes, à face plane, convexes sur le dos où se trouvent des côtes saillantes; les semences, dressées dans leur cavité dont elles prennent la forme, ont un petit embryon ortliotrope dans la base cartilagineuse de l'albumen; cotylédons lancéolés, foliacés; radicule cylindrique, infère. Les Mapouries sont des arbustes ou des arbres qui croissent dans la Guiane et dans les Antilles; Ils ont leurs feuilles opposées, accompagnées de stipules entières, iulerpétalaires et subcaduques; les fleurs sont ordinairement groupées en cime à l'extrémité des rameaux.
MAPOuniE misAPiTE. Mapouiia nitida, R.;Mapouria Guianensis, Aubl.; Simira nilitla, Lam. C'est un arbrisseau de sept à huit pieds de bauteur, à feuilles opposées, larges, ovales, entières et très-luisantes; les pétioles sont longs et demi-cylindriques; les fleurs sont blanches, nombreuses, réunies en panicule terminale.
IMAPPE. Mappa. bot. On avait accumulé dans le genre Ricin plusieurs espèces qui n'avaient ensemble que des rapports éloignés, et qui rendaient ce genre vague et peu naturel. Aussi A. De Jussieu (Diss. sur les Eupliorbiacées, p. 44, tab. 14, n" 44) a-t-il cru devoir le réduire à celles qui se rapprochaient évidemment de son type, le Ricinus commnnis, et alors le Riciiius Mappa de Linné a dû devenir celui d'un genre nouveau, assez distant du premier, et qu'il a ainsi caractérisé ; fleurs monoïques ou dioïques ; dans les mâles, un calice triparti, de trois à dix étamines, dont les fîlels, libres ou bien soudés entre eux à leur base, portent des anthères à deux tiges globuleuses; dans les femelles, un calice hi ou trifide, deux ou trois styles oblongs, réfléchis en dehors, plumeux le long de leur face interne, ou bien un seul style bi ou triparti; un ovaire hérissé ii l'extérieur de pointes roides, divisé intérieurement en deux ou trois loges dont chacune contient un seul ovule, el devenant plus tard une capsule à autant de coques, armée de pointes peu nombreuses, mais assez longues. Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes, peltées, entières, veinées, portées sur de longs pétioles qu'accompagnent ù leur base deux stipules grandes et caduques. Les épis axillaires et plusieurs fois ramifiés sont garnis de bractées assez grandes, qui enveloppent, les unes une fleur femelle solitaire, les autres un paquet de fleurs mâles extrêmement petites. On doit rapporter à ce genre, outre le Ricinus Mappa de Linné, lequel croit aux Indes et dans les Moluques, le Ricinus tanaritts observé dans les mêmes pays et dans la Cochinchine, el peut-être aussi le Ricinus dioicus de Forsler, d'après sa description. De deux espèces inédiles, l'une, rapportée de Timor, devra vraisemblablement être réunie à l'une des précédentes; l'autre, originaire de l'ile de Ceyian, est bien distincte par plusieurs caractères, et
I nolammenl par ses fleurs mâles, où on ne trouve que
trois étamines.
j MAPPEMONDE, moli. Coquille du genre Porcelaine, Cyprœa Mappa, à laquelle on donne aussi le nom de Carte de géographie. F. Porcelaine.
j MAPPIA. EOT. Schreber {Gêner. Plant., n" 1773) a donné ce nom au genre Soramia d'Aublet, qui a élé réuni par De Candolle au genre Dotiocarpus. F. ce mot.
MAPROUNÉE. Maprottiiea. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, établi sous ce nom par Aublet, mais décrit par Linné fîls et Smith sous celui d'/Egopricon. Ses fleurs sont monoïques : les mâles se composent d'un petit calice bi ou quadrifide, du fond duquel part un filet saillant, terminé par deux anthères biloculaires, accolées; les femelles offrent un calice à trois lobes, un style court, épais, trifide, trois stigmates réfléchis, un ovaire globuleux, à trois loges uniovulées, devenant une capsule à trois coques. Les graines osseuses sont creusées sur une partie de leur surface d'une foule de petites fossettes. La seule espèce connue de ce genre est un arbre de la Guiane : peut-être en rencontret-on une seconde au Congo, où Robert lîrown cite une plante voisine de VJEgopricon, mais en différant notamment par son fruit capsulaire et non bacciforme (tel que Linné fils avait décrit celui du genre dont il est ici question). Or cette différence disparaît, d'après les descriptions de Smilh el de Gœrtner, qui s'accordent à le regarder comme capsulaire et d'après les observations de Richard. Quoi qu'il en soit, l'espèce de la Guiane, figurée par Aublet (lab. 542) et par Smith (Icon. exol., lab. 42), est un arbre à feuilles allernes, entières, glabres, veinées, luisant sur leur surface supérieure. Ses fleurs mâles, très-petites et qu'accompagnent de petites écailles, se réunissent en têtes ou chatons dont chacun a sa base ceinte d'un court involucre biparti, et dont l'ensemble est disposé au sommet des branches, en courtes panicules. Au-dessous de chaque chaton mâle s'observe une seule fleur femelle, portée sur un pédoncule muni de deux bractées.
MAQUEREAU. ïois. Espèce du genre Scombre. F. ce mot.
MAQUI. BOT. F. Aristotélie.
MAQUIRA. bot. Aublet a nommé Maqiiiia Guianensis {PI. Guian. SiippL, ôG, t. 580) un arbre dont il n'a pu observer la fleur ni le fruit. La figure qu'il en donne est trop incomplète pour pouvoir déterminer à quelle famille appartient ce genre, qu'on doit considérer comme non avenu.
MAR. OIS. Espèce du genre Pic. F. ce mot. MARABOU. OIS. Lesson a réuni en un genre dislinct, trois grandes espèces de Cigognes : Ciconia Javanica, Horsf.; Ciconia ciumenifera, Cuv., et J?dea Argala, Lath.; el l'a désigné sous le nom de Marahou. F. Ciuo- GNE. Le même nom est vulgairement donné à certaines plumes qui sont recherchées pour la parure des dames; ces plumes proviennent de l'Argala; on l'élève en domesticité dans l'Inde, pour lui ôter, à mesure qu'elles repoussent, ces plumes précieuses.
MARACOANl. crust. Pison et Marcgraaff nomment ainsi une espèce du genre Gélasime de Latreille; c'est
le Cancer vocans de Linné. /'. Gélasime et Occipode.
MARACOC on MARACOT. bot. L'un des noms vulgaires du Passifloia incurnata.
MARA-COUJA. BOT. Même chose que Murucuja. F. ce mok
MARAIGNON. POIS. C'est le nom vulgaire de la lièsjeune Anguille, dans certains cantons.
SIARAIL. OIS. Espèce du genre Pénélope, que Lcsson a érigée comme type d'un genre distinct. /'''. Pénélope.
MARAIS. GÉOL. On nomme ainsi tout espace de terrain comme délayé par des eaux stagnantes. Une végétation particulière caractérise les Marais; il est dans toutes les classes du règne végétal des espèces qui leur sont propres, depuis les arbres les plus élevés jusqu'aux Mousses les plus humbles. Les Champignons y sont cependant extrêmement rares. Celte végétation des Marais est en général pompeuse et d'un aspect frais et verdoyant. Les Marais étendus sur de vastes suifaces de pays, indiquent le fond de quelqu'ancien lac ou d'une mer intérieure dont les eaux nourrirent des plantes inondées, jusqu'à l'époque où le détritus de ces plantes ayant formé une vase substantielle, élevée jusqu'au voisinage de la surface, produisit des Scirpes, des Roseaux, des Ményantes, des Nénuphars, dont les racines ajoutèrent, parleur destruction, à la consistance du sol. A ces plantes succédèrent quelques Ombellifères, des Lysimaques, des Salicaires, plusieurs Fougères, des Laiches, des Massettes qui veulent un peu moins d'inondation, et enfin quand les débris de ces plantes mortes eurent porté le terrain au niveau de la surface des eaux absorbées, des arbustes dont la plupart sont fort élégants, tels que les Mirica, des Andromèdes, des Airelles, des Lédum, des Kalmies, vinrent ajouter, par l'entrecroisement de leurs racines prodigieusement divisées, un élément de plus au terrain qui bientôt supportera de profondes forêts. Les Marais ont aussi une zoologie qui leur est propre ; des Vers y sillonnant la vase attirent des Oiseaux dont les formes sont appropriées à la nature des lieux oii ils se peuvent substanter. Ainsi la plupart (Échassiers) sont perchés sur de longues pattes que terminent des doigts considérables et ouverts, de façon ù couvrir une telle surface du terrain amolli que l'animal ne puisse s'y enfoncer. Le bec, au contraire, sera propre à pénétrer dans la boue; pointu et généralement grêle, il n'a pas besoin d'être fort dur; aussi beaucoup d'Oiseaux de Marais ont le bec flexible comme du cuir; plusieurs n'introduisent pas seulement cet organe dans la vase où se cache leur proie; ils y enfoncent encore tout le cou, pour parvenir à de plus grandes profondeurs, et alors cette partie finit par se dépouiller de plumes. L'entrelacement des racines de la végétation marécageuse produit souvent comme des iles Bottantes sur la surface d'étangs prêts à s'effacer pour devenir des terrains humides; d'autres fois elle compose sur des espaces considérables un sol mouvant. On trouve des Marais partout; mais lorsqu'ils sont peu étendus, et qu'ils ne doivent leur existence qu'à la présence de quelques ruisseaux dont le cours se ralentit, on les appelle simplement des marécages.
On a appelé Marais salants, des marais du bord de
la mer où le flot monte, et qu'il imprègned'un selqu'on y vient recueillir au moyen de travaux particuliers qui appartiennent à l'art du saulnier. On y pratique des digues pour retenir les eaux dans divers bassins d'évaporation et de graduation. Le sol de ces digues, fortement imprégné de chlorure de Sodium, présente une végétation sensiblement distincte de celle des rivages ordinaires, et encore qu'il s'y trouve beaucoup de plantes communes, il en est aussi de particulières; les autres prennent un aspect plus rigide ou plus succulent selon chaque famille. Aussi quand les Graminées y sont plus dures, les Soudes et les Chénopodiées y sont épaisses et charnues. V. Salines.
MARALIA. BOT. Du Petit -Thouars [Nova Gênera Mailar/asc.) a formé, sous ce nom, un genre de la famille des Araliacées et de la Penlandrie Trigynie, L., auquel il a imposé les caractères suivants : calice trèspetit; corolle à cinq pétales; cinq étamines; ovaire inférieur, cylindrique, surmonté de trois styles; baie noirâtre, contenant trois graines. Ce genre est tellement voisin de VAralia que Kunlli n'a pas hésité à indiquer leur réunion. La plante sur laquelle il est constitué croit à Madagascar. C'est un petit arbrisseau à feuilles alternes, ailées, à fleurs en grappes pendantes, et composées de petites ombelles longuement pédonculées.
MARANTA. BOT. Ce genre de la famille des Amomées, et de la Monandrie Monogynie, L., présente les caractères suivants : calice extérieur à trois folioles lancéolées; calice intérieur (corolle) tubuleux, oblique, à limbe double, savoir : à trois divisions extérieures et deux intérieures, égales entre elles, outre le labelle qui est difforme et convexe; une étamine formée d'une anthère simple, adnée à un filet membraneux, pétaloïde, bipartite et enveloppant le style : celui-ci attaché au tube de la corolle et terminé par un stigmate trigone et convexe; fruit capsulaire, triloculaire, à trois valves et contenant une seule semence fertile. Roscoe (Transact. of Linn. Sociel., t. viii) a exclu de ce genre le Maranta Galanga, L., et l'a rapporté aux Alpinia. Dans sa Flore d'Essequebo, Meyer a constitué un genre nouveau, sous le nom de Calathea, qu'il a composé de plusieurs espèces de la Guiane et des Antilles, décrites par Aublet et Jacquin comme appartenant aux Maranta. Si l'on admet ces retranchements, le genre Maranta est un de ceux, parmi les Amomées, dont les espèces sont le moins bien déterminées. On doit considérer comme type le Maranta anindinacea, WiUd. et Roscoe, loc. cit., p. 5-59, ([ui croît dans l'Améri<iue, que l'on cultive dans quelques jardins d'Europe et sur lequel Fischer ( in Jet. Mosq., ô, p. 49, t. 8) a observé les caractères qui ont été exposés plus haut. Les autres espèces sont indigènes des contrées les plus chaudes du globe.
MARASCA. BOT. On nomme ainsi la variété de Cerises dont se fait le Marasquin.
MARASMODE. Marusmodes. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, établi par le professeur De CandoUe pour deux plantes récemment observées au cap de Bonne-Espérance. Caractères : capitule pluriQore, homogame; involucre ovale.
ii:
imbriqué, à écailles extérieures scarioso-appendiculées au sommet; réceptacle étroit et nu; lube de la corolle court, son limbe à cinq dents, avec l'orifice peu sensiblement dilaté; anthères écaudées; styles rameux, capilellés au sommet; akènes cylindriques et sans bec; aigrette formée de plusieurs paillettes distinctes, membraneuses et obtuses.
AIarasmode polycéphale. Marasmodes polfcephalus. De Cand. C'est un sous-arbrisseau rigide, rameux, glabre et divariqué, à feuilles un peu cylindriques et épaisses, alternes, sessiles, submucronées au sommet; les capitules terminent les rameaux, au nombre de cinq ou sept agglomérés et serrés; les Heurs sont jaunes.
Marasmode oligocéphai.e. Marasmodes oligucephalus, De Cand. Cette espèce ne diffère de la précédente qu'en ce que ses feuilles sont plus petites et presque trigones, que le groupe des capitules n'en compreud jamais au delà de trois.
MAR.\SQU1N. BOT. Nom vulgaire du fruit du Merisier, Cerasus avium, que l'on a étendu à la liqueur alcoolique préparée avec ce fruit.
MARATHRUM. bot. Humboldt et Bonpland ont décrit et figuré (Plantes équinoxiales, vol. i, p. 40, t. 11), sous le nom générique de Marathrum, une plante trèssingulière, qui appartient à la Pentandrie Digynie, L., et que ces auteurs avaient placée parmi les Naïades; mais cette petite famille, composée d'éléments hétérogènes amassés par les divers auteurs qui y rejetaient tous les genres dont ils méconnaissaient les afSuités, n'existe plus. Dans les Nova Gênera et Species Plant, cequin., rédigé par le professeur Kunth, le Marathrum a été ajouté à la famille des Podostémées de Richard. 11 est ainsi caractérisé : calice à cinq ou huit folioles en forme d'écaillés; cinq ou huit étamines à anthères linéaires, sagittégs à la base; ovaire elliptique, surmonté de deux stigmates sessiles; capsule elliptique, striée, biloculaire, bivalve et polysperme. Le Marathrum fœniculacetim , Hunib. et Bonpl., loc. cit., a une souche tubéreuse qui émet de nombreuses racines, et des feuilles très-découpées, à pinnules dichotomes, raultifides, linéaires, sétacées, analogues à celles du Fenouil. Les fleurs sont solitaires sur des pédoncules radicaux, enveloppés d'une graine à la base, Cette plante croît clans la Nouvelle-Grenade, sur les rochers auxquels elle adhère par les racines.
Malgré l'existence du genre dont il vient d'être question, Rafïinesque-Schmallz (Journ. Se. Phys., vol. 89, p. 10) a constitué plus tard, sous le même nom de Marathrum, un genre parmi les Ombellifères, et qui a pour type le Seseli dicaricatnm de Pursh. F. Seseli.
MARATTIE. Marattia. bot. Une des plantes qui composent ce genre de Fougères, fut d'abord indiquée par Commerson et par De Jussieu, sous le nom de Myriotheca; mais le nom de Marattia, donné à ce genre par Smith, quoiqu'il soit postérieur de plusieurs années, a généralement prévalu, parce que cet auteur a donné son caractère avec plus de précision, et y a joint la description et la figure de plusieurs des espèces qui lui appartiennent. La fructification de ces plantes consiste en des capsules beaucoup plus grosses que