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scliisleuse des lerraino hoiiillers {Schieferslhoti), avec lesquels elle se trouve. A la seconde sous -variété se rapportent des Marnes verdàtres et d'un gris marbré, qui séparent les bancs de la seconde masse de Plâtre à Montmartre, et qui sont employées comme pierre à délacber : on peut en rapprocher aussi quelques Terres à foulon, employées en Angleterre et dans d'autres pays. 2" Les Marnes calcaires différent des précédentes par la difficulté avec laquelle elles font pâle avec l'eau; on ne parvient à lier les parties humectées que si préliminalrcment on les a réduites, par le broyement, à une très-grande ténuité. Quoique souvent assez dures pour être employées dans les constructions, les Marnes calcaires n'ont point de ténacité; elles se brisent facilement, et souvent elles se réduisent d'elles-mêmes, sous l'influence atmosphérique, en une poussière fine; leurs couleurs dominantes sont le blanc et le jaunâtre; elles offrent beaucoup plus rarement des teintes foncées que les Marnes argileuses. La plupart des couches de Marne qui précèdent et surmontent la formation gypseusedes environs de Paris, et celles qui allernent avec les lits de Plâtre, apparliennent à la sous-variété de Marne calcaire compacte. Une autre sous-variété offre une structure fissile, schistoïde; c'est à elle qu'il faut rapporter les célèbres Schistes calcaires d'CEningen près du lac de Conslance, du Locle près de Neufchâlel, d'Aix en Provence, qui renferment entre leurs feuillets des débris nombreux de végétaux, de Poissons, de Reptiles et de Coquilles d'eau douce. On regarde assez généralement aussi comme des Marnes calcaires schistoïdes celles qui, au mont Boica, près Vérone, renferment une si prodigieuse quantité d'Ichthyolithes; mais la dénomination qu'on leur applique souvent, de Calcaire marneux ou de Schiste calcaire, les désigne tout aussi bien que les Schistes des environs d'Eichtedt et de Pappenheim, non moins célèbres par les Fossiles nombreux qu'ils contiennent.
On a donné le nom de Marne siliceuse feuillelée aune couche particulière, de la formation gypseuse de Montmartre, qui, au milieu de ses feuillets, contient des rognons ou des tables de l'espèce de Silex, connue sons le nom de Ménilile. Cette Marne, qui est brune et se délite en feuillets très-minces, est remarquable par la petite quantité d'Alumine et de Chaux qu'elle contient, son analyse ayant donné, sur cent parties, environ soixante de Silice, huit de Magnésie, une à quatre d'Alumine, une de Chaux, elc. Quelques auteurs regardent comme une variété bitumineuse de Marne feuilletée, le minéral qui se trouve auprès de Syracuse, en Sicile, et auquel Cordier a donné le nom de Dusodyle. f^. ce mot.
Comme on vient de le voir, les Marnes ne contiennent pas seulement de l'Argile, du Calcaire et du Sable; la Magnésie, les oxides de Fer entrent dans le mélange qui les constitue, mais accessoirement. C'est parla présence de la Magnésie que l'emploi de certaines Marnes, en agriculture, est plus nuisible qu'utile; c'est aux oxides de Fer, de Manganèse qu'elles doivent leurs couleurs variées. Les paillettes de Mica caractérisent, par leur existence presque constante, les dépôts puissants et continus qui, dans le sud de la France, dans les collines subapennines, la Dalmalie,la Hongrie, les environs de
Vienne en Autriche, etc., appartiennent à une même formation moderne, riche en Coquilles fossiles.
Bien que l'on trouve (|uelquefois les Marnes en amas, au milieu d'autres substances, elles se présentent plus généralement en couches qui allernent avec des Calcaires et des Argiles; elles offrent alors tous les caractères de dépôts sédimenteux opérés sous des eaux Iranquilles, qui tenaient en suspension les particules dont elles se composent, et qui dans beaucoup de cas ont été, comme plus fines, séparées mécaniquement d'un mélange plus grossier, et transportées, en raison de leur pesanteur spécifique, loin du lieu où s'est fait le premier délayement. Beaucoup de Marnes paraissent avoir été portées par des courants continentaux, qui les ont laissé déposer, soit dans des lacs, soit dans la mer.
En perdant l'eau qui les tenait délayées et en se desséchant, les Marnes ont affeclé différentes formes; les unes se sont fendillées dans tous les sens, d'autres se sont divisées par le retrait, en parallélipipèdes et même en colonnes prismatiques analogues à celles des Basaltes. On voit un exemple de celte dernière disposition dans une Marne calcaire, blanche et compacte, de la formation gypseuse, sur les bords de la Seine, près d'Argenteuil. Constant Prévost et Desmarels ont fait connaître une sorte de retrait encore plus remarquable. (Journal des Mines, mars 1809.) Ils l'avaient observé d'abord dans une couche de Marne calcaire jaunâtre, remplie en même temps de cristaux de Sélénite cl de nombreuses empreintes de Coquilles marines, qui fait partie de la troisième masse de Plâtre, visible alors dans une carrière dite de la Hulle-aux-Gardes, au pied de Montmartre, du côté de la route de Saint-Ouen, mais actuellement comblée. Depuis lors, cette même couche a été suivie dans toute la ceinture nord de Paris, à partir de Passy jusqu'au faubourg du Temple, et elle a présenté les indices d'un semblable retrait. Depuis ils en ont retrouvé des exemples remarquables, par certaines modifications particulières, dans des Marnes calcaires très-dures qui accompagnent les deux bancs d'Huîtres fossiles, supérieurs au Gypse, à Montmorency, Moulignon Saint -Prix. Voici ce que l'on observe dans les Marnes de Montmartre ; si l'on fra|)pe un bloc de Marne pour le briser, il s'en détache souvent une pyramide à quatre faces striées assez profondément, et parallèlement aux côtés de sa base, qui sont à peu près égaux entre eux et ont d'un à cinq et six pouces; la hauteur de la pyramide est environ égale à la longueur de chacun de ces côtés, et son sommet est obtus. La cavité pyramidale, laissée dans le bloc de Marne, parait au premier aspect n'être que le moule ou l'empreinte de la pyramide qui vient de se détacher; mais en examinant et en séparant avec précaution le bloc, on s'aperçoit bientôt que la cavité a pour parois quatre faces d'autant de pyramides semblables à la première, et dont les sommets se réunissent en un point central. Enfin, le système se complète par une sixième pyramide dont le sommet est directement opposé à celui de la première. Pour se faire une idée exacte de celte disposition, qu'il est diflScile d'expliquer sans une figure, il faut se représenter un solide cubique, imaginer des plans qui, de chacune des arêtes du cube, passent à l'arête qui lui est