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diamélraltiiieiit oppostie, el se figurer quelle sera la division opérée dans la masse solide, par rinlerseelinn de ces différents plans. Il esl évident qu'il en résultera six pyramides semblables, dont tous les sommets seront réunis au cenuc du cube, et qui auront cbacune pour hase l'une des faces de celui-ci. On voit encore que chaque face des pyramides sera en contact immédiat avec l'une des faces d'une autre pyramide. Toutes ces circonstances sont offertes par le mode de retrait, à l'exception qu'on ne peut pas supposer dans la Marne la préexistence de solides cubiques à la formation des pyramides, car la base de chacune de celles-ci, qui serait l'une des faces du cube, n'est jamais libre el apparente, elle se confond toujours avec la masse de la Marne. Avant que l'on eût bien conçu cet assemblage des si.K pyramides, et lorsqu'on en trouva isolément quelques-unes, on a été tenté de regarder chacune d'elles comme des moitiés d'octaèdre. Aussi, malgré l'explication donnée dans le temps, on les a souvent entendu citer sous le nom d'octaèdres de Montmartre. Serait-ce ainsi qu'il faudrait entendre ce que dit de Born des Marnes présentant des octaèdies? et Emmerling, qui dit que l'on a trouvé dans des Marnes des pseudo-cristaux, ayant la forme d'une pyramide à qualre faces doubles, a-t-il voulu indiquer autre chose que ce mode de retrait? 11 a toujours paru évident que l'on ne saurait attribuer cette division, si singulièrement régulière, à une cristallisation, et <|u'elle ne pouvait avoir été que le produit d'un retrait par dessèchement; mais il faut avouer qu'il est difficile de rendre un compte satisfaisant d'un semblable effet par cette cause. La solution de cette question a excité l'attention de plusieurs savants; Girard a recherché si la division observée n'avait pas pu être occasionnée par une pression comparable à celle exercée sur l'une des deux faces parallèles d'un solide prismatique, et particulièrement d'un cube dont l'autre face serait appuyée sur un plan résistant. Ce savant ingénieur étayait sa supposition par des calculs rigoureux, et par les observations entreprises par Coulomb et Rondelet pour connaître la force avec laquelle les différentes pierres employées dans les constructions, résistent au poids des masses dont elles sont chargées. En effet. Rondelet avait vu que des cubes de matière homogène, de pierre calcaire, par exemple, étant fortement comprimés sur deux faces parallèles, se partageaient en six pyramides semblables. Mais, par cette explication ingénieuse, on ne peut rendre raison des stries que présentent les faces des iiyiamides qui devraient êlre lisses; et au surplus, on rencontre ces pyramides dans la même couche, placées suivant des directions qui se croisent; de plus, les sommets des six pyramides, qui sont obtus, laissent entre eux un vide qui, au lieu de faire présumer une pression, indique au contraire un écartement ou retrait. C'est cette dernière observation qui lie le fait précédent à celui-ci ; dans la Marne calcaire très-compacte des sommets de Montmorency, Moulignon-Saint-Prix, on observe un grand nombre de cavités cubiques dont les plus petiles ne sont visibles qu'à la loupe, et dont les plus grandes n'ont que (|uelqucs lignes de diamètre. On les remarqua longtemps sans pouvoir se rendre compte d'une telle régularité; on
vit que plus ces cavités étaient grandes et moins les parois en étaient planes; celles-ci devenaient de pluî en plus convexes, de sorte que les angles de réunion étaient plus aigus. Il fut facile de concevoir qu'en exagérant par la pensée cet effet croissant, la masse solide, au centre de laquelle était la cavité cubique, serait divisée en six pyramides qui auraient chacune pour sommet la paroi convexe de la cavité, et l'on vit alors dans chacune de celles-ci l'origine d'une division pyramidale analogue à celles des Marnes de Montmartre. Cette conjecture ne larda pas à devenir une vérité démontrée; car on sut que, dans les mêmes couches, il avait été trouvé des pyramides isolées. L'identité d'origine ne peut donc plus êlre contestée, pas plus que la cause, qu'il faut regarder comme un mode de retrait particulier, dont le caractère serait d'avoir commencé dans plusieurs points isolés, au milieu d'une masse plus ou moins molle. Mais qui a déterminé le retrait ù commencer ainsi ? c'est ce que l'on ne saurait expliquer. On se contentera de faire remarquerque,sidans une pâte humide, une cause quelconque vient faire qu'un point central se dessèche plus tôt que ceux qui l'environnent (la disparition, par exemple, d'une ou plusieurs molécules d'eau, qui se combineraient chimiquement avec d'autres molécules accessoires dans la pâte), les molécules s'écarteront de ce point dans des directions opposées; et la pâte, diminuant de volume en raison inverse de son éloignemenl du point central où a commencé le dessèchement, il se fera nécessairement des solutions de continuité, des fentes qui auront lieu suivant les diagonales différentes des forces les plus rapprochées. Si le retrait s'opère dans six directions principales, opposées les unes aux autres, douze fentes seront produites chacune sur la ligne intermédiaire, entre deux forces perpendiculaires l'une à l'autre, à partir du point central, et le résultat sera la division de la pâte en six pyramides dont la hauteur et la largeur croîtront avec le dessèchement, et dont par conséquent les bases ne sauraient exister réellement. Le phénomène n'aura-t-il pas, quant aux effets, beaucoup d'analogie avec ceux de la pression extérieure, quoique produit par une cause agissant du dedans au dehors?
Les Marnes, en général, jouent dans la nature un rôle dont l'importance est bien supérieure à celui de la plupart des substances minérales simples, dont l'existence n'est presque toujours qu'accessoire dans les couches dont se compose l'écorce terrestre, tandis que celle-ci est, dans beaucoup de lieux, essentiellement formée de Marnes; elles entrent pour près des deux tiers dans la composition de certains terrains, comme ceux qui constituent les collines subapennines, et on les retrouve dans presque toutes les formations. Plusieurs variétés alternent avec les lils de Schiste, de Grès et de Charbon de terre, dans les terrains houillers. Des Marnes diversement colorées, en vert et surtout en rouge, abondent tellement dans les terrains gypseux et muriatifères, que les Anglais ont désigné spécialement celui de ces terrains qui sépare la formation houillère des Calcaires oolilhiques, sous le nom particulier de Marne rouge [red Mari). Les grands dépôts de Calcaire jurassique sont cnliecoupés par des séries puissantes de couches
marneuses donl la couleur dominaiile est le gris el le verdâtre. Quelquefois les couches de Marne, qui allernent avec des dépôts Irès-coquilliers, ne renferment pas de Fossiles, ou bien ceux qu'elles renferment sont dans un état de conservation différent de celui des couches inférieures ou supérieures, et en général plus entiers. Ces Marnes renferment des squelettes d'animaux et des débris de végétaux bien conservés. Sous le rapport de la nature des Fossiles qu'elles renferment, on peut distinguer des Marnes marines et des Marnes d'eau douce; mais il faut remarquer que, dans les premières, des débris d'êtres terrestres ou fluviatiles sont associés aux dépouilles généralement entières de productions marines.
Les Marnes ne sont pas seulement d'un grand intérêt pour le géologue; les usages auxquels elles sont propres invitent les fabricants, et surtout les agriculteurs, à les rechercher et à étudier leur variable composition; elles sont employées, comme on l'a déjà vu. pour la fabrication des poteries, des tuiles, carreaux, etc., pour le dégraissage des draps, etc.; mais leur emploi sur les terres cultivées, pour en modifier la nature et les rendre plus fertiles, est de la plus haute importance. Le marnage des terres est une pratique suivie de temps immémorial, en certaines contrées, et que la routine n'a pas jusqu'à présent laissé s'établir dans d'autres qui en possèdent tous les moyens et en retireraient les plus grands avantages. Pour le succès de l'opération, non-seulement il n'est pas indifférent d'employer toute espèce de Marne, mais il faut encoie que les qualités de celle employée soient en rapport avec la nature de la terre que l'on veut amender par ce moyen. Les Marnesargileuses, par exemple, conviennent aux terres sablonneuses qu'elles rendent plus tenaces et plus propres à retenir l'humidité; les Marnes calcaires, au contraire, serviront à ameublir les terres argileuses trop grasses. Les Argiles ou les Sables purs pourraient à la rigueur opérer ces deux actions mécaniques; mais il paraît que la quantité de carbonate de Chaux qui entre dans la composition des Marnes exerce une action chimique favorable à la végétation, soit que ce sel absorbe l'oxigène de l'air, soit qu'il fournisse aux plantes de l'Acide carbonique et rende soluble l'humus qui doit les nourrir. Quoi qu'il en soit, il est certain que l'effet des Marnes sur les terres n'est pas rapide; il n'est le plus souvent sensible que la deuxième, la troisième ou même la quatrième année; mais il dure jusqu'à quinze années et plus. 11 faut que l'expérience apprenne au cultivateur quelle est la quantité de Marne qu'il doit répandre sur sa terre, car une trop forte dose peut produire une stérilité complète. Pour l'emploi, les Marnes doivent être réduites en poudre; et beaucoup d'entre elles, qui paraissent fort dures, s'y réduisent d'elles-mêmes, en se délitant par leur exposition à l'air. Aussi est-on dans l'habitude de les laisser réunies pendant quelque temps, en tas, auprès des marnières avant que de les employer. A défaut de Marne proprement dite, on emploie aux mêmes usages, dans quelques contrées, la Craie, des amas de Coquilles fossiles (Faluns), des Vases de mer, et même la Chaux éteinte à l'air. U faut éviter de se servir de Calcaires ou de Marnes qui
contiennent trop de Magnésie, parce qu'il paraît que cette substance frappe les terres de stérilité.
MARO. BOT. Sy.nonyme de Cocotier.
MAROC oc MOROC. ois. Espèce du genre Coucou.
MARONITE. MIN. Synonyme de Macle. K. ce mot.
MAROTOU. OIS. et noT. L'un des noms vulgaires du Milan et du Canard Souchet, dans certains cantons de la France.
MARQUETTE, ois. Espèce du genre Gallinule. F. ce mot.
MAROUTE. BOT. Nom vulgaire d'une espèce de Camomille, devenue le type du genre Marulade Cassini. f^. Marute.
MARQUETTE, moll. Les pêcheurs donnent ce nom à déjeunes Sèches qu'ils emploient comme appât.
MARQUISE. BOT. Variété de Poires.
MARQUISETTE. MIN. Nom que l'on donne vulgairement aux cristaux cubiques de Fer sulfuré, appelés aussi Miroir des Incas. A'. Fer.
MARQUISIE. Maïqiiisia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, formé par A. Richard (Mém. Soc. Hist. nat.. Par., 5, p. 192), aux dépens du genre Canthium de Labillardière. Voici les caractères assignés au genre nouveau ; tube du calice ovale, son limbe court, à cinq divisions aiguës ; tube de la corolle court, son orifice glabre, ses lobes oblongs, étalés, obtusiuscules, plus longs que le tube; cinq anthères ovales, sessiles sur l'orifice de la corolle; style filiforme, de la longueur du tube de la corolle; quatre à six stigmates. Le fruit consiste en une baie ovale, charnue, biloculalre, couronnée par le calice persistant; dans chaque loge une semence s'élève du fond ; elle est convexe extérieurement, plane et sillonnée à l'intérieur.
Marqdisie de l,v Billardière. Marquisia BiUardierii, Rich. Arbrisseau glabre, à rameaux épineux; feuilles subpétiolées, opposées, lancéolées, atténuées aux deux extrémités; stipules petites, annexées au pétiole; pédicelles axillaires, solitaires, uniflores, un peu courbés en dehors, slipités vers le sommet, sous le calycule floral qui est quadriflde; fleurs petites. De la Nouvelle-Hollande.
MARRACIIÉMIN. bot. L'un des noms vulgaires du Marrube commun, dans certains cantons de la France.
MARRON. BOT. Ce nom désignait premièrement les plus belles Châtaignes choisies pour les tables recherchées. On rétendit insensiblement à d'autres végétaux : ainsi l'on appela :
Marron d'Inde, les fruits de l'Hippocaslane.
Marron DE Cochons, les racines du Cyclame commun.
Marron d'Eau, les fruits de la Macre.
Marron noir, un Agaric, selon Paulet.
MARRONNIER. BOT. L'un des noms du Châtaignier, qu'on a étendu à l'ilippocastane, appelé vulgairement Marronnier d'Inde, et au Pavia, appelé Marronnier a
rLEDRS ROUGES. /^. HlPPOCASTANE et PaVIA.
MARRUBE. Mairubhim. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., ainsi caractérisé: calice tubuleux, cylindrique, à dix stries et à cinq ou dix dénis; corolle bilabiée, dont le tube est un peu plus long que le calice, légèrement
ar(|iié| la lèvre supérieure dressée, plane, étroite et bifide; l'inférieure a trois lobes inégaux, deux latéraux plus petits, ovales et obtus, celui du milieu plus grand et échancré; étamines didynames, très-courtes, renfermées dans l'intérieur de la corolle; style très-court, terminé par un stigmate à deux lobes inégaux. Ce genre se compose d'une vingtaine d'espèces, dont la plupart sont indigènes de l'Europe méridionale et orientale. On en cultive plusieurs dans les jardins de botanique; et quelques-unes, jiar exemple \e Marntbium peregrinnm, si ce n'était la petitesse de leurs fleurs, mériteraient de fixer l'attention des amateurs comme planles d'ornement. Les deux espèces suivantes offrent assez d'intérêt pour qu'il en soit fait une courte description.
Marrdbe commun. Marrubium vulgare, L. et Rich., Bot. Méd., p. 261. Sa racine est vivace; elle donne naissance à des tiges dressées, longues de trois à six décimètres, rameuses, velues et blanchâtres; les feuilles sont pétiolées, ovales, aiguës, crénelées, crépues et cotonneuses; les fleurs sont blanches, petites, formant aux aisselles des feuilles des vcrticilles compactes, accompagnés en dehors de bractées subulées et courtes. Cette plante esl fort commune dans les lieux iijcultes, sur le bord des routes et des fossés de presque toute l'Europe. Elle disparaît cependant en certaines contrées, comme par exemple dans la région Alpine. Le Marrube esl d'une odeur aromatique comme musquée, et d'une saveur acre, ce (|ui dénote en lui des propriélés assez actives. C'est un bon stimulant, dont l'usage peut convenir dans certains cas d'aménorrhée et dans les catarrhes chroniques.
Marrube Faux-Dictajine. Marrubium Pseuilo- Dictumnus, L. 11 est originaire de l'île de Crète, et on le cultive dans les jardins de botanique. Ses tiges sont sous-frutcscenles, hautes de cinq à six décimètres, couvertes, ainsi que toules les parties de la plante, d'un duvet blanchâtre et très-abondant; les feuilles sont cordiformes, presque arrondies, crénelées et trèsridées; les fleurs, de couleur rosée, sont disposées par verticilles rapprochés, et accompagnés de bractées spatulées et velues. On a cru que cette plante représentait le fameux Dictamne de Crète des poètes de l'antiquité; mais il est plus probable que ce spécifique était une espèce d'Origan.
MARRUBE AQUATIQUE. ooT. Synonyme vulgaire de Lycope des marais.
MARRUBIASTUUM. bot. Les espèces dont se composait le genre constitué sous ce nom par Tournefort, ont été réparties dans les genres Sideritis, Slachys et Leonurus de Linné, r. ces mots.
MARRUBIUM. bot. /'. Marrube.
MARS. INS. Geoffroy appelle ainsi le Papilio Ilia de Fabricius. Ce nom a servi depuis à désigner une petite famille du genre Nymphalis de Lalreille. y oyez Nym-