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MALTflÉE. POIS. L'une des divisions du genre Lopliie. y. ce mot.
MALTIIINE. Malthmns. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, famille des Serricorncs, tribu des Lampyrides, établi par Lalreille aux dépens des Télépbores de ScUœffev {Canlhaiis, Lin.), et n'en différant que par les palpes qui sont terminées par un article ovoïde, par la léle qui est amincie en arrière, et par les élylres qui sont pins courtes que l'abdomen. Ces insectes ont les mêmes babitudes que les Téléphorcs, leur organisation est aussi la même; ce sont de petites espèces qui vivent sur les plantes, et plus particulièrement sur les arbres; elles se trouvent presque toutes aux environs de Paris.
Mai.thine bordé. Malthinus margiiiatus , Lalr.; Caiilhaiis bisagittala, Panz. (Faun. Ins., etc., fasc. 11, f. 15); la Nécydale à points jaunes, GeoflF. (lus. de Paris); Canlhahs miiiima? Fab. F., pour les autres espèces, LatreiUe (Gen. Criisl. et Ins.), Olivier, Geoffroy, etc.
MALURUS. OIS. Synonyme de Mérion. F. ce mot. WALUS. BOT. y. Pommier.
MALVA. BOT. r. Mabve.
MALVACÉES. Malraceœ. bot. Famille de plantes dicotylédones polypétalées, à élamines bypogynes, aj^ant pour type le genre Malca. Cette famille, telle qu'elle a été circonscrite par les botanistes modernes et parliculièrement par R. Brown et Kunlb, diffère beaucoup delà famille des Malvacées, ainsi que l'avait établie Jussleu dans son Gênera Ptantarum. Ce savant botaniste avait divisé les genres nombreux qui la composaient en sept sections. Les trois premières de ces sections forment seules aujourd'hui la famille des Malvacées, à laquelle on a réuni quelques-uns des genres épars dans les autres sections. Venlenat (Plant, du jard. Malm.) a d'abord établi une famille des Sterculiacées, qui tient le milieu entre les Malvacées et les Tiliacées, et qui avait pour principal caractère : des étamines monadelphes et des graines munies d'un endosperme. Robert Brown, dans sesGeneral ïtemaiks, considère les Malvacées, non comme une simple famille, mais comme une classe qui comprend les Malvacées de Jussieu, les Sterculiacées de Ventenat, les Cblénacées de Du PetitThouars. les Tiliacées de Jussieu, et une famille nouvelle qu'il nomme Byttnériacées. Plus récemment le professeur Kunlb, dans un travail si)écial et dans le cinquième volume des Aova Gênera de Humboldt, a autrement circonscrit les Malvacées. 11 y place seulement les trois premières sections des Malvacées de l'auteur du Gênera Planlarum, adopte les Byttnériacées de Robert Brown, auxquelles il réunit les Sterculiacées de Ventenatetle groupe des Hermanniéesde Jussieu, et forme une nouvelle famille qu'il nomme Bombacées, des genres Bombax, Cheirostemon, Pachira, Helicteres, Cavanitlesia , Matisia et Chorisia. Ces
changements ont été adoptés par De Candolle dans le premier volume de son Prodromvs Sj-sleniatis. D'après la nouvelle coordination du groupe des Malvacées, tel qu'il a été défini par Kunlh , le calice est monosépale, persistant, à cinq divisions plus ou moins profondes, à préHoraison valvairc, assez souvent accompagné en dehors d'un second calice ou calicule externe. La corolle est formée de cinq pétales réguliers et hypogynes, quelquefois réunis entre eux par la base, au moyen d'une prolongation de la substance des filets staminaux, de manière à représenter une corolle monopétale. Les étamines sont fort nombreuses, toujours monadelphes; les filets sont libres dans leur partie supérieure où ils se terminent chacun par une anthère courte, arrondie, réniforme, uniloculairc, mais s'ouvrant en deux valves. Le pistil est libre, sessile ou slipité, composé de trois, de cinq ou d'un plus grand nombre de coques uniloculaires, contenant un ou plusieurs ovules attachés à l'angle interne. Les styles sont en même nombre que les coques ou loges de l'ovaire; ils sont quelquefois réunis entre eux. Les stigmates sont petits, simples et capitules. Le fruit est tantôt simple, charnu ou plus souvent sec, ù trois, cinq ou un plus grand nombre de loges, s'ouvrant par leur partie moyenne en autant de valves, ou quelquefois restant indéhiscentes; tantôt c'est un fruit composé de cinq ou d'un plus grand nombre de coques, attachées à un axe central, persistant, et s'ouvrant le plus souvent en deux valves. Les graines sont généralement réniformes, dépourvues d'endosperme; l'embryon a sa radicule dirigée vers le bile, et les cotylédons plies. Les Malvacées sont des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, des arbustes ou même des arbres extrêmement élevés; leurs poils, lorsqu'elles en ont, sont disposés en étoile. Les feuilles sont alternes, simples, entières ou diversement lobées et incisées; chaque feuille est accompagnée de deux stipules. Les Heurs qui sont quelquefois très-grandes et ornées des plus vives couleurs, offrent différents modes d'inflorescence. Les genres qui forment la famille des Malvacées sont assez nombreux; on peut les distribuer de la manière suivante :
§ 1. Calice accompagné d'un calicule.
Malope, L.;3Iaka, L.;Kilaihelia, Willd.; Àlthœa, Cav.; Lavatera, L.; Malachra, L.; Urena, L.; Pavonia, Cav.; Malvavisciis , Dill.; Lebretonia, Schrank; Hibiscus, L.; Thespezia, Cavan.; Gossxpium, L.; Redoutea, Vent.; Fugosia, Juss.; Senra, Cavan.; Lopimia, Mart.
§ II. Calice nu, sans calicule.
Palava, Cavan.; Cristaria, Cavan.; Anoda, Cavan.; Periplera, DC; Sida, Cavan.; Lagnnea, Cavan.; Ingenhousia, DC.
MALVA-ROSEA. bot. Synonyme vulgaire iVJlcœa. f^. Guimauve.
MALVAVISCUS. BOT. Vulgairement Mauvisque. Genre de la famille des Malvacées, et de la Monadelphie Polyandrie, L., établi par Dillen {llort. Eltliam. ,i\0), adopté par Cavanilles, Jussieu, Kunth et De Candolle. 11 est ainsi caractérisé : calice quinquéfide, entouré d'un involucre polyphylle; cinq pétales dressés, égaux entre eux et enroulés; élamines nombreuses et monadelphes.
dont le lube est adné aux onglels des pétales ; anthères réniformes, uniloculaires; ovaire à cinq loges monospermes, surmonté d'un style à dix divisions terminées par des stigmates capités; cinq carpelles bacciformes, monospermes, quelquefois légèrement distincts, le plus souvent réunis en une baie globuleuse, et à cinq loges. Ce genre a été décrit par Swartz, sous le nom A'Achania. Linné qui n'en connaissait qu'une seule espèce, le réunissait aux Hibiscus. Dans le premier volume de son Prodromus, le professeur De Candolle a donné les caractères de quinze espèces distribuées en deux sections dont la première, qu'il a désignée parle nom d'^^chania, est caractérisée par ses pétales auriculés d'un côté. Les onze plantes qui la composent sont indigènes de l'Amérique méridionale, et surtout du Mexique et du Pérou; toutes sont nouvelles, et on en doit la description à Kunlh et à De Candolle, excepté pour celle qui a servi à établir le genre. Cette belle plante, qui est cultivée depuis longtemps dans les jardins d'Europe, mérite une courte description.
Malyaviscbs arborescent. Malvaviscus arboreus, Cav. (Diss., 3, t. 48, f. 1); Hibiscus Malvaviscus, L.; Achania Mahaviscus , Swartz. Il a des rameaux pubescents, des feuilles cordiformcs à trois ou cinq lobes, acuminées, un peu scabres. Les fleurs sont d'un beau rouge, solitaires, et leur involucelle court, à huit ou onze folioles dressées. 11 croît naturellement dans les lieux pierreux et calcaires des Antilles, du Mexique et de la république de Colombie.
La seconde section se distingue par ses pétales non auriculés d'un côté. Elle a reçu le nom d'jJiiotea, et elle renferme quatre espèces indigènes du Brésil et du Mexique.
MALVEOLA. bot. (lleilter.) Synonyme de Sida Abatilon, L.
MALVINDA. isoT. Dillen avait donné ce nom à une espèce du genre Sida de Linné, et Burmann l'avait appliqué à un rp'allheria et à un Urena. Enfin il a été employé par Médikus pour désigner un genre formé aux dépens du genre Sida, et qui aurait été caractérisé par ses carpelles au nombre de cinq à douze, monospermes et non renflés. Ce genre n'a été considéré par De Candolle (P/odroiii. Sxst. f^erjet., 1, p. 459) que comme une simple section du genre Sida. y. ce mot.
MAUANDRITE. POLYP. Foss. On a donné ce nom à quelques espèces d'Alcyons fossiles, dont la forme approche de celle de VAlcyoniiim Ficus.
MAMAT. OIS. Synonyme d'Einberiza hfemalis, Latli. V. Brdant.
MAMBRIiNE. mah. V. Chèvre.
MAMBU. bot. On trouve dans l'Écluse (Exolic, p. 239), à l'article du Tabaxir (A^ ce mol), que celte concrétion provient des roseaux arborescents, appelés Mambu, ce qui donne ce mot pour synonyme de Bambou.
MAMEI. bot. Pour Mamméa. y. ce mot.
MAMELLE, bot. Paulet nomme ainsi divers Agarics.
MAMELLES. zooL. On appelle ainsi les organes destinés à la sécrétion du lait, essentiellement formés par la glande mammaire. La présence de ces organes forme le caractère essentiel de toute une classe d'à
qu'on a pour cette raison nommés Mammifères, f. ce mot pour les détails sur la structure et les modifications de ces organes dans les diverses familles des animaux Mammifères.
MAMELON. MOLL. On désigne ainsi en conchyliologie les premiers fours de la spire d'une Coquille, lorsqu'ils sont enflés et arrondis comme dans plusieurs Fuseaux et la plupart des Volutes.
Le Mamelon blanc de DargenviUe est le Natica mamilla. /'. Natice.
MAMELON. BOT. Paulet donne ce nom à un groupe d'Agarics de petite taille.
MAMILLAIRE. Mamillaria. bot. Genre de la famille des Cactées, institué par Haworth (Syn., p. 177) et adopté par Pfeiffer dans son Etmmeralio diagnostica Cactearum, p. 5, avec les caractères suivants : tube du calice adhérent à l'ovaire; son limbe divisé en cinq ou six lobes colorés, qui couronnent l'ovaire; corolle à peine distincte du calice, formée de cinq à vingt-cinq pétales plus longs que les sépales, mais de même qu'eux et avec eux, réunis en un tube compacte; étamines filiformes, disposées sur plusieurs rangs; style filiforme, couronné par un stigmate à trois ou sept divisions radiées. Le fruit consiste en une baie lisse, oblongue, dans laquelle sont logées des semences à cotylédons petits et acuminés. Les Mamillaires sont des plantes suffrutescentes, charnues, arrondies ou cylindracées, lactescentes ou remplies d'un suc limpide, dépourvues de feuilles, avec des tubercules subconiques, en forme de mamelons disposés en spirale, et portant au sommet des rayons d'épines qu'entoure souvent un duvet décidu; les fleurs sont sessiles à la base des mamelons et le plus souvent rangées circulalrement. Quelques espèces produisent des baies succulentes, bonnes à manger.
Pfeiffer décrit quatre-vingt-douze espèces de Mamillaires qu'il partage en deux coupes principales : les HoMOEACAPiTUÉES, qui Ont toutes leurs épines presque égales, rigides ou sétacées, les centrales nulles ou à peine distinctes des extérieures; et les Hétéroc.4WTHées dont les épines affectent des formes diverses, sont colorées et diffèrent, les centrales, des extérieures. En outre, chacune de ces coupes admet des subdivisions.
Mamillaire simple. Mamillaria simplex, Haw.; Cierge à mamelons, DC, PI. gras., fig. 1 11. Sa tige est ligneuse au centre, charnue autour de l'axe, d'abord arrondie, puis prenant la forme d'une poire ou d'une massue, un peu orabiliquée au sommet; mamelons coniques, obtus, entourés à leur base d'une laine quelquefois épaisse, couronnés d'une touffe de poils laineux d'où sortent des spiuules d'abord jaunâtres, et qui deviennent rouges en vieillissant; ces spiuules sont disposées sur deux rangs : l'extérieur composé de quinze, en rayons, et l'intérieur de cinq dressées. Des Antilles.
Mamillaire de Galéotti. Mamillaria Galeottiana. Sa tige est conique, formée de mamelons quadrangulaires, disposés en spirale, leur base est entourée d'une laine blancliâlre; les auréoles sont laineuses dans les jeunes et se trouvent sous le sommet des mamelons; les épines sont au nombre de quatre, croisées-opposées, de longueur inégale, droites, un peu recourbées
MAMEI D'AMÉRIQUE .
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en arrière, jaunâtres d'abord, d'un gris corné ensuite. Les fleurs naissent des aisselles; elles sont d'un blanc laiteux, composées de douze à quatorze pétales. Cette espèce se trouve dans la collection de Vandermaelen, à Bruxelles, et lui a été envoyée par le naturalistevoyageur Galéotti qui l'a découverte aux environs de Mexico.
MAMILLES. Mainillœ. BOT. Éminences arrondies ou déprimées, que l'on observe à la surface du pollen. y. ce mot.
MAMILLIFÈRES. ACAi. Lesueur a donné ce nom à une division des Zoopbytes, dont Cuvier a fait depuis le genre Zoantbe. F. ce mot.
MAMMA. HOLL. Genre formé par Klein {Metli. Ostrac, p. 25), pour les Coquilles du genre Katice surtout, et des Tonnes ou autres qui ont une forme globuleuse, et dont l'extrémité se termine en mamelon ou en s'arrondissant.
MAMMAIRE. Mammaria . acai. Genre encore peu connu, ayant pour caractères ; corps libre, nu, ovale ou subglobuleux, terminé au sommet par une seule ouverture; point de tentacules à l'oscule. On ne sait sur les animaux, autre cliose que ce qui est énoncé dans leurs caractères génériques. Millier auquel on doit rétablissement de ce genre, et Fabricius qui a fait connaître une espèce de Mammaire, se sont bornés à des descriptions trop succinctes pour que l'on puisse fixer positivement leur place dans un cadre zoologique. Millier et Gmelin les rapprochent des Actinies; Lamarclv les place à la fin de son second ordre des Tuniciers libres ou Ascidiensj Schweigger les classe parmi les Mollusques, dans le voisinage des Ascidies. Ce genre renferme trois espèces qui vivent dans les mers du Nord : les Mammaria mamilla, varia et globulus.
MAMMAIRES (vaisseaux), bot. On donne ce nom aux petits vaisseaux qui passent de la plumule dans les cotylédons.
MAMMALOGIE. Mammalogia. zooi. L'usage a consacré ce nom pour désigner la branche de l'Histoire naturelle qui traite des Mammifères. C'est certainement celle dont l'étude est la plus intéressante, la plus utile et la plus féconde en résultats dignes de la haute attention du philosophe, comme en applications journalières. Dans le temps même où l'étude des rapports était tout à fait négligée, on a dit, on a prétendu démontrer qu'il est parmi les animaux, des espèces si voisines de l'Homme, que c'est presque un préjugé de leur refuser ce nom; et personne n'ignore que plusieurs auteurs, et même le grand naturaliste ([ui a posé les premières bases de la Zoologie, ont encore été plus loin en plaçant quelques Singes dans le genre Homo. Aujourd'hui que la théorie de l'unité de composition, en montrant tous les animaux formés sur le même plan, a fait voir égalemenfle véritable point de vue sous lequel il faut apercevoir l'analogie que présentent tous les êtres; aujourd'Iiui surtout que ces espèces, qu'on disait liées avec l'Homme par des rapports si intimes, ne sont plus connues par les seules relations de voyageurs souvent crédules et ignorants, et presque toujours amis du merveilleux; les naturalistes ont apprécié à leur juste valeur des opinions en partie ad-
mises parce qu'on avait exagéré, et quelquefois même supposé des ressemblances, en même temps qu'on omettait d'importantes et réelles dissemblances. Néanmoins l'étude zoologique des caractères extérieurs, et mieux encore, l'étude anatomique, l'étude approfondie de toute l'organisation de l'Homme, ont dès longtemps également montré que cet être, que ses facultés morales distinguent si éminemment de la brute, n'est cependant qu'un Mammifère aux yeux du naturaliste, c'est-à-dire aux yeux de celui qui ne considère que son organisation et ses qualités physiques.
Si l'organisation des Mammifères se rapproche ainsi réellement de l'organisation humaine; s'il y a entre toutes les parties de leur corps et celles du corps humain, non pas seulement de l'analogie, mais même de la ressemblance, quel jour l'étude de ces animaux ne jettera-t-elle pas sur l'histoire de l'Homme? Ne seral-cUe pas utile, nécessaire même au philosophe qui cherchera à concevoir où est la source de celte intelligence humaine, tellement supérieure et peu comparable à celle des animaux dans un être qui n'a que la même organisation physique? L'anatomiste, le physiologiste ne devront-ils pas chercher une instruction plus approfondie sur la disposition ou la structure et sur les fonctions des organes de l'Homme, dans l'étude des organes analogues des Mammifères ? Et la série de leur dégradation successive chez les animaux ne fournitelle pas, comme on l'a dit, une série de dissections et d'expériences toutes faites? Le physiologiste qui cherche, par des expériences sur les animaux vivants, à prendre, pour ainsi dire, la nature sur le fait, doit surtout porter son attention sur les espèces les plus voisines de l'Homme, sur les Mammifères, et même sur les premiers d'entre eux, si du moins il a pour but principal l'avancement de la Physiologie humaine; car la fonction étant comme la forme dont elle dépend, fugitive presque d'une espèce à l'autre , les expériences faites sur les Reptiles ou les Oiseaux ne fournissent que rarement des conséquences immédiatement applicables à l'Homme.
Les Mammifères ne doivent pas moins intéresser sous d'autres rapports : combien d'espèces, sans parler même de celles que l'Homme a réduites en domesticité, lui sont utiles par leur chair, leur pelleterie, leur graisse, leurs os, leur sang même? Combien au contraire il compte parmi eux d'ennemis, les uns redoutables par leur force, et les autres, quoique faibles, plus à craindre peut-être, ou du moins plus incommodes par leur petitesse même qui les déiobe à son action au milieu même de sa demeure, et dans ses champs qu'ils dévastent? Or, s'il est vrai que tous les êtres de la nature sont dignes de l'attention et de l'étude du naturaliste, on peut dire même de tout homme instruit, on doit également convenir que l'Homme a surtout besoin de connaître ceux avec lesquels il se trouve le plus fréquemment en rapport, ceux qui lui sont utiles pour les rechercher, ceux qui lui sont dangereux pour les éviter, ceux qui lui sont nuisibles pour les détruire.
On ne doit donc pas s'étonner que l'on se soit empressé dans tous les temps et dans tous les lieux de recueillir des notions plus ou moins imparfaites sur