‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 27 sur 99 · BLANC · texte numérisé non relu

BLANC

Martinet (grand).- ^. Martinet de mbraiile.

Martinet (grand) de la Chine. Hiruitdo Sinensis, Lalh. Parties supérieures brunes; sommet de la tête d'un roux clair; bande oculaire brune; yeux entourés de petites plumes blanches; gorge blanche; parties inférieures roussâlres; bec et pieds gris-bleuàlres. Taille, onze pouces six lignes.

Martinet (grand) NOIR, A ventre blanc, f. Martinet A ventre blanc.

Martinet (grand) a ventre blanc, r. Martinet a ventre blanc.

Martinet klecko. Même chose ipie Martinet longipenne.

Martinet LEUCOGASTRE. Cypselns leucogaster, Drap. Parties supérieures noires, à brillants reflets bleus; gorge, cou et partie antérieure de la poitrine d'un brun fuligineux; abdomen blanc de même que les tectrices caudales inférieures; dessous de la queue brun; bec noir; pieds bruns. Taille, six pouces six lignes. Du Sénégal.

Martinet longipenne. Cypseluslongipennis, Temm., Ois. color., pi. 83, fig. 1. Parties supérieures d'un vert foncé brillant; ailes ei queue d'un vert bleuâtre, avec les rémiges les plus voisines du corps blanches; une tache d'un brun marron sur l'orilîce des oreilles; parlies inférieures cendrées; milieu du ventre et tectrices anales blanches; croupion d'un cendré verdâtre;bec noir; pieds rougeâtres. Taille, huit pouces six lignes. La femelle n'a point de tache rousse aux oreilles. De Java.

Martinet a modstacbes. Cypselns mystaceus, Less. Zool. de la Coquille, pi. 22. Sommet de la tête d'un noir bleuâtre; une bande blanche partant des narines, remontant au dessus de l'œil et allant se terminer sur les côtés de la léte; une toufTe de petites plumes blanches sous la mandibule inférieure, côtoyant la commissure et se terminant sur les côtés du cou, par deux longues plumes blanches, effilées, libres, simulant une moustache; dos, croupion, gorge, poitrine et flancs d'un brun ardoisé ; ailes d'un noir bleuâtre, à l'exception des tectrices moyennes qui sont blanches; milieu de l'abdomen cendré; rectrices latérales très-longues, blanchâtres en dessous sur le bord externe. Taille, onze pouces, compris la queue qui en a six. De l'Océanie.

Martinet de muraille. Hirunilo /Ipus, Gmel.; Cypselns mararius, Temm.; fllicropusinurarius, Meyer, Buff., pi. enlum. 542, fig. 2. Tout le plumage d'un noir brunâtre, à l'exceplion de la gorge qui est d'un blanc sale; bec et pieds noirs; tarses einplumés. Taille, sept pouces dix lignes. Les jeunes ont la gorge et le tour du bec blancs, les rémiges, les tectrices alaires et les rectrices frangées de blanc. En Europe, en Asie et en Afrique.

Martinet noir. r. Martinet de «draiile.

Martinet (petit). F. Hirondelle de fenêtre.

Martinet (petit) noir. Cypselns parvus, Less. Il est entièrement d'un brun noirâtre, avec la gorge blanche; la queue est très-médiocrement fourchue. Taille, cinq pouces. De l'Amérique méridionale.

Martinet pygargce. Cypselns pygargus, Temm., Ois. color., pi. 460, fig. 1. Sommet de la tête d'un gris clair, passant par demi -teintes au brun noirâtre sur l'occiput; manteau et parties inférieures d'un noir bronzé; une large ))laque blanche couvrant le devant du cou; une bande de cette couleur sur le croupion; ailes et queue d'un noir fuligineux; bec et pieds noirs; queue très-fourchue. Taille, cinq pouces et demi. Du cap de Bonne-Espérance.

Martinet deSaint-Domincbe. F. Petite Hirondelle noire.

Martinet yéiocifère. f^. Hirondelle vélocifère.

Martineta ventre TA,\r>c..Cypselus alpinuSjTemm.;

MARTYNTA PROBOSCIDBA,

Al A R

icr,

lliriindo iiielha, Gniel.; Micropus alpiinis, Meyer. Parties supérieures d'un brun cendré qui prend une nuance plus foncée et irisée sur les ailes et la ([uene; gorge, poitrine et ventre blancs; un large collier d'un noir brunâtre; le reste des parties inférieures et Qancs d'un brun cendré; bec noir; pieds rougeâtres Taille, neuf pouces. Du midi de l'Europe.

Martinet vieillard. Cypselns senex, Temm., Ois. color., pi. 5Q7. Son plumage est d'un noir fuligineux, qui prend une nuance de gris vers la tète dont le sommet est d'un gris ardoisé; bec et pieds noirâtres; queue carrée, pourvue de tiges roides, moins longue que les ailes d'environ un pouce. Taille, huil pouces. Du Brésil.

MARTINÉZIE. Marlinezia. bot. Ce genre, de la famille des Palmiers et de la Monœcie Hexandrie, L., fut établi par Ruiz et Pavon (Piotirom. Flor. Pentv. et CliiL, p. 138, tab. ô9), et composé d'espèces qui, pour la plupart, ne peuvent être groupées ensemble. Dans son Gênera Paliiiaium, page 22, Martius assure, en effet, qu'elles doiven tel redistribuées dans les genres Clunnce- (lorea, Bacln's, Geonoma elEuterpe. En conséquence, il est nécessaire de regarder comme type du Marlinezia, l'espèce nommée Caryolœfolia\)M' Kiintb,et d'admettre pour caractères génériques ceux qui ont été donnés par ce dernier auteur, sauf quelques modifications proposées par Martius. Les fleurs sont monoïques sur le même régime, et enfoncées dans des alvéoles. Laspalbe qui les entoure est simple, d'une slnicture fibreuse et réticulée; elle se rompt iriéguliéiement. Les Heurs mâles ont un calice double : l'un et l'autre à trois folioles, mais l'extérieur plus petit; six étamines à filets libres; un pistil rudimentaire. Les Heurs femelles sont pourvues d'enveloppes florales semblables à celles des mâles, d'une membrane cylindrique à six dents peu marquées, et entourant l'ovaire. Cet organe représente les étamines avortées. L'ovaire est trilociilalre, surmonté de trois styles. Le fruit est un drupe globuleux, monosperme. Kunth indique avec doute, comme congénère du Marlinezia, le Ntinnezharia de Ruiz et Pavon.

Martinézie a ïedilles de Caetote. Marlinezia Caryotœfolia , Kunlli (Nuva Gcnera et Specics Plant. œquin., 1. p. 305). Ce Palmier atteint une bauleurde plus de quinze mètres. Des racines épineuses élèvent son tronc à près d'un mètre au-dessus du sol. Ses frondes sont pinnées, à folioles cunéiformes, tron(|uées et rongées au sommet comme celles du Caryola urens; elles sont portées sur des pétioles garnis en dessus d'épines géminées. Ce Palmier croît dans l'Amériiiue méridionale, près des Heuves de l'Oiénoque, du Cassiquiare et de r.ilabapo. On le cultive dans les jardins de la province de Popayan. Les habitants lui donnent le nom de Paima Corozo.

MARTINOLLE. rept. L'un des noms vulgaires de la Rainette verte, Rana arborea, L.

MARTISIA. MOLL. Genre établi par Leacb pour des Pbolades raccourcies, cunéiformes, bâillantes, avec plusieurs pièces accessoires : l'une dorsale et moyenne, et deux marginales inférieures. Blainville a admis ce genre comme sous-division des Pbolades. f^. ce mot.

7 niCT. DES SCIENCES NAT.

MARTITE. Mm. Nom donné par Breilhanp, à un minerai ferrugineux du Brésil <iui offre pour caractères : une dureté représentée par 8. 93, une pesanteur spécifique de 4,82; sa forme est celle d'un octaèdre régulier; sa couleur est le noir brunâtre et celle de sa poussière le rouge foncé; il est faiblement magnétique. Les essais parle cbalumeau et les Acides font voir que la Marlile est un Ferosidé rouge très-pur. Un minéral tout à fait semblable se trouve en Allemagne, au Cruz-Zechen, près Subi, dans le Henneberg.

MARTIDSIE. Marliusia. bot. Dans les Mémoires de l'Acad. de Munich, l. 7, p. 12-3,1. 12, le père Léandro, botaniste brésilien, a établi, sous le nom de Martia un genre qui appartient à la famille des Légumineuses, mais que le nombre ambigu de ses étamines empêche de classer convenablement dans le système sexuel. Schulles (Mantiss., 1, p. 69) a changé le nom de Martia en celui de Marliusia, qui en effet paraît plus convenable, puisque le genre en question est dédié au savant bavarois Martius. De Candolle(P/o(//-o»/.>S>-s/. yeget., 2, p. 256) admet la dénomination rectifiée par Sclniltes, et assigne au Marliusia les caractères suivants : calice tubuleiix, persistant, presque bilabié, à cinq dents aiguës, dont l'inférieure plus longue; corolle nulle; quatre étamines dont deux antbérifèrcset deux stériles, tontes ayant leurs filets distincts et de moitié plus courts que l'ovaire; anthères légèrement ciliées; légume ceint à la base par le calice, slipité, comprimé, presque tétragone, dont les valves sont marquées à leur milieu d'une nervure longitudinale. Ce genre a le calice et le fruit du Neiirocarpiiin, mais il s'en éloigne par son défaut de corolle et par ses étamines, dont le nombre est tellement anomal pour un genre de Légumineuses, que le professeur De Candolle présume qu'il résulte d'un avortement, et conséquemment <|ue le nouveau genre pourrait bien ne pas différer du Neurocarpum. Quoi qu'il en soit, ce genre se compose d'une espèce, Marliusia pliysalodes , qui croit dans les champs, près de Rio-,laneiro. Cette planle y porte le nom vulgaire de Timbo , et elle passe |iour mortelle aux bestiaux qui la broutent. Sa tige est sous-frutescente, volnbile, velue ; ses feuilles sont pinnées à trois folioles ovales-oblongues, mucronées, glabres en dessus, et pubescentes en dessous; les pédoncules sontbiflores.

MARTRASIA. BOT. Ce nom a été substitué sans motifs plausibles, par Lagasca, â celui de Dumerilia qu'il avait lui-même proposé pour un genre de la famille des Synanthérées. Le nom de Dumerilia ayant été adopté par De Candolle et Kunth, c'est à ce mol qu'a dû être décrit le genre en question. Cassini s'est servi de nouveau du nom Marlrasia, pour désigner un genre fondé sur le Marlrasia pubescens de Lagasca, et qui se distingue des autres espèces par l'aigrette stipilée, ou, en d'autres termes, par le fruit aminci et prolongé supérieurement en col.

MARTRE. jiAM. K. Marte.

MARTRE. iHS. On nomme ainsi la Chenille du Bombyx Coja, L., vulgairement Écaille-Martre.

MARTYNIE. Martynia. bot. Genre de la famille des Bignoniacées et de la Didynamie Angiospermie, établi

par Linné, avec les caractiM-es suivanis : calice à cin(| divisions profondes et inégales; corolle monopétale, tubulense, évasée, à cinq lobes inéganx; étaniines au nombre de quatre, didyiiames : deux avortent quelquefois, et il y a constamment le rudiment d'une cinquième également avortée ; style allongé, terminé par un stigmate formé de deux lamelles. Le fruit est une sorte de drupe terminé à son sommet par deux cornes recourbées; il contient un noyau cartilagineux, de même forme, à une seule loge, offrant deux trophospermes pariétaux, saillants en forme de cloisons vers le centre de la Heur et divisés en deux lames divariquées,qui parfois rejoignent les parois du fruit, en sorte que celui-ci paraît à quatre loges. Les graines sont placées au bord libre de ces deux lames ; elles sont ovoïdes, un peu comprimées, à surface chagrinée, pendantes et ayant la radicule tournée vers le hile.

Ricbard a fait connaître la véritable structure de l'ovaire et du fruit dans le genre 71/«r(>'»îa; tous les botanistes, même les plus modernes, ont décrit le fruit de ce genre comme offrant quatre ou cinq loges.Mais telle n'est pas sa véritable organisation, car s'il en était ainsi, ce genre s'éloignerait beaucoup des autres Bignoniacées. Il est vrai qu'au preniieraspect, celte slrucliire parait être celle de la Noix dans le Marlynia annua, L., ou Martynia diandra, Willd., et le Marlynia proboscidea, WilId.Si l'on coupe en travers le fruit de la première espèce, il paraît àquatre loges. Mais d'abord si l'on examine l'intérieni' de l'ovaire au moment de la fécondation, on voit qu'il est évidemment à une seule loge, offrant deux placentas ou trophospermes pariétaux saillants en forme de demi-cloisons, se divisant en deux branches ou lames qui portent les ovules à leur extrémité. Ces deux lames sont dirigées du centre vers la paroi interne de l'ovaire, mais elles en sont distinctes et n'y adhèrent nullement. Peu à peu elles s'en rapprochent cependant et finissent par la toucher; c'est alors que le fruit paraît être à quatre loges, parce que les deux lames produites par chacun des trophospermes, deviennent contiguês avec celles du côté op|)osé. Mais même dans cet état, il est encore facile de reconnaître la véritable organisation du fruit, au milieu des changements importants qu'elle a subis. En effet , on voit ijue la cloison perpendiculaire est formée de deux lames rapprochées, conligues, mais nullement soudées, et si on examine avec soin le point de jonction du bord de ces lames avec la paroi de l'ovaire, on reconnaît facilement qu'il y est seulement contigu. Cette organisation est encore plus aisée à distinguer dans le Marlynia proboscidea, dont le fruit est décrit, même par Gsertner, comme ayant cinq loges. La cinquième loge qui est centrale, provient de ce que les deux lames émises par les trol)bospeimes ne se louchent pas et laissent entre elles un espace vide. A la planche 110 de Gœrtner, on voit dans la figure au trait qu'il donne de la coupe transversale du fruit, que telle est en effet son organisation. Primitivement ce genre, dédié à John Martyn, botaniste anglais, se composait de cinq espèces, mais il a été réduit à quatre depuis que Lhéritier a trouvé, dans le Perennis, L., les éléments d'un genre nouveau qu'il a institué sous le nom de Gloxinia. De ces quatre espè-

ces, trois sont originaires des contrées tropicales du nouveau continent, l'autre est indigène au cap de Bonne-Espérance. La forme des fruits qui, dans certaines espèces, ressemble à une petite corne, a valu au genre le nom français de Cornaret ainsi que celui de Bicorne, qu'il porte concurremment, parce que ces fruits venant à s'ouvrir par leur sommet, en deux valves, se présentent comme deux cornes.

Martyîiie a deux ÉHMiNES. Marlytiia diandra, Willd.; Marlynia angulosa, Lam. Comme toutes ses congénères cette espèce est annuelle; sa tige est herbacée, cylindrique, rameuse, haute d'environ deux pieds , abondamment garnie, ainsi que toutes les autres parlies de la plante, de poils blancs et visqueux. Ses feuilles sont opposées, pétiolées, cordiformes à leur base, dentées ou plutôt anguleuses sur les bords; leur teinte est un vert pâle. Les Beurs, variées de pourpre, de bleuâtre et de blanc, naissent dans les ramifications de la tige, au nombre de huit à douze ensemble, disposées in grappes, et munies, à la base de leur calice, de deux bractées ovales, concaves, d'un rouge clair; elles répandent une odeur agréable.

MARTYROLE. ois. L'un des noms vulgaires du Martinet noir. y. Martinet.

MARUM. BOT. Synonyme de Germandrée maritime. /•'. ce mot.

MARUM D'EGYPTE, bot. Synonyme vulgaire deSalvia yElhiops. V. Sadge.

MARUMIE. Mariiviia. bot. Genre de la famille des Mélastomacées et de laDécandrie Monogynie selon le système de Linné, institué parle professeur Reinwardt qui l'a dédié à son ami Van Marum, l'un des savants les plus recommandables qu'ait produits la Hollande. Les caractères du genre nouveau sont : tube du calice adhérent près de sa base, avec l'ovaire, subinfundibiilairc et mnriqué, le limbe se prolongeant beaucoup au delà de l'ovaire, quadrifide et persistant; quatre pétales obovales et obliques; huit étamines alternativement plus courtes; anthères grandes, suhuliformes, arquées, unipores à leur base d'où s'échappent des filaments appendiciformes et contournés; ovaire poilu dans sa partie libre; style filiforme, recourbé au sommet, velu à sa base; stigmate punctiforme et frangé; baie ovoïde, à quatre loges et polysperme ; semences rectiuscules. Les Marumies sont des arbrisseaux sarmenleux, à feuilles opposées et discolores, à fleurs grandes et belles; le docteur Blume en a décrit deux dans son Kumphia : l'une qu'il a observée dans l'île de Java, l'autre qui a été découverte dans l'île de Ceylan par les docteurs Kœnig et Royen.

Marumie Moi'ssEDSE. Marumia muscosa, Blume, Rumphia, pi. 4; Melaslomaniuscosa, Bydr., p. 1070; De Cand., Prodr., ô, 148. C'est un arbrisseau grimpant, susceptible de s'élever ou de s'étendre à plus de trente pieds; sa tige et ses ramifications sont cylindriques, articulées et glabres, pourvues de feuilles opposées, oblongues, subcordées, pointues, marquées de cinq fortes veines ou côtes longitudinales, traversées par d'autres moins impressionnées et réticulées dans les intervalles : leur surface supérieure est d'un vert brillant, l'inférieure est veloutée, d'un jaune fauve,

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