MAX
cinq pouces, arrondie, un peu comprimée, d'un vert jaunâtre, garnie à sa base d'écaillés concaves, embrassantes et brunes. Les fleurs réunies en grand nombre au sommet, y forment une grappe serrée; cbacune d'elles est composée de trois sépales oljlongs, obtus, d'un ronge de chair trèspâle, lavé d'une faible nuance de brun jaunâtre; de trois pétales un peu plus courts, également colorés et marqués de cinq stries purpurines qui atteignent à peu près à la moitié de la longueur de la division; le labclle est moins long que les organes précédents, un peu roulé, rayé de pourpre, à trois lobes dont l'intermédiaire pins élancé, faiblement réHéclii et teinté de pourpre assez obscur. Le gynosième forme un demi-cylindre rougeâlre, veiné et pointillé de pourpre. L'anthère est à deux loges, renfermant quatre masses polliniques, jaunâtres, unies par le dos; la glande est terminée par deux éperons, disposés en croissant. L'ovaire est allongé en massue, enveloppé d'une bractée lancéolée, verdàlre. Elle est parasite sur les vieux troncs des forêts brésiliennes.
Maxillaire a anthère plate. Maxillaria ptacaiithera, Bot. Magaz., n" ôl7ô. Cette espèce est également parasite au Brésil; elle a son pseudo bulbe ovale, comprimé, uni, d'un vert intense et vif, donnant naissance à quatre ou cinq feuilles oblongues-lancéolées, striées, ondulées en leurs bords, aigués au sommet, engainantes à la base, d'un vert intense et luisant en dessus, pâle et glauque en dessous, longues de six pouces environ, et larges de dix lignes. La hampe sort du centre d'une spathe foliacée et membraneuse, d'un brun verdàtre, qui enveloppe la base du pseudo-bulbe; elle n'a guère plus d'un pouce de longueur et se termine par une seule fleur large de plus de deux pouces, composée des cinq divisions du périanthe, qui sont ovalesoblongues, d'un vert jaunâtre, ornées de six ou sept rangées longitudinales de points d'un brun pourpré. Le labelle est rétréci et contracté à sa base qui s'arlicule au gynostème en s'y appliquant en partie; les deux lobes latéraux sont verts, rayés de brun, un peu roulés en forme d'ailes, l'intermédiaire es! brusquement dilaté transversalement et aplati au sommet, prenant ainsi la forme d'un manteau, il a les extrémités verdâtres, le centre d'un blanc pourpré et la base bleuâtre. Le gynostème est d'un blanc rosé, demi-cylindrique, triangulé vers la base, avec les loges de l'anllière assez profondes; celle-ci est aplatie, bidentée, d'un blanc jaunâtre; les masses polliniques sont de la même nuance, portant à leur base l'extrémité de la glande qui est courbée en forme d'éperon conique ou de cornet.
Maxillaire de Harrisoiv. Maxillaria Haiisonii, Lindl.,fio«. Regist., S97, Bot. Magaz. ,2'^i7;Dendi 0biiiiii Harrisonii, Hook., Flor. exot., 120; Calax Harrisonii, Spreng., Syst. veg., 5,727. Pseudo-bulbe allongé, arrondi vers la base, qui est entourée d'une spathe membraneuse, réticulée, atténué à l'extrémité supérieure d'où sort une seule feuille lancéolée, acuminée. striée et d'un vert assez terne ; la hampe s'élève directement de la racine; elle est cylindrique, annelée â distances de quatre écailles embrassantes, lancéolées et d'un jaune brunâtre; la fleur est terminale, large de près de trois pouces; les cinq divisions du périanthe
sont presque égales, ovales, avec les deux lalérales inférieures réunies et prolongées près de leur base en une sorte d'appendice en éperon; leur couleur est le jaune ocreux, avec une tache plus foncée vers la pointe. Le labelle est à trois lobes : les latéraux repliés intérieurement, l'intermédiaire échancré, tous trois avec leurs bords festonnés; sa couleur est le jaune pâle à la base intérieure, avec le limbe d'un pourpre de rose, veiné longitudinalement de pourpre obscur. Le gynostème est d'un gris jaunâlre. L'anthère est operculiforme, à deux loges, renfermant quatre masses polliniques, arrondies et jaunes. Du Brésil.
Maxillaire tétragoive. Maxillaria telragona , Lindl., Bot. Regist., n» 1428. Les pseudo-bulbes sont ovales, tétragones, à surface rugueuse, d'un vert sombre, avec l'exlrémilé noire; chacun d'eux produit une feuille oblongue et striée; la hampe prend son origine de celle des racines, à l'extrémité inférieure du pseudobulbe; elle est extrêmement courte, entourée de bractées portant trois ou quatre Heurs qui s'épanouissent successivement en répandant une odeur de violette, et qui dépassent rarement la moitié de la longueur du pseudo-bulbe. Les sépales sont verdâlres, légèrement lavés de pourpre, surtout vers la base qui est adhérente au prolongement du gynosième; les pétales sont presque semblables aux sépales, mais beaucoup plus aigus; le labelle est moins long, renflé, charnu, bilabié, trilobé, à lobes latéraux plus courts, aigus, à lobe intermédiaire ovale et mucroné; il est en dehors d'un jaune verdàlre, bordé de brun pourpré, et de celte dernière nuance intérieurement avec quelques taches ou traits verdâtres. Du Brésil.
Maxillaire a fleurs pales. Maxillaria pallidiflora, Bot. Magaz., n° 2800. Les pseudo-bulbes sont très-allongés et pour ainsi dire cylindriques, d'un vert lisse et luisant, rougeâlres aux deux extrémités; ils sont terminés par une feuille unique, lancéolée, plissée, d'un vert intense en dessus, un peu blanchâtre et glauque en dessous; la hampe est courte et grêle, radicale, terminée par une grappe lâche, formée de trois fleurs, d'un jaune de soufre très-pâle.
Maxillaire de Deppe. Maxillaria Deppii , Lodd., Bolan. cabin., 1612. Cette espèce a été recueillie auprès de Xalapa, Nouvelle -Espagne, dans le courant de 1834. Elle a le pseudo-bulbe ovale ou arrondi, comprimé, cannelé, de la grosseur d'un œuf d'Oie et d'un vert assez obscur; il s'échappe de sa partie supérieure trois feuilles lancéolées, striées, ondulées, acuminées , longues d'un pied environ, larges de deux pouces, d'un vert pur en dessus, d'un vert blanchâtre en dessous, où les stries et nervures sont fort saillantes. La hampe s'élève à côLé du pseudo-bulbe en partant de sa base inférieure, elle est assez grêle, cylindrique, uniflore et d'un jaune verdàtre, peu prononcé; elle est haute de quatre pouces, et garnie à distance, de quatre ou cinq écailles membraneuses, embrassantes, lancéolées, aiguës et d'nn jaune brunâtre. La Heur est grande de trois pouces ; les trois divisions extérieures du périanthe ou les sépales sont d'un vert jaunâtre nuancé de pourpre bleuâtre, parsemés de grandes taches plus prononcées de cette dernière nuance. Les
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deux divisions iiUéiieures ou pétales so?it hlanchàtres, concaves, arrondis, à l)ords ondulés et sinués, plus courts que les sépales, avec le sommet rétléclii. Le labelle est d'un jaune doré brillant, parsemé de taches et de lignes d'un pourpre sanguin. Le gynostèmc est d'un jaune verdâlre; l'anthère est hémisphérique, avec les quatre masses polliniques jaunes.
Maxillaire a fleurs safranées. Maxillaria crocea, Lindl., Bot. Kegist., 1799. Cette espèce a été apportée de Rio-Janeiro en 1834. Ses racines sont fibreuses , attachées à l'extrémité inférieure d'un pseudobulbe assez petit, oblong, comprimé, strié, garni de quatre feuilles oblongues, d'un vert luisant en dessus. beaucoup plus pâles et presque glauques en dessous, fortement carénées au centre et marquées d'une multitude de stries parallèles et longitudinales; elles ont environ huit pouces de hauteur et un de largeur. La hampe, de moitié moins haute et faiblement contournée ou courbée, naît à côté du pseudo-bulbe, elle est terminée par une seule fleur d'un jaune de safran. Le périanthe est ouvert et penché; les sépales et les pétales sont presque semblables, formant un triangle fort allongé, très-aigu supérieurement. Le labellcest ovale, obtus, légèrement trilobé, épais et charnu vers l'exlréraité, creusé et prolongé en forme de capuchon à sa base, crépu et frisé vers le milieu et près des bords. Le gynoslèine ou colonne, est demi-cylindrique, presque pourpré, à l'exception des loges de l'anthère qui restent jaunes.
Maxillaire crétée. Maxillaria ciislata, Lindl., Bot. reg., n» 1811. Cette espèce a son pseudo bulbe ovale, strié ou sillonné, long d'un pouce et gros en proportion; il ne porte qu'une seule feuille oblongue, plissée et d'un vert brillant; sa hampe naît de l'extrémité inférieure et latérale du pseudo-bulbe, elle est grêle, cylindrique, pendante, pourvue d'écaillés spathiformes, aiguës et brunes. Les sépales sont blanchâtres, marqués de taches et de stries interrompues, d'un rouge sanguin. Les pétales ont la même forme, mais d'un rouge sanguin très-vif, avec les bords blancs et une grande tache de cette nuance vers la base qui est en outre pointillée de ])ourpre. Le lahelle est varié de blanc et de pourpre, avec l'onglet verdâlre; le lobe intermédiaire a deux dents à sa base et le sommet couronné par des filaments très-déliés, qui représentent une huppe ou crête frangée d'un blanc pur; l'onglet est verdàtre; le gynostème est vert à sa base, jaune au sommet. De la Trinité.
Maxillaire aromatique. Maxillaria aromatica , Lindl., Botan. regist., n» 1831. Son pseudo-bulbe est ovale, comprimé, à côtes irrégulières, relevées et saillantes, d'un vert assez sombre, tirant sur le jaunâtre. Une touffe de feuilles s'élève sur le côté en forme de fausse tige ; elles sont au nombre de cinq ou six, engainantes à leur base, oblongues lancéolées, aiguës au sommet, plissées et ondulées, d'un vert assez agréable. La fleur est solitaire au sommet d'une hampe courte, grêle, cylindrique, munie à chaque articulation d une écaille spathiforme, brunâtre; elle est d'un beau jaune doré; les sépales sont grands, ovales et pointus au sommet qui est verdâlre; les pétales sont un peu
moins longs et plus lisses. Elle se trouve au Mexi(|ue.
Maxillaire roussatre. Maxillaiiartifescens,Ld\., Botan. regist., w 1848. Cette espèce a le pseudo bulbe ovale, presque tétragone et sillonné de côtes élevées, produisant une feuille dressée, lancéolée, striée, d'un vert brillant; la hampe s'élève latéralement, enveloppée de spathes engainantes, d'un rouge pourpré assez vif. Les sépales et les pétales sont presque égaux, d'un jaune intense, lavé et nuancé de pourpre. Le labelle est jaune à sa base, tacheté et pointillé de pourpre dans l'étenduedeson limbe. Le gynostème est porté sur l'ovaire qui est cylindrique et allongé, il adhère par la base au labelle qui l'égale en longueur. Les quatre masses polliniques sont connéeset glanduleuses à leur base. Du Mexique.
Maxillaire brdn-podrprée. Maxillaria fusco-ptirpurea. Drap. Les pseudo-bulbes sont imbriqués sur un rhiïome dressé, enveloppé d'écaillés engainantes, opposées, membraneuses et brunâtres ; ils sont oblongs, ovales, lisses, épais, aplatis, portant au sommet une feuille linéaire, avec une cannelure médiane, longue de sept pouces, large de six lignes; la fleur est unique, latérale, portée sur un court pédicule caché dans les écailles spathiforraes du rhizome; elle a un pouce d'étendue; les trois sépales sont d'un brun pourpré velouté , pres(|ue fauves à leur base : l'intermédiaire est pres(iue obtus au sommet qui est faiblement lélléchi, les latéraux sont obliques et adhérant inférieurementau labelle; les pétales sont plus courts et plus étroits que les sépales, avec l'extrémité brunâtre et fortement réfléchie, la base ou l'onglet fauve et bimoucheté ; le labelle est d'un poijrpre noirâtre, trilobé, avec les deux lobes latéraux peu saillants et infléchis -. le lobe intermédiaire est allongé, arrondi au sommet qui est échancré dans son milieu ; toute la surface interne est papilleuse, avec une élévation large, charnue et lisse au centre; le gynostème est articulé au labelle par sa base, d'un jaune fauve, pointillé de pourpre vif qui est la nuance générale du dos; l'anthère est jaune, biloculaire, renfermant quatre masses polliniques jaunâtres, d'inégale grandeur et unies par leurs bases. Celte espèce est originaire des forêts vierges du Brésil.
MAYACA. BOT. Ce genre, établi par Aublet, fait partie de la famille des Commelinées et de la Triandric Monogynie, L.; il se distingue pai' les caractères suivants : son calice est à six divisions profondes, trois extérieures, étroites, lancéolées, aiguës, trois intérieures, larges, minces, pétaloïdes et obtuses; les étamines, au nombre de trois, sont hypogynes. L'ovaire est libre, surmonté d'un style terminé par un stigmate trifide. Le fruit est une capsule environnée par le calice, s'ouvrant en trois valves qui portent chacune deux graines. Ce genre se compose d'une seule espèce, Mayaca fliiviatilis, Aublet, Guian., 1, p. 25, lab. 15; Mayacu JtMeti, Michx., Flor. Bor. Am,; Syena fliiviatilis, Vahl, Enum. C'est une petite plante qui croit dans les mares et les lieux inondés. Ses tiges sont grêles, rameuses, toutes couvertes de petites feuilles sétacées, courtes, très-rapprochées les unes des autres. Les Heurs sont ordinairement solitaires et pédonculéesau sommet des ramifications de la lige. Cette plante est commune
li).-
à l'Amérique méridionale el à rAmériqueseplenlrionalc.
Le genre Biaslia de Vandelli est le même que le Mayaca d'Aublet.
MAYENNE. DOT. Synonyme vulgaire de Solanum meloiigena, h. K. Morelie.
MAYEPA CI) MAYEPEA. BOT. Le genre ainsi nommé par Aublel. a été réuni au Cliionanthus par Vahl, bien qu'il ait (|ualre étamines. V. Chiowantbe.
MAYETA. BOT. Pour Maieta. f. ce mot.
MAYNA. BOT. Aiihlet ( Plantes de la Guiane. 2. p. 922, lab. 352) a établi ce genre que De Candolle {Sysl. l egel-, 1, p. 44G), d'après les caractères incomplets donnés par son auteur, a rapporté à la famille des Magnoliacées. Ses fruits ne sont pas bien connus, ce qui jette beaucoup d'incertitude sur l'exactitude de sa classification. On l'a placé parmi les Magnoliacées, à cause de ses feuilles stipulacées, mais ses anthères létragones et son inflorescence doivent peut-être le faire reporter dans les Anonacées. De Candolle {Prodr.Sy.st. f^egef., 1, p. 79) en énumère trois espèces, savoir: May lia oiloiala, Aublet ( toc. cit. ), qui croit à Cayenne; Mayna sericea, Spreng.; et Mayna Brasiliensis, Raddi. Ces deux dernières espèces sont indigènes du Brésil.
MAYNOU. OIS. Espèce du genre Mainate, l^. ce mot.
MAYS. BOT. F. Maïs.
MAYTENUS. bot. Les auteurs qui ont écrit sur les plantes du Chili, et entre autres Feuillée et Molina, ont mentionné sous ce nom un genre de plantes que Jussieu a adopté dans son Gênera Plantarum, mais sans en pouvoir déterminer avec certitude les affinités. Lamarck le réunit au genre Setiacia et Willdenow au Celastrus.Kunlh {Nov. Gen. etSpec. Plant, œquin., 7, p. 64) l'a placé parmi les Célastrinées de R. Brown, et en a ainsi développé les caractères : fleurs polygames; calice quinquéiSde, régulier, persistant, à prétleuraison imbriquée; cinq pétales également imbriqués pendant la préQeuraison, elliptiques, un peu concaves, égaux et très-ouverts; cinq étamines ayant la même insertion que les pétales, alternes avec eux et plus courts, à anthères ovées,cordifornies et biloculaires; disque orbiculaire, dans lequel est à moitié immergé un ovaire à deux ou trois loges, surmonté d'un stigmate sessile, à deux ou trois lobes; capsule coriace à une, deux ou trois loges monospermes; graines dressées, enveloppées d'tm arille membraneux enduit de pulpe, composées d'un légument crustacé, d'un endosperme charnu, au milieu duquel est un embryon droit, dont les cotylédons sont plans, foliacés; la radicule est supère. Ce genre ne se compose que de quatre espèces dont la principale est le Maytenus Chilensis de De Candolle (Prodrom. Syst. f^eget., 1, p. 9), décrite et figurée sous le nom de Maiten par Feuillée (Observ., 5, p. 39, tab. 27). C'est un bel arbre toujours vert, d'environ trente pieds, dont les rameaux touffus commencent à former, à la hauteur de huit ou dix pieds, une cime fort élégante. Les feuilles sont elliptiques, obtuses, rétrécies à leur base, presque sessiles, dentées et veinées, longues d'un pouce, larges de quatre lignes et d'un vert jaunâtre brillant. Les fleurs se trouvent en trèsgrand nombresur les jeunes rameaux; elles sont poly-
games et d'un jaune verdàtre. On le tient en serre chaude, dans une terre forte et substantielle. On le multiplie de marcottes.
MAZAME. MAM. Buffon, d'après Hernandez, Réchi et Fernandez, désigne collectivement sous ce nom les espèces du genre Cerf, qui habitent le Mexique. Fr.Cuvier l'a au contraire appliqué spécifiquement à l'une d'elles, celle qu'il appelle Cerviis campestris.
MAZE. Maziis. bot. Dans sa Flore de la Cochinchine, vol. II, p. 408, Loureiro a constitué ce genre qui appartient à la Didynamie Angiospermie, et que R. Brown (Prodrom. Flor. Nov.-HolL, p. 439) a adopté, eu le plaçant dans la famille des Scrophularinées, et le caractérisant ainsi : calice campanule, à cinq petites divisions égales; corolle oblique : la lèvre supérieure bilobée, les latérales réfléchies, l'inférieure trifide, à lobes entiers, et présentant deux gibbosités à la base; capsule renfermée dans le calice, à deux loges et à deux valves entières, septifères sur leur milieu. Ce genre est voisin du Mimulus. U se compose de deux espèces, savoir : X" Mazus rugosus,i\m croit à la Cochiuchine, et dont le Lindernia /«pon/ta, Tliunb., n'est peut-être pas distinct; 2» Mazus pumiUo,R. Brown, qui habite la terre de Diémen. Ce sont de petites plantes herbacées, à feuilles ramassées en touffes près de la racine, quelques-unes seulement opposées sur la hampe. Les fleurs forment, au sommet de celle-ci, une grappe en épi lâche dans la plante de la Cochinchine; elles sont solitaires dans une variété de l'espèce décrite par Robert Brown, soutenues par des pédicelles alternes et accompagnées d'une bractée.
MAZÊDI.iTES. BOT. [Lichens.) Ordre deuxième de la Méthode lichénographique proposée par Fries (Acl. de Slockh., 1821). Il comprend les Lichens qui renferment une poussière dans l'intérieur de l'apolhécion. La première section de cet ordre répond au groupe des Calycioïdes, de la Méthode de Fée; la deuxième à ses Spliaerophores, à l'exception pourtant du Rhizomorpha qu'il place parmi les Hypoxylées, et du lioccella, classé avec les Raraaiinées parce que l'apolhécion est sous-scutellé. Les Lichens Mazédiafes de Fries comprennent les genres Pyrenotea, Fr.; Calyciiim, Slrigula, Fr.; Coniocybe, Rhizomorpha, Thamnowyces, Ehr.; Sphœrophoron, Pers.; Roccella, Delise.
MAZEUTOXERON. bot. (Labillardière.) Synonyme de Correa. F. ce mot.
MAZINA. loopH. Ocken dans son Système général d'Histoire naturelle, part. 3, p. 83, a réuni sous ce nom générique plusieurs Alcyons de Linné, mais les caiaclères qu'il donne à ce genre sont si incertains que l'on peut également les appliquer à d'autres espèces de genres différents; c'est la raison pour laquelle la plupart des naturalistes n'ont point adopté le genre tel qu'il a été proposé par Ocken.
MAZZA. jioLi. Ce genre, dont Klein est l'auteur (Méthod. Ostrac, p. 62), comprend des Coquilles qui ont assez de rapports avec les Turbinelles et les Pyrules. C'est une des meilleures coupes que cet auteur ait établies.
MEADIA. bot. (Catesby.) Synonyme de Dodécalhéo. t". ce mot.
MÉANDRINE. Meancliina. polyp. Genre de l'ordre des Méandrinées, dans la division des Polypiers enlièrcment pierreux, ayant pourcaraclères : Polypier pierreux, fixé, formant une masse simple, convexe, hémisphérique ou ramassée en boule; surface convexe, partout occupée par des ambulacres plus ou moins creux, sinueux, garnis de chaque côté de lamelles transverses, parallèles, qui adhérent à des crêtes collinaires. La plupart des zoologues modernes ont adopté ce genre établi aux dépens des Madrépores par Lamarck; en effet, les Méandrines se distinguent de tous les autres Polypiers lamellifères par la présence de sillons allongés, sinueux ou presque droits, plus ou moins creux et irréguliers, séparés par des crêtes collinaires plus ou moins saillantes, qui se remarquent à la surface supérieure de ces Polypiers; les sillons ou vallons présentent, dans leur centre ou partie la plus profonde, une sorte de lame trùs-porense ou plutôt caverneuse, qui suit les contours du sillon, et i|ui s'enfonce dans l'épaisseur du Polypier : il part des deux côtés de cette lame une infinité de lamelles qui viennent se rendre perpendiculairement sur'la crête ou lame collinaire toujours saillante, non poreuse comme celle du centre du vallon, et s'enfonçant comme elle dans l'épaisseur de la substance du Polypier. Les lamelles, souvent inégales, ont leurs surfaces lisses ou couvertes d'aspérités; leur base est oblique, tantôt entière, tantôt denticulée. 11 résulte de cette disposition que les vallons des Méandrines sont de véritables étoiles souvent fort allongées, droites ou tortueuses. Ces Polypiers se présentent en masses presque toujours simples, convexes, hémisphériques ou en boule ; quelques-uns acquièrent de fort grandes dimensions. Dans leur jeune âge ils ressemblent à un corps turbiné, calyciforme, fixé par un pédicule central trèscourt; leur surface supérieure est seule alors couverte de sillons lamellifères, l'inférieure est lisse ou simplement striée.
On doit à Lesueur la connaissance des animaux de plusieurs espèces de Méandrines : les Meandrina sinuosa (Madrepora siniiosa, Sol. et EU.), dont il admet quatre variétés; Meandrina dœdalea, Lamk.; iabyrinthica, Lamk., et arcolata, Lamk. Les animaux sont situés dans les vallons, rarement isolés, pres(|ue toujours réunis latéralement et en nombre d'autant plus grand que les vallons sont plus étendus en longueur; ils sont mous, gélatineux, subactiniformes; ils présentent en dessus un disque charnu, au centre duquel est une ouverture ronde ou ovale, à bords plissés, entourée ou non d'un cercle diversement coloré : les côtés de ce disque s'allongent en une sorte de manteau ou expansion gélatineuse recouvrant la base des lamelles du Polypier, et s'étendant jusqu'au sommet des collines sans les dépasser; en dessous celte expansion gélatineuse se divise en autant de petites membranes verticales qu'il y a d'intervalles de lamelles qu'elle recouvre, et s'y insinue jusqu'à une certaine profondeur. Lorsque l'animal est inquiété, il se resserre sur luimême, et se colle pour ainsi dire au fond du vallon. Dans les trois premières espèces observées par Lesueur, la bouche se trouve au centre d'un petit plateau couvert de stries rayonnantes, de la circonférence duquel
naissent une vingtaine de tentacules gros ou déliés, longs ou courts, lisses ou tubercules suivant les espèces; quand les animaux sont isolés, ils sont munis de tentacules dans tout leur pourtour; et lorsqu'il y en a plusieurs dans le même vallon, les tentacules manquent au point de contact des animaux entre eux, et paraissent rejetés sur les côtés. Dans ces trois espèces le manteau naît en dehors à la base des tentacules. L'animal du Meandrina arcolata a son disque uni, sans tubercules ni tentacules.
Les différentes parties de ces animaux sont diversement teintes des couleurs les plus belles et souvent nuancées et combinées d'une manière fort élégante : les couleurs varient suivant les espèces et même sur chaque individu (/^. le Mémoire sur les Polypiers lamellifères, par Lesueur, inséré dans le t. m des Mémoires du Muséum, p. 171). Les Méandrines se trouvent abondamment dans les mers intertropicales.
Ce genre renferme les Meandrina labyrinthica , cerebriformis, dœdalea, pectinata, arcolata, crispa, gxrosa, phr/gia, filigrana.
MÉANDRINÉES. poltp. Ordre établi par Lamouroux dans la section des Polypiers pierreux lamellifères; il lui attribue pour caractères : étoiles ou cellules latérales, ou répandues à la surface, non circonscrites, comme ébauchées, imparfaites ou confluentes; il y rapporte ses genres Pavone, Apseudésie, Agarice, Méandrine et Monticulaire.
MÉANDRITE. poi.YP. Foss. On nomme quelquefois ainsi les Méandrines fossiles.
MÉAT. Meatus. Terme d'anatomie, qui désigne un conduit qui sert d'intermédiaire à un organe quelconque pour l'accomplissement de ses fonctions. En botanique Richard a donné le nom de Méat aux intervalles que laissent entre elles les cellules du tissu allongé ou clostres que Tréviranus caractérise plus particulièrement en les appelant Méat intercellulaire ou intervasculaire.
MEBOREA. BOT. Aublet (Plantes de la Guiane, 2, p. 82!), tab. 323) a déciit et figuré sous le nom de Meborea Giiianensis un arbrisseau de la Guiane, qui appartient à la Gynandrie Triandrie, L., mais dont les affinités naturelles ne sont pas déterminées. Cette plante, que Wildenow a nommée Rliopiiim cihifolium, s'élève à environ un mètre : elle est rameuse, garnie de feuilles alternes, presque sessiles, ovales, acuminées, très-entières, accompagnées à la base de deux stipules caduques; les Heurs sont très-petites, disposées par petits bouquets axillaires ou terminaux, et sont portées chacune sur un pédoncule partiel, grêle et assez long; elles offrent un calice à cinq divisions profondes, [ lancéolées, aiguës, creusées d'une fosseltc à leur base ; point de corolle ; trois étamines attachées sur les styles au-dessous des stigmates, a filets larges, bifides au sommet et portant chacun deux anthères à deux loges; trois styles; capsule trigone, à trois loges, à trois valves qui se divisent ensuite en six partagées par une cloison ; deux graines ovales et noires dans chaque loge.
MÉBORIER. BOT. Vouv Meborea. y. ce mot.
MÉCAPSlDE.i>/ecopsis.iris. Coléoptères tétramèrcs; genre del'ordrede Rhynchophores, famille des Curcu-
iy;j
lioniiles, tribu des Ilhycéricles, institué par Schooiilieri' avec les caractères suivants : antennes courtes , en masse fusiforme, de douze articles ; rostre court, gros et caréné; pattes de médiocre longueur.
Mécapsi DE PALMÉ. Mecnpsis palmatus, Sch.; Lixiis palmatns, Oliv. Son cor|>s est d'un gris ol)Scur; les côtés du corselet sont blancliâlres, et on voit à sa parlie postérieure un enfoncement oblong; les élytres sont striées; elles ont un point calleux, cendré, vers l'extrémité, et trois lignes élevées tout au bout de chaque côté de la suture. Taille, cini] lignes. En Euroiie.
WECAUDONIA. BOT. Genre établi par Ruiz et Pavon (Syst. Feget. FI. Pentv., p. 1C4) qui l'ont placé dans la Didynamie Angiospermie, L., avec les caractères suivants : calice à sept folioles; corolle irrégulière, dont le tube est ventru; le limbe a deux lèvres : la supérieure bifide, l'inférieure à trois divisions; quatre étamines didynamcs; ovaire supère, surmonté d'un style comprimé et courbé à son sommet; capsule bivalve, uniloculaire, renfermant un placenta cylindrique. Le Mecardonia ovnla, plante dont les feuilles sont ovales, dentées en scie, est l'unique espèce de ce genre. Elle croit au Pérou.
MÉCHANITIS. INS. Genre de l'ordre des Lépidoptères établi par Fabricius. Latreille ne l'a pas adopté; il le réunit au genre Heliconia. y. Héi.iconie.
MÉCHIDIE. Mechidiis. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, division des Scarabéides Arénicoles, établi par Mac-Leay aux dépens du genre Trox, avec les caractères suivants : antennes composées de neuf articles ; le premier allongé, conique, le deuxième court et aussi conique, le troisième plus grêle, le quatrième très-court, les cinquième et sixième cupulaires,les trois autres lancéolés, aigus, formant une massue ovale; labre crustacé, avec son bord échancré; mandibules courtes, triangulaires, arquéesextérieuremenl, aiguës à l'extrémité, sansaucune dent interne; mâchoires siniiées, multidentées à leur extrémité; dernier article des palpes maxillaires cylindrique et tronqué; palpes labiales très-courtes; menton grand; tête demi-circulaire, sans suture transversale; chaperon échancré eu devant, avec son bord relevé; cavité buccale fermée dans le repos, par le labre et le menton; corps oblong, ovale, glabre et déprimé; élytres laissant à découvert l'extrémité de l'abdomen; corseletlransversal, presqueconvexe, échancré en devant, avec ses côtés convexes, son bord postérieur tronqué presque en angle obtus; écusson triangulaire; pattes fortes, un peu comprimées; jambes antérieures trideutées extérieurement.
Mécbidie BATARD. Mechidius spiirius, Mac; Trox spuiiiis, Kirb., Trnns. Lin., 12, p. -50-2. Son corps est oblong, scabrc, noir, parsemé de papilles cendrées; sa tête est cendrée; son corselet est brun, couvert d'écailles grisâtres, avec trois impiessions enfoncées de chaque côté; les élytres ont plusieurs stries formées par des rangées de points enfoncés et papilles. Taille, cinq lignes. De la Nouvelle-Hollande.
MÉCHlNou MÉQUIN. bot. Nom vulgaire delà racine du Ciucuma long, que l'on emploie dans la teinture légère, f^. Curchma.
MECIIOACAN. BOT. Ce nom d'une province du Mexique est donné, dans les pharmacies, à une racine résineuse, employée autrefois comme purgative. Elle est produite par le Convolviilus Mechoacana, L. r. Liseron. On a aussi nommé Méchoacan noir le Jalap, et le Phytnlacca decandrii, Méchoacan du Canada.
JJECIION. BOT. L'un des noms vulgaires des racines tuberculeuses de l'Œnanthepimpinelloïde, dont on fait usage dans l'économie domestique comme aliment.
VitCVdE. Mecinus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, établi par Germar dans la tribu des Charansonites, et adopté par Latreille. Caractères : antennes courtes, composées de neuf articles, et la massue formée de quatre; tête arrondie; rostre arqué, à peine plus long que le corselet; celui-ci un peu plus étroit dans sa partie antérieure; écusson triangulaire; ély- I très guères plus larges à leur base que le corselet, mais trois fois plus longues; pieds assez courts et forts; cuisses épaisses, les postérieures mutiques.
MÉciNE DEMi-CTiiNDRiQUE. Mccitius semî-cylindricus, Schoon.; Rkynchœnus semi-cylindricus, Gyll. Il est noir, couvert d'un duvet cendré; la base des antennes et les tarses sont ferrugineux; les élytres sont striées. En Suède.
MÉCOCÈRE. Mecocerus. iNS. Genre de la famille desAnlhribides,donton doit la formation àSchoonherr qui en a tracé les caractères de la manière suivante : tête aussi longue que large; yeux arrondis, convergents antérieurement; rostre allongé, plus épais vers l'extrémité ; mandibules fort grandes dans les femelles, acumiuées, pourvues de soies articulées, logées dans une fossette de la partie supérieure; les mâles ont en outre un pinceau de poils; antennes subfiliformes, insérées dans une fossette oblongue, vers l'extrémité du rostre : elles ont plus du double de la longueur du corps dans les mâles et ne dépassent que le corselet dans les femelles : chez les premiers les articles sont progressivement allongés et arqués; chez les autres le premier est le plus épais, les suivants sont coniques, comprimés, les neuvième, dixième et onzième sont sensiblement dilatés et plus longs; le dernier est pointu; corselet oblong, plus étroit antérieurement, un peu étranglé vers le milieu qui est traversé par une carène; les mâles ont une épine à la région pectorale de chaque côté en avant des pieds; élytres convexes, oblongues et subovales; pieds antérieurs allongés; premier article des tarses plus long du double que les autres.
Mecocèbe Gaîeile. Mecocerus Gazella, Schoon. La tête, le corselet et les élylres sont d'un jaune verdâtre, soyeux, parsemés de petites taches rondes et noirâtres qui, par leur disposition, figurent des bandes interrompues; trompe noirâtre; antennes et pattes d'un brun noirâtre, annelées de verdâlre; tarses noirâtres. Taille, dix lignes. De Java.
MÉCOCORYN. Mecocorynus. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Curculionides, institué par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : antennes assez longues et grêles, dont les quatre premiers articles sont allongés, les trois suivants presque globuleux; la massue, formée de quatre articles, est un peu allongée et cylindrique; rostre long et médiocrement
lOG
arqué ; yeux latéraux et ovales; corselet longiusciile, hisinué à sa l)ase, un peu plus étroit en avant et prolongé vers le milieu en arrière; corps ovale, convexe, écailleux et ailé; élytres ovales, convexes avec les épaules obtusémeut anguleuses ; pattes fortes, les antérieures elles postérieures plus longues.
Mécocobyn de Westermah. Mecocorynus IFestermanni, Sclioon. Il est noir, couvert d'écaillés brunâtres ; on aperçoit deux tubercules au front ; son corselet est criblé de points enfoncés, avec une carène près du bord antérieur, et les côtés fort arrondis; les élytres sont rudes, marquées de stries ponctuées et de raies Iransverses et rugueuses entre elles ; la seconde est beaucoup plus élevée, carénée et interrompue : il y a vers le milieu de petites écailles plus pâles; les cuisses sont variées de brun et de cendré. De la côte de Guinée.
MÉCONÈME. Meconema. ms. Ortboptères; genre de la famille des Locustiens, établi aux dépens des Sauterelles de Fabricius, par Audinet-Serville qui lui assigne pour caractères : ouvertures latérales des jambes de devant fermées par une membrane transparente; ces jambes, surtout les intermédiaires, sont renflées, transparentes et comme vésiculeuses dans une partie de leur longueur; filets de l'abdomen longs et recourbésdans les mâles, ce qui a donné lieu à la dénomination du genre. On ne connaît jusqu'ici que l'espèce suivante :
Méconèbe VARIÉ. Meconema varia ; Loctisla varia, Fab. C'est un petit insecte, d'un vert pâle, qui devient jaune après la mort; les nervures de ses élytres sont d'un vert plus intense; son front est surmonté d'une saillie presque pointue ; la base de son corselet est ornée de deux points bruns, de forme lui peu allongée. La tarière de la femelle se recourbe à la manière d'un sabre, et sa longueur égale celle du ventre; elle a ses rebords dépourvus de dentelures. Taille, huit lignes. On rencontre cette espèce en Europe, dans les bois.
Dn autre genre Méconème, Meconemns, a été institué par le docteur Imhoff, dans la famille des Anthribides, pour un insecte récemment apporté du Mexique; il a pour caractères : tête aussi large que longue ; yeux latéraux et oblongs; rostre peu allongé, mandibules garnies de soies articulées, insérées dans une fossette dorsale; antennes presque de la longueur du corps, lermjnées par une massue allongée et comprimée ; le premier article épais et obovale, les suivants jusqu'aux trois derniers qui forment la massue, progressivement allongés et arqués; corselet subovale, avancé de chaque côté en un angle obtus, qui prend vers le milieu; une carène transversale entourant une partie de sa base et se dirigeant de chaque côté, vers l'angle de la région supérieure; élytres oblongues. La seule espèce connue jusqu'à ce jour est noire, recouverte d'un duvet cendré, à l'exception de la tête et du rostre qui sont presque nus en dessous; le corselet et les élytres sont parsemés de taches et de bandes d'un noir brunâtre; des rangées de points élevés se montrent sur les élytres qui ont en outre deux carènes longitudinales; les pieds sont annelés de brun et de noir; les antennes à l'exception de la massue sont rousses. Taille, cinq lignes.
MÉCOSINE. DOT. Substance qu'on obtient de l'Opium
par un traitement particulier; elle est blanche, suscep tible de cristalliser eu prisme à six pans, soluble dans l'eau, l'alcool et l'étber, fusible à 00°, et volatile à 155". Couerbe l'a trouvée composée de carbone 60,2, hydrogène 4,8, oxygène 35,0.
MÉCONIQUE. F. Acide.
MÉCONITES. GÉoi. y. Amites.
MÉCONIUM. zooL. Matière particulière qui se trouve dans les intestins du fœtus quand celui-ci n'a pas encore respiré; elle est d'un jaune olivâtre; son odeur est légèrement musquée; elle a une saveur faiblement amère; elle est en partie soluble dans l'eau. On donne aussi le nom de Méconium à une sorte d'Opium impur, obtenu par l'expression des capsules de Pavots.
MÉCONOPSIDE. MecoHopsis. dot. Ce genre de la famille des Papavéracées et de la Polyandrie Monogynie, L., a été établi par Viguier dans une dissertation sur les Papavéracées, présentée à la Faculté de Médecine de Montpellier. Le professeur De Candolle l'a adopté dans le supplément à la deuxième édition de la Flore Française, et dans le second volume de son Systema f^egelabitium , p. 86. Voici les caractères qu'il lui a assignés : calice formé de deux sépales velus; corolle à quatre pétales; étamines en nombre indéfini; ovaire ovoïde, surmonté d'un style court, persistant, et (jui se tord après l'anthèse; stigmates au nombre de quatre à six, disposésen rayons, persistants, convexes, libres et jamais sessiles; capsule ovée, uniloculaire, à quatre ou six valves, déhiscente par le sommet, renfermant à l'intérieur des placentas minces, qui forment à peine des membranes étroites. Ce genre établit le passage des Pavots aux Argemones; il se compose d'un petit nombre d'espèces dont De Candolle a formé deux sections. La première, caractérisée par ses capsules à cinq ou six valves lisses, ne renferme que le type du genre, Meconopsiscambrica,\i5uiev, ou Papaver cambricum, L. Celte plante a une lige dressée, haute à peu près de trois décimètres, munie inférieurement de feuilles à lobes dentés, incisés, légèrement décurrenls, glauques en dessous; ses Ueurs au nombre de deux ou trois, sont terminales, longuement pédonculées, de la grandeur de celles du Coquelicot, d'un jaune de soufre très-fugace par la dessiccation. Celte espèce croit dans les localités ombragées et humides des montagnes de l'Europe méridionale; ou la trouve aussi dans la Russie asiatique.
La deuxième section, qui se dislingue par ses capsules à valves couvertes de pointes, a élé considérée comme un genre distinct par Nuttall (|ui lui a donné le nom de Stylopliorum. Elle se compose de deux espèces : Meconopsis petiolala, et Meconopsis (lyphylla, DC, ou Clielidonium dipliyUnrn , Michx., qui sont des plantes indigènes de l'Amérique septentrionale.
MECONOSTIGMA. bot. Le genre que Scholt a établi sous ce nom, pour une espèce de son genre Philodendre, PliilodenUra speciosum, n'a point été adopté; conséquemment la séparation n'a pas eu lieu.
MÉCOPE. Mecopus. iNS. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Dalman et adopté par Scboonherr, pour un Insecle de l'ile de Sumatra qui leur a offert les caractères suivants:
anleniies médiocres, grêles, alleignanl à peine les yeux, et insérées vers l'extrémilé de la trompe chez les mâles, dépassant les yeux et insérées au milieu de la trompe chez les femelles, coudées, composées de douze articles, dont le deuxième plus long que le premier et tous deux obconiques, les suivants très-courts, jusqu'au huitième qui est allongé et qui commence la massue: trompe fort longue, tiliforme et arquée; yeux trèsgrands, convexes, presque joints, occupant toute la surface antérieure de la tète; corselet presque aussi large que long, bombé; poitrine du mâle canaliculée et garnie de deux épines entre la première paire de pattes, mutique et à peine impressionnée dans les femelles; élytres à peine plus larges que la moitié du corselet, oblongues, presque carrées, si ce n'est vers l'extrémité où elles se rétrécissent un peu en s'arrondissant; pieds très-longs et grêles. Le Mecopus bisiihwsii.i est noir, couvert d'écaillés blanchâtres, mais de manière à laisser voir le fond comme une multitude de petites taches; élytres striées de points, marquées de plusieurs taches d'un blanc jaunâtre, formées par la réunion des écailles.
WÉCOPOUE. Mecopoda. ins. Orthoptères; genre de la famille des Locustiens, institué par Audinet-Serville, aux dépens des Sauterelles, des divers auteurs, pour quelques espèces dont la longueur des ailes dépasse un peu celle des élytres et qui sont colorées comme ces dernières; proslernum offrant deux épines longues et grêles; les deux autres segments de la poitrine relevés sur les côtés, échancrés en arrière, et pointus; antennes extrêmement grêles ; ailes et élytres assez étroites, et une fois plus longues que le corps; tarière trèslongue, à peine arquée.
Mécopode vert. Mecopoda virens. Sa couleur est jaune sur le corps et sur les pattes, mais sa tête, son corselet et ses élytres sont verts; les côtés du corselet, à l'endroit où il se courbe à angle droit, offrent une nuance brune, assez distincte; la partie de l'élytre gauche, qui couvre, dans le mâle, l'organe sonore de l'élytre opposée, est d'un roux assez obscur; les ailes sont transparentes et colorées en vert à leur extrémité et tout le long de leur bord antérieur; la tarière de la femelle est brune à l'extrémité. Taille, deux pouces et demi. De l'Inde.
MÉCOPTÈRE. Mecoptera. ws. Lépidoptères; genre de la famille des Nocturnes, tribu des Noctuélides, institué par Guénée qui lui assigne pour caractères : antennes épaisses et suhciliées dans les mâles; toupet frontal très-épais, très-serré, coupé carrément, et semblant ne faire qu'un avec les palpes; celles-ci ne le dépassant pas, velues, droites, avec leur dernier article à peine visible et caché dans les poils du second; corselet assez convexe, carré, à collier un peu saillanl, et suivi d'une petite crête qui forme carène avec lui; abdomen aplati dans les deux sexes, velu, terminé carrément dans les mâles et légèrement conique dans les femelles; ailes supérieures longues, étroites, ayant les bords supérieur et inférieur presque parallèles, le terminal denté, la tache réniforme seule visible, petite, nullement salie de noir inférieurement, et les lignes transverses bien marquées, inférieures, sinuées et denticulées.
MtcotTii.Rt,Skrt.iiitE.Mecoplerasalellitia, 0.; Aoctiia saletlitia, Oliv. Tète et corselet d'un gris-foncé roussàtre; ailes supérieures d'un brun roussâlre, avec une ligne noirâtre, qui va de la base au milieu, et une autre double, plus bas, qui les traverse; le milieu est un peu plus obscur, avec une petite tache jaune placée entre deux points de même couleur ; à qucl(|ue distance il y a une raie ondulée noirâtre, et encore une autre près de l'extrémité, avec de petites lunules blanchâtres. Les ailes inférieures sont obscures, avec la frange grise. Dessous d'un gris obscur, avec les bords ferrugineux. Taille, dix-sept lignes, ailes étendues. Europe.
MÉCORlllDE.yl/eco//iis. iss. Coléoptères tétramères; ce genre proposé par Billbergh, dans la famille des Rhynchopbores, n'a point été adopté par Schoonherr dans sa Monographie des Curculionides; ce dernier en a réuni les deux espèces à son genre Rliynchite.
MECOSA. lioT. Le genre institué sous ce nom, par le docteur Blume (B/dr., 403), pour quelques Orchidées propres ù l'île de Java, n'a point paru différer, par ses caractères, du genre /'/«/a«</iera, précédemment établi par Richard, f^. Piatanthère.
MÉCOTARSE. Mecolarsus. iNS. Coléoptères tétramères; ce genre de Rhyiichophores a été créé récemment par Schoonherr, dans sa famille des Curculionides, pour un insecte de Madagascar, dont les antennes sont aussi longues que le corps, grêles, terminées par une petite massue comprimée et allongée; rostre assez court, un peu renflé vers l'extrémité qui est tronquée; yeux ovales, médiocrement convexes; corselet court, subconique, bisinué à la base, arrondi sur les côtés, beaucoup plus étroit antérieurement, acumiiié aux angles postéi'ieurs; élytres allongées, ovalaires; épaules obtusément anguleuses; tarses antérieurs très longs.
Mécotarse de RosEffscHOELD. Mccotarsus Roscnschœldi, Sch. Il est noir, couvert d'un duvet brunâtre; la lêle et le corselet sont ornés de deux bandes semblables; un& strie humérale et des points épars sur les élytres qui sont tuberculées; pieds et tarses couverts d'un duvet blanchâtre. Taille, six lignes.
MÉCYSMODÈRE. Mecysmoderiis. iNS. Coléoptères tétramères; genre de l'ordre des Rhynchophorcs, famille des Curculionides, établi par Schoonherr, avec les caractères suivants : antennes coudées, de onze articles dont le premier atteignant à peine la longueur des yeux, les trois suivants longiuscules et subconiques, les quatre derniers formant une massue libre, ovale et un peu pointue; rostie aussi long que la tête et le corselet, linéaire, médiocrement arqué; yeux grands, latéraux, assez rapprochés et médiocrement convexes; corselet bisinué à sa base, avec le lobe intermédiaire allongé, triangulaire et pointu à l'extrémité, plus étroit antérieurement, presque tronqué au bout; corps courtement ovale, peu convexe, squammuleux et ailé; élytres ovalaires, un peu dilatées à leur base, égales en largeur au corselet, ensuite obliques, assez élargies, puis rétrécies postérieurement, arrondies au bout, plus courtes que l'abdomen et moins convexes en dessus; pieds médiocres.
^tc\iyiovitv^t,ï.va\.-ïft%.Mcc)'smoderusEuglxptus, Sch.; Rhynchœnus Euglyptus, Dalman. Il est noir,
avec la trompe elles pieds ferrugineux; le corselet est IrO-s-ponclué : la partie antérieure, les côtés et une lisne dorsale sont chargés d'écailles d'un jaune cendre; élytrcs grandes, avec des stries ponctuées et des écailles d'un jaune cendré; pieds bruns. De Java.
MÉDAILLE. BOT. Synonyme vulgaire de Lunaire. y. ce mot.
MÉDATA. noT. (Apulée.) Synonyme de Ballolc. MÉDÉE. Meilea. ac\i. Genre de la famille des Béroïdes, établi par Esclischoltz qui lui donne pour caractères/corps ovale, allongé, diversiforme; cils disposés en séries doubles et latérales sur un canal commun, et interrompus vers le milieu du corps; une assez large ouverture transversale à une extrémité.
MÉDÉE ÉTRAJiGiÉE. Medeci coiistiicla, Echs.; Beroe constricta, Cl.am. Corps étranglé vers la grande ouverture, comme tronqué et écliancré ù un pôle, arrondi à l'autre; cils irisés; abdomen assez dense, coloré en fauve; bouche bilahiée; vaisseaux blancs. Taille, six lignes. Des mers des Indes.
MÉDÉE ROiiGEATRE. Medeu vufesccns, Echs. Corps oblong et rougeâtre. De la mer du Sud.
MÉDÉE ARCTIQUE. Medea arctica, Eschs. Corps ovoïdal, étranglé près de l'ouverture transversale <pii est comprimée; huit rangs de cils irisés. Sa couleur est hyaline avec des vaisseaux roses. Celte espèce est trèsirritable ; on la trouve dans la mer Verte.
MÉDÉOLE. Medeola. bot. Genre de la famille des Asparaginées et de l'IIexandrie Monogynie, L., ayanf pour caractères
calice coloré, pélaloïde, à six divhlonV profondes, régulières et étalées; six étamines; un ovaire globuleux, marqué de trois sillons, et terminé par trois styles et trois stigmates. Le fruit est une baie globuleuse, déprimée, accompagnée à sa base par le calice, à trois loges monospermes, dont une ou deux avortent quelquefois; la graine est suspendue, son tégument est noirâtre, recouvrant un endosperme charnu, qui contient un embryon cylindrique, ayant sa radicule opposée au hile.
Ce genre, quoique composé seulement de trois espèces, présente cependant assez d'obscurité. Ces trois espèces sont: Medeola Firginica, asparagoides et anoustifolia. La première est originaire de l'Amérique septentrionale, les deux autres du cap de Bonne-Esperance. Willdenow, dans le Magasin des curieux de la nature de Berlin pour 1818, a fait un genre iV/rsiphyllum pour les Medeola asparagoides et Medeola angustifolia qui en effet diffèrent du Medeola yirginica par leurs trois styles et leur fruit à trois loges monospermes. Ces différences avaient déjà été signalées par le professeur Richard, dans la Flore de l'Amérique septenlrjonale de Michaux, où il dit que le Medeola asparagoides appartient à un autre genre que le Medeola yirginica; d'un autre côté le professeur Nuttall (Gen. ofnorth Amer. Plants) a fait un genre particulier sous le nom de Griomia pour le Medeola ^'irginica; d'où il résulterait que, dans ce moraent-ci, il n'y aurait plus de genre Medeola, puisque des trois espèces qui le composaient antérieurement, deux forment le genre Myrsiphyllum de Willdenow, et la troisième le genre Gyromia de Kuttall. Mais il faut remarquer que
les caractères assignés par Linné au genre Medeola, et qui sont ceux que l'on a exposés au commencement de cet article, se retrouvent dans les Medeola du Cap, tandis que le Medeola de la Virginie s'en éloigne par ses trois stigmates sessiles et par son fruit dont les loges contiennent plusieurs graines. Il suit de là évi- demment qu'il faut conserver le genre Medeola pour \ti Medeola asparagoides et Medeola angustifolia; rejeter par conséquent le genre Myrsiphyllum de Willdenow. et ado|)ter également le genre Gyromia de Nuttall. Lesdeuxespècesde.1/e(/eo/a sont des plantes herbacées, vivaces, ayant leur tige dressée ou sarmenteuse, leurs feuilles alternes, sessiles, et leurs fleurs pédonculées et placées à l'aisselle des feuilles.
MÉDÉTÈUE./»/c(/e/e/«.s.ms. Diptères; genre proposé parWiedemann, dans ses Diptera exotica, 2, pag.229, pour une espèce que Fabricius a décrite dans son Systema Anlliatorum, p. 203, sous le nom de Scathophaga linerea. Les différences génériques sur lesquelles repose le nouveau groupe sont si peu saillantes, et l'uniiiue insecte qui en est l'objet est si rare dans les collections, qu'il est fort douteux que le genre proposé par Wiedemann soit généralement adopté. Du reste voici ces caractères tels qu'ils ont été reconnus par Meigen, d'après les indications de AViedemann : tête triangulaire; corps comprimé sur les côtés; abdomen courbé en dessous; ailes couchées; dernier article des antennes formant une palette ovalaire; des appendices niiformes aux organes copulateurs des mâles.
Médêtère CENDRÉ. Medelerus cinereus. Cette petite Mouche a été trouvée à Magabor. Ses antennes sont noires, avec la soie qui les termine blanche; la tête est cendrée, velue; le corselet et l'abdomen sont de la même couleur et sans taches; les ailes sont blanches, avec la côte légèrement testacée. Le genre Médêtère doit faire partie de la famille des Tanyslomes.
MÉDIASTIN. zooi. bot. On nomme ainsi, en anatomie, une cloison membraneuse, résultant de l'adossement des deux plèvres, qui dans l'Homme s'étend de la face postérieure du sternum à la partie aiViérieure du rachis, et qui divise la cavité du thorax en deux |)arties, l'une droite et l'autre gauche, f^. Plèvre. On donne le même nom en bolar.'.iue à une cloison transversale, fort mince, qui, dans les Crucifères, sépare la silique ou la silicule en deux parties, et sur les deux faces de laquelle demeurent alternativement attachées les semences quapd les deux valves se sont ouvertes.
MEDICA. BOT. Synonyme ancien de Medicago.
r. LUIERNE.
MEDICAGO. BOT. F. Luzerne.
MÉDICÉE. BOT. L'un des premiers noms qu'on donna au A'icotiana Tabacum, lors de son introduction en Europe.
MÉDICINIEU. 7a//o/3/in.BOT. Genredela famille des Euphorbiacécs, et de la Monœcie Décandrie, L.; ses fleurs monoïques offrent un calice à ciii<i divisions plus ou moins profondes; une corolle quinquépartite, qui manque dans plusieurs espèces; au dedans cinq glandes ou écailles tantôt distinctes, tantôt réunies en un anneau ou en un disque sinué, quehjuefois nulles. On trouve dans les fleurs mâles huit ou dix étamines dont
JATROPHA INTEGERRIi\L\ .
les filets sont soudés ensemble plus ou moins haut, et dont les trois ou cinq plus centrales sont aussi plus longues que les autres; dans les femelles, trois styles tantôt simplement bilobés ou bifides, tantôt divisés plusieurs fois par dichotomie, et un ovaire à trois loges uniovulées, qui devient une capsule à trois coques. Les espèces de ce genre sont des arbres, des arbrisseaux, ou plus rarement des herlies, remplis d'un suc lactescent. Leurs feuilles alternes, quelquefois munies vers leur base de deux glandes, sont simples ou plus souvent lobées ou palmées, glabres ou hérissées de poils glanduleux; leurs fleurs, disposées en corymbes axillaires ou terminaux, offrent en général des couleurs assez brillantes. On en compte environ vingt espèces dont cinq originaires d'Asie, les autres d'Amérique ; on peut les diviser en deux sections que quelques botanistes considèrent même comme des genres distincts. L'une (qu'Housloun nomme Jussievia) renferme les espèces dépourvues de corolle; l'autre, celles qui en sont munies; et il est à remarquer qu'en outre le style est plusieurs fois rameux dans ces dernières, et simplement bilobé dans les premières qui formeraient le genre Cuicas d'Adanson, le BroinfeUUa de Necker et le Castitjlionia de Ruizet Pavon. Dans celui-ci les auteurs ont décrit les fleurs comme hermaphrodites, et il arrive en effet quelquefois que, dans des fleurs d'un sexe, on rencontre les organes de l'autre, à l'état rudimentaire. La plante que Swarlz a fait connaître sous le nom de Jaliopha dharicata, et qui présente trois styles courts et simples, avec une capsule à deux ou trois loges dispermes, ne parait pas congénère des vrais Médiciniers ; on en a aussi éloigné plusieurs espèces pour en former le genre Jatiiplia. f'. ce mot.
Ce nom de Médicinier parait dû aux propriétés purgatives des graines; elles sont assez énergiques même |)Our qu'on les considère comme du domaine de la toxicologie plutôt que de la matière médicale. Les graines les plus remarquables sous ce rapport sont celles du Jatropha Curcas, connues sous les noms vulgaires de Pignon d'Inde et de Noix des Barbades, ainsi que celles du Jatropha multifida, appelées aux Antilles Noisettes purgatives. Dans les espèces herbacées la piqûre des poils roides dont la plante est hérissée, cause une démangeaison brûlante, qui persiste longtemps.
Wédicinier en TioioN. Jcitiopha pandurœfolia , AVilld.; Jatropha acuminata , Lam. 11 est originaire de l'ile de Cuba et de Saint-Domingue; on le cultive dans les jardins pour la beauté de ses fleurs, qui sont d'un rouge écarlate brillant. On le tient dans la serre chaude, où il fleurit pendant une grande partie de l'année; il demande une terre un peu substantielle, peu d'arrosements, et se multiplie ordinairement par le moyen des boutures et des marcottes. Sa tige est ligneuse, haute de cinq à six pieds ou davantage, divisée en rameaux peu nombreux, légèrement pubescenls dans leur partie supérieure, garnis de feuilles alternes, ))éliolées, oblongues, entières, glabres des deux côlés, plus larges supérieurement, acuminéesà leur sommet, rétrécies à leur base, et chargées de chaque côté d'un ou deux angles saillants, ou seulement de dents aiguSs, rétrécies quelquefois de chaque côté et dans leur mi-
lieu, comme les feuilles dites en violon, et accompagnées à leur base de stipules très-petites et subulées. Les fleurs sont de deux sortes, les unes mâles, et les autres femelles. Les premières sont disposées en cime au sommet d'un long pédoncule opposé aux feuilles. Chacune d'elles en particulier est composée d'un calice monophylle, court, à cinq dents; d'une corolle de cinq pétales ovales, beaucoup plus grands que le calice, velus à leur base interne; de dix étamines monadelphes, dont cinq extérieures plus courtes, entourées à leur base par cinq glandes arrondies. Les fleurs femelles sont mêlées en petit nombre parmi les mâles, et placées dans les bifurcations de la cime; leur calice est partagé jusqu'à la base en cinq folioles lancéolées; leur ovaire est supérieur, ovale-arrondi, ù trois sillons, surmonté d'un style trifide, à divisions bifurquées et terminées par des stigmates simples. Le fruit est une capsule arrondie, à trois cotiues, terminée par les styles persistants, et contenant trois graines.
Médicinier épineux. Jatropha spinosa , Vahl. Sa tige est frutiqueuse, garnie d'épines; ses feuilles sont tripartiles et ses fleurs en corymbe. Arabie.
MÉDICOSIE. Medicusia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie égale, L., établi par Mœnch (Meth. Plant., p. 5-37), et adopté par Cassini qui l'a placé dans la tribu des Lactucées. Ses caractères sont : involucre ovoïde, formé de folioles sur un seul rang, égales, appliquées, lancéolées, linéaires, toruleuses et carénées, muni à la base d'écaillés inégales, linéaires, infléchies au sommet; léceptacle nu; calathide composée de fleurs en languettes, nombreuses et hermaphrodites; akènes arqués en dedans, sillonnés longitudinalementet transversalement, surmontésd'une aigrette plumeuse. Ce genre a été réuni par De Candolle (Flore Franc., vol. ô, p. .38) au Zacintha, malgré le caractère de l'aigrette plumeuse, qui lui est attribué par Mœnch; mais ce caractèie est douteux, puisque le véritable Crépis rhagadiolodes, L., sur lequel le Medicusia a été établi, n'a pas l'aigrette ainsi conformée, s'il faut s'en rapporter sur ce point à Jacquin et à Willdenow. Cassini pense qu'on pourra le réunir au Picris; ce qui d'ailleurs a déjà été opéré par Persoon. Le Medicusia aspera, Mœnch, unique espèce du genre, est une plante herbacée, hérissée sur toutes ses parties de petits aiguillons fourchus. Sa tige est rameuse, haute environ d'un mètre, garnie inféiieurement de feuilles oblongues, sinueuses, dentées, et supérieurement de feuilles sessiles, lancéolées. Ses fleurs sont jaunes, lougeâtres extérieurement. Elle croît près de Malaga, en Espagne.
MÉDINILLE. Medinilla. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, établi par Gaudichaud pour une plante qu'il a observée dans les îles Mariannes, et qui lui a offert pour caractères distinctifs ; tube du calice obovale et sans côtes; son limbe en continuité du tube, cylindrique, exactement tronqué et persistant; quatre pétales ovales, obtus et presque coriaces; huit étamines égales, avec leurs anthères allongées, aiguës, ù un pore et obtusément bi-auriculées à leur base; ovaire tronqué supérieurement; style filiforme; stigmate formant un point pruineux. Le fruit est une capsule ou baie en
forme de bouteille, ordinairement Irès-renflée, couronnée par le tube du calice, et quadriloculaire; semences ovoïdes el lisses.
Médikime rosée. Meilinilla rosea, Gaiid. C'est un arbrisseau glabre, à rameaux obtusément télragones; ses feuilles sont verticillées par trois ou quatre, péliolécs, ovales, mucronées, à trois nervures et lr(>s-entières; les Heurs réunies au nombre de trois ou de cinq forment une cime axillaire; elles sont d'un blanc rosé, portées sur un pédonculedont la longueur ne surpasse point celle ries pétioles.
Dans son grand ouvrage qu'il publie sous le titre de lîumphia, le docteur Blume a donné (vol. 1, p. 11-17) la descriplion de cinq autres espèces du genre Medinillu, ce sont :
Medinilla ciispala, Bl.; Melastoma cn'spatum, Lin., Willd., De Cand. Cette espèce se trouve aux Woluques et aux Célèbes.
Medinflla plcrocaula,B]., Itituipli., pi. 1. De Ban- Iham. •
Medinilla macrocarpa , Bl., ib., pi. 2. Des Moluques.
Medinilla crassinervia , Bl. Des Moluques.
Medinilla radicans, Bl., ibid., pi. 3. De Java.
MÊDIOLIFORME. Medioliformis. bot. C'est-à-dire en forme de roue.
MÊDION. BOT. La plante ainsi désignée dans Dioscoride. est le Campanula Médium, L. ^. Cajipandle.
MÉDON. INS. Coléoptères penlamères. Ce genre, institué par Stepliens (Ulust. of Brittisb entoniology, vol. 5, p. 573) pour une espèce qu'il a nommée Medon Ruddii, t. 127, fîg. 2, ne diffère point du genre Litliocliaiide de Dejean.
MÉUULLAU'.E. Medullaris. bot. Organe qui tient de la nature de la moelle ou qui est formé par elle. Le canal Médullaire est la cavité cylindri(iue, que l'on observe au centre delà tige des plantes dicotylédones, et qui renferme la moelle; l'éUii Médullaire est la rangée de fibres, qui entoure immédiatement cette moelle.
WÉDULLE. BOT. Quelques auteiirs ont substitué ce nom à celui de Moelle. A^ ce mot.
MÉDULLIKE. bot. Nom donné par Jobn à la Moelle ou tissu cellulaire des végétaux, sorte de Lignite blanc, insipide, insoluble, inflammable, qui fournit à la distillation beaucoup d'Ammoniaque et un Cbarbon métalloïde.
Mli UUSA. ACAi. F. Méduse.
MEDUSA. BOT. (Loureiro.) ^. Medcsuie.
WÉDUSAIRES. ACAL. Famille d'animaux invertébrés, de la classe des Radiaires, établie i)ar Lamarck et désignée par la plui)art des auteurs sous le nom de Méduses (y. ce mot). Les Médusaires sont tous des animaux marins, entièrement gélatineux (m plutôt semblables à de la gelée, transparents; ils ont des formes très-régulières, élégantes; des couleurs vaiiées, brillantes et tendres à la fois; leur corps, que l'on nomme Ombrelle, est circulaire, jjIus ou moins convexe en dessus, plat ou concave en dessous; la lioucbe, toujours placée à la surface inférieure, est simple ou multiple, quelquefois sessile ou portée sur un appendice central, nommé pédoncule. Celui-ci, plus ou moins long,
plus ou moins volumineux, offrant des formes excessivement variées, est tantôt simple, tantôt divisé plus ou moins profondément, et ces divisions, dont le nombre varie, ont reçu le nom de bras; enfin le pourtour du corps des Médusaires, ou la circonféience de l'ombrelle, est tantôt entier, tantôt divisé en tilefs plus ou moins longs que l'on a nommés tentacides. On trouve les Médusaires dans toutes les mers, sous tous les climats; ils habitent en général les liantes mers, cependant ils ne sont pas rares près des cotes. Leurs espèces sont très-variées, très-nombreuses, et la plupart semblent confinées dans certains parages dont elles ne s'écartent que fort peu; dans les climats chauds, on les rencontre en toute saison; dans les climats froids ou tempérés, elles ne paraissent que vers la fin du printemps et pendant l'été. H est des Médusaires que l'on ne peut bien distinguer qu'à l'aide du microscope, et d'autres qui parviennent à plusieurs pieds de diamètre et pèsent cinquante à soixante livres. L'anatomie des Médusaires est presque bornée à la connaissance de leurs formes extérieures. .A peine sortis de l'eau, ces animaux ne tardent pas à se fondre, pour ainsi dire, en un licpiide transparent, analogue à de l'eau de mer; ils ne i)araisscnt constitués (|ue par une enveloppe membraneuse et un tissu celluleux remi)li d'eau, et, d'après les observations microscopiques de Bory de Saint Vincent (A". Matière), de corpuscules hyalins. Dans quelques espèces pourtant, on a distingué un ou plusieurs estomacs, des vaisseaux ramifiés, des cavités contenant de l'air et des ovaires. Les Médusaires exécutent des mol^'emenls assez rapides et longtemps soutenus; ils nagent avec grâce en contractant et relâchant alternativement la circonférence de leur ombrelle. La plupart ré|)andent une lueur phosphorescente dans l'obscurité; plusieurs produisent sur la main qui les touche une douleur brûlante occasionnée sans doute par une sécrétion particulière. On ignore leur mode de respiration et de génération. Les Médusaires se nourrissent de toutes sortes d'animaux marins et même de Poissons; ceux qui sont munis de bras s'en servent pour attraper leur proie; leur digestion est très-rapide, et leur reproduction prodigieuse. Les variétés de formes des Médusaires, le grand nombre d'espèces qui s'y rapportent, ont nécessité plusieurs divisions et l'établissement de plusieurs genres dans celte famille intéressante d'animaux. Pérou et Lesueur, auxquels on doit, sur les Méduses, un excellent travail inséré dans le H" volume des Annales du Muséum d'Histoire naturelle, prenant pour base de leurs coupes jjrincipales l'absence ou la présence de l'estomac, ont établi deux grandes divisions : les Méduses agaslriques et les Méduses gastriques. Les .Méduses agaslriiiues sont subdivisées d'après l'absence ou la présence d'un pédoncule, l'absence ou la présence de tentacules ; les genres Eudore, Bérénice, Orythie, Favonie, Lymnoréeet Géryonie, sont compris dans cette division et se rattachent aux subdivisions d'après leurs caractères. Les Méduses gastrii|ues sont subdivisées d'après la présence d'une ou de plusieurs bouches, l'absence ou la présence d'un pédoncule, l'absence ou la piésence de bras, l'absence ou la présence de tentacules; à chaque subdivision se rattache un ou