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l>Uisieiirs des genres Carybdée, Pliorcynie, Euliiiiine, Équorée, Fovéolée, P6gasie, Callirhoé, Miililée, Évalîore, Océanie, Pélagie, Aglaure, Mélicerle, Enryale, Éphyre, Obélie, Ocyrbé, Cassiopée, Aurellie, Céphée, liliizostome, Cyanée, Clirysaore.
Lamarck forme également deux divisions dans les îMt'dusaires; la première renferme les Médiisaires à lioiiche uni(|ue. la seconde ceux qui en présentent i)Iusieurs. 11 restreint h plus de la moitié les genres établis par Péron; ses subdivisions sont fondées à peu
les mêmes caractères, c'esl-à-dire d'après l'ab-
sence ou la présence du i>édoncule, des bras et des tentacules. On trouve dans la première division les genres Eudore, Phorcynde, Carybdée, É(iuorée, Calliiboé, Orylbie, Dianée; et dans la seconde les genres Éphyre, Obélie, Cassiopée, Aurellie, Cépliée. Cuvier établit trois genres dans cette famille qui fait partie de ses Acalèpbes libres : 1° les Méduses propres, qui ont une vraie bouche sous le milieu de la surface inférieure, soit simplement ouverte à la surface, soit prolongée en pédicule; 2» les Cyanées. toutes les Méduses à bouche centrale et à quatre cavilés latérales; ô" les Uhizoslomes, qui ont quatre ovaires dans des cavités ouvertes comme les Cyanées et au milieu un pédicule plus ou moins ramifié suivant les espèces. Cuvier admet comme sous-genres une partie des genres de Péron , soit avec les caractères indiqués par Péron lui-même, soit avec les modifications admises par Lamarck, soit enfin en les considérant sous une autre acception.
MÉDUSE. Médusa. KCKh. Linné créa sous ce nom un genre qui réunissait les animaux rayonnes ù qprps libre et gélatineux; plusieurs auleurs ont adopté ce genre tel qu'il avait été institué. Péron, qui a élnbli aux dépens des Méduses un grain! nombre de genres, conserve la dénomination liiniéenne seulement comme nom de famille et y comprend encore les lîéroés, les Porpiles et les Physalies. Cuvier se sert également du nom de Méduse comme nom de famille ou de seclion; il y rattache de plus les Béroés, les Cestes et les Diphies. Lamarck réunit sous le nom de Radiaires molasses, tous les animaux qui pouvaient se rapporter au genre Méduse de Linné, et il les divise en Radiaires anomales et Radiaires Médusaires ou sim4)lcment Médusaiies. Celle dernière seclion comprend les Méduses proprement dites, c'est-à-dire les animaux réguliers, orbiculaires, gélatineux, transparents, lisses, plus ou moins convexes en dessus, aplatis ou concaves en dessous avec ou sans appendice en saillie; munis d'une bouche inférieure, simple ou mulliple. 11 semble ijuc l'on doit préférer, comme nom de famille, la dénomination employée par Lamarck; celle de Méduse entraînant quelque indécision par l'usage plus ou moins étendu que les auleurs en ont fait. F. Médusaires.
MÉDUSEA. BOT. C'est l'un des genres élablis par Ilaworth aux dépens des Euphorbes. 11 a pour type VEuiihorbia Capul Medusœ, dont le port est assez particulier; mais dont les différences ont trop peu d'impnrlance pour que le genre mérite d'élre adojilé. f"'. EcpnoKEE.
MÉDDSINE. i)/f(iwsî«a. bot. Genre de Champignons créé par Chevalier, aux dépens des Hydncs de Fries,
avec les caractèies suivants : pédicule comme celui des Clavaires, simple ou rameux et d'une consistance charnue; membrane fructifère divisée en cylindres subulés, forts longs, les uns dressés, les autres pendants; sporules blancs. Les espèces de ce genre s'éloignent nonseulement des Ilydnes par leur consistance charnue, mais encore parce qu'elles n'ont point de chapeau proprement dit et qu'elles émettent de leur partie supérieure des fibrilles cylindriques, allongées, qui ont primitivement une direction verticale, et (|ui se recourbent ensuite et pendent en forme de chevelure. Elles sont tantôt simples ou tantôt divisées à la manière des Clavaires ; dans leur jeunesse elles n'offrent qu'un tronçon charnu.
ntwi\nt.ttki.tE. Meilusina patula, Chev.; Hydnum caput medusœ, Fries. Cette espèce est simple; elle a cinq pouces environ de diamètre; elle consiste en un tronçon épais et charnu, qui se termine en une multitude de fibrilles Cylindriques, simples, ayanl un pouce et demi de longueur; elles se recourbent en différents sens, de manière à former des faisceaux bouclés. Ce beau Champignon parait à la fin de l'été sur les vieilles souches et sur les bois de charpente.
MËDBsmE coRAi,ioïDE.jl/ef/«s//m coialloides, Chev.; Hydnum coralloides , Fries; I/ydnum ramosum, Bull. Celte autre esjièce est rameuse : sa base charnue se divise en un nombre prodigieux de rameaux diversement entrelacés et recourbés vers leur sommet; ces rameaux sont garnis dans toute leur longueur de fibrilles pendantes, cylindriques et pointues, dont les plus allongées terminent les dernières divisions en formant des sortes de pinceaux qui produisent un bel effet; leur couleur est d'abord blanchâtre, puis tirant sur lejaime; leur chair est tendre et bonne à manger. Elle croit comme la précédente.
MÉDUSULE. Mediisula. bot. Loureiro {Flor. Cochinchin., 2, p. 493) a établi ce genre sous le nom de Médusa dont Persoon a légèrement changé la terminaison pour que la même dénomination ne fût pas appliquée à des êtres qui appartiennent à des règnes différents, et en cela il est tomlié dans un autre inconvénient qu'il n'a probablement pas saisi d'abord, c'est que déjà un genre de ce même nom existait dans la botanique cryptogamiqne. Voici du reste les caractères essentiels du genre Medusula qui a été placé dans la Monadelphie Pentandrie, L. : calice persistant, à cinq folioles; cinq pétales; cini] étamines dont les filets sont réunis au tube par la base, et dont les anthères sont pendantes; ovaire supérieur, sui monté d'un style et d'un stigmate simples; capsule hérissée, uniloculaire, à trois valves et renfermant six graines. Le Medusula anguifera est un arbre de la Cochinchine, d'une grandeur médiocre, dont les rameaux sont dressés, garnis de feuilles alternes, ovales, acuminées. glabres et dentées en scie. Les £leurs sont rouges et disposées en grappe.
MÉDUSULE. Medusula. bot. Genre de Lichens créé par Eschvveiler dans son Sysl. Lichen., p. 16, f. 22, et qui fait partie de sa cohorte des Trypéthéliacées. Il est établi sur les caractères suivants : thalle crustacé, attaché, uniforme; verrues déprimées, pulvérulentes, blanches; apothécies linéaires, allongées, immergées,
noires, voilées de blanc dans la jeunesse; périlliécie lalérale plane. Le genre Meilusnla ne paraît point devoir figurer dans le genre Tiypelhelium, mais bien dans les Grapbidées dont il a le port et la structure intérieure. Ses fructifications sont linéaires, à disque dilaté, pourvues d'un nucléum charnu, en tout semblable à celui des Graphis. Persoon avait décrit la plante qui a servi de base à ce genre sous le nom d'Ope(jrapha Medusula (Act. Soc. Wétcrav.). Acharius regardait comme douteux que ce fût une Opégrapbe. On examinera au mot SARcoGRAPnEla validité du genre Meilusula; on se bornera maintenant à annoncer que Tode aussi a uu genre Mediisula (F. Fiing. Meckl., Sel., 1, p. 17. t. 5, f. 28) qui est adopté; et l'on doit ajouter que Persoon avait également un genre Mediisula, fondé sur une plante phanérogame; que c'est ce dernier nom qui a prévalu; en sorte qu'il deviendra nécessaire, afin d'éviter la confusion nominale, de changer le nom donné par Eschweiler, si son genre venait à être adopté.
MEERBDRGIA . noT. Le genre institué sous ce nom, par Moench, est le même que celui formé précédemment par Solander, et qu'il a appelle Pollichia. V. ce mot.
MEÉRÉDYCK. dot. L'un des noms vulgaires du Cochlearia Jrmoracia, L. F. Cocni.EARiA.
WÉERSCHAUM. min. F. Écume de mer et Magnésite.
MEESIA. BOT. F. Walkera.
MEESIA. BOT. Ce genre de Mousses, établi par Hedwig, ne diffère des Brys, qu'en ce que les dents de son péristome externe sont très-obtuses et beaucoup plus courtes que celles du péristome interne. Ce genre a été depuis réuni par plusieurs botanistes aux Brys; mais il forme néanmoins dans ce genre un groupe assez naturel par son port. 11 renfermait les quatre espèces suivantes : Diynm tn'chodes, Ilook., ou Meesia uligiiiosa, Hedw.; Biyum hexasiichum, Biyuni triquctntm, Hook., ou Meesia longiseta, Hedw.; Bijum ilcatbatuiii, Smith, ou Meesia dealbata, Hedw. F. Brt.
MÉGABASIDE. Megabasis. ins. Coléoptères lélramùres; genre de la famille des Longicornes, tribn des Lamiaires, institué par AudinetServille qui lui donne liour caractères : antennes sétacées, distantes à leur base, velues en dessous, composées de onze articles, dont le premier très-long, et le plus long do tous, faisant à lui seul, le quart de la longueur totale de l'antenne, le deuxième assez grand, mais peu visible, se confondant avec la base du troisième, les suivants cylindriques, allongés, le onzième le plus petit; yeux entiers, assez petits, ne s'avançant pas sur le front au delà des antennes; mandibules peu saillantes extérieurement; palpes assez courtes, l'article terminal des maxillaires est pointu et plus grand que le second ; face antérieure de la tête allongée; front aplali et vertical; corselet un peu plus large que long, muni latéralement d'une forte épine, avec son disque tubercule; corps assez court, convexe en dessus; écusson court, carré, creusé au milieu, avec ses bords latéraux saillants; élylres rebordées extérieurement, allant en se rétrécissant vers le bout qui est tronqué et biépineux; pattes assez longues; tarses nus.
MÉGABASIDE PORTE-MIROIR. Megabasis specutifer,
And.; Acanlhodnus speculifer, Dcj. Son corps est brunâtre, couvert d'un court duvet cendré; son corselet est muni de trois tubercules placés en triangle; ses élytres ont une forte épine humérale, une autre ù la base et des points élevés, il y a vers le milieu une plaque lisse, luisante et d'un brun ferrugineux; antennes et pattes brunes. Taille, neuf lignes. Du Brésil.
MÉGACARPÉE. Megacaipœa. bot. Ce genre, établi par De Candolle {Syst. univ. Feget., 2, p. 417), appartient à la famille des Crucifères, et ù la Tétradynamie siliculeuse, L. Il est ainsi caractérisé : calice sans gibbosités à la base; pétales entiers; filets des étamines libres et sans dents; silicule sessile, à deux écus ou disques, échancrée aux deux extrémités, à loges trèscomprimées, ceintes d'un rebord ailé, adnées à l'axe par tout leur côté interne ; style nul ; stigmate en forme de disque, presque à deux lobes; graines solitaires dans chaque loge, orbiculées, comprimées; embryon dont la radicule est ascendante, cl les cotylédons accombants. Ce genre ne se distingue du Bisciilella que par son stigmate sessile, sa silicule munie d'un large bord et surtout par son embryon qui, au lieu d'être inverse comme dans les autres genres àe la famille, se compose d'une radicule et de cotylédons ascendants. Les deux espèces qui le constiluent, Megacarpœa laciniala et Megacarpœa angulata, DC, croissent en Sibérie. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, à feuilles multifides. à Heurs paniculées, très-petites, et à fruits d'une grandeur très-considérable, pour des fruits de Crucifères, ce qui a déterminé la création du nom génériyue.
MÉGACÊPHALE. ois. Espèce du genre Engoulevent. F. ce mot.
MÉGACÊPHALE. Megacephala. ins. Genre de l'ordre desColéoplères, section des Pentamères, famille des Carnassiers Itrrestres, tribu des Cicindelètes, établi par Latreille, et ayant pour caractères : deux palpes à chaque mâchoire dont les extérieures sont notablement i>lus courtes que celles de la lèvre; mandibules très-fortes; les trois piemicrs arlicles des tarses antérieurs des mâles dilatés, presque en forme de triangle renversé, placés bout à bout; corps épais, simplement oblong, avec le corselet plus large que long ou à diamètres presque égaux, légèrement plus élevé dans son milieu; abdomen ovalaire, comme coupé transversalement à sa base. Ce genre se distingue des Cicindèles, avec lesquelles il a le plus de rapports, par les palpes maxillaires qui, dans celles-ci, sont plus longues que les labiales; les paltes des Cicindèles sont aussi plus grêles et plus allongées. Les Manticores en sont éloignés pai' des caraclères tirés de la forme générale du corps; enfin les Thérates en sont séparées parce que leurs palpes maxillaires internes sont remplacées par une petite épine. La tête des Mégacéphales est grosse, avec le front large et plan ou légèrement convexe. Les yeux sont grands et assez peu saillants ; la lèvre supérieure est courte, transversale ou arrondie et peu avancée; elle laisse les mandibules bien à découvert. Cellesci sont larges, fortement dentées et peu saillantes. Le dernier article des palpes maxillaires est légèrement sécuriforme; les labiales ont leur premier article al-
longé cl (lépassanl rcxttéiiiilé stipériciiie de l'écliancrure du menton, le deuxième csl Irès-couil, le troisième dès-long, cylindrique et garni de poils roides et assez longs; le dernier est sécuriforme. Le corselet est presque aussi large que la tète à sa partie antérieure : il se rétrécit un peu postérieurement; le milieu de son bord postérieur est un peu prolongé, et il lecouvre l'écusson dont la pointe n'atteint pas la base des élytrcs. Celles-ci sont à peu près de la largeur de la tète, plus ou moins allongées; l'avant-dernier anneau de l'abdomen des mâles est très-fortement écliancré. Les pattes sont longues, assez fortes; les tarses sont aussi assez forts et moins allongés que ceux des Cicindèles. Ces insectes paraissent, jusqu'à présent, plus répandus dans le nouveau monde que dans l'ancien, où l'on n'en a encore trouvé que deux espèces aptères. Toutes celles de l'Amérique sont ailées.
Mégacépdaie de la Caroline. Megacephala Caiolina, Latr., Dej.; Cicimiela Caiolina, Fabr., Oliv. (Coléopt., 2, 53, p. 29, n" 31 , t. 2, tig. 22), Sch. (Syn. Ins., i,p. 2ÔS, n" 8). Elle est longue de cinq à sept lignes, d'un beau vert métallique, ù reflets rouges; les yeux, les antennes, les organes de la manducation, l'anus et les pattes sont jaunes; les élylres ont à leur extrémité postérieure une tache jaune, oblongue et n'atteignant pas la suture. Elle se trouve également dans les Antilles et au Cbili.
WÉGACÈRE. Meyacerus. ms. Coléoptères létramèrcs; genre de l'ordre des Rbynchophores, famille des Bracliides, institué par Falderman, pour un insecte du Brésil, Megacerus pescaprœ, que Schoonlierr a reconnu depuis ne point différer de ses Bruches.
MÉGACÈRE. Megaceia. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lainiaires, institué par Audinet-Serville, pour un insecte du Brésil, que Dejean avait placé parmi ses Saperdes. Calactères : antennes sétacées, très-grêles, rapprochées à leur base, velues en dessous, composées de onze articles, dont le premier très-allongé, un peu en massue, le deuxième petit et cyalhifornie, les suivants cylindriques et très-allongés dans les mâles; mandibules courtes et aiguès; palpes maxillaires plus longues que les labiales, avec le dernier article allongé, presque fusiforme; tête assez courte, un peu globuleuse, seulement verticale; front légèrement bombé; yeux très-grands; corselet mutique latéralement, cylindrique, presque carré, avec deux sillons transversaux près des bords; écusson court, demi circulaire, arrondi au bout ; corps convexe en dessus, très-allongé, linéaire, ailé et pubescent ; élylres très-longues, linéaires, déprimées, rebordées extérieurement et à la suture, tronquées obliquement à leur extrémité ; pattes assez courtes.
Mégacèbe a BANDES. Megctceia rittala, Audin.; Sapenla viacrocera, Dej. Son corps est brun; son corselet a six bandes longitudinales, roussâtres, deux en dessus, deux latérales et deux en dessous : de semblables lignes se voient sur lesélytres; antennes et pattes brunâtres. Taille, sept lignes.
RIÉGACHILE, Megachile. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Apiaires, établi par Latreille
et nommé Antliophoia par Fabricius qui réunissait ù ce genre plusieurs espèces appartenant à des genres bien différents. Les Mégachiles appartiennent ù la division des Dasygaslres de Latreille (Fam. naturelles), et les caractères qu'il assigne à ce genre sont : palpes dissemblables, les labiales en forme de soies écaiUeuses, allongées et comprimées; leurs deux premiers articles presque de la même longueur ; dessous de l'abdomen des femelles garni d'une brosse soyeuse, servant à récoller le pollen des fleurs; labre en forme de carré long et perpendiculaire; mandibules fortes, en pince; palpes maxillaires très-petites, de deux articles, dont le second plus long ou de la longueur du premier, presque cylindrique; abdomen triangulaire, déprimé. La figure en parallélogramme de la lèvre supérieure des Mégachiles avait été remarquée par Réaumur, et il avait observé que cette partie garantissait leur trompe et leur servait en quelque sorte de table lorsqu'elles coupaient des feuillages pour construire leurs nids. 11 avait donc distingué les Abeilles solitaires et les avait désignées sous le nom de Coupeuses de feuilles. Cuvier (Tableau élém., etc.) fît de ces insectes une division particulière. Latreille, immédiatement après, dans son Mémoire sur l'ordre naturel des insectes composant le genre Apis de Linné, sépara ces espèces et en forma avec quelques autres le genre Megachile; il le partagea en six sections. Kirby, dans sa Monographie des Abeilles, avait établi, en même temps que Latreille, la même division en faisant une coupe du genre Apis. Enfin Latreille a encore travaillé ces coui)es (Gen. Cntst., etc., et Fam. nat., etc.), et il a conservé son genre Megachile tel qu'il est caractérisé plus haut. Les Mégachiles ont en général un peu de ressemblance par leur port avec les Xylocopes, et même les Bombus. Leur tète est épaisse; leurs antennes sont filiformes, courtes et peu brisées; leurs yeux sont ovales et assez grands. Le corselet de ces Hyménoptères est court, rond, tronqué et très-obtus postérieurement; leur abdomen est triangulaire, tronqué à la base, avec le dessous jdan , soyeux dans les femelles. L'anus, dans les mâles, est souvent courbé, échancré ou dentelé. Leur corps en général n'est pas si velu que celui des Bourdons ; souvent une bonne partie de la surface est nue. Leurs pattes n'ont pas la longueur de celles des autres Apiaires et servent trèspeu au transiiort du pollen, leurs jambes postérieures n'ayant point de palettes, et le premier article de leurs tarses n'étant point dilaté ni en forme de brosse. Les Mégachiles se distinguent des Cératines, Chélostomes, Hériades et Stélides, par la forme de leur corps qui n'est point étioit et allongé comme dans ces genres; elles s'éloignent des CcClioxydes, Amraobates et Philerèmes, par des caractères tirés de la forme du labre qui est longitudinal ou triangulaire dans ceux-ci; enfin les Anthidies, Osraies et Lilhurges, en sont distinguées par des caractères tirés de la forme de l'abdomen, du corselet et des antennes. Ces Abeilles ont encore un caractère qui leur a été reconnu par Jurine, et qui a forcé ce naturaliste de les léunir avec des Apiaires trèsdifférentes par l'organis.ition de leur bouche et par leurs habitudes. Ce caractère est d'avoir une cellule i
M Ji G
laJiale, allon^'i'e, el deux cellules cubitales presque égales, dont la seconde reçoit, près de chacune de ses extiémilés, une nervure récurrente. Ces Hyménoptères n'offrent que deux sortes d'individus, des mâles et des femelles : ils vivent solitairement. Les mâles sont distingués des femelles par leurs antennes de treize articles, (|uel(|nefois plus grosses vers le bout; par leurs mandibules plus étroites, leurs pattes antérieures aussi longues ou plus longues que les suivantes, arquées, avec les tarses frangés de poils le long de leur côté inférieur, quel(|uefois même dilatés et comprimés. Les jambes des autres pattes sont souvent épaisses et pres- <|ue en massue. L'extrémité postérieure de l'abdomen est courbée, arrondie ou trés-obtuse, et offre souvent une échancrure ou des dentelures au bord postérieur de l'anneau sous lequel les organes sexuels sont situés. Les organes générateurs sont très-forts, comparativement à la grosseur de l'insecte; ils sont composés de différentes pièces écailleuses, dont quelques-unes sont en pince. Les femelles sont chargées seules de la conservation de leur postérité; les travaux qu'elles exécutent à ce sujet montrent qu'elles sont douées d'un instinct admirable. Lalreille divise ce genre en deux coupes très-naturelles dont voici les principaux caractères :
•f JIÉGACDIIES rnYLI.OCOPES.
Cette division compiend les espèces qui ont les mandibules dentelées et dont les dentelures sont au nombre de quatre; ces espèces ont reçu de Réaiimur le nom de Coupeuses de feuilles ; elles emploient dans la construction de leurs nids des feuilles qu'elles entaillent en portions parfaitement ovales ou circulaires, au moyen de leurs mandibules, avec autant de promptitude que lie dextérité. Elles les emportent dans des trous droits et cylindriques qu'elles ont creusés dans la terre et quelquefois dans les murs ou le tronc pourri des vieux arbres; elles tapissent avec ces poitions de feuilles le fond de la cavité, eu formant une cellule qui a la forme d'un dé à coudre, y mettent la provision mielleuse dont la larve doit se nourrir, y pondent un œuf et la ferment avec un couvercle plat ou un peu concave, pareillement formé de portions de feuilles. Elles font une nouvelle cellule de la même manière en dessus de la première, i)uis une troisième, une quatrième et ainsi de suite, de manière à ce qu'elles aient rempli leur trou.
MÉGACHiiE DTi RosiER. MegochUe centunculaiis, Latr. ; Apis cenluncularis, L. ; Anlhophora centunculan'a, Fabr., Réaum. (Ins., vi, x). Longue d'environ six lignes, noire avec un duvet d'un gris fauve, de petites taches blanches et transverses sur les côtés supérieurs de l'abdomen : le dessous est garni de poils fauves. Le mâle est décrit par Linné, comme une autre espèce, sous le nom de Larjopoda.
tt MÉGACniLES maçoivues.
Les mandibules des espèces de celte division n'ont qu'une petite échancrure sous leur extrémité; leur cor|)s est seulement plus velu et ressemble un peu à celui des Bourdons ou des Xylocopes; leurs antennes l»araissent être |iroportionncllement plus longues. Les femelles construisent leurs nids avec de la leire très-
fine, dont elles forment un mortier; elles l'appliquent sur les murs exposés au soleil, contre des pierres, ou bien elles en forment des boules qu'elles attachent à des branches dç végétaux. Ce nid devient très-solide et ressemble à une motte de terre; il contient dix à douze cellules dans chacune desquelles est déposé un œuf, avec de la pâtée mielleuse pour la nourriture de la larve qui se file une coque pour se changer en nymphe, et devient insecte parfait au commencement du printemps ; il s'ouvre un passage à travers les parois de sa prison à l'aide de ses mandibules. Ces Mégachiles ont des ennemis dans les larves d'une espèce de Clairon (Apiarius), et dans celles du Leucospis dorsigera. Ces deux insectes ont soin de déposer un œuf dans le nid, un peu avant la Mégachile, et il en sort une larve qui dévore bientôt celle de la propriétaire et se développe dans son habitation. A cette division appartient l'espèce suivante :
Mégachile SiciLiENtiE. .Afejrac/iîVe Sicuta, Latr.; Apis Sicitla, Rossi (Favn. Etrus. mantis.. 2, tab. 4, fig. D, d, e). Noire, velue, avec le front, le dessus du corselet et les pieds d'un fauve vif; les ailes sont d'un violet tirant sur le noir foncé. Cette espèce construit un nid de plus d'un pouce de diamètre, sphérique el très-dur; elle l'attache aux branches des arbrisseaux, tels (jue la bruyère. On la trouve en Egypte, en Sicile, et Payraudeau, qui a voyagé en Corse, pour y faire des observations de zoologie, en a rapporté plusieurs individus de l'espèce dont il est question dans cet article, ainsi que des nids. Le Mégachile muraria, figuré par Réaumur (t. 6, pi. 7 et 8) et par Schsefîer, fait partie de celte division.
D'autres Hyménoptères, appartenant à des genres différents, ont été décrits sous le nom de Mégacliile. Ainsi on a appelé :
Mégacuile conique, un Caelioxide.
JlÉGACUILE TRÈS-PONCTBÉE, M. ACX AILES NOIRES, dcS
Stélides.
MÉGACHILE GRANDES DENTS, M. DESCaIIPANCLES, M. DES
TRONCS, des Lbéloslomes et des Ilériades.
Mégachile bicorne, M. uu Pavot, des Osraies.
Mégachile cinq crochets, une Anlhidie.
MÉCACLIMIER. Megaclinium. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par le professeur Lindiey qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgone ou sé]»ales dressées, inégales, les latérales plus petites et soudées au gynostème ; les intérieures ou pétales très-petites; labelle petit, très-entier, élastique, articulé avec la base du gynostème; celui-ci penché vers l'ovaire, [lelit, raarginé, à peine prolongé à sa base; anthère â deux loges peu prononcées; quatre masses polliniques égales, attachées par paires. Les Mégacliniers sont des plantes herbacées, épiphytes, propres aux régions tropicales de l'Afrique; leur rhizome se propage et s'étend en pseudo-bulbes; leurs feuilles sont coriaces; leurs fleurs, réunies en grappe, sont portées sur un axe dilaté et comprimé.
Mégaclimer a hampe en faux. Magaclinium falcatiiiii, Lindl. Les feuilles s'élèvent au nombre de deux, d'un pseudo-bulbe de la forme et de la grosseur d'une amande ordinaire; elles sont ovales-allongées, plissées,
1. PIIYLT.OSTOME GRENELE. 4. MOLOSSE 0BS017R. 2.MEGADERME TEEFLE. s. JVOGTILLION LIEVRE . 3 RHINOLOPHE TRIDETiTT. 6. NYCTÈm; PE GEOFFROY.
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échancrées au sommet ; la hampe (lachis) est en forme de faux, comprimée et crénelée; les Heurs sont petites, elles ont la division supérieure du périanlhe rougeâlre exléiieuremenl, jaune à l'intérieur et sur les bords, avec une glande calleuse jaune, ponctuée de rouge, prés de chaque côté de la hase; les divisions inférieures sont très-petites, verdàtres, bordées de jaune. De Sierra-Leone.
MÉCACLiNiER TRÈS -GRAND. Megacliiiinm maximum, Lindl., Bot. regisl., 1939. Celleesi>ècea beaucoup de ressemblance avec la précédente, dont elle diffère néanmoins par ses feuilles cjui sont plus grandes, moins profondément incisées vers la pointe, et plus contournées aux bords; par son rachis grand et en forme de sabre, et par la couleur des différentes parties de la fleur qui sont verdàtres, finement pointillées de pourpre. Du reste, elle est originaire des mêmes lieux.
MÉGADïRE. Megaderus. ins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Dejean et Lalreille, avec les caractères suivants : lèle assez forte, échancrée derrière les yeux; antennes composées de onze articles, de la longueur du corps chez les mâles et beaucoup plus courtes chez les femelles; presternum très-large, arrondi entre les cuisses antérieures, fixé demi-circulairement au mésoslerne qui est très-large et proéminent ; corselet plus étroit antérieurement, arrondi sur les côtés qui sont un peu épineux, échancré aux angles huméraux; écusson Irès-grand cl triangulaire; élytres planes, muliques, un peu plus étroites ù l'extrémité; pieds longs et très-grêles, les intermédiaires un peu plus courts; tarses longs et dilatés. Ce genre ne renferme encore ([ue deux espèces dont l'une, anciennement connue, a été promenée successivement dans plusieurs genres.
Mégadère sTiGJiA. Magaderus sligma, Dej.; Cerainhyx sligma, Lin.; Callidium stigma, Fab. Cet insecte varie pour la couleur entre le brun et le noir; son corselet est rugueux; l'écusson est finement pointillé ; les élytres ont une lâche assez large et d'un jaune fauve, qui se réduit quelquefois à un simple liait, de la pointe de l'écusson au milieu du bord exlerne. Taille, huit à quinze lignes. De Cayenne.
MÉGADERME. Mcgaderma. mam. Genre de Carnassiers de la tribu des Vespertilionides, établi par Geoffroy qui lui donne pour caractères : oreilles Irès-développées et soudées en avant de la tête ; oreillou intérieur large; trois crêtes nasales, une vcilicale, une horizontale, et une en fer à cheval ou inférieure; queue nulle; membrane inler-fémorale coupée carrément. Formule dentaire : incisives, pas en haut, qualre en bas; canines, deux en haut, deux en bas; molaires, huit en haut, dix en bas.
Mëcaderhe Trèfle. Megadenna Trifolium, GeofF. Cette Chauve-Souris, nommée Lovo à Java, a la feuille ovale, une follicule assez grande et égale au cinquième de la longueur des oreilles ; les oreillons sont en trèQe. Elle habile Pile de Java.
Mègaderhe Spasme, iliejrarfecwia Spasma, Geoff. ; le Gtis volans fei7i«/e!<sde Séba; f^esperlilio Spasma,
t. La feuille est cordiforme; roreillon en demi cœur, et la follicule de même forme et de même dimensio!i que la feuille. Elle habite l'ile de Ternate, une des Moluques.
Mégaderme Lyre. Mcgaderma Lyra, Geoff. Une feuille rectangulaire, et une follicule de moitié plus petite. Du continent de l'Inde.
Mégaderme Feuille. Megadenna Fions, GeofF.; la Feuille, Daub. Une membrane ovale sur le nez, ayant la moitié de la longueur des oreilles; le pelage est d'une couleur cendré agréable, avec quelques leintes jaunâtres. Elle habite le Sénégal.
MÉGAGÉNIE. Megageniiis. I^5. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasumes, tribu Collaplérides, institué par Sollier, aux dépens du genre Pimelia de Fabricius. Caractères : anlennes grossissant un peu vers l'extrémité; articles épais, coniques et très-légèrement comprimés : le deuxième assez long, le troisième le plus long, et le dernier très- court; mandibules courtes, bidentécs à l'exlrêmité; labre tiès-petil, rétréci antérieurement, subtriangulaire et caché sous l'épistome ; menlon à échancrure antérieure assez profonde et anguleuse; yeux petits, étroits et transversaux; tète trilobée antérieurement; prothorax légèrement anpié sur les côtés, avec les angles antérieurs saillants; élytres courtes et ovales; pattes assez longues; tarses épais, filiformes : le premier article des quatre antérieurs à peine plus long que le deuxième, le premier article des postérieurs égal au dernier.
Mégagéme de Friul. Megageniits Fiioli, Soll. 11 est d'un noir obscur et faiblement ponctué. Taille, six lignes. De Barbarie.
MÉGAGiNATHE. Megagnathus. iRs. Genre de Coléoptères,établi par Dejean, et que La treille nomme P/osiomis. y. ce mot.
MÉGALANGIER. Megalangium. EOT.Genrede Mousses, de la famille des Bryacécs, institué par Bridel i|ui lui assigne pour caractères : coiffe cucullifornie; sporange terminal, avec une apophyse linéaire à sa base; opercule convexe, mamelle; péristome double ; l'extérieur bordé par seize dénis obtuses, mucronées et fléchies en dedans, l'intérieur formé par une membrane carénée, réticulée, prolongée en seize découpures entre chacune desquelles est implantée une srie. Ces Mousses habitent les contrées chaudes de l'Amérique du sud.
MEGALOCARP^A. BOT. Pour Megacarpœa. f. ce mot.
MÉGALOCHÉLYDE. Megalochelys. Rept. ross. Genre nouveau de Reptiles fossiles, proposé par Falkoner et Cautley, pour un énorme Chélonien, dont les restes ont été trouvés dans les montagnes Siwalik, et qui rappelle, par ses formes gigantesques, les grands Reptiles de la période secondaire. (Journal ot the Asialic. Soc. of Bengal, vol. vi, p. 554.)
MÉGALODON. Mvgalodon. iNS. Orthoptères; genre de la famille des Locusliens, établi par BruUé pour un insecte de l'Inde, qui diffère de tous les genres connus, par la situation des antennes à la partie supérieure de la télé et sur la même ligne que les yeux ; mandibules énormes, semblables à un bec de Perroquet; chaque côté du sternum armé de deux épines Ion-
M li (i
fines et grêles, "excepté le raétaslernum qui n'offre que les angles saillants d'un feuillet relevé; élylresen carré long, avec les angles arrondis; ailes ne dépassant pas les élylres.
Mégalodon a sabre. Megalodon ensifer, BruIIé. Cet insecte curieux et bizarre est d'un roux assez clair, à l'exception de la lèvre supérieure et des mandibules qui sont d'un noir luisant. Toute la surface de la tête est finement chagrinée ; le front iirésente, entre les antennes, une forte épine droite et conique; et le chaperon est surmonté d'un tubercule ridé et brun ; on remarque deux petites impressions lisses et noires, placées en travers, sur le milieu de la face; le corselet qui s'avance sur les élytres, est surmonté de chaque côté de deujt saillies épineuses, et le prolongement postérieur offre aussi des épines aigutis; les bords latéraux du corselet sont pâles, et surtout en arrière où l'on voit comme une bande oblique; les élylres sont nuancées de petites taches pâles, et la femelle a sa tarière agréablement marbrée de roux. Cette tarière est plus longue que le corps, élargie dans toute sa longueur, excepté aux deux extrémités; elle n'a pas de dentelures sensibles; les cuisses sont armées d'épines plus nombreuses que celles des jambes, et qui semblent disposées sans ordre; chaque cuisse est terminée par deux épines courtes et aigués. Taille, deux ponces et demi.
MÉGALODONTE. jMegalodontes. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Téréhrans, famille des Porte -Scies, tribu des Tenthrédines, établi par Latreille, et nommé Tarpa par Fabricius, Cephaleia par Jurine, et Diapiion par Schrank. Les caractères de ce genre sont : tète arrondie et grande; mandibules allongées, étroites, fortement bidentées à leur extrémité; fausse trompe allongée; antennes sétacées, composées d'un grand nombre d'articles en scie, ou presque pectinées.
Ces Hyménoptères ont beaucoup de rapports avec ceux du genre Cephaleia de Jurine; ils ont, comme eux, deux cellules radiales et quatre cellules cubitales; ils ont aussi la tête grande, les mandibules allongées, l'abdomen aplati et les quatre jambes postérieures munies de deux épines dans leur milieu, outre les deux de l'extrémité; mais ils s'en distinguent pourtant bien par les antennes qui sont pectinées, tandis qu'elles sont simples dans les Cephaleia ou Pamphilies de Latreille (Lyila, Fab.). Les Lopbyres s'en éloignent par leurs antennes en panache; les Céphus ont les antennes plus grosses vers le bout; enfin les Tenlhrèdes, Hylotomes, etc., s'en éloignent, parce que ces genres' n'ont pas plus de onze articles aux antennes, tandis que les Wégalodontes en ont douze et au delà. Les larves de ce genre n'ont point de pattes membraneuses, et l'extrémité postérieure de leur corps se termine par deux cornes; elles vivent de feuilles qu'elles plient souvent pour s'y tenir cachées. Klilg, dans sa Monographie de la famille des Tenthrédines, mentionne deux espèces de ce genre.
Mégalodoute céphalote. Megalodontes cephalo/es, Latr. ; Tarpa cephalotes, Fabr., Klug. De six à sept lignes de long; corps très-noir et luisant; tête grande, avec trois points entre les yeux, et deux petites taches
postérieures en croissant et de couleur jaune; antennes roussâlres; corselet ayant une ligne verdâtre en devant; abdomen portant cinq raies transversales en forme d'anneaux, dont l'extérieure plus grande, jaunes; pattes roussâtres. Cette espèce est rare en France. La seconde espèce est d'Allemagne; Kltig la nomme Plngiocephalus : c'est le Tenthredo ccphaloles de Fabricius.
MÉGALONIX. MAM. Foss. Jefferson a le premier donné ce nom à l'animal auquel avaient appartenu quelques ossements trouvés en 1797 dans une caverne des montagnes calcaires du comté de Greenbriar en Virginie : l'inspection d'ongles très-longs, recourbés et acérés, avait porté à croire que ces fragments pouvaient être ceux d'un Carnassier, voisin des Chats ou des Ours, de la taille environ d'un Bœnf. Cuvier pense, au contraire, que le Mégalonix se rapprochait plutôt des Paresseux ou Bradypes et des Fourmiliers, présomption fondée non-seulement sur les formes et les rapports de position de divers os des membres, mais encore sur la nature d'une dent qui lui a présenté une sorte de cylindre d'émail rempli par une substance osseuse, mais dont la couronne élait creuse dans son milieu. Le Mégalonix aurait été un Herbivore analogue principalement aux Bradypes, par la lenteur de ses mouvements, mais dont la grande (aille s'opposait probablement à ce que, comme les espèces actuelles de ce genre, il pût fréquemment monter aux arbres. Cuvier regarde le Mégalonix comme une espèce de son genre Megalheriitni. Cependant le docteur Lund (Coup d'oeil sur les espèces éteintes de Mammifères du Brésil) pense qu'il faut même maintenir le genre qui, selon lui, doit avoir été assez riche en espèces; elles étaient pourvues ,d"i'ne queue excessivement forte et probablement jirenanle, ce qui, joint aune contorsia(|^ particulière du plan des pieds de derrière, contorsion que l'on retrouve chez le bradfpiis tn'dactylus, et à l'énorme longueur de leurs ongles, doit faire croire que malgré le poids excessif de leur corps, les Mégalonix étaient destinés à grimper aux arbres, comme leurs analogues dans la création actuelle. Le docteur Lund, avant qu'on eût pu constater d'une manière aussi certaine que possible, le nombre des dents chez les vrais Mégalonix, avait rangé dans ce genre plusieurs espèces qui ont dans la mâchoire supérieure cinq dents molaires, et dans l'inférieure quatre seulement. Aujourd'hui que l'on a constaté que l'espèce type du genre Mégalonix , Mégalonix Jeffersoiiii , de l'Amérique septentrionale, n'en porte que quatre, il a dû séparer de ce genre les espèces qu'il y avait placées et en former le genre /"/«//ojy.r, dont l'un des caractères les plus saillants est d'avoir les ongles des membres antérieurs un peu aplatis, tandis qu'ils sont dans les vrais Mégalonix très-comprimés.
MÉGALONIX. Mégalonix. ois. Genre de l'ordre des Gralles, institué par Lesson, avec les caraclères suivants : bec droit, conique et robuste, dont l'arête, droite ù sa base, entame les plumes du front, se dilate vers le milieu où elle se renfle légèrement pour se courber; commissure fendue jusque sous l'œil, dont le tour est dénudéf paupières bordées par des cils allongés et
roides ; narines amples, creusées sur les cotés du bec, dont elles occupent la moitié supérieure ; une plaque voûtée, convexe, recouvrant en entier la fosse nasale et la narine qui consiste en une simple fente Irèsélroite, très-peu discernable et qui est ouverte sur le bord inférieur de la voûte cornée; ailes très-courtes, Irès-concaves et épaisses ; rémiges secondaires aussi larges que les primaires; la première très-courte, la deuxième moins longue que la suivante, les sixième, septième, bullième et neuvième égales et les plus longues; queue composée de dix rectrices faibles, arrondies au sommet et successivement élagées ; tarses trèsgros, un peu plus longs que les doigts antérieurs; ceux-ci presque égaux, robustes, et l'externe fortement soudé au médian parla base; ongles très-giands, trèspeu recourbés, très-forts, comprimés sur les côtés, convexes en dessus, concaves en dessous, à pointe usée.
MËGAionix ROUX. Megalonix rufus, Less., Cent., pi. G6. Dessus de la tète et du cou, manteau, ailes et rectrices d'un brun roux uniforme; croupion plus clair et traversé par de nonil)reuses raies blanchâtres; un sourcil blanc; milieu brunâtre; menton blanc, et cette couleur s'étend sur les côtés du cou en formant deux épaisses moustaches; le reste du cou et le haut de la poitrine sont roux; abdomen, flancs et tectrices subcaudales rayés en zigzags de brunâtre et de blanchâtre; bec et pieds d'un noir mat. Taille, neuf pouces. Du Chili.
MÉGAbOPE. Megalops. crdst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu desGalathines, établi par Leach et adopté par Latreille dans ses Familles naturelles du règne Animal. Caractères : antennes extérieures sélacées, assez courtes, et formées d'articles allongés; les antennes intermédiaires sont terminées par deux soies inégales, la supérieure plus longue; les deux premiers articles des pieds-mâchoires supérieurs comprimés et inégaux, le second plus court et échancré à l'extrémité pour recevoir l'insertion des autres; pieds antérieurs égaux, en forme de serres didactyles, assez courts et gros; pieds des quatre dernières paires moins épais, un peu plus longs, terminés par un ongle simple et un peu courbé ; carapace courte, large et un peu déprimée, terminée en avant par un rostre pointu, large à sa base; yeux très-gros, portés sur un pédoncule fort court; abdomen étroit, étendu, linéairç, composé de sept articles, dont les cinq intermédiaires sont pourvus d'appendices consistant pour les quatre premiers dans de fausses pattes ayant leur division externe très-grande et ciliée, poui' le cinquième de chaque côté, en une lame ovale et ciliée, formant avec le dernier article de la queue qui est arrondie, une sorte de nageoire un peu différente de celle des autres Crustacés de la famille.
Mégai.opede MoiSTAGV.Megalopa Montagui, Leach ; Cancer rhoniboùlatis, Monlagu. Son rostre est entier, terminé par une seule épine dirigée en avant; carapace inerme postérieurement; hanches des huit premières pattes pourvues en dessous d'une petite épine recourbée. Taille, trois lignes. Trouvé sur la côte du Devonsbire. Deuxautres espèces ont été observées, l'une
sur les mêmes parages et l'autre à l'embouchure de la Loire, elles ont reçu les noms de Megalopa aimala et Megalopa mntica. Cette dernière est brunâtre et a six lignes de longueur.
MÉGALOPE. Megalopus. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Eupodes, tribu des Sagrides, établi par Fabricius, et ayant pour caractères : languette profondément échancrée; pointe des mandibules entière; antennes courtes, presque en scie; dernier article des palpes finissant en pointe. Ce genre se distingue de ceux Orsodacne et Sagre, parle corselet qui, dans ceux-ci, est cylindrique, et par les antennes qui sont simples dans ces derniers : il s'éloigne des Mégascelis et des Donacies par des caractères tirés de la forme du corps et des antennes. Les Mégalopes ont la tête inclinée, dégagée du corselet et plus large que lui; leurs yeux sont grands, fortement échancrés en devant, et ayant par derrière un sinus large et peu profond. Leurs antennes sont presque en scie, insérées vers le bord interne de la partie antérieure des yeux, et composées de onze articles, dont le premier est assez long, en massue ; le deuxième, plus court, presque en cône renversé; les autres s'élargissent de plus en plus à leur partie antérieure, et forment chacun une sorte de dent de scie. La bouche est avancée; les mandibules sont proéminentes, étroites, allongées, aiguës, avec leur extrémité entière : elles se croisent l'une sur l'autre. Les mâchoires sont cornées et bifides ; le lobe extérieur est grand, très-velu à son extrémité : l'intérieur est court et fortement cilié au bord interne. Les palpes sont égales, filiformes; leur dernier article est allongé, conique, Irès-aigu; les maxillaires sont composées de quatre articles, dont le premier très-court, le deuxième allongé, et le troisième court et pointu. La lèvre est bifide, ses divisions sont très-allongées, obtuses et ciliées. Le corselet est un peu plus étroit que la tête, presque carré, moins large que les élytres, rehordé à sa partie postérieure. L'écusson est triangulaire et très-distinct; les élytres sont longues, presque coupées transversalement à leur partie antérieure, et arrondies postérieurement; elles recouvrent entièrement l'abdomen. Les pattes sont fortes, avec les cuisses postérieures souvent renUées; les jambes intermédiaires et postérieures sont ordinairement arquées; les tarses sont assez courts, garnis de pelotes en dessous; leur pénultième article est plus ou moins bilobé ; le dernier est terminé pjr deux crochets forts, simples et aigus.
Ce genre qui ne se composait que de deux espèces quand Fabricius l'a établi, en renferme à présent une quinzaine au moins; ce sont des insectes propres au nouveau continent, et surtout au Brésil; leurs mœurs ne sont pas connues ; mais il est probable qu'ils vivent sur les feuilles des végétaux.
MÉGALOPE iviGRicoRNE. Megalopus nigricornis, Fab., Latr., Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. ii, p. 308; Oliv., Col., t. VI, n" 90 bis, pi. 1, fig. 2. Il est jaunâtre, avec les antennes, la majeure partie de la (èle, une tache sur le coiselet, deux autres à la base des cuisses postérieures; les jambes et les tarses sont noirs ; les élytres sont d'un verdâtre gris, pubes-
iJOS M E G
centes, ponctuées, avec les bords extérieurs et internes, ainsi qu'une ligne près des épaules, noirs. Cet insecte a été rapporté de l'ile de la Trinité par Maugé.
MÉGALOPE. POIS. L'une des divisions du genre Clupe. V. ce mot.
MÉGALOPHTALME. Megalophtatmiis. l^s. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Lampyrides, institué parOray ipii lui donne pour caractères : antennes de onze articles, dont le premier grand, le deuxième très-court, tous les suivants émettant chacun un rameau comprimé, serré l'un contre l'autre et formant un éventail; palpes maxillaires longues; les premier et troisième articles courts, les deuxième et quatrième longs, celui-ci renllé et pointu à l'extrémité ; palpes labiales courtes, à dernier article grand, renllé et pointu; tarses assez forts, à premier article le plus long de tous, le deuxième moyen, le troisième court, le quatrième très-court, non sensiblement bilobé, le cinquième long; crochets moyens; tête cachée sous le corselet; celui-ci tronqué en arrière, arrondi en avant; écusson demi-arrondi en arrière, tronqué en avant; élytres longues, assez grandes ; pattes moyennes.
MÉGALOPHTALME iBÉi.AivBRE. Megaloplitahuiis melanurus, Clievrolat. Il est noir; son corselet a un faible sillon longitudinal en arrière, et de chaque côté une teinte d'un rouge obscur ; élytres d'un brun jaune, avec l'extrémité et une légère tache autour de l'écusson noires; elles offrent quelques très-faibles lignes longitudinales un peu élevées; abdomen d'un brun jaune, avec l'extrémité noire. Taille, six lignes. Du Pérou.
MÉGALOPS. Megatops. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Btachélylres, tribu des Oxytelins, institué parÉrichson, avec lescaractèressuivants: antennes courtes, composées de dix articles dont les derniers s'épaississent sensiblement en massue pubescente; tête assez grande, avancée, plus large que le corselet; yeux grands, latéraux et convexes; labre caché, armé de deuxépines; mandibules courtes, exsertes; mâchoires cornées, falblementprolongées; palpes maxillaires filiformes; dernierarticle des palpes labialespresque ovale; menton oblong et corné, de même que la languette; corselet prcs(iue cylindrique, tronqué à sa base; écusson distinct; élytres dépassant un peu la poitrine, tronquées, avec l'angle extérieur arrondi; abdomen rebordé; pieds antérieuis petits, les intermédiaires rapprochés entre eux; jambes muti(|ues.
Wégalops ciselé. Mcgalops cœlalus, Érichs.; Oxxporus cœlalus, Grav. 11 est noir, brillani; ses antennes sont testacées, ses mandibules d'un brun de poix; la tête est fortement poinlillée, de même (|ue le corselet qui est en outre irrégulièrement calleux; les élytres sont ponctuées, fauves, avec les angles du bord postérieur noirs; les pattes sont fauves avec le bout des cuisses noir. De l'Amérique septentrionale.
Deux autres espèces, Mcgalops punclalus et cephaloles, complètent ce genre.
MÉGALOPTÈRES. Megaloplera. iws. Tribu de l'ordre des Névroptères, section des Filicornes, famille des Planipennes, établie par Latreille [Gen. Crnst.ellns.), et à laquelle il a donné le nom de SembtUlcs. Ces Né-
vroplères fontle passage des Raphidines aux Perlides; ils ont cinq articles à tous les tarses, et le prothorax grand, en forme de corselet plus ou moins allongé. Les ailes sont couchées horizontalement ou en toit; le côté interne des inférieures est courbé ou replié en dessous. Les antennes sont filiformes ou sétacées, quelquefois peclinées. Les palpes maxillaires sontavancées, un peu plus grêles au bout, et le dernier article est souvent plus court. Ces insectes sont aquatiques et carnassiers dans leur premier âge; ils ne sont sujets qu'à des métamorphoses incomplètes. Cette tribu est divisée en trois genres : Corydale, Chauliode et Sialis. roxez ces mots.
MÉGALORUYNOUE. Mcgalorhynchus. ois. Genre de l'ordre des Zygodactyles, établi par Eyton, qui lui assigne pour caractères : bec fort, plus haut que large, et en forme de tuyau, avec une carène basale qui se courbe à peine vers l'extrémité; pieds médiocres, propres à grimper; doigts réunis deux à deux : les antérieurs un peu plus longs que les postérieurs qui sont très-courts; première rémige bâtarde, la deuxième fort courte, les troisième, quatrième, cinquième et sixième presque égales; queue arrondie, de médiocre longueur. MÉGALORHYivQiiE ÉPINEUX. Megalofli/nchus spinosus, Eyt. Parties supérieures brunes; rémiges terminées par une sorte de bouton de couleur olivâtre; plumes du milieu du vertex fort roides, ressemblant en quelque sorte à des épines; yeux entourés d'une membrane nue et rouge; menton d'un roux ferrugineux; parties inférieures d'un blanc sale. Bec et pieds bruns. Taille, six pouces et demi. De Malaya.
MÉGALOSAORE. Mi'gnlosaunis. kept. foss. Trèsgrande espèce de Reptile, découverte dans les bancs d'Oolile de Stonesfield près d'Oxford, et qui parait avoir été intermédiaire aux Laccrliens et aux Crocodiliens. o Si l'on pouvait donner le nom de Lacerla giganlea, dit Cuvier (Oss. foss., t. v, part. 2, p.ô45), à un autre animal que celui de Maestriclil ( t^. Mososaoke) , c'est l'espèce dont il est ici (luestion qui le mériterait; son fémur long de trente-deux pouces anglais annoncerait, en lui supposant les proporlions d'un Monitor, une longueur totale de plus de quarante-cinq pieds, et même, s'il y a de ces fémurs de quatre pieds et plus, comme on l'a dit, sa longueur serait encore plus étonnante; mais il est probable que sa queue n'est pas si longue à proportion; en le comparant seulemenl au Crocodile, on lui donnerait toujours plus de trente pieds. « C'est le professeur Buckland qui a fait, depuis une douzaine d'années, la découverte des débris de ce monstre de l'antique création et qui en a donné connaissance dans les Transactions de la Société géologique de Londres (t. I, part. II, pour 1824)- Malheureusement ces débris n'étant pas bien nombreux, il est douteux qu'ils aient appartenu à un même individu. Us consistent en des fragments de mâchoires, en un fémur, en une suilo de cinq vertèbres, en un grand os plat, et en quelques autres os moins déterminables, dont une partie parait avoir été roulée et usée par le frottement. Le plus remarquable de ces os est celui dont Cuvier (loc. cil.) donne la figure, pi. xxii , 17; il est plat, un peu concave à la face représentée, un peu convexe à l'autre.
plus mince vers le bord arqué, a, b, épais, surtout à la grosse apopliyse. c. » Le seul os, dit l'illustre aiialomistp, avec lequel je puisse trouver à ce Fossile quelque analogie, c'est l'os caracoïdieu d'un Saurien; il y reconnaît le bord sternal, qui doit s'insérer dans la rainure du disque rhomboïdal du sternum ; le col <iui a pu s'articuler à l'omoplate et l'apophyse du bord antérieur; mais il faudrait supposer que la facette liumérale est beaucoup plus profonde, le col beaucoup plus long, le bord du sternum plus étendu, etc. « Le lieu de l'Oxfordshire où l'on a découvert les resles du Mégalosaurc, est un banc de Schiste calcaire qui devient sablonneux en quelques endroits. Cette pierre, que l'on exploite pour en couvrir les maisons, est placée un peu au-dessous de la région moyenne des couches oolili<iues, et au-dessus du Liasqui contient les Ichthyosaures. Comme une telle disposition se retrouve en Bavière, il y a lieu de croire qu'on y retrouvera des restes de Mégalosaure, car il n'est pas probable que la nature eût confiné cet animal dans un recoin seulement de l'Angleterre. C'était, au reste, toujours selon Cuvier. un animal marin, grand comme une Baleine et très-vorace. On en trouve les os confondus avec des os d'Oiseaux, qu'on a reconnus pour des Échassiers et des Didelphes, selon le professeur Buckland; le tout pêle-mêle avec des Ammonites, des Trigonies, des Bélemnilcs, des Nautiles, des dents de Squales ou autres Poissons, et même avec des élytres de plusieurs espèces de Coléoptères.
MÉGALOTIS. Megalotis. mam. Aucun animal n'a plus que le Fennec occupé les naluralisles; aucun n'a été le sujet de plus de doutes, de contestations et d'erreurs. On est étonné de le voir placé tantôt parmi les Carnassiers, et regardé alors par les uns comme un Chien, pard'autres comme une Marte, tandis qu'une troisième opinion, celle d'IIliger, faisait du même animal le type du nouveau genre Megalotis; au contraire, considéré tantôt comme un Rongeur voisin des Écureuils, ou comme un Quadrumane du genre Galago; enfin, recevant successivement les noms de Zerdo, Zerda, Fennec, Mégalotis, et la singulière dénomination d'animal anonyme. Suivant l'un, il habite les sables du désert de Sahara, où il se creuse des terriers, et, ajoute ton, la bienfaisante nature ne lui a pas donné de trous auditifs, parce que le sable aurait pu l'incommoder en pénétrant dans ces ouvertures. Suivant un autre, il habite les forêts de Palmiers, se tenant habituellement sur la cime élevée de ces arbres. Un troisième le dépeint encore comme vivant dans les heibes et le foin. Enfin, frappés de toutes ces contradictions, quelques zoologistes en venaient à supposer que l'animal anonyme n'était qu'une espèce nominale, quand d'aulies ont annoncé (lue le Zerdo existait réellement, et qu'il doit former un genre particulier, où l'on peut même compter deux espèces.
Après une si grande et si extraordinaire diversité d'oiiinions, on ne savait plus que penser du Zerdo, quand deux savants zoologistes, visitant presque à la même époque le Muséum zoologique de Francfort, y virent un Mammifère envoyé de Dongola par le voyageur lîuppel, et que tous deux reconnurent pour le véritable Zerdo. L'un de ces deux zoologistes est le savant
Temminck, qui, dans le prospectus de ses Monographies de Mammalogie, a annoncé qu'il ferait enfin connaître l'animal anonyme, en ajoulant qu'il appartient réellement au genre Canis ; l'autre est le docteur Sigismond Leuckart,deHeidelberg, qui publia (Isis, 1823, deuxième cahier) sur le Fennec un mémoire ex-professo, auquel sont empruntés les détails suivants.
Leuckarl pense comme Temminck, que ce quadrupède appartient réellement au genre Canis, et qu'ainsi le genre Megalotis d'IIliger, ou Fennecus de Lacépède, doit être supprimé. » Il était surtout important, dit Leuckart, d'examiner les dents, et c'est ce que nous pûmes faire, quoique l'animal fût déjà empaillé, grâce à la complaisance du docteur Cretzschmar qui est l'administrateur, et, pour ainsi dire, l'âme de cette collection. Nous fûmes à l'instant convaincus que cet animal, comme l'indiquaient tous ses caractères extérieurs, appartient au genre Canis, et même au sousgenre des Renards, avec lequel il a les rapports les plus intimes. C'est au Canis Corsac qu'il ressemble davantage, et on peut le placer à côté de ce dernier. La tète d'un Renard nous servait de terme de comparaison, et nous reconnûmes que les dents sont exactement en même nombre et de même forme que chez ce Carnassier auquel il ressemble aussi par les pieds, le nombre des doigts et la forme de la queue ; les membres sont seulement plus hauts et plus grêles à proportion. La tête ne diffère sensiblement que par l'énorme grandeur des oreilles : cependant le front est aussi proportionnellement plus large. La description qu'en donne Bruce rend très-mal la forme et la disposition des oreilles : les poils du bord interne sont longs et de couleur blanche, et couvrent le trou auditif de manière que le sable ne peut y pénétrer; le bord externe est également blanc, et le reste est couvert de poils courts, d'un rouge jaunâtre. Ou voit aussi entre l'angle interne de l'œil et la bouche, une tache d'un jaune brunâtre; mais tout le reste de la tête est blanc jusqu'aux oreilles, et celte couleur passe insensiblement en arrière au jaune de paille. Les moustaches sont de même blanches. Les parties supérieures du corps sont d'un jaune de paille; les inférieures d'un blanc légèrement jaunâtre. Cette dernière nuance est aussi celle des jambes antérieures et de la plus grande partie des postérieures. Les poils laineux, assez longs et mous, sont blancs; les soyeux sont également trèsdoux; ils sont blancs à leur racine, puis annelés de jaune de paille et de blanc, et terminés enfin de jaune de paille : quelques-uns répandus çù et là ont cependant la pointe noire. La queue est généralement, et surtout à sa partie supérieure, d'un jaune brunâtre, seulement plus noire à son origine et à son extrémité : elle est d'ailleurs touffue et couverte d'assez longs poils. • Quant aux mœurs de cet animal, Leuckart paraît n'avoir pu obtenir aucun renseignement certain; mais, comme il le dit, il est probable qu'il vit dans des terriers, et se nourrit de petits quadrupèdes, d'Oiseaux et d'insectes. nC'est d'ailleurs certainement à tort, ajoutet-il, qu'on a dit de cette espèce qu'elle peut vivre sur les arbres et se nourrir de végétaux ; les personnes qui l'ont assuré à Bruce, la confondaient sans doute avec un autre animal, peut-être avec le Galago Senegalensis
lui-même; >> remarque qui explique pourquoi quelques naturalistes français n'ont vu dans l'animal anonyme qu'une espèce de ce genre de Quadrumanes. Lcuckart propose de nommer le Zerdo, Canls Zerdo, Cants pxgmœns, Canis Sahareiisis, ou Canis Megalolis; mais Desmarest ayant décrit sous ce dernier nom, dans les suppléments de sa Mammalogie, une nouvelle espèce de Renard apportée d'Afrique par de Lalande (c'est le Renard de Lalande de ce Dictionnaire), on s'exposerait, en l'adoptant pour un autre animal, à jeter de la confusion dans la synonymie.
MÉGALURE. Mer/aliinis. ois. Vigors et Horsfield ont établi sous ce nom, dans l'ordre des Insectivores, un genre qui se compose du Graciila caudata, Cuv., et des Malurus (jalactodes , marginalis, cruralisel palusliis. Les caractères donnés à ce genre par Vigors, sont : bec médiocre, droit, robuste, un peu comprimé, graduellement atténué, avec l'arête arrondie; pieds robustes; tarse allongé; ongles comprimés, aigus; ailes courtes : deuxième, troisième et quatrième rémiges égales; queue allongée, cunéiforme. ^. Martin et Mérian.
MÉGAMÈRE. Megamenis. ins. Ce genre a été formé par Mac-Leay, dans l'appendice du voyage du cap. King; il est fort remarquable en ce qu'il semble appartenir tout à la fois à la famille des Prioniles et à celle des Chrysomélines. On n'en connaît jusqu'ici qu'une seule espèce que l'auteur a nommée Mégamère de King, Megameru^ Kingii , Mac-Leay. C'est un très-bel insecte, de onze lignes de long sur cinq de large, d'un brun marron, plus clair sur les élytres; sa tète est petite, rugueuse, avec les yeux saillants, arrondis, nullement écbancrés ; les antennes sont un peu i)lus courtes que le corps, composées de onze articles, dont le second est beaucoup plus court que les autres qui sont à peu près égaux; les mandibules sont saillantes, pointues et tranchantes; les palpes sont grandes et d'un brun-marron; le labre est recouvert d'un duvet fauve, abondant; le corselet est lisse, convexe, un peu rétréci en arrière, presque cylindrique, un peu plus large que la tète, mais plus de moitié plus étroit que les élytres; l'écusson est assez prononcé et velu; les élytres sont presque carrées antérieurement, avec l'angle buméral saillant, un peu arrondi; leur surface est luisante, couverte de points et de petites rides qui se confondent. Le dessous du corps et les pattes sont bruns et soyeux; les cuisses postérieures sont très -renflées, avec une dent vers le milieu; les tarses sont spongieux et garnis de poils fauves. De la Nouvelle-Hollande.
MÉGANÉRÉIDÉES. annél. Nom donné par Blainville à une division des Néréides qui renferme les plus grandes espèces.
MÉGANOTE. Meganoltis. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Hydrocorises, tribu des Lygéites de Delaporte, et institué par lui aux dépens du grand genre Lygœus, de Fabricius. Caractères : tête assez petite, triangulaire-; yeux peu saillants; antennes assez longues, le troisième article plus court que les autres, et le quatrième et dernier ovale; rostre long; corselet trapézoïdal; écusson grand et triangulaire; hémélylres ordinairement privées de la partie mem-
braneuse ; abdomen composé de segments transversaux dans les deux sexes : celui des femelles offrant une strie; pattes fortes; cuisses antérieures un peu renflées; tarses velus, le premier article le plus long; crocbets insérés dans une membrane.
Méganote aptère. Meganotus aplerus, Delap.; Lygœus apterus, Fab.; Plalynotus aplerus, Schilling; jlstemma aplera, Lep. et Serv. Son corps est rouge, varié de noir; les hémélytres ont deux points noirs. Il est commun en Europe.
MÉGAPHYTON. eot. foss. Lindiey et Hutton, dans leur Flore fossile (tome ii, p. 90), ont décrit sous ce nom un genre nouveau qui parait être voisin des Sigillaircs et appartenir également à la famille des Fougères. 11 se distingue par une tige non cannelée, et couverte de ponctuations. Les cicatrices produites par la chute des feuilles sont très-grandes, en forme de fer-à-cheval et plus étroites que les côtes, ce qui indique l'insertion de grands cônes. Entre les cicatrices se trouvent des impressions plus petites, d'une forme semblable, qui paraissent indiquer la disposition du système ligneux dans le pétiole de la feuille. Des espèces de ce genre ont été reconnues dans les schistes houillers de l'Angleterre.
MÉGAPODE. Megapodius. ois. Genre de l'ordre des Gallinacés. Caractères: bec faible, droit, un peu fléchi vers la pointe, aussi large que haut à la base; mandibule inférieure droite, dont les bords sont de niveau avec ceux de la supérieure; narines placées vers le milieu du bec et un peu plus près de la pointe que de la base, ovoïdes, ouvertes; fosses nasales longues, couvertes d'une membrane entièrement garnie de petites plumes; région des yeux nue; pieds grands et forts; tarse d'une longueur presque double de celle du doigt intermédiaire; quatre doigts longs, trois en avant, à peu près égaux, l'interne uni à sa base à l'intermédiaire, l'externe divisé, un en arrière posant à terre dans toute sa longueur; ongles très-longs, faiblement courbés, trigones, déprimés; ailes médiocres: les deux premières rémiges plus courtes que la troisième et la quatrième qui sont les plus longues.
L'expédition de découvertes autour du monde, commandée par le capitaine Freycinet, a donné les premiers indices de l'existence de ce genre qui vient augmenter la tribu des Gallinacés. Plus récemment encore, le professeur Reinwardt, chargé par le gouvernement des Pays-Bas d'explorer les productions naturelles de ses possessions dans l'Inde, a été assez heureux en pouvant ajouter aux deux espèces découvertes par les docteurs Quoy et Gaimard, une troisième et même la certitude de l'existence de plusieurs autres espèces beaucoup plus fortes et plus grandes. Reinwardt, ainsi que Quoy et Gaimard, a rencontré ces espèces aux Moluques. On peut attribuer à l'extrême timidité de ces Oiseaux, l'ignorance où l'on a été de leur existence, depuis que tant de voyageurs ont visité les Moluques, car il parait que, malgré les efforts des habitants des contrées presque sauvages où ces Oiseaux se trouvent très-multipliés, on n'a pu encore parvenir à leur faire subir entièrement le joug de la domesticité; cependant, sous plus d'un rapport, ils
I TURNtX. A BA>IDEAU NOIR.Heraipoaivis mgrifro lia clc gans .
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jjréscnleiU de {jiaiiiles ressources iioiir Itcononiie générale comme ciliier délicieux, et en raison de leur excessive fécondité. L'histoire de leurs mœurs est encore |ieu connue ; ils se tiennent de préférence sur les limites des grandes forêts qui avoisinent les côtes, et ils s'y réfusienl à l'approche de l'Homme dont ils paraissent redouter fortement la présence; s'ils sont surpris en plaine ou sur les plages maritimes, à l'apl)arence du moindre danger, ils partent avec la vitesse d'un Irait et vont se cacher dans les hroussailles les plus impénétrables, à travers les(|uelles ils courent avec une rapidité incroyable. Leur cri est une sorte de gloussement dont l'intensité a paru assez faible à ceux qui ont pu l'entendre. Leur fécondité doit être trèsgrande si l'on en juge par l'étonnante i|uanlité d'œufs que l'on trouve disséminés sur le soi, dans les trous, et recouverts de sable, de feuilles et de débris de végétaux; c'est dans ces trous creusés par les femelles que celles-ci les déposent, sans s'assujettir au besoin de l'incubation qui s'opère ù la faveur des rayons du soleil, habitude assez extraordinaire chez les Gallinacés qui, pour la plupart, montrent envers leur progéniture, une vive tendresse. Ces œufs sont d'un volume considérable et hors de toute proportion avec la taille de l'Oiseau; ils sont fort arrondis, d'égale grosseur aux deux bouts, et procurant un mets très recherché des sauvages. Chez les espèces observées jusqu'à ce jour, la différence entre les sexes est presque nulle.
Mégapoue de Dcperrey. Megapodins Dupeirexi, Less., Zool. de la Coquille, pi. oG. Cou, poitrine et abdomen d'un gris ardoisé; croupion rougcâlre; liu|>pe, ailes et dos roux; bec et pieds blanchâtres; bord externe des rémiges fauve. La huppe est très fournie, le tour des yeux nu; le bec et les pieds sont grisâtres. Taille d'une petite Perdrix. Des forêts de la Nouvelle- Guinée.
Wégapode Freyciset. Megapodins Freycinetii, Ouoy et Gaim., Voy. autour du monde, pi. 32; Temm., Ois. color., pi. 220. Parties supérieures d'un brun noirâtre, les inférieures d'une nuance plus claire; tète garnie de plumes étroites et effilées, susceptibles de se relever en huppe; cou presque nu, recouvert cà et là de quelques faisceaux de plumes courtes et noires, de même que la peau; bec et pieds bruns. Taille, treize pouces. Cette espèce parait être fort abondante sur les îles Vaigiou et Boni, où on les a trouvés presque à l'état de domesticité; leur démarche est lente, et quelquefois ils font entendre un petit cri assez fréquemment répété, qui a beaucoupd'analogieaveele gloussement de la Poule.
Megapode bcppé. Megapodins crislatus. f^. Méga- PODE DE Dcperrey.
Mégapodede La Pérodse. Megapodins Laperousii, Quoy et Gaimard, Voy. autour du monde, pi. 33. Parlies supérieures brunes, avec l'extrémité des plumes variée de roux; plumes du sommet de la tête et de la nuque effilées et susceptibles de se redresser en huiq)e, d'un brun clair; peau nue du cou, d'une teinte jaune tirant sur le rougeàtre; parties inférieures d'un roux clair; bec et pieds noirâtres. Taille, neuf pouces six lignes. Des iles iMariannes.
Mégapode acx pieds ROtGES. Megopodius nibripcs, Tem., Ois. color., pi. 411. Cou, poitrine et abdomen d'un cendré bleuâtre; huppe brune; joues d'un fauve pâle, marquées de stries brunes, qui vont en s'élargissant; ailes et dos brunâtres; bec et pieds rouges. Taille, douze pouces. D'Amboine.
MÉGAPODE DE Reinwardt. MegapodiusReinwurdtU , Temm. Parties supérieures d'un brun olivâtre; cou totalement couvert de plumes d'un brun ardoisé; parties inférieures d'un brun noirâtre; bec blanchâtre; pieds bruns; doigts noirâtres. Taille, douze pouces. DesMoluques.
MÉGAPODE. Megapoda. irs. Diptères. Dans les suites à Buffon, Macquart a établi sous ce nom un genre distinct, pour le Laphiia labiala de Fabricius, qui appartient au Brésil.
MÉGAPROCTE. Megaprocliis. ws. Coléoptères tétramères; genre de l'ordre des Uhynchophores, famille des Curculionides, établi par Schoonherr qui lui assigne pour caractères : antennes médiocres, atteignant le milieu du corselet, insérées près de la base du rostre, coudées, composées de neuf articles dont les deux de la base les plus longs et les deux derniers formant une massue ovalaire, comprim.ée; rostre allongé, linéaire, grêle, à peine arqué; corselet allongé et obconiriue ; corps allongé, planiuscule et ailé; élytres allongées, oblongues, presque carrées et tronquées au bout; pieds médiocres, les postérieurs les plus longs; cuisses antérieures peu distantes à leur base; toutes en massue, comprimées, armées d'une dent en dessous; jambes presque droites, un peu comprimées, terminées par une seule dent; tarses allongés, avec le pénultième article le plus grand, ubiongo-suhtriangulaire, spongieux en dessous : le dernier est en massue et bionguiculé.
MÉGAPROCTE AiGB. Megoproclus acutus, Schoonh.; Lixus acutus, Fab.; Calandia eloiigata, Dej. 11 est linéaire, étroit, d'un noir brunâtre, inégalement parsemé de taches écailleuses et blanchâtres; rostre, antennes, jambes et tarses ferrugineux; corselet orné de quatre lignes formées par des écailles blanchâtres; élytres strialo-ponctuées, avec une rangée de taches blanchâtres près de la suture et du boid, ainsi qu'une ligne oblique et de même couleur, près de l'extrémité ; pieds noirâtres; tarses ferrugineux. De l'Afrique et de l'Inde.
MÉGAPTÉRIER. Megapleritim. eot. Genre de la famille des Onagres, institué par E. Spach pour quelques plantes de l'Amérique septentrionale, que l'on avait placées dans le genre /Enotlieia. Caractères : partie libre du tube du calice allongée; les quatre segments de son limbe réfléchis; pétales égaux, étalés, trèscourtement ungulés; un seul rang d'étamines; ovaire à quatre loges; un seul rang d'ovules et tous imbriqués, appendiculés en forme de crête à la chalaze; capsule elliiisoïde, coriace, stipitée, un peu comprimée, télraptère,à quatre loges, à quatre valves, renfermant des semences rugueuses et bordées au sommet. Les espèces que Spach rapporte à ce genre sont au nombre de deux; ce sont ; /Enolhera maciocuipa <iePutsh,el jEnotheia Missouiiensis, de Sims. Ces plantes her-
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bacées et caulescenles donnent des fleurs diurnes et jaunes.
UÉGURmî^. Megarhinus. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Kliynchophores, établi par Schoonherr, pour un insecte récemment découvert à Java et qui présente les caractères suivants : antennes longiuscules, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers courts et obconiques, les autres Iransverses, subperfoliés; la massue est oblonguc-ovale; trompe longue, assez épaisse et arquée ; corselet ample, trisinué postérieurement, rétréci à partir du milieu jusqu'à l'extrémité qui est lubulée; écusson grand, orbiculaire et un peu arrondi; élylres oblongo-triangulaires.un peu plus larges antérieurement, vers la base du corselet, et se rétrécissant insensiblement jusqu'à leur exlrémité où elles sont plus courtesque l'abdomen; pieds robustes; cuisses antérieures allongées. Le Megarhinus finiius est noir, recouvert dans ses parties inférieures d'écaillés serrées et blancbàtres; élytres profondément striées et très-finement granulées; antennes rdussâtres.
MÉGARHliSE. Megarhinus. iNS. Diptères; genre de la famille des Némocères, tribu des Culicides, établi par RobmannDesvoisy, aux dépens des Ciilex de Fabricius. Caractères : trompe allongée, avec son extrémité recourbée; palpes labiales plus courtes que la trompe, composées de cinq articles, dont le premier plus épais que les autres, le deuxième pluscourtque les suivants et les trois derniers cylindriques; ailes couchées sur le corps ; point d'appendice détaché aux côtés du prolborax.
Mégarbine HÉMORRHOÏDAi. MefjarUimis liœmorrhoidalis, R.-D.; Ciilex hœmorrhoklaUs , Fab. Les antennes sont verticillées, plumeuses et noirâtres, avec le premier article bleu et luisant; sa trompe est avancée, et sa gaine formée de deux valvules obtuses; sa tète est noirâtre, avec sa partie supérieure bleue et luisante; son corselet est élevé, noirâtre, avec le bord antérieur et un point à l'origine des ailes bleus; l'abdomen est noirâtre, avec le bord de l'extrémité cilié et fauve ; ses pattes sont bleues, avec les cuisses testacées en dessons; ses ailes sont transparentes, avec le bord obscur. Taille, quatre lignes. De Cayenne.
MÉGARHIPIDE. Megaihipis. iNS. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Serricornes, qui correspond au genre PZ/ocerMs deTliunberg. F. Ptyo-