CÈRE
MÉGARHYNQUE. Megarhfnchus. iNS. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Pentalomites, établi par Delaporte, avec les caractères suivants : léte prolongée en pointe bilîde; antennes assez courtes, insérées devant les yeux, leur premier article est très-court et les quatre autres presque égaux; rostre très-court, s'avançant à peine jusqu'à l'origine des pieds antérieurs; corps allongé; écusson long; pattes muliques; premier article des tarses grand et allongé, le second très-court, les crochets insérés dans une membrane.
Mégarhtnqbe allongé. Meyarhynchus elongatus , Delap. Corps d'un brun jaunâtre, avec les côtés du corselet noirs et le bord extrême de cet organe ainsi que des hémélytres jaunâtre ; antennes rouges; les parties
inférieures sont jaunâtres, avec des ligues et des taches noirâtres. De Java.
MÉGARIMA. coNCH. Raffinesque (Jouru. de Physiq., t. Lxxxviii, p. 427) a proposé sous ce nom, un genre qu'il sépare des Térébralules sur des caractères de trop peu de valeur pour qu'il puisse être adopté. ^. Téré-
BRATDLE.
MÉGARTHRE. Megarthrus. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Brachélytres, tribu des Proléinites, établi par Kirby qui lui donne pour caractères : antennes composées de onze articles dont le dernier très-grand; tête petite et beaucoup plus étroite que le corselet, sublriangulaire, étranglée à sa base par une sorte de cou; front bordé; yeux subglnbuleux et assez saillants; labre transverse et court; mandibules petites et muliques; mâchoires cornées et allongées, ciliées intérieurement; palpes maxillaires assez courtes, avec le premier article très-petit, le deuxième assez grand, obconicpie, le troisième court, le dernier acuminé; les deux premiers articles des palpes labiales presque égaux, le troisième un peu plus petit; corselet transversal, largement rebordé, à peu près de la largeur des élylres; celles-ci recouvrant la base de l'abdomen, tronquées à l'extrémité, avec les angles extérieurs obtus; abdomen assez court, rétréci vers le bout; pieds de longueur médiocre, avec les hanches intermédiaires un peu rapprochées; toutes les jambes rautiques; les quatre premiers articles des tarses égaux, le cinquième court.
MÉGARTHRE DÉPRIMÉ. MegaHhius depressus,M\Thy; Proteinusdepiessiis, Payk. Sa tête est d'un noir mat et finement rugueuse, avec deux impressions assez larges et peu profondes sur le front; palpes et antennes à l'exception des deux premiers articles, d'un brun rougeâtre; corselet noir-mat, lisse sur le disque et pointillé tout autour; élylres et abdomen d'un brun noirâtre et poinlillés; pattes d'un jaune ferrugineux. Taille, un peu plus d'une ligne. En Europe.
MÉGASCÉLIDE. Megascelis. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Eupodes, tribu des Chrysomélines, établi par Dcjean (Catal. des Coléopt.), et adopté par Latreille (Fam. nat. du Règne Anim.). Ce genre a été placé par Dejean près des Mégalopes, Sagres etDonacies, à cause des formes générales de son corps, mais Latreille pense qu'on doit le ranger près des Colaspis; il ressemble surtout au Colaspis ulema.
MEGASEA. BOT. Le Saxi/raga crassijolia, L., forme le type'd'un nouveau genre établi sous le nom de Megasea par Haworlh (Saxifrageanim Enumeratio, p. 6) qui lui attribue pour caractères essentiels : un calice campanule, à cinq lobes, mellifère dans sa partie inférieure; cinq pétales persistants; des élamines soudées avec le calice près de ses lobes; un ovaire supère; deux capsules réunies seulement par la base. In- I dépendaniment du Saxifraga crassifolia, l'auteur de ' ce genre y réunit trois autres plantes sous les noms de Megasea coidifolia, média et citiala. Ces espèces croissent en Sibérie et dans les montagnes du Népaul. j MÉGASOMA. INS. Lépidoptères. Bois-Duval a formé sous ce nom un genre, pour le Bombyx repanda,
de Ilubiier. Cet insecte lemaïquaMe a d'ahord été trouvé par Olivier, aux environs de Bagdad, et on l'a observé depuis en Italie, en Espagne et en Portugal. Le genre nouveau serait ainsi caractérisé : palpes en forme de bec, couvertes de poils serrés; antennes du mâle peclinées à la hase, puis contournées, celles de la femelle faiblement peclinées et simplement courbées; cflrselet arrondi; pattes fortes et courtes; abdomen plus long que les ailes supérieures, celui du mâle terminé par un faisceau de poils assez épais. Le Megasoma repantla a un pouce et Iiuil lignes d'envergure, la femelle a deu.x pouces et un quart; les ailes supérieures du mâle sont d'un gris ferrugineux pâle; elles ont près de l'extrémité, une raie Hexueuse d'un blanc argentin, et sur le milieu une lunule brune, doublée extérieurement par un point rougeâlre : l'espace compris entre cette lunule et la ligne blanche, est rempli dans sa moitié antérieure, par une tache presque triangulaire, d'un brun marron; à la base il y a un point axillaire blanc, précédé en dehors d'une tache rousse, qui s'appuie extérieurement sur une pelile raie llexueuse, transverse, peu prononcée; les ailes inférieures sont d'un brun de cannelle, bordées de gris. Les ailes supérieures de la femelle sont d'un roux clair, mélangées de brun violâlre, avec une double raie HexuPuse et transversale, de ces deux nuances; les inférieures sont d'un violet brunâtre pâle, avec quelques ondulations plus obscures vers l'angle anal. Le corps est brun.
MÉGASOME. Megasoma. iws. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, institué par Ivirby aux dépens du grand genre Scarahœus de Linné. Caractères ; labre corné, très-court, presque sinué antérieurement, avec les mandibules très-fortes, subtriquèlres, trigones, bidentées au bout, avec la base dilatée; lèvre cornée, obinngue, avec son extiéjnité resserrée et barbue, terminée par deux lobes triangulaires; languette couverte et rétractée dans la bouche; menton très-court; lobe extérieur des deux mâchoires sans dents et corné, l'intérieur à dent presque effacée; palpes labiales triaiticulées, les deux premiers articles obconiques et le deinier le plus long, arrondi au bout; palpes maxillaires également triarticulées, le premier article très-court, et le deuxième plus long. obconi(|ue, arrondi au bout ; antennes formées de douze articles, dont le premier est épais vers le bout et les six suivants très-courts, presque monoliformes, la massue oblongue, composée de trois feuillets; corps tiès- épais; tête pourvue d'une corne, dentée à sa base et fourchue au bout; corselet bi ou tricorne.
MÉGASOME ACTÉON. Megasoma acteon, KIrby; Srarabœiis acteon, Lin. 11 est noir luisant ; sa tète est armée d'une corne avancée, un peu recourbée, bifide au bout, munie à sa base interne d'une dent relevée, trèsforte; corselet à deux cornes comprimées, avancées, pointues, en outre une petite élévation au milieu du dos; écusson triangulaire; élylres lisses. La femelle a le chaperon bidenté, une très-petite corne à la tète et point au corselet. Taille, quatre pouces. De Cayenne.
MÉGASTACHYE. Mcgastachya. bot. Genre delà fa-
mille des Graminées, et de la Triandrie Digynie, L., établi par Beauvois (Agrost., p. 74, tab. l!î, fig. 5) pour les espèces du genre Poa et Bn'za qui offrent les caraclères suivants : les fleurs disposées en une panicule rameuse ou formant des épillels allongés, composés de fleurs imbriquées et distiques; la lépicènc est bivalve, et contient de cinq à vingt Heurs; la paillette inférieure de la glunie est émarginée, oflVant un petit inucrone dans son échancrure; la paillette supérieure est bitïde; le style est biparti, terminé par deux stigmates velus ; le fruit est allongé, dépourvu de sillon, et dégagé des valves de la glume. Ce genre, que l'on ne devrait considérer que comme une simple section des Poa. a pour type le Poa Diegaslnchya ou Briza eragroslis, L. On y rapporte encoie les Pon pi/osa, amabilis, hadensis, ciliaris, elongata, hypnoides, etc. f^. Paterin.
MÉGASTIGAIE. Mcgastigmus. lus. Hyménoptères; geiue de la famille des Chalcidites, institué par Dalman qui lui assigne pour caractères : tête moyenne et transverse; antennes composées de treize articles; yeux latéraux;; ocelles disposés en triangle; mandibules tridentées; mâchoires allongées; labie allongé et divisé; palpes maxillaires de quatre articles, le dernier allongé, snbfusiforme , les labiales de trois articles , dont le deuxième court; corselet convexe; prothorax allongé; cuisses postérieures épaisses et dentées; jambes postérieures arquées; corps noir, non d'aspect brillant ou métallique; abdomen allongé.
Mëcasticme transverse. Mcgasli'gmus transversus, Daim. Sa tête est noire; ses yeux et ses ocelles sont bruns; le prothorax est jaune et le mélathorax noir; la base de l'abdojnen est tachetée de noir, avec cinq bandes courtes et brunes; les bords des segments postérieurs sont jaunes; pieds jaunes; tarses bruns; nervures des ailes brunes, avec le stigmate grand et noir. Taille, deux à trois lignes. En Angleterre.
MÉCASTOME. Moit. Se dit d'une Coquille univalve, dont l'ouveiture est très-grande.
MÉGASTYLE. Megasiylus. iws. Hyménoptères; genre de la famille des Ichneumonides, établi par Schiodte, qui lui assigne pour caractères : tête transversale, ar- 1 ondie sur le vertex; bypostome triangulaire et protubérant; chai)eroM grand et voitlé; palpes filiformes, inégales, les maxillaires terminées par un article allongé; langue bilaciniée, à découpures crénelées sur les côtés; qjilennes médiocres, sétacées, finement velues, insérées dans un premier article fort gros, qui sert en (lueUpie sorte d'étui à un autre plus petit, également sphérique et qui est vraiment le premier de l'organe, le suivant fort allongé, les autres presque monoliformes ; yeux grands, proéminents, elliptiques; ocelles égaux, disposés en triangle; prothorax petit et comprimé; mésotborax plus élevé, un peu comprimé antélieurement et divisé en dessus en iilusieurs lobes bien distincts; métathorax rectangulaire et convexe; abdomen en forme de spatule, avec le piemier segment dilaté conmie une bouteille; pédoncule linéaire, avec des tubercules sur le côté, vers le milieu; tarière cachée; oviducte simple et sétacé; pieds médiocres; cuisses minces; troclianler ovale, allongé; jambes grêles, éperon-
n(;es; articles des larses allongés. Schiodle décrit cinq c&pèces de Mégaslyles, qu'il a observées au nord de l'Europe, dans le Danemarck.
Mégastyle ensanglantecr. Meriastylus cntenlator. II est noir, avec les pieds, la poitrine et l'écusson rouges; les ailes sont légèrement obscures. Il est assez commun en automne dans les forêts.
WÉGATHÈRE. Megalhen'um. mam. foss. Genre que le génie de Cuvier a en quelque sorte resliuié à la vie, et que ce grand naluralisle a placé parmi les Édenlés. Le Mégathére est de tous les animaux fossiles de trèsgrande taille, le plus nouvellement découvert, et celui <|ui, le premier, a eu son osléologie connue. Sur plusieurs points de son organisation il se rapproche du Paresseux. Comme lui il offre certaines monstruosités apparentes de formes extérieures, en même temps que certaines parlicularités étranges de structure interne que jusqu'ici l'on n'a pas encore bien comprises.
LesParesseux fournissent uneexceplion remarquable aux conséquences que les naturalistes tirent ordinairement de l'étude de la structure et du mécanisme des organes chez les autres animaux. Que chaque partie du corps de l'Éléphant ait été créée pour produire une force extiaordinaire, de même que chacun des membres du Cerf ou de l'Antilope pour la vitesse et la légèreté; c'est ce qui a frappé les yeux de tout ol)servaleur scientifique. Mais c'a été un usage commun à tous les naturalistes, que d'imiter Buffon dans la description qu'il a donnée des Paresseux, et de les représenter comme étant, de tous les animaux, ceux qui ont reçu l'organisation la plus imparfaite, commedes êtres pour lesquels aucune jouissance n'a été faite et qui n'ont été créés que pour la misère.
Ce (jui est vrai, c'est que les Paresseux sont, de tous les Quadrupèdes vivants, ceux qui s'éloignent le plus de la structure ordinaire; mais c'est une erreur que d'avoir regardé ces déviations comme des impeifeclions que ne contrebalance aucun avantage. Toutes ces diverses conditions anormales, loin d'être des défauts ou des sources d'inconvénients pour les Paresseux, sont au contraire des exemples frappants des prévisions variées à laide desquelles chaque créature a été organisée pour les conditions diverses dans lesquelles elle était appelée à vivre. Les mêmes particularités, qui rendent les mouvements du Paresseux si lourds, si pénibles à la surface du sol, conviennent au contraire merveilleusement à la vie pour laquelle il a été créé et qui doit se passer entièrement sur les arbres dont les feuilles forment sa nourriture. De même encore si l'on considère le Mégalhère comme un animal créé pour creuser la terre et s'y nourrir de racines, on verra s'expliquer sa structure insolite et ses proportions en apparence anormales; on trouvera pour chaque organe des convenances relatives et des rapports étroits avec le but que cet organe devait remplir.
Pour avoir une idée exacte des parties les plus remarquables de cet animal, il faut entrer dans quel- «(ues détails minutieux peut-être de son organisation; il faut l'étudier dans ses rapports constants avec son mode particulier d'existence, et en se proposant pour but d'arriver à reconnaître tout un système de combi-
naisons admirablement coordonnées dans
méca
nismc de cette créature en apparence la plus monstrueuse de loule la série animale, et la plus dépourvue de toute harmonie des proportions.
Toutes les fois qu'il s'agit d'animaux ordinaires, le passage des diverses formes d'organisation les unes dans les autres se fait par des degrés si insensibles, et les diverses f.mclions dans chaque espèce sont expliquées d'une manière si complète et si immédiate par les mêmes fonctions dans les espèces circonvoisines, que l'on éprouve rarement quelque difficullé à saisir la cause finale d'un arrangement ([uelconque à mesure qu'il' s'offre aux investigations analomiques. Ceci est vrai surtout du squelette, lequel est la charpente de tous les autres mécanismes de l'organisation; et celte partie est de la plus haute importance pour l'histoire des animaux fossiles dont il reste rarement autre chose que des os, des dents et des téguments écaillcux ou osseux. Le Mégalhère est un exemple des écarts les plus extraordinaires et d'une apparence monstrueuse des plus tranchées; cet animal gigantesque surpasse en volume les plus grands Rhinocéros, et n'a pas, dans toute la nalure vivante, de plus proches voisins en organisation que les genres non moins anormaux des Paresseux, des Tatous et des Chiamiphores, dont le premier est organisé pour le but spécial de vivre sur les arbres, et les deux derniers pour s'enterrer dans le sable où ils cherchent tout à la fois la nourriture et l'aljri, et qui tous trois, quant ù leur distribution géograjihique, sont resserrés à peu près dans les mêmes contrées américaines où vécut jadis le Mégalhère.
7'ê/e. La tête osseuse ressemble beaucoup à celle du Paresseux; l'os long et large qui descend de l'arcade zygomalique le long de la joue, le rapproche beaucoup plus de l'Aï que de tout autre Mammifère ; cette pièce remarquable dut être un auxiliaire important pour les muscles moteurs de la mâchoire, dont la puissance excédait les limites ordinaires.
La partie antérieure du museau est tellement développée et massive, et en même temps tellement criblée de trous pour le passage de nerfs et de vaisseaux, que l'on est autorisé à affirmer que là devait exister un organe d'uii volume considérable. Une trompe allongée eût été complètement inutile à un animal dont le cou était aussi long; ce devait être un nez analogue à celui du Tapir, et assez allongé pour saisir des racines à la surface du sol. La cloison des narines, également solide et osseuse, est une nouvelle preuve de la présence en ce point d'un organe puissant, d'un appareil destiné peut être à compenser l'absence des dénis incisives et des défenses.
Dépourvu d'incisives, le Mégalhère n'a pu se nourrir d'herbes; et la structure des molaires prouve que ce n'était pas davantage un animal Carnivore. Chacune, en effet, par sa composition, ressemble ù l'une des nombreuses (lenticules que l'on voit réunies en une seule molaire composée chez l'Éléphant; et l'on y trouve un admirable exemple de la manière dont la nature a uni, pour former les dents des animaux graminivores, trois substances d'inégale densité, Vivoire, Vémail et la matière corticale. Les dents ont environ
MktiATHfeUK.
H. l'in- Je .-v.f pe/U/i/w caii</ah-t
sept pouces de longueur; loules sont de forme à peu près prismatique, et ont leurs surfaces Irilurantes disposées d'une façon remarquable dans le but de maintenir les deux bords tranchants, cunéiformes, en étal de remplir leurs fonctions jusqu'à ce que la dent tout entière soit usée. Cet arrangement n'est qu'une modification de celui qu'on observe dans les molaires de l'Élépliant et des autres herbivores; et le même princii)e a été mis en œuvre par les fabricants d'outils, pour que les haches, les faux, et autres instruments, conservent toujours leur tranchant aigu. Une hache n'est pas uniquement faite d'acier, mais bien d'une lame mince d'acier saisie entre deux lames de fer plus doux, de manière que la première dépasse les deux autres précisément là où doit saillir l'aréle tranchante. Il résulte de cet arrangement un double avantage ; en premier lieu, l'outil est moins facile à briser que s'il était entièrement fabriqué avec la matière la plus fragile, celle de l'acier; en second lieu, on éprouve beaucoup moins de peine à user sur la meule les lames extérieures de fer doux pour rendre au tranchant toute sa finesse, que si la niasse tout entière était d'un acier fortement trempé. C'est à l'aide d'une disposition pareille qu'il se produit constamment deux bords tranchants sur la couronne des molaires du Mégalhère.
Chacune des dents inférieures s'oppose à la dent supérieure qui lui correspond, de manière à ce que l'émail le plus dur de l'une soit en rapport avec les parties les moins dures de l'autre; les tranchants d'émail agissent par frottement contre l'ivoire, et l'émail contre la croûte corticale dans les dents réciproquement opposées. Ainsi l'acte de la mastication lui-même crée et maintient cette série de coins qui s'engrènent les uns dans les autres, de la même manière que les crêtes saillantes des cylindres opposés dans les moulins à écraser.
C'était donc, comme on le voit, une machine d'une prodigieuse puissance que cette bouche du Mégalhère, où seize dents offraient une surface triturante garnie de trente-deux coins semblables, chacune de ces dents elles-mêmes ayant de sept à neuf pouces de long, et s'enchâssant solidement dans une alvéole profonde parla plus grande partie de sa longueur.
Cependant ces dents se seiaient promptement usées; mais une disposition qui n'est pas ordinaire aux dents molaires, et que l'on observe encore parmi les animaux de l'époque actuelle, dans les incisives du Castor et des autres Rongeurs, suppléait à la destruction incessante qu'éprouvait la couronne par l'addition continue de matériaux nouveaux à la racine qui, dans ce but, demeurait creuse et remplie par une pulpe molle pendant toute la durée de la vie de l'animal.
Ainsi d'une part il n'est guère possible d'imaginer une combinaison d'appareils dentaires d'où résulte une machine d'un effet plus puissant pour le broiement des racines; et, en outre, ce mécanisme déjà si admirable a encore la faculté qui met le comble à la perfection de tout mécanisme, celle de trouver en lui-même et dans l'exercice même de la fonction pour laquelle il a été créé, le principe de son entretien et de sa parfaite conservation.
Mâchoire inférieure. La mâchoire inférieure est Irès-grande et très-lourde par rapport au reste de la tête : la raison de ces proportions si vastes se trouve dans la nécessité d'alvéoles profondes, pour supporter les puissantes molaires dont il a déjà été question, et contenir les organes qui contribuent à leur accroissement non interrompu. C'est sans doute pour aider à supporter ce fardeau insolite de la mâchoire inférieure, conséquence de la forme des molaires, qu'a été faite celte apophyse extraordinaire et puissante qui, dans le Mégalhère comme dans les Paresseux, descend de l'arcade zygomalique.
Os du tronc. Les veilèbres du cou, bien que puissantes, ont cependant peu de volume en comparaison de celles de l'extrémité opposée du corps; mais elles sont dans uu rapport exact avec le volume de la tête, comparativement légère, et dépourvue de défenses. La région dorsale de la colonne n'offre rien que d'ordinaire dans son volume; mais les vertèbres lombaires se font remarquer par uu accroissement qui correspond à l'agrandissement énorme du bassin el des membres inférieurs; eU'extréniité des apophyses épineuses est aplatie comme si, de même que chez les Tatous, elle avait été soumise à la pression d'une cuirasse.
Le sacrum est uni au bassin d'une façon particulière à cet animal, et calculée dans le but de lui donner une force extraordinaire; ses apophyses indiquent la présence de muscles très-puissants pour les mouvements de la queue. Celle-ci est formée de vertèbres énormes, dont les plus grandes ont un corps de sept pouces en diamètre, et vingt pouces d'une extrémité à l'autre de leurs apophyses Iransverses. Qu'on ajoute à cela l'épaisseur des muscles et des tendons, en même temps que des légumenls écailleux qui les recouvraient, et on n'hésitera pas à prononcer que la queue, en ce point où son volume était le plus considérable, n'avait pas moins de deux pieds en diamètre et de six en circonférence, pourvu qu'on la suppose à peu près cylindrique, ainsi que cela s'observe chez le Tatou. Au reste, des dimensions aussi vastes ne sont pas plus hors de proportion avec les parties voisines du corps que ne sont celles du même organe chez les Tatous; et il est probable aussi que, comme ces derniers animaux, le Mégalhère se servait de sa queue pour supporter le poids énorme de son corps et de l'armure dont il était recouvert. Au-dessous de ces mêmes vertèbres caudales étaient fixées aussi de fortes épines, ou os supplémentaires en chevron, qui durent ajouter beaucoup à la solidité de la queue, et la rendre d'autant plus propre à remplir cet office. Il est probable aussi qu'elle jouait un rôle formidable comme instrument de défense, ainsi que cela a lieu chez les Pangolins et les Crocodiles. En 1822, Sellow vit des portions d'une armure écailleuse qui avaient été trouvées près de Monte-Video, appartenant à cette partie du corps.
Les côtes sont plus compactes, plus épaisses et plus courtes (lue celles de l'Éléphant ou du Rhinocéros, el
i la surface supérieure convexe de quelques-unes est ru-
' gueuse et aplatie là où devait surtout porter immédia-
j tement le poids de la cuirasse osseuse.
I ExlrémUés antérieures. L'omoplate offre une dis
•^xbti
position que l'on ne rencontre que dans la seule Famille des Tardigrades; et l'acroraion présente également, dans son articulation avec la clavicule, des conditions de force ((ui ne s'observent chez aucun autre animal. On y trouve en outre des arrangements insolites, destinés à donner attache ù des muscles des plus puissants, qui avaient pour fonctions de mouvoir le bras.
La clavicule est forte, et courbée à peu près comme dans un sciuelette humain ; et la présence de cet organe dans le Mégathère, alois qu'il manque dans l'Éléphant, dans le Rhinocéros et dans tous les grands Ruminants, indique déjà que le membre antérieur renijilissait quelque autre fonction que la locomotion. Cet os offre un support fixe et solide à la cavité gléuoïde de l'épaule; et il permet en outre au.\ membres antérieurs un mouvement de rotation analogue à celui des bras dans l'espèce humaine.
H y a dans les diverses circonstances (|ui précèdent trois faits remarquablement en harmonie avec la forme et les habitudes du Mégathère : d'abord le mouvement rotatoire du bras, (|ui favorisait son emploi comme instrument constamment employé à fouiller le sol pour en arracher la nourriture; en second lieu, le peu de facultés de locomotion que possédait l'animal, ce qui s'explique par le peu de déplacement ((u'exige la recherche d'aliments aussi inertes ([ue le sont des racines; en6n la compensation de cette faiblesse comparative des supports antérieurs du corps par la grandeur colossale et disproportionnée des lianches et des extrémités postérieures. Dans l'Éléphant, le poids énorme de la tête et des défenses exige ([ue le cou soit court, et les membres antérieurs déveloi)pés outre mesure en volume et en force ; aussi dans cet animal est ce l'avant du corps qui prédomine pour la masse et pour Ja puissance; dans le Mégathère au contraire toutes les proportions sont inverses; la tête est proportionnellement petite, le cou long, et la partie antérieure du corps peu chargée en comparaison des régions postérieures. Les os de l'épaule sont disposés pour donner de la force et de la mobilité aux membres antérieurs; mais celte mobilité n'a aucun rapport avec la progression de l'animal, et cette force n'a pas exclusivement pour but de supporter le poids du corps. L'humérus s'articule avec l'épaule par une tête arrondie, qui lui permet de se mouvoir librement dans des sens divers. Ses parties supérieures et moyennes sont faibles; mais sa partie inférieure acquiert une largeur extraordinaire par la saillie énorme des crêtes qui naissent des condyles pour l'insertion des muscles moteurs des pieds et des doigts antérieurs.
Le cubitus est très-large et très-solide à son extrémité supérieure, où se trouve un espace étendu pour l'insertion de muscles qui déterminent certains mouvements des pieds. Le radius tourne librement autour du cubitus, de même que dans les Paresseux et les Fourmiliers, lesquels font également, bien que d'une manière différente, un grand usage de leurs extrémités antérieures. Cet os offre à sa partie supérieure une cavité qui tourne autour d'une éminence arrondie de l'humérus, et une apophyse étendue qui part de sa crête longitudinale et indique combien étaient déve-
loppés les muscles producteurs du mouvement rotatoire.
Les pattes antérieures doiventavoir eu environ trois liiedsde long sur plus de douze pouces de large, et elles formaient un instrument d'une action puissante pour fouiller la terre jusqu'à la profondeur où les racines succulentes sont d'ordinaire le plus a!)ondantes. Les pieds antérieurs posaient sur le sol dans toute leur étendue, et cette extrême longueur n'offrait que des désavantages pour les nmuvements de progression; mais elle peimettait que l'un des membres antérieurs agit simultanément avec les deux postérieurs et la queue pour supporter tout le poids du corps, tandis que l'autre, devenu libre, s'employait exckKivement à creuser la terie pour en retirer les alimenre.
Les doigts des pieds antérieurs se terminent par des ongles gros et puissants et d'une grande longueur. Les os qui les supportent offrent deux parties distinctes : un axe ou noyau conique, qui remplit la cavité interne de l'enveloppe cornée, et un repli osseux constituant une sorte d'étui solide, destiné à recevoir et à soutenir sa base. Ces ongles prennent d'ailleurs une position oblique par rapport au sol, de la même manière que les ongles fouisseurs de la Taupe; et ce dernier arrangement ajoute encoie à leur puissance comme instruments destinés à creuser la terre.
Extrémilés postérieures. Le bassin du Mégathère est d'une solidité et d'une étendue énormes. Ses immenses os iliaques sont presque à angle droit avec la colonne vertébrale, et leurs bords externes sont éloignés l'un de l'autre de plus de cinq pieds, ce qui excède de beaucoup le diamètre des hanches dans les plus grands Éléphants. En outre, la crête de chacun de ces os est aplatie comme si elle eût été comprimée par le poids d'une aim'ure. Ce volume énorme du bassin, qui, dans un animal d'une stature ordinaire et remplissant des fonctions ordinaires, n'eût été qu'un manque de pioportion, et n'eût eu que des inconvénients, s'harmonisait probablement de la manière la plus complète avec l'habitude où était le Mégathère de se tenir sur trois de ses pieds, tandis qu'avec le quatrième il fouillait la terre.
Ce bassin si extraordinaire par son poids et son étendue présente encore une autre déviation du type connnuii dans la position et la direction de la cavité cotyloïde du fémur. Cette cavité se dirige d'ordinaire plus ou moins obliquement en dehors, et cette obliquité ajoute à la facilité de mouvement des membres postéiieurs. Dans le Mégathère au contraire, elle repose sur la tête du fémur dans une direction verticale, et elle est plus rapprochée de la colonne vertébrale que dans aucun autre animal. De cette particularité de position résulte une grande force pour supporter la pression verticale du corps ; mais elle entraîne une diminution correspondante dans la rapidité des mouvements.
Cette laigeur démesurée du bassin conduit encore à cette autre conséquence, que la cavité abdominale était extrêmement vaste et contenait des viscères volumineux tels qu'il convient pour un régime végétal.
La forme et les proportions du fémur ne sont pas
moins exlraordiiiaiies que celles du bassin. Cet os est au moins trois fois plus épais que dans les Éléphants les plus grands, et il égale presque en largeur la moitié de sa longueur totale. Sa lête est unie au corps de l'os par un col court et très-robuste, de vingt-deux pouces de tour; il est long de deux pieds quatre pouces; sa circonférence, là où il est le moins épais, est de deux pieds deux pouces, et de trois pieds deux pouces dans la portion qui l'est le plus; son corps est aplati, et, par suite même de cet aplatissement, élargi à un point dont on ne trouve pas dans la nature un second exemple. Ces diverses particularités que présente le féuuir paraissent avoir eu un double but. Le premier, d'obtenir une solidité extrême à l'aide de proportions courtes et massives; et en second lieu de compenser, au moyen de l'aplatissement dans le sens transversal, le désavantage qui résultait de la position trop interne <|u'occupe la cavité par laquelle le fémui' s'articule au bassin.
Les deux os de la jambe sont aussi extrêmement courts, et dans un rapport exact d'épaisseur et de solidité avec le fémur (pi'ils supportent. Leur puissance s'accroît encore parcelle circonstance qu'ils se soudent entre eux par leurs extrémités, soudure que, suivant Cuvier, l'on ne lenconlre dans aucun autre animal, à l'exception des Tatous et des Cblamypiiores, qui tous les deux passent leur vie à fouiller la terre pour y chercher leur nourriture.
L'articulation de la jambe postérieure avec le pied est admirablement juévue pour soutenir la masse énorme qui pèse dessus dans le sens vertical. L'asiragalc, ou grand os du tarse, long de neuf pouces, et haut de la même quantité, est dans un rapport exact avec l'extrémité du tibia où il s'articule, et il est supporté par un calcanéum de la longueur extraordinaire de dix-sept pouces, et ayant vingt-huit pouces de circonférence. Cet os énorme, appuyé sur le sol, fournissait une base solide, un point d'appui inébranlable à ces niasses accumulées du bassin, de la cuisse et de la jambe, dont on vient de décrire l'encliaînement et les relations. On voit en effet que le calcanéum occupe prés de la moitié de la longueur tout entière du pied postérieur; que les os des doigts sont tous fort courts, à l'exception de la phalange terminale du pouce qui est convertie en une énorme giiffe osseuse, plus grande qu'aucune de celles des pieds antérieurs, puisqu'elle a ti eize pouces de circonférence; et (|ue le noyau qui doit se revêtir d'une enveloppe cornée, n'a pas moins de dix pouces de longueur. L'usage principal de cet ongle puissant était probablement de fixer le pied solidement sur le sol.
Des extrémitésconstruites dans des proportions aussi massives ne durent être que des instruments inertes l)Our une locomotion rapide; et elles paraîtraient bien imparfaites, si, voulant les juger, on prenait pour termes d'appréciation les fonctions que remplissent d'ordinaire les membres chez les Quadrupèdes. Mais si on y voit les supports d'une créature presque sédentaire, et d'un poids extraordinaire, elles exciteront l'admiration comme le font toutes les pièces des mécanismes animaux lorsqu'on en comprend le but et les usages. La perfection d'un instrument ne peut s'es-
llmer qu'en étudiant le travail qu'il doit accomplir. Le marteau et l'enclume d'un fabricant d'ancres, tout
qu'ils sont, n'ont pourtant rien de grossier ni d'imparfait. Ils offrent, par rapport aux travaux qu'ils doivent exécuter, des proportions tout aussi parfaites que les outils légers et délicats de l'horloger par rapport aux rouages déliés de ses chronomètres.
Des débris d'une armure osseuse extrêmement remarquable par son épaisseur (un pouce et même au delà), trouvés dans les mêmes cavernes que les ossements du Mégathère, avalent fait penser que cet animal gigantesque avait pu être recouvert d'une cuirasse dont ces débris étaient vraisemblablement des restes, et à force de raisonnement dont, il faut bien le dire, la justesse exigeait jikis que de l'indulgence, on est parvenu à ne plus trouver hors de pioportion avec la structure générale du Mcgathcriutn, une enveloppe d'un poids aussi énorme. Du reste, il parait que l'on ne peut se faiie aucune idée exacte du tissu dermoïde de ce colosse, car le naturaliste Claussen, qui a découvert le 3/e(/a</ietium et autres animaux nouveaux qu'a fait connaître le docteur Lund dans les Actes de l'.icadémie de Copenhague et plus récemment dans une lettre insérée dans les Annales des Sciences naturelles (mai 1840, p. 310 et suiv.), se trouvant en ce moment à Bruxelles, affirme positivement que ces débris d'armuies dont il possède de grandes masses, n'ojit point appartenu au Merjatheiium, mais bien évidemment à un animal tout à fait distinct dont le docteur Lund a formé un genre particulier, qu'il a appelé Iloploiihorus, et qui appartient à son ordre des E/fœdeutia. Ce genre renferme quatre espèces qui ont reçu les noms de euphractus, Scllowiel ininor; la quatrième, beaucoup plus grande que les autres, est celle dont on a attribué l'armure osseuse au Megatherium ; elle a été trouvée par Sellow et Claussen dans l'intérieur du Brésil, sur les bords de l'Arapey-Chico, près d'Uraguay, et a été envoyée au Musée de Berlin, fort riche en esi>èces fossiles.
MÉGATOME. Mefjatoma. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Clavicornes, tribu des Dermestins, établi par Ilerbst, et dont les caractères sont : presternum recouvrant une partie delà bouche; antennes pouvant se loger en grande partie dans des excavations ou fossettes longitudinales des côtés inférieurs du corselet, une de chaque côté. Ces insectes ont été confondus avec les Dermestes et les Allagènes, mais ils en diffèrent par leur presternum ([ui ne recouvre pas la bouche, et par leurs antennes qui ne sont point logées dans des fossettes des côtés du corselet. La massue des antennes des Mégatomes est généralement plus longue et terminée par un article plus grand que le précédent, souvent même très-allongé dans les mâles, tandis que, dans les Dermestes, les trois articles composant cette massue, (|ui est d'ailleurs plus grosse et de forme à peu près identique dans les deux sexes, vont en diminuant de grandeur, de manière que le deuxième est plus petit que le premier, mais plus grand que le troisième ou le dernier; celui-ci est presque en forme de bouton; il est plus ou moins conique ou triangulaire dans les Mégatomes; leur avant-sternum est plus saillant et plus convexe, et s'avance même
sous la bouche dans plusieurs; le corps est ordinairement plus court et plus large.
Mégatome SERRicoRfiE. Megatoma «erra, Latr. {Gen. Ciust. et Ins., t. ii, p. 35, pi. 8, fig. 10); Allagène cornes en scie {Ibiil., Hist. nat. des Crust. el des Ins., p. 24^); Dennesles serra, Fabr. Il est long de deux lignes, d'une couleur de poix, noirâtre, luisant, avec les antennes et les pattes légèrement colorées de brun jaunâtre. Il se trouve dans les environs de Paris, sous les écorces des Ormes.
Mégatome ondé. Megatoma undatuvi, Herbst; Dermestes utulatus , Fab. Il est oblong, noir, avec une double bande blanche, ondulée et transversale sur les élytres, et trois points de même couleur sur le corselet. Taille, deux lignes et demie. On le trouve en Europe.
MÉGÈRE. Megœra. ixs. Diptères; genre institué par Robert et placé par lui dans sa famille des Brachycérates, adopté par Macquart qui en fait un genre de la sous-tribu des Tacbinaires, famille des Muscides, avec les caractères suivants ; corps étroit; épistome non saillant; face nue; front avancé; antennes courtes ; troisième article double du deuxième; style légèrement tomenleux; abdomen cylindrique ou conique; point de soies au milieu des segments : celles des bords assez courtes; ongles et pelotes des tarses petits; première cellule postérieure des ailes fermée ou entr'ouverte avant l'extrémilé : nervure externo-médiaire arquée après le coude. Les genres Mégère et Willogramme forment un petit groupe de Tachinaires, dont le principal caractère est la brièveté des antennes; le premier conserve quelques rapports avec les Myobus par le style finement tomenteux, et parla couleur cendrée du corps; les espèces qui le composent ont été comprises par Meigen parmi ses Miltogrammes; cependant ils s'en distinguent par les soies qui garnissent le front et le bord des segments de l'abdomen. Dans ses Diptères du nord de la France, Macquart décrit six espèces de Mégères.
Mégère coi^ique. Megœra conica, Macq.; Megœra dira, Rob.; Milligramma conica, Meig.; Tachina conica, Fall. Elle est cendrée, avec la tête blanchâtre; ses palpes et ses antennes sont noires; elle a sur le front une bande brunâtre; l'abdomen a trois rangs de taches brunes à reflets; les pieds sont noirs, et quelquefois un peu fauves aux cuisses et aux jambes. Taille, deux lignes et demie. Belgique.
MÉGÈRE. INS. Espèce du genre Satyre.
MÉGILLE. Megilla. ws. Fabricius a donné ce nom à un genre d'Hyménoptères, que Latreille a placé dans sa famille des Porte-Aiguillons, près de son genre Anthophores. Depuis, Léon Dufour ayant été à même d'étudier ce genre sur plusieurs espèces, en a formulé les caractères ainsi qu'il suit : mâchoires fléchies un peu avant leur milieu, avec le lobe terminal ovale, lancéolé, un peu velu; palpes maxillaires de six articles, dépassant le lobe terminal de la mâchoire; lèvre oblongue et droite; palpes labiales de quatre articles; mandibules velues en dehors, obtusément unidentées au-dessous de leur sommet, munies vers leur tiers postérieur d'une petite dent triangulaire; antennes filiformes dans les deux sexes; yeux ovales-oblongs ; ocelles disposés en
une série transversale el droite; ailes avec deux cellules cubitales seulement, à peu près égales : la radiale atténuée en avant ; jambes postérieures munies dans les femelles d'une brosse récollante; premier article des tarses postérieurs beaucoup moins long que celui de la jambe correspondanle.
MÉGILLE LABIÉE. Megilla tahiata, Fab.; Àndrena lagopiis, Lai. Elle est noire, couverte d'un duvet grisroussâlrc; l'abdomen est noir, brillant, presque nu : le troisième segment et les suivants sont bordés postérieurement d'une villosité blanche. Taille, trois lignes et demie. On trouve cette espèce au midi de la France.
MÉGISCHIE. Megiscliia. iNS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Cistélénides, institué par Solier, qui lui assigne pour caractères : antennes allant en grossissant vers l'extrémité; tête allongée, rétrécie, notablement prolongée antérieurement; labre très-saillant; les quatre palpes filiformes, terminées par un article à peu près de la largeur du précédent el tronqué carrément à son exlrémité; prothorax transverse, rectangulaiie, à peine plus étroit que les élylres; tarses grêles, à pénultième article tronqué, sans pelote membraneuse en dessous.
MÉGISCHIE HÉMORRHOÏDAiE. Megischiu liœinorrhoidalis, Sol. Cette espèce est noire, avec la lèle, le pro- Ihorax, l'anus, les cuisses et les jambes rouges. Taille, cini| lignes. Alger.
MÉG1ST.\NES. OIS. Nom donné par Vieillot, dans sa Méthode ornilhologique, à l'une de ses familles qui comprend les genres Autruche, Nandou, Casoar et Éinou.
MÉGISTINE. Megislina. ois. Dans son analyse d'une nouvelle ornithologie élémentaire , Vieillot a créé ce genre pour le Parus ignotns, de Gmelin, Parus stromei, Lalh., que l'on n'a point trouvé à propos de séparer des autres Mésanges, f-^. ce mot.
MÉGISTOCÈRF.. Megistocera. ins. Diptères; genre de la famille des Tipulaires, institué par Wiedeman, pour une espèce de la Guinée, décrite comme Tipiile par Fabricius et à laquelle Wiedeman a joint quelques autres congénères de l'Inde. Caractères : antennes quatre à cinq fois plus longues que le corps; palpes composées de quatre articles presque égaux dont le dernier, suivant Macquart, est long et flexible; rostre avancé, cylindrique; ailes hyalines; une cellule discoidale et cinq postérieures; jambes à ergots petits et peu distincts.
Mégistocère filipède. Megistocera fitipes, Fab. Sa tête est cendrée; son corselet est de la même couleur, mais couvert de poils serrés; l'abdomen est court, cendré, avec le bord des anneaux jaunâtre; balanciers bruns; ailes plus longues que l'abdomen, avec les nervures brunes; pieds trois fois plus longs que le corps et bruns. Taille, de l'extrémité du museau à l'anus, quatre lignes. De la côte de Guinée.
MÉGOPIIRYS. REPT. Kuhl a trouvé dans les îles de Java et de Sumatra, le type d'un genre nouveau parmi les Batraciens, qu'il dit difiFérer des Grenouilles par sa télé anguleuse, avec un prolongement de peau en forme de cerne, qui surmonte les paupières supérieures; il a donné à cette espèce le nom de Megophrys montanu; elle est voisine du Bufo cornitlus, L.
MÉGOPIDE. Me<jopis. ins. Coléoptèrps létiamères; Senre de la famille des Loiigicornes, Iribu des Prioniens, établi par Dejean qui lui assigne pour caraclères ; antennes filiformes, composées de onze articles cylindriques, dont le troisième très-grand, aussi long que les deux suivants réunis; mandibules courtes et pointues; palpes maxillaires beaucoup plus longues que les labiales, avec leurs articles presque cylindriciues; yeux trèsi;rands; tête arrondie, plus longue (|ue le corselet; celuici mutique, court, transversal, arrondi latéralement, pubescent; élylres très-longues, étroites et arrondies à l'extrémité; pattes de longueur moyenne; cuisses allongées; jambes sans épines internes; dernier article des tarses plus grand que les autres qui sont courts.
JlÉGOPiDE MtiTiQDE. Mcgopis viutico, Dej. Son corps est pubescent, teslacé; ses yeux sont noirs, avec les antennes et les pattes de la couleur du corps; les élytres ont chacune trois lignes longitudinales élevées, dont les plus rapprochées de la suture se réunissent l'une avec l'autre avant l'extrémité de l'élylre. Taille, seize lignes. De l'Ile-de-France.
JIÉGYMÈNE. Megimenum. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Cirnicides, institué par Serville qui lui donne pour caraclères : tête non rélrécie en arrière; chaperon avancé, presque bifide en avant; antennes médiocres, insérées sous le bord du chaperon, composées d'articles dilatés, dont le premier court, le deuxième allongé, le troisième plus large que les autres et le quatrième ovale; rostre court, recourbé et logé dans un sillon de la poitrine, qui a ses bords dilatés; corselet à angles antérieurs avancés, formant une sorte d'aile de chaque côté; écusson très-grand, arrondi en arrière; corps un peu élevé, les bords de l'abdomen sont dentelés; pattes très-fortes. On ne coiiiiait de ce genre qu'une seule espèce, et elle a été rapportée de la Nouvelle-Guinée parles naturalistes qui faisaient partie de l'expédition du capitaine Duperrey.
Mégymètie DEISTE. Megymenum (lentalum, Guér. Son corps est noirâtre; ses hémélytres sont noirs avec la partie membraneuse blanche, veinée de noir; les antennes et les paltes sont brunes. Taille, dix lignes de longueur sur quatre de largeur.
WÉHEÎNBÉTÈKE.iiOT.C'estainsiqueBauhinanommé le fruit du Canariuin. y. ce mot.
MEHLSPATH. min. C'est le nom que l'on donne vulgairement à un Calcaire corapacle de couleur bleuâtre et jaunâtre.
MEIBOMIA. BOT. Plusieurs espèces placées par Linné dans son genre trop vaste et mal circonscrit des Hedysarum. en avaient été exclues par Heisler, Adanson et Scopoli. Mais ces botanistes n'ayant pas mis assez de précision dans les caraclères dislinctifs du genre Meiboniia, on n'a pas cru devoir l'adopter. UMedysanim Canattense, L., regardé comme type de ce genre, a été réuni par De CandoUe au genre Desmotlium. V. Des-
MODIER.
MEILLAUOCE. BOT. Vieux nom français du Sorgho, d'où sont venus les noms de Milioc et Milloque, que l'on donne encore dans certaines parties du midi de la France, particulièrement dans les Landes, â celte Graminée. V. Mouqee.
MEILLET. POIS. V. C.ESioiv.
MÉIONITE. Mm. Hyacinthe blanche de la Somma , Rome del'Isle. Substance blanche^soluble en gelée dans les Acides, fusible au chalumeau en verre spongieux avec bouillonnement, et cristallisant en prismes droits, à bases carrées, terminées ordinairement par des sommets tétraèdres. La forme primitive adoptée par HaiJy. est le prisme symétrique dans lequel la hauteur est au côté de la base comme 4 est à 9. Ces cristaux sont souvent comme fendillés et serrés les uns contre les autres. Leur cassure transversale est ondulée et brillante. Leur pesanteur spécifique est de 2,012. Ils sont composés, d'après une analyse de Stromcyer, de 41,23 de Silice, 32,72 d'Alumine, 24,24 de Chaux, 1,81 de Soude et Potasse; et par conséquent ils résultent de la combinaison d'un silicate d'Alumine avec un silicate de Chaux. Quelques minéralogistes prétendent que leur formule de composition est la même que celle du Wernérite ou Paranthine, avec lequel ils les confondent en une même espèce : l'analogie complète des formes dans les deux substances vient à l'appui de cette opinion. La Méionite ne s'est encore rencontrée qu'en cristaux allongés ou en grains cristallins dans les roches de la Somma où elle est ordinairement accompagnée de Chaux carbonatée lamellaire. Arfwedson a analysé, sous le nom de Méionite du Vésuve, une substance qui paraît être d'une autre nature, puisqu'il en a retiré : Silice, 58,50; Alumine, 19,35; Potasse, 21,40; Chaux, 1,35; Oxide de Fer, 0,40. Celle-ci a été distinguée de la précédente par la qualification de Méionite d'.-irfwedson.
MÉIOSTÉMONE. Meioslemonis. bot. On se sert de cette épilhète appliquée à un organe lorsque son nombre est comparativement moindre que celui d'un autre; par exemple : les élamines sont Méiostémones quand, dans une fleur, leur nombre est moins grand que celui des pétales; on dit alors plus simplement que les fleurs sont Méiostémones.
MEISCE. BOT. Synonyme de Phaseolus Max, L.
MEISAÉRIE. Meisneria. bot. Genre de la famille des Mélastomacées, institué par le i)rofesseur De CandoUe, aux dépens du genre Rhexia, avec les caraclères suivants : calice à tube globuleux, à quatre lobes lancéolés, acuminés; quatre pétales ovales, à peine mucronulés; huit anthères ovales, à bec tubuleux, dont quatre à connectif long, auriculé vers l'articulation, et quatre à connectif à peine perceptible. Le fruit consiste en une capsule à deux loges, renfermant des semences très-petites, ovalo-triangulaires. Les Meisnéries sont des plantes herbacées, à tiges un peu sous -frutescentes, droites, cylindriques, et faiblement poilues; leurs feuilles sont ovales, aigués, sessiles, à trois nervures ciliées, un peu dentelées; leurs fleurs sont pédicellées, solitaires, alternes dans les aisselles des rameaiix et des feuilles, ainsi qu'au sommet des rameaux. Elles appartiennent au Brésil.
Meisnérie arénaire. Meisneria arenaria, De Cand. Ses tiges et leurs ramifications sont presque cylindriques et hispides; ses feuilles sont légèrement velues; ses fleurs sont purpurescentes, avec leurs pétales apiculés et leur capsule subglobuleuse.
Meisnérie des marais. Meisneria paludosa, De
iitiO
Cand. Ses tiges et leurs ramifications sont télragones et pilosiuscules; ses feuilles sont glabriuscules de l'un et l'autre côté. Dien diflércnle de l'espèce priîcédeote que l'on ne rencontre que dans les lieux arides et sablonneux, celle-ci ne se rencontre que dans les terrains marécageux.
MÉISSNÉRIE. Mei'ssneria. eot. Ce genre de Cryptogames, proposé récemment par le professeur Féedans le supplément à son Essai sur les Cryptogames des écorces exotiques officinales, pour être adjoint à sa tribu des Tripétliéliacées, n'a point paru suffisamment caractérisé pour que les algologues l'aient adopté d'emblée.
MEISTERIA. BOT. (Scopoli.) Synonyme de Pacourina. y. ce mot.
MÉJANE. POIS. Les pêcheurs donnent ce nom aux jeunes Dorades.
MÉLACIINE. BOT. Le genre de la famille des Cypéracées que Schrader (in Schult , Syst. vu, p. 85) avait établi sous ce nom, existait précédemment sous celui de Lamproca/ya. V. ce mot.
MÉLACONISË. MIN. Nom donné par Beudant à une substance noire, terreuse, plus ou moins aggrégée, non cristallisable, très tendre, fusible au chalumeau en scorie noire, donnant au feu de réduction des globules rouges métalliques, attaquable par l'Acide nitrique sans dégagement de vapeurs , composée de 79,83 de Cuivre et de 20,17 d'Oxigène. Cette substance, qui se trouve dans toutes les mines de Cuivre, mais toujours en très-petite quantité, i)araît provenir de la décomposition du Cuivre carbonalé bleu.
MÉLAGASTUE. pois. Espèce du genre Labre.
WELjÏNACRANIS. bot. Pour Melanciunis. V. ce mot.
MELjïNUS. INS. Synonyme de Mélène. V. ce mot.
MÉLAINE. zooL. lUsso donne ce nom à la matière noire que la Seiche déverse dans l'eau, pour se soustraire aux regards de l'ennemi qui la poursuit, et que l'on fait servir à la peinture ù l'aquarelle sous le nom d'encre do la Chine. V. Seicbe.
MÉLALEUQUE. Melaleuca. bot. Genre de la famille des Myrtinées , et de la Polyadelphle Polyandrie, L., composé d'un très-grand nombre d'espèces croissant pour la plupart dans l'Australasie et quelques-unes dans l'Inde. Ce sont des arbrisseaux ou quelquefois de trèsgrands arbres ornés de feuilles persistantes, opposées ou verticiUées, rarement alternes, coriaces, entières, de forme variée suivant les espèces, et de Heurs tantôt disposées en épis cylindriques et terminaux, tantôt, mais plus rarement, solitaires; chacune d'elles offre un calice court, adhérent par sa base avec l'ovaire qui est infère; son limbe est à cinq divisions dressées; la corolle se compose de cinq pétales également dressés dans le plus grand nombre des espèces, et se recouvrant en partie latéralement; les étamines sont fort nombreuses, disposées en cinq faisceaux, dont les androphores sont étroits, plus longs que la corolle, insérés ainsi que celte dernière à un bourrelet jaunâtre, qui tapisse la partie inférieure du limbe calicinal. L'ovaire est infère, à trois loges, contenant chacune un très-grand nombre d'ovules fort petits, cylindriques, attachés à un tropho-
«perme saillant, qui nait de l'angle interne de chaque loge. Le style est simple, cylindrique, plus long que la corolle, terminé par un stigmate très-petit, simple et un peu oblique. Le fruit est une capsule globuleuse ou déprimée, ombiliquée à son sommet qui est couronné ])ar les dents du calice, à trois loges polyspermes s'ouvranten trois valves par son souunet et son axe seulement; ces trois valves restant réunies à l'extérieur par le calice intimement adhérent avec elles, et ne leur permettant pas de se séparer. Chacune de ces valves porte sur le milieu de sa face interne une des cloisons. Les graines sont fort nombreuses, très-petites, cylindracécs et enviionnées d'une sorte de réseau.
Les espèces de ce genre sont, connue la plupart des autres [liantes de la famille des Myrtinées, munies, dans leurs différentes parties, de glandes nombreuses, remplies d'une huile volatile très -odorante. Aussi les Melaleuca sont-ils généralement des ai bres aromatiques. Un grand nombre sont cultivés dans nos jardins. Mais comme ils craignent le froid, il est nécessaire de les abriter dans l'orangerie pendant l'hiver, ^'éaiimoins, dans le midi de la France, plusieurs peuvent être facilement cultivés en pleine tei're.
MÉT.AlEUQUli A FEUILLES DE MiLLEPERTDIS. Mt'/o/eKCO
hj-pericif'olia, .Smith. Cette espèce, l'une des plus communes dans les jardins, et l'une de celles qui y acquièrent la plus grande hauteur, est originaire de la Nouvelle-Hollande. Elle forme un arbrisseau de douze à quinze pieds d'élévation. Ses rameaux sont allongés, grêles, rougeâtres et pendants à leur extrémité. Ses feuilles sont opposées, sessiles, elliptiques, lancéolées, aiguës, entières, glabres, d'un vert glauque; celles qui terminent les jeunes rameaux sont rougeàtres et pubesccutes. Les Heurs sont très -grandes et d'un beau rouge, formant un épi ovoïde, très-dense et pédoncule. Ses fruits sont gros et ouverts dans leur partie supérieure.
Mt.LKLT.yi(ji!t.MioiSBif,Tic.MclulcucaLeHcadendron, L., I.anik., III., lab. 641, lig. 4. Celte espèce croît dans les Indes-Orientales où elle forme un arbre d'une hauteur assez considérable, ayant une écorce noirâtre, subéreuse, des feuilles alternes, lancéolées, Irès-aiguês, entières, marquées de nervures longitudinales, glabres, les terminales sont soyeuses et blanchàires. Les fleurs sont blanches, sessiles, formant des épis très-allongés. On relire, par le moyen de la distillation des feuilles de cetarbre, une liuile volaille fort rare en Europe, mais usitée dans l'Inde, et que l'on connaît sous le nom d'Huile de Cajeput. Elle est très-fluide, transparente, d'une belle teinte verte foncée, plus légère que l'eau, d'une odeur forte, aromatique et non désagréable.
Mélaleuqde a feuilles DE Bruyère. Melaleuca ericœfolia, Sinilh. C'est un arbrisseau d'au moins vingt pieds de hauteur, ayant ses rameaux blanchâtres, ses feuilles éparses, très-rapprochées , linéaires, subulées, glabres, ponctuées, un peu lecourbées; ses fleurs d'un blanc sale, formant de petits épis ovoïdes au sommet des rameaux. Il est originaire de la Nouvelle - Hollande.
MÉLALEUQUE GENTIL. Melolcuca pulcliella , Willd. Joli petit arbrisseau de la Nouvelle-Hollande, ayant ses
rameaux grêles, flexibles et pendants â leur extrémité; «es feuilles sont opposées, très-petites, sessiles, lancéolées, aignes, entières, glabres, ponctuées à leur face inférieure. Les fleurs sont d'un beau rouge carmin, placées isolément à l'aisselle des feuilles, ou réunies de manière à former des é|)is.
JtfÉI.ALEBQUE A FECULES UE DlOSJIA./>/e/a/e«frt /J/OS-
mœfolia, Cavan. Arbrisseau de cinq à six pieds de hauteur, ayant ses rameaux d'un brirn mêlé de blanc; ses fi'uilles petites, marquées d'un rang de points transparents; les Heurs sont pourpres.
On cultive encore dans les jardins un grand nombre d'autres espèces de ce genre; telles sont les Mclaleuca ■ COI ouata, annillaiis, styphelioides , rjnidiœfolia , nodosa , deciissala, myrtifolia, aritjiistifolia, etc. Tous ces arbrisseaux doivent être mis en terre de bruyère pure ou mélangée de terre franche. Pendant riiiver, on doit les abriter dans l'orangerie. On les multiplie, soit de graines que l'on sème au printemps dans des terrines remplies de terre de bruyère, soit par le moyen de boutures, sous châssis, ou de marcottes par strangulation. Ils demandent à être arrosés fréquemment pendant l'été.
MÉI.AMBO. BOT. Écorce amère et résineuse, originaire de l'Auiériiiue méridionale, et que De Candolle suppose provenir d'une espèce du genre Drymis.
MliLAMÈRli. OIS. Espèce du genre Gros-Bec. ^. ce mot.
MÉLAMPE. Mclampus. mou. Montfort a formé sous ce nom, dans sa Conchyliologie Systématique, un genre qu'il a séparé des Auricules. Eamarck l'a d'abord adopté en lui donnant le nom de Conovule, et a fini par réunir lesConovuIesaux Auricules dont elles ne diffèrent pas essentiellement, y. Acricdie.
MÉLAMl'ODIElî. Melampodiiim. bot. Linné a établi ce genre qui appartient à la famille des Synanthérées, Coryndjifèresde Jussieu,et à la Syngénésie nécessaire; et l'a composé de deux plantes dont on a fait des genres séparés. Ainsi \eMcknnpodiiim .Jinencanviii, L., est resté le type de celui dont il est question dans cet article, tandis (|ue le Metampodinm australe, L. et Lœfl., a formé le genre Ceidrospcnnum de Kunth. Le professeur Richard père constitua, dans le .y;-«o/)Sîs de Persoon, un genre Dysodiitiu qui a les plus grandes affinités avec le Melampodiuvi, et qui lui a été réuni par Brown et Kunth; il en a été de même du genre Alcina de Cavanilles. Kunth , en réunissant de même les trois genres, y a formé trois sections, mais sans assigner de caractères à chacune d'elles. Après ces réformes, ou plulôt après ces réunions, voici les caractères qui distinguent essentiellement le yl/e/a Hi/;o(/i««i; involucre à cinq folioles égales; réceptacle convexe, conique, muni de paillettes; fleurs du disque tubulées et mâles; celles de la circonférence en languettes et femelles; akènes sans aigrette, striés, enveloppés d'une foliole eapsulaire. Ce genre ne comprend ((u'un trèspetit nombre d'espèces, toutes indigènes des contrées équinoxiales de l'Amérique. Ce sont des herbes ou des arbustes à feuilles opposées, entières, à fleurs axillaires et terminales, jaunes et solitaires. On cultive avec assez de facilité, dans les jardins de botanique, les Melam-
podiiim longifolium, Willd. ; Melampodium dirai iccilitin, Kunth, ou Dysodinm divaricatuvi, Rich.; et Melampodiiiiii perfolialum , Kunlh, ou Alcina peil'oliula, Cav. Ces plantes y fleurissent sur la fin de l'été.
MÉLAMPRASION. bot. ( Dioscoride. ) Synonyme de Ballola nigra, L.
JIELAMPUS. OIS. (Gesner.) Synonyme de Glaréole tachetée. ^. Gubéoi.e.
MÉLAMPYr.E. Melampynim. bot. Ce genre delà famille des Rliinanlhacées et de la Didynamie Angiospeimie, I... est ainsi caractérisé : calice tubulé, à quatre divisions peu profondes ; corolle lubulcuse , comprimée, à deux lèvres dont la siqiérieure est en forme de casque, repliée sur ses bords ; l'inférieure en gouttièreet trifide; quatre étaminesdidynames; capsule oblongue, obliquement acuniinée, comprimée, à deux loges séparées par une cloison opposée aux valves, et contenant chacune deux graines. Ce genre présente par ses caractères beaucoup d'affinités avec les genres Baitsia et liliiiianlhiis, mais il a un port particulier, qui permet de le distinguer au premier coup d'oeil. 11 se compose d'une dizaine d'espèces presque toutes indigènes des contrées sylvatiques et montueuses de l'Europe. Ce sont des herbes à feuilles simples et opposées; à fleurs situées dans les aisselles des feuilles supérieures, ou disposées en épis terminaux, et accompagnées de bractées. Elles noircissent par la dessiccation encore davantage que les autres plantes de la même famille qui toutes sont sujettes à cet inconvénient.
Mélampyre des champs. Melampynim aivense, L., vulgairement Blé de Vache, Cornette, Rougeole, etc. Il a une tige droite, haute de deux à trois décimèlres, ordinairement rameuse, garnie de feuilles lancéolées, linéaires et pubescentes; ses fleurs sont rouges, mêlées de jaune, disposées en épis terminaux, et accompagnées de bractées d'un rouge de sang, découpées sur les bords en lanières sétacées. Cette plante est commune parmi les Blés et les Seigles; ses graines donnent au pain une couleur noirâtre ; suivant les uns, elles lui communiquent des qualités nuisibles, tandis que, suivant les autres, elles ne l'altèrent en rien. L'abbé Rozier concilie ces opinions opposées en observant que les graines récentes sont encore pourvues de leur eau de végétation, d'où dé|)endent les mauvais efi^ets qu'on leur reproche; elles n'ont au contraire plus rien de malfaisant lorsqu'une parfaite dessiccation a fait disparaître leur humidité. L'herbe du Melampynim arvense est un très-bon fourrage pour les Vaches; mais, d'après les expériences de Teissier, elle vient mal lorsqu'elle est semée seule; il est donc plus convenable, pour la nourriture des bestiaux, de l'airacher soigneusement, d'en purger les Blés à la végétation desquels elle porte un tel préjudice que les cultivateurs italiens la comparent à un feu dévorant, et la désignent sous le nom de Fiamma.
Wélampyre des bois. Melampynim sylvalicum, L. Sa tige est totalement glabre, haute de trois à quatre décimètres, très- rameuse, garnie de feuilles très-entières; les fleurs sont blanchâtres ou jaunâtres, solitaires dans lés aisselles des feuilles. Cette espèce est une de ces plantes qui concourent à caractériser la
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végétation de certaines contrées ; on la trouve en grande abondance dans les bois; c'est une bonne pâture pour les Vaches qui, lorsqu'elles s'en nourrissent, fournissent du lait et du beurre de la meilleure qualité.
MÉLANANTHÈRE. bot. Plante dont les anthères sont noires.
MÉLANCHLÈNES. Melanchlœni. iNS. Ce nom qui signifie Habillé de noir, avait été donné par Latreille à une division des Carabiques comprenant les genres Licine, Harpale et Siagone. F. ces mots.
WÉLANCHRYSE. Melaiiduysum. bot. H. Cassini (Bulletin de la Société Pliilomalique, janvier 1817) a établi ce genre qui appartient à la famille des Synanthérées, tribu des Arctolidées, et à la Syngénésie frus- Iranée, L. Voici ses principaux caractères : involucre cylindracé, composé de folioles sur deux ou trois rangs, un peu inégales, imbriquées, soudées entre elles par la base, et surmontées d'un appendice étalé, linéaire et foliacé; réceptacle épais, charnu, conique, alvéolé, creusé intérieurement d'une cavité où s'insère le pédoncule ; calathide dont les fleurs centrales sont nombreuses, régulières, hermaphrodites; celles delà circonférence sur un seul rang, à corolle tubuleuse en languette dentée au sommet, et parfaitement neutres; ovaires couverts de longs poils capillaires dressés et plus longs que l'aigrette qui est composée de paillettes nombreuses, inégales, linéaires, subulées , finement denliculées en scie sur les bords. Ce genre a de tels rapports avec le Gazania qu'on les a jugés susceptibles d'être réunis. F. Gazanie. Il a pour type une plante que Cassini regarde comme le vrai Gorleria rigens, L., lequel est essentiellement différent de celui qui a été ainsi nommé par Gœrtner, et ((ui forme le genre Gazania ou Mussinia de Willdenow. A cette espèce, l'auteur du genre Melanchrxsum en a ajouté une seconde qu'il a nommée Melanchrxsum spinulosuiii, mais qui pourrait bien n'être qu'une variété de la précédente. Ces deux plantes croissent au cap de Bonne-Espérance; on les cultive dans les jardins d'Europe, à cause de leurs fleurs, les plus belles de toute la famille des Synanthérées, surtout lorsqu'elles sont exposées à un soleil ardent. La calathide du Melanchrxsum spiniitosum est très large, d'une belle couleur jaune orangée; chaque languette a sur sa partie inférieure une grande tache très-noire. Ces plantes se multiplient au printemps par marcottes que l'on sépare en automne de la souche commune, et que l'on met dans un pot rempli de bonne terre légère et placé au soleil : il faut les arroser fréiiuemment pendant l'été, et les conserver dans l'orangerie durant l'hiver.
UÈLmCOmER.Metanconium. bot. {Uiéditiée s.) Ce genre établi par Link, est un des plus simples de cette famille; il ne consiste qu'en des sporidies libres, non cloisonnées, presque globuleuses, qui sortent de dessous l'épiderme des végétaux sous forme pulvérulente. Ce genre diffère donc des Nemaspora par l'absence de substance gélatineuse mêlée aux sporidies, et des Ciyptospoiium de Kunze par ses sporidies presque globuleuses et non fnsiformes ; et enfin des Slilbospoia, dont plusieurs espèces doivent rentrer dans le genre Melan-
coniiim, par ses sporidies non cloisonnées. L'espèce qui a servi de type à ce genre est le Melanconium atnim qui croît sur les jeunes branches mortes de différents arbres, mais plus particulièrement du Hêtre. Kunze et Nées d'Esenbeck ont depuis décrit quelques autres espèces.
MELAiNCORYPHUS. OIS. (Belon.) Synonyme de Bouvreuil commun. F. Bouvreuil.
WÉLANCRANIDE. j1/e/a«craHi«. bot. Genre de la famille des Cypéracées et delà Triandrie Monogynie, L., établi par Vahl (Enumer. Plant., p. 239) qui lui a imposé les caractères essentiels suivants : épis composés d'écaillés imbriquées, qui renferment chacune plusieurs fleurs disposées sur deux rangs; dans chaque fleur on trouve trois étamines, un style à deux stigmates ; akène dépourvu de soies. Ce genre comprend des plantes indigènes du cap de Bonne-Espérance, et placées par Thunberg parmi les Schœnus. Le Scliœniis scariosus de cet auteur peut être considéré comme le type du genre Melancranis. Ce sont des herbes dont le chaume est roide, sans nœuds, trigone vers le sommet ; les fleurs sont réunies en une lête terminale, composée d'épis très-serrés.
MIJLANDRYE. Melandrya. ims. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Hétéromères, famille des Sténélytres, tribu des Sécuripalpes, établi par Fabricius et confondu par cet auteur avec un grand nombre d'autres genres de la même famille. Ce genre, tel liu'il est restreint par Latreille, a pour caractères : pénultième article de tous les tarses bilobé; antennes simples, filiformes ; palpes maxillaires terminées par un article trèsgrand, en hache allongée; corps presque elliptique; corselet trapézoïdal, plus étroit en devant. Ce genre a été le sujet de bien des erreurs, et il a été embrouillé par Olivier, Fabricius, llliger et beaucoup d'antres. Latreille (Nonv. Dict. d'Uist. nat.) entre dans des détails à cet égard qui sont très-propres à éclaircir ce sujet; les voici succinctement : u Hellénius, dit ce savant, dans les nouveaux Actes de l'Académie de Stockholm, année 1786, forma avec deux espèces de Coléoptères hétéromères un nouveau genre qu'il nomma Serropalpus, ù raison des palpes maxillaires dentées en scie. Olivier (Ent. des Col.) l'adopta et le composa aussi de deux espèces dont l'une, le Serropalpe varié, avait déjà été décrite et figurée par Bosc, dans les Actes de la Société d'Histoire naturelle de Paris, et dont l'autre est le Cliiysomela caiaboicles de Linné, rangé alors par Fabricius avec les Hélops (Hetops seiratus). Olivier rapporte par erreur à son Melasis bupi estoides , le Serropalpe poli (lœvigatus) d'Hellénius, et dit ne pas connaître l'autre espèce de cet auteur, le Strié, dont on a fait encore une Mordelle. llliger, dans sa Faune de Prusse et son Magasin Entomologique, regarde cependant le Lymexylon barbu d'Olivier comme synonyme de celte dernière espèce. Les palpes maxillaires, dans la figure du Lymexylon barbu, donnée par le naturaliste français, ont en effet de grands rapports avec celles des Serropalpes; mais on n'y reconnaît point les antennes, le port et la grandeur du Serropalpe strié. Le Lymexylon baibatum de Fabricius, cité par Olivier comme identiiiue, est décrit d'une manière si incom-
plète, qu'il est bien difficile de savoir quel est l'insecte dont il avait parlé, et le sentiment du professeur Helvvigg, qui soupçonnait que c'était le mâle du Lxniexxlon dermestoiiles , parait le mieux fondé; mais nul doute que Fabricius, ayant connu depuis le Serropalpus striatus d'Hellénius, et recevanlde confiance la synonymie d'Illigcr et de Paykull, n'ait présenté, quoique d'une manière inexacte, les caractères génériques de cet insecte, lorsqu'il mentionne son Dirccea barbata. Le genre Serropalpede Kugellan est composé du Lymexylon barbu et du Serropalpe strié d'Hellénius ; quant à l'autre espèce de celui ci, Kugellan la range avec deux Coléoptères {Senopalpiis quaUihiiaciilatus et Seiropaipus fiiscus d'IIliger) dans un nouveau genre, celui de Broutes, très-différent de celui que Fabricius a depuis nommé de la sorte; ainsi que lui il fait un Hélops de la Clirysomèle caraboïde de Linné et d'une espèce très-voisine de la précédente et parfaitement congénère (canaliculatus). Deux Notoxes (dubius et bifasciatus) de Fabricius forment enfin pour Kugellan un genre propre, il/^'s^na^/s. Nous avons, dans nos premiers ouvrages sur l'Entomologie, suivi Olivier; quant au genre Serropalpe, lUiger comprend sous la même dénomination générique les Serropalpes d'Hellénius, les Brontes et les Mfstaxis de Kugellan, et leur associe encore deux Hélops de Fabricius mentionnés plus haut. Paykull, dans sa Faune Suédoise, ne s'éloigne pas à cet égard de son opinion; mais il fait un genre Xylita du Serropalpe poli d'Hellénius, et un autre, celui à'Hypultis, avec le Serropalpe à quatre taches d'IIliger et un îinloxe (bifasciatus) de Fabricius. Fabricius plus tard [Sj-st. Eleuth.) distingue génériquement sous le nom de iUélandryes les Hélops que nous venons de citer, et celui qu'il avait appelé barbatus, mais qui doit y rester ou former un autre genre : tous les autres Serropalpes d'IIliger et le genre Halloinenus d'Helwigg, voisin du précédent, deviennent des Dircées, Dircœa, pour l'entomologiste de Kell. Dufstchmid,dans sa Faune d'Autriche, conserve le genre Hallomène qu'il nomme avec Paykull flallominus , et se conforme pour le reste à Fabricius. »
Les Mélandryes, telles que Latreille les adopte, diffèrent des Serropalpes parce que ceux ci ont les articles des tarses postérieurs simples; le corps cylindrique est oblong, tandis qu'il est aplati dans les Mélandryes; les Orchésies en diffèrent par leurs antennes qui sont en massue et par beaucoup d'autres caractères tirés des palpes, de la forme du corps et des autres parties; les Conopalpes en sont séparés par la forme du corps et par le dernier article de leurs palpes maxillaires, qui est conique et non en haclie; la tête des Mélandryes est inclinée, enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselet; les yeux sont assez grands, arrondis et sans éthancrure; les antennes sont filiformes, de la longueur de la tête et du corselet, ou un peu plus courtes; elles ont onze articles, la plupart obconiques, et sont insérées près de l'extrémité antérieure des yeux; le labre est membraneux, transversal, entier ou légèrement échancré, arrondi latéralement; les mandibules sont cornées, épaisses, courtes, terminées en pointe aiguë, et ordinairement unidcntées en dessous; les palpes maxillaires
sont Irès-grandes et saillantes, de quatre articles, dont le premier plus grand, comprimé, cultriforme; les labiales sont courtes, avec le dernier article un peu plus grand, en forme de triangle renversé ou presque ovoïde; les mâchoires sont terminées par deux lobes membraneux dont l'extérieur, plus grand, se courbe intérieurement sur l'autre; la languette est membraneuse, presque carrée, un peu plus large et plus ou moins échancrée au bord supérieur; le menton est coriace et presque carré, et plus court que la languette; le corselet est en forme de trapèze ou presque demi-cylindrique, incliné sur les côtés antérieurs sans rebords et un peu rétréci aux angles postérieurs ; l'écusson est petit, les élylres sont étroites, allongées et bordées; enfin les pattes sont assez grêles, avec les jambes terminées par deux épines; les tarses sont filiformes, leur pénultième article est bifide à son extrémilié. Ces insectes se trouvent dans les bois; ils se cachent sous les écorces des arbres, dans les parties en décomposition.
Méiakdrye caraboïde. Mclandrxa caraboides, Latreille; Melandrxa serrata, Fabi'.; Seriopolptis caraboides, Oliv. (Col., t. III, n» 57 bis, pi. 1, fig. 1). Elle est longue d'environ un demi-ponce, d'un noir luisant, pointillée, pubescenle, avec les élytres bleuâtres, trèsfinement chagrinées, et ayant des lignes élevées; son corselet est déprimé sur le milieu du dos, avec une impression à chaque côté postérieur; l'extrémité des antennes et des tarses est roussâlre. Cette espèce se trouve en Europe.
MEL.WDRIDM et MÉLANDRYON. bot. On a rapporté le Spirœa Aruncus,\t Lychnis dioica,\e Cucubaliis Behen et le Melampyruni pmtense, à la plante ainsi nommée par Pline.
MELANEA. bot. Lamarck et Persoon ont ainsi altéré le nom du genre Malanea proposé par Aublet. V. Ma-
LANÉE.
MÉLANELLE. Melanella. Bory de S'-Vincent, dans son Système de classification d'une série d'êtres organisés mixtes, végéto-animaux, qu'il réunit sous la dénomination commune de Microscopiques, a créé un genre Melanella, aux dépens des Vibrions de MUller et qu'il compose de trois espèces ; l'ibrio lineola, Vibrio ritgula, Fibrio spiruUum, auxquelles il adjoint encore le Monas punctiim, du même observateur.
MÉLANERPE. Melanerpes. ois. Swainson a établi ce genre de l'ordre des Zygodactyles, de la méthode de Temminck, aux dépens du genre Picus des auteurs, et en a considéré comme type le Picus melanopogoii, dont il a aussi changé le nom spécifique contre celui de Melanerpes forviicirorus. Depuis une autre espèce y a été ajoutée par Ch. Bonaparte, prince de Canino ; c'est le ficus meropirostris de AVagler. V. Pic.
MÉLANIDES. Melauides. moll. Famille que Latreille a proposée pour réunir plusieurs genres qui avoisinent assez les Mélanies, et qu'il met en contact avec elles ; ce sont les suivants : Phasianelle, Mélanie, Mélanopside, Pyrène et Planaxe. Cette famille ne répond pas entièrement aux Mélaniens de Lamarck; on y trouve de plus les genres Phasianelle et Planaxe : peut-être ce dernier n'est- il pas dans ses rapports naturels. Les Phasianelles sont très-voisines des AmpuUaires, près des-
quelles Cuvier cl BlainviUe les ont conslamraeiU placées. Latreille donne les caractères suivanls à la famille des Mélanides : les bords de l'ouverture de la coquille sont désunis, le droit s'élève au-dessus de la cohimelle, et laisse entre elle et lui un vide formant un angle. Celte coliimelle n'offre ni plis ni dentelures.
MÉLANIE. Melania. bot. Genre de Mousses, institué par Bridel, dans la famille des Bryacées, avec les caractères suivants : coiffe allongée, conii|ue, perforée du sommet jusque dans le pédoncule; sporange terminal, subapopliysé, subliorizontal; opercule convexiuscule, acuminé; péristome simple, à seize dents placées à égale distance, aiguës, solides, presque conniventes. Ce genre ne paraît pas différer de celui dont le même auteur a donné les caractères sous le nom de Catascopiuin. Les Mélanies se trouvent dans les vallées boisées et subalpines de l'Europe méridionale, où elles forment des gazons vivaces.
MÉLANIE. Melania. sioll. Genre de la famille des Mélaniens de Lamaick, et des Conchylies de Cuvier. Lister avait placé, depuis fort longtemps, les Mélanies avec les Limnées dans les Buccins d'eau douce; mais il les avait séparées d'après leur analogie de forme, sans pourtant changer leur dénomination. On voit, par les planches 108 à 124 de son grand ouvrage, qui ne présente que des Mélanies et quelques lUélanopsides, qu'il avait fort bien saisi les caraclèies d'ensemble de ces Coquilles, qu'il avait séparées des Coquilles terrestres, avec lesquelles, plus taid, on les confondit. Ce genre, dont on ne connaît qu'imparfaitement l'aiiatomie, peut être caractérisé ainsi : animal trachélipode, diolque, ayant le pied frangé dans sa circonférence; deu.\ tentacules filiformes; les yeux à leur base externe; un mufle proboscidiforme; coquille turriculée, à ouverture entière, ovale ou oblongue, évasée à sa base; columelle lisse, aiquée en dedans; un opercule corné. Les Mélanies sont toutes des Coquilles d'eau douce des pays chauds. On ne les trouve plus vivantes en France, quoiqu'elles y aient vécu autrefois en très-grand nombre. Les dépôts coquillers, soit lacustres, soit marins, en offrent un giand nombre d'espèces; <iuelques-iines, d'après leur gisement, leur abondance et leur constance dans les terrains marins, semblent avoir vécu dans un Huide salé avec un grand nombre de genres essentiellement marins. Ce fait, qui a porté quelques personnes à établir des hypothèses sur la salure moins grande de la mer, à une époque très-reculée, celle ofl se déposaient les fossiles des environs de Paris, n'est pas suffisant pour prouver cette opinion. On trouve en effet dans la Méditerranée une petite Coquille brillante, dont l'analogue fossile existe en Italie (Hélix subiila de Brocchi), qu'on ne peut, d'a|)rès la co(|uille, rapporter qu'au genre Mélanie, et qui, d'après l'animal, pourrait être un autre genre. A cette espèce pourrait se rattacher un certain nombre de celles des terrains marins : il serait donc essentiel de pouvoir en étudier l'animal. Le genre Rissoa, qui est établi depuis peu de temps, était placé parmi les Mélanies, et comme il est marin, il a pu contribuer à former l'opinion qui vient d'être rapportée. Ce genre Rissoa a été considéré par Férussac comme sous-genre des Paludines, et il le place près
des Mélanies. BlainviUe l'admet comme genre, et le place à la suite des Mélanies. Si l'on convient de conserver ce genre, qui, de l'aveu de BlainviUe lui-même, est assez artificiel, il serait assez convenable aussi d'en établir un pour la Melania voslellata, qui n'est point une véritable Mélanie, ni un Rissoa, et pour la Melania uiarginutu, qui se trouve dans la même circonstance. Il faut faire de ce genre comme de celui des Kériles, qui a des espèces lacustres et d'autres marines dont on avait essayé de faire des genres distincts, et qu'on est forcé aujourd'hui de réunir. Deshayes a proposé, dans son ouvrage sui' les Fossiles des environs de Paris, de diviser les Mélanies en quatre sections : il en a ensuite ajouté une cinquième polir des espèces dont le tyjte ne s'est point encore trouvé fossile.
■f Espèces ovales, subturriculées.
MÉI.A1V1E TniARE. Melania Amaruki, Lamk.; Hélix Amarula, Lin.,GmeI. ; Buccinum Jmaruta, MUll., Encycl.,pl. 458, fig. 6, a, b. Cette espèce est une des plus communes dans les collections; elle se trouve en abondance à l'Ile-de-France, à Madagascar et dans l'Inde; elle est toute noire, courte, ovale ; ses tours sont marqués par une rampe couronnée d'épines assez longues.
tf Espèces allongées, turriculées.
Mélanie tronquée. Melania tiuucalu, Lamk.; Bhlimns aler, Eicbard, Encycl., pi. 438, fig. S, a, b. Grande et belle espèce de Mélanie, peu rare, dont le sommet est presque toujours tronqué, comme celui du BiiliiHHs decollaius; elle est toute noire, fortement stiiée en travers; ces stries sont coupées perpendiculairement par des côtes longitudinales, qui ne descendent que vers le milieu des tours. Elle se trouve à la Guiane.
Mélanie sodiilée. Melania inquinata, Dcsf.; Cerithium melanoides, Sowerby, Minerai. Conchol., pi. 147, fig. 6, 7. Elle se trouve vivante à Java, et fossile aux environs d'Épernay.
•j-j-t Espèces dont l'angle inférieur est détaché.
Mélanie A i'etites côtés. Melania coslellata, Lamk. Espèce que l'on ne connaît que fossile aux environs de Paris, à Valognes et à Ronea dans le Vicentin ; elle offre un assez grand nombre de variétés.
•ff-lf Espèces qui ont l'ouverture bordée.
Mélanie bordée. Melania marginata, Lamk.; BuliiHHs turricula, Bruguière; Encycl. méth., p. 324, n» 44. D'après Bruguière, cette espèce se trouverait en Piémont; elle est fort abondante aux environs de Paris.
ttttt Espèces qui ont le bord épaissi, non bordé, avancé au dessus du plan de l'ouverture.
Cette section correspond au génie Rissoa des auteurs; elle contient des Coquilles maiines vivantes et fossiles. Il existe une monographie de ce genre par Freminville.
Mélanie aigbe. Melania acula, Freminv., Monog. insérée dans le iNouv. Bullet. de la Soc. Philomatique, t. IV, 11" 70, pi. 1, fig. 4.
MÉLANIENS. aoLL. Cette famille, créée par Lamarck, d'abord sous le nom d'Auriculacées,dans la Philosophie Zoologique, parce qu'il y avait joint les Auricules, a été reproduite par lui dans l'Extrait du Cours et dans
rilisloiie lies Animaux sans verUMMCS, sous la liénoniinalioii de Mélaniens; il y réunit les trois genriis Mélanie, Mélanopside et Pyrène. f. ces mots.
MÉLANIS. REPT. Espèce du genre Vipère.
MÉLANISME. ïooi. Sorte de maladie qui affecte les animaux sans qu'elle paraisse leur occasionner d'accablement sensible. On voit dans les animaux qui en sont atteints la couleur du pelage se foncer et même passer au noir absolu. Le Mélanisme est la maladie inverse de l'albinisme, qui produit les Albinos : elle attaque plus particulièrement les animaux à l'état de domesticité.
MÉLANITE. Min. Nom donné à une espèce de Grenat, de couleur noire, à base de fer et de chaux. V. Grenat.
MÉLANITIDE. Melanitis. iris. Ce genre de l'ordre des Lépidoptères diurnes, établi pai' Fabricius et réuni par Latreille au genre Biblis, en a été distrait et rétabli par Boisdnval qui s'est convaincu, par une étude sévère de la chenille, que le genre de Fabricius ne peut même point appartenir à la tribu des Biblides. Voici comment Boisdnval décrit ces chenilles qui ne sont point épineuses : tête munie de deux épines en forme de corne; extrémité postérieure se terminant par deux appendices allongés en forme de queue, et un peu relevés. Les caractères génériques de ces insectes à l'état parfait, sont : tête aussi large que le corselet; yeux gros et saillants; palpes velues, écartées : le deuxième article arrivant au niveau duchapeiou, elle Iroisièrae tout à fait droit ; antennes grêles, assez longues, terminées Insensiblement en une massue peu prononcée; corselet médiocre; abdomen assez allongé, mais plus court que les ailes inférieuies ; ailes supérieures allongées et dentelées, les inférieures offrant plusieurs dents, dont une ordinairement plus saillante. Les insectes de ce genre ont leurs couleurs peu brillantes, le dessous de leuis ailes est d'une teinte sombre. Ils habitent l'Inde et son archipel.
MélksitibeLkïs. Melanitis Lais, Fabric, Cram., pi. 110, fig. A, B. Les quatre ailes sont en dessus noires, avec de larges raies ou bandes longitudinales d'un bleu tirant un peu sur le verdàtre, et chacune de ces bandes plus ou moins longues, se termine par un point blanc; le frein de l'aile supérieure est marqué d'un Irait verdàtre et la bande qui le suit est inteirom|)ue par une ligne transversale de la même couleur que le fond; les ailes inférieures ont trois lunules et deux taches carrées, immédiatement en dessous des bandes; le dessous est brun noirâtre, vermicelle de brun; les quatre ailes ont en outre, vers le sommet, des lignes de points et de traits d'une nuance plus claire. Taille, deux pouces et demi. De Java.
MELANIUM. BOT. Sous ce nom, Dalécharap désignait autrefois le f^iola calcarata, et De Gingins {in De Cand.Prodr.,], p. 301) s'en est servi pour unesection du genre Fiola, qui comprend les Violettes tricolores des anciens (/^. Violette). Une plante de la Jaraaïi|ue a aussi reçu le même nom de Patrice Browne; mais Linné en a fait une espèce de Lythnim. Selon Jussieu, elle doit plutôt être rapportée au genre Paisonsia. V. ce mot.
MELANIUS. INS. Le genre institué sous ce nom, par
Bonelli, dans la famille des Carnassiers, a élé réuni par Dejean à son genre Féronie.
MÉLANOCARPE. BOT. C'est-à-dire plante dont les fruits sont noirs.
i\IÉLANOCÉPHALE. ois. Synonyme du Turdoïde Cap- Nègre. V. Merle. C'est aussj le nom d'une Fauvette, anciennement appelée Melanocoiyplws, nom que Belon a improprement rapporté au Bouvreuil. P'. Sylvie.
MÉLANOCllIiOlTE. iwin. Substance minérale trouvée dans le voisinage de Beresow aux monts Durais, où elle est disséminée dans une gangue calcaire renfermant aussi de la Vauquelinite, du Plomb phosphaté, du Plomb sulfuré et du Quartz. Sa couleur est un rouge qui varie entre celui de la cochenille et celui de l'hyacinthe; elle est ou compacte ou cristallisée en petits rhomboïdes entrecroisés ; son éclat est un peu gras; elle est translucide sur les bords ; sa poussière est d'un rouge de brique; sa pesanteur spécific|ue est 3,75; au chalumeau elle est fusible sans addition; sur le charbon elle donne une masse foncée, qui prend une structure cristalline en refroidissant Elle est composée de : oxide de Plomb 77, et Acide chromi(|ue 25. On doit donc considérer le Mélanochroïle comme un véritable Plomb chroma té.
MÉLANODENDRE. Mclanodenilion. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Astéroïdées, établi par De Candolle, aux dépens du genre Solidago, de Koxbourg, avec les caractères suivanls ; capitule mulliUore, hétérogame; Beurs du rayon femelles, étroitement ligulées, disposées sur trois ou cinq rangs: celles du disque hermaphrodites, tubuleuses, à cinq dents; réceptacle plan, ébractéolé, faiblement alvéolaire; involucre formé de plusieurs rangs d'écaillés imbriquées, lancéolées, acuminées, un peu plus courtes que le disque; stigmates exsertes; anthères mutiques à leur base; akène sans bec, comprimé, tétragone et glabre; aigrette formée d'un rang de soies presque scabrcs.
Mélmvouenuue A feuilles Et<T\tRES. Melanodendron inletjrifolium, De Cand.; Solidago integiifolia, Roxb. C'est un arbre élevé, très -glabre, à feuilles alternes, oblongues, très-entières, atténuées à leur base, obluses et coriaces; ses capitules sont nombreux, pédicelléset disposés en large corymbe; ses fleurs sont blanches. De l'île de S'o-Hélène.
MÉLANOGASTRE. Melanogaster. bot. Genre de Champignons de la famille des Gastéromycètes, établi par Corda et auquel Bosc a aussi donné le nom de Hypeirhiza. Caractères : péridion subéreux, irrégulièrement déhiscent et solide à rintérieur;péridiolesoblongs, contournés et réunis en forme de boudins; sporidics qui se résolvent en poussière et se nichent entre les péridioles. Ces Champignons sont épigés, presque globuleux, présentant à l'extérieur un tissu fibreux, dont les fibrilles se réunissent souvent par leur extrémité inférieure en une sorte de queue ou de pied qui sert de support à toute la plante. On les trouve en Europe.
WÉLANOIDE. HOLL. K. Mélanopside.
MÉLANOLOMË. Melanoloma. bot. Cassini a proposé sous ce nom un genre qui apiiartient à la famille des Synanthérées, tribu des Centauriées, et à la Syngénésie frustranée, L. Voici les principaux caractères qu'il lui
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a assignés : involucrc ovoïde, formé d'écaillés imbriquées, appliquées, coriaces, les intermédiaires oblongues, munies sur chaque côlé d'une bordure linéaire, frangée, sca rieuse, noire, et surmontées d'un grand appendice étalé, coriace, à pinnules filiformes, roides et ciliées; réceptacle plan, épais, cliarnu, garni de paillettes; calalbide composée au centre de fleurs nombreuses hermaphrodites, et à la circonférence d'un seul rang de fleurons neutres, dont les corolles ont le limbe très-grand, divisé en deux segments, l'intérieur quadrifide, l'extérieur bifide ou indivis; dans les fleurons du centre, l'ovaire est oblong, comprimé, surmonté d'une aigrette semblable à celle des autres genres de la tribu, avec une petite aigrette intérieure. Ce genre est établi aux dépens du Centaurea de Linné, dont il ne doit former qu'une simple section ; il est intermédiaire entre le Cyanus et le Lepteranihtis, qui ont également été constitués sur des espèces de Centaurées, et n'eu diffère même essentiellement que par de légères nuances de formes dans la structure des folioles de l'involucre. Le Centaurea pullahi, L., en est le type, sous le nom de AJelaiioloma humilis. Cassini en décrit une seconde espèce sous le nom de Melanoloma excelsior, dont la patrie est inconnue.
MÉLANOMPHALE. bot. (Renaulme.) Synonyme d'Or- 7iilliogaliim Arabicum, L.
MÉLANOPHORE. Melanophora. i?is. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Meigen, et ayant pour caractères : cuillerons grands, couvrant la majeure partie des balanciers; ailes écartées; antennes guère plus longues que la moitié du devant de la tête, contigues à leur l)ase, et terminées par une palette presque lenticulaire. Ces Diptères diffèrent des Phasies, qu'ils avoisinent le plus, parles antennes qui sont écartées à leur naissance et presque parallèles dans ces dernières. Us s'éloignent des Mouches proprement dites parles antennes qui, dans celles-ci, sont beaucoup plus longues; les Lispes en sont distinguées parce que leurs ailes se croi- .sentsur le corps. Enfin les Ochtlières en sont séparées par leurs cuillerons très-petits et laissant à découvert la plus grande portion des balanciers. Les antennes des Mélanophores sont conliguës à leur naissance, divergentes, guère plus longues que la moitié de la face antérieure de la tête, et composées de trois articles dont le dernier, en palette presque lenticulaire, supporte, vers la base , une soie courte. Les ailes sont écartées. Le vertex présente trois yeux lisses, très-petits et peu apparents, rapprochés en triangle. Ces insectes voltigent sur les murs et les pierres exposés au soleil; leur vol s'exécute par sauts. On les rencontre aussi quelquefois sur les fleurs. Le nom de ce genre vient de deux mots grecs, qui expriment que ces Diptères portent une livrée noire; on en connaît un petit nombre d'espèces, dont la principale est le Mitsca carbotiaiia de Panzer (Faun. Ins. Germ., fasc. 34, tab. 15). On doit rapporter aussi à ce genre le Miisca grossificationis, Lin ; Mitsca, n» 1, Geoffroy; Musca ruialis, Fabr.
MÉLANOPHTHALME. Melanophllialmum. bot. Ce genre de Lichens, établi par Fée dans le groupe des Squammariées Ëpipbylles, renferme plusieurs petites
plantes fort curieuses, très- distinctes du reste de la famille. Ses caractères sont d'avoir un Ihallus orbiculaire, cl'ustacé, sans lobe et inégal; apolhécions tubercules, noirs, brillants, réunis au nombre de quatre à six vers le centre, mais toujours distincts. Les Melanophthahinim forment, sur les feuilles vivaces de divers arbres exotiques , des groupes nombreux. Les Ihallus naissent distincts les uns des autres, mais avec l'âge ils se réunissent et sont confluents; leur dimension n'excède guère une ilemi-ligne de diamètre. Les apothécions ont la forme d'une verrue; jamais on ne les trouve vers les bords de leur support, mais bien au centre où ils se pressent sans se réunir. Lorsque leur sommet est tombé, ils ne sont plus distincts et ne présentent à l'œil qu'une surface rugueuse, de couleur noire. Fée a figuré dans son Essai sur les Cryptogames des Écorces exotiques officinales, lab. 11, f. 2, le Melaiioplilluilmum Anliltaruvi, F., à thallus crustacé, orbiculaire, d'un vert jaunâtre, à superficie rugueuse, ù apothécions réunis au centre, un peu comprimés et très-noirs. Fée Ta fréquemment trouvé sur les feuilles de plusieurs arbres des Antilles et de Saint- Domingue.
MÉLANOPS. OIS. Espèce du genre Philédon. ^. ce mot. Le même nom a aussi été donné à une espèce peu commune du genre Faucon, ainsi qu'à un Merle et un Mouclierolle. /'. ces mots.
MÉLAKOPSE. MOU. r. MÉIAWOPSIDE.
AlÉLANOPSIDE. Melanopsis. moi.i. Les Coquilles qui font aujourd'hui partie du genre Mélanopside, étaient, pour la plupart, connues des anciens conchyliologues ou de ceux de l'époque vers laquelle Linné a donné les dernières éditions Au Systema Nalurœ, en joignant toutefois aux Mélanopsides les Pyrènes de Lamarck, comme Férussac, dans ces derniers temps, a proposé de le faire encore. On en trouve quel(|ues espèces figurées dans Lister parmi les Buccins d'eau douce, avec un assez grand nombre de Mélanics. Linné les a confondues toutes avec les Strombes, les Buccins et même les Murex, ce que Gmelin et Dihvyn ont également fait. Bruguière en a mis partie dans les Bulinies, partie dans les Cérites. C'est à Férussac père que l'on doit l'établissement de ce genre assez nombreux en espèces; il peut être caractérisé de la manière suivante : animal dioïque, spiral, trachélipode; le pied court, arrondi, pourvu d'un opercule corné; la tête munie de deux gros tentacules coniques, assez peu allongés, incomplètement contractiles, portant les yeux sur un renflement assez saillant, situé à leur base externe; la bouche à l'extrémité d'une sorte de mufle proboscidiforme; la cavité respiratricc aquatique, contenant deux peignes branchiaux inégaux et se prolongeant en un tube incomplet à son angle antérieur et externe; coquille allongée, fusiforme ou conico cylindrique, à sommet aigu; tours de spire plus ou moins nombreux, le dernier ayant souvent les deux tiers de la longueur totale; ouverture ovale, oblongue; cclumelle calleuse, supérieurement tronquée, séparée de la lèvre droite, à la base, par un sinus peu profond: une callosité plus ou moins considérable ou un sinus à la réunion de la lèvre droite sur l'avant-dcrnicr tour.
i Es|iècps tiiniciilées; un sinus stir le bord droit. Les Ptrènes.
Méianopside térébrale. Melanopsis atra , Fér.; Sliombiis ater, Lin.; Cerilhium alrtim, Brnfiuière; Pyrena teiebiatis , Lamk. Grande et belle Coquille lurriculée, lisse et toute noire; l'ouverture est d'un Manc roussâtre en dedans; elle vit aux Grandes- Indes.
Mélanopside épineuse. Melanopsis spinosa, Fér.;
Bucciimmflnminetim, Gm.; Pyrena spinosa, LiaiV..
Elle est armée de tubercules épineux. On ne l'a encore
rencontrée qu'à Madagascar.
tt Espèces ovales; une callosité coluniellaire. Les
Mélakopsides.
Mélanopside ecccinoide. Melanopsis huccinoidea, Fér.; Melania buccinoidea, Olivier, Voy. au Lev., pi. 17, fig. 8; Eulimus antiililuviauns, Poiret; Biilimiis prœiosus, Brug. Espèce très-commune et trèsvariable, qui se trouve vivante en Espagne, en Grèce, en Perse, et fossile en France, aux environs de Paris, en Angleterre, etc.
Méianopside akciliaroide. Melanopsis ancillaroides, Desb. Cette Coquille est voisine de la précédente pour ses rapports; elle s'en dislingue cependant par la manière dont les sutures sont couvertes, par un dépôt calcaire poli, semblable à celui des Ancillaires. On la trouve fossile, aux enviions de Meaux; clic est de même taille que le Melanopsis buccinoidea.
MELANOPSIDIUM. BOT. Gels et Poileau ont tour à tour donné ce nom à des genres de la famille des Rubiacées, qui n'offraient entre eux que de faibles points d'analogie; l'un a été reconnu pour ne point différer du genre Billiolia de De Candolle et l'autre est le même que le genre Alibcrtia, précédemment établi par Richard, dans les Mémoires de la Soc. d'Hist. natur. de Paris, 5, p. 254.
MÉLAiNORRHŒÉ. Melanorrhœa. Sot. Genre de la famille desTérébinlbacées, et de la Polygamie Diœcie, L., institué par le docteur Wallicb (PI. rar. As., t. ii, p. 12). Caractères : calice calyplréacé, caduc, composé de cinq sépales nervures et adhérents en forme de valves; cinq pétales imbriqués avant l'épanouissement, persistants, s'élargissant inférieureiiient,sous le fruit; étainines distinctes, insérées sur un torus convexe; un seul pistil; ovaire obliquement lenticulaire, stipilé, à une loge, à un spore; ovule suspendu au moyen d'un cordon libre, funiculaire, s'élevant du fond de la loge; style latéral au sommet de l'ovaire; stigmate petit et convexe; fruit indéhiscent, coriace, déprimé, réniforme, oblique, pédicellé, pourvu d'un involucre corollin Irèsgrand, étalé en étoile; semence exalbumineuse et décombante; cotylédons épais et charnus; radicule latérale, ascendante et repliée dans la commissure des cotylédons.
Mélasorrhoeé utile. Melanonhœa nsitata, Wall. C'est un arbre remarquable non-seulement par l'utilité de ses produits, qui consistent en vernis précieux, exsudant de son écorce, mais encore par la beaulé de son feuillage et de ses Heurs dont les pétales sont perslslanls, et prennent un grand accroissement après la floraison. Cet arbre croît en divers pays de l'Inde, no-
tamment dans le royaume de Maiilpour, empire des Birmans, et sur la côte Tenassérim.
JIÉLANOS. zooL. Desmarest propose ce nom , par aiiliphonie à Albinos, pour désigner les animaux devenus noirs, lorsque le noir ne forme pas la couleur de leur espèce. Les Chats, les Chiens, les Lapins, les Moutons, les Bœufs, les Souris, les Rats, le Daim parmi les Mammifères, la Poule, le Canard, le Pigeon, le Faucon, l'Alouette, l'Ortolan, le Moineau, le Pinson, le Chardonneret, le Bouvreuil, parmi les Oiseaux, présentent des individus Mélanos.
MELAKOSELINUM. bot. Genre de la famille des Ombellifères et de la Penlandrie Digynic, L., établi par Hoffmann (Umbellif. Gcner., p. ISO) qui lui a donné pour principaux caracUrcs : involucre général, dont les folioles sont larges, lancéolées, cunéiformes et triiîdes; involucres partiels à folioles lancéolées; calice à cinq dents aiguts; pétales obcordés, crénelés et onguiculés, munis d'une laciniure courte, acuniinée et oblique; akènes comprimés, ovales, oblongs, hérissés de poils, à trois côtes saillantes et bordés d'une large aile membraneuse. Ce genre, dont l'admission n'a pas été universellement consentie, est fondé sur une plante dont on ignore la patrie, et qui a été décrite et figurée par Wendiand (Sert. Hannov., p. 23, t. 15), sous le nom de Selinnm decipiens. Sa tige estinférieurement ligneuse, nue cl de la grosseur du pouce. Ses feuilles, analogues à celles de l'Angélique, sont grandes, bipinnées, composées de folioles lancéolées, dentées en scie, la terminale incisée. Les rameaux et les pétioles engainants de cette plante sont couverts de poils roides et rares.
MÉLANOSINAPIS. bot. De Candolle (Syst. f'egel. Nat., 2. p. G07) nomme ainsi la première section du genre Sinapis, qui est caractérisée par sa silique cylindrique ou légèrement létragone, son style court, iietit, et non en forme de bec. Le Sinapis nigia, ou la vraie Moutarde, en est le type. F. Mootakde.
MÉLANOSPERME. Melanospermus . bot. On désigne ainsi tout végétal dont les graines sont noires.
MÉLANOSTICTE. Melanosticta. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., établi par le professeur De Candolle (P/orf/OHi. Sfst. Fegel., t. ii, p. 485) qui lui a imposé les caractères suivants ; calice composé de cinq sépales presque égaux, glanduleux extérieurement, réunis à la base et formant un tube court et persistant, libres et caducs à leur partie supérieure; cinq pétales presque égaux, elliptiques, rétrécis à la base, et de la longueur du calice; dix étamines libres, dont les filets sont garnis inférieurement de poils rameux; l'ovaire est comprimé, ovale, oblong, hérissé ; il renferme quatre ovules. Ce genre, voisin du Pomaria de Cavanilles, fait aussi partie de la tribu des Cassiées. Le Melanosticta BMT-c/ieWiïjDC, /oc. ciV., et Mémoires sur les Légumin., XII, t. 69, est un petit sous-arbrisseau qui a été découvert au cap de Bonne-Espérance par Burchell. Ses racines sont fasciculées ; les unes cylindriques, les autres grosses et tuberculeuses. Les feuilles sont bipinnées; les pinnules à deux rangs, composées de six à huit folioles, plus une pinnule terminale allongée et à seize
folioles. Elles sont accompagnées de stipules pinnatifides; et les fleurs forment des grappes allongées. Le nom générique de Melanosticta a été donné à celte Léguraineuse à cause des points noirs glanduleux, qui se trouvent à la surface du calice et des folioles.
MELANOSTROMA. BOT. Le genre de Champignons établi sous ce nom pai' Corda, a été réuni au genre Stietis de Persoon. y. SiiÉTriE.
MÉLANOTE. Mvtanotiis. ins. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Feronides, établi par Dejean qui lui assigne pour caractères : antennes plus courtes que la lête et le corselet réunis, composéesde onze articles dont le premier, légèrement arqué et cylindrique, est aussi long que les trois suivants réunis, les deu.xièmeet troisième obconiques, les suivants larges, presque égaux, légèremcnl compiimés, le dernier terminé en pointe; tète triangulaire; mandibules peu avancées et peu aiguës; palpes peu saillantes, avec le <lernier article assez allongé; corselet assez court et presque transversal; élytres parallèles, peu allongées; pattes assez courtes; jambes antérieures fortement échancrées intérieurement; les deux premiers articles des tarses antérieurs légèrement dilatés dans les mâles.
Mélaivote a pattes iMitii.s.iMelauolHsflacipes, Dej. La lête est noire, avec une tache rougeâtre, peu distincte entre les yeux; lèvre supérieure d'un brun noirâtre, avec les bords roussàlres; corselet noir, avec une faible ligne longitudinale et deux impressions transversales; écusson lisse et triangulaire; élytres plus larges que le corselet, parallèles, striées; dessous du corps d'un brun noirâtre; pattes d'un jaune lestacé. Taille, cinq lignes. Buenos Ayres.
MÉLAKOTE. ois. Espèce du genre Gros-Bec, qui a les oreilles et une partie du dos noires. F. GrosBec.
MÉLANOTllÈOUE. Aleliinollteca. bot. Dans le supplément à son Essai sur les Cryptogames des écorces officinales, le professeur Fée a proposé l'érection de ce genre pour une espèce qu'il avait placée d'abord dans son genre Tripetheliiim et à laquelle il en a ajouté une seconde inédite. Les caractères du genre nouveau ont paru généralement peu suffisants.
MÉLANOURINE. zooL. Braconnot donne ce nom à une matière animalisée, noire, qu'il a trouvée en suspension dans de l'urine rendue par un malade hydropique.
MÉLAKOXYLE. Melanoxylon. roT. Ce genre, institué parSchott, pour un arbre très-élevé, qu'il a observé dans les forets vierges du Mexique, appartient à la Décandrie Monogynie et vraisemblablement à la famille des Légumineuses; il a pour caractères : calice composé de cinq sépales, concrets ù leur base; corolle de cinq pétales presque égaux; élamincs velues, terminées par des anthères déhiscentes longitudinalement. Le fruit consiste en un légume comprimé en faux; il renferme, implantée dans chacune des cavités transversales, résultantes des intervalles des nœuds, une semence enveloppée d'une arille prolongée en forme d'aile.
MÉLANOXTi.EBR\iiNA.il'/e/o«o:r//oMBraMna, Schott. Son tronc est revêtu d'une écorce brune ; ses feuilles
sont imparipinnécs, à folioles oblongues-lancéolées cl velues en dessous; les Heurs forment par leur réunion des grappes paniculées ; le calice est couvert d'un duvet ferrugineux.
MELANSCUÈNE. bot. Mot sans dimte dérivé de Melanoschenos emi)loyé par Micheli pour désigner une espèce du genre Sclicenus, à Heurs noires ou noirâtres, r. Choin.
MÉLANTÉRIE. Jim. Beudant appelle ainsi le Fer sulfaté, qui accompagne quelquefois les Pyrites et qui provient de leur décomposition.
MÉLANTIIACÉES. Mclanlhaccœ. bot. La famille de plantes, ainsi nommée par Robert Brown, est la même que celle que De Candolle avait antérieurement appelée Colcliicacées. K. ce mot.
MÉLANTHE. bot. Même chose que Mélanthier. K. ce
MÉLAINTHÈRE. Melanthera. noT. Genre de la famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., publié en 1792 par Von Rohr, repi'oduit en laoô par Richard et Michaux, sous le nom de Melaiianthera, et formé sur une plante que Dillen, Linné et P. Browne avaient placée successivement dans les genres Bidcns, Calea et Jtiiclliis. R. Brown, Cassini et Kunlh, ayant examiné plus récemment la structure de cette plante , il résulte de leurs observations (pie le genre en question mérite d'être adopté, et qu'il se distingue par les caractères suivants : involucre convexe ou turbiné, formé de folioles ù peu près sur deux rangs, appli(|uées et ovales; réceptacle convexe, garni de paillettes oblongucs, lancéolées et embrassantes; calathidc composée de Heurs nombreuses, régulières, hermaphrodites, dont les corolles sont blanches, à tube court et à limbe divisé eu cinq segments hérissés de papilles sur leur face supérieure; anthères noirâtres, surmontées d'un appendice blanc; nectaire lubulé; akènes plus ou moins comprimés des deux côtés, élargis de bas en haut, tronqués au sommet, glabres, couronnés par une petite urcéole orhiculaire, occupant le centre de la troncature, et par une aigrette composée d'environ cinq à dix paillettes inégales, filiformes, courtes, légèrement plumeuses, paraissant articulées sur un rebord très-court, épais et dentelé. Ce genre a été placé ftîir Cassini dans la tribu des Hélianthées prototypes, ce qui l'éloigné un peu des BUleus et Calea, avec lesquels on l'avait d'abord confondu. On en connaît trois espèces, toutes indigènes de PAmérique méridionale et septentrionale, et que I'oti cultive en Europe dans les jardins de botaniciue. Celle qui doit être considérée coiinne type du genre, a été désignée par Kunth (Nov. Gen. et Sp. Plant, œq., t. iv, p. 199), sous le nom <lc Melananlhera Linnœi, et par Cassini sous celui de Melanlhera nrticwfolia. C'était le Calea aspera de Jacquin, le Bidens nicca de Swarlz, Willdenow. De Candolle, etc. Cette plante est herbacée; elle a la tige haute à peu près d'un mètre, dressée, rameuse, striée, garnie de feuilles opposées, pétiolées, ovales, acuminées, dentées en scie, scahres et d'un vert cendré. Les calathides de fleurs sont blanches, solitaires au sommet de longs pédoncules ordinairement à l'extrémité des rameaux.
La plante qui élail nommée Chatiakelle dans l'Iierl)ier de Surian, et qui a été rapportée an Bidens ni'vea, forme le type d'un genre nouveau, établi par Cassini sous le nom de Chyiodia. Cet auteur a encore proposé le genre Blainvillea, constitué sur une plante que l'on avait donnée comme synonyme du Bidens nivea.
MËUNTHÉRIN. rois. (Oppien.) Synonyme de Thon.
MÉLANTIIÉRITE. Miiv. Nom donné par De Lamétherie au Schiste noir à dessiner (AV(y/i'fo de Wallerius), qui est une variété d'Ampélite.
MÉLANTllÈSE. Metantliesa. noT. Genre de la famille des Euphorbiacées, et de la Monœcie Monadelphie de Linné, institué aux dépens du genre Phj'llanthus de ce célèbre botaniste, par le docteur Blume qui a ajouté aux espèces déjà connues par Linné, cinq nouvelles, observées par lui à Java, comme originaires de cette île ou y ayant été apportées du continent voisin. Les caractères du genre nouveau sont : fleurs monoïques, les mâles ont le calice turbiné, coriace, à six dents formant deux rangées presque incluses; trois étamines incluses, réunies et soudées en forme de colonne; anthères adnées, extrorses, terminées par une glande commune. Les fleurs femelles ont le calice court, urcéolé, à six lobes et sans glande ; trois stigmates courts, sessiles et ordinairement semi-bifides; ovaire à trois loges biovulées. Le fruit est une sorte de baie, divisée intérieurement en trois coques chartacées, renfermant chacune deux graines.
Mélanthèse ruamnoïde. Melanthesa rhamnoides, Bl. Ses feuilles sont ovales, arrondies au sommet et glabres; les pédoncules sont axillaires. Les fleurs mâles sont géminées et inférieures; les fleurs femelles sont solitaires et d'une longueur presque égale à celle du pétiole des feuilles. Le fruit est en partie enveloppé par le calice qui est néanmoins un peu plus court.
Les autres espèces nouvelles ont été nommées par \i\umt, Melanthesa riibra , Melanthesa lacemosa, Melanthesa virgala et Melanthesa Chiitensis.
MÉLANTHIER. Melanthium. bot. Genre de la famille des Colchicacées, et de l'Hexaudrie Trigynie, L., ayant pour caractères : un calice coloré, à six divisions profondes, étalées et étroites à leur base, où elles offrent fréquemment deux petites glandes à leur face interne; six étamines; trois ovaires réunis par leur côté interne, terminés chacun par un style et un stigmate simples. Le fruit se compose de trois cajjsules uniloculaires, distinctes seulement par leur sommet, réunies ensemble par leur côté interne, et contenant chacune plusieurs graines unies et membianeuses. Au chapitre 95, du livre ô de sa Matière médicale, Dioscoride donne le nomde Melanthium, évidemment formé de //eiaî, noir, et xvSoç, fleur, à une plante qui semble être la Nigelle des champs, Nigella arcensis; mais cette dénomination n'est rien moins qu'exacte puisqu'il n'y a aucune fleur des diverses NIgelles, qui soit noire, la graine seulement offre cette couleur; aussi la dénomination n'a-t elle point été adoptée par les botanistes modernes. Néanmoins Linné, ne voulant pas laisser sans application un nom qui lui paraissait heureusement formé, s'en est servi pour un groupe dont quelques-unes des espèces principales {Melanthium Indi-
cum et Melanthium marginatum : le premier est maintenant VAnguillaria Indica, l'autre le Jf^'urmhœa campanulata) sont d'une nuance violette tellement foncée qu'elle produit à la vue la sensation du noir. Le genre Melanthium, auquel on avait donné un accroissement assez considérable, se trouve, par une élaboration soignée, réduit à une douzaine d'espèces, originaires du cap de Bonne-Espérance ou de l'Amérique septentrionale; une seule appartient à la Sibérie.
Le Blélanthler à feuilles de Jonc est au nombre des espèces africaines; il a été rapporté du Cap en 1788, par Francis Masson. Sa racine consiste en un bulbe de forme pyramidale, recouvert d'une pellicule de couleur de châtaigne, et ressemblant assez bien à celui de la Jonquille. 11 s'en élève une seule feuille radicale, longue de près de quatorze pouces, imitant bien la feuille du Jonc par sa forme cylindrique, creuse, aiguë, et par sa couleur d'un vert foncé ; sa base est aussi enveloppée d'une pellicule membraneuse et roussâtre. D'une crevasse formée au tiers Inférieur de cette feuille s'en échappe une seconde, aussi haute, et lui ressemblant en tout, si ce n'est qu'elle est un peu aplatie et d'un vert moins foncé à sa naissance. Celle ci s'ouvre à son tour, vers son milieu, et laisse sortir une spathe verte, simple, aiguë, contenant un pédoncule simple, long de trois pouces, auquel sont attachées Immédiatement huit à dix fleurs nues, alternes, très-ouvertes, à six pétales ovales -lancéolés, atténués en onglet, d'un blanc teinté de pourpre, marqués à leur base d'une tache rouge-pourpre, sur laquelle sont deux glandes luisantes, de même couleur, mais très-foncée. Les six élamlnes, opposées aux pétales et moins longues de moitié, portent des anthères violettes; le germe trigone, ou plutôt les trois germes réunis et adhérents sont d'un violet foncé, et surmontés chacun d'un style court, filiforme et purpurescent. On doit suivre, pour les Mélanthiers qui ne peuvent demeurer en pleine terre dans certains climats, le mode de culture que l'on adopte pour les Ixies, c'est-à-dire, que l'on place les bulbes à l'automne, dans une hache que l'on recouvre de son châssis; on ne donne de l'air aux plantes que lorsque la température extérieure le permet. Au milieu du printemps, quand on n'a plus de froids à redouter, on enlève le châssis. La propagation du Mélanthier à feuilles de Jonc peut s'opérer par le semis; mais on est rarement obligé d'avoir recours à ce moyen, car il produit considérablement de caïeux.
MELANTHIUM. bot. r. Mélanthier.
MÉLANURE. zooL. Ce nom, qui signifie queue noire, a été Imposé comme spécifique à un Singe du genre Ouistiti, à des Oiseaux, à des Poissons, ainsi qu'à des insectes.
MÉLAPHORE. Melaphorus. ws. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, institué par Guérin, pour un petit Insecte rapporté de l'ile de San- Lorenzo, sur la côte du Pérou. Caractères : labre profondément échancré, plus large que le chaperon; lèvre inférieure élargie en arrière, arrondie sur les côtés, avancée au bord antérieur et terminée par deux petites dents ; languette fourchue, presque entièrement cachée par la lèvre Inférieure, qui ne laisse voir qu'une por-
lion lies deux lobes; palpes labiales lerminées par un ai'licle ovoïde el grand; palpes maxillaires filiformes, avec le dernier article le plus long de tous, presque cylindrique et tronqué obliquement au bout; tarses antérieurs un peu dilatés.
IUélapuore de I\eicue. Melaphorus Reichii, Guér. Son corps est noir et luisant, finement pointillé; la tête est assez grosse et saillante; les antennes sont aussi longues que la tête el le corselet, d'un brun rougeàtrc; le corselet est cordiforme, beaucoup plus étroit en arrière; les élytres sont globuleuses, terminées en queue postérieurement ; les pattes sont longues et rougeâtres. Taille, trois lignes.
MÉLAPHYRE. géol. Dans sa classification des Roches, Brongniart a proposé de donner ce nom au Porphyre noir ( Trappoiphyr de Werner), caractérisé par la couleur brune foncée de sa pâle, el différant en cela des véritables Porphyres qui sont en général rouges ou rougcàlres. Cette différence devient plus importante, si la pâte des Mélaphyres est de l'Amphibole pétrosiliceux, tandis que celle des véritables Porphyres serait toujours du Pétrosilex coloré seulement par l'Amphibole qui y serait dissous. Quoi qu'il en soit, les Mélaphyres comme les Porphyres sont fusibles en émail noir ou gris, el leur pâte, qui n'est pas toujours d'un noir foncé , mais quelquefois d'un brun rougeàtre, enveloppe de la même manière que les Porphyres, des cristaux de Feldspath blancs rougeâtres et quelquefois verts. On peut citer, pour en donner une idée, quelquesuns des anciens Porphyres que Brongniart prend pour lype de sa nouvelle Roche dont il distingue trois variélés principales.
MÉLAPHYRE DEMt-DEOiL, noir foucé ; cristaux de Feldspath blancs, point de Quartz. De Venaison dans les Vosges; de Suède (la plupart des Porphyres de ce pays); delà Martinique (au Morne raalheui'eux); du Calvados? la Roche, dite /ïoc/ie «oî>e, inférieure à la Houille dans la mine de Litry.
MÉLAPHYRE sàNGCin, noirâtre; cristaux de Feldspath rougeâtres; granit de Quartz. En Corse (Molo) ; Provence (Montagii de L'Estrel); Arabie Pétrée (au nord du mont Sinaï).
MÉLAPHYRE TACHES VERTES, brun-Tougeâtre; cristaux de Feldspath verdâtres ou verts (le Porphyre noir antique). F. Porphyre et Roche.
MÉLAR. MOLL. (Adanson.) Synonyme de Cône strié.
f^. CÔNE.
MÉLARHINE. ham. Espèce du genre Guenon. F. ce mot.
MELAS. MAM. F. Chat.
MÊLAS. Mêlas, moll. Nom que Montfort, dans sa Conchyliologie systéuiatique, a donné aux Coquilles du genre Mélanie. Cet auteur a mis ce genre en rapport, on ne sait trop pourquoi, avec son genre Mélampe (Conovule, Lamk.) et son genre Cliton démembré des Nérilines. F. Mélanie.
MÉLASAKTHE.y)/(;/aso«//i«s.i!OT.Genrede la famille des Verbénacées, DiandrieMonogynie, L., institué par PohI dans ses Icon. et descr. pi. Bras., auquel il assigne pour caractères : calice lubulcux, légèrement plissé, à cinq dents courtes; corolle tubuleuse, presque infun-
dibulifoime, dépassant le calice, à limbe plan, irrégulièrement quinquéfide, avec les divisions arrondies; quatre filaments staminaires, donl deux stériles; capsule oblongue-elliptique, bipartite, biloculaire; une seule semence oblonguc dans chaque loge. Les six espèces que décrit el figure Pohl, sont des arbrisseaux de médiocre hauteur, ù tiges droites, simples ou à rameaux dichotomes; leurs feuilles sont opposées, simples, ovales ou un peu rhomboïdales; les fleurs sont réunies en épis terminaux et garnies de bractées : leur couleur est le pourpre très-foncé presque noir. Les Mélasanthes se trouvent dans les campagnes arides de la province de Goyaz.
Mélasanthe VEiu. Melasanthus villosus, Poh]. Ses liges sont ligneuses, faibles, cylindriques, velues vers le sommet, glabres à leur base, divisées en rameaux étalés, ascendants et garnis de feuilles caduques, sessiles, ciliées, crénelées, veinées : les inférieures éloignées, les supérieures rapprochées, rétrécies en cône à leur base, arrondies à leur sommet, d'un vert brunâtre en dessus, blanchâtres en dessous. Les fleurs sont terminales et forment un épi dressé, imbriqué el cylindrique; elles sont jaunes, accompagnées à leur base de bractées sessiles, caduques, d'un jaune rougeàtre, ovales, aiguës et poilues.
MÉLASIS. Melasis. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, tribu des Biiprestides, établi par Olivier et ayant pour caractères ; palpes finissant par un article beaucoup plus gros que le précédent, presque globuleux ; antennes en peigne dans les mâles, en scie dans les femelles; mâchoires simples ou sans division intérieure; tous les articles des tarses entiers; corps cylindrique. Ces insectes se distinguent des Cérophytes par les antennes qui sont branchues dans les mâles de ceux-ci; ils s'éloignent des Buprestes et des Aphanistiques par les tarses, les antennes et la forme du corps. Ils ont les antennes courtes et filiformes; le côté interne de leur troisième article eldes suivants est dilaté en forme de dents de peigne, et ces dents augmentent progressivement; les mandibules sont courtes, lerminées en pointe simple ; les quatre palpes sont courtes, menues, lerminées par un article un peu plus gros, presque ovalaire et obtus; les mâchoires et les lèvres sont trèspetites, membraneuses. Le corps des Mélasis est presque cylindrique; la tête est enfoncée postérieurement dans le corselet qui est presque cubique, un peu étroit en arrière, avec les angles postérieurs prolongés en pointe; son avant-sternum est avancé sur l'origine de la bouche, el terminé en pointe à son extrémité postérieure; les pieds sont courts, avec les cuisses elles jambes très-comprimées. Ces insectes vivent sur le bois el sur tous les troncs des vieux arbres qu'ils paraissent perforer comme les Vrilleltes. Ces insectes s'accouplent à l'entrée des trous qu'ils ont faits, el l'un des sexes est en dehors. La larve ne doit pas différer beaucoup de celle des Buprestes. La seule espèce bien constatée de ce genre est :
Mélasis élatêroïde. Melasis elateroides, Illig. ; Melasis buprestoides , Oliv. ; Hispa flabellicornis , Fabr. ; Ptilinus flabellicornis, Kugelan; Elater bu-
2ôl
prestoùles, L. Son corps est long d'environ quatre lignes, noir, légèrement pubescent, finement chagriné, avec les antennes, les pieds, et souvent les élytres d'un brun foncé. Les élytres sont striées et se terminent en pointe; les stries sont faiblement pointillées; l'écusson est situé dans un enfoncement. On le trouve en France et aux environs de Paris.
Le Melasis mystacina, Fabr., appartient au genre RhipicèredeLatreille (Ptyocère, Thunb.).
Le Melasis picea de Palisot-Beauvois (1ns. d'Afr. et d'Amer., pi. 7, fig. 1) paraît former un nouveau genre entre les Céropbyles et les Taupins.
MELASMA. BOT. Linné fils a réuni au Geranlia le genre ainsi nommé par Bergius, et que Linné désignait sous le nom de Nigrina. y. Gërardie.
MÉLASOMES. Melasoma. iNS. Famille de l'ordre des Coléoptères, section des Héléromères, établie par La- Ireille, et renfermant des insectes qui, en général, fuient la lumière, se tiennent dans les sables, sous les pierres, dans les lieux obscurs des maisons, et ne quittent leur retraite qu'à la nuit. Ils sont ordinairement aptères; ils ont les articles des tarses presque toujours entiers; les antennes toujours insérées sous les bords latéraux et avancés de la tête, moniliformcs, avec le troisième article allongé. L'extrémité des mandibules est bifide, et ils ont une dent cornée ou crochet au côté interne des mâchoires. Celles de leurs larves, que l'on a observées, sont longues, cylindriques, couvertes d'une peau presque écailleuse et lisse; elles sont munies de si.ï pattes courtes, et se trouvent généralement dans les lieux qu'habite l'insecte parfait. Cette famille embrasse une grande partie du genre Tenebn'o de Linné; elle est composée de trois tribus. K. Piméiiaires, Blap- SIDES et Ténêbeionites.
IMËLASPHjïRULE. Melasphœntla. eot. Le genre que Bellenden Ker a formé sous ce nom, dans la famille des Iridées (Annal of Bot., t. 251), pour une espèce que l'on a placée successivement dans les genres P/m/nwgium, Gladiolus et Diasia, a définitivement été adopté dans la Monographie de celte famille, publiée à Bruxelles, en 1827. Il a pour caractères : spalhe à deux valves elliptiques et ouvertes; corolle à six divisions, campanulée, bilabiée, égale, penchée; les lèvres égales et semblables, avec toutes les divisions latérales aiguës; élamines ascendantes; stigmates étroits, entiers et recourbés; capsule chaitacée, turbinato-arrondie, triloculaire; semences globuleuses, peu nombreuses et disposées sur deux rangs, dans chaque loge.
Mélasph.erble graminoïde. Melaspliœrnla graminea, Ker. C'est une plante herbacée, qui n'a guère plus d'un pied de hauteur; sa racine est bulbo-tuberculeuse, nvalaire, tronquée carrément à sa base; ses feuilles sont disposées sur deux rangs, un peu divergentes, engainantes à leur base, comprimées, atteignant le tiers de la hauteur de la tige; celle-ci est grêle et cylindrique, portant des fleurs sessiles, éparses, accompagnées de deux ou trois bractées linéaires, membraneuses, ovales, un peu pointues et persistantes; la corolle est jaunâtre, marquée sur chaque lanière d'un Irait longitudinal pourpré. Ducapde Bonne- Espérance.
MIÎLASSE. BOT. Ou donne ce nom à la matière sirupeuse, épaisse, noirâtre, d'où l'on a retiré les cristaux de sucre et qui refuse d'en produire davantage. Celle matière est soumise à peu près aux mêmes usages que le miel et le sucre grossier.
MELASTOMA. bot. F. MÉlASTOUlf.
MÉLASTOMACF.ES. Melaslomaceœ. bot. On appelle ainsi une famille très-naturelle de végétaux, dont le nom dérive du Melasioma qui en est le genre le plus nombreux en espèces. Cette famille est ainsi caractérisée : le calice est toujours monosépale, persistant, ovoïde ou tubuleux, quelquefois adhérent à sa base avec l'ovaire qui, dans ce cas, est infère ou seulement semi-infère, terminé supérieurement par un limbe plus ou moins évasé, tantôt presque entier, tantôt à quatre, cinq ou six dents ou divisions plus profondes, quelquefois réunies entre elles au moyen d'une membrane mince, qui va de l'une à l'autre, rarement formant une sorte de cône ou de coiffe qui se détache circulairemenl à sa base; la corolle se compose de pétales en même nombre que les lobes du calice, généralement égaux et réguliers, rarement inégaux entre eux, imbriqués latéralement et tordus en spirale avant l'épanouissement de la fleur, insérés, de même que les élamines, à la partie supérieure du tube calicinal, au pourtour d'un disque jaunâtre, qui en tapisse la paroi interne ainsi que le sommet de l'ovaire. Les étamines sont en nombre double des pétales, et leurs anthères offrent une organisation particulière, qui forme un des caractères les plus saillants de la famille des Mélastomacées. Elles sont plus ou moins allongées, composées de deux loges membraneuses, réunies entre elles par un connectif placé à leur partie supérieure où il forme une saillie longitudinale, se terminant inférieurement par un prolongement recourbé, quelquefois à peine sensible, d'aulres fois très-long, et finissant par deux tubercules ou même deux appendices en forme de corne {Melaslomaceœ villosa, Aublet, 1, pi. 428, lab. 1G8). Ces élamines ne sont pas constamment toutes de la même forme et de la même longueur, quelquefois elles sont déclinées et unilatérales, d'autres fois elles sont dressées et leurs anthères sont rapprochées en forme de cône. Ces anthères s'ouvrent généralement par un trou ou pore terminal, qui est commun aux deux loges, plus rarement la déhiscence a lieu par un sillon longitudinal. Ces étamines, lorsqu'elles sont encore renfermées dans le bouton, sont recourbées vers le centre de la fleur, de manière que les anlhères sont placées dans l'espace qui existe entre la base du calice et les parois de l'ovaire. L'ovaire, ainsi qu'il a été dit précédemment, est tantôt libre, tanlôt plus ou moins adhérent avec le calice, sans que ce caractère puisse en aucune manière servir à la distinction des genres; car ces diverses modifications se rencontrent souvent dans des espèces qu'on ne saurait éloigner. 11 présente de trois àhuit loges, mais plus souvent quatre ou cinq; chacune d'elles contient un grand nombre d'ovules péritropes. attachés à un trophosperme saillant, qui naît de l'angle interne de la loge; â son sommet, l'ovaire se termine par une sorte de rebord lobé, embrassant la base du style, et qui paraît formé par le disque qui tapisse la
paroi du calice et le sommet de l'ovaire. Le style est simple, généralement un peu recourbé, terminé par un stigmate également simple, un peu concave et bordé de poils. Le fruit est tantôt sec, tantôt charnu, couronné par le limbe du calice ou simplement recouvert par le calice lui-même, suivant que l'ovaire était infère ou libre ; il offre le même nombre de loges polyspermes que l'ovaire, reste indéhiscent ou s'ouvre en autant de valves seplifêres sur le milieu de leur face inlerne. Les graines sont fréquemment réniformes ; elles contiennent un embryon sans endosperme, dressé et quel- ((uefois recourbé sur lui-même, et ayant les deux cotylédons égaux ou inégaux.
Les plantes qui composent la famille des Mélastomacées offrent entre elles la plus grande ressemblance dans leur port et leurs caractères extérieurs. Ce sont de grands arbres, des arbrisseaux, des arbustes, ou même de simples végétaux herbacés, ayant des feuilles opposées, simples, munies généralement de trois ù cinq, et jusqu'à onze nervures longitudinales, d'où partent un très-grand nombre d'autres petites nervures transversales, parallèles et Irès-rapprochées. Ce caractère est tellement constant dans tous les Mélastomes qu'il l)eut suffire pour distinguer et faire reconnaître une plante appartenant à celte famille. Les fleurs, qui quelquefois sont fort grandes, surtout dans le genre lihexia, offrent en quelque sorte tous les modes d'inflorescence. Elles sont tantôt solitaires, tantôt réunies et comme capitulées, tantôt disposées en épi simple, géminé ou dichotome, tantôt enfin en grappe ou en panicule. Chaque Heur est nue, ou accompagnée d'une ou de plusieurs bractées, quelquefois étroitement imbriiiuées les unes sur les autres et recouvrant en grande partie le calice.
Les Mélastomacées sont fort nombreuses et appartiennent toutes aux pays chauds, plus particulièrement à l'Amérique méridionale et aux Antilles. On en trouve un assez grand nombre dans l'Inde, quelques-unes en Afrique, plusieurs dans l'Amérique septentrionale, aucune en Europe. Quelques-unes de ces espèces sont hérissées de poils très-longs et très-rudes, mais simples; d'autres présentent des poils diversement étoiles. Cette différence peut servir à distinguer ceitaines espèces les unes des autres.
Les genres qui appartiennent à cette famille ont été disposés par Jussieu en deux sections, de la manière suivante :
§ I. Ovaire adhérent.
yaldesia, R. et P.; Melastoma, L.; Miconia, R. et P.; Àxineia, E. et P.; Tnstem?na, iuss. § 11. Ovaire libre.
il/en«MO, Swartz ; Topobœa, Auh\et; Tibouchina, Aubl.; Maieta, Aubl.; Tococa, Aubl.; Osbeckia, L.; Rhexia, L.
Mais déjà en portant son attention sur le caractère de la famille, on a pu voir combien les signes diagnostiques, tirés de l'adhérence ou de la non adhérence de l'ovaire, offraient peu d'importance, puisque dans un même genre (Melastoma ou Rhexia) on trouvait, dans des espèces extrêmement voisines les unes des autres, des ovaires tout à fait adhérents, et d'autres
entièrement libres. Il est donc impossible de tireraucuu parti de ce caractère, ni dans la formation, ni dans la coordination des genres de cette famille. Une division qui paraît plus naturelle, quoique fondée sur un caractère qui n'est pas lui même d'une très grande valeur, consiste à former deux sections dans les Mélastomacées, suivant que leur fruit est sec, capsulaire et déhiscent, ou suivant qu'il est charnu et indéhiscent. Dans la section des fruits charnus se trouvent les genres Melastoma, Trislemma, Topobœa, Maieta, Tococa et Valdesia. La seconde section renferme les genres Rhexia, Tibouchina, Osbecliia, Miconia et Axineia qui ont un fruit charnu. Ces différents genres, examinés avec soin, paraissent fondés sur des caractères si peu importants, que l'on est en quelque sorte autorisé de croire que la famille des Mélastomacées ne comprend que deux grands genres ; le Melastoma qui a le fruit charnu, et le Rhexia dont le fruit est sec et déhiscent.
Vers ces derniers temps, le docteur David Don a publié, dans le quatrième volume des Mémoires de la Société Wernérienne d'Edimbourg, un très-beau travail sur l'ordre naturel des Mélastomacées, dans lequel, passant en revue tous les genres de cette famille et les espèces qui y ont été rapportées, il crée un assez grand nombre de nouveaux genres. Les caractères principaux de ces genres sont fondés sur la forme du calice, sur la grandeur et la forme des anthères. Voici le tableau des genres adoptés par David Don, comme formant la famille des Mélastomacées.
§ 1. Graines recourbées, marquées à leur sommet d'un grand ombilic concave; embryon arqué, de même forme que la graine; cotylédons inégaux, le supérieur deux fois plus grand que l'inférieur. Arbustes ou plantes herbacées.
1. Melastoma, auquel il faut réunir le Tibouchina d'Aublet, le Trislemma de Jussieu ; 2. Osbeckia, L.; 3. Pleroma, Don; 4. Diploslegium, Don; 5. Rhexia; 6. Arthrostemma, Pavon in Don; 7. Aciotis, Don; 8. Microlicia, Don.
§ 11. Graines ovoïdes ou allongées, marquées le plus souvent d'un gros ombilic latéral et convexe; embryon droit et de même forme que la graine; cotylédons presque égaux; arbres ou arbustes.
9. Tococa, Aublet, au(iuel il faut réunir le Maieta du même auteur ; 10. Clidemia, Don ; 1 1 . Crcmanium, Don ; 12. Centionia, Don ; \ô. Miconia, Ruiz et Pavon; 14. Conoslegia, Don; 15. Chitonia, Don; \6. Axineia, Ruiz et Pavon; \7. Meriana, Swartz; 18. Blackœa, L.
Ce travail, dont il est impossible de donner une idée exacte dans cet article, est fort remarquable; cependant après avoir analysé un grand nombre de Mélastomacées, on demeure convaincu que les genres établis dans celle famille sont tellement artificiels qu'il est plus rationnel de ne les considérer que comme de simples sections d'un même genre.
La famille des Mélastomacées tient en quelque sorte le milieu entre les Myrtacées et les Salicariées. Elle diffère de ces dernières par la structure de ses feuilles et par celle de ses anthères; des Myrtacées, par ces deux caractères également, par ses étamines définies et par plusieurs autres signes très-apparents.
MÉLASTOME. Melastoma. bot. Genre de la famille à laquelle il a donné son nom, el qui, suivant le système de Linné, appartient à la Décandrie Monogynie. Lorsque Burman institua ce genre, il n'avait pu en observer que trois espèces qui, toutes, présentaient, dans leur fructification, une baie succulente, colorant en noir les lèvres de ceux qui les mangent. C'est de cette propriété que Burman tira le nom de Melastoma, dérivé de /teia;, noir, et ioixa, bouclie. Aujourd'hui l'on compte plus de soixante-dix espèces de Mélastomes et, il faut le dire, peu d'entre elles justifient l'élymologie générique. Ces plantes ofiFrent les caractères suivants : calice monosépale, persistant, diversement adhérent avec l'ovaire ou tout à fait distinct, terminé par un limbe à quatre, cinq ou six divisions plus ou moins profondes, quelquefois presque entier, ou enfin s'ouvrant par une sorte d'opercule en forme de capuchon ou de coiffe; pétales en même nombre que les lobes du calice, étalés ou dressés, incombants par leurs parties latérales et tordus en spirale avant leur épanouissement; étamines généralement en nombre double des pétales, insérées ainsi qu'eux à l'orifice du tube du calice, sur une sorte de l)ourrelet formé par un disque qui tapisse la paroi interne du calice; quelquefois la moitié de ces étamines est privée d'anthères, ou bien les étamines sont alternativement plus petites et plus grandes. Dans l'article précédent où sont exposés les caractères généraux des Mélastomacées, on trouve l'indication des principales modifications de forme et de structure que présente l'anthère dans le genre Mélastome. C'est même en grande partie d'après ces modifications de l'étamine, qu'on a cherché à diviser ce genre en plusieurs autres. L'ovaire présente de trois à six loges, contenant chacune un grand nombre d'ovules attachés à un tiophosperme saillant de l'angle interne de la loge. Le style est plus ou moins long, terminé par un stigmate tronqué et un peu concave. Le fruit est charnu, offrant autant de loges qu'en présente l'ovaire, tantôt simplement recouvert par le calice qui, d'autres fois, en fait partie. Les Mélastomes sont des végétaux extrêmement élégants, formant tantôt des arbres ou des arbrisseaux, et tantôt des arbustes ou de simples plantes herbacées. Leurs feuilles, constamment opposées et dépourvues de sli|)ules, sont marquées de trois jusqu'à onze nervures longitudinales, partant de leur base, et d'où naissent un très-grand nombre de nervures transversales. Les fleurs, dont le mode d'inflorescence est très-variable, sont tantôt nues, tantôt accompagnées de deux ou d'un plus grand nombre de bractées imbriquées, recouvrant le calice, et d'après lesquelles on avait fondé les caractères de plusieurs genres.
Mélastome en cqryjibë. Melastoma corymbosa , Don; Melastoma cjmosum, De Cand., Prodr. Syst. nat., 3, 147; Venten., Jard. Malm. 14. Ses tiges sont peu nombreuses, droites, presque quadrangulaires, rameuses, hautes de deux pieds environ, velues vers l'citrémité des rameaux, qui est rougeâtre. Les feuilles sont opposées, pétiolées, cordiformes, pointues, denticulées, parsemées de poils épars, marquées de sept nervures pubescentes, saillantes, traversées de veines réticulées, d'un vert foncé en dessus, plus pâle en des-
sous, longues de quatre pouces sur deux de large ; les pétioles sont cylindriques, pubescents et d'un vert blanchâtre. Les fleurs , d'un rouge de rose, sont portées sur des pédoncules très-courts et réunies en corymbes terminaux; le calice est monophylle, campanule, pentagone, divisé 5 son limbe en cin(| lobes ovales et très-courts, pubescents en dehors et rougeâtres; les cinq pétales sont insérés à la hase du limbe du calice et alternent avec ses divisions; ils sont ouverts, ohlongs, relevés d'une nervure médiane. Les étamines sont au nombre de dix, dont cinq alternativement plus courtes et jaunâtres; leurs filaments sont arqués, renflés et tronqués inférieurement , violets, dans les cinq plus longs, et terminés par des anthères comprimées, linéaires, acuminées, s'ouvrant intérieurement par un sillon. L'ovaire est adhérent au tube du calice, tronqué à son sommet, couronné d'un disque membraneux, à cinq lobes peu apparents ; le style est cylindrique, courbé et pourpré; le stigmate est obtus.
Mélastome a feuilles laineuses. Melastoma lieteroinalla, Don. C'est un arbrisseau de trois à quatre pieds de hauteur; sa tige est droite, quadrangulaire, convexe sur deux côtés opposés et plan sur les deux aulres, pubescente, couverte à sa partie inférieure d'une écorce brunâtre, couronnée de plusieurs rameaux courts et épais. Les feuilles sont opposées, ovales entières, pétiolées, marquées de cinq nervures saillantes, traversées par des veines réticulées, longues de quatre à sept pouces et larges de trois à cinq; la face supérieure est verte et pubescente, l'inférieure estcouveile d'un duvet épais, floconneux et blanchâtre. Les fleurs sont d'un rouge violet, portées sur de petits pédoncules qui ont à leur base des écailles colorées et membraneuses; elles sont réunies en panicule terminale, serrée; le calice est oblong, tuhuleux, pentagone et pubescent, avec son limbe divisé en cinq parties rougeâtres, ohlongueset obtuses; les pétales sont cordiformes; les étamines, insérées alentour de l'ouverture du calice, ont leurs filaments déliés, cylindriques et blanchâtres; les anthères sont longues, subulées et jaunâtres. Le style est cylindrique, de la longueur des étamines, courbé, couronné par un stigmate petit, simple et légèrement velu; la capsule est ohlongue, ovalaire, à cinq loges, à cinq valves, s'ouvrant au sommet par une fissure ohlongue, et renfermant un grand nombre de semences globuleuses ou réniformes.
UÉL\STomEGK/LfiiiLEV\.Melastomagranulosa,l.am.; Rhexia Fontanesii , Spreng., Syst. Feget., 2, 299; Humb. et Bonp. 93, t. 36; Pleroma granulosa, Don, Mem. Soc. IFern.; Sweet, Hort. Brit. 159. Cette belle espèce a le Brésil pour patrie; elle doit son nom spécifique à l'apparence granuleuse qu'offre la page supérieure de ses feuilles. C'est un arbrisseau qui s'élève à la hauteur de dix pieds environ; sa tige se couronne de rameaux quadrangulaires, garnis de membranes décurrentes et de poils blanchâtres; les feuilles sont pétiolées, ovales, lancéolées, marquées de cinq nervures saillantes, longues de six pouces sur deux de large; leur surface supérieure est d'un vert foncé, parsemée de poiLits calleux, terminés chacun par un poil blanchâtre, et rangés symétriquement, ce qui fait paraître
les feuilles granuleuses; la surface inférieure est couverte d'un duvet court et veloulé. Les fleurs sont grandes et disposées en panicule terminale, ailées, accompagnées de bractées caduques; le calice est couvert, en dehors, de i)oils fins, couchés, soyeux, turbiné inférieurement, un peu rétréci à son milieu et divisé jusque lu en cinq découpures lancéolées, droites, rouges intérieurement, qui se rompent à leur base, lorsque la corolle se développe, de sorte qu'elles paraissent ensuite tronquées et à cinq dents. Les pétales, au nombre de cinq, sont grands, ovoïdes, d'un pourpre foncé intérieurement, beaucoup plus pâle à l'extérieur. Les dix étamines ont leurs filaments soyeux et se terminent par des anthères allongées, courbées, d'un jaune rougeûtre. Le style est glabre, rougeâtre, plus long que les étamines, supporté par un ovaire blanchâtre, velu, aussi long que le tube du calice.
MÉLAST03IE A GKOs FRDiTS. Melastomu mocfocarpa, Don, Mcm. Soc. l/^eni., 4, 289; Oe Cand., Prod. Sxst. nat., 5, 143; Melasloma malabathn'ca, Sims, Bot. mag., 329. Celte espèce, cultivée en Europe depuis 1793, est originaire de rinde; elle forme un arbrisseau de quatre à cinq pieds de hauteur. Ses tiges se couronnent de rameaux quadrangulaires dans leur jeunesse, hérissés de poils courts et roides; les feuilles sont ovales, lancéolées, à peine péliolées, marquées de trois à cinq nervures un peu rudes; les fleurs sont sessiles, grandes, purpurines, disposées en une panicule lâche, feuillée. Le calice est couvert de poils longs et serrés, ainsi que d'écaillés rondes et d'un blanc argenté; les pétales sont ovoïdes, longs d'environ un pouce; les fruits sont sphériques, à cinq loges renfermant des semences blanchâtres, enveloppées d'une pulpe d'un noir rougeâtre.
Mélastome malabathroïde. Melastoma malabathrica, Lin. Ce Mélastome paraît avoir été le premier connu et avoir formé le type du genre. 11 est originaire de l'Inde, et l'on n'a aucune notion exacte de l'époque de son introduction en Europe. C'est un arbrisseau de quatre à cinq pieds; ses tiges sont droites, branchues, cylindriques à la base, quadrangulaires au sommet, couvertes de poils courts et roides. Les feuilles sont ovales-lancéolées, entières, pointues, d'un vert foncé à la surface supérieure, plus pâles inférieurement, marquées de cinq nervures saillantes et couvertes de poils couchés, roussâtres, portées sur des pétioles de trois à quatre lignes. Les Heurs sont disposées en panicules terminales et feuillées; elles sont grandes, évasées, purpurines, à pétales ovoïdes, longs d'environ un pouce; le calice est glabre, couvert de petites écailles roides, imbriquées, d'un blanc argenté ou jaunâtres, et luisantes. Les dix étamines, dont cinq sont plus grandes, ont leurs filaments arqués supérieurement et munis d'un appendice à la base de l'anthère qui est allongée, courbée et d'un jaune rougeâtre. Le style ne dépasse guère les étamines; il est terminé par un stigmate un peu velu. Le fruit consiste en une baie sphérique, pulpeuse, d'un rouge noirâtre, agréable au goût, divisée en cinq loges, renfermant beaucoup de graines blanchâtres.
SlÉiASTOJiE sANGui:^. Melastotua sanguinea, De
Cand. Cette espèce est originaire de la Chine; sa lige est ligneuse, hranchue, rouge, velue, garnie de feuilles ovales, lancéolées, un peu cordées, d'un vert brillant à la face supérieure, ternes, rudes et hérissées de poils à la face inférieure et sur les bords, marquées de cinq nervures saillantes et traversées de veines rouges. Le pétiole est cylindrique, rouge, velu, horizontal, dilaté à sa base et uni à la tige par une membrane stipulacée. Les Heurs sont grandes, terminales, solilaires et d'un rouge de roses ; le calice est supère, à six divisions lancéolées, avec un pareil nombre de petits segments intermédiaires; la corolle se compose de six pétales concaves, cordiformes, épais, crispés; les étamines sont au nombre de douze, dont six intérieures, plus petites; les filaments sont cylindriques, courbés, terminés à la base des anthères par deux appendices en forme d'éperons. Le style est courbé, plus court que les étamines; le stigmate est tronqué; l'ovaire est globuleux et velu. On cultive les Mélastomes en serre chaude, dans une bonne terre substantielle; on ne les arrose que trèsmodérément en hiver. Il ne faut les dépoter que lorsqu'une surabondance de racines rend cette opération indispensable. On les multiplie au moyen des rejetons qui poussent au pied, et que l'on enlève au printemps, avec la précaution de ne point endommager les racines ; on les distribue chacun dans un petit pot rempli d'un compost de terre douce et de terreau de bruyère, puis on plonge ces pots dans une couche chaude ou sous un bon châssis, jusqu'à ce que la reprise soit assurée. Les fleurs paraissent dès le mois de mai et se succèdent assez souvent jusqu'à la fin de décembre.
MÉLASTOMÉES. Melastomeœ. bot. Pour Mélastomacées. y. ce mot.
MÉLÉAGRE. Meleagris. moil. Genre que Montfort a proposé dans sa Conchyliologie systématique (t. ii, p. 206) pour une sous- division des Turbos de Lini)é, ceux dont la coquille est ombiliquée. Le Turbo Pica lui sert de type.
MÉLÉAGRIDE. BOT. Espèce du genre Fritillaire. K. ce mot.
MÊLÉAGRIS. zooi. (Lin.) Synonyme générique de Dindon. A', ce mot. Comme spécifique, il désigne la Pintade, un Serpent du genre Jcontias, divers insectes, particulièrement un Papillon Nympbale et plusieurs Coquilles.
MÉLECTE. Melecla. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte -Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Apiaires, division des Cuculines de Latreille, établi par ce savant entomologiste et ayant pour caractères : écusson bidenté, sans tubercules arrondis au milieu; quatre cellules cubitales aux ailes supérieures; point de brosses pour recueillir la poussière des étamines; antennes filiformes, peu coudées; mandibules étroites arquées, pointues ou simplement unidentées au côté interne; paraglosses ou divisions latérales de la languette en forme de soies, presque aussi longues que les palpes labiales; palpes maxillaires de cinq à six arlicles distincts. Ces Hyménoptères ressemblent beaucoup aux Nomades, qui en diffèrent, ainsi que les Pasites et les Épéoles, parce que ces genres ont les paraglosses beaucoup plus courtes que les
palpes labiales. Les Crocises en diffùrenl par les palpes maxillaires et par l'écusson qui, dans ces derniers, se prolonge en une sorle de lame échancrée ou bidentée au bout. Les antennes des Mélecles sont filiformes, un peu brisées, s'écartant l'une de l'autre de la base à l'extrémité, et composées de douze articles dans les femelles, et de treize dans les mâles; on voit sur le vertex trois petits yeu.\ lisses, disposés presque en ligne transversale; leurcorpsesl noir, maiscouvcrt en grande partie d'un duvet assez épais, ordinairement d'un gris jaunâtre ou blanc, formant des tacbes sur les côtés de l'abdomen et sur les pattes : c'est un caractère très secondaire il est vrai, mais qui fait distinguer, au premier coup d'oeil, ces insectes des genres Épéole, Nomade et Pasite; le corselet est court, convexe en dessus; les ailes supérieures ont une cellule radiale ovale, avec son extrémité arrondie, écartée de la côte, et quatre cellules cubitales, la première grande, la deuxième petite, très-rétrécie vers la radiale, recevant la première nervure récurrente, la troisième réirécie des deux côtés, recevant la deuxième nervure récuriente, la quatrième faiblement tracée. L'abdomen est court, conique, composé de cinq segments, outre l'anus, dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles; pattes de longueur moyenne, les quatre premières jambes terminées par une seule épine, celle des intermédiaires forte, pointue; jambes postérieures en ayant deux, dont l'intérieure plus longue; premier article des tarses aussi grand que les quatre autres réunis; crochets bilides, parallèles cntie eux et renflés à leur base. Les Mélectes répondent ù une des divisions du genre Jpis de Kiiby; ce sont des insectes parasites qui, étant obligés de vivre de miel dans leur état de larve, et n'ayant pas les moyens d'en récolter pour leurs petits, déposent leurs œufs dans le nid des espèces qui peuvent le récolter, tels que les Anthophores, les grosses espèces de Mégacbiles, etc. Leur larve éclot plus tôt que celle du légitime possesseur du nid, dévore toute la nourriture destinée à celle-ci, et la réduit, à sa naissance, au dénûment le plus complet de vivres, et conséciuemment à la mort. Ces Hyménoptères sont propres à l'ancien continent, ils fréquentent les vieux murs et les bords des chemins, où ils espèrent rencontrer des nids d'Abeilles dans lesquels ils pourront déposer leurs œufs ; ils épient le moment où le possesseur sort de son nid, s'y précipitent et pondent un œuf dans la pâtée destinée à la postérité de la propriétaire; ils répètent ce manège dans divers nids jusqu'à ce que leur ponte soit entièrement finie. Ce genre se compose d'une dizaine d'espèces.
Mélecte poi^cTBÉE. Melecta punctata, Lat.; y^pis punctata, Linné; Centris punctata, Fabr. Son corps est noir, avec la tète et le corselet couverts d'un duvet gris cendré; l'écusson est armé de deux petites épines; l'abdomen est presque nu, luisant, avec un petit faisceau de poils grisâtres, de chaque côté, sur les deux premiers segments, et un point formé par des poils de la même couleur, de chaque côté, sur les anneaux suivants, à l'exception du dernier ; les jambes ont des anneaux cendrés. La couleur du duvet varie du blanc au gris-jaunâtre. Fabricius a placé ces variétés dans deux
genres différents ; celle à duvet jaune est son Centris punctata, et l'autre son Melecta punctata. Taille, sept lignes. Europe.
MÉLÈNE. Melœnus. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Scaritides, institué par Dejean pour un insecte nouvellement observé au Sénégal. Caractères : antennes allongées, avec le premier article court et gros; palpes maxillaires assez allongées, avec le dernier article élargi ; menton court et large, avec le lobe intermédiaire bifide et plus court que les latéraux ; lèvre supérieure plus large que longue, arrondie sur les côtés, échancrée en avant, présentant, de chaque côté, un sillon profond qui, au premier aspect la fait paraître carrée; corps plat; corselet en cœur, à peu près aussi long que large ; ély très ovales.
MÉLÈnE ÉLÉGANT. Melœnus elegans, Dej. Il est d'un noir un peu velouté; les sept derniers articles de ses antennes et ses palpes sont d'un roux foncé ; les pattes sont brunes; sa tête et son corselet présentent des points enfoncés, plus nombreux sur la première; il y a sur les bords du corselet une petite gouttière étroite qui forme une sorte de dentelure auprès des angles postérieurs; ses élytres sont aussi munies d'une gouttière semblable et marquées de stries profondes, garnies de points enfoncés qui les font paraître crénelées, les intervalles de ces stries sont plats; le dessous du corps est ponctué. Taille, quatre lignes.
MELES. MA». Synonyme de Blaireau. F. ce mot.
MÉLET oc MÉLETTE. pois. Espèce du genre Clupe, division des Anchois.
MÉLETTE. BOT. Variété de Figue.
MELEUS. INS. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi parMegerle, et ayant reçu auparavant de Schoonherr le nom de Plinthe. F. ce mot.
MÉLÈZE. Larix. bot. Genre appartenant à la famille des Conifères, à la Monœcie Polyandrie, L., et que l'on reconnaît aux caractères suivants : ses chatons mâles sont ovoïdes ou globuleux, simples; chaque fleur se compose de deux anthères sessiles, uniloculaires, intimement soudées par leur côté interne, et surmontées d'une petite écaille. Les chatons femelles se composent d'écaillés imbriquées, terminées par une longue pointe, qui finit par disparaître. Du reste ce genre offre absolument la même organisation que les Sapins, dans ses fleurs femelles, ses fruits et ses graines.
Mélèze d'Europe. Larix Europœa , DC, FI. Fr.; jibies Larix, Rich., Conif., t. 13. C'est une des Conifères qui, en Europe, acquièrent les plus grandes dimensions. Son tronc extrêmement droit s'élève souvent à une hauteur qui dépasse cent pieds, sur un diamètre de trois à quatre pieds à sa base. Ses branches sont horizontales, et ses jeunes rameaux sont grêles et peu dants. Les feuilles sont courtes, subulées, un peu roides, naissant par petits faisceaux, lesquels ne sont que des rameaux fort courts, qui n'ont pas pris tout leur accroissement. Seul de tous les arbres de la famille des Conifères, le Mélèze perd ses feuilles et les renouvellechaqueannée. Ses fleurs sont monoïques et en chatons qui naissent du centre d'un faisceau de feuilles,
c'est-à-dire qu'ils sont terminaux. Les chatons mâles sont plus nombreux que les femelles. Les cônes sont petits, ovoïdes, composés d'écaillés imbriquées, arrondies, très-obtuses, ligneuses, non renflées, ni appendiculées à leur sommet. Le Mélèze croît dans les montagnes élevées de la France, de l'Italie, de l'Allemagne, de la Russie, etc. Il n'existe ni en Angleterre, ni dans la chaîne des Pyrénées. Généralement il fleurit vers le mois de mai. Le bois du Mélèze, qui est rougeâtre, intérieurement, est fort estimé. Quoique léger il a beaucoup de solidité et dure surtout très-longtemps. Sa légèreté même est d'un grand avantage dans les constructions, en ce qu'il ne surcharge pas les murs sur lesquels on l'appuie. Le bois de Mélèze a aussi le grand avantage de se conserver parfaitement dans l'eau. Miller dit qu'on trouva dans les mers du Nord un bâtiment, formé de bois de Mélèze et de Cyprès, submergé depuis plus de mille ans, et qui élait parfaitement conservé. On se sert de ce bois pour faire des conduits d'eau souterrains, des futailles, etc. De même que les Pins et les SapirtS, le Mélèze est rempli de substance résineuse. 11 suinte des fentes de son écorce une Térébenthin elrèspure, que l'on emploie dans les arts et dans la médecine. Ses feuilles se couvrent, pendant les grandes chaleurs de l'été, d'une matière grasse, visqueuse, sucrée, qui se condense sous la forme de petits grains et que l'on connaît sous le nom de Manne de Briançon. Elle jouit, dit-on, des mêmes propriétés que la Manne qui découle du Frêne; mais elle est fort rare, parce qu'elle se résorbe, et disparait peu de temps après qu'elle s'est montrée. Le Mélèze est fréquemment cultivé dans les jardins paysagers, où il forme un très-bel effet par son feuillage d'un vert tendre, qui contraste avec la teinte sombre des autres Conifères, et au printemps par ses chatons de fleurs, qui sont d'un rouge très-foncé. MELHANIE. Melhania. eot. Genre de la famille des Byttnériacées, et de la Monadelphie Polyandrie, L., établi par Forskahl (Fi. Mgypt. Jrab., G4), adopté par De Candolle (Prodr. Syst. Feget., 1, p. 499) avec les caractères suivants : calice persistant, à cinq divisions profondes, et entouré d'un involucre triphylle; cinq pétales; dix étamines dont cinq stériles, alternes avec les cinq autres qui sont fertiles et chargées d'une ou deux anthères ; style divisé au sommet en cinq stigmates légèrement réfléchis; cinq carpelles bivalves, étroitement réunis en une capsule; cotylédons chiffonnés, bifides. Ce genre est extrêmement voisin du Dombeya dont il ne diffère que par le nombre de ses étamines; aussi plusieurs de ses espèces ont-elles été décrites sous le nom générique de Dombeya ou sous celui de Pentapetes par les auteurs. De Candolle (toc. cit.) en a fait connaître six qu'il a distribuées en deux sections, d'après leurs étamines fertiles portant deux anthères ou une seule. Ce sont des arbrisseaux qui croissent dans l'Arabie, au cap de Bonne-Espérance et aux îles de Madagascar et de Sainte-Hélène. MÉLIA. BOT. y. AZËDARACn.
MÉLIACÉES. Meliaceœ. bot. Famille naturelle de plantes dicotylédones polypétalées et hypogynes, ayant pour type le genre Melia appelé en français Azédarach; de là le nom d'Azédaracbs que l'on a aussi donné à
cette famille. Les plantes qui la composent sont des arbres ou des arbustes ayant des feuilles alternes, sans stipules, simples ou composées, des fleurs tantôt solitaires et axillaires, tantôt diversement groupées en épis, en grappes, etc. Ces fleurs offrent un calice monosépale, à quatre ou cinq divisions plus ou moins profondes; une corolle polypétalée, dont les pétales, en même nombre que les lobes du calice, sont sessiles et se touchent souvent par leurs côtés. Les étamines sont généralement en nombre double des pétales, rarement en même nombre ou en nombre triple ou quadruple. Elles sont monadelphes et forment un tube qui porte les étamines tantôt à son bord supérieur, tantôt à sa partie interne. Les anthères sont introrses, et à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, porté sur un disque hypogyne et annulaire, audessous duquel sont insérées les étamines cl la corolle. Cet ovaire ofl^re quatre ou cinq loges contenant généralement deux ovules collatéraux et superposés, attachés à l'angle interne, rarement un grand nombre dans chaque loge. Le style est simple, terminé par un stigmate plus ou moins profondément divisé en quatre ou cinq lobes. Le fruit est tantôt sec, capsulaire, s'ouvrant en quatre ou cinq valves septifères sur le milieu de leur face interne, tantôt il est charnu ou drupacé, et parfois uniloculaire par suite d'avortement. Les graines se composent d'un tégument propre et d'un embryon qui quelquefois est enveloppé dans un endosperme charnu et peu épais. Plusieurs des genres placés dans cette famille, en ont été distraits pour être portés ailleurs. Robeit Brown, dans ses Remarques générales, a le premier indiqué les véritables rapports du genre Ticorea d'Aublet, qu'il a proposé de transporter dans la famille des Rutacées. Le même auteur a également proposé d'établir une famille distincte pour les genres Cediela et Swietenia, sous le nom de Cédrélées. Cette famille se distingue surtout des Méliacées par son fruit dont les loges sont polyspermes, par ses graines souvent membraneuses, par son endosperme charnu, par son embryon dressé. Le professeur De Candolle {Prodr. Syst., 1, p. 619) a réuni aux Méliacées les Cédrélées de Robert Brown, dont il a fait une simple section ou tribu. Voici le tableau des genres, tels qu'ils ont été disposés par le professeur de Genève.
Tribu 1. MiiiACÉES.
Loges du fruit contenant une ou deux graines, non terminées en ailes et dépourvues d'endosperme; embryon renversé; cotylédons plans et foliacés. Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, simples, excepté dans les deux derniers genres où elles sont composées : Gerunia, Forsk.; Htimiria, Aublet; Turrœa, L.; Quivisi'a. Juss.; Stn'gilia, Cav.; Sandoricum, Cav.; Melia, L.
Tribu 2. Trichiliées. Loges du fruit contenant une ou deux graines sans ailes ni endosperme; embryon renversé, ayant les cotylédons très-épais : Trichilia, L.; auquel il faut réunir VElcaja et le Portesia de Jussieu, et Robergia, Sparm.; Giiarea, L.; Heynea, Roxburgh.
Tribu 5. Cédrélées.
Loges du fruit polyspermes; graines généralement
terminées par une aile membraneuse et pourvues d'un endosperme charnu, peu épais. Embryon dressé; cotylédons foliacés : Cedrela, L.; Swietenia, L.; Ckloroxylon, DC; Flindersia, Brown; Carapa, Aublet. La famille des Méliacées doit être placée près des Sapindacées et des Ampélidées; elle a aussi des rapports avec la famille des Théacées.
MÉLIANTHE. Melianthus. bot. La place de ce genre singulier n'a pu être assignée jusqu'ici avec certitude dans aucune des familles établies ; néanmoins il semble se rapprocher des Zygophyllées plus que de toute autre. Son calice grand et coloré se divise profondément en cinq parties de grandeurs inégales et de formes diverses; l'inférieure, en effet, écartée des autres et de l'axe de la Heur, est aussi plus courte et présente une bosse dont la cavité revêtue en dedans d'une membrane propre, libre supérieurement, renferme une glande qui. par le liquide mielleux qu'elle sécrète et épanche ensuite sur les diverses parties de la Ueur, a fourni l'étymologie de son nom générique. Quatre languettes plus courtes que le calice, libres à leur sommet et à leur base, mais soudées entre elles, au milieu, par leurs bords velus, semblent présenter autant de pétales; elles s'insèrent entre les divisions inférieures du calice, et quelquefois entre les deux supérieures on trouve un filet qu'on a considéré comme un cinquième pétale. Cependant les élamines sont au nombre de quatre seulement, opposées aux quatre divisions calicinales supérieures; elles entourent l'ovaire au-dessous duquel elles s'insèrent. Les tîlets des deux supérieures sont libres; ceux des deux autres soudés entre eux par leur base élargie, qui sépare de la cavité glanduleuse l'ovaire. Celui-ci est partagé extérieurement en quatre lobes par quatre sillons, et intérieurement en autant de loges incomplètes par des cloisons dont les bords internes ne se rejoignent qu'inférieurement, mais plus haut s'écartent l'un del'autreet làportentde deux à quatre ovules. Le slyle est simple, marqué de même de quatre sillons, courbé légèrement à son sommet et terminé par un stigmate aiguetquadridenté; il forme à l'intérieur un tube creux parcouru par quatre cordons vasculaires qui suivent chacun le bord d'une cloison. Le fruit, qu'entourent à sa base les enveloppes Hétries de la Hcin-, présente quatre ailes membraneuses et aplaties, qui, distinctes supérieurement, s'ouvrent par leur angle interne, et plus bas répondent à autant de loges monospermes; les graines sont globuleuses et luisantes, composées d'un test mince, d'un périsperme blanc, épais, de consistance cartilagineuse, et d'un embryon verdàlre dont la radicule cylindrique regarde le hile et égale jiresque en longueur les cotylédons minces, linéaires et ovales. On connaît trois espèces de ce genre, toutes trois originaires du Cap, et dont deux surtout sont assez fréquemment cultivées dans les orangeries. Leurs liges sont frutescentes; leurs feuilles alternes, pennées avec une impaire, à folioles dentées et décurrenles, accompagnées de deux stipules, tantôt distinctes, tantôt soudées en une seule qui s'accole à la base du pétiole et acquiert alors une dimension remarquable. Les Heurs sont disposées en grappes axillaires ou terminales, sur des pédicelles courts, dont chacun est accompagné d'une
bractée, y. Adr. de Jussieu, Rutacées , lab. 28, n» 48.
MELIAS. OIS. Synonyme de Malkoha. ^. ce mot.
MÉLIBÉE. INS. Espèce de Lépidoptère du genre Satyre.
MELICA. BOT. V. Méliqce.
MÉLICÉRITE. Meliceritu. poiYP. Genre de l'ordie des Bryozoaires, de la famille des Eschariens, dont les cellules tégumentaires, disposées sur deux plans adossés, forment des rangées transversales, alternes, et non des rangées longitudinales continues. Dans ce genre nouveau, de même que dans les Eschares, les cellules tégumentaires des polypes sont complètement ossifiées et réunies entre elles sur deux plans adossés de manière ù former des expansions lamelleuses; chaque cellule présente aussi une ouverture bien circonscrite, dont la forme est demi-circulaire, et dont le plan est parallèle à celui de la surface externe de sa loge. Au-devant de cette ouverture, on distingue en général un petit trou accessoire, situé sur la ligne médiane, et dans la ligne de jonction des cellules; entre elles, se trouve un bourrelet élevé qui constitue autour de chacune d'elles une sorte de cadre, et forme sur la surface du Polypier un réseau régulier, à mailles hexagonales. La seule espèce de ce genre, connue jusqu'à ce jour, a été appelée Melicerita Charlestoorthi, du nom du géologue qui l'a observée dans le Cray à Polypiers de Sudbourne, o£i ce fossile se trouve.
MELICERTA. INF. Le genre, établi sous ce nom par Ocken dans le voisinage des Vorlicelles. paraît avoir le plus grand rapport avec les Tubicolesde Lamarck, encore que le professeur d'Iéna en donne pour type un animal qui semble appartenir au genre Sabelle. f^. ce mot et TcEicoiE.
IMÉLlCEfiTE. INS. Lépidoptère du genre Satyre.
MÉLICERTE. Melicerta. acai.. Genre de Médusaires, établi par Péron et Lesueur dans la division des Méduses gastriques, monostomes, pédonculées, brachidées et tenlaciilées. Caractères : bras très- nombreux, filiformes, chevelus, formant une sorte de houppe à l'extrémité du pédoncule. Ce genre a été réuni aux Dianées par Lamarck. l^. Dianée.
MELICERTE. Melicertits. crust. Nom donné par Raffinesque à un genre qu'il caractérise ainsi : tête rosirée; antennes intérieures très-courtes, bifides, les extérieures très-longues et simples; écailles lisses à la base des antennes. La première paire de jambes seule, chélifère. L'unique espèce de ce genre vit dans les mers de Sicile; c'est le Melicertus Tigiis.
MÉLICHRE. 7l/e/ic/i»H«. bot. Genre de la famille des Ëpacridées, et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par R. Brown (Piocirom. FI. Noc.-Iioll., p. 4-39) qui l'a ainsi caractérisé : calice formé de plusieurs bractées; corolle rolacée ou urcéolée, munie à sa base de cinq faisceaux de glandes, et dont les découpures sont à moitié garnies de poils; disque hypogyne, entier et cyathiforme; ovaire à cinq loges; drupe presque sec, dont le noyau est osseux. Ce genre a été formé sur deux plantes qui croissent à la Nouvelle Hollande aux environs du Port- Jackson, et que R. Brown a nommées Melichius rotatus, et Melichrus urceolatus. La première a pour synonyme le Ventenatia procumbens
de Cavanilles {Tcon., 4, p. 28, t. 549, f. 1). Ces espèces soiil (le pelils arbrisseaux couchés sur la terre ou légèrement dressés. Leurs feuilles sont lancéolées, et leurs fleurs dressées.
MÉLICOCCA. BOT. K. Knepier.
MÉLICOPE. BOT. Genre de la famille des Rutacées, et de roclandrie Monogynie, L., créé par Forsler pour un arbrisseau qu'il a observé à la Nouvelle-Zélande. Gaertner en a plus tard décrit le fruit sous un autre nom générique, ceiui à'Entoganum (vol. i, p. 551, lab. 68). Ses fleurs hermaphrodites présentent un calice quadriparti, persistant; quatre pétales plus longs et étalés; huit étamines plus courtes que les pétales et dont les filets sul)Ulés portent des anthères cordiformes; quatre ovaires environnés à leur base par autant de grandes glandes didyraes auxquelles Forsler applique le nom de nectaire ; quatre styles qui ne tardent pas à se souder en un seul, terminé par un stigmate épais, quadrangulaire; un fruit composé de quatre capsules, chacune renfermant une seule graine dont l'embryon est enveloppé d'un périsperme charnu.
iUÉLicopE TERNE. Melicopo teitiata, Forsl. C'est un arbre à rameaux cylindriques, à feuilles opposées, pétiolées, ordinairement composées de trois folioles obovales, obtuses, entières, glabres, parsemées de points glanduleux et transparents. Les fleurs sont blanches, portées sur des pédoncules cylindri(iues et lisses; elles sont réunies en petites panicules axillaires.
MÉLICYTE. Melicxtus. eot. Genre de la famille des Caryophyllées, et de la Diœcic Pentandrie, L., établi par Forsler (Characl. Gêner., t. 62) et adopté par Gsertner, Jussieu et Lamarck avec les caractères suivants : fleurs dioïques, ayant un calice très-court et à cinq dents, une corolle à cinq pétales ovales. Les fleurs mâles se composent de cinq filets (nectaires, selon Forster) alternes avec les pétales, courts, cyathiformes, creux au sommet, portant sur leur face antérieure cinq anthères ovoïdes, plus larges et plus longues que les filets. Les Heurs femelles offrent un ovaire supère entouré par cinq petites écailles qui ne sont peutêtre que des filets stériles; un stigmate presque sessile, à quatre lobes en étoile. Le fruit, selon Gsertner, est une capsule bacciforme, globuleuse, glabre, coriace, uniloculaire, renfermant, dans une pulpe rare et peu succulente, quelques graines convexes d'un côté, anguleuses de l'autre.
Le genre Melicytus a les plus grands rapports avec le genre Flacourtia. Le port et l'inflorescence sont • absolument les mêmes dans l'un et dans l'autre; mais le Melicxtus se distingue par un périanthe double, tandis qu'il est simple dans le Flacourtia; par son stigmate dont les lobes sont moins séparés; par son ovaire à une seule loge, et enfin par ses étamines au nombre de cinq seulement.
MÉLicïTE R.\!iiiFL0RE. Melicflus raviifloriis, Forst. C'est un arbre à rameaux cylindriques et glabres, revêtus d'une écorce blanchâtre ; les feuilles sont alternes, pétiolées, obovales-oblongues, acuminées, un peu plus étroites à la base, dentelées sur les bords, très-glabres, membr-aneuses. Les fleurs sont blanches, pédicellées, très-petites, naissant quatre ou six ensemble dans les
aisselles des feuilles. Les fleurs mâles ont le calice nionosépale, à cinq divisions; la corolle composée de cinq pétales ovales, lancéolés, soudés par leur base à un disque hypogyne, glanduleux, à cinq lobes alternes, qui occupe le fond du calice. De la Nouvelle-Zélande. La seconde espèce a été nommée par Forster Melicxtus umhellatus.
MÉLIDIER. Melidium. bot. Genre de Champignons de la famille des Hyphomycèles, institué par Eschweillerqui lui donne pour principaux caraclères : péridioles globuleux, persistants, qui se terminent en ramifîcalions latérales et floconneuses; sporidics disposés par quatre et pellucides; flocons solides, dressés et trèsrameux. Ces Champignons ou Mucors sont rhizomorphes; ils habitent les lieux couverts de l'Europe.
MELIDOP.A. BOT. Salisbury avait établi sous ce nom un genre nouveau, pour une plante de la Chine qui a été reconnue postérieurement ne point différer de VEnkianlhus quinqueflora de Loureiro.
MÉLIDORE. OIS. Genre de l'ordre des Alcyons, formé par Lesson, aux dépens des Martins-Chasscurs, avec les caractères suivants : bec robuste, très-large et trèsgros ; mandibule supérieure terminée en pointe ou crochet hameçonné, l'inférieure légèrement renflée; une double arête en réseau sur la voûte de la mandibule supérieure; narines en fente longitudinale, peu apparente; tour des yeux nu; des poils ou cils rigides couvrant la naissance du bec; ailes amples; queue médiocre. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce; elle a été trouvée dans la Nouvelle-Guinée où l'on n'a pu observer ni ses mœurs ni ses habitudes que l'on présume être fort analogues à celles des Martins- Chasseurs.
MÉLIDORE d'Ecphrosire. Melidova Euphrosinœ, Less.; Dacelo macrorhxnus, Voy. de la Coq. Zool., p. 092. Parties supérieures d'un brun noirâtre, variées de fauve et de jaune; une calotte brune légèrement rayée de jaune et de vert; deux larges bandes composées de plumes brunes, bordées de bleu d'aiguë marine , circonscrivent l'occiput et naissent derrière les yeux; lorum fauve; deux traits noirs partant de la mandibule inférieure et s'étendant au delà des joues; cou entouré d'un collier blanc; rémiges brunes, bordées de fauve extérieurement; rectrices rousses à tiges lustrées; gorge, poitrine et flancs blanchâtres, tachetés de roux sale et de brunâtre par légères stries ou par plaques; abdomen blanchâtre; tectrices caudalesinférieures rousses, mandibule supérieure noirâtre, l'inférieure blanche; pieds brunâtres. Taille, neuf pouces et demi; le bec en a deux.
MÉLIE. Melia. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Brachyures, tribu des Quadrilatères, établi par Latreille, et très-voisin des Rhombilles et des Thelphuses. L'espèce qui lui sert de type est le Grapsus teslellatus, Encycl. Méth., pi. 305, fig. 2.
MÉLlER. DOT. Synonyme ancien de Néflier. On donne
quelquefois aussi ce nom aux espèces du genre Blakea.
WELlGLOSStiS. BOT. Le genre proposé sous ce nom,
par Schlechtendael, aux dépens du genre MelantIUum
de Linné, n'a point été généralement adopté.
! MÉLILITE. MiK. (Fleuriau de Bellevue. .lourn. de
Phys., l. Il, p. 459.) Substance d'un jaune paie ou d'un jaune orangé, en petits paiallélipipèdes rectangles ou en octaèdres rectangulaires, souvent recouverts d'uu enduit rouge-brunàtre; assez dure pour élinceler par le clioc du briquet; soluble en gelée dans l'Acide nitrique, cl fusible avec bouillonnement en veire transparent. Selon Caipi {Taschenbucli fur Miuer., t. xiv, p. 219), elle est composée de : Silice, 40,00 ; Cbau.x 19,G0; Magnésie 19,40; Alumine 2,90; oxide de Fer, 12,10; O.xide de Manganèse, 2.00; 0.\ide de Titane, 4,00. Cette substance a été découverte par Fleuriau de Bellevue, aux environs de Rome à Capo di Bove, dans la même lave qui renferme la Pseudosommite; elle y est associée au Feldspath.
Les anciens minéralogistes ont aussi donné le nom de MlîLiiiTEà une espèce d'Argile compacte d'un jaune de miel, qu'on employait en médecine comme soporifique.
MELILOBUS. BOT. Synonyme de Gledltschia Tiiacanlhos. y. Gléditsie.
MÉLILOT. Melilotus. bot. Tournefort est l'auteur de ce genre, qui appartient à la famille des Légumineuses, et à laDiadelphie Décandrie,L. Réuni par Linné au Trifolium, il fut rétabli par Jussieu. par Lamarck et par tous les botanistes modernes qui l'ont ainsi caractérisé : calice lubuleux à cinq dents; corolle papilionacée, dont la carène est simple, petite, les ailes ovales, oblongues, plus courtes que l'étendard; dix étamines, dont neuf soudées par les filets en un seul faisceau; gousse de forme variée, plus longue que le calice, à peine déhiscente, coriace, et ne renfermant qu'une seule ou un petit nombre de graines. Ce genre fait partie de la section des Trifoliées de Brown et de De Candolle; il se compose de plantes herbacées, qui, pour la plupart, croissent dans l'Europe tempérée et méridionale. Leurs feuilles sont accompagnées de stipules adnées au pétiole, et composées de trois folioles ordinairement dentées. Les fleurs sont jaunes ou blanchâtres, disposées en grappes, plus ou moins allongées et placées dans les aisselles des feuilles supérieures. Seringe (in De Candolle Prodrom. Syst. Veget., 2, p. 186) en a décrit vingt-sept espèces dont il a formé trois sections qui sont caractérisées par la forme ainsi que par la structure de leurs gousses, et qui ont reçu les noms de Cœlorutis, Plagionitis et Campylonitis.
Mélilot officinal. Melilotus officinalis, Lamarck; Trifolium Melilotus officinalis, Lin. C'est une plante annuelle, dont la tige, dressée et rameuse, s'élève à environ six décimètres. Ses feuilles sont composées de folioles ovales, obtuses, mucronées, dentées en scie et glabres. A la base du pétiole, on trouve deux stipules sétacées. Les fleurs sont fort petites, jaunes, disposées en petites grappes unilatérales et très-nombreuses à l'extrémité des ramifications de la tige. Ces fleurs sont presque sessiles, un peu pendantes et munies chacune d'une petite bractée linéaire. Les gousses sont petites, ovoïdes, obtuses, rugueuses, et renferment une ou deux graines. Cette plante est commune dans les prés, les haies et les bois; elle fleurit pendant la plus grande partie de l'été. A l'état frais, elle n'a qu'une légère odeur qui se développe par la dessiccation et qui par-
fume le Foin où le Mélilot se trouve mélange. On l'employait très-fréquemment autrefois en médecine, mais son usage est restreint aujourd'hui à des lotions ou à des lavements émoUients. Son principe odorant ne paraît point influer sur le mode d'action de celle plante.
MÉLINE ET MEL1N13M. Mm. Ce nom a été donné par les anciens à deux substances différentes : l'une qui est le Melinitm de Pline, paraît être une Argile blanche, de l'île de Mélos, qui servait dans la peinture; l'autre, qui a été citée par Celse, Vîtruve et Dioscoride, était une Ocre jaunâtre.
MÉLINET. DOT. Synonyme vulgaire de Cérinthe. y. ce mot.
MÉLINIDE. Melinis. bot. Ce genre de Graminées, et de la Triandrie Digynie, L., établi par Beauvois (Agr., t. II, fig. 4), offre pour caractères ; des Heurs disposées en une panicule composée, ayant une lépicène biflore, bivalve; la valve inférieure très-petite et mutique, la supérieure de la grandeur des fleurs, bifide à son sommet, où elle porte une pelile pointe naissant de la fente ; la fleur externe composée d'une seule paillette herbacée, bifide à son sommet et portant une longue soie qui part de sa bifuicalion. La fleur interne est hermaphrodite, à deux valves chartacécs, mutiques. Ce genre, qui appartient à la tribu des Panicées, est extrêmement rapproché des Paniciim, dont il diffère surtout par la longue soie de sa fleur neutre. Il a été formé sur une plante du Brésil, que Beauvois nomme Melinis multiflora.
MÉLINOSE. MIN. L'un des noms du Plomb molybdaté. F. ce mot.
MÉLINOSPERME. j1/e/i«os/;ermM»i . bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Walpers {in Linnea, xiii, p. 327) qui lui assigne pour caractères : calice ébracléolé, à deux lèvres profondément divisées et presque égales en longueur : la supérieure bifide, l'inférieure à trois dents; étendard de la corolle glabre, dépassant les ailes; carène droite, arrondie au sommet, bifide, plus longue que l'étendard; dix étamines diadelphes ; le filament axillaire libre; ovaire multiovulé, velu sur les bords ; style filiforme et glabre; stigmate capitellé. Le fruit est un légume plan, tétra-hexasperme, subtoruleux, à semences protubérantes , légèrement courbé en faux ; ombilic renflé, estrophiolé ; funicule court.
Mélinosperme PDSiiLE. MelinospertHum pusillum; Tephtosia pusilla, Pers. C'est une petite plante annuelle, herbacée, à tiges dressées, à feuilles étroitement obovales, dont la plus élevée sessile. Les Heurs sont solitaires, opposées aux feuilles, soutenues par un pédoncule capillaire, articulé un peu au-dessus du milieu, bibracléolé; les pétales sont d'un jaune orangé, à peine plus longs que le calice. Du cap de Bonne- Espérance.
MELINUM. BOT. Ce nom a été donné par Césalpin au Salvia gliitinosa, ainsi qu'au Teucrium Scorodonia, L.
MÉLIOLE. Meliola. bot. Genre de Champignons de la famille des Pyrénomycètes, établi par Fries, avec les caractères suivants : périlhéques cornés, globuleux, disposés sur des fibres qui tiennent lieu de feuil-
lets ou qui les produisent ; thèques distincts e( convergents. Les Mélioles, que Fée considère autant comme des Lichens que comme des Champignons, ont été confondus par lui dans son genre Tricliaiia; ils se trouvent sur les écorces d'un assez grand nombre d'arbres de l'Amérique.
MELIPHAGA. OIS. Synonyme de Philédon. F. ce mot.
MÉLIPONE. Metipona. ws. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des Apiaires, division des Sociales, établi par Illiger, et en même temps par Latreille, et auquel Jurine a donné le nom de Tiiguna. Latreille a détaché des Mélipones quelques espèces, et en a formé aussi un genre Trigona. Les caractères des Mélipones proprement dites sont : point d'épines à l'extrémité des jambes postérieures; premier article des tarses postérieurs plus étroit à sa base, ou en triangle renversé et sans stries sur la brosse soyeuse de sa face interne.
Les lUélipones diiïèrent des Trigones de Jurine et de Latreille, parles mandibules qui sont dentelées à leur bord interne dans les dernières, tandis qu'elles sont simples dans les Mélipones; elles diffèrent des Abeilles par leurs petits yeux lisses qui sont situés transversalement sur une même ligne. Les ailes supérieures n'ont que deux cellules cubitales; la première est carrée, séparée de la seconde par une faible nervure : elle ne reçoit aucune nervure récurrente. La seconde en reçoit une et atteint l'extrémité de l'aile. L'abdomen est plus court que celui des Abeilles, de la longueur à peu près du corselet; le premier article des tarses postérieurs a une forme triangulaire, ou va en se rétrécissant de l'extrémité à la base, et la brosse soyeuse qui revêt la face interne est continue ou sans stries transverses; les extrémités des crochets qui terminent les pattes sont fendues en deux branches qui sont presque de longueur égale; les jambes postérieures sont proportionnellement plus larges que celles des Abeilles; le bout inférieur parait concave ou échancré, et offre, à son angle interne, un faisceau oblique de poils ou petits crins très-nombreux et très-serrés; enfin la tranche intérieure a un sillon ou un enfoncement longitudinal, qui reçoit une partie du côté inférieur de la cuisse, ce qui donne à ces Hyménoptères plus de facilité pour contracter leurs pattes postérieures.
Les Mélipones ont été observées par beaucoup de voyageurs et par peu de naturalistes; de sorte que tout ce que les premiers ont dit sur leurs mœurs et leurs habitudes, est souvent très-difficile à appliquer aux espèces; quoique ces observations aient été faites par des gens dignes de foi, l'histoire de ces Hyménoptères est encore bien incomplète, et ce que l'on connaît de plus à leur égard n'a pour objet que la nature de leur miel, la forme des ruches et leur régime politique. Latreille, dans sa Monographie des Abeilles proprement dites et des espèces propres au nouveau monde, publiée dans le Recueil de Zoologie du voyage de Hnmboldt et Bonpland, a rassemblé tous les faits relatifs à ces Hyménoptères.
Mélipobe buchaire. Me/i'poKO favosa, Illis.,Latr.; Àpisfavosa, Fabr., Coqueb. (Illust. Icon. Ins. dec,
tab. 23, fig. ô). L'ouvrière est longue de quatre lignes et demie, d'un noirâtre foncé, avec un duvet roussàtre. Le chaperon est d'un jaunâtre pâle ou blanchâtre, avec deux taches brunes longitudinales en triangle allongé dans son milieu. Les ailes et leurs tégules sont jaunâtres. Le bord postérieur des cinq premiers anneaux de l'abdomen est occupé par une bande jaune ou d'un jaune roussàtre. Les jambes de derrière sont en tout ou en partie, ainsi que les derniers articles des tarses, d'un brun plus clair ou un peu roussàtre. Cette espèce se trouve à Cayenne. On peut encore rapporter à ce genre intéressant les Melipoiia sciitellaris, Latr.; Melipona intenupia, Latr.; les Jpis compressipes, seymentaria et alra, Fabr.
MÉLIQUE. Melica. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, établi par Linné et adopté par tous les agrostographes, et présentant les caractères suivants : les Ueurs forment une panicule simple ou rameuse; chaque épillet se compose de deux à quatre fleurs dont une ou deux sont hermaphrodites et les autres neutres; la lépicène se compose de deux valves un peu inégales; la glume des fleurs hermaphrodites est formée de deux paillettes presque égales, coriaces, muliques ; la glumelle consiste dans une seule paléole obtuse et unilatérale. Ce genre a beaucoup de rapport avec le Poa; on doit y réunir le Molinia, genre qui a pour type le Melica cœnilea, et qui réellement ne diffère pas des autres Méliques. Ce sont, en général, des Graminées élégantes, dont les panicules ont un aspect soyeux ou brillant.
MÉLIS. M\M. Synonyme de Blaireau. F. ce mot.
MÉLISODÈRE. Melisodcra. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par Westwood qui lui assigne pour caractères ; bords des élytres entiers; corselet un peu plus étroit postérieurement; lobes du menton aigus; lèvre supérieure légèrement échancrée; dernier article des palpes labiales court, tronqué et presque sécuriforme; articles des antennes monoliformes, courts et serrés; corps aplati; jambes échancrées vers le milieu.
MÉLISODÈRE A ÉLYTRES COULECR DE POIX. Metisodeia
picipennis, 'Westw. Il est d'un brun de châtaigne, mais ses élytres, d'une nuance un peu plus claire, se rapprochent de la couleur de la poix; elles sont luisantes, parallèles et striées par des points; il y a sur la tête, entre les yeux, une ligne élevée et une autre transversale un peu [dus courte ; le corselet est d'un brun obscur, avec une petite ligne longitudinale, enfoncée, sur le dos et à la base une autre transversale de chaque côté, près des angles postérieurs; les élytres ont chacune six rangées de petits points enfoncés et serrés, qui forment autant de stries; piès de la suture la strie est simple de même qu'une ])artie de celle du bord. Taille, sept lignes. Cet insecte habite les environs du port Jackson. MËLISSE. Melissa. bot. Ce genre, de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., offre pour caractères essentiels : un calice tubulcux, nu intérieurement, à deux lèvres ; la supérieure à trois dents, l'inférieure à deux; une corolle à tube cylindrique, évasé au sommet et partagé en deux lèvres : la supérieure en forme de voûte échancrée, l'inférieure à trois
divisions imigales, celle du milieu plus grande, écliancrée el cordiforme; qualre élamines didynames, à an- Ihèies oblongues; ovaire à quatre lobes du milieu desquels s'élève un slyle de la longueur des étamines et terminé par un stigmate bifide. Ce genre est tiès-voisin de celui des Thyms dont il ne diffère essentiellement que par son calice nu à l'intérieur. Si ce n'était le port qui distingue assez bien les deux genres, un tel caractère n'aurait qu'une faible valeur, car la section du genre Melissa, à laquelle Persoon a donné le nom de Calamintha, el qui était regardée comme un genre distinct par Tournefort, offre aussi un calice dont l'entrée est velue après la floraison; aussi quelques auteurs ont-ils placé parmi les Thyms les espèces dont celte section est constituée. Les Mélisses se distinguent des Origans en ce que leurs Heurs ne sont ni réunies en tèle ni accompagnées de bractées.
On a décrit environ quinze espèces de Mélisses qui sont indigènes de l'Europe méridionale et des contrées tempérées de l'Amérique septentrionale. Ce sont des plantes le plus souvent herbacées, quelquefois sousfrutescentes, odorantes, à feuilles simples, opposées, et à Heurs axillaires, portées sur des pédoncules rameux, et disposées en grappes au sommet des tiges.
Mélisse officinale. Melissa o/pcinalis, L. Elle a une tige dressée, rameuse, bautedesix à huit décimètres, velue vers sa partie supérieure et près de ses nœuds; ses feuilles sont ovales, cordiformes, dentées, pubescentes, portées sur de courts pétioles; ses Heurs sont blanches, verticillées , tournées du même côté, el placées dans les aisselles supérieures des feuilles, sur des pédoncules rameux. La Mélisse croît dans les contrées méridionales de l'Europe. On la cultive abondamment dans les jardins, à cause de l'odeur suave, analogue à celle du Citron, que toutes ses parties exhalent, odeur qui a fait donner à cette plante les noms vulgaires de Citronelle, Citronade et Herbe de Citron. Elle possède à un haut degré les propriétés communes aux Labiées, c'est-à-dire, qu'étant amère et aromatique, elle agit, comme excitant, sur le système nerveux. Les médecins prescrivent son infusion théiforme, ou plus fréquemment son eau distillée, dans les potions toniques. Elle est un des principaux ingrédients de l'Eau-des-Carmes, liqueur alcoolique que l'on administre rarement à l'intérieur, mais qui peut avoir, comme l'Eau-de-Cologne, des propriétés antispasmodiques, si on la fait respirer aux personnes qui tombent en défaillance.
Parmi les espèces qui composent la section des Calamintha de Persoon, on remarque la Mélisse a grandes TLtvRs, Melissa grandifloia, L.; Thymus grandi/lonis, Lamk. et De Cand. Ses tiges sont légèrement pubescentes, garnies de feuilles ovales-aiguës, dentées en scie; les fleurs sont grandes, purpurines, disposées en grappe terminale, au nombre de trois ou quatre, sur des pédoncules assez longs. Cette jolie plante croît naturellement dans les contrées montueuses et sèches du midi de l'Europe.
Mélisse Calament. Melissa Calamintha, L. ; Thymus Calamintha, Lamk. et DC. Elle est pubescente, à feuilles ovales, presque cordiformes à la base, bordées de dents égales et obtuses : elle a des Beurs purpurines
ou blanchâtres, tachetées de violet, beaucoup plus petites que celles de l'espèce précédenle, disposées en grappes paniculées. On la rencontre fréquemment sur les collines et aux bords des champs, dans la France méridionale. Elle est connue sous le nom vulgaire de Calament de montagne.
On appelle vulgairement Mélisse des bois, le Melilfis melissopliyUiim ; Mélisse épineuse, le Multicella spinosa; Mélisse de Moldavie, le Dracocephalum Mohiavica; Mélisse sadvage, le Leonurus car- (liaca, etc., etc.
MÉLISSIÈRE. bot. Synonyme vulgaire de Meliltis Melissophyllum, L. f^. Mélittide.
MELISSITUS. BOT. Le Melilotus crctica, Desf.. a été érigé, par Medicus et Mœnch, sous le nom de Melissitiis, en un genre distinct, établi antérieurement par Heisler qui le nommait Melilotoides. Ces deux dénominations n'ont pas été reçues; la première pouvant être confondue avec celle de Melicylus employée par Forster pour un genre fort différent, el la seconde péchant contre les règles établies par Linné. Seringe {in DC. Piodiom. Syst. Veget., 2, p. 185) s'est donc vu autorisé à leur substituer le nom de Pocockia. V. ce mot.
MÉLISSODE. Melissoda. ins. Genre d'Apiaires Scobulipèdes de Latreille, établi par lui dans ses Familles Naturelles du Règne animal. Ce genre est très-voisin de celui d'Eucère, et renferme quelques espèces analogues du Brésil.
MELISSOPHYLLUM. bot. V. Mélittide.
WÉL1S.S0T. BOT. Synonyme vulgaire de Mélittide. y. ce mot.
MELlSTADr.DM. bot. (Forster.) Synonyme de Casea lia. y. ce mot.
MÉLITE. Melita. crcst. Genre de l'ordre des Amphipodes, famille des Creveltines , établi par Leach et ayant pour caraclères: seconde paire de pieds ayant son dernier article très-dilalé, comprimé en forme de main, avec la griffe, ou le doigt qui vient après et qui termine, repliée sous la paumette de l'article précédent; antennes supérieures aussi longues au moins que les inférieures. Ce genre est fort peu connu; l'espèce qui lui sert de type est le Cancer paimatus de Montagu; on la trouve décrite dans le tome septième des Transactions de la Société Linnéenne de Londres.
MÉLITE. POLVP. Lamarck nomme ainsi le genre de Polypier appelé par Lamouroux Mélitée. F. ce mot.
MÉLITE. BOT. Pour Mélittide. F. ce mot.
MÉLITÉE. Melilea. acal. Genre de Médusaires établi par Péron et Lesucur dans la division des Méduses gastriques, monoslomes, pédonculées, brachidées et non tenlaculées. Caractères : huit bras supportés par autant de pédicules et réunis en une sorte de croix de Malle; point d'organes intérieurs apparents. Ce genre a été réuni aux Méduses propres par Cuvier, et aux Orylhies par Lamarck. F. Orytqie.
MÉLITÉE. Melitœa. iNS. Nom donné par Fabricius à un genre de Lépidoptères, qui a été réuni par Latreille aux Argynnes. F. ce mol.
MÉLITÉE. Melilea. polïp. Genre de l'ordre des Isi-
dées, dans la division des Polypiers Corlicifères, ayant pour caractères : polypier lisse, dendroïde, noueux, à rameaux souvent anastomosés; articulations pierreuses, striées, à enlre-nœuds spongieux et rendes ; écorce crétacée, très mince, friable dans l'état de dessiccation, et couverte de cellules polypifères, éparses, quelquefois saillantes. Quoique formées, comme les Isis, de cylindres et d'articulations calcaires, joints par une substance de structure différente, les Mélitées se distinguent facilement des Isis par leur port, l'aspect, la couleur et le tissu de leurs cylindres calcaires, la structure et la forme du moyen d'union de leurs articulations, la persistance et le peu d'épaisseur de l'écorce sur le Polypier dans l'état de dessiccation.
Les Mélitées sont des Polypiers fort élégants, et dont le port rappelle certaines Gorgones. Quelques espèces parviennent à plusieurs pieds de hauteur; leurs rameaux sont très-nombreux, ascendants, plus ou moins sinueux, presque tous établis sur le même plan, et souvent anastomosés entre eux; les internœuds, ou moyens d'union des pièces calcaires, sont renflés, saillants, d'un tissu spongieux et assez mous pour être coupés facilement; les articulations calcaires sont fermes, solides, cassantes, souvent striées à l'extérieur; on voit même, sur les jeunes rameaux, des enfoncements qui correspondent aux cellules de l'écorce ; intérieurement elles sont parcourues, suivant leur longueur, par quelques canaux capillaires remplis d'une matière semblable à celle des entre nœuds; leur couleur varie du blanc rosé au rouge de corail le plus vif.
L'écorce des Mélitées est très -mince, el, quoique friable, elle persiste constamment sur les Polypiers desséchés; celle des Isis, au contraire, est fort épaisse el tellement friable, que les échantillons que l'on voit dans les collections n'en n'offrent presque jamais; la couleur de l'écorce des Mélitées varie suivant les espèces et même suivant les individus; elle passe du blanc jaunâtre au rouge ponceau ; les cellules polypifères sont petites, nombreuses, éparses, quelquefois saillantes, entourées d'un cercle rouge quand l'écorce est jaune, et d'un cercle jaune quand celle-ci est rouge. Les Mélitées habitent les mers de l'Inde et de l'Australasie.
Ce genre renferme les Melitea ochracea, lîissoi, relifera et textiformis.
MÉLITHOCHORTON. bot. Synonyme de Helminlhochorlon. F. ce mot.
MELITHREPTUS. ois. V. Héorotaire.
MÉLlTOME.jl/e/(Yowia. iNS. Hyménoptères. Genre de la famille des MelUfères, tribu des Apiaires, institué par Lalreille qui lui assigne pour caractères ; antennes filiformes, brisées, courtes dans les deux sexes, composées de douze articles dans les femelles, et de treize dans les mâles, le troisième toujours aminci à sa partie inférieure; mâchoires et lèvre réunies, formant une promuscide qui dépasse, dans le repos, la base des hanches postérieures ; tète transversale; yeux assez grands; trois ocelles disposés en ligne transversale sur le haut du front; corps velu, assez court; corselet globuleux; écusson court, transversal ; ailes supérieures ayant une cellule radiale, pointue à sa base et à son extrémité
qui est écartée de la côte, et quatre cellules cubitales : la première plus grande que la deuxième, celle-ci presque carrée, recevant au-dessous de son milieu, la première nervure récurrente, un peu avant la nervure d'inlerseclion qui la sépare de la quatrième; cette dernière cellule un peu commencée et tracée presque jusqu'au bout de l'aile; trois cellules discoïdales presque égales : l'inférieure fort éloignée du bord postérieur de l'aile; abdomen assez convexe, composé de cinq anneaux outre l'anus dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles; pattes assez fortes et velues; jambes antérieures munies à leur extrémité d'une épine garnie d'une membrane; jambes postérieures des femelles dépourvues de palette, mais portant une brosse sur leur face extérieure, ainsi que sur celle du premier article des tarses, terminées par deux épines longues et un peu crochues au bout.
Meiitome englosse, Melitoma englossoides , Lat. Antennes brunes, un peu testacées à leur face interne; tête et corselet noirs , avec un duvet roux ; abdomen noir, les segments garnis de poils noirs, et leur bord inférieur chargé d'une bande Iransverse de poils courts, couchés et blancs; ils sont gris sur le premier et noirs sur le dernier ainsi que sur l'anus ; pattes noires et velues; ailes transparentes. Le mâle diffère de la femelle en ce que le cinquième segment de l'abdomen a comme les précédents, la bande Iransverse de poils couchés blancs. Taille, cinq lignes. Du Brésil.
MÉLITOPHILE. Melitophilis. iivs. Lalreille donne ce nom à une division qu'il a formée dans la tribu des Scarabéides. Tous ces insectes ont le labre presque membraneux, caché sous le chaperon; les mâchoires sont terminées par un lobe en forme de pinceau; la languette n'est point saillante, et le corps est le plus souvent ovale, déprimé, avec le corselet en trapèze ou presque orbiculaire; les couleurs de ces insectes sont ordinairement brillantes; ils vivent tous sur des fleurs, et leurs larves passent leurs premiers états dans le tronc des arbres en décomposition ou dans la tige de diverses plantes. Cette division renferme six genres, savoir : Platygénie, Crémastocheile, Goliath, Trichie, Cétoine et Gymnétis. F. ces mots.
MÉLITTE. Melilta. iNS. Kirby nomme ainsi, dans sa Monographie des Abeilles d'Angleterre, un genre correspondant aux Pro-Abeilles de Réaumur et à la tribu des Andrénèles de Lalreille; il partage ce genre en cinq sections dont les qualre premières correspondent aux genres Collèle, Hylée, Sphécode et Halicte, et la dernière aux Andrèncs et aux Dasypodes de Latreille. F. ces mots et Andrénètes.
MÉLITTIDE. Melitlis. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynamie Gymnospermie, L., offrant pour caractères essentiels : un calice très-grand, campanule, bilabié, à trois divisions inégales; une corolle du double plus longue que le calice, dont le tube est dilaté vers l'entrée; le limbe a deux lèvres ouverles: la supérieure entière, plane, l'inférieure à trois grands lobes inégaux et obtus; akènes arrondis, légèrement triquèlres et velus. LeMeliltis Melissophyllum, L., est l'unique espèce de ce genre, car le Mtiitlis (jiandi- I floia de Smilh [Flor. Biitann., 2, p. 044) n'en est