‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 64 sur 99 · MOL · texte numérisé non relu

MOL

MOLOSSE. Molossus. mam. Genre de Carnassiers tie la famille des Chéiroptères, établi par Geoffroy Salnt- Ililaire. avec les caractères suivants : tête courte; museau reuHé; oreilles grandes et réunies, ou couchées sur la face; oreillon extérieur; membrane interfémorale étroite et terminée carrément; queue longue, enveloppée à sa base, et le plus souvent libre à l'exlrémité. Formule dentaire : incisives, deux en haut, deux en bas; canines, deux en haut, deux en bas; molaires, deux en haut, deux en bas.

Molosse Aiecto. Molossus Jleclo, Dysopes Jlecto, Tcmm., p. 231. De la taille de la Séroline d'Europe; elle a de longues soies au croupion; son pelage a l'aspect d'un tissu de velours Irèsfin, d'un noir très-brillant. Longueur, cinq pouces six lignes; envergure, un pied. Elle habile l'intérieur du Brésil.

MoiossE AMPLEXicACDE. Molossus aiiiplextcauilatus, Geoff.; Chauve-Souris de la Guiane, Buff. Pelage noirâtre, moins foncé en dessous qu'en dessus; queue entièrement enveloppée dans la membrane interfémorale. Cette espèce est très-commune à Cayenne; elle vole par grandes troupes.

Molosse cbatain. Molossus caslaneus, Geoffroy; Chauve-Souris sixième d'Azara. Pelage châtain en dessus, blanchâtre en dessous; un ruban étendu de|)uis le bout du museau jusqu'au fronl. Elle habite le Paraguay.

Molosse chasicbe. Molossus plicatus, Geoff.; Dysopes plicatus, Temm. Le pelage dans les parties supérieures est court, cotonneux, très -serré, d'un fauve cendré plus ou moins grisâtre; il est un peu plus clair dans les paities inférieures. Les lèvres sont couvertes de plis; les oreilles sont médiocres, rondes, non réunies sur le front, à Iragus ou lentille externe; il y a un ruban de poil le long des membranes des flancs; la queue esta moitié enveloppée dans la membrane interfémorale. Taille de l'extrémité du museau à celle de la queue, ([uatre pouces trois lignes; envergure, onze pouces et demi. De l'Inde.

Molosse dilaté. Molossus dilatatus, Nyctinomus (lilalatus, Horsf. Elle est d'un fauve noirâtre, plus pâle en dessous; ailes très-développées; queue trèsgrèle; membrane interfémorale formée de fibres musculaires plus rares. Elle habite Java.

Molosse oocuin. Molossus rtifus, Geoffroy-S<-Hilaire; Dysopes perolis, New. Le pelage des parties supérieures est d'un brun marron foncé, celui des inférieures est d'un marron plus clair; museau énorme, très-gros et court, offrant quelque ressemblance avec celui du Chien dogue; bouche très- fendue; système cutané des oreilles très- développé; membrane inlerl'émorale se diiigeant en angle, vers la moitié de la longueur de la queue dont elle enveloppe la partie supérieure, laissant l'autre moitié libre et sans bordure membraneuse; lèvre poilue, sans verrues. Taille du bout du nez à l'extrémité de la queue, cinq pouces; envergure, treize pouces et demi. Amérique méridionale.

Molosse enfbmé. Molossus fumarius, Spix; Dysopes obscurus, Temm., p. 5ôB. Cette espèce est de la taille de la Barbaslelle d'Europe; le pelage est composé de i)oils de deux couleurs, d'un brun noirâtre en des-

sus et d'un brun cendré en dessous; des soies au bord des lèvres. Longueur, trois pouces trois lignes; envergure, neuf pouces. Elle habite le Brésil et la Guiane.

Molosse de Geoffroy. F. Nvctinobe d'Égïpte.

Molosse grêle. Molossus tennis, Nyclitiovius tennis, Horsf. ,/iescar.iiiJata;Dysopestctiuis, Temm., p. 228. De la taille du Vespertilion Barbaslelle d'Europe; pelage Irès-court, doux, lisse, brun-noirâlre supérieurement, cendré en dessous, et ayant des soies blanches aux phalanges onguénales des pieds; lèvres supérieures larges, bordées par une série de verrues. Longueur, trois pouces neuf lignes; envergure, dix pouces six lignes. Elle habite Java, Banda, et sans doute Sumatra.

Molosse a grosse qdece. Molossus ciassicaudatus, Geoff.; Chauve-Souris dixième d'Azara. Pelage d'un brun canelle, plus clair en dessous qu'en dessus; queue bordée de chaque côté par un prolongement de la membrane interfémorale. Elle habite le Paraguay.

Molosse a large queue. Molossus laticaudatus , Geoff.; Chauve-Souris huitième d'Azara. Pelage brun obscur en dessus, moins sombre en dessous; queue bordée de chaque côté par un prolongement de la membrane interfémorale. Elle habile le Paraguay.

Molosse a lorgde qdebe. Molossus longicaudatus, Geoff.; le Mulot volant, Daub.; Fesperlilio Molossus, L. Pelage cendré fauve; une lanière de peau s'élendanl du front au museau; queue presque aussi longue que le corps. Il n'est pas sftr que ce soit bien le Mulot volant de Daubenton, qu'il dit être de la Martinique.

Molosse marrod. y. Molosse doguin.

Molosse nasique. Dysopes nasutics, Temm. F. Nvc- TiPiOME DU Brésil.

Molosse noir. Molossus aier, Geoff. Pelage noir, lustré en dessus. Patrie inconnue.

Molosse odscdr. Molossus obscurus, Geoff. Pelage d'un brun-noirâtre en dessus, plus terne en dessous; tous les poils étant blancs à leur origine. Celte espèce diffère un peu par la laille de la Chauve-Souris neuvième d'Azara, à laquelle Geoffroy l'a rapportée. Elle habile le Paraguay.

Molosse pédimane. Molossus cheiropus, Dysopes cheiropus, Teuuu., p. 218; Cheiromeles toiqualus, Horsf. Cette espèce semble nue à l'œil; quelques poils rudes, très-courts, paraissent sur le cou et forment une sorte de fraise; un duvet peu sensible revêt le ventre; le dos est complètement nu; la queue est couverte de rides dans sa partie libre; les oreilles sont écartées, longues, à double oreillon. Longueur totale, cinq ponces deux lignes; envergure, vingt et un pouces. Elle habite le royaume de Siam et l'Asie occidentale.

Molosse a poils ras. Molossus abrasus, Dysopes abrasus, Temm., p. 232. Espèce un peu |)lus petite que la Nodule; elle a le pelage très-ras, mais serré, d'un marron Irès-vif et lustré en dessus, plus clair et terne en dessous; les membranes sont noires. Longueur, quatre pouces trois lignes; envergure, neuf pouces sept lignes. Elle habita l'intérieur du Brésil.

Molosse de Ruppel. Molossus Ruppelii, Dysopes Huppelii, Temm., p. 224. De la taille du Vespertilion murin, et Irès-voisin du Kyclinome d'Egypte; pelage abondant, fin, serré et lisse; museau couvert de poils

rares; lèvres larges, pendaiiles et plissées; parties supérieures d'un gris de souris très-uiiiforme partout; parlies inférieures du même gris, mais d'une teinte un peu plus claire; les poils des doigts longs. Longueur, cinq pouces deux à six lignes; envergure, quatorze pouces six lignes. Elle habite l'Egypte, dans les souterrains.

Molosse véloce. Molosstis velox, Dysopes velox, Natlerer, Temm., p. 234. Elle est de la taille de la Barbastelle d'Europe; cette espèce a un siphon glanduleux au-devant du cou; le pelage est très-court, lisse, d'un brun marron très -foncé, lustré uniformément, plus clair et mat en dessous. Longueur, trois pouces trois lignes; envergure, dix pouces. Elle habile le Brésil.

Molosse a queue pointée. Molossus acuticaiidaliis, Desm., p. IGO. Queue longue, presque entièrement développée dans la membrane interfémorale, qui forme un angle assez aigu; pelage brun noir, lavé de couleur de suie. Cette nouvelle espèce a été apportée du Brésil par .4uguste Saint-Hilaire.

Molosse a ventre bbdn. Molossus fiisciventer, Geoff.; second Mulot volant, Daub. Pelage cendré brun en dessus, cendré en dessous, excepté le ventre, qui est brun à son milieu. Patrie inconnue.

MOLOXITA. OIS. Espèce du genre Merle.

MOLPADIE. /1/o//;a(//«.ÊcHiN. Genre d'Échinodermes sans pieds, établi par Cuvier (P.èg. Anim.,t. iv,p. 23). dont les caractères sont ; corps coriace, en forme de gros cylindre ouvert aux deux bouts; organisation intérieure à peu près semblable à celle des Holothuries; bouche privée de tentacules et garnie d'un appareil de pièces osseuses moins compliqué que celui des Oursins. Ce genre ne renferme qu'une espèce dont l'extrémité où est l'anus finit en pointe; Cuvier l'a nommée Molpadia hololhuiioides; elle vit dans la mer Atlantique.

MOLPADIE. Molpadia. bot. Genre de la famille des Synantbérées, et de la Syngénésie superflue, L., établi par Cassini( Bulletin de la Soc. Philoin., novembre 18 18) qui ne savait pas ce mot consacré dans la zoologie, et <|ui Ta placé dans la section des Inulées-Prototypes, en Axant ainsi ses caractères : involucre presque orbiculaire, formé d'écaillés imbriquées : les extérieures ovales oblongues, coriaces et appliquées dans leur parlie inférieure, foliacées et étalées en forme d'appendiceàleursommet;lesintérieuresappliquées, linéairesohlongues, terminées par un appendice étalé, arrondi, légèrement scarieux et frangé sur les bords; réceptacle très-large, plan, garni de paillettes subulées; calathide radiée; les Heurs du centre nombreuses, régulières et hermaphrodites; celles de la circonférence sur un seul rang, nombreuses et femelles; corolle des fleurs centrales ayant le tube très-aigu en dehors; celles de la circonférence en languettes linéaires, très-longues; anthères munies à leur base d'appendices longs et barbus; ovaires oblongs, cylindriques, glabres, surmontés d'une aigrette très-courte, cartilagineuse, offrant (|uelquefois une longue soie à peine pUimeuse. Ce genre, qui ne parait guère différer du Telekia, de Baumgarten, est fondé sur une plante qui offre des rapports avec les Inida et les Buphtalmum; aussi les auteurs l'ont-ils placée simullanémenl dans ces deux

genres. Tournefort en faisait le type de son genre .tsleroides, mais il lui associait un \vrH3h\e Buphtalmum.

Moi.padie onoRANTE. Molpadia suaveolens, Cass.; Buphtalmum cordifolium, Waldst. ctKitaib.; Inula macropUylla, Marscli.; Inula Caucasien, Pers. C'est une fort belle plante herbacée, dont toutes les parties exhalent une odeur agréable. Sa tige élevée, presque simple, puhescente, porte des feuilles alternes ou opposées. Les feuilles radicales sont très-grandes, pétiolées, cordifcumes, irrégulièrement dentées en scie, ridées et glabres sur leur face supérieure, niar<|uées de nervures sur leur face inférieure et parsemées de poils et de glandes remplies d'huile volatile odorante. Les fleurs sont jaunes, très-grandes, solitaires au sommet de la tige ou des rameaux axillaires. Cette plante croît dans les contrées orientales de l'Europe, et au Caucase.

MOLTKIE. Moltkia. bot. Genre de la famille des Borraginées et de la Penlandrie Monogynie, L., établi par Lehmann (TV. Schiift. der Noluif. gesellsch. 3. Halle, 5, 2, p. 4) qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes, linéaires, lancéolées, dressées; corolle cylindracée, presqu'infundibuliforine, plus longue que le calice; gorge nue; cinq étamines dont les filets sont plus longs que la corolle, et les anthères oblongues, incombantes; stigmate échancré; akènes grands, ovés, difformes, uniloculaires, rugueux, fixés au fond du calice, non perforés à la hase; deux ordinairement plus grands. Ce genre est formé aux dépens des Onosma de Willdenow, et ne parait pas en être très distinct. Il comprend seulement deux espèces ; la première, J/o/^ Ida punctala, Lehin., est une plante de la Galatic dont les feuilles radicales sont obovées, lancéolées, obtuses, hérissées de poils nombreux; les Heurs sont presque sessiles, alternes, tournées du même côté, accompagnées de bractées lancéolées, aiguës, plus longues que le calice. Les akènes ou noix sont niar(|uées d'impressions punctiformes. L'autre espèce, Moltkia cœrulea, était VOiiosma cœruleum de Willdenow, plante d'Arménie, à feuilles caulinaires, oblongues, lancéolées, aiguës, presque soyeuses, à corolles beaucoup plus longues que le calice, et à noix rugueuses. Lehmann a donné deux bonnes figures de ces plantes dans l'ouvrage publié sous le titre d'Icônes rarionim planlarum è familiâ Jsperifoliaium, t. 43 et 44.

MOLUCCA. BOT. D'anciens botanistes désignaient sous ce nom le genre appelé Molucella par Linné, f .

MOLDCELLE.

MOLUCELLE. Molucella. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Didynaraie Gymnospermie, caractérisé par un calice campanule évasé, plus grand que la corolle, et à cinq ou dix dents épineuses; par une corolle à deux lèvres écartées : la supérieure convexe, entière ou légèrement échancrée; l'inlérieure à trois lobes, dont le moyen est plus grand et obcordiforme. Le style est de la longueur des étamines, et le fruit se compose de quatre coques placées au fond dn calice. Ce genre, dont on ne connaît qu'un petit nombre d'espèces, se distingue surtout par la grandeur de son calice.

MoLDCELLE LicNEDSE. Molucella fiulescens, L., Allioni, Pcd., ii" 122, t. ii, fig. 2. C'est un petit arbuste

liaul d'un à deux pieds, croissant dans les lieux arides elsurlesrocliers, en Provence el en Italie. Sa tige est carrée, rameuse et dicliolome, munie d'aiguillons géminés. Ses feuilles, opposées, sont pétiolées, ovales, puhescentes, raar(]uées de trois à cinq grosses dents. Les Heurs sont blanchâtres, réunies en petit nombre à l'aisselle des feuilles supérieures.

On cultive encore dans les jardins de botanique le Molucella lœris, L., qui est annuelle el originaire de la Syrie.

MOLUE. POIS. Synonyme vulgaire de IMorue. r. Gade.

MOLCGINE. BOT. Pour Mollugine. f^, ce mot.

MOLUODE. BOT. Même chose que Molucelle. A'.cemot.

MOLDRE. REPT. oPH. Espèce du genre Couleuvre, f^. ce mot.

MOLURE oc MOLURITE. Moluris. l!SS. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Iléléromères, famille des Mélasomes, tribu des Piméliaires, établi par Latreille et ayant pour caractères : mâchoires découvertes en dessous jusqu'à leur base et point cachées par le menton; corselet presque rond; abdomen ovale; antennes un peu plus grosses vers leur extrémité, terminées par un article ovoïde. Ce genre se distingue des Pimélies, des Eurychores, des Akis et des Érodies par le dernier article des antennes qui, dans ceux-ci, est très-petit comparativement au précédent, à peine saillant dans quelques-uns et en forme de cône très-court. Les Tentyries s'en distinguent par les antennes ((ui finissent par deux ù trois articles globuleux et qui sont partout de la même grosseur; les Tagénies en sont éloignées par leur corps linéaire et leurs antennes presque perfoliées, et les Sépidies en sont séparées par la forme du troisième article de leurs antennes et par celle du corselet. Le cori)S des Molures est allongé, ovale, Irès-convexe; leur tète est plus étroite que le corselet, inclinée perpendiculairement, enfoncée jusqu'aux yeux dans le corselet; les antennes sont filiformes, insérées sons un rebord de la tète, composées de onze articles : le premier as.sez long, gros; le deuxième très-court, conique; le troisième le plus long de tous, cylindrique; les suivants obconiques; les quatre derniers un peu plus gros que les autres; les dixième et onzième turbines; ce dernier ovale, globuleux. Le labre estcoriace, avancé, entier, en carré transversal; les mandibules sont échancrées vers leur extrémité; les mâchoires ont leur lobe intérieur muni d'un onglet; leurs palpes sont filiformes, de quatre articles; le dernier un peu plus court que le précédent, presque triangulaire et comprimé; les palpes labiales sont de trois articles. La lèvre est crustacée, avancée, fortement échancrée; le menton est court, large, en carré transversal; son bord supérieur est pres(iue droit. Le corselet est pins étroit (|ue l'abdomen, convexe, presque globuleux, tronqué en avant et à sa partie postérieure. L'écusson est nul, les élytres sont très-convexes, sondées ensemble et embrassant l'abdomen. Les ailes n'existent pas. L'abdomen est grand, ovale, tronqué antérieurement; les pattes sont assez fortes, avec les jambes étroites ; les postérieures longues, un peu canibiéts : toutes les jambes ont deux courtes épines à leur extrémité. Les mœurs

des Molures sont inconnues; il est très-probable qu'ils ont les mêmes habitudes que les Pimélies; ces insectes sont originaires de l'Afrique et des contrées de l'Asie qui en sont voisines; le genre est encore assez peu nombreux en espèces.

Moi.iRE DE PiEURET. Molufis Pierreli, Serv. Il est noir, luisant et lisse; sa tète est petite et triangulaire; son corselet est très-bombé, moitié plus étroit que l'abdomen, échancrécn avant, arrondi au bord postérieur et latéralement; élytres bombées, arrondies presque en boule, avec de nombreux tubercules épineux, rangés en lignes longitudinales, couvrant leur tiers postérieur et s'avançant latéralement vers la base; extrémité des élytres échancrée au milieu, se prolongeant un peu au delà des tubercules en se recourbant; ventre un peu convexe; les trois premiers segments de l'abdomen ayant chacun au milieu une tache ovale, produite par un duvet fauve; antennes brunes; pattes brunâtres et pubescenles. Taille, dix lignes. Du cap de Bonne-Espérance.

MoLtRE STRIÉ. Moluris strlala, Latr.; Piiiietia striata, Fab., Oliv., Entom., t. m, Pimel., p. 4, n» 2, pi. 1, fig. II. 11 est d'un noir foncé, luisant; élytres lisses, ayant chacune la suture el trois lignes d'un rouge de sang. Taille, seize lignes. Du cap de Bonne- Espérance.

WOLVA ET MOLVE. POIS. (Rondelet.) f. Gade.

MOLY. BOT. Espèce du genre Ail. A', ce mot.

MOLYBDATES. MIS. Combinaisons de l'Acide raolybdiquc avec les bases salifiables.

MOLYBDÈiNE. jiiN. Métal qui a beaucoup d'analogie avec le Titane et le Tungstène, et qu'on trouve dans la nature à l'état d'acide libre, de sulfure et de combinaison avec l'oxide de Plomb. On n'a pu encore l'obtenir qu'en petits grains détachés, grisâtres, cassants et infusibles, qui se transforment par la chaleur en oxide blanc. L'Acide niolybdique se rencontre sous la forme d'un enduit jaunâtre à la surface du sulfure de Molybdène ; il est formé d'un atome de Molybdène et de trois atomes d'Oxigène, ou, en poids, de soixante-sept parties de Molybdène et trente trois d'Oxigène. Il est un peu soluble dans l'eau, qui prend une belle teinte bleue quand on y |donge un barreau de Zinc. Pour ce qui concerne la combinaison de cet Acide avec l'oxide de Plomb. F. Plomb jioltrdaté.

MoLYDDÈNEoxiDÉ.//^assey6/eiocAer. Substance jaune, pulvérulente, sous forme de léger enduit sur les autres minerais de Molybdène. Elle est infusible au chalumeau, mais se dissipe en fumée blanche; elle donne immédiatement un verre vert avec le Sel phosphoriquc. Elle contient Molybdène C6,G1; Oxigène 5ô,ô9. En Saxe, en Norwège, etc.

MoLTBDÈnE siLFi'RÉ. If'asseiblex, W. Substance métalloïde, d'un gris de Plomb, facile à gratter avec le couleau, composée de lames séparables, flexible sans élasticité, onctueuse au toucher, tachant le papier en gris mélallii|ue, et formant des traits verdàtres sur la porcelaine; pesant spécifiquement 4,7; cristallisant en piismes hexaèdres réguliers, très-courts et semblables à des lames hexagones; volatile en fumée blanche par l'action du chalumeau, en donnant une

odeur sulfureuse. Elle est composée de deux atomes de Soufre et d'un alome de Molybdène, ou, en poids, de quarante parties de Soufre, et soixante de Molybdène. On la trouve toujours en cristaux, ou en lames disséminées dans les roches, quelquefois en rognons ou petites couches, ù structure feuilletée. Elle appartient en général aux terrains anciens, principalement à ceux de Granité et de Micaschiste, et sa gangue immédiate est ordinairement une matière quartzeuse.On la trouve aussi dans les gîtes métallifères, surtout dans ceux d'Étain d'Altenberg. de Ziunwald, de Cornouail- Ics; dans le Greisen des montagnes de Blon, près de Limoges. Cordier l'a observée dans la roche du Talèfre, au pied du Mont-Blanc. Enfin on la rencontre très-fréquemment dans les terrains primitifs de l'État de New- Yorck, dans l'Amérique septentrionale.

MOLYBDÉNITE. min. Syn. de Molybdène sulfuré.

MOLYBDIDES. Mijv. Nom donné à un groupe de substances minérales ayant pour base le Molybdène. Ces substances se reconnaissent en ce qu'elles donnent par l'action de l'Acide nitrique, soit immédiatement, soit après avoir été fondues avec le carbonate de Soude, une lioudre blanche un peu soluble dans l'eau, et qui devient d'un bleu pur par la présence d'un barreau de Zinc.

MOLYBDlQUE.HiN. r. Acide et MoLYBDÈnE.

MOLYTE. Molytes. iNS. Coléoptères télramères ; genre institué par Schoonherr, dans la famille des lihynchopbores, avec les caractères suivants : antennes médiocres, un peu épaisses, coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et obconiques, les autres sont plus courts ou arrondis ou Irausverses, tron(iués et progressivement plus larges jusqu'à la massue <iui est ovale et acurainée; trompe allongée, un peu épaisse ou cylindrique, lisse en dessus, avec une strie enfoncée au-dessus de chacjue œil et le plus souvent une carène au milieu; yeux ovalaires, peu convexes; corselet oblong, tronqué aux deux extrémités, avec les côtés arrondis et dilatés au-dessus du milieu; écusson petit, peu distinct; élytres soudées, ovales, écliancrées à leur base, près de la suture, avec les épaules proéminentes en dehors. Le type de ce genre <|ue l'on n'a encore trouvé qu'en Europe et en Afri(|ue, est le Curculio coronatiis de Fabricius et de beaucoup d'autres auteurs; Schoonherr lui adjoint quinze autres congénères dont la plupart sont nouveaux.

MOMBIN ET MONBIN. dot. Espèce du çenre Sponilias. V. ce mot.

MOMIE. Miimia. ïool. On donne généralement ce nom à tous les cadavres d'animaux complètement des séchés, que l'on trouve soit à la surface de la terre, soit ensevelis sous une couche de terre renfermant des substances propres à s'opposer à la putréfaction et à la décomposition. Le nom de Momie s'applique également aux corps embaumés que la dessiccation a rendus aussi durs que certaines pierres.

Un mollus(|ue du genre Maillot porte le nom spécifique de Momie qui lui a été donné à cause de sa ressemblance avec les restes humains que l'on trouve dans les catacombes égyptiennes.

MOMISIA. BOT. Le genre formé sous ce nom a été reconnu pour ne point différer du i)/e//e«sia de Humboldl.

MOMONUS. INS. Coléoptères tétramères; ce genre de Rhynchophores, créé par Say,dans la famille desCurculionides, pour un insecte de l'Amérique septentrionale, ne diffère point du genre /'(«zo;/iin«s de Schoonherr. A'. PUZORBIPI.

MOMOUDIQUE. Momordica. eot. C'est un genre de la famille des Cucurbitacées et de la Monœcie Monadelpliie, L., caractérisé par des fleurs unisexuées et monoïques; les mâles ont un calice campanule à cinq divisions profondes, ovales, allongées, aiguës; une corolle monopétale, également campanulée, ayant ses cinq incisions extrêmement profondes. Les élamincs au nombre de cinq sont, comme dans le plus grand nombre des autres Curcubilacées, réunies en trois faisceaux; deux des faisceaux composés chacun de deux étamines, et le troisième seulement formé d'une étamine dans les fleurs femelles. Le calice est ovoïde, allongé à sa base où il adhère avec l'ovaire infère; la corolle est la même que dans les fleurs mâles. Le style est couri, trifide et portant trois stigmates légèrement échancrés. Le fruil est une sorte de baie ou péponide charnue ou desséchée, s'ouvrant en trois valves et avec élasticité. Les Momordiques sont des plantes herbacées, grimpantes ou étalées, munies de vrilles tordues en spirale. Les feuilles sont alternes, pétiolées, découpées en lobes palmés. Les fleurs sont pédonculées, munies chacune d'une bractée, plus ou moins rapprochée de leiu' base. Le Momonlica elalerium, L., ayant été retiré de ce genre pour former le genre Ecbaliium, toutes les autres espèces sont exotiques.

MoJiORDiQCE Balsamine. Momonlica Balsamiiia, L. Celle espèce est annuelle. Sa lige est rameuse, divisée en ramifications nombreuses, grimpantesau moyen des vrilles dont elles sont armées. Ses feuilles sont pétiolées, orbiculaires, divisées assez profondément en cinq lobes, grossièrement dentées et aiguës, luisantes à leur face supérieure. Les fleurs, d'un jaune pâle, sont solilaires, munies d'une pelile bractée sessile, cordiforme et denticulée. Les fruits sont des baies ou péponides tuberculeuses, du volume d'une grosse prune, d'une belle teinte jaune orangé, ou d'un rouge vif,s'ouvrant irrégulièrement en trois valves. Ces fruits sont vulgairement connus sous le nom de Pommes de MerteUle. Ue l'Inde.

MOMOT. OIS. Piioiiiles, lllig.; Momotus, Briss.; Baixphonus,yie\\\o{. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec robuste, dur, long, épais, convexe en dessus, fléchi vers la pointe qui est comprimée; bords des mandibules dentelés en scie; narines situées à la base du bec, un peu obliquement, en partie cachées par les plumes du front; quatre doigts, dont trois en avant, inégaux : l'interne très-court, soudé à la base; l'externe uni à l'intermédiaire jusqu'à la seconde articulation; ailes courtes, les trois premières rémiges élagées, les quatrième et cinquième les plus longues.

La défiance naturelle des Momols et leur caractère tout à fait sauvage se sont jusqu'ici opposés à l'étude suivie de leurs mœurs et de leurs habitudes, de manière que leur histoire est encore très peu connue. Plusieurs auteurs en ont parlé en sens divers, mais les Iraits principaux qu'ils allèguent coiUradicloirement

ne se trouvant ni les uns ni les autres enliticmenl d'accord avec la conformation de l'Oiseau, il vaut mieux les passer sous silence, que de s'exposer à répéter des erreurs. Les Momols habitent les forêts les plus épaisses des contrées équatoriales du nouveau continent; rarement ils se montrent dans les plaines qui confinent les forcis; leur vol, en raison delà lonfiueur des deux reclrices intermédiaires et de la brièveté des ailes, est lourd et très-limité; aussi ces Oiseaux, condamnés en quelque sorte à terminer leur existence aux lieux où ils l'ont reçue, sont-ils essentiellement casaniers, et paraissent-ils avoir perdu toute contenance lorsqu'un événement qnelconque les a transportés subitement hors du cercle borné dans lequel les restreint une habitude journalière. On a vu de ces Momols égarés, livrés à toutes les inquiétudes de leur position, s'abattre épuisés de besoin et de fatigue, après de vaines et pénibles excursions dans le voisinage, peut être de l'endroit même qu'ils cherchaient avec des efforts que leur naturel trop sédentaire rendait impuissants. On a toujours considéré les Momols comme Omnivores, et même dans la classification méthodique adoptée dans ce dictionnaire, ils sont rangés comme tels; néanmoins cela n'est pas conforme à l'observation, car l'on n'a jamais pu faire manger des graines à ceux que l'on a cherché à élever en captivité ; et celle observation avait été faite déjà depuis longicmps par d'Azara. Ils paraissent préférer à loule autre nourriture et même aux fruits, les Insectes, les Vers et les lambeaux de chair; ils avalent aussi les petits Quadrupèdes, après leur avoir brisé les os en les foulant avec les pieds; et de jeunes Oiseaux trouvés dans l'eslomac de quelques-uns de ceux que l'on a écorchés, portent à croire qu'ils visitent les nids pour dévorer la progéniture qui les habile. Ils ne s'occupent point de la nidification : des trous pratiqués en terre et dans lesquels on a surpris des couveuses, prouvent qu'ils s'emparent de quelque terrier abandonné et qu'ils y déposent leur poule consistant en trois œufs d'un blanc verdàtre, tachetés de brun. Le chant de ces Oiseaux est tout à fait désagréable; il est en même temps aigu et grave, selon les diverses inflexions; c'est sans doute de ce chant ou de ce cri que les Momols ont été primilivemenl nommés par les aborigènes Houtou dans divers cantons, et Tutu dans d'autres. Les Momots avaient été d'abord confondus avec les Toucans par Linné. D'Azara le premier en a invoqué la séparation, et depuis elle a été effectuée dans les différentes distributions méthodiques qui ont paru.

MoMOT DU Brésil. F. Mobot Houtou.

MoMOT DE DoMBET. MotHolus Dombeyi. V. Momot Tltu.

MouoT HoiiTOC. AJomotus Brasiliensis, Lalh.; Baryphontis cxaiiocephalvs, Vieill., Buff., pi. enl. 570. Parties supérieures vertes; espace oculaire nu, d'un noir profond, enlouré d'un trait bleu dans sa partie postérieure; sommet de la tête et front d'un bleu d'aiguemarine brillant; nuque d'un bleu de saphir, séparé du précédent par une tache noire ; quelques traits d'un brun marron sur le haut du cou; grandes tectrices alaircs et rémiges primaires d'un bleu changeant en

aiguc-marine; petites tectrices alaircs el rémiges secondaires vertes; rectrices très-élagées, vertes à leur origine; puis dans les intermédiaires surtout, d'un bleu changeant en violet ; les deux du milieu beaucoup plus longues, ébarbécs à un pouce environ de leur origine, jusqu'à un pouce ou deux de leur extrémité : dans cet intervalle les barbules paraissent avoir été usées par le frottement, car on observe que dans les jeunes, les barbes sont entières dans toute la longueur des rectrices; parties inférieures d'un vert obscur, avec quelques lâches longitudinales noires et souvent bordées de bleu sur la poitrine; bec noir; pieds bruns. Taille, dixhuit pouces.

MoMOTDKLtyMiLKm. Moinotus Levaillatitii,Prom; t. 2, pi. B. Son plumage est gris-verdâtre, la tête est rouge, avec les joues noires; une tache angulaire noire au milieu de la poitrine; rémiges bleuâtres; une ceinture orangée sur le haut du ventre; celui-ci d'un gris bleuâtre; queue longue, élagée, avec les rectrices inmédiaires égales. Taille, quatorze pouces. Brésil. WoMOT Oranrocx. A'. Momot de Levaillant. Momot a tête bleie. /-'. Momot Houtod.

Momot a tète rocsse. Momotus ru/icapillus, Dum. Parties supérieures vertes; sommet de la tête d'un brun rougeâlre; tectrices alaires vertes, frangées de verdàtre; rémiges d'un bleu verdàlre, brillant; reclrices bleuâtres, les deux intermédiaires dépassant de beaucoup les autres qui sont élagées; parties inférieures d'un vert roussâtrc; bec el pieds noirâtres. Taille, quatorze à quinze pouces.

Momot Tctd. Baiyphonus Cyanogaster. Nom que Vieillot a imposé à une variété du Momot à lêle rousse, dont la moitié inférieure de la poitrine et le resle des parties inférieures sont d'un bleu assez vif. Momot varié. Variété du Momot Houtou.

MOMOUL. OIS. (Sonnini.) Pour Monaul. F. ce mol. MONA, MONO, MONINA et MONMNA.mam. Noms et diminulifs sous lesquels on a désigné les petits Singes dans beaucoup de relations de voyages, et qui, purement espagnols, n'ont qu'une signification vague et arbitraire, dont les naluralisles empruntèrent celle de MoNE qui désigne une espèce de Guenon.

MONACANTHE. Monacanthus. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, Lin., qui se caractérise par un périanlhe plan, des sépales et des pétales qui se tournent vers le bas de la fleur, un labelle placé en arrière, charnu, non divisé, ventru et beaucoup plus grand que les sépales, un gynostème court, épais et mutique; une anthère cornue et biloculaire, des masses polliniques bilobées postérieurement, insérées au moyen d'un filament très-grand, dénudé, Iransverse, élastique et contraclile. Le professeur Lindley a institué ce genre pour des plantes parasites nouvellement observées au Brésil, et le nom qu'il lui a imposé se traduit littéralement par fleur-moine; il est dû vraisemblablement à la ressemblance que l'on peut trouver entre la forme du labelle et celle du capuchon qui couvrait la tcle des fervents solitaires, au moyen âge, et que quelques ordres religieux ont conservé comme signe dislinctif. Ou ne connaît encore qu'un très-petit nombre d'espèces de Monacanthcs que l'on

mo

cultive comme la plupart des autres plantes de la famille, sur la (ablette de la serre chaude, recouvrant le conduit de chaleur. On leur procure tous les moyens possibles de développement et on modère avec attention les arrosements. La propagation s'effectue par la séparation des pseudobullies.

MOIVACANTHE A DECX COULEURS. MonaCaUlkuS tlis-

coloi; Lindl.; Botan. regist., 1755. Son pseudobulbe est presque cylindrique, légèrement ridé; les feuilles sont oblongues, lancéolées, plissées, d'un vert assez agréable. La hampe est cylindri<iue, d'un brun verdàtre, longue de sept à huit pouces, terminée par une grappe lâche, composée d'une douzaine de fleurs distantes les unes des autres de huit à di.x lignes. Les sépales sont linéaires, obtus, réUéchis et d'un brun verdàtre. Les pétales sont dressés, égaux, linéaires, presque obtus et d'un pourpre brunâtre. Le labelle est postérieur, grand, épais, charnu, sphéroïdal, en forme de capuchon ou plutôt de casque antique à bords réfléchis, anguleux au sommet et frangés sur les côtés, d'un vert pourpré extérieurement, d'un jaune verdàtre à l'intérieur. Le gynoslème est court, épais, d'un vert jaunâtre, mutique, avec le bord inférieur convexe, proéminent, recevant le stigmate dans une fossette particulière. L'anthère est à deux loges, prolongée en deux pointes ou cornes verdâlres. Les masses polliniques sont bilobées, sillonnées à leur partie inférieure, supportées par un grand caudicule contractile.

MoNACANTHE VERTE. MoHacaiithiis viiidis, Lindl., Geii. etSp. Orchid, p. 137.— Ib., Botan. Regist. 1732. Sa tige est élevée de deux pieds environ, cylindrique, verte, épaisse de cinq à six lignes; elle sort du milieu d'une touiïe comjiosée de sept à huit feuilles allongées, plissées, un peu ondulées et repliées en leurs bords; elle est garnie à dislance d'écaillés engainantes, lancéolées et pointues; elle est terminée par une belle grappe composée de sept ou huit grandes fleurs vertes et épaisses; les sépales sont ovales, roides, lancéolés, pointus, longs de dix lignes et larges de six ; les pétales, parallèles aux sépales, sont ovalaires, ondulés, un peu réfléchis, aigus, un peu plus longs et plus larges que les sépales, d'un vert pâle, parsemés de taches sanguines. Le labelle est postérieur, renflé, ventru, épais, long d'un pouce et demi, d'un jaune brunâtre intérieurement et vert ù l'extérieur, avec de fortes veines parallèles sur toute sa longueur; le gynostènieesl court, ovale, charnu et rautique. Celte espèce, de même que la précédente, est originaire du Mexique.

MONACANTHE. Monacantha. pois. F. Baliste.

MONACHELLE. pois. Espèce du genre Spare. F. ce

MONACHIDIER. Monachidium. ins. Orthoplères; genre de la famille des Acridiens, institué par Audinel- Serville qui lui assigne pour caractères : corselet relevé et saillant, en forme de capuchon, s'avançant fort peu néanmoins au-dessus des élytres; celles-ci et les ailes qu'elles recouvrent, plus longues que l'abdomen qui est lui-même assez allongé; antennes beaucoup plus longues que la lêle et le corselet réunis, composées d'arlicles très-menus et parfaitement cylindriques.

lAIORACDiDiER A PATTES JAUNES. Monacliidium /la-

vipes, Aud.-Scrv. Celle espèce est noire, avec le bout des cuisses, les jambes et les tarses d'un rouge vif; boid postérieur des segments de l'abdomen et son extrémité de la même couleur ; antennes jaunes, excepté les deux premiers articles; corselet ordinairement noirâtre ainsi que les élytres dont toutes les nervures transversales sont jaunes; on y remarque aussi des bandes inégales, plus ou moins interrompues, de la même couleur, et qui sont ordinairement au nombre de cinq; ailes d'un bleu violet, à reflets métalliques. Taille, deux pouces et demi. De Cayenne.

MONACHNE. bot. Palisot-Beauvois {Agrost., p. 40, t. 10, fîg. 9, 10) appelle ainsi un genre nouveau qu'il établit pour le Sacchanim replans de Lamaick, qui en effet n'appartient pas au genre Saccitarum. Mais ce genre Monachne ne diffère du Panicnm que par l'absence d'une des écailles de la lépicène, et peut-être y a t il eu erreur dans l'observation. Du reste les botanistes sont aujourd'hui convenus de réunir le genre Monachne de Beauvois au genre Panicitm. F. ce mot.

MOiVACTlNERMA. eot. C'est àdire qui n'a qu'un seul rang de rayons. Genre proposé par Bory de Saint-Vincent (Ann. gén. des Scienc. pbys., t. ii, p. 138), pour les Passiflores à calice quinquéfide, et munie d'un nectaire ou couronne à un seul rang. F. Passiflore.

MONACTIDE. Monaclis. bot. Ce genre établi par Kunlli (NoD. Gen. et Spec. Plant, œquin., 4, p. 2-30), appartient à la famille des Synanthérées, tribu desHélianlhées, et à la Syngénésie superflue, L. Il est ainsi caractérisé : involucre cylindracé, tubuleux, composé d'un petit nombre de folioles presque imbriquées, lancéolées, aiguës, membraneuses : les extérieures plus petites; réceptacle plan, couvert de paillettes lancéolées, linéaires, algues, carénées et diaphanes; cala- Ihide radiée; les fleurs du disque au nombre de cinq à dix, hermaphrodites, ayant une corolle lubuleuse, renflée à la base, et dont le limbe est campanule, à cinq lobes ovés, lancéolés et réfléchis; les étamines ont des lilets capillaires, des anthères linéaires, à peine cohérentes, nues à la base, terminées au sommet par des appendices ovales et légèrement obtus. L'ovaire est linéaire, dépourvu d'aigrette, surmonté d'un style filiforme, que terminent deux branches sligmatiques, saillantes. Le rayon ne se compose que d'une seule fleur femelle, dont la corolle offre un tube court, comprimé, à languette elliptique, oblongue et tridentée; l'ovaire est comme celui des fleurs hermaphrodites. Les akènes ne sont point connus. Ce genre est très-voisin du Flaveria de Jussieu et de VOgiera de Cassini ; il se distingue du premier par son réceptacle paléacé, et du second par son port, et la fleur solitaire qui compose son rayon et qui lui a fait imposer le nom de Monaclis. Le Monactis /larenoides, Kunth , loc. cit., lab. 403, est un arbre à rameaux alternes qui se divisent en petites branches flexueuses, légèrement glabres. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, ovales-oblongues, cunéiformes à la base, se terminant légèrement en pointe, offrant quelques petites dents très-éloignées, coriaces, marquées de nervures réticulées et proéminentes, vertes et rugueuses supérieurement, tomenteuses et blanchâtres en dessous. Les fleurs, presque sessileset de cou-

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^ôl

leur jaune, sont dispostes en corymbes (erminaux et IrÈs-ranieux. Cet arbre croit dans la province de Bracamora, sur les rives du Heuve des Amazones. Une seconde espèce a été décrite par l'auteur du genre sous le nom de Monactis tliihia. Mais cette plante qui babite le royaume de Quito, est dioïque, et dans l'opinion deKuntb lui-même, elle pourrait peut-être faire partie du genre Baillieia d'Aublet.

MONADAIRES. zooi. C'est le nom que donne Bory- S«-Vincenl à sa premii're famille de l'ordre des Gymnodés,de la classe des Microscopiques, c'est-à-dire celle qui, dans un Systema naturœ, doit commencer ou terminer le catalogue des êtres vivants, selon qu'on y procède dans l'ordre ascendant ou descendant. Ce sont les plus simples des créatures vivantes; chaque individu, infiniment petit, parfaitement translucide, sans la moindre apparence d'organe quelconque, de forme parfaitement arrêtée, et ne paraissant ni contractile ni extensible, n'offre au plus fort grossissement, aucune apparence d'une molécule constitutrice; les infusions seules ou les li(iuides corrompus en produisent d'innoml)rables quantités.

Les genres de la famille des Monadaires sont les Lamelliues, les Monades, les Opbthalmoplanides et les Cyclides. F. ces mots.

MONADE. Monas. inf. MuUer et, par suite, tous les zoologistes ont considéré comme devant former un genre particulierd'animaux, des corps microscopiques, poncliformes, ovales ou globuleux, parfaitement transparents, que le microscope fait apercevoir, se mouvant dans les infusions végétales ou animales, naturelles ou artificielles, et surtout lorsqu'il fait cliaud. Leur extrême petitesse leur a valu le nom de Monades, par allusion au système philosophique d'Épicure, et leur très grande simplicité, puisqu'on ne peut y apercevoir aucun organe, pas même de rudiment de canal intestinal, les a fait placer à la fin ou au commencement de la série des animaux, suivant qu'on a adopté l'ordre de la dégradation ou de la gradation de l'organisation. Mais, comme il est assez dilKcile d'en faire de véritables animaux, du moins dans la définition généralement admise, et seulement en admettant qu'elles exécutent des mouvements volontaires, indépendants des circonstances extérieures, ce qui n'est peut-être pas absolument certain, plusieurs naturalistes ont été conduits à penser que ce n'étaient, pour ainsi dire, que des molécules organiques, dont l'assemblage, suivant des lois déterminées, contribuerait indifféremment à la formation d'un animal ou d'un végétal.

MONADELPHES. BOT. Se dit des étamines quand elles sont réunies par leurs filets en un seul faisceau.

MONADELPHIE. bot. Nom de la seizième classe du système sexuel de Linné, ayant pour caractères -. plusieurs étamines réunies en un seul faisceau ou tube par leurs filets, dans une étendue plus ou moins considérable. Cette classe, ù laquelle appartiennent toutes les Malvacées, se compose de cinq ordres, savoir: Monadelpbie Pentaiitln'e, Monadelphie Décandrie, Monadelpbie Eiinéandric , Monadelpbie Doilécandrie et Monadelpbie Polyandrie. V. Système sexuel.

MONADENIA. BOT. Le genre de la famille des Orchi-

dées et de la Gynandrie Monandrie, L., établi sous ce nom, par le professeur Lindiey, n'a point paru différer du genre Disa de Bergius. J' . Dise.

WONADINES. INF. Ehrenlierg a donné ce nom à la première famille des Infusoires gymniques nus; elle comprend toute la série des animaux invertébrés qui, jouissant d'une bouche en communication avec plusieurs vésicules stomacales, n'ont point d'anus ni de tube intestinal; leur corps, dépourvu d'enveloppe, est monomorphe, c'est à-dire ayant une forme stable et n'étant pas protéen. Leur reproduction a lieu spontanément par une division transversale, simple.

MONANDRIE. BOT. Nom de la première classe du Système sexuel de Linné, qui renferme tous les végétaux phanérogames ayant une seule étamine. On compte deux oïdies seulement dans cette classe peu nombreuse, savoir : la Monandrie Monogynie et la Monandrie Diijynie. V . Système sexdei.

MONANTHES. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Hawordt, dans la famille des Crassulacées, pour une espèce du genre Sempervieum, n'a point été adopté par le professeur De CandoUe qui en a fait seulement une section de ce dernier genre.

BIONARCUE. Monarclia. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, institué par Vigors et Horsfield pour un Oiseau de la Nouvelle-Hollande, qui paraît y tenir à peu près la place <iu'occupent les tyrans dans le nouveau monde. Caractères : bec fort, assez allongé, élargi à sa base, presque déprimé; arête carénée, recourbée au sommet; mandibule supérieure échancrée; narines basâtes, arrondies, recouvertes par les plumes et les soies roides, dont la bouche est garnie; ailes médiocres, presque arrondies : première rémige courte, la deuxième du double plus longue, les troisième et cinquième égales, un peu plus courtes que la quatrième, qui dépasse toutes les autres; queue égale, médiocre; pieds médiocres; tarses àscutellesen avant et lisses en arrière.

WoNARCHE CARÉNÉ. Mouaicha carinata, Vig. et Horsf.; Muscipeta cannata,S\v. Son plumage est d'un gris bleuâtre, avec les joues et les côtés du cou d'une nuance plus pâle; le front et la gorge sont noirs; l'abdomen, les tectrices alaires et le croupion sont d'un brun ferrugineux; bec et pieds noirâtres. Taille, huit pouces.

MONARDE. Monarda. bot. Genre de la famille des Labiées et de la Décandrie Monogynie, composé d'un assez grand nombre d'espèces, presque toutes originaires des diverses contrées de l'Amérique septentrionale. Ce sont des plantes vivaces, ayant les fleurs rouges ou jaunes, axillaires ou réunies en tête au sommet des ramifications de la tige. Leur calice est tubuleux, cylindrique et à cinq dents; leur corolle, également cylindrique, a son limbe divisé en deux lèvres : la supérieure étroite, dressée et entière, enveloppant les étamines; l'inférieure plus large, réfléchie et à trois lobes, celui du milieu étant plus long. Les étamines sont au nombre de deux, dressées contre la lèvre supérieure de la corolle, qui les enveloppe. Parmi les espèces de ce genre, dont un grand nombre sont cultivées dans les jardins comme plantes d'agrément, on cite particulièrement les suivantes :

MoNARDE A FLEURS ROUGES. Mouardu didyiiiu, L.;

Monaida ptirpurca, Laiiik., III., t. 19. Celte espèce vulgairement désignée sous les noms de Thé d'Oswego ou de Pensylvanie, est une très-belle plante, ayant sa tige haute d'environ deux pieds; ses feuilles opposées, ovales, acuminées, aigués, dentées, finement pnbescentesen dessous, parsemées à leur face supérieure de points glanduleux. Les fleurs sont d'un rouge écarlate, ainsi que les bractées qui les accompagnent; elles forment au sommet des tiges, une sorte de léte globuleuse. Les feuilles de celte plante répandent une odeur très-agréable. Dans quelques parties de l'Amérique septentrionale on se sert de leur infusion pour remplacer celle du Thé de la Chine.

Morc.vRDE FisTDLEDSE. Monaiila fistiilosn, L., Gîertner, tie Fruct., t. 66. Originaire du Canada. Cette Monarde est plus grande que la précédente. Sa tige, rameuse, articulée et velue, porte des feuilles péliolées, ovales, lancéolées, arquées, dentées, irès-Iongues, d'un vert pâle. Les Heurs, qui sont violacées et tubuleuses, forment des capitules terminaux.

WONARDELLE. MonardeUa. bot. Benlham a érigé en genre distinct le Pfcnanthemum monardella de Michaux, famille des Labiatées, et lui a donné pour caractères : calice ovalo-tubuleux, souvent allongé, à dix ou treize nervures, à cinq dénis courtes, égales et dressées ; orifice nu ; tube de la corolle égalant en longueur le calice, ou courlenienl exserte; orifice glabre; limbe subbilabié; lèvre supérieure bifide, l'inférieure à trois lobes oblongs ou linéaires, plans, presque égaux; quatre étamines presque égales, quelquefois les inférieures un peu plus longues, dressées, divergentes et exsertes; filaments nus; anthères à deux loges parallèles, ordinairement divergentes ou divariquées; style courtement bifide au sommet, terminé par de petits stigmates; akènes secs et lisses.

IMoNARDELiE DE MicBAtJx. Monaidella Michaux!, Pfcnanthemum Monardella, Mich., Flor. Bor. Am., vol. 2, p. 8. Ses tiges sont droites, médiocrement velues, garnies de feuilles opposées, pétiolées, ovales, un peu pubescentes, élargies et presque en cœur à leur base, dentées en scie à leur contour, acuminées ù leur sommet, les supérieures presque sessiles; les fleurs sont réunies en verticilles capilés et terminaux, garnis en dessous de folioles, en forme de colerette, colorées, inégales, lancéolées, acuminées ; bractées étroites et ciliées; calices barbus à leur sommet. De la Caroline.

MONARRHÈNE. Monarrhenus. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie nécessaire, L., établi par Cassini qui l'a placé dans la tribu des Vernoniées. Il présente les caractères essentiels suivants: involucre oblong campanule, formé d'écaillés imbriquées: les extérieures ovales, oblongues, obtuses, concaves, appliquées, coriaces et velues au sommet; les intérieures étalées, longues, linéaires, scarieuses, luisantes, légèrement frangées sur les bords et au sommet; réceptacle petit, plan et absolument nu; calalhide oblongue , n'ayant au centre qu'une Ueur régulière et mâle, à la circonférence un grand nombre de fleurs tubuleuses et femelles. La fleur centrale mâle offre un rudiment d'ovaire extrêmement court et surmonté d'une longue aigrette soyeuse ; sa corolle est à cinq

divisions munies de glandes sur leur face extérieure; leurs élamines ont le filet large et membraneux; le lubedes anthères, saillant hors delà corolle, est pourvu d'appendices au sommet ainsi qu'à la base. Les fleurs de la circonférence présentent un ovaire oblong. un peu aminci inférieurement, strié, pourvu à sa base d'un gros bourrelet cartilagineux, et surmonté d'une aigrette comme celle de la fleur centrale. La corolle est tubuleuse,giéle, divisée en trois ou «luatre découpures longues et étroites. Le style est à deux branches, longues, grêles, glabres et divergentes. Le genre Monarrhenus se rapproche beaucoup du Tessaria de Ruiz et Pavon ou Gynheteria de AVilldenow. 11 se compose de deux espèces que Lamarck a décrites, dans l'Encyclopédie, comme variétés d'une même espèce qu'il nommait Conyza salicifoiia; Cassini les a nommées Monarrhenus pini/'olius , el Monarrhenus salicifolius. Ce sontdes plantes ligneuses, àrameaux couverts de feuilles linéaires et entières, à fleurs nombreuses, disposées en panicules ou en corymbes. Elles croissent dans les îles de France et de Mascareigne.

WONAS. INF. F. BIoiSAUE.

MONASE. Munasa. ois. Ce genre créé par Vieillot, pour le Coucou noir de Cayenne{Biiffon),qui fait partie du genre Tamalia de la mélhode de Temminck, n'a point été jugé comme suËBsamment caractérisé.

MONAUL. Monaulus. ois. Genre de la méthode de Vieillot qui correspond au genre Impey de Lesson. l^. laiPET.

MONAVIA. EOT. Synonyme de Mimule. /-'. ce mot. MONAX. MAB. Espèce du genre i\Iarmotte. K. ce mol. MONAZITE. siiiv. Breithaupt a donné ce nom à un minéral qui se trouve aux environs de Miask en Sibérie, dans un Granité zirconien. Celte substance possède un éclat vitreux, une couleur rouge-brique ou brunrougeâlre; elle est translucide sur les bords; ses cristaux sont des prismes rhomboïdaux; sa dureté est égale à 6 ; sa pesanteur spécifique est 4,93. MONBIN. EOT. F. MoMBiN et Sposdias.

MONDAIN. OIS. Race de Pigeons domestiques. MONDÉ ET MONDI. mam. /'. Coati.

MONE. MAM. Espèce du genre Guenon. F. ce mol. MONÉDULE. Monedula. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Bembécides, établi par Latreille et ayant pour caractères : labre en triangle allongé ; mâchoires et lèvre formant une promuscide fléchie ; côté interne des mandibules ayant deux ou trois dentelures;palpes maxillaires atteignantau moins l'extrémité des mâchoires, de six articles; les labiales de quatre; cellule radiale et la dernière des cubitales séparées par un intervalle remarquable.

Ces Hyménoptères ressemblent, au premier coup d'œil, aux Beinbex; mais ils en diffèrent cependant d'une manière très-facile à distinguer, par les palpes dont les maxillaires n'ont que quatre articles et le.s labiales deux. Les Stizes en sont bien séparés par les parties de la bouche qui ne forment point de fausse trompe ou de promuscide. Les Monédules sont propres à l'Amérique; leur organisation est entièrement la même que celle des Bembex, et il est probable que

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leurs liabrludes enfin sonl également semblables.

MoriÉDCLEVESPiFORME.^/owe(/M/arPsp//'o»«i(s,Lalr.; Bembex signala, Fabr., Rœm., Gen. Ins., lab. 27, fig. 9. Son corps est noir; le corselet a quatre raies jaunes longitudinales; l'abdomen a des taches jaunes ondées. On la trouve à Cayenne et à Surinam.

MONELLA. BOT. Le genre d'Amaryllidées produit sous ce nom , par Herbert , ne diffère point du genre Cyrihanlhus, et lui a été conséquemment réuni. ^. Ctr-

TBANTE.

MOKEMA. BOT. Greville exprime par cette dénomination la même chose que Link par Hydrolimim. V. ce mol.

MONENTELE. Motienteles. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie frustranée, L., établi par Labillardière{4S'e><î/m^!ts/io-Cn/e(/o«îC!<»H, p. 42, t. 43 et 44), el caractérisé ainsi : involucre composé de folioles dont les extérieures sont nombreuses, disposées sur plusieurs rangs, oblongues, acuminées, presque égales, couvertes d'une laine épaisse; les intérieures du double plus longues, lisses, colorées, scarieuses, appliquées; réceptacle plan et nu; calathide composée de ûeuions nombreux, tous femelles ou stériles, à l'exception d'un seul qui est placé au centre, et renferme des élamines el un pistil; la corolle de ce fleuron est infundibuliforme, à cinq divisions peu profondes ; ses élamines syngénèses sont à peine saillantes, et le style est à deux branches sligmatiques; l'akène est obové, surmonté d'une aigrette poilue, ainsi que les akènes des fleurons femelles ou stériles. Ce genre est placé par son auteur auprès de VElfthrysum, à cause de la forme de l'involucre et de son unique fleur centrale et hermaphrodite, au milieu de tant de fleurs femelles et stériles. Ce dernier caractère se présente aussi dans le Tessaria de la Flore du Pérou; mais les deux genres diffèrent par leur réceptacle et leur involucre. D'après ces caractères, le genre Motienteles est aussi très-voisin du Monarrhenus de Cassini. L'auteur a décrit et figuré deux espèces sous les noms de Monenletes spicalus et Monentetes sphacelatus. Ce sont des plantes herbacées, à racines vivaces, à tiges dressées, touffues , et ailées par la décurrence des feuilles. Les calathides de fleurs sont disposées en capitules formant des épis continus ou interrompus. Elles croissent dans la Nouvelle-Calédonie.

MONERME. Monerma. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Palisot-Beanvois (^giost., p. 116, t. 20, f. 10) pour quelques espèces de Rottboella, qui offrent les caractères suivants : fleurs disposées en épis simples et articulés; épillets uniflores, sessiles et alternes à chaque dent de l'axe. Chaque épillet, à moitié enfoncé dans une excavation de l'axe commun, se compose d'une lépicène à deux valves, dont l'intérieure, plus petite et plus mince, est le plus souvent soudée en partie avec le rachis, et l'externe est cartilagineuse et striée; d'une glurae formée de deux paillettes minces et mutiques; d'une à trois étamines; de deux paillettes lancéolées et d'un ovaire surmonté de deux styles et de deux stigmates plumeux. Le fruit est nu. A ce genre Beauvois rapporte les Rottboella repens, subutata et monandra-

7 UICT. DES SCIEiVCES 1>I.\T.

MONÈSE. Moneses. bot. Salisbury a institué ce genre dans la famille des Tyrolacées, aux dépens du genre Pyrola de Linné, avec les caractères suivants : calice à cinq divisions; corolle quinquéfide, étalée; dix étamines ordinairement disposées deux par deux et régulièrement devant chaque lobe de la corolle; anthères biéperonnées à leur base, elles se renversent bientôt, de manière que leur sommet vient toucher la pointe de l'éperon; style rigide; stigmate divisé en cinq parties qui rayonnent; capsule à cinq loges déhiscentes par cinq valves.

MoNÈSE A CRAjiDES FLEURS. MonesBs graiuliflora, Salisb.; Pyrola unifloia, Lin. C'est une plante herbacée, vivace, à racines traçantes; ses feuilles sont arrondies, veinées, pétiolées, rassemblées au sommet de la tige ; le pédoncule terminal est plus long que la lige, uniflore, avec une bractée vers le milieu. Cette plante croît dans diverses régions de l'hémisphère boréal.

MONET. OIS. L'un des noms vulgaires du Gros Bec Moineau.

MOiSETIA. BOT. A'. AziMA.

MONGOUS. MAM. Espèce du genre Maki. y. ce mut.

MONGUL. MAM. (Vicq d'Azyr.) Synonyme d'AIagtaga. Espèce de Gerboise. 1^. ce mot.

MOMÈRE ou MONNIÈRE. Montera, Monieria et Monnieia. bot. Les auteurs variant sur la manière d'écrire ce mot, il parait convenable de suivre de préférence Aublet qui le premier a établi ce genre. Il apparlienl à ces Rutacées anomales dont quelques botanistes ont proposé de faire soit une tribu, soit même une famille distincte, sous le nom de Ciispariées. Son calice, persistant, présente cinq divisions profondes, toules inégales entre elles, dont trois très-courtes et deux plus longues que la corolle. Celle-ci est tubulée el son limbe se partage en cinq lobes, qui sont comme disposés en deux lèvres : la supérieure unilobée, l'inférieure quadrilobée. Telle est son apparence, mais l'analogie fait reconnaître ici cinq pétales inégaux qui se sonl soudés en partie. Au tube de la corolle sont accollés cinq filets allernant avec ses lobes, a|)latis el barbus; deux seulement portent adossées à leur sommet des anthères cordiformes ; les trois autres sonl stériles. On remarque aussi au dedans el à côté de ces dernières une écaille hypogyne, allongée et bidenlée au sommet; cinq ovaires sessiles, rapprochés, glabres, renfermant chacun deux ovules, et dî leur sommet naissent autant de styles soudés en un seul que termine un stigmate en tête, quinquélobé. Le fruit se compose de cinq capsules monospermes par avorlement. La graine, sous un test tuberculeux, présente un embryon dépourvu de périsperme et dont les cotylédons sont lisses, bifides ;\ leur base, plies dans leur longueur, de manière que l'un embrasse l'autre, el que tous deux, à leur sommet, recouvrent en partie la radicule dirigée obliquement en avant et en bas, vers le point correspondant au hilc. Le Maniera Ihfolia est la seule espèce connue de ce genre; c'est une plante herbacée et velue qui croît dans la Guiane et se retrouve à Cumana et au Brésil; elle est commune sur les rivages de la mer. Ses feuilles, alternes ou presque opposées, se composent de trois folioles parsemées de points transparents extrêmement

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