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fins. De leurs aisselles naissent des pédoncules simples et nus inférieurement, puis bifurques et chargés de fleurs presque sessiles et disposées d'un seul côté. A'. Aublet, Plant. Guian., tab. 293, et Adr. de Juss., Rutac, lab. 22, n°5I.
WONILIE. Monilia. bot. (Mucédinées.) Ce genre, établi par Persoon, a été divisé par Liiik en plusieurs autres genres, tels que Asperyitlus, Alternaria, Torula, Oideuui, Epochnium; les caractères qui distinguent ces genres sont si légers que pour plusieurs d'entre eux, la séparation paraît superflue; tels sont les genres Tonila et Monilia de Link et Hormiscium de Kunze, qui ne diffèrent (|ue par la forme des articulalions, ovales dans les Monilia et sphériques dans les Torula et les Hormiscium. Le genre Monilia peut être ainsi caractérisé : filaments simples, roides, droits, légèrement entrecroisés, rapprochés par touffes, composés d'articles nioniliformes, qui se séparent à l'épo- (|ue de la maturité, en autant de sporidies globuleuses ou ovales. Le genre Alternaria de Nées ne diffère des Monilies qu'en ce que les articles ovoïdes, au lieu d'être contigus, sont séparés par des espaces plus grêles. Toutes ces plantes qui appartiennent au groupe des Byssoïdées, croissent sur les végétau.x morts et souvent en partie pourris. Leur couleur est en général noirâtre ou d'un brun foncé.
WOKILIFERA. bot. (Séb. Vaillant.) Synonyme d'Osléosperme. Z-'. ce mot.
MONILIFORME. bot. C'est-à-dire en forme de chapelet. On donne ce nom adjectif à des organes allongés, divisés en petites masses par des étranglements rapprochés les uns des autres. C'est dans ce sens qu'on dit vaisseaux Moniliformes, poils et légumes Moniliformes.
MONILIFORMIE. Moniliformia. bot. (Hydrophxtes.) Feu Lamouroux a mentionné sous ce nom, à la suite du genre Fucus, et dans la liste des genres de la famille des Fucacées, un genre qu'il n'a pas eu le temps de faire connaître; ses caractères consistent dans la disposition des réceptacles qui, assez semblables pour la forme et pour la manière dont y sont disposés les gongyles,aux réceptacles an Fucusresiculosus,lj.,ie développent à la suite les uns des autres, et affectent la disposition des grains de chapelets. La racine est un ampâlement d'où partent plusieurs liges cylindracées, qui s'allongent en se renflant de distance en distance; ce sont les renflements qui, toruleux par l'effet des gongyles se développant à leur surface, deviennent de plus en plus vésiculeux vers les extrémités où la plante est dichotome.
MoniiiFORHiE DE Labillardière. Moniliformia BUlardierii, Bory; Fucus Moniliformis, Labillard. Ses tiges sont longues de six pouces environ, grosses à leur base comme une plume de Pigeon; dès le troisième ou quatrième renflement, qui est déjà un réceptacle toruleux et gongylifère, elle se bifurque, au moyeu de l'insertion assez régulière de deux autres réceptacles parfaitement ovoïdes, ou quelquefois un peu plus allongés qu'élargis, et en figure de cœur par leur base qui se rétrécit en pétiole; leur plus forte grosseur est celle d'une cerise. Ils deviennent noirs par la dessiccation. De la Nouvelle-Hollande.
MONILINE. Monilina. bot. Genre confondu avec les Conferves proprement dites par Lyngbye, et qu'il sérail facile de confondre avec la jilupart des Salmacides, après que l'accouplement, totalement achevé, a fait disparaître les filaments internes à spirale pour ne laisser subsister que ceux qui sont remplis de gemmules, si l'on n'ol)servait que ces Monilines ne présentent aucune sorte de trace de stigmates qui puissent faire supposer le moindre rapprochement de deux filaments. Des valvules comme dans les Conferves proprement dites y interceptent des articulations bien visibles, et celles-ci contiennent une matière colorante disposée en boules ou glomérules sphériques, qui présentent parfaitement l'aspect des Zoocarpes d'un Tirésias, mais qui n'en ont pas l'animalité. Si ces Monilines s'accouplaient, elles ne différeraient du genre Léda, que parce que la gemmule serait solitaire au lieu d'être deux par deux entre chaque valvule. Vus au microscope, les filaments des Monilines ont parfaitement l'air de colliers de perles, ce qui leur a mérité le nom par lequel Bory S'Vincent les désigne. Le Co«/'erpa/?occosa de Lingbye et le véritable /}î/nc/a/(« de Muller, sont des exemples de ce genre.
MONILINES. Sous-genre de Batrachospermes. F. ce mot.
MONIMIE. Monimia. bot. Genre établi par Du Petit- Thouars, aux dépens de VJi/ihora, formant le type de la nouvelle famille des Monimiées et offrant les caractères suivants : fleurs dioïques. Les fleurs mâles se composent d'un involucre globuleux, à quatre dénis, s'ouvrant en quatre lobes profonds, étalés et réfléchis. La face interne de cet involucre qui est charnu, est toute couverte d'étamines à filaments courts et à anthères composées de deux loges distinctes, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. Les fleurs femelles se composent également d'un involucre ovoïde, ouvert seulement à son sommet, où il se termine par quatre ou cinq dents. Cet involucre creux inférieurement, a toute sa face interne tapissée de poils roides, et de son fond naissent huit à dix pistils dressés, sessiles, entremêlés de poils et dont les stigmates linéaires sont saillants au-dessus de l'orifice de l'involucrc. Le fruit se compose de l'involucre devenu charnu et à peu près de la grosseur d'une cerise, ombiliqué à son sommet, par l'orifice duquel sortent encore les restes des stigmates, et contenant dans son intérieur les pistils devenus les véritables fruits. Ceux-ci sont irrégulièrement ovoïdes, un peu anguleux, à cause de la pression qu'ils exercent les uns sur les autres. Ce sont autant de petits drupes un peu charnus extérieurement, contenant un noyau osseux, épais, uniloculaire et monosperme. La graine qui remplit exactement la cavité du péricarpe est pendante; on voit régner sur uu de ses côtés un raphé qui va aboutir à une chalaze placée à son extrémité opposée. Le tégument propre recouvre un gros endosperme charnu et huileux, qui contient danssa partie supérieure un embryon renversé comme la graine, très-court, ayant .sa radicule conique et obtuse, ses deux cotylédons écartés l'un de l'autre par une partie de l'endospreme.
Ce genre ne se compose que de deux espèces : Monimia oralifolia, Petit-Thouars, PI. Afriq., t. 9, f. 1,
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et Monimia rolntulifolia, id. L'une et Taulie croissent aux îles (le France et de Mascareigne. Ce sont des arbres de moyenne taille, à feuilles opposées, très-entières, rudes au toucher et couvertes de poils étoiles. Les fleurs sont dioïques, disposées en grappes à l'aisselle des feuilles. Le genre Monimia vient naturellement se placer auprès de WImbora. Il en diflpère surtout par ses fleurs femelles qui sont distinctes les unes des autres et en petit nombre dans l'involucre, tandis qu'elles sont plongées dans les parois de l'involucre, et en très-grand nombre, dans l'-^wiôoro.
MOMJllÉES. Moiiimieœ. bot. Cette famille qui a pour type les genres Monimia et Jmbora, primitivement placés dans l'ordre des Urticées, a été d'abord indiquée par Du Pelit-Tliouars , puis établie par Jussieu qui a publié sur ce sujet un mémoire intéressant, Ann. du Mus., XIV, p. 116. Jussieu dans ce mémoire forme la famille des Wonimiées, non-seulement des deux genres qui viennent d'être cités, mais il y réunit encore les genres Ruizia ou Boldea, Pavonia ou Lauielia, Cilrosma et Jlheiospeniia. Néanmoins il forme une section séparée du Paconia et de VAlheiosperma, en disant que celle section pourra former une famille distincte. Il y ajoute, comme type d'une section supplémentaire, le genre Calycanlhus, placé auparavant à la suite des Rosacées. Mais ce genre constitue, avec le Chimonanihus de Lindley, une petite famille très-éloignée de celle-ci, et connue sous le nom de Calycan- Ihées. y. ce mot. Dans ses Remarques générales sur la végétation des Terres-Australes, Robert Brown établit sous le nom d'Athérospermées une famille distincte pour le Pavonia et VJtlieiosperma, et quelques autres plantes de la Nouvelle-Hollande dont cet illustre botaniste n'a pas encore donné la description. Il résulte de là que la famille des Monimiées, telle que l'entend le botaniste anglais, se trouverait réduite aux seuls genres Monimia, Jmbora et Ruizia. Voici les caractères des Monimiées : ce sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées, dépourvues de stipules, et à fleurs unisexuées. Ces fleurs offrent un involucre globuleux ou caliciforme et dont les divisions sont disposées sur deux rangs; dans le premier cas, cet involucre qui présente seulement quatre ou cinq petites dents à son sommet, se rompt el s'ouvre en quaire divisions profondes et assez régulières, et toute leur face supérieure est recouverte d'étamines à deux loges et à filaments courts. Dans le second cas (Ruizia), les étamines tapissent seulement la partie inférieure et tubuleuse de l'involucre; les filaments sont plus longs, et vers leur partie inférieure ils portent de chaque côté un appendice irrégulièrement globuleux et pédicellé. Les fleurs femelles se composent d'un involucre absolument semblable à celui des fleurs mâles, c'est-à-dire globuleux ou ovoïde et à quatre dents pour les deux genres Monimia et Jmbora, et presque campanule et à divisions disposées sur deux rangs dans le genre A'm/zia. Dans les genres Monimia et Ruizia, on trouve au fond de cet involucre huit à dix pistils dressés, entremêlés de poils, entièrement distincts les uns des autres. Dans V Jmbora, au contraire, ces pistils sont extrêmement nombreux, entièrement renfermés dans
l'épaisseur même des parois de l'involucre, dans toute son étendue de la base au sommet . ne se manifestant dans sa cavité que par autant de petits mamelons conoïdes, allongés, irréguliers et à surface tuberculeuse, qui sont les véritables stigmates. Du reste chacun de ces pistils est à une seule loge qui contient un seul ovule pendant du sommet de la loge. Dans les genres Jmbora et Monimia, l'involucre est persistant. Dans le premier, il prend beaucoup d'accroissement, devient charnu et s'évase dans sa partie supérieure, de manière à prendre la forme d'une coupe. Dans le second, il prend peu d'accroissement et reste clos. Les fruits qui, dans V Jmbora, sont retenus dans l'épaisseur même des parois de l'involucre, sont autant de petits drupes dont le noyau est uniloculaire et monosperme. La graine est renversée; de son point d'attache à sa base, règne sur l'un de ses côtés un raphé légèrement proéminent, qui va se terminer à la chalaze apparente extérieurement sous la forme d'une tache brunâtre. Cette graine se compose d'un tégument propre, assez mince, recouvrant un très-gros endosperme charnu. L'embryon est placé à la partie supérieure, mais dans l'intérieur de l'endosperme, il offre la même direction que la graine, c'est-à-dire qu'il est renversé comme elle. Dans les deux genres Monimia et Ruizia, il offre un caractère particulier dont il existe assez peu d'exemples dans le règne végétal ; les deux cotylédons sont écartés l'un de l'autre, et leur écartement est rempli par l'endosperme. L' Jmbora n'offre pas ce caractère.
Maintenant si l'on compare les caractères de la famille des Monimiées, ainsi limitée, à ceux de la famille des Athérosperraées , on verra que les différences qui existent entre ces deux groupes, sont si peu importantes ou se nuancent tellement de l'une à l'autre, que probablement il faudra revenir à l'opinion de Jussieu et n'en formerque deux sections d'un même ordre naturel. En effet les seuls caractères distinclifs entre ces deux familles consistent : 1» dans la structure des étamines; 2» dans la position de la graine. Les étamines, en effet, dans le Pavonia et VJIherosperma, ont la même organisation que dans les Laurinécs, c'est-à-dire qu'à la base des filets on trouve deux appendices irrégulièrement globuleux et à surface glanduleuse, et que les anthères s'ouvrent par le moyen d'une sorte de plaque qui s'enlève de la partie inférieure vers le sommet. Mais déjà l'un de ces caractères s'observe dans le Ruizia, dont les filets staminaux sont munis, vers leur base, de deux appendices pédicellés. Quant à l'adnexioii de la graine, elle est entièrement opposée dans les deux familles, c'est-à-dire qu'elle est dressée dans les Athérospermées. Mais l'organisation est absolument la même dans l'une et dans l'autre, et les deux caractères du mode de déhiscence des anthères et de la position de la graine, ne paraissent pas suffisants pour former deux familles. Il est donc convenable de rétablir la famille des Monimiées telle que Jussieu l'avait proposée, c'est-à-dire de la partager en deux sections ainsi caractérisées :
Secl \'^. Amdorées.
Anthères s'ouvranl par un sillon longitudinal; graines renversées.
/Imbora, Juss.; Monimi'a , Du Pelit-Thouars; Boldea, Juss., ou Ruizia, Ruiz et Pavon.
Section 2. Athérospermées.
Anthères s'ouvrant de la base au sommet par le moyen d'une plaque ou valvule; graines dressées.
Lnti relia, Juss., ou Pavonia, Ruiz et Pavon; Allierospcrma, Labillard.; Citrosma, P.
Les Monimiées ont beaucoup d'affinité, d'une part avec les Urticées auxquelles VJmhora avait d'abord été réuni ; mais elles en différent surtout par leurs graines munies d'un cndosperme; elles se rapprochent aussi des Laurinées par le groupe des Athérospermées; mais les Laurinées manquent également d'endosperme.
MONINE. BOT. Pour Uonnine. r. ce mot.
MONITOR. REPT. /^. TCP1^AMBIS.
MONJOLI. lîOT. Nom proposé par quelques botanistes français, pour désigner le genre Varronia. f^. ce mot.
MONNAIE. MOLi. Espèce du genre Cranie. ^. ce mot. On a aussi appelé Monnaie de Guinée le Cfprœa Moneta, L.
MONNAYÈRE. bot. Synonyme vulgaire de Lunaire, r. ce mot.
MONNIER. OIS. Nom vulgaire du Martin -Pêcheur Alcyon.
MONNIERA. BOT. Patrick Browne, dans son Histoire de la Jamaïque, avait constitué un genre Monniera que Linné a réuni aux Gratioles. Il a été rélabli par Michau.\ et Persoon pour quelques espèces de l'Amérique du Nord, de l'AI'rique et de Java, et adopté par Kunth qui, vu l'admission du genre Moniera d'Aublel, en a changé la dénomination en celle d'Herpeslide. K. ce mot.
MONNIÈRE. BOT. Pour Monière. T. ce mot.
MONNINE. Moniiina. bot. Ce genre, créé par Ruiz et Pavon {S/st. F/or. Peruv., 1, p. 169), appartient à la famille des Polygalées et à la Diadelphie Octandrie. Kunth (Nov. Geii. el Spec. Plant, œquiii., 5, p. 409) en a ainsi exposé les caractères : fleurs résupinées; calice irrégulier, caduc, à cinq folioles imbriquées pendant la préHoraison , trois extérieures petites, deux intérieures et latérales très grandes, pélaloïdes; corolle à cinq pétales insérés au-dessous d'ime glande liypogyne, irréguliers et caducs; le pétale supérieur trèsgrand et en forme de casque; les latéraux très-petits, ayant l'apparence de petites écailles, quelquefois nuls; les deux pétales inférieurs carénés, contigus, terminés en languettes, libres sur les côtés, soudés par leurs autres bords et formant, avec les étamines, un tube comprimé, munis inlérieurementet vers leurpartie moyenne d'une sorte de repli transversal et en forme de sac; étamines au nombre de huit, presque égales entre elles et cachées sous le pétale supérieur, insérées au même point que les pétales inférieurs; lîlets soudés avec ceux-ci dans toute leur longueur ; anthères oblongues, dressées, s'ouvrant à l'intérieur par une fente transversale, située près du sommet; ovaire supère, appuyé sur une glande hypogyne, épaisse du côté externe, uniloculaire, renfermant un ovule suspendu près du sommet; style terminal courbé et caduc; stigmate à deux lobes : le supérieur dentiforme, l'inférieur plus grand, arrondi, hérissé de papilles; fruit drupacé, oblong.
prcs(|ue rond ou obové, muni, dans quelques espèces, d'un rebord membraneux, unilociitaire, indéhiscent, pourvu d'un sarcocarpe mince et d'un endocarpe ligneux et coriace; graine solitaire, pendante, recouverte de deux téguments très-minces : l'extérieur membraneux, l'intérieur (qui est peut-être rendosperme)charnu el adhérent le plus souvent au tégument extérieur; cotylédons oblongs et charnus; radicule supère presque ronde.
Ce genre a été reproduit comme nouveau, sous le nom d'Hebeavdra, par Bonpiand dans le Magasin des Curieux de la Nature pour 1808. 11 renferme environ trente espèces que De CandoUe {Prodr. Syst. f^egel., 1, p. 540) a disposées en deux sections : la première caractérisée par le fruit aptère, à laquelle il donne le nom d'Heheandra, pour rappeler les plantes décrites par Bonpiand, et qui renferment la majeure partie des Monnines; la seconde nommée Plerocarya, remarquable par ses drupes ceints d'une aile membraneuse, et qui se compose des Monnina viacrostachya et Mounina plerocarpa de Ruiz et Pavon, ainsi que d'une nouvelle espèce à laquelle De Candolle donne le nom d'anijuslifolia. Cette dernière section mériterait, selon Kunth, d'être distinguée comme genre particulier; mais on ne saurait lui conserver le nom de seclion que le professeur de Genève lui a imposé, attendu qu'il existe un genre P/erocarya, établi depuis dans la famille des Juglandées. Les Monnines sont des arbrisseaux, des arbustes ou des herbes, indigènes de l'Amérique méridionale. Leurs feuilles sont éparses, simples, entières, portées sur des pétioles articulés à la base. Il n'existe point de stipules. Les Heurs forment des épis tantôt simples, tantôt composés, axillaires au sommet des petites branches. Ces Heurs sont éparses, bleuâtres, ou violacées, portées sur des pédicelles accompagnés de trois bractées caduques. Parmi les espèces dont Kunth a donné d'excellentes descriptions, on peut citer celles qu'il a figurées (loc. cit., lab. S01-505) sous les noms de Monnina revoluta, ceslrifolia, phylolaccœfolia, ncmorosa et pubescens. Aux figures de ces plantes, sont joints les détails d'analyse propres à éclaircir les caractères singuliejs exposés plus haut.
MONNOYÈr.E. BOT. Du vieux français Monnoie. L'un des noms vulgaires du Thlaspi arvensis el de la Lysimaque Nummulaire.
MONO. MAM. Même chose que Mona. f. ce mol.
MONOBASES, bot. De Candolle nomme ainsi les plantes parasites superficielles des racines qui sortent par un seul point qui semble être la base de la tige ou l'extrémilé d'une racine unique; lelles sont quelques Orobanches, le Rafjtesia, etc.
MONOCAliPE. bot. É|)ithète donnée par quelques botanistes aux végétaux qui ne produisent qu'un seul fruit.
MONOCARYER. Monocaryum. bot. Genre de la famille des Mélanlhacées, institué par Robert Brown avec les caractères suivants: périgonecorollin, hypocralériforme, dont le lube est allongé, le limbe étalé, à six divisions presque égales; six étamines insérées à la base des divisions du limbe : leurs filaments sont
subiilt'S, alleiiiativcuieiil plus tourls l'un que. l'iuilie; ;inUières versatiles; ovaire simple, utiiloculaire, renfermant des ovules pariétaux à la suture; style tiliforme, indivise; stigmate simple.
MoROCARTER FASCiccLAiRE. Monocaijrum fascictilaie, R. Br. ; Hypoxis fuscicularis , Lin.; Jtliiim sylvestre. Russe). Sa racine a l'épaisseur du doigt; elle est droite et ramifiée latéralement par des fîlires assez épaisses, ridées et noirâtres; du collet s'élève un faisceau de feuilles ensiformes, sillonnées et presque cotonneuses; les Heurs sont jaunes, ramassées plusieurs ensemble, en un faisceau presque radical et enveloppé de quelques écailles membraneuses, spatliacées et vaginales; le tube de la corolle est grêle, fort long et droit. Cette plante est originaire de l'Orient, aux environs d'Alep.
MONOCENTRIS. pois. (Sclmeid.) Synonyme de Lépisacanthe.
WONOCÉPHALE. Monocephalus. bot. C'est-à-dire qui n'a qu'une seule tète. Mirbel nomme Monocéphales les fruits qui n'ont qu'un seul sommet organique. On donne aussi celle épitbète à des plantes qui ont les Heurs disposées en calatbides, capitules ou ombelles solitaires.
MOKOCERA. BOT. Le genre établi sous ce nom par lilliot et sous celui de Monolheca par Raffinesque {Sketch of botaiiy), a i)our type le Chloris nwnostachya, Michx.; il avait été nommé précédemment Ctanium par Panzer, et Camimlosiis par Desvaux. /^. Campllose.
MONOCERAS. eot. y. Velleia.
RIONOCÈRE. AJonocera. bot. Genre de la famille des Tiliacées, établi par Jack qui lui assigne pour caractères ; calice à cinq divisions lancéiilécs, ù eslivation valvaire; corolle composée de cinq pétales hypogynes, imbriciués avant le développement, cunéiformes, à trois ou cinq lobes découpés ou presque entiers; étamines nombreuses, insérées sur un disque hypogyne et glanduleux, à filaments courts, subulés, à anlbéres diessées, longuement linéaires, à deux loges adnées en dédales, opposées, bivalves au sommet par une ligne transversale, ayant la valvule anlérieuie mutique et la postérieure armée de pointes dorsales; ovaire sessile, entouré à sa base par le disque, à deux ou cinq loges renfermant chacune deux ovules au plus, pendants et analropes; style subulé; stigmate simple. Le fruit est un drupe monopyrène; graine solilaiie, inverse; embryon.orthotrope dans l'axe de l'albumen charnu et presque aussi long que lui; cotylédons plans et oblongs; radicule supère, plus courte que les cotylédons. Les espèces de ce genre, connues jusqu'à présent, sont des arbres de l'Asie tropicale et de la Nouvelle-Hollande; leurs feuilles sont alternes, rapprochées, oblongues ou lancéolées, entières ou dentées, pétiolées à leur base, dilatées au sommet, à stipules décidues. Les Heurs ont la corolle ordinairement pubescente à l'extérieur.
MONOCÉROS. zooL. C'est-à-dire n'ayant qu'une corne. Ce nom, synonyme de Karval et de Licorne (F. ces mots) pour la plupart des auteurs, a été étendu, par plusieurs naturalistes, à d'autres animaux qui ne sont point des Mammifères. Ainsi on a appelé .Mojio-
ciiRos, le Manucude parmi les Oiseaux ; le Nason Licornet et diverses Calisles parmi les Poissons; plusieurs Coquilles qui forment aujourd'hui le genre Turritèle parmi les Mollusques; un Coléoptère du genre Oryctes parmi les insectes, etc.
MONOCERQUE. Monocerca. liVF. Genre de la famille des Tbikidées, de l'ordre des Stomoblépharés, voisin des Furculaires, dont il diffère en ce que la queue par laquelle se termine le corps postérieurement, est simple et non double; du reste, les caractères sont les mêmes. Le corps, libre et contractile, est contenu dans un fourreau; la queue, qui consiste en un seul appendice, est évidemment articulée vers l'extrémité postérieure et amincie du fourreau. On n'en connaît encore que deux espèces constatées, où l'orifice buccal est circulairement garni de cirres vibratiles : 1° Monocerca vorticellaris, Bory; f^ortUellalremula, MUll. ,//(/•., p. 289, tab. 41, fig. 4, 7; Encycl., Vers. 111., pi. 2], fig. 20, 25. Fort voisine, quant à la forme générale, de la Furculaire frangée, elle en diffère principalement par son appendice caudal, simple, court, ordinairement infléchi en virgule; l'ouverture antérieure lobée; au-dessous, vers une sorte de rétrécissement, se distingue un point noir, toujours agité, qui semble avoir quelque rapport à la circulation ; cette espèce, très-contractile, se déforme et nage avec rapidité; on la trouve dans les infusions de plantes marines, particulièrement dans celle de l'UUa Liiiza; 2» Monocerca longicanda , Bory; Trichoda Battus, MuU., Inf., p. 205, lab. 29; Encycl., Vers. 111., pi. 15, fig. 15, 17; Ratlulus carinatus, Lamk., Anim. sans vert., t. ii, p. 24. Voisine, quant à la forme générale, de la Furculairc à longues soies; ayant le corps cylindracé, en cône allongé, dont l'orifice, très ouvert quand l'animal ne le ferme point, formerait la base au côté tronqué; postérieurement atténué en pointe que termine une queue filiforme, plus longue d'un tiers que le corps, et fléchie sur un côlé selon un angle de cinquante degrés environ. Cette espèce se trouve dans l'eau douce des fossés marécageux.
MONOCHAME. Monocliamiis. iivs. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Longicornes, établi par Megerle, avec les caractères suivants : antennes glabres, peu distantes à leur base^ composées de onze articles cylindriques : le premier un peu en massue, le deuxième court et cyalhiforme, le troisième grand; tête assez petite, de la largeur de la partie antérieure du corselet, avec sa face plane ; mandibules arrondies extérieurement et pointues ; palpcî maxillaires un ]ieu plus longues que les labiales, avec leur article terminal plus long que le précédent et aminci au bout; corselet cylindrique, presque carré, un peu dilaté sur les côtés, dans sa partie moyenne qui est dilatée et porte une épine; corps allongé, cylindrique, convexe et chagriné en dessus, glabre et ailé; élytres presque linéaires et parallèles, arrondies et mutiques au bout, avec leurs angles huméraux assez saillants et arrondis; pattes de longueur moyenne, les antérieures un peu plus grandes que les autres; tarses antérieurs houppeux dans les mâles.
MOKOCBAME CORDONNIER. MoiiochaiHUs siitor, Meg.; Lamia siitor, Fab. Son corps est noir et chagriné avec
des points et des lâches irréguIiÈres d'un cendré ferrugineux; son corselet et ses élytres sont bruns; son écusson est jaune; le dessous de l'al)domen est un peu velu. Taille, huit lignes. On la trouve dans les bois, en Europe.
MONOCHÈLE. Monocheles. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, division des Phyllophages, établi par Illiger qui lui assigne pour caractères : second article des antennes gros et globuleux, les suivants très-courts et peu distincts, la massue grosse, ovale et renflée; tète tronquée, presque triangulaire, se rétrécissant visiblement de la partie postérieure à l'anlérieure; jambes fort courtes, munies à leur extrémité d'une forte dent crochue et recourbée; cuisses postérieures très grosses, renflées, leurs mandibules membraneuses, terminées en pointe; mâchoires comprimées; palpes maxillaires plus longues que les labiales, composées de quatre articles dont le dernier épais et pointu; corps ovalaire, déprimé; corselet arrondi et planiuscule; écusson petit, arrondi i)Ostérieurement; élytres ne recouvrant pas entièrement l'abdomen. Toutes les Monocheles paraissent habiter l'Afrique méridionale. Parmi les espèces les mieux connues on peut citer ;
MoNOCHÈLE GocTTEcx. MoHOclieliis arthiiticus , Illig.; Melolontha aithritica , Fab. Sa tête est noire ainsi que le coiselet, qui est arrondi postérieurement; les élytres sont testacées; le corps est noir en dessous, avec une série de points blancs de chaque côté de l'abdomen. Taille, environ trois lignes. Du cap de Bonne- Espérance.
WoxocHÈLE ENFLÉ. MoHocUelus gotwger, Illig. Sa tète est noire; son corselet est couvert d'un duvet trèscourt et grisâtre; les élytres sont d'un gris testacé de même que l'écusson ; le corps est brun en dessous, avec les pattes ferrugineuses. 11 n'a guère plus de deux lignes et demi. Du cap de Bonne-Espérance.
MONOCHILA. BOT. Ce genre de la famille des Campanulacées, établi par Don {Sfsl. m, 725), a été reconnu, après un examen plus scrupuleux, pour ne point différer du genre Goodenia de Smith. A'. Goodénie.
MONOCHILE. Monochilus. bot. Les professeurs Fischer et Meyer ont introduit ce genre nouveau dans la famille desVerbénacées (Index sem., Hort.pétropolit., 1833, 1, p. 54), en lui assignant pour caractères : calice bilabié, avec la lèvre supérieure bidentée et l'inférieure à trois dents; corolle hypogyne, tubuleuse,avec son limbe incisé antérieurement, unilabié. quinquéfide, à lobes latéraux repliés ; quatre semences presque égales, fertiles et dressées; ovaire à quatre loges uniovulées; style terminal; stigmate punctiforme. Le fruit consiste en une sorte de baie ou drupe à quatre loges, renfermant une semence dressée dans chacune.
Monochile a feeilles de Gloxiivie. Monochilus Gloxinifoiius, Fisch. et Mey. C'est une petite plante à racines rampantes, surmontées d'une tige courte; les feuilles sont assez épaisses, serrées,*opposées, ovales, dentées, pubescentes, subpurpurines en dessous, grandes et semblables à celles des Gloxinies; les Heurs sont blanches, réunies en grappes axillaires et terminales, garnies de bractées, portées sur des pédicilles
qui ont aussi une bractéole vers le milieu. Du Brésil.
MONOCHIRE. Monocinrus. pois. ^. Piedrowecte.
MONOCIIL^NE. Monochlœna. bot. Ce genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, établi par H. Cassini, a été reconnu pour ne point différer essentiellement du genre Eiiovephalus où Linné avait primitivement placé l'unique espèce signalée par Cassini; en conséquence il n'a pas été adopté.
Un autre genre Monochlœna avait été proposé par Gaudichaud, dans la famille des Fougères. Ce genre était analogue à celui précédemment établi par Desvaux, sous le nom de Didxmochlœna. I\ ce mot.
MONOCHLAMYDÉ. BOT. Même chose que Monopérianthé; c'est-à-dire fleur qui n'a qu'une seule enveloppe.
MONOCHORIA. bot. Ce genre de la famille des Asphodélées, ne diffère du Pontederia que par son périantlie à six divisions, ses étamines, dont une plus grande, insérées au fond du périanihe, et par son inflorescence fasciculée. Il a été proposé par Presl, mais ne parait point jusqu'ici avoir été généralement adopté.
MOiNOClRRHE. Monocirrhus. pois. Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Scombéroïdes, institué par Heckel (in Annal. desWien. Mus.dernaturg., 1840) avec les caractères suivants ; corps elliptique, assez comprimé, écailleux; museau protractile; dents en velours, celles du vomer et du palais nulles; angles delà mâchoire inférieure proéminents; lèvre inférieure allongée, avec ses bords roulés; narines rondes, géminées; opercules lisses; six rayons branchiostégiens; nageoires ventrales Ihoraciques ; une seule dorsale composée ainsi que l'anale de rayons osseux; écailles rudes.
MoNociRRBE poltacanthe. MoHOcirrhus polyacan- Ihiis, Heck. Sa tête est comprimée, acuminée; son front est concave; ses yeux sont petits, et sa bouche est grande; tous les rayons des nageoires sont courts. Tout le corps est d'un brun argenté, plus pâle sous le ventre, avec trois bandes plus foncées; celle du milieu occupe la partie inférieure du corps et la queue, p. 20. v. 1/4. D. 17/12. A. 13/12. On trouve ce Poisson dans le Auve Rio Negro, au Brésil.
MONOCLE. Monoculus. crust. Linné a formé sous ce nom un genre qui compose à présent un ordre entier, celui des Branchiopodes. /''. ce mot et Entojiostracés.
MONOCLÉE. jl/oxoc/ca. bot. {Hépatiques.) La plante qui seule compose jusqu'à présent ce genre, a été découverte par Forster dans les îles de la mer du Sud et nommée par lui Anthoceros univalvis. Hooker en a formé le genre Monoclea, dont il a donné une figure et une excellente description dans ses Musci exotici; il est caractérisé ainsi : capsule sortant d'un calice sessile sur la fronde, portée sur un pédoncule simple, plus long que le calice, uniloculaire, à une seule valve, s'ouvrant longitudinalement d'un seul côté; columelle nulle. Ce genre diffère beaucoup, comme on peut le voir, de V Anthoceros, dont il se rapproche cependant par son aspect général ; sa fronde est rampante, appliquée sur la terre, lobée comme celle du Maichantia ou du Jungermannia epiphylla; les capsules sortent d'une gaine placée près du bord de la fronde;
elles sont poilées sur un |iéiloncule long el grêle; la capsule esl ovoïde, allongée, et s'ouvre ^aléralenlent par une fente longitudinale; les sporules sont nombreuses, entremêlées d'clalers on tils en double spirale.
MOKOCLINES. dot. Ce mot est quelquefois employé par opposition à celui de Diclines, pour désigner les |)!antesqui ont les deux sexes réunis dans la même fleur; il est conséquemment synonyme d'Hermaphrodite.
MONOCLONOS. bot. L'un des synonymes d'Armoise chez les anciens.
MONOCONCHA. boll. Cette section, dans le système de Klein (Méthod. Ostrac., p. 114), réunit comme passage des Univalves aux Bivalves toutes les coquilles patclloïdes; c'est encore aujourd'hui l'opinion des plus savants zoologistes.
MONOCOSMIE. Monocosinia. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, établi par Edouard Fenzl, dans sa Monographie des Mollugines (Ann. des Wiener Muséums, 1859, p. 297), avec les caractères suivants : calice persistant, à deux sépales ovali-subarrondis, très-obtus ou rétus, relevés sur le dos en une sorte d'aile sacciforme, verticalement comprimée; trois et rarement quatre pétales égaux, insérés hypoginiquement, libres, oblongs, très-enlicrs, contournés au sommet; une seule étamine opposée au pétale; ovaire à une loge renfermant deux ou quatre ovules, et dans ce dernier cas deux sont beaucoup plus faibles et débiles : tous attachés à la base; style très-court, bifide; stigmates raccourcis et étalés; capsule membraneuse, bivalve et raohosperme ou bisperme; semences lenliculari-comprimées, granuleuses et lucides. Les Monocosmies sont des plantes herbacées et probablement annuelles, à plusieurs tiges, succulentes, glabres; les feuilles radicales sont étalées en rosette, delloideo rhomboïdes, obtuses, atténuées en un pétiole linéaire et très-long; celles des tiges sont alternes et privées de stipule; les fleurs sont très-petites, courtement pédicellées, terminales ou axillaires dans les rameaux : les inférieures foliolées, les supérieures aphylles. Le type du genre a été nommé Monocosmia corn'gioloUles, Fenzl. On trouve cette espèce dans les andes du Pérou.
MOiNOCOTYLÉDONS. bot. On nomme ainsi les végétaux dont l'embryon n'offre qu'un seul cotylédon, el que, pour cette raison, on appelle embryon monocotylédoné. Ces végétaux, qui constituent l'un des trois groupes primordiaux du règne végétal, indépendamment de la structure de leur embryon, offrent, dans leur port, leur organisation et leur accroissement, des caractères qui servent à les faire distinguer facilement, sans avoir recours à l'inspection de leurs graines. L'embryon, dans les plantes monocolylédonées, est presque toujours accompagné d'un endosperme charnu ou farineux, avec lequel il forme la masse de la graine. Quelquefois cependant il est épispermique, c'est à-dire immédiatement recouveit par l'épisperme ou tégument propre de la graine, ainsi qu'on l'observe dans les Naïades, les Hydrocharidées, les Juncaginées, les Bulomées, etc. L'embryon, accompagné d'un endosperme, varie beaucoup et dans sa forme, et dans sa position relativement à ce corps. Ainsi, tantôt il est simplement appliqué sur un des points de la surface externe, qui,
dans cet endroit, est creusée d une fossette plus ou moins profonde, comme dans les Graminées par exemple; tantôt il est renfermé dans l'intérieur même de l'endosperme. L'embryon monocotylédoné, examiné ù l'extérieur, ne présente aucune fente ni division. Il est assez généralement cylindroïde, mais néanmoins sa forme est très-variable. Comme l'embryon dicotylédoné, il offre deux extrémités, l'une radiculaire, l'autre cotylédonaire. A l'état de repos, c'est-à-dire avant la germination, il est fort difficile de distinguer et de reconnaître ces deux extrémités qui sont tout à fait simples et indivises. Cependant celte distinction est trèsimportante, puisque c'est elle qui sert à déterminer la position de l'embryon relativement à la graine. Lorsque l'embryon est accompagné d'un endosperme, le professeur Richard a indiqué, d'après sa longue expérience dans l'étude des graines, un moyen certain de reconnaître les deux extrémités de l'embryon. En effet, l'extrémité radiculaire est toujours celle qui est la plus voisine de l'extérieur de l'endosperme. Mais ce moyen certain, dans tous les cas d'embryon endospermique, ne pouvant servir pour les embryons épispermiques, on esl fréquemment forcé d'avoir recours à la germination pour arriver au même résultat.
L'embryon des végétaux monocotylédons est essentiellement composé de trois parties, savoir : 1° le corps cotylédonaire qui est, en général, plus ou moins allongé, tantôt mince, tantôt épais et charnu, toujours parfaitement simple et indivis; 2» la gemmule qui est toujours renfermée dans l'intérieur du cotylédon, lequel lui forme quelquefois une sorte d'étui ou de gaine. Généralement elle est très-petite el sous la forme d'un corps conique, placé, non au milieu du cotylédon, mais plus rapproché d'un de ses côtés, excepté dans le cas où le cotylédon est mince et en forme de gaine, recouvrant la gemmule. Celte gemmule présente intérieurement les rudiments de petites feuilles emboîtées les unes dans les autres; ô» le corps radiculaire qui est également simple. A l'époque de la germination ce corps se tuméfie, se rompt, et de son intérieur sortent une ou plusieurs radicelles, qui s'allongent et deviennent les véritables racines de la plante. Avant la germination, ces radicelles étaient recouvertes par le prolongement de la base de l'embryon, formant en quelque sorte un petit sac, auquel on a donné le nom de Colcorhize. La coléorhize n'est donc pas un organe particulier, c'est simplement nne partie de l'enibryon. Quelquefois, outre les trois parties qui viennent d'être décrites, le cotylédon, la gemmule et la radicule, l'em bi^on présente encore une aulre partie généralement épaisse, tantôt sous la forme d'un disque ou d'un écusson, tantôt renflée et plus ou moins globuleuse. Cet organe, sur la nature duquel tous les botanistes ne sont pas encore d'accord, a été considéré par Gœrtner comme l'analogue du jaune de l'œuf chez les Oiseaux : il lui a donné pour celle raison le nom de yHellus; Jussieu considère cet organe comme le colylédon. Mais le professeur Richard, soit dans son Analyse du fruit, soit dans son Mémoire sur les embryons endorhizes, a prouvé que ce corps n'est qu'une dépendance de la radicule.
Le caraclÈrc que |)résente la ladiciile ilans les plantes unilobées, d'êire conslammcnl renfermée dans une poche ou coléorhize, c'eslà-dire d'être intérieure, tandis qu'elle est nue et extérieure dans les Dicotylédones, a suggéré au professeur Richard, qui le premier avait fait cette observation, l'Idée de puiser dans ce caractère la distinction des plantes phanérogames en deux grandes divisions, les Endorhizes, qui ont leur radicule intérieure et coléorhizée, et les Exorhizes, chez lesquelles la radicule est nue et extérieure. Celte division correspond exactement à celle des Monocolylédoiies et des Dicotylédones, puisque les plantes à radicule coléorhizée sont monocotylédones, et celles à radicule nue, dicotylédones. Ce mode de division des végétaux, sous un autre poinl de vue que celle fondée sur le nombre des cotylédons, a été combattu par plusieurs botanistes. IMais les faits (lu'on a cités contre, ont pour la plupart été inexactement observés ou mal interprétés. Ainsi Henri Cassini a publié, dans le Bulletin des Sciences de la Société philomalique, une description de la germination des graines du Radis, d'après laquelle ces graines auraient leur radicule coléorhizée. Mais ce fait est tout à fait inexact, et voici probablement ce qui y a donné lieu. Les racines de Radis que l'on mange, offrent, à leur partie supérieure, deux sortes d'oreillettes membraneuses, naissant du collet de la racine, immédiatement appliquées contre elle, au point qu'au premier abord celle-ci paraît être primllivement sortie du milieu de ces deux corps. Mais si l'on observe les phases successives de la germination de ces graines, on voit comment se sont formées ces deux oreillettes. D'abord le corps radiculaire s'allonge, prend un accroissement de deux ou trois pouces, sans qu'on voie la moindre trace de coléorhize et de déchirement. Si l'on coupe la radicule en longueur, peu de temps après qu'elle est sortie de la graine, on ne voit aucun indice ni de poche, ni de mamelon coléorhize. La racine continueà s'accroître, elle se renlle et prend laformequ'elle doit conserver. C'est alors que l'on volt se former sur ses côtés deux fentes iirégulières et longitudinales, qui n'entament que sa partie corticale, el qui, se joignant l'une à l'autre par une sorte de déchiruie irrégulière, ilétachent l'écorce de la racine dans sa partie supérieure et forment ces deux oreillettes qui persistent à la partie supérieure de la racine. C'est donc une véritable décoitication, mais qui n'a rien d'analogue à la sortie d'une racine coléorhizée de la poche qui la contenait. Plus récemment Dutrochel a publié des observations dont il paraît avoir tiré des conséquences inexactes: s'occupant du mode d'accroissement des racines, il a observé que les radicelles qui naissent du corps des racines dans les Dicotylédones comme dans les Monocotylédones, percent l'épiderrae pour pouvoir se développer à l'extérieur, et de là il a conclu que toujours la racine était coléorhizée. C'est ici le cas de faire voir combien, dans les sciences, il est important de bien définir le sens que l'on doit attacher aux mots qui représentent les organes; car autrement on peut ai)pliquer le même nom à des parties entièrement différentes. Tous les botanistes, jusqu'à présent, ont défini la coléorhize ; la partie Inféilcure de l'embryon, contenant.
dans son Intérieur, les rudiments de la radicule. D'après cette définition, qui n'est pas arbitraire, mais qui est fondée sur la nature même de cet organe, peut-on donner le nom de coléorhize à une partie n'appartenant plus à l'embryon, à une portion d'épiderme recouvrant un bourgeon radicellaire? On ne peut le penser. Autrement le langage de la science ne serait plus que confusion et désordre.
Ce n'est pas seulement par la structure de leur embryon (lue les Monocotylédones diffèrent des Dicotylédones, elles offrent encore dans leur port, dans la disposition extérieure et intérieure de leurs divers organes, des différences qui servent à les distinguer. Les Monocotylédones, dans lesquelles on trouve Irèspeu d'arbres, à l'exception de la famille des Palmiers, ont en général les nervures de leurs feuilles simples et parallèles, tandis que, dans les Dicotylédones, elles sont rameuses et anastomosées. Cependant cette règle n'est pas sans exception, et dans les Dioscorées,les Aroïdées. (jui sont monocotylédones, on tiouve des esi)èces dont les feuilles ont leurs nervures irrégulièrement rameuses. Dans le nombre assez limité de Monocotylédones (|ui ont leur tige ligneuse, cette tige diffère beaucoup de celle des arbres des forêts qui sont dicotylédones; elle est cylindrique, c'est-à-dire aussi grosse à son sommet qu'à sa base, (piehiuefois même plus renflée dans sa partie moyenne, généralement simple et sans ramifications, très-rarement divisée en branches qui offrent les mêmes caractères que le corps principal de la lige que l'on désigne alors généralement sous le nomde Slipe.
La différence de l'organisation intérieure el du mode d'accroissement n'esl pas moins grande lorsque Ion compare le stipe d'un Palmier au tronc du Chêne ou du Tilleul. Au lieu d'un canal central contenant la moelle, et de couches concentriques de bois disposées autour de ce canal, au lieu d'une écorce formée également de plusieurs lames distinctes, le stipe d'un Palmier n'esl qu'une masse de tissu cellulaire, au milieu de laquelle sont épars el sans ordre des faisceaux de fibres longitudinales. Ici plus de canal médullaire, plus de bois disposé par zones, plus d'écorce distincte. Dans les Dicotylédones l'accroisscmenl se fait à l'extérieur, c'est-à-dire que chaque année il se forme entre le bols et l'écorce une nouvelle production qui s'organise en \in feuillel d'écorce el en une couche de bois. Dans les Monocotylédones, au contraire, l'accroissement se fait par le centre même de la lige, d'où il part chaque année un nouveau bourgeon central el terminal, qui prolonge la lige à sa pai lie supérieure. Il résulte de là que les fibres les plus anciennemenl formées, et par conséquent les plus dures, doivent se trouver à l'extérieur de la lige, tandis que le contraire a lieu dans les Dicotylédones oi'i le bois le plus dur occupe le centre du Ironc. Le professeur Lestiboudois a publié un Mémoire Irèsintéressanl sur l'organisation de la tige des Monocotylédones; loin d'admettre l'opinion générale des botanistes qui regardent le stipe comme dépourvu de système cortical, il le considère au contraire comme uniquement formé par ce système. En effet, dit-il, le caractère essentiel du système cortical, c'est de s'ac-
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croUieparsa face interne, laiidis que le système ligneux ou central s'accroit extérieurement. Or, dans les Monocotylédones, la tiffe s'accroit uniquement par son centre. QucKiiie ingénieuse que soit celle opinion, on ne saurait la partager en entier. Car pour bien apprécier la nalure du stipe des Palmiers, il faut examiner comment il se forme. Or on voit que c'est par la soudure successive de la base des feuilles entre elles que se développe et se forme le stipe des Monocotylédones.llestévidentdèslors qu'un pareil organe ne doit rien avoir qu'on puisse comparer à la tige des Dicotylédones. Ce n'est pas une lige, en effet, c'est bien plutôt une sorte de bulbe très-allongé, dont les écailles ou feuilles, en s'enlrcgreffant et se développant successivement les unes au-dessus des autres, finissent par former une sorte de colonne analogue à la tige. Cette res-, semblance, et presque cette identité de nature du stipe avec le bulbe, paraît bien facile à prouver. En effet, un bulbe proprement dit est une sorte de bourgeon radical, formé d'écaillés, et du centre du(|uel s'élève chaque année une nouvelle pousse. Mais ces écailles ne sont pas toujours distinctes les unes des autres; elles sont quelquefois soudées et confondues comme dans le Culchique, lesGlayeuls, etc.; par conséquent, sous ce rapport, il n'y a aucune différence entre le stipe et le bulbe. D'autres fois les écailles qui forment le bulbe, au lieu de rester courtes et de ne constituer qu'un corps ovoïde ou arrondi, s'allongent considérablement, et le bulbe est cylindrique et analogue à la lige, quoii|ue formé d'écaillés encore distincles les unes des autres. Ainsi II n'est aucun botaniste qui ne reconnaisse que la prélendue lige des Bananiers ne soit un véritable bulbe formé de tuniques très-allongées. De ce bulbe au stipe des Palmiers la nuance est presque insensible. On peut donc considérer le stipe des Monocolylédones comme une sorte de bulbe, dont les écailles se sont soudées, et, en se déveloiqiant les unes au-dessus des autres, ont fini par former un corps cylindroïde ayant l'apparence extérieure de la tige, mais la même organisation et le même mode de développement que les bulbes en général, qui, comme on sait, ne se rencontrent que dans les plantes monocotylédones.
Le groupe de végétaux dont il est question dans cet article, présente un caractère fort remarquable. Toutes les Jlonocolylédones n'ont jamais qu'une seule enveloppe florale ou périanthe simple. Quelquefois ce périanlbe est formé de parties délicates et colorées à la manière des pétales, d'autres fois elles sont vertes et foliacées; dans le premier cas. Linné considérait ce périanlbe comme une corolle, et il le nommait calice dans le second cas. Mais la nature d'un organe ne peut cire appréciée d'après un caractère aussi vague que sa couleur. Dans les végétaux, c'est la position relative qui détermine la véritaWe nature des parties; et d'après cette considération l'enveloppe unique des Monocolylédones a été reconnue par .lussieu et par tous les botanistes sectateurs des familles naturelles, comme un véritable calice ( ^. ce mot). Cependant il est quelques familles de Monocolylédones, où les divisions calicinales étant disposées sur deux rangs, celles qui compo-
sent la rangée intérieure sont minces, colorées comme les parties de la corolle, tandis que celles de la rangée extérieure sont vertes, foliacées et analogues au calice. Ainsi dans les Tradescanles, les Hydrncharidées, on serait tenté d'admettre un calice et une corolle, si en examinant les choses de plus près, on ne reconnaissait que les trois divisions internes et pétaloïdes naissent absolument du même point que les externes et par conséquent constituent avec ces dernières un seul et même organe. Le professeur De Candolle, sans se prononcei' sur la nalure du périanthe simple des végétaux à un seul cotylédon, a pioposé de lui donner le nom de périfjone, qui ne préjuge rien sur sa nature calicinale ou pétaloïde.
Tels sont les caractères les plus saillants qui distinguent les plantes monocolylédones et en forment un groupe si distinct. Doit- on, à l'exemple de quelques botanistes modernes, réunir à ce groupe quebiues familles de plantes cryptogames, telles que les Fougères, les Lycopodiacées, les Marsiléacées et les Équisétacées ? Cela ne parait pas probable; car ces végétaux n'ont réellement pas d'organes sexuels, et par conséquent pas de graines et pas d'embryon. Ils se rejiroduisent au moyen d'organes particuliers, analogues dans leur nature aux bulbilles ou bourgeons libres. Et de ce que ces corpuscules reproducteurs en se développant ont quelque ressemblance avec la germination de l'embryon , il n'est pas rigoureusement nécessaire de les considérer comme entièrement semblables. Or, dans l'état actuel de la science, les familles précédemment nommées doivent encore être classées parmi les plantes acotylédones ou cryptogames.
L'étude des familles de plantes monocotylédonis présente beaucoup de difficultés, soit à cause de la délicatesse de leurs parties, soit parce qu'elles se conservent moins facilement dans les herbiers. Aussi cette grande division du règne végétal est-elle celle où le nombre et le's limites des familles sont le moins bieji déterminés. Voici la liste des familles qui ont été proposées dans cette grande division; toutefois on ne regarde pas comme définitivement établies toutes les familles qui vont être citées. Pour de plus grands détails, on doit consulter chacun des articles particuliers à ces familles.
Élamiiies hypogynes.
MONOHYPOCTME.
Fluviales, Jtiss.; Aroïdées, Juss.; Cyclanthées, Poileaii; Balanophorées, Rich.; Saururées, Rich.; Tyj)liinées, Juss.; Pandanées, R. Br. ; Graminées, Juss.; Cypéracées, Juss.
Étamines périgynes.
MOJiOPÉRIGVftlE.
Restiacées, R. Br. ; Joncées, /?. Br.; Alismacées, /ùe/i.; Cabombées, Rich.; Nymphéacées , if('c/i.; Kélumbiacées, /îic/i. ,-Commélinées, Cent.; Jtmcaginées, i^it/i.; liutomées. /J/t7i.; Podoslémées, fi. fi*-.; Colchicées, Juss.; Pontédériées, Kunllt; Liliacées, Juss.; Broméliacées , Juss. ; Palmiers , Juss. ; Asparaginées, Juss.; Héinérocallidécs, R. Br.; Hypoxidées, R. Br.; Narcissées, Juss.; Iridées, Juss.; Hœmodoiacées, R. Br.
Elamines epKjynes.
MOIVOÉPIGYNIE.
Dioscorées, li. Br.; Musacées, Jiiss.; Amomées, Rich.; Orchidées, Jiiss.; Hydrocliaridées, Juss.
MONOCRANIE. Monocrania. iivs. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scaral)éides, institué par Delaporte qui lui assigne pour caractères : antennes courtes, composées de neuf articles, dont le premier conique, le second globuleux, les suivants presque égaux entre eux et les trois derniers formant la massue; palpes maxillaires assez longues, terminées par un article ovalaire, les labiales très-courtes; chaperon sans prolongements ni dents à ses angles antérieurs; tarses filiformes, à crochets égaux, fortement bifides.
IMoNOCRASiE A ÉiYTRES LDRIDES. Monocranio liiridipennis, Lap. Son corps est noir ; sa tête et son corselet sont couverts de points serrés; ses élylres sont d'un jaune sale ; son abdomen est rougeàtre en dessous. Taille, sept lignes. Du Brésil.
MONOCRÉPIDIE. Monociepidius. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Élatérides, institué par Klug, et dont les caractères différentiels consistent dans des antennes en scie, dont le troisième article est un peu plus petit que les suivants; corps ovalaireoblong; corselet convexe, plus long que large et plus court que l'abdomen. Quant aux autres caractères, ils sont conformes à ceux du genre Elater. Les espèces signalées par Klug ont reçu les noms spécifiques de cribralus, abbrcviatus et shLji/iuripes.
JIONOCULUS. CRBST. y. Monocle.
MOÎiOCYSTlDE. Monocxstis. dot. Genre de la famille des Scylaminées, établi par le professeur Lindiey, qui lui assigne pour caractères : calice tubuleux, resserré au sommet, avec le limbe très-court, trilobé et réfléchi; tube de la corolle court, son limbe a ses divisions extérieures égales, linéaires, dressées et étalées, avec l'extrémité renflée en une sorte de capuche; les divisions intérieures sont latérales, très- petites et deiiliculiformes; labelle grand, suborbiculé, compliqué, échancré au sommel, crispé sur ses bords; filament linéaire, prolongé au delù de l'anthère qui est dressée et dont les loges sont convergentes en arc; ovaire infère, spongieux, à une seule loge renfermant un seul ovule dressé dès la base; style filiforme, s'élevaiit entre les loges de l'anthère; stigmate trigone, charnu, en capuchon.
MoNocvsTiDE ANORMAL. Munocystis abnoimis, Hellenia abnormis, Lindl. Plante herbacée, caulescente, à feuilles ovales-lancéolées, acuminées; ligule bilobée; grappe simple, courte et terminale. De la Chine.
MONODACTYLE, rois. Z^'. AcANTHoroDE.
MONODACTYLUS. MOLL. Les Strombes dont l'aile se termine en arrière par une pointe ou un canal plus ou moins long, comme le Strombe Aile-d'Ange, l'Oreille de Diane, etc., ont servi à Klein (Nov. Meihod. Ostrac, p. 98, pi. 6, n" 106) pour établir ce genre qui ne peut être aujourd'hui considéré que comme une sous-division des Strombes. y. ce mot.
MOKODELPHES. mam. (Blainville.) F. Marsupiaux.
MONODESME. Monodesmus. ins. Coléoptères tétra-
mères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Prioniens, établi par Dejean pour un insecte apporté del'ile de Cuba.
MONODON. MAM. F. Narval.
MONODONTA. bot. Le genre établi sous ce nom, par le professeur De Candolle, dans la famille des Synanthérées,estlemêmeque le genre 06e/îsco n'a deH.Cassini. F. ce mot.
MONODONTE. Monodonta. moll. Ce genre créé par Lamarck, est un des plus artificiels qu'ait proposé le savant auteur des Animaux sans vertèbres; il l'a démembré des Turbos et des Troques, et il a pris dans ces deux genres de Linné, toutes les espèces dont le bord gauche est séparé du bord droit par une et quelquefois par plusieurs éminences ou dents columellaires. Ce genre est d'autant plus artificiel que l'on a reconnu, depuis sa création, que les animaux ne différaient en rien de ceux des Turbos ou des Troques. Cet unique caractère d'une ou plusieurs dents columellaires ne peut servir, en en joignant d'autres tirés de la forme, qu'à établir dans les genres Turbo, Monodonte et Trochus réunis, différents groupes que l'on peut arranger de manière ù arriver insensiblement de la forme des Turbos à celle des Troques, par tous les intermédiaires. A'. Turbo et Troque.
MONODONTIER. mou. Nom donné par Lamarck, dans le Système des Animaux sans vertèbres, 1801, à l'animal des Monodontes. A', ce mot ainsi que Tdrbo et Troque.
MONODORE. Monodora. bot. Ce genre, de la famille des Anonacées, a été établi par Uunal, aux dépens du genre Jnora, pour une espèce qui paraissait n'y avoir été placée que provisoirement et faute de moyens de la pouvoir mieux étudier. Dunal, ayant recueilli, pour sa monographie du genre Anoia, des matériaux suffisants pour assigner à chaque espèce des caractères bien tranchés, n'a point hésité à en exclure celle dont il a fait le type du genre nouveau, qu'il a nommé Monodora, de //ovo;, seul et Sapa, don ; faisant allusion sans doute, à ce que chaque Heur, dans cette plante, n'est douée que d'un fruit solitaire et non de plusieurs soudés ou libres, caractère qui concourt, avec celui tiré de la structure particulière de ce même fruit, à éloigner les Monodores des Anores, des Asiraines, etc. Tout porte à croire que plusieurs espèces devront être placées dans le nouveau cadre formé par Dunal; néanmoins comme l'on n'a encore de données positives que sur l'existence du Monodora myristica, on doit jusqu'ici considérer cette plante comme constituant à elle seule le genre. Les principaux caractères génériques sont : calice à trois parties; pétales au nombre de six, disposés sur deux rangs: les extérieurs oblongs, lancéolés, très-ondulés; les intérieurs ovales, plus épais et plus courts que les extérieurs; anthères nombreuses, presque sessiles, ramassées autour de l'ovaire et plus petites de moitié que celui-ci; ovaire unique, ovale, rétréci au sommet, glabre et couronné par un stigmate sessile ; baie simple, presque globuleuse, glabre , uniloculaire, renfermant un grand nombre de graines ovales-oblongues, placées sans ordre apparent dans la substance pulpeuse qui occupe l'intérieur du fruit.
MoKODORE FAix-MuscAniER. Moiiotlora Myristica, Duiial; Monog.anon.%0; DeCanA. .Syst. regel. \,A77. Iil. PiOilr. Syst. nat. 1, 87; Sprcng., Sysl. veget. 2, 004; Hook., in Bot. Mag., 3059. ^nona myristica, Gœrln., De fntct., 2, t. 125. f. 1. On n'a eu pendant longtemps que des descriptions et des figures fort inexactes de cette plante qui parait être exlrêinement rare, et par conséquent peu connue. Enfin le docteur Baucroft s'est trouvé à même de la bien décrire, et d'après ce que l'on en trouve dans VHorliis Jantaicensis, c'est un arbre d'une élévation ordinaire, dont les branches sont nombreuses, étalées et garnies, surtout vers l'extrémité, de feuilles distiques, alternes, oblongues, quelquefois ovalaires et même un peu cordiformes à leur base, entières, veinées, d'un vert brillant en dessus et un peu plus pâle en dessous, longues de quatre pouces ou un peu plus, larges de quinze à dix-huit lignes, et portées sur un pétiole court et sillonné supérieurement. Les pédoncules sont opposés aux feuilles, uniHores, arrondis, d'un blanc verdàlre, longs de quatre à sept pouces, ordinairement isolés sur les plus jeunes rameaux, quelquefois au nombre de deux, dont l'un à la base et l'autre au sommet. Il arrive aussi que les pédoncules sortent des rejetons latéraux des branches, à distance de trois à huit pouces des feuilles terminales : ces rejetons ont vingt lignes de longueur et poitent de trois à cinq feuilles. Les pédoncules ont, vers l'extrémité, une bractée réfléchie, presque cordiforme, aiguë, marquée de douze nervures, à bords ondulés et crépus, verte, nuancée de rouge. Les fleurs sont très-odorantes, blanches et variées de taches pourprées d'abord, mais jaunissant ensuite; le calice est monophylle, à tube court, à limbe profondément divisé en trois sépales colorés et inégaux, ovalaires, aigus, à bords crispés et ondulés; celui qui est opposé à la bractée est |)lus court, plus étroit que les deux autres. La corolle est monopélale, deux fois plus grande que le calice, avec le tube court et réfléchi, le limbe divisé en six lobes disposés sur deux plans -. les extérieurs oblongs, ovalaires, ondulés sur leurs bords, assez semblables aux sépales pour la couleur, mais jaunes à leur base et variés de taches irrégulières et de raies obliques, interrompues et d'un brun rougeàtre; les intérieurs, de plus de moitié moins longs, sont cordiformes, convexes, d'un blanc jaunâtre en dehors, d'un jaune pâle et bariolés de tâches cramoisies en dedans. Les élaminessont fort nombreuses, serrées, dispersées sur le réceptacle; les filaments sont pres(iue nuls et les anthères sphéroïdales, biloculaires, s'ouvrant de chaque côté; le pollen est globuleux, jaunâtre et translucide. L'ovaire est rond, d'un blanc jaunâtre, surmonté d'un stigmate sessile. Le fruit consiste en une baie simple, presqueglobuleuse, de la grosseur d'une forte orange, glabre, monocellulaire. Les graines y sont placées sans ordre; l'albumen, dur et charnu, conserve la forme ovalaire-oblongue et un peu angulaire des graines dont la couleur est le brun ferrugineux. Les cotylédons sont foliacés, cordato-lancéolés; la radicule est arrondie. Cet arbre appartient à l'Amériiiue méridionale.
MOJiODYiNAWE. Monodynamus. bot. Genre de la
famille des Rulacées, Penlandrie Monogynie, L., institué par PohI, pour un petit arbuste à feuilles alternes, simples, oblongues, coriaces, presque sessiles; à fleurs petites, terminales, réunies en corymbes, d'un vert blanchâtre, et qu'il a figuré pi. 144 de ses Icon. et Descr. PL Brasil., sous le nom de Monodynamns liiimUis. PohI assigne pour caractères an genre nouveau : un calice infère, divisé en cinq parties lancéolées; une corolle à cinq pétales linéaires-lancéolés, roulés, striés; une étamine fertile, beaucoup plus longue que les quatre autres qui sont stériles; un péricarpe ou coque arrondi, uniloculaire, monosperme, terminé par un rudiment de style.
MOPfODYNAMIS. BOT.Gmelin {Syst. Veget., 1, p. 10) nommait ainsi, d'après Willdenow, un genre qui a reçu de Schreber le nom d'UsIeiia. Quoique cette dernière dénomination soit venue plus tard, elle n'en a pas moins été universellement adoptée, f^. Cstérie.
WONŒCIE. Monœcia. bot. Vingt et unième classe du Système sexuel de Linné, renfermant tous les végétaux phanérogames à fleurs unisexuées, portées sur un même individu. Linné a divisé cette classe en onze ordres, savoir ; 1" Monœcie Monandn'e: 2° Monœcie Diandiie; o» Monœcie Tiiandne; 4" Monœcie Tétrandrie; ^"MonœciePeiitandrie; C» Monœcie //ea'flN drie; 70 Monœcie Heptandrie; 8° Monœcie Polyandrie! 9» Monœcie Moiiadelpltie; 10° Monœcie Syiigcnésie; 11» Monœcie Gynandrie. y. Système sexuel.
MONOÊPIGYME. bot. Ordre ou classe de la méthode de Jussieu, qui renferme les plantés monocolylédonps à étamines épigynes.
MONCEQCE. Monœca. iss. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifères, tribu des Apiaires, institué par Lepelletier et Serville qui lui ont assigné pour caractères : antennes filiformes, brisées, composées de douze articles dans les femelles et de treize dans les mâles; mandibules étroites, pointues et bidentées; mâchoires recourbées conjointement avec la lèvre; tête de grandeur moyenne; trois ocelles disposés en ligne transversale sur le haut du front; corps assez gros et velu; corselet convexe; ailes supérieures ayant une cellule radiale, aiguë à sa base, se rétrécissant depuis son milieu jusqu'à cette base, ayant son extrémité écartée de la côte, et portant un appendice; quatre cellules cubitales; la première plus grande que la seconde, celle-ci un peu rélrécie vers la radiale, recevant la première nervure récurrente; la troisième de la grandeur de la première, rétrécie vers la radiale, recevant la deuxième nervure récurrente ; la quatrième atteignant le bout de l'aile; trois cellules discoïdales; abdomen composé de cinq segments, outre l'anus dans les femelles, en ayant un de plus dans les mâles ; pattes de longueur moyenne; jambes postérieures des femelles dépourvues de palette, mais poitantune brosse sur leur face extérieure ainsi que sur celle du premier article des tarses, terminées par deux épines dont l'intérieure est visiblement dentée en scie, l'extérieure l'étant à peine ; dernier article des tarses muni de deux crochets bifides. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre.
MoROEQtJE brésilienne. MoHCBca brasiliensis. Elle
est noire, velue; ses jambes poslérieiires soiil d'un hrun de poix, avec leurs larses leslacés et velus; les ailes sont brunâtres, avec les nervures noires et un point marginal teslacé, aux supérieures. Taille, six lignes.
MONOGAMIE. Monogamia. bot. L'un des ordres de la dix-neuvième classe du Système sexuel de Linné ou de la Syngénésie, contenant les plantes syngénèses dont les fleurs sont distinctes les unes des autres et munies chacune d'un calice propre. V. Système sexuel.
MONOGÈNE. BOT. Lesliboudois a proposé cette épitliète pour les plantes monocotylédones, parce qu'elles n'ont qu'une seule surface d'accroissement, qui est centrale.
MONOGÉNIQOE. nw. On dit d'une roche qu'elle est Monogénique, quand les parties qui la composent et le ciment qui les réunit sont de même nature.
MONOGRAMMA. bot. (Fougères.) Ce genre, d'abord établi par Sclikulir, a été étudié avec plus de soin par Desvaux (Journal de Botanique, 1815, t. m, p. 21). La plante qui lui sert de type, avait d'abord été indiquée par Poiret, d'après Commcrson, sous le nom de Plerisgraminea. Commerson, dans ses manuscrits, lui avait donné le nom de Pleris monogramma. Ce nom spécifique a été adopté depuis par Sclikuhr et Desvaux comme nom de genre; enlîn le Cœnopleiis graminea de Schkuhr et le Grammilis pumila de Swartz sont encore la même plante : cette plante, ainsi transj)0rtée de genre en genre, offre les caractères distinclifs suivants: les capsules sont réunies en un seul groupe linéaire, le long de la nervure moyenne de la feuille qu'elles couvrent entièrement; deux téguments épais, naissant de chaque côté de la fronde, se touchent vers la ligne médiane et s'ouvrent de dedans en dehors. Le genre dont le Monogramma paraît se rapprocher le plus est le f^iltaria; la forme des frondes et la texture des téguments sont les mêmes; mais les groupes de capsules, au lieu d'être marginaux, sont réduits à un seul sur la ligne médiane. Desvaux a décrit trois espèces de ce genre : le Monogramma liiieartjolia, espèce nouvelle de la Guiane; le Monogramma graminea, Schkuhr, de l'île Maurice, et le Monogramma fiircata, Grammitis graminoitles, Swartz, S/n. Filic, qui habite la Jamaïque. Toutes ces espèces ont la fronde simple ou seulement légèrement divisée au sommet.
MONOGRAPHIS. BOT. Du Petil-Thouars (Hist. des Orchidées des îles d'Afrique) donne ce nom à l'une des plantes de son genre Graphorchis. Cette plante, selon la nomenclature universellement admise, doit être nommée Liniodorum concolor. Elle croît à l'île de Mascareigne.
MONOGYNIE. bot. Nom du premier ordre des treize premières classes du Système sexuel de Linné, caractérisé par l'unité de pistil ou de stigmate, y. Système