‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 66 sur 99 · SEXUEL · texte numérisé non relu

SEXUEL

MONOGYRIA. bot. Le genre de la famille des Synanthérées, établi sous ce nom par le professeur De Candolle, ne diffère point de celui précédemment nommé Neja, par D. Don.

MONOHYPOGYNIE. bot. Ordre ou classe présentant les plantes monocotylédones à étamines hypogynes.

MONOÏQUES. BOT. On appelle ainsi les végétaux

qui ont les fleurs unisexuées, mais réunies iw un seul individu; tels sont : le Noyer, les Pins, le Blé de Turquie, etc.

MONOLÉPIDE. Monolepis. cbust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, établi par Say, avec les caractères suivants : antennes extérieures formées de onze articles dont les trois premiers, qui composent le pédoncule, sont les plus gros; rostre court, échancré en arrière; yeux très-volumineux; carapace raccourcie, convexe, assez lisse, oblongue; abdomen formé de six articles, replié en dessous, et appliqué contre un sillon du plastron; premier article de la division interne des pieds-mâchoires extérieurs dilaté intérieurement; les deux pieds antérieurs en pinces, les autres médiocrement grands, et les deux derniers trèspetits, repliés en dessus des deux angles postérieurs du têt, et terminés par des soies; têt plissé entre les yeux; dernier nu sixième anneau de la queue aussi large que le précédent, arrondi au bout, et couvrant de chaque côté une seule petite pièce ovale, membraneuse, ciliée de longs poils sur les bords, et qui est supportée par un pédoncule très-court, annexé au segment précédent. Ce genre, intermédiaire aux Porcellaues et aux Mégalopes, se compose de très-petits Crustacés qui n'ont guère au delà de trois lignes de longueur.

MoNoiÉPiDE INERJIE. Monolepis inermis, Say. Sa carapace est d'un vert olivâtre, avec des taches plus obscures; derrière chaque œil est un gros tubercule; ses larses sont sans épines. Des côtes du Maryland.

MONOLÉPIDE A TARSES ÉPINEUX. MoHOlepiS SpÎHitar-

sis, Say. Le tubercule des J-eux est fort petit, et les larses sont épineux. De la Caroline du Sud.

MONOLÉPIDE. Monolepis. bot. Genre de la famille des Chénopodées, institué par Schrader {Intl. Xem. Hort. Coelling , 1830) avec les caractères suivants; Heurs polygames, dont le calice est pourvu de trois bractées; périgone à cinq divisions squammiformes; cinq étamines insérées sur le réceptacle; ovaire terminé par deuxslyles, devenant unegraine encaissée latéralement et un peu en spirale. Ce genre diffère si peu de Vy^nabasis de Linné qu'il lui sera vraisemblablement réuni.

MOMOLOPHE. Monotophiis. bot. Genre de la famille des Scytaminées, établi par Wallich, pour une plante de l'Inde, qu'il avait placée d'abord dans le genre Kœmpferia, et qu'il caractérise ainsi qu'il suit : calice lubuleux, divisé d'un côté; tube de la corolle allongé et filiforme; les découpures extérieures du limbe sont étroites et égales, les latérales dressées, la postérieure inclinée; les découpures intérieures sont étalées, et celles des côtés sont plus larges que la postérieure; labelle bifide; filament linéaire et aplati, prolongé audessus de l'anthère qu'il recouvre en partie, en se recoiu'bant ; celle-ci est mulique, obtuse, en forme de languette et non divisée; ovaire infère et à trois loges; style filiforme; stigmate infundibulaire. Le fruit est capsulaire.

MoNOi.opUE ÉLÉGANT. Monolophus elegons; Kœmpferia elegaHS,\\M., PI. As. rar., 1 , 24 et 27. C'est une plante herbacée et caulescente, à racines simples et fibreuses; les feuilles sont oblongues, pétiolées; les fleurs sont rassemblées en un épi terminal, enveloppé

M 0 iN

à sa base dans une spalhe neivurée. On la trouve dans rinde.

IMOKOLOPIE. Monolopia bot. Genre de la famille des Synanlliérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule mullitlore, hétérogame; Heurs des rayons femelles. liRulées, quelquefois subbilabiées; celles du disque tubuleuses, liermaphrodiles, stériles ou mâles, avec leur tube mince et hispidule, l'orifice dilaté; involucre formé de huit ou dix squammes unisériées, concrètes au milieu; réceptacle convexe ou subconique, dépourvu de paillettes; antbéres sans queue, styles du rayon rameux, surmontés d'un cône court; akènes chauves, glabres; ceux du rayon un peu comprimés, presque Irigones, ceux du disque très-comprimés. Les Monolopies sont des|)lanles berbacées, annuelles, propres à la Californie ; elles sont dressées et entièrement couvertes d'une pubescence blancbâlre; leurs feuilles sont alternes, oblongo-linéaires, entières ou faiblement déniées ou lobulées; les capitules, toujours placés au sommet des tiges et des rameaux, n'ont point de braclées.

MortOLOPiE MAJEURE. Moiiolopia major, De Cand. Ses feuilles sont ligulécs, obtuses ou à peine sousdeiilelées; les languettes sont trois fois plus courtes que l'involucre. L'autre espèce, M onoiopiii niiiioi; ne semble différer que par la longueur des languettes, qui dépasse un peu celle de l'involucre.

MOiNOME. Monoma. IMS. Coléoptères liétéromères; genrede la familledes Ténébrionites, institué parKIug, pour quelques espèces nouvelles rapportées de Madagascar, de l'Amérique du Sud et des Antilles. Ce genre, voisin des Épitrages et des Amarigmes, a été créé aux dépcnsde (juelques Tritomes deFabricius; ce qui le distingue particulièrement, ce sont les yeux larges qui sont placés sur la lêle, très-près l'un de l'autre; les antennes peuvent se loger dans un sillon demi-circulaire, silué à la partie inférieure de la première moitié du cou: le premier article est grand et allongé, les trois derniers forment une massue un peu déprimée. L'espèce signalée par Klug, comme type du genre, est le Monoma inoralum, de Madagascar.

MONOMÈRES. Monoineia. iNS. Latreille avait formé sous ce nom une dernière section de l'ordre des Coléoptères, d'après l'observation qu'avait faite Leclercq de Laval, que les tarses du Dermestes atomarius de Degeer n'étaient composés que d'un seul article. Cette classe avait été adoptée par Fischer, dans son Enlomographie de la Russie, et il avait formé avec cet insecte un nouveau genre sous le nom de Clambus. Mais Gyllenball ( 1ns. suce. \\, p. 292) a réuni le genre nouveau au genre Scaphiclnim, et dès lors la section des Monoirèmes a disparu.

tilOîiOUÉRlE. Mo nome lia. bot. Genre delà famille des Orchidées, Gynandrie .Monandrie, L., institué par le professeur Lindley (Orchid., 61) pour une plante du Népaul qui lui a offert les caractères suivants : folioles extérieures du périgone ou sépales ringentes, les latérales s'élevant au-dessus de l'intermédiaire, soudées entre elles par la base et adhérentes au pied du gynoslème, garnies intérieurement de poils; point de

folioles internes ou pétales; labelle articulé avec la base du gynostème, penché, ovale, trilobé, avec le disque formé de quatre lamelles parallèles, falciformes et bidentées au sommet; gynoslème longuement prolongé à sa base, demi cylindrique, avec deux petites cornes à l'extrémilc; anthère uniloculaire et crétée; quatre masses poUiniques pointues entre elles de manière à paraître n'en faire qu'une. La seule espèce connue jusqu'ici est une plante herbacée, à rhizome épais, rampant, donnant naissance à un pseudobulbe d'où part une feuille coriace, élroile et de médiocre longueur; les fleurs sont réunies en grappe presque sessile sur le collet.

MONOMYAIRES. coivcB. Lamarck a divisé les Conchifères en deux grands ordres, les Dimyaires et les Mononiyjires. Celle division est fondée sur le nombre des impressions musculaires que l'on observe dans l'intérieur des valves, et qui indiquent si l'animal qui les habitait avait un ou deux muscles adducteurs, f^. CoiscHiFÈRES et Mollusques.

MOiNOMYCES. bot. (Batlara.) Synonyme d'Agaric. r. ce mot.

MONONYCE. Mononyx. iss. Hémiptères ; genre de la famille des Hydrocorises, tribu des Galgulites, institué par Delaporte, aux dépens des Kaucores de Fabriciu.i. Ses caractères sont ; antennes courtes, insérées sous les yeux, composées de trois articles dont les deux premiers égaux, et le dernier grand cl ovoïde ; rostre plus court que la tête; tarses antérieurs à peine visibles; jambes terminées i)ar un crochet épais et fort.

MojioNVCERAVissECR.il/ono/ya' raploria, Delap.; Naucoris raptoria, Fab. 11 est brun, bordé de noirà tre; sa tête et son corselet diffèrent de largeur et de nuance; les yeux sont un peu proéminents, les cuisses antérieures sont triangulaires. On le trouve dans les eaux douces de rAméri(|ue méridionale.

MOiNONYCHE. Mononxchus. IRS. Coléoptères télramères ; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Germar, pour un insecte trouvé en Portugal , par le comte Hofîmansegg. Voici les caractères qui ont été assignés à ce genre : rostre grêle, arqué, rétréci A l'extrémité, courbé de la base jusque vers le milieu; antennes courtes avec la tige composée de sept articles monoliformes; yeux ronds et distants; corselet canaliculé en dessous, corps ovale, un peu déprimé ; écusson presque imperceptible; élytres plus courtes que l'abdomen, recouvrant les ailes; pieds courts; jambes éperonnées sur la face externe près du tarse; celui-ci large et armé d'un ongle solide.

Moîiosvche de la Sauge. Mononxchus salciœ, HofF. Les antennes sont rousses, avec la massue noire; le rostre est un peu plus long que le corselet; la lêlc a dans sa partie antérieure des impressions assez profondes; le corselet est convexe, transverse, alterne dans sa partie antérieure, oblus et arrondi postérieurement; les élytres sont un peu plus larges que le corselet, recouvertes comme lui et toutes les autres parties, d'écaillés plus ou moins larges, et d'un jaune olivâtre. Taille, quatre lignes environ.

MONOPÉRlAiNTHÉ. bot. Qualification d'un végétal qui n'a qu'une seule enveloppe floréale.

MONOPERIGYNIE. bot. Ordre ou classe qui renferme les véjîélaiix monocolylédonés, à élainines périgynes. /'. Monocottlédoss.

MONOPÉTALE. BOT. Ce terme s'applique soil à la corolle lorsqu'elle est d'une seule pièce, et dans ce cas on dit corolle monopétale; soit aux plantes qui ont une corolle monopétale. C'est dans ce dernier sens que les végétaux dicotylédones ont été divisés en trois grandes sections , les Apétales , les Monopétales et les Polypélales. y. Corolle.

MONOPHANE. MIS. Breitliaupt a ainsi nommé une substance minérale blanche, en petits cristaux qui indiquent un prisme rhomboïdal oblique, rayant la chaux phosphatée, d'une pesanteur spécifique représentée par 2,13, fusible au chalumeau, et qu'il a observée sur des druses de quartz.

MONOPHLÈBE. Monophlebus. iNS. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoplères, famille des Gallinsectes, établi par Latreille (Familles naturelles du Règne Animal) et dont il ne donne pas les caractères; il ditseulement qu'il diffèredes Dorlhésies et des Cochenilles, parce que les antennes sont moniliformes et composées d'environ vingt deux articles.

MONOPllORE. Monophora. iioiL. Quoy et Gaymard, dans le voyage de l'Oranie, ont nommé Monophoreun genre très-voisin des Salpa et qui parait n'avoir, comme son nom l'indique, qu'une seule ouverture vers l'extrémité la plus grosse. Comme ces deux naturalistes n'ont pu conserver que des dessins de ce genre, il serait possible, ainsi que le croit Blainville, et par analogie, que la seconde ouverture , qui est quelquefois très-petite dans quelques Biphores, ait échappé à leurs recherches assidues. On doit rester dans le doute jusqu'au moment où on aura fait de nouvelles observations. Pour se convaincre du rapport qui existe entre ces genres, il suffira de voir les fig. 4 et 5 de la pi. 17 de l'Atlas du Voyage de l'Uranie.

MONOPHYLLE. lilonophyllus. mas. Genre de Carnassiers de la famille des Chéiroptères, établi par Leach qui lui assigne pour caractères : quatre incisives supérieures inégales, dont les deux du milieu plus longues que les latérales et bifides; point d'ijiférieures; deux canines à chaque mâchoire; cinq molaires supérieures et six inférieures de chaque côté; une seule feuille droite sur le nez; queue courte.

MonopHYLLE DE Redmank. MoiiophyU-us Redmanni, Leach. Il est brun en dessus, gris en dessous ; ses oreilles sont arrondies; la feuille,qui est aiguë, est couverte de petits poils blanchâtres; ses membranes sont brunes. De la Jamaïque.

MONOPHYLLE. bot. Ce mot est employé pour désigner tout organe foliacé, qui n'est pas divisé jusqu'à sa basiB. Ainsi, un calice est dit IMonophylle lorsqu'il n'offre pas plusieurs folioles distinctes. Ce terme entraîne souvent dans de fausses idées sur la structure des organes. Qu'un organe, par exemple, soit formé par l'assemblage de plusieurs folioles légèrement soudées dans la partie inférieure, on le dira Monopbylle, et le lecteur croira qu'il s'agit d'une seule pièce diversement découpée. Aussi la plupart des botanistes modernes préfèrent-ils se servir d'une périphrase qui exprime l'élat exact de

l'organe, que d'employer un adjectif aussi imi)roprp que Monopbylle.

MONOPHYLLÉE. Monophyllœa . bot. Genre de la famille des Cyrtandrées, institué par Robert Brown dans sa monographie de cette famille (An. Se. nat., mars 1840, p. 168), avec les caractères suivants : calice à cinq divisions ovales; estivalion imbriquée; corolle bilabiée : lèvre supérieure bllobée, l'inférieure à trois lobes; quatre étamines; loges des anthères divergentes ; base de l'ovaire occupant la moitié du disque ; stigmate indivise; capsule semi biloculairc, couverte par le calice persistant et s'ouvrant par une déchirure.

MoNoraYLiÉE de Horsfieid. il/o«op/i.r//rt'a Horsfielilii, Rob. Brown. C'est une plante herbacée, glabre, ne présentant qu'une seule feuille très-simple, qui termine la tige; elle est sessile, à côtes et entière; de la base même de la feuille sort une grappe ou un corymbe formé de plusieurs rangées de Qeurs. Cette plante se trouve à Sumatra.

MONOPHYLLUM. BOT. Nom que Lobel, Gesner et d'autres anciens botanistes donnaient au Convatlaria hij'olia, L., dont on a fait le genre Maianlliemum, et qui quelquefois n'a qu'une seule feuille. 1^. MAïAWTnÈME.

MOKOPIRE. Monopiia. polvp. Raffinesque propose sous ce nom, un genre formédedeuxPolypiersdesmers de Sicile qu'il dit avoir le corps simple et la bouche unique. L'un est \e Monopira recurvata, et l'autre le rjlobulosa.

MONOPLEl'ROBRANCHES.il/o«o;;/e7«ro6/anc/i/flto. MOLL. Ce mot qui signifie animal portant une seule branchie sur le côté, a été employé par Blainville dans son Traité de Malacologie, pour son troisième ordre des Mollusques, qu'il caractérise de la manière suivante : organes de la respiration branchiaux, situés au côté droit du corps et rais à couvert plus ou moins complètement par une partie du manteau operculiforme, dans laquelle se développe souvent une coquille plane plus ou moins involvée, à ouverture très-grandeetconstamnient entière; tentacules nuls, rudimentaires ou auriculiformes. Blainville partage son ordre des Monopleurobranchesen quatre familles; la première, sous le nom de Sul)aplysiens(K. ce mot), renferme les genres Bertbelle,Pleurobranche et Pleurobrancliidie. La deuxième famille, les Aplysiens, contient les genres Aplysie, Dolabelle, Bursatelle, Kotarche et Élysie. La troisième, les Patelloïdes, comprend les trois genres Ombrelle, Siphonaire et Tylodine. La quatrième enfin, sous le nom d'Acère, renferme les genres Bulle, Bellérophc, Bullée, Lobaire, Sormet, Gastéroptère et Atlas.

MONOPOGON.- BOT. Le genre institué sous ce nom par Presl (Reliq. Haeiik. i, 525, t. 44), dans la famille des Graminées, ne diffère pas du genre Tiistachya de Nées. /'. Tristacbye.

MONOPSIDE. Monopsis. bot. Genre de la famille des Lobéliacées, institué par G. Dun, aux dépens du grand genre Lobelia de Linné, avec les caractères suivants ; tube du calice obconique ou hémisphérique; corolle campanulée ou infundihuliforme, régulièrement divisée dans sa longueur en cinq lobes égaux et arrondis; cinq étamines à peine réunies à leur base, barbues au sommet; deux stigmates. Les Monopsides sont des plan-

les lierbaci'es, annuelles, dont les fleurs sont bleues ou violelles. Toutes celles connues sont originaires du'cap de Bonne-Espérance.

WoNOPSiDE DÉBILE. MoHopsis (lehilis, Presl; Lobetia (tebilis, Lin. Sa tige se divise en rameaux diffus et anguleux; ses feuilles sont linéaires, étroites, cartilagineo-dcnlées; ses pédicelles sont axiliaires, dressés, trois ou quaire fois plus longs que les feuilles; le lulie du calice est obconique. allongé; les divisions de son limbe sont subégales, linéaires, dressées; celles de la corolle qui est infundibulaire sont un peu plus longues.

lUONOPTÈRE. BOT. On qualifie ainsi la graine pourvue d'une seule aile.

MONOPTÈRE. Monopterus. pois. D'après une description laissée par Commerson, Lacépède a établi, sous ce nom, un genre de Poissons qui rentre dans la famille des PéroptOres de Duraéril, et que l'on peut reconnaître aux caractères suivants : toutes les nageoires, excepté la caudale, nulles; ouvertures des narines placées entre les yeux. On distinguera facilement les Monoplèrcs des Aplérichthes, qui n'ont aucune nageoire; desOphisures, desNotoplères, des Gymnonoles, des Tricbiures et des Leptocéphales, qui sont privés de nageoire caudale; des Régalées, qui ne manquent que des calopes et de la nageoire anale.

MoNOPTÈREJ\VA^AIS Monoptenisjovaiiiciis, lacé.p. Corps plus long que la queue, et dépourvu d'écailles facilement visibles. Nageoire caudale pointue et trèsdéliée; ouverture de la boucbe grande; dents courtes et serrées; dos d'un brun livide et noirâtre; ventre couleur de fer, sans laclies; côtés gris, avec des bandes transversales ferrugineuses. Ce Poisson, qui parvient à la taille d'environ deux pieds, et au poids de deux livres et demie environ, est excellent à manger. On le trouve dans le détroit de la Sonde, auprès des côtes de Pile de Java, où il a été observé par Commerson, au vaisseau duquel les naturels du pays l'apportaient chaque jour en abondance.

MONOPTERHIN. jVonopterhinus. pois. Blainville établit sous ce nom, un sous-genre de Squales. A'. ce mot.

MONORCHIS. BOT. Nom spécifique d'une Orchidée d'Europe (Ophijs Monorchis, L.), qui est devenue le type d'un genre nouveau, nommé Henninium par R. Brown. A'. Hermirion.

MONORCHITE. poss. F. Priapolite.

MONOSÉPALE, bot. On désigne, par cet adjectif, le calice lorsqu'il est d'une seule pièce, ou pour parler plus exactement lorsqu'il est composé de plusieurs pièces soudées, en tout ou en partie.

MONOSIDE. Monosis. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Vernoniacées, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitules uniQores ; involucres oblongs, formés de squammes imbriquées, obtuses, beaucoup plus courtes que la fleur; corolle tubuleuse, quinquéfide; anthères mutiques à la base; stigmates longuement exsertes; akène glabre et cylindriuscule; aigrettecomposée de deux ou trois rangs de soies rigidules, scabres, égales en longueur mais point en épaisseur. Les Monosides ont beaucoup de rapport avec les Abbertinies, mais leurs capitules sont distincts, avec les Shavies,

mais l'aigrette est épaisse à la base, non pubescente, et elles ont le plus souvent l'ovaire glabre. En général ce sont des sous-arbrisseaux à feuilles alternes, courlement pétiolées, obovalo-cunéiformes, faiblement aiguës, à peine subdentées, glabres en dessus, tomenteuses en dessous, comme sont les pétioles et les jeunes rameaux; à panicules nues, à capitules plus ou moins nombreux, groupés au sommet des rameaux en une sorte d'ombelle subsessile et serrée. Le nom dérivé du mot grec /.(ovutis, solitude, exprime que la fleur est unique dans son involucre. Des ([uatre espèces connues l'une, qui forme la première division du genre, appartient à l'Inde, les trois autres sont du Mexique.

Monoside deWight. Monosis If'iyhtiana, DeCand.; Conxza fr/ghtiana, Wallicb. La tige et les rameaux sont cylindriques et tomenleux; les feuilles sont pétiolées, obovales et penninervées; on la trouve aux monts Néelgerry.

MONOSPERMALTHiîA. bot. (Isnard.) Synonyme de ff'a/lhen'a. (^. ce mot.

MONOSPERME. Monospeimus. dot. Fruit qui ne renferme qu'une seule graine.

MOiNOSTICHA. BOT. f^. Spb/ERIE.

MONOSTOME. i»/o»(os<OMia. int. Genre de l'ordre des Trématodes, ayant pour caractères : corps mou, aplati ou cylindroïde; pore antérieur solitaire. Les Monostomes ressemblent beaucoup aux Ampbistomes pai' leurs formes et leur organisation; seulement ils n'ont qu'un suçoir ou pore qui est antérieur; il est même incertain si, parmi les Monostomes, il n'y a point quelques espèces qui soient de véritables Ampbistomes, mais dont on n'a pu distinguer le pore postérieur à cause de sa petitesse ou parce qu'il était fortement contracté. Comme tous les Trématodes, ce sont des animaux mous, contractiles dans tous leurs points, couverts d'une peau mince renfermant un parenchyme parcouru par trois sortes de vaisseaux diversement disposés suivant les espèces. Les uns, destinés à la nutrition, ont une communication directe avec le pore antérieur : ils sont en général très-grèles, très-nombreux, et souvent anastomosés; ils ne sont pas toujours entièrement visibles; on n'aperçoit que leurs principales branches, à moins qu'ils ne soient remplis par des matières colorées. Les deux autres sortes de vaisseaux sont destinés ù la génération; les uns, et ce sont les plus grands, renferment des œufs à différents degrés de maturité ; ils sont plus ou moins repliés et tortueux, et en général colorés, ou plutôt ce sont les œufs qu'ils contiennent; les vaisseaux séminifères sont également repliés ; les uns et les autres aboutissent probablement au cirrhe qui, dans les Monostomes, est placé à peu de distance du pore, et rarement saillant; il ressemble à une petite papille diversement configurée. Le pore est conformé comme ceux des Distomes et des Ampbistomes; il est affermi par un anneau musculeux; sa forme varie suivant les espèces et lors des mouvements; dans quelques espèces, il est tout à fait terminal, et dans d'autres, quoique placé à l'extrémité antérieure, son ouverture est située en dessous ; on dit alors qu'il est infère. Le corps des Monostomes est souvent tout d'une venue ou sans aucunes marques parti-

Ui.H

culières ; il y a (|uel(iues espèces dont la tête est distin- | guée du corps par un rétrécissement ou un renflement qu'on désigne alors sous le nom de col. Les Monostomes ne parviennent qu'à de petites dimensions; la plus grande espèce connue, Monostoma filicolle, atteint environ quatre pouces; ils sont hermaphrodites ou peut-être androgyncs ; ils sont en général assez rares; on les trouve dans les intestins, les cavités abdominale et thoracique, et même entre les muscles des animaux vertébrés. Rudolphi les partage en deux sections : les Monostomes à pore infère ou hypostoines, et ceux dont le pore est terminal; il y a en outre les espèces douteuses. Ce genre renferme environ vingt-cinq espèces connues. Eudes Deslongschamps n'a trouvé i|u'un très-petit nombre d'espèces de Monostomes, parmi lesquelles il y en a une qui n'est point décrite dans les ouvrages de Rudolphi, et qui est fort remarquable par la forme de sa tète, semblable à un petit chapeau à trois cornes : il l'a trouvée dans les cœcums de l'Huîtrier d'Europe {Hœmatopus ostralegus), et lui a donné l'épithèle spécifique de tiigonocephalum, à cause de la forme de sa têle; il la caractérise ainsi : tête cachée et subtrigone, ayant le pore-mitoyen orbiculaire, inférieur, avec le corps égal et allongé.

MONOSTROITES. ÉCBis. Nom donné par Mercati à un Échinoderme fossile, qui doit probablement se rapporter à la variété ;3 du Clypeastre oviformis de Lamarck. MONOSTYLE, eot. L'ovaire est Monostyle quand il ne porte qu'un seul style.

MO^'OTAXIDE. Monotaxis, bot. Genre de la famille des Euphorbiacées, institué par Ad. Brongniard, pour une plante observée dans la Nouvelle-Hollande par le capitaine d'Urville, commandant l'expédition de circumnavigation de l'Astrolabe. Caractères : fleurs monoïques, réunies en faisceau, au sommet des rameaux ; les mâles ont le calice divisé en quatre ou cinq parties, les sépales lancéolés, valves avant la floraison; quatre ou cinq pétales alternes, onguiculés, plus courts que les sépales, à trois lobes taillés en hallebarde, dont les deux inférieurs arqués; quatre ou cinq glandules opposées aux sépales, oblongues, un peu en massue, plus épaisses au sommet, tronquées ou bidentées; huit ou dix élamines disposées sur un seul rang, à filaments capillaires, de même longueur entre eux et avec les sépales, dilatés à leur base en une courte membrane infundibulaire, qui les réunit; anthères à lobes subglobuleux, déhiscentes par une fente demi-circulaire; point de pistil ni même de vestige de cet organe. Les Heurs femelles diffèrent des mâles en ce qu'elles ont un ovaire sphérique, trilobé et lisse; trois stigmates bifides, sessiles et papiUeux. Le fruit consiste en une capsule à trois coques bivalves, dont chacune renferme une semence lisse, oblongue, marquée sur le côté supérieur d'une caroncule conique.

Mo^oTAXiDEA fedili.es DE Lin. Monolascis Linifolia, Brongn. C'est une plante annuelle, herbacée, très-glabre, à tige grêle, dure, presque simple : les feuilles sont alternes, lancéolées, obtuses, quelquefois opposées et lernées; les fleurs sont petites et capitées.

MoNOTAXiDE A TROIS DENIS. Monotoxis tiideiitata, Endl. Celte seconde espèce, dont les feuilles sont li-

neari-lancéolées et profondément iridentées au sommet, a été rapportée par Sieber des mêmes paragi'^ que la précédente.

MONOTHALAME. MOii. Expression synonyme de Co quille uniloculaire. 1^. Coquilles et Moiiosqdes.

MONOTHÈLE. bot. Allman désigne ainsi les plantes dont la fleur renferme un ovaire simple. MONOTHERA. BOT. F. Mo^ocera.

MONOTHYROS. moll. L'un des anciens synonymes d'UnivalvPS. /^. Coquilles.

MONOTOME. Monotoma. lîis. Coléoptères létramères; genre de la famille desXylophages, tribu des Trogossitaires, établi par Herbst, avec les caractères suivants : antennes en massue, plus courtes que la tête et le corselet réunis, composées de dix articles, dont les deux premiers plus forts que les sept suivants, qui sont égaux, le dernier le plus grand; épistome fortement avancé; labre très-court, arrondi, entier et caché; mandibules robustes; mâchoires membraneuses, garnies en dedans de cils assez forts; palpes maxillaires de quatre articles, les labiales de trois; menton fortement échancré; languette très-longue, arrondie et ciliée au sommet; yeux petits, saillants et granuleux; corselet presque carré ; élyties allongées, tronquées à l'extrémité, ne recouvrant pas entièrement l'abdomen; pattes moyennes; tarses de quatre articles, dont le dernier le plus long, terminé pardeux crochets. Mohotome a cod comqce. iMonotoma conicicolli.i, Dej. Son corps est étroit, fort allongé, d'un brun ferrugineux et hispidule; sa têle est. étroite, allongée, triangulaire, pointillée et chagrinée : son corselet est rugoso-ponctué, conique, plus étroit dans sa partie antérieure, avec deux fossettes dans sa partie postérieure; les bords latéraux obliques crénelés, les angles antérieurs sensiblement avancés et les postérieurs obliquement tronqués; ély très marquées de rangées de points rugueux; pattes d'un testacé ferrugineux. Taille, une; ligne. On le trouve en Europe.

MONOTOQUE. Monoloca. Genre de la famille des Épacridées, établi aux dépens du grand genre Styphclia par R. Brown (Prodrom. Flor. IVov.-Hotland-, I, p. 547) qui l'a ainsi caractérisé : calice muni de deux bractées; corolle infundibuliforme, dont le limbe et la gorge sont imberbes; disque hypogyne, cyathiforme, lobé; ovaire raonosperme; drupe bacciforme. Ce genre se compose d'arbrisseaux ou d'arbustes indigènes de la Nouvelle-Hollande. Leurs feuilles sont éparses; leurs Heurs sont petites, blanches, souvent dioïques par avortement; elles forment des épis axillaires rarement terminaux. Les cinq espèces décrites par R. Brown sont distribuées en deux sections. La première renferme des arbrisseaux dioïques, ayant des bractées caduques. Ce sont les Monotoca eiliplica, Br., ou Stfphelia elliplica de Smith; Monotoca albens, Br.; et Monoloca lineata, Br., ouStyphelia glauca, Labill. (Noc.-Holl., 1, p. 4;'), t. 61). La seconde section, où les fleurs sont hermaphrodites, et les bractées persistantes, se compose du Monotoca scoparia,B\\, ou Slyphelia scoparia de Smith; et du Monotoca einpetrifolia, Br.

MONOTRÊME. mam. Ce nom, créé il y a quel(|iies années par Geoffroy Saint-Hilairc, et aujourd'hui

-IfiO

adopté par presc|ue lous les zoologistes, désigne d'une manière générale un petit nombre d'espèces récemment découvertes à la Nouvelle-Hollande, et chez lesquelles on retrouve le plan d'organisation qui caractérise la classe des Mammifères, mais avec des modifications si remarquables et des anomalies si nombreuses, qu'on est encore incertain sur la véritable place qui leur est assignée dans la série animale, par leurs rapports naturels. On ne connaît, dans cette singulière famille, que deux genres, celui des Échidnés (EchiJna) et celui des Ornithorhynques (Ornithorhy-nchus), qui tous deux ne se trouvent composés, dans l'état présent de la science, que d'un très petit nombre d'espèces, mais qui néanmoins, suivant Latreille, devraient être considérés comme formant deux ordres particuliers. Cette opinion du célèbre entomologiste ne sera peut-être pas admise par tous les naturalistes; mais du moins doit-on convenir qu'elle exprime bien mieux le degré d'affinité qui existe entre les Ornithorhynques et les Échidnés, et qu'elle est ainsi beaucoup plus juste que celle d'Éverard Home, suivant laquelle on devrait réunir tous les Monotrémes dans un seul et même genre. Les différences organiques que l'on remarque entre l'Ornithorbynque et l'Échidné, sont en effet très-nombreuses, et en même temps d'une haute importance; et cela est si vrai que la plupart des auteurs qui ont eu à décrire ces deux animaux, même sous le point de vue le plus général, ont fait successivement, et non pas en même temps, l'histoire de chacun d'eux, tant ils trouvaient peu de caractères communs à l'un et à l'autre.

L'Échidné épineux, £'cA«/«a Hfstrix , est le plus anciennement connu des animaux de cette famille : Shaw le décrivit vers 1792, dans ses Naluinlist's Miscellany; mais, sans se douter des nombreuses anomalies qui signalent l'organisation de l'espèce qu'il avait eu le bonheur de publier le premier, ce naturaliste la considéra seulement comme une nouvelle espèce de Fourmiliers, et la décrivit sous le nom de Mjniiecophaga aculeata. Au reste, suivant cette manière de voir elle-même, la découverte de l'Échidné était déjà d'un assez grand intérêt pour la zoologie ; car jusqu'alors tous les Fourmiliers connus se rapportaient à deux sections, celle des Fourmiliers ordinaires ou des Fourmiliers d'Amérique, et celle des Fourmiliers écailleux ou des Fourmiliers de l'ancien continent (les Pangolins); et la nouvelle espèce devenait ainsi le type d'un troisième sous-genre non moins remari|uable par la nature de ses téguments, celui des Fourmiliers épineux ou des Fourmiliers de l'Australasie. La publication de l'Ornithorbynque suivit de près celle de l'Échidné; elle fut faite quelques années plus tard, à peu près en même temi)s et par Blumenbacb { Manuel d'Uist. nat. ) et par Shaw {loc. cit.) : tous deux considérèrent le nouveau quadrupède comme le type d'un genre particulier, qui fut appelé par ce dernier Plalypm, et par BIumenbach Oinithorhynchus : on a déjà vu que le nom donné par ce dernier naturaliste est celui qui a prévalu. Les deux auteurs qui viennent d'être cités avaient l'un et l'autre assigné au nouveau genre les mêmes caractères ; et la phrase dans laquelle ils avaient

renfermé les principaux d'entre eux, était presque textuellement la même : tous deux avaient principalement remarqué ses mandibules aplaties en forme de bec de canard, et ses pieds palmés : mais ils ne s'étaient pas accordés sur la famille dans laquelle il convenait de le placer. Blumenbacb l'avait, à cause du caractère que présentent ses pieds, rapproché des Mammifères palmipèdes; mais Shaw avait été plus heureux; il l'avait mis à la suite des Myrmecopitaga, et parce que l'Échidné était toujours considéré comme appartenant à ce genre, le Platypus ou l'Ornithoihynque se trouva occuper la place que lui assignaient ses véritables rapports naturels. Au reste ce rapprochement était moins le fruit d'une étude savante de ces rapports qu'un simple efifet du hasard : ce ne fut en effet que lorsque Éverard Home eut fait ses belles recherches sur l'organisation de l'Échidné et de l'Ornithorbynque, que l'on comprit enfin la nécessité de réunir ces deux animaux. Le zootomiste anglais s'occupa d'abord de ce dernier dans une Dissertation qu'il lut à la Société royale de Londres, vers la fin de 1801, et qu'il publia dans les Transactions philosophiques, en 1802 : ce travail fut bientôt suivi d'un Mémoire sur l'Échidné, qui parut dans le même recueil et dans la même année. Home porta enfin l'attention des naturalistes sur les organes sexuels des Monotrémes; il montra qu'ils différaient par un grand nombre de caractères de la plus haute importance de ceux des Mammifères normaux; et pensant qu'ils se rapprochaient davantage de ceux des Squales et de certains Reptiles, il alla jusqu'à émettre l'opinion que l'Ornithorhynque et l'Échidné devaient être Ovovivipares, comme eux. 11 ne les considérait plus comme de véritables Mammifères, mais bien comme une tribu intermédiaire à la classe des Mammifères, à celle des Oiseaux et à celle des Reptiles , et formant ainsi une sorte de passage de l'une à l'autre.

C'est en rendant compte (dans le Bulletin de la Société philomatique, n" 77, p. 123) de ces idées d'Éverard Home, que Geoffroy Saint-Hilaire sépara l'Ornithorhynque et lÉchidné des Édentés, parmi lesquels on les avait généralement placés jusqu'alors, et qu'il établit pour eux, sous le nom de Monotrémes, un ordre particulier, auquel il assigna ces caractères indicateurs : Doigts nnguiculés; point de véritables dents; un cloaqxie commun, versant à l'extérieur par une seule issue. C'est, comme on le voit, à ce dernier caractère que se rapportait la nouvelle dénomination de Monotrémes. Cet ordre, établi par Geoffroy Saint-Hilaire, fut adopté quelques années après par Uesmarest (nouveau Dictionnaire d'Histoire naturelle), qui le plaça, d'après des vues particulières, entre les Rongeurs et les Édentés; et on le retrouve encore plus tard dans le Prodromus d'illiger (1811), mais avec une nouvelle dénomination, celle de Reptantia , par laquelle le naturaliste allemand rappelait à la fois et la marche rampante des Monotrémes, et leurs rapports avec les Reptiles.

Ainsi ces animaux, placés d'abord dans l'ordre des Édentés, furent eux-mêmes regardés comme constituant un ordre distinct : on alla bientôt plus loin en-

corc, et on les considéra comme une classe distincte ; opinion que l'on a vu ci-dessus naître des reclierches de Home, et qui ne pouvait manquer de trouver faveur parmi les naturalistes, puisque la plupart d'entre eux étaient disposés à croire les Monotrcmes ovipares, et que l'absence des mamelles passait aux yeux de tous pour un fait presque démontré. On voit donc que l'idée qui fait de celte tribu une cinquième classe de Vertébrés, devait naturellement être adoptée par un grand nombre de zoologistes ; et elle a été en effet développée successivement depuis 1806 jusqu'il nos jours, par Duméril, Tiedemann , Lamarck, Geoffroy Saint Uilaire, Van der Iloeven, Lalreille et Quoy. Plusieurs de ces naturalistes n'osèient pas, il est vrai, prononcer le nom de classe nouvelle, mais tous remarqu(:rent que l'Omi- Ihorbynque et l'Échidné ne sont pas de véritables Mammifères. Ainsi Tiedemann (1808) pense qu'on ne peut les rapporter à aucun des ordres établis, à cause des nombreuses anomalies de leur organisation, et il les place dans une sorte d'appendice; et Duméril, dans sa Zoologie analytique, publiée deux années auparavant, montre qu'ils s'éloignent des Mammifères par une foule de considérations d'une haute importance, au nombre desquelles il cite les suivantes : 1» point de mamelles, 2" un cloaque, 3» point, de dents enchâssées, 4° point de lèvres charnues, 5" palais osseux, à os inlermaxillaircs séparés, 6" point de méat auditif, 1" deux os claviculaires, dont un analogue ;\ la fourchette des Oiseaux, 8" les bras articulés en charnière surles deux os de l'épaule, 9" le péroné beaucoup plus long que le tibia, 10° les phalanges très-courtes, à doubles poulies, 11" un sixième doigt unguiculé au pied de derrière. «Tous ces caractères, ajoute le célèbre naturaliste, semblent éloigner l'Ornithorliynque et l'Échidné de l'ordre dans lequel ils sont placés ; on observe au contraire des dispositions semblables dans plusieurs Oiseaux, et surtout chez un grand nombre de Reptiles. »

On voit que ces deux savants s'expriment avec doute; l'auteur de la Philosophie zoologique fut plus hardi : il créa pour les Monotrêmes une classe nouvelle <iu'il caractérisa de la manière suivante : « Point de mamelles; points de dents enchâssées; point de lèvres; un cloaque ou orifice commun pour les organes génitaux, pour les excréments et les urines, et le corps couvert de poils ou de piquants. Ce ne sont pas, ajoute-t-il, des Mammifères; car ils sont sans mamelles, et probablement ovipares : ce ne sont pas des Oiseaux; car les poumons ne sont pas percés, et ils n'ont pas les membres en forme d'ailes : ce ne sont pas des Reptiles; car ils ont un cœur à deux ventricules. » Ces idées ont été depuis développées par divers naturalistes, et confirmées par les nombreuses recherches de Geoffroy Saint Uilaire et de Van der Hoeven; tout récemment Latreille les a trouvées assez bien établies pour ne pas craindre de les adopter dans son ouvrage sur les Familles naturelles du Règne Animal. Toutefois on doit bien se garder de les admettre comme ayant tout le degré de certitude désirable; car, d'une part, les mamelles ont été récemment trouvées par Meckel chez l'Ornithorliynque, ce qui le prive de l'un de ses caractères distinctifs les

plus remarquables; et, de l'autre, avant même cette découverte, plusieurs naturalistes non moins éminenis que ceux qui penchent pour l'opinion contraire, avaient déjà essayé de démontrer que les anomalies que présente le groupe des Monotrêmes , ne sont pas d'une assez haute importance pour motiver son élévation au rang d'une classe distincte. Cette manière de voir est principalement celle de Spix, de Ulainville, de Cuvier et de Meckel qui a ajiporlé en sa faveur une preuve de la plus haute importance, par sa découverte des mamelles chez rOrnilhovhynque. Dès 1811, le premier de ces naturalistes s'était élevé contre les idées de Lamarck, en remarquant au sujet des Monotrêmes, que leur corps couvert de poils, leurs poumons librement suspendus, la présence du diaphragme, l'existence de rudiments de dents mâchelières, et la grande ressemblance qui existe, selon lui, entre leur squelette et celui des Mammifères, et particulièrement celui des Tatous, ne semblent pas permettre de les placer dans une classe particulière. Telle est aussi l'opinion de Cuvier, qui fait des Monotrêmes une simple famille dans son ordre des Édentés. et celle de Clainville qui l'a surtout développée avec beaucoup de détails. Ce célèbre zootomiste ( dans sa Dissertation sur la place que la famille des Ornithorhynques et des Échidnés doit occuper dans les séries naturelles, 1812), après avoir décrit tous les organes des Monotrêmes, et les avoircomparés à ceux des autres *;rtébrés, arrive à ces conclusions : «Avec les Mammifères, les rapports deviennent tellement nombreux et sont tirés d'organes si importants; les dissemblances sont au contraire en si petit nombre et de si peu de valeur, qu'il sera de toute évidence pour l'observateur qui pèsera les uns et les autres, que l'Ornithorhynque et l'Échidné doivent appartenir évidemment à la classe des Mammifères. « Il montre ensuite que les Marsupiaux sont les êtres dont ils se rapprochent davantage : les ressemblances avec eux sont, dit-il, « un trou au condyle interne du fémur; la longueur du péroné et son articulation plus ou moins immédiate avec le fémur; les os marsupiaux; la symphyse pubienne fort longue, l'ischion en formant une assez grande partie; un orifice extérieur commun au rectum et aux organes de la génération; l'appareil de la génération femelle séparé en deux portions distinctes qui s'ouvrent chacune dans le vagin sur les côtés de l'ouverture de la vessie; le vagin et l'urèthre ne formant qu'un seul et unique canal; l'épididyme très-gros et très-séparé du testicule; la portion membraneuse de l'urèthre extrêmement longue; le pénis constamment renfermédans l'intérieur du bassin et dirigéen arrière; sa racine libre et suspendue dans les chairs; la forme très-singulière du gland, et le foie sans ligament falciforme.» Enfin Blainville indiquedela manière suivante les caractères qui écartent les Monotrêmes des Mammifères : « L'absence d'apophyse transverse aux vertèbres dorsales; le passage des nerfs vertébraux dans le corps d'une seule vertèbre; les côtes articulées par leur tête seulement et composées de deux portions osseuses, réunies par un petit cartilage intermédiaire; l'élargissement et l'aplatissement considérable des côtes astcrnales; la modification de la première pièce du slcr-

nuni; la présence d'im os parliculier sur les parties latérales de celle-ci; la moditicalion des os de l'épaule; uu ergot corné aux pieds postérieurs des mâles; la séparation des os incisifs dans une espèce, et, dans l'autre, au contraire, l'ouverture extérieure des narines entièrement formée par ces os; deux seuls osselets à l'ouïe; la saillie de deux des canaux semi-circulaires et de l'ampoule de l'un d'eux, dans l'intérienr du crâne de l'Ornithorhynque; l'échancrure de la partie supérieure du. grand trou occipital; la valvule tricuspide en grande partie charnue; la terminaison des uretères au delà de l'ouverture de la vessie dans l'urèthre; les cornes de la matrice s'ouvrant dans le vagin près de l'ouverture de l'orifice de la vessie et des uretères; la terminaison du canal de l'urèthre par plusieurs ouvertures à l'extérieur. » C'est en pesant la valeur de ces caractères qui tous éloignent les Monotrêmes des Mammifères et de ceux qui les rapprochent au contraire de cette classe, que Blainville a conclu que la masse des ressemblances l'emportait de beaucoup sur celle des dissemblances, et que les Monotrêmes ne doivent pas ainsi former une classe distincte. Quant à la question de savoir à quel groupe ils doivent être rapportés parmi les Mammifères, Blainville pense qu'ils forment une petite famille distincte dans l'ordre desÉdentés, si l'on veut continuer à se baser pour les divisions secondaires sur les organes de la digestion ; ou bien dans la sous-classe des Marsupiaux ou Didelphes, si l'on croit devoir considérer en première ligne l'appareil de la génération. C'est à cette dernière opinion que ce savant s'est définitivement arrêté.

Telles sont les principales opinions émises sur les rapports naturels des Monotrêmes et sur la place qu'ils doivent occuper dans la série animale. On voit que la question a été résolue de plusieurs manières fort différentes et même contradictoires; mais qu'elle ne peut véritablement être décidée d'une manière définitive, que lorsque le mode de génération de l'Ornithorliyn- ■que et de l'Échidné sera enfin bien connu, et lorsqu'on saura avec certitude s'ils sont vivipares, à la manière des Mammifères, ou ovipares. A la vérité les naturels de la Nouvelle-Hollande affirment avoir connaissance des œufs de l'Ornilhorhynque (K. ce mot), et ils en ont même donné au chirurgien anglais Patrick-Hill , une description assez détaillée pour que l'on soit disposé à la regarder comme exacte. Mais comment concevoir que ces œufs "puissent avoir, comme ils le prétendent, la grosseur de ceux de la Poule, quand on sait qu'ils doivent, dans la ponte, traverser le bassin, et que le diamètre de cette cavité est de beaucoup moindre que celui qui leur est ainsi attribué? Cette objection trèsbien fondée et qui semblait même donner gain de cause à ceux qui ne voient dans les Monotrêmes que dcvéritables Mammifères, n'est cependant pas péremptoire : car une disposition très- remarquable des organes femelles de la génération a fourni à Geoffroy Saint-Hilaire la preuve qu'il n'est pas impossible de concilier avecTétroitesse du bassin, le volume considérable des œufs (^. Ornitborbyivqce).

MONOTRIDE. Monoiris. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynamlrie Monandrie, L., institué par

Lindley qui lui assigne pour caractères : folioles extérieures du périgone ou sépales membraneuses, soudées postérieurement, avec les latérales plus élancées et néanmoins de moitié plus petites que les folioles intérieures qui sont charnues et acuminées; labelle presque aussi long que les folioles intérieures, libre, cornu à sa base, plus épais au sommet, trifide, en capuchon; anthère libre, dressée, à loges divergentes à leur base, à valvules extérieures dilatées, courbées, recouvrant les glandules des masses polliniques.

MonoTRiDE UMLATÉRALE. MoHotiis secutula, Llnd. C'est une plante herbacée, terrestre, à racines bituberculées, à feuille radicale très-petite, à tige hispide en arrière, à fleurs petites et disposées d'un seul côté; bractées et bords des folioles du périgone hispidcs. Du cap de Bonne-Espérance.

MONOTROPE. Monolropa. dot. Linné a constitué sous ce nom un genre de la Décandrie Monogynie, dans lequel il réunissait des plantes très-remarquables par un port particulier et analogue à celui des Orobanches. Nuttal {Gênera Plant, ofnorfh Amer., 1, p. 271) qui a repris avec soin l'étude de ces plantes, en a de nouveau séparé r/(r/"'p'"y'sdeDillen, confondu par Linné avec \ei Monotropa. V. Hypopitoys. Ainsi l'espèce européenne du genre dont il est ici question, s'en trouve exclue, et il n'y reste que celles de l'Amérique du nord. Après cette réforme, Nuttal exprime de la manière suivante les caractères du Monolropa : calice nul ou remplacé par deux ou trois bractées; corolle marcescente, pseudo-polypétale, c'est-à-dire monopétale, profondément divisée en cinq segments offrant chacun à la base un capuchon nectarifère; anthères réniformes, horizontales, uniloculaires, émettant leur pollen par deux trous transversaux et situés vers le milieu de chaque anthère; stigmate orbiculaire, nu ; capsule à cinq loges et à cinq valves, renfermant des graines nombreuses, très-petites et subulées. Les Monolropa Morisoniana, Slichx., et Monolropa nniflora, L., sont les seules espèces légitimes de ce genre; le Monolropa ICinuyinosa, Michx., fait partie des Hypopithys. Ce sont des plantes parasites sur les racines des arbres, dépourvues de feuilles vertes, et ne présentant à la place de cellesci que des écailles blanchâtres ou jaunâtres. Leurs tiges n'ont pas l'odeur musquée des Hypopithys auxquels elles ressemblent par la couleur, la consistance et le mode d'inflorescence qui les termine.

MONOTROPÉES. Monotropeœ. bot. Dans son Gênera ofnorlh Amer. Plants, vol. 1, p. 272, Nuttall a proposé d'établir, sous ce nom, une petite famille naturelle qu'il a ainsi caractérisée : calice supère, à cinq divisions persistantes, quelquefois nul, ou ne se présentant que sous la forme de bractées irrégulières; corolle périgyne, monopétale, persistante, divisée trèsprofondément de manière à sembler polypétale; étamines en nombre défini et double de celui des pétales, insérées à la base de ceux-ci, à filets distincts, à anthères horizontales, adnées aux filets, ordinairement uniloculaires, s'ouvrant de diverses manières, mais jamais par des pores terminaux; ovaire supérieur, surmonté d'un seul style et d'un stigmate simple, discoïde; fruit capsulaire. à cinq loges et à cinq valves, les cloi-

sons se réunissant;! la base et fornmnl un axe; graines nombreuses, liès-petiles , situées au centre d'un épispenne membraneux et samaroïde, quelquefois ailées au sommet. I.cs plantes qui forment le type de cette petite famille, ont un port singulier, qui ressemble à celui des Orobanclies. La structure de leurs anthères et de leurs graines est semblable à celle des Pyrola qui étaient placés dans la famille des Éricinées. En conséipience Nultall a proposé de composer le nouvel ordre naturel des Monolropées, avec les trois genres Monotiopa, Hypopilhys et Pyrola.

MOMOTROPSIS. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Schweinitz, dans la famille des Monotropées, avait été précédemment formé par Elliot sous le nom de Schweinitzia qui est un hommage rendu h celui qui a découvert la plante. /-'. Schweinltzie.

MONSOiNlE. Monsonia. bot. Genre de la famille des Géraniacées, et de la Monadelphie Dodécandrie, L., établi par Linné fils (Stipptcm., p. 342). Ce genre présente les caractères suivants: calice à cinq sépales égaux, mucronés au sommet; corolle à cinq pétales égaux, oblongs, élargis supérieurement, et du double plus grands que le calice; quinze étamines monadclphes à la hase, souvent réunies dans le reste de leur étendue en cinq faisceaux de trois élamines chacun, portant des anthères ovales; ovaire supère, pentagone, surmonté d'un style conique, et d'un stigmate à cinq lobes un peu épais; fruit à cinq carpelles capsulaires, dont les aiètes ou styles persistants, se tordent en spirale après la Beuraison. Toutes les espèces de ce genre croissent au cap de Bonne -Espérance. Elles sont au nombre de huit, et De Candolle (Prodr. Syst. f^eget., 1 , p. 738) les a disposées en trois sections de la manière suivante :

Sect. 1. S.tRCocMJLON. Tige frutescente, charnue, hérissée d'épines; feuilles ovales ou oblonguos, enlièresou à peine dentées; pédoncules uniQores, munis à leur base de deux bractées extrêmement petites; pétales entiers; étamines seulement réunies par la base et ne formant pas cinq faisceaux. Celte section mériterait peut-être d'être élevée au rang de genre. Elle se compose de trois espèces, savoir ; 1" Monsonia l'Heritieri, DC, ou Monsonia spinosa de l'Héritier et Lamarck; 'i" Monsonia Palersonii, DC; 3° Monsonia Bitrmanni, DC. Cette dernière espèce est le Géranium spinosum de Burmann (Geran., n" 2), figuré par Cavanilles (Z)issert., 4, p. 193, t. 7G), et qui, malgré ses dix élamines, est voisin, par son port et la structure de son fruit, des espèces précédentes.

Sect. 2. OLOPETALca. Tige herbacée; feuilles presque ovales, dentées; stipules et bractéoles subulées, endurcies; pédoncules à une ou deux fleurs portant sur leur milieu deux à quatre bractéoles; pétales obovales entiers; élamines à cinq faisceaux. Cette section renferme le Monsonia ovata de Cavanilles (Dissert., 4, p. 193, 1. 113, fig. 1), et le Monsonia biflora, espèce nouvelle rapportée du Cap par Burchell.

Sect. 3. OuoNTOPETAiuM. Tige herbacée; feuilles lobées ou multifides; pédoncules unitlores, très -longs, portant sur leur milieu six à huit bractées verlicillées; pétales oblongs, grossièrement dentés au sommet; éta-

mines penladelphps. Cette section se compose des trois espèces suivantes : 1" Monsonia lobala, W'illd., figuré dans le Bofanical Magazine, t. 3. C'est le Monsonia t'ilia de Linné fils; 2° Monsonia pilosa, Willd.; Monsonia Ftlia de Persoon , Géranium Monsonia de Thunberg; 3" Monsonia speciosa, Linné fils, Cavan.. loc. cit., 3, t. 74, fig. 1 . C'est le Géranium speciosum de Thunberg.

MONSTÊRE. Monstera. bot. Genre de la famille des Aroïdées, établi par Adanson et que quelques botanistes ont jugé convenable de réunir au genre Dracontitim dont il paraît néanmoins devoir être distingué. Voici les caractères qui lui ont été attribués le plus récemment : spathe d'abord bâillante, puis décidue; spadice sessile. portant dix fleurs femelles à sa base; elles sont hermalihroriiles supérieurement; étamines entourant les ovaires dans la partie supérieure du spadice, et en nombre égal à celui des écailles; filaments linéaires et aplatis; anthères terminales, ovales, à deux loges opposées, déhiscentes longitudinalement; ovaires à deux loges, renfermant chacune deux ovules presque collatéraux vers la base de la cloison, ascendants et anatropes; style très- court; stigmate capité. Le fruit consiste en baies soudées entre elles et dépourvues d'endospcrme.

MoNSTÈRE A FEUILLES PERCÉES. MoHstera pertuso, Adans.; Dracontium perlusiiim, Jacq. ; Àrum lingn/alum, L. Sa tige est assez grcle, cylindrique cl grimpante; de petites racines naissent des nœuds axillaires, et s'im|dantent dans l'écorce des arbres; les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales -lancéolées, pointues à l'extrémité, arrondies en cœur à la base ; la spathe est d'un blanc jaunâtre. De l'Amérique tropicale.

MONSTRES, MONSTRUOSITÉS. F. Organisation.

MONTABÉE, MONTABIER. bot. r. Moctabier.

MONTAGNÉE. Montagnœa. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par le professeur De Candolle, dans son Prodromus, vol. 5, p. 564, avec les caractères suivants: capitule multiflore, hélérogame; cinq à dix fleurs radicales, ligulées, neutres et disposées sur un seul rang; celles du disque tubuleuses et hermaphrodites; invohicre formé de deux rangées d'écaillés dont les extérieures, au nombre de cinq, sont oblongues, étalées; les intérieures, plus nombreuses, ressemblent aux paillettes du réceptacle; celles-ci sont larges à leur base, spinoso- mucronées au sommet, enveloppant plus ou moins les akènes; corolles de la circonférence ligulées; celles du disque tubuleuses, avec leur limbe à cinq dents; stigmates terminés en cône court ou longiuscule; akènes du rayon abortifs; ceux du disque obovales, comprimés, ciméiforraes, chauves, souvent accompagnés d'un nectaire proéminent. Les Montagnées sont des plantes sous-frutescentes ou des arbrisseaux à rameaux cylindriques, souj vent velus au sommet; à feuilles opposées, pétiolées, I ovales ou cordées, dentées en scie ou lobées, ordinairement un peu tomenteuses en dessous; à capitules réunis ! en corymbe. Les fleurs du rayon sont d'un blanc plus j ou moins rosàtre, et celles du disque blanches. Ces plantes appartiennent originairement au Mexique. Le professeur De Candolle les a divisées en deux sections :

A. Ciiu| Beiiis radicales; paillelles Irès-veUies. MoNTAGNÈETOMENTEUSE. MoHlagitœa tomentosa, De

Cand.; Ericoma /loiibimila, Kiinlli. Sa lige esl frtitescenle, garnie de feuilles opposées, péliolées, delloideo-ovales, tiinervmées el deiilelées près de la base, lin peu velues en dessus, pubescenles en dessous; les Heurs sont blancliâtres, avec les paillelles d'un hlanc soyeux ou duveteux. On la dit originaire du Mexique.

B. Dix fïeurs radiales ; paillettes plus ou moins

velues, niucronées.

MoHTAGNÉE BRILLANTE. Motitarjnœa speciosa, De Oand. Sa tige esl herbacée, striée, glabre à l'exception du sommet qui est un peu velu; les feuilles sont opposées, sessiles, atténuées en pétiole ailé à sa base, longuement el irrégulièrement triplinervuiées vers leur base, pinnatilobées , velues en dessus, mollement toluenteuses en dessous; les Heurs sont d'un blanc rosaire, avec les iiailletles convexes, subulées et même épineuses au sommet. Du Mexique.

MONTAGNES, géol. F. TERRAms.

MONTAIN. OIS. Espèce du genre Bruant. /'. ce mol.

MOiNTALBAKIA.(Necker.) Synonyme d'0(';e(/oH!(7 /s.

MONTANEA 00 MONTAÎSOA. bot. Le genre établi sous ce nom (Lallev. el Lex. nov. végét. Mex. 2, p. 11), dans la famille des Synanthérées, tribu des Sénécioiiides, est le même que le genre Moiilagiiœa de De CandoUe. / . Womtagmèe.

MONTANT. OIS. Synonyme vulgaire de l'Ortolan des roseaux. F. Bruant.

MONTBRÉTIE. Montbietia. bot. Genre de la famille des Iridées el de la Triandrie Monogynie, L., établi par De CandoUe (Bulletin de la Société Pliiloniatique, n» 80) qui l'a ainsi caractérisé : spallie dipliylle, scarieuse; périanthe supère, infundibuliforme, à six divisions peu profondes; trois oreillettes calleuses, sessiles, perpendiculaires, placées sur la surface interne des trois divisions inférieures; trois étamines libres, inséiées au sommet du tube; style unique, surmonté de trois stigmates grêles ; capsule Iriloculaire. Ce genre a pour type une plante que les uns avaient placée parmi les GLadiolus, les autres parmi les Ixia, ce qui pouvait déjà faire soupçonner qu'elle devait être distinguée de l'un et de l'autre de ces genres. Ce qui caractérise éminemment les Moiitbréties, c'est la présence des trois oreillettes sur la surface interne du périanthe, organes que l'on a considérés comme des étamines avortées, mais qui, selon l'auteur du genre, n'ont point de rapport avec la nature des élainincs, puisque celles ci ne s'insèrent pas toutes à la base des lanières dépourvues d'oreillettes, et que l'une d'elles est placée sur la même nervure longitudinale, qui vers le milieu de sa longueur porte l'une des oreillettes.

MoiVTBBÉTiE poRTE-UACHE. Moiilbietia secungcra, DC; Giudiolus securifjer , Curt.; Ixia gladiolaris , Lamk. Figurée dans les Liliacées de Bedouté, lab. 55. Cette plante, qui croit au cap de Bonne-Espérance, a une racine composéede deux petits bulbes blanchâtres, arrondis, déprimés, émettant à leur base des radicelles simples et cylindriques. La tige est solitaire, herbacée, droite, simple, cylindrique, glabre, garnie à sa base seulement de cinq ou six feuilles un peu engainantes,

oblongues, eusilormes, pointues, presque disposées sur deux rangs. Au sommet de la tige, se trouvent trois à cinq fleurs disposées en épi simple, sessiles, distantes entre elles, et chacune munie de deux bractées scarieuses. Le Gladioliis flapus d'Ailon el de Willdeno'W, est cité avec doute par De CandoUe comme synonym.' de cette plante; mais la plupart des auteurs l'ayanl admis comme espèce suffisamment distincte, ce sera la seconde du genre Montbielia, si ce genre est conservé.

MONTE-AU-CIEL. bot. L'un des noms vulgaires du Polyfjonum orientale. F. Renocée.

WONTÉZUMIE. Monteziimia. bot. Genre de la famille des Bombacées et de la Monadelphie Polyandrie, L., établi par Mocino et Sessé, auteurs d'une Flore inédite du Mexique, et publié par le professeur De CandoUe (ProdioiH. System. Feget., i, p. 477) qui en a ainsi tracé les caractères : calice nu, hémisphérique, tronqué, sinueux, denté; cinq pétales Irès-grands et un peu sinueux; étamines nombreuses, placées en spirale autour du style et dont les filets monadelphes forment un long tube marqué profondénienl de cinq sillons; style terminé par un stiginateen massue allongée; baie globuleuse, à quatre ou cinq loges polyspermes. Le Monteziaiiia speciosissiiiia est un grand arbre qui croit près de Mexico. Ses feuilles sont glabres, cordiformes, aiguës, entières et pétiolées.Les fleurs, trèsgrandes et d'une belle couleur purpurine, sont solitaires sur des pédoncules qui naissent sur les rameaux et au-dessous des feuilles.

MONTIA. BOT. K. Mo-vtie.

MONTICELLITE. MiN. Brooke a donné ce nom, qui est celui du savant secrétaire de l'Académie de Naples, à une substance minérale nouvelle, provenant du Vésuve, et dont les cristaux sont empâtés dans une lave calcaire. L'aspect de ces cristaux est celui du Quartz, leur couleur est jaunâtre et quelquefois la transparence est absolument incolore et limpide ; la forme primitive est le prisme droit rhorabo'idal, d'environ 132" 54', dont l'arête horizontale est à l'arête verticale comme 1 est à 1,046. On n'observe point de clivage dans les fractures; la dureté esl intermédiaire entre celle de la Chaux phosphatée et celle du Feldspath.

MONTICULAIRE. Mont icula via. poltp. Genre de l'ordre des Wéandiinées,dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : Polypier pierreux, fixé, encroûtant les corps marins ou se réunissant soit en masse subglobuleuse, gibbeuse oulobée. soit en expansions subfoliacées, à surface supérieure hérissée d'étoiles élevées, pyramidales ou colinaires; étoiles élevées en cône ou en colline, ayant un axe central solide, soit simple, soit dilaté, autour duquel adhèrent des Ijmes rayonnantes. Les Polypiers de ce genre ont beaucoup de rapport avec les Méaudrines; leur structure est analogue : seulement les lamelles, par leur réunion, forment des cônes saillants ou monticules étoiles, au lieu de former des collines allongées comme dans les Méaudrines, et les enfoncements qui les séparent forment autour des monticules des sillons circulaires, profonds, et non des vallons prolongés. An premier aSliecl, on luendrait les Monliculaiics pour

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