‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 68 sur 99 · SI · texte numérisé non relu

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aurait pas une pioductioii d'engrais proporliontiée à la (juanlilé de ces liibercules. Mais lorsqu'on les cultive pour la nourriture des bestiaux, elles sont : l» un moyen de nettoyer la terre et de pr(-parer de beaux produits en plantes c^ri^ales et en foins artificiels; 2» un grand moyen de multiplier les animaux domestiques en procurant la facilité de les nourrir, et par conséquent l'avantage de se procurer plus de lait, de laines, de viandes et d'autres produits animaux ; 3» et surtout un point de sécurité dans les disettes de grains, parce que, dans les circonstances critiques, on peut appliquer à la nourriture de l'Homme les masses considérables de Pommes de terre qui devaient nourrir les besliaux.

MoREiLE DEEALBis.>?o/anM«i BolbisU, X>\m3\\Sotan. ô'î'2,l.ôJ.D;Sy>renS;Solanumsisyinbnfolium,Lam. Encycl. Sa tige est presque ligneuse, assez forte, garnie de petits poils roides et armée de nombreux et forts piquants droits, presque glabres, un peu velus à leur base, terminés en pointe subulée, et d'un jaune brunâtre. Les feuilles sont oblongues, divisées presque jusqu'à la côte intermédiaire, qui est fort épaisse, en pinnules, à bords irrégulièrement lobés et dentés, velus et même épineux; elles sont d'un vert tirant un peu sur le jaunâtre, marquées d'une nervure principale et de veines latérales obliques; les deux surfaces, dont l'inférieure est plus jaunâtre, sont hérissées de poils roides, et de piquants, surtout sur les nervures. Les Heurs sont latérales, opposées aux feuilles, rassemblées en grappes, sur un pédoncule commun, épineux ainsi que les pédicelles; le calice est persistant, divisé en cinq parties lancéolées très-aigu(is; il est armé de piquants et de poils roides, vert, avec l'extrémité des segments rougeâtre. La corolle est blanche ou d'une belle nuance de lilas; les cinq étamines ont leurs filaments très-courts, rougeâtres, portant de grandes anthères jaunes, oblongues, rapprochées, s'ouvrant par deux pores situés au sommet. De Bucnos-Ayres.

MoREiLEGiG\HTESQUE.>5'o/«M?/m giganteuin, Willd.; Solaiium iiireum, Vahl. C'est un arbrisseau de douze à quinze pieds, mais qui, dans nos serres, ne s'élève pas à plus de cinq ou six. Ses rameaux sont couverts d'un duvet court, serré et blanchâtre; ils sont en outre armés d'aiguillons épais, courts, pointus, un peu courbés et de même blanchâtres. Les feuilles sont ovales, lancéolées, pétiolées, glabres en dessus, revêtues en dessous d'un duvet cotonneux, semblable à celui qui recouvre les rameaux. Les fleurs sont d'un violet pâle. Du cap de Bonne-Espérance.

MOREILE A FEDILIES DE PLATANE. SolanUttl Platilli-

folium, Hook., Bot. Mag. 2618. Ses feuilles sont grandes, alternes, placées à une assez grande distance les unes des autres, un peu cordées, divisées en cinq lobes irréguliers, nervurées et veinées, d'un vert gai en dessus, un peu blanchâtre en dessous, velues, ciliées et parsemées de longs aiguillons acérés, de même que l'on en trouve sur les tiges et les rameaux; les pétioles qui les portent ont deux pouces, c'est-à-dire les deux tiers de la longueur des feuilles. Les pédoncules sont insérés à la base des pétioles, aggrégés plusieurs ensemble, uniflores, filiformes, plucbés et velus. Le calice est

petit et poilu. La corolle est partagée en cin(| lobes oblongs, pointus et roulés en dehors; d'un violet pourpré, rayé de trois stries longitudinales à l'intérieui', d'un violet très-pâle extérieurement. Du Brésil.

MoREi.LE MARGiwÉE. SolonutH viurginatitm , Dun,. Lam. Elle s'élève à la hauteur de quatre à cinq pieds ; sa tige est forte, ligneuse, couverte d'un épais duvet blanc, et armée à d'assez longues dislances, de piquants fermes, droits, longs de deux à trois lignes et roussâtres. Les feuilles sont grandes, pétiolées, cordées, épaisses, bordées d'écbancrures arrondies et peu profondes, d'un vert tirant sur le glauque et parsemé de points plus obscurs en dessus, cotonneuses et blanchâtres en dessous, marquées d'une côte saillante d'où parlent de fortes nervures latérales, garnies sur les deux faces et principalement sur les cotes et les nervures, de fortes épines droites. Les fleurs sont disposées en grappe sur le côté des rameaux, portées sur des pédicelles pUi.^ longs que le pédoncule, garnis comme lui de poils et d'épines. La corolle est grande, d'un blanc nuancé de pourpre, offrant dans son disque une étoile formée par la divergence des rayons pourprés, paitant de chacune des cinq divisions obtuses et dentées, qui constituent son limbe. De la Palestine.

MoHELiE DE IIooKER. Solatiiim Hookeriatium , Sw. Sa tige est glabre, dépourvue d'épines ou de piquants, ligneuse, garnie de feuilles pétiolées, oblongues, lancéolées, piesque aiguës au sommet, plus épaisses à la base, glabres, coriaces, veinées, d'un vert un peu terne, longues d'un pouce et demi, sur un tiers de largeur. Les fleurs sont solitaires à l'extrémité d'un pédoncule simple et cylindrique ; le calice est irrégulier, pour ainsi diie à deux lèvres: la supérieure divisée en trois lobes allongés et obtus, l'inférieure à deux lobes trèsrapprochés; la corolle est partagée en cinq lobes arrondis, plissés et mucronulés, d'un bleu très-pâle, avec trois lignes longitudinales d'un bleu plus intense. Les étamines ont leurs anthères d'un jaune doré.

lyJORELlE A FEEILIES LANCÉOLÉES. Solamim latl-

ceolatum, Cav. Ses tiges sont ligneuses, hautes de six pieds et quelquefois plus, cylindriiiues, blanchâtres . couvertes d'un duvet très-court, avec quelques aiguillons à leur base. Les feuilles sont alternes, lancéolées, très-entières, d'un vert foncé en dessus, cotonneuses et blanchâtres en dessous. Les Heurs sont rassemblées en grappes touffues, qui, par leur réunion, forment des corymbes vers le sommet des tiges. Le calice est d'un blanc verdâlre. La corolle est d'un bleu violâtre, pâle, rayée longitudinalement de bleu pourpré ; les cinq lobes qui conslituentson limbe ont leurs bords un peu réfléchis en dedans, ce qui les rend concaves. Du Mexique. MoRELLE A FEOiLLES DÉCOUPÉES. Solotiuni lacitiiatum, Dun. Sa tige est glabre, garnie de feuilles sessiles ou seulement rétrécies en pétiole à leur base, d'un vert assez foncé et luisant, les inférieures pinnatifides, à divisions linéaires-lancéolées, dont la terminale Irèsallongée : les supérieures à trois lobes et même quel ■ quefois tout à fait simples. Les fleurs sont d'un bleu pourpré clair, portées trois à six ensemble sur des pédoncules rameux, placés dans les aisselles des feuilles. De la Nouvelle-Zélande.

MoREi.LE DE SEVFORTn. SoUtmim Seaforlhianum, Dun. Sa tige est ligneuse, volubile, grimpante, glabre ou du moins dépourvue d'épines et d'aiguillons, cylindrique, rameuse, d'un vert assez pâle qui est aussi la nuance des feuilles; celles-ci sont ou simples ou ternées. Les fleurs sont nombreuses et réunies en une belle panicule, formant un tbyrse pyramidal; le calice est remarquable par son peu de développement et la petitesse des cinq dénis qui partagent son limbe. La corolle est profondément divisée en cinq lobes lancéolés, d'un blanc pur, qui se nuance de rose pâle vers la ligne médiane et l'extrémité de chaque division de la corolle. La baie est petite, rougeâtre, contenant plusieurs graines arrondies, enveloppées par la pulpe.

MoRELiE ADBERGinE. Solanum esculentum, Dunal; Solaiium Melongeiia, L. Vulgairement Aubergine, Béringène, Mélongène, Mayenne et Vérangeane. Sa tige est rameuse, dressée, épaisse, ligneuse à la base, herbacée supérieurement, ordinairement garnie d'aiguillons peu nombreux. Ses feuilles sont ovales-oblongues, presque aiguës, sinueuses et anguleuses, tomenteuses surtout à la face inférieure; la nervure médiane est ordinairement munie d'aiguillons. Les fleurs, de couleur violette, ont leurs parties en nombre plus considérable de ce qu'il est ordinairement dans les autres espèces, en sorte que chacune de ces fleurs paraîtrait composée de deux soudées ensemble. Ainsi les divisions du calice et de la corolle, les étamines sont au nombre de six à neuf; l'ovaire offre aussi quatre, cinq et six loges, lesquelles s'oblitèrent et se réduisent à un plus petit nombre dans le fruit, qui est une baie cylindrique, renfermant des graines dépourvues de pulpe. Il parait que l'absence de pulpe est ce qui rend comestible le fruit de cette plante ; car cette pulpe existe abondamment dans le Solanum ovùjerum, Dunal, espèce si voisine du Solanum esculentum qu'on les avait confondus sous le nom commun de Solanum Melongena, et le fruit de cette espèce est certainement trèsdangereux. On ne sait pas précisément quelle est la patrie de l'Aubergine, mais il parait qu'elle est indigène de l'Arabie ou des Indes-Orientales. Depuis longtemps elle est cultivée dans ces régions, d'oi"i probablement elle a été transportée dans les climats méridionaux. En France, on la rencontre presque exclusivement dans la région des Oliviers. Semée au commencement du printemps, elle commence à donner des fruits en abondance vers le milieu de l'été; depuis cette époque jusqu'à la fin d'octobre, on voit ses fruits sur toutes les tables. L'Aubergine crue est fade et insipide ; aussi ne la mange-ton qu'après l'avoir fait cuire et apprêtée avec de l'huile d'olive , ou à diverses sauces, selon les goûts des différents peuples. Un usage aussi général atteste l'innocuité de ces fruits. Il semblerait pourtant d'après leur nom ancien , Mata inmna (d'où Melongena), qui signifiait baie ou Pomme nuisible, que l'on crût autrefois qu'ils étaient dangereux; mais Dunal a fait voir que l'on avait confondu l'Aubergine avec le Solanum ovigenim qui, comme on le sait, a des qualités délétères.

MoRELLE FAUX QoiNQCiiVA. Solanum pseudoquina, Aug. S'-lIil. (Plantes usuelles des Brésiliens, 3* livr.,

tab. 21).C'est un petit arbre droit, ramcux, entièrement dépourvu d'aiguillons; ses rameaux sont glabres; son écorce mince, peu ridée ou presque lisse, d'un jaune pâle et roussàlre; ses feuilles sont alternes, sans stipules, portées sur de courts pétioles, lancéolées, oblongues, étroites, algues, très-entières, un peu décurrentes sur le pétiole, glabres en dessus, couvertes en dessous et dans les angles des nervures de touffes de poils; les Heurs sont inconnues; les fruits sont peu nombreux, disposés en grappes exlra-axillaires, fort courtes. Cette plante est commune dans les bois du district de Cuiitiba, au Brésil. Son écorce, d'une extrême amertume, est un fébrifuge très-employé par les habitants de cette partie de la province de Saint-Paul, ([ui la nomment Qm'na, parce qu'ils la croient identique avec les véritables Quinas de l'Amérique espagnole. Le célèbre Vauquelin a fait l'analyse chimique de cette écorce et l'a trouvée composée : 1» d'un principe amer dans lequel paraît résider la propriété fébrifuge; 2" d'une matière résinoïde,amère, légèrement solubledansreau;ô"d'une petite quantité de matière visqueuse grasse; 4" d'une substance animale très-abondante, combinée à la Potasse et à la Chaux ; 5» d'une petite quantité d'Amidon; 0" d'oxalate de Chaux et d'autres Sels à base de Magnésie, de Chaux, de Fer et de Manganèse.

Deux espèces de Morelles sont très-communes dans les haies et le long des murs des villages de toute l'Europe tempérée. Ce sont les Solanum Dulcamara et Solanum nigrum, L. La première, connue vulgairement sous le nom de Douce-Amère, a une tige grimpante, des feuilles ovales, pointues, entières ou trilobées, et des Heurs violettes, disposées en grappes vers le sommet des tiges. La saveur des tiges est d'abord amère, puis elle laisse dans la bouche une impression sucrée.

Le Solanum nigrum , L., la Morelle par excellence du vulgaire, est une plante dont la tige herbacée, branchue, étalée, est garnie de feuilles molles, pétiolées, entières, ovales, légèrement anguleuses vers la base, les fleurs petites, blanchâtres; les baies d'abord rouges, puis noires à leur maturité. Longtemps on a regardé cette Morelle comme extrêmement dangereuse; en certains pays, néanmoins, elle seit de nourriture aux hommes après avoir été bouillie, f^. Brêues. Quant à ses elîets tliérapeuti(|ues, observés par les anciens médecins, on est maintenant persuadé qu'ils doivent êlre attribués à la Belladone, qu'ils nommaient Solanum lethale. Ce fut ainsi que la confusion dans la nomenclature devint une source d'erreurs et de contradictions pour les médecins qui, ignorant les détails de l'histoire naturelle, attribuèrent ù une plante inerte les propriétés énergiques d'une autre que l'on avait confondue, mal à propos, avec elle sous la même dénomination générique.

MORELLIER. bot. Nom proposé pour une espèce du genre Garcinia. V. Mangoustan.

MORÉLOSIE. Moielosia. dot. Genre de la famille des Ébénacées, institué par De la Llave et Lexarza (Nov. Feg. Descr.) qui lui ont donné pour caractères : tube du calice ventru, coriace, adhérent avec l'ovaire; le limbe est à cinq divisions; corolle périgyne, en roue,

partagée en cinq lobes arrondis, roulés pendant l'eslivalion et très-ouvert après l'épanouissement ; cinq étainines alternes avec les découpures de la corolle et exsertes, tîlamenls subulés, tonicnteux à leur base; anthères subsafîitlées et hiloculaires ; ovaire adhérent et conique; style l)ifur<|ué au sommet; deux stigmates épais. Le fruit consiste en un drupe coriace, charnu, suliglohuleux, à quatre angles peu saillants, entouré des découpures persistantes du calice, qui constituent une enveloppe osseuse et à quatre loges renfermant chacune une graine. Les Morélosies sont de petits arbres à tronc scabre, à rameaux alternes et tortueux, à feuilles alternes au sommet des rameaux, ovales, longuement pétiolées, très-entières et luisantes, à Ueins terminales, réunies en corymbe, articulées au sommet du pédoncule, très-odorantes et blanches. Ces plantes sont propres au Mexique.

MORÉLOTIE. Morelolia. bot. Le genre ainsi nommé par Gaudichaud, dans la botanique du voyage de Freycinet, ne diffère pas de celui auquel Robert Brown a donné le nom de Lamprocarye. y. ce mot.

M0REN.4. BOT. Ce genre de la famille des Convolvulacées, institué par De la Llave et Lexarza, n'a point été adoi)té ; il a été réuni au genre Qiiamoclit de Tournefort.

MORÈNE. BOT. Synonyme vulgaire d'Hydrocharide. r. ce mot.

MORÉNIE. Moienia. bot. Genre de la famille des Palmiers et de la Diœcie Hexandrie, L., établi par Ruiz et Pavon (Piodrom. Flor. Peruv. et ChiL, p. 140, t. 32), et olïrant les caractères suivants : fleurs dioïques, sessiles, renfermées dans plusieurs spalhes incomplètes. Les mâles ont un calice monophylle, à trois dents; une corolle à trois pétales; six étamines, et un pistil rudimenlaire. Les Heurs femelles ont un calice monophylle, bifide; une corolle à trois pétales; trois ovaires adhérents par la partie interne, surmontés de trois stigmates. Le fruit se compose d'une baie à trois loges; l'embryon est basilairc. Le genre A/b/cnia ne renferme qu'une seule espèce qui croît au Pérou. C'est un Palmier élégant, grêle, dont les frondes sont pinnées, les spathes membianeuses, et le régime simplement rameux. Les fleurs sont jaunes comme celles des Chamœdorea , genre établi par Willdenow, et qui, par les caractères, semblerait beaucoup se rapprocher de celui dont il est ici question.

MORENOA. bot. Ce genre formé par De la Llave aux dépens du genre Ipomœa de Linné, pour deux espèces nouvellement observées au Mexique, n'a point été adopté par la majorité des botanistes.

MORESQUE. Moi.i. Nom marchand àeVOliim Maura, Lamk., et du Fusils Mono, L.

WORET. BOT. L'un des noms vulgaires du Myrtille, espèce d'Airelle, f. ce mol.

MORETON. OIS. Synonyme vulgaire du Canard Milouin et du Canard siffleur. f^. Canard.

MORETTIE. Moretliu. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L., établi par De Candolle (Syst. l'eget. nat., 2, p. 420), qui l'a ainsi caractérisé : calice égal à la base, à sépales linéaires, un peu redressés; pétales linéaires entiers;

étamines libres, ù filets non denliculés; silicule oblongue, un peu comprimée, surmontée d'un style court, conoïde. à valves concaves, dont la paroi intérieure s'avance dans les loges en forme de petites cloisons qui séparent les graines; celles-ci sont planes, orbiculées. à cotylédons accombanls. Ce genre est constitué sur une plante (|ue Delille, dans la Flore d'Egypte, avait placée parmi les Sinapis. U diffère exlrémement de ce dernier genre, et par son port, et par la pubescence étoilée que l'on remarque sur toutes ses parties, et par ses cotylédons acconibants. De Candolle observe qu'on pourrait le rapprocher de la tribu des Alyssinées, si ce n'était la singulière structure de son fruit qui a de l'analogie avec celui de VAnastalica. Aussi c'est à la suite de ce genre, dans la tribu des Anastaticées, que De Candolle a placé le Moretlia, auquel il avait d'abord donné le nom de Neclouxia, qu'il s'est vu dans la nécessité de changer à cause de l'existence d'un genre ainsi nommé et établi par Kunlh. Le Morellia Phileaiia, De Candolle, Sinapis Pliileana, Delile (FI. d'Egypte, p. 99, t. ôô, f. 3), unique espèce du genre, croît dans la Haute-Egypte, près de l'île de Philse. C'est une herbe rameuse, hérissée de poils cendrés et étoiles, à feuilles obovales, cunéiformes à la base, grossièrement dentées au sommet. Les fleurs sont pédicellées, accompagnées de bractées semblables aux feuilles, et disposées en grappes dressées.

MORFEX. ois. (Gesner.) Synonyme de grand Cormoran, L. r. ce mot.

MORFIL. MAM. On nomme ainsi, dans le commerce, les dents d'Éléphant.

MORGAKIE. Morgania. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, et de la Didynamie Angiospermie, L., établi par R. Brown (P/Wrowt. Flor. Nov.-Holland., p. 441 ) qui l'a ainsi caractérisé : calice divisé profondément en cinq parties égales ; corolle très-inégale, oblique : la lèvre supérieure bilobée, l'inférieure Irifide, à lobes presque égaux, obcordés; étamines didynames, incluses; lobes des anthères écartés et mutiques; stigmates à deux lamelles; capsule à deux loges et à deux valves bipartites; cloison formée par les rebords rentrants des valves. Ce genre est voisin de VHerpestis, dont il diffère par son calice égal et sa corolle plus inégale. Les deux espèces décrites par l'auteur ont reçu les nomsie Morgania glabrael Morgania piibescens. Ce sont des plantes herbacées, indigènes des contrées de la Nouvelle-Hollande situées entre les tropiques, à tige droite, tétragone, garnie de feuilles linéaires et opposées. Les Heurs sont bleues, et portées sur des pédoncules axillaires, munies de deux bractées.

MORGELINE. Alsine. bot. Ce genre de la famille des Caryophyllées, et de la Pentandrie Trigynie, L., a été caractérisé de la manière suivante : calice divisé profondément en cinq parties; cinq pétales bitides; étamines au nombre de trois à huit; trois styles; capsule unîloculaire, s'ouvrant par trois à six valves. Tel que Linné l'établit, ce genre renfermait des plantes qui ne pouvaient demeurer réunies. On en est même venu à le supprimer complètement; car VJlsine média, consisidérée jusqu'à présent comme type, a été rapportée au genre Stellaria par Smith. Les autres espèces ont été

(lislril)iiées dnns les genres Jrenaiiu et Uolosteum.

MoRGEMNE MOTENNE. Jlsiue média, L,, vulgairement Mouron blanc, Mouron des pelits Oiseaux. C'est peutêtre la plante la plus commune de l'Europe, et celle qui végète et qui fleurit le plus longtemps. Celte herbe forme des gazons verts et épais dans les fossés, sous les buissons, et jusque sur les toits des habitations, soit des villes, soit des campagnes. Ses tiges sont alternativement velues sur les entre-nœuds; ses feuilles sont ovalescordiformes, et ses pétales fendus profondément en deux parties. Celte petite plante plaît infiniment aux Oiseaux, qui la mangent, surtout ses graines, avec avidité.

MOUHUE. Morhua. pois. Pour Morue. /-'. Gade.

M0RIC4NDIE. Moiicanilia. bot. De Candolle {Syst. Feget. nat., 2, p. 626) a établi ce nouveau genre sur des plantes rapportées aux Brassica, Turrilis et Hesperis par les auteurs. Il appartient à la famille des Crucifères, tribu des Brassicées, et à la Tétradynamie siliqueuse, L. Voici ses caractères : calice fermé, dont deux sépales présentent des protubérances à la base; pétales onguiculés, à limbe oboval, ouvert et entier; étamines dont les filets sont libres, dépourvus de dents; glandes situées entre les élaniines latérales et l'ovaire; silique comprimée ou un jieu télragone, c'est-à-dire dont les valves sont planes ou légèreuient carénées, allongée, linéaire, biloculaire, bivalve, à cloison membraneuse, surmontée d'un style comprimé, conique, privé de graine ou rarement en renfermant une solitaire. Graines des loges, disposées sur deux rangs, petites, ovées, à cotylédons condupliqués. Ce genre tient le milieu entre le Bransica et le Diplot(i.Tis; il diffère du premier par ses graines bisériées dans chaque loge, et par ses siliques qui ne sont point cylindriques; son calice fermé, à deux bosses à la base, ainsi que ses fleurs pourpres, le dislinguent sufiîsamment du Diplotaxis. Les espèces de Moricandies, au nombre de trois seulement, sont des herbes annuelles, bisannuel les, ou vivaces et suffrutescentes à la base, glabres, ordinairement un peu glauques. Leurs tiges sont blanchâtres, dressées et rameuses, garnies de feuilles un peu épaisses. Les fleuis, très-grandes, purpurescentes, forment des grappes lâches et terminales. L'espèce regardée comme type du genre est le Moricandia arvensis, De Candolle, ou Brassica arvensis, L. Celte plante a une lige dressée, rameuse, munie de feuilles glauques et un peu grasses, les inférieures obovales, sinueuses, rétrécies à la base, les caulinaires cordées, amplexicaules et très-entières. Elle est indigène de l'Europe méridionale. Une variété qui croît sur les collines arides, et entre les rochers, a été distinguée par Desfonlaines (Flor. Allant., 2, p. 94) sous le nom de Brassica suffruticosa. Le Moricandia hesperidi/lora. De Candolle, est VHesperis acris de Forskahl et Delile (Flore d'Egypte, t. 55, f. 2); celte plante, qui croit dans les déserts de l'Egypte et de l'Arabie, plail beaucoup aux Chameaux, malgré son odeur forte de Roquette. Enfin la dernière espèce de ce genre est le Moricandia leretifolia, De Candolle, ou Brassica leretifolia, Desfonlaines (Flor. Allant., 'i, p. 94, t. 164). Elle croit dans les lieux humides de l'Afrique boréale, et en Egypte auprès des Pyramides.

MOKlCE./1/o/7ta.ns Coléoptères lu'léromères; genre de la famille des Mélasomes, tribu des Akisides, institué par Dejean, aux dépens du genre Akis de Fabricius. Caractères : troisième article des antennes plus long que les deux suivants réunis, ceux de quatre à huit comprimés, élargis à l'extrémité, std)lriangulaires, peu allongés et diminuant successivement de longueur, les neuvième et dixième plus courts, également comprimés «l Iransverses, ledeinier ovalaire; tête courte, avec un petit pli longitudinal de chaque côté, près des yeux; lobe interne des mandibules terminé par un crochet; dernier article des palpes maxillaiies à peine plus gros que le précédent; labre saillant cl transverse; yeux courts, transverses et presque droits; lergum du pro- Ihorax presque plan, plus large que long, à bords latéraux dilatés; élytres fortement embrassantes, à flancs étroits et bien marqués; corps comme interrompu par un étranglement à la base des élytres; pattes médiocrement longues.

MoRicE PLANE. Morica planata, Dej.; Akisplanata, Fab. Son corps est d'un noir légèrement brillant; quelques petits points enfoncés sur la partie antérieure de la tète; deux côtes élevées et dentées en scie sur chaque élytre; pattes très-épaisses. Taille, huit lignes. De l'Inde.

MORILANDIA. bot. Et non Movilandia. Genre proposé par Necker [Elem. Bot., n" 766) pour les espèces de Clifforlia à feuilles composées.

MORILLE. sioLL. Nom marchand du Murex Hystrix de Linné, qui appartient aujourd'hui au genre Pourpre. V. ce mol.

MORILLE. Morchella. bot. Les Champignons connus vulgairement sous le nom de Morilles, forment un genre très-naturel, voisin des Helvelles, et qui présente les caractères suivants : chapeau formant une masse elliptique ou en cloche, irrégulier, composé de plis réticulés, de cavités nombreuses et de forme variable, couvert sur toute sa surface par la membrane fructifère, adhérent au pédicule (|ui est creux et dont la surface est caverneuse. Tous ces Champignons sont assez grands; ils croissent sur la terre,au printemps; leur consistance est sèche et cassante, leur odeur agréable; tous sont bons à manger, et on peut dire qu'ils sont en même temps les Champignons les plus sains et les plus faciles à reconnaître. 11 paraît que c'est à ces Champignons que les anciens donnaient le nom de Bolelus, nom appliqué à tort, par Linné, à un genre très-différent, mais que Batarra, Vaillant, Micheli, avaient conservé aux Morilles. Plus tard ces plantes furent réunies, d'après une analogie de forme extérieure bien trompeuse, avec les Phallus dont elles n'ont ni le mode de fruclificalion ni aucune des propriétés. Enfin Persoon rétablit le genre Morchella de Dillenius, et celle distinction 3 depuis été admise par tous les botanistes; en effet, ce n'est qu'avec le genre Helvella que ces Champignons ont de l'analogie, et ils en diffèrent suffisamment par leur chapeau caverneux et irrégulier. Fries énumère douze espèces de ce genre : les plus connues sont la Morille commune, Morchella esculenla, dont BuUiard a donné une bonne figure, pi. 218. Elle offre plusieurs variétés de forme et de couleur,

iHli

mais elle est le plus souvent à peu près elli|)ti(iue, portée sur un pédicule court, épais et fisluleux; le chapeau adhère complélement à ce pédicule; il est couvert d'aréoles très-creuses et fort irrégulières; sa couleur est d'un fauve clair. Les autres espèces ne diffèrent de celle-ci que par leur chapeau plus ou moins allongé, complélement adhérent ou libre à la base, par leurs lames de forme variable; enfin par leur couleur d'un jaune plus ou moins foncé, ou tirant sur le biun. Toutes sont saines et bonnes à manger, et ne varient que par leur goût plus ou moins délicat.

MORILLES DE WER. POLTP. Ce nom a été donné vulgairement à des Polypiers de la famille des Éponges.

MORILLON. OIS. Espèce du genre Canard, f. ce

MORILLON BLANC ET NOIR. bot. Fruits de deux variétés de la Vigne commune.

MORIME. Morimus. wi. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par AudinetServille qui lui donne pour caractères : antennes à peine pubescenles en dessous, distantes à leur base, composées de onze articles cylindriques dont le deuxième court et cyalhiforme, le troisième allongé et le onzième de grandeur moyenne; léle assez grande, aussi large que la partie antérieure du corselet; mandibules assez fortes et algues; palpes maxillaires plus longues que les labiales, grêles avec leur dernier article plus long que le précédent, ovalaire et pointu au bout; yeux petits, très-étroits, ne formant qu'un rebord autour des antennes; corps peu allongé, convexe en dessus, aptère, un peu pubescenl; corselet allongé, cylindrique, inégal en dessus, un peu dilaté sur les côtés, dans sa partie moyenne qui porte une épine; écusson petit et arrondi au bout; élylres ovales, peu allongées, avec leurs angles huméraux peu prononcés, arrondieset mutiques au bout; pattes fortes; jambes intermédiaires munies d'un tubercule vers leur extrémité.

MoRiME TRISTE. ilion«i7<s tristis,KnA'in.\ Latiiia tristis, Fab. Son corps est noirâtre; ses élytres sont raboteuses, marquées de deux taches d'un noir sombre. Taille, dix lignes. On la trouve au midi de l'Europe.

MORINA. BOT. y. MORINE.

MORINDE. Morinda. bot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Pentandrie Monogynie, L. Le père Plumier avait proposé pour une plante observée par lui aux Antilles et à la Guiane, la formation d'un genre nouveau, sous le nom de Royoc, qui était celui que portait la plante en Amérique. Linné en adoptant le genre proposé par Plumier, y ajouta diverses espèces de l'Inde et de la Chine, et substitua au nom générique de son auteur, celui de Morinda, syncopé de Morus Indica, Mûrier d'Inde, parce que les fruits des espèces indiennes ajoutées au genre, avaient de la ressemblance, pourl'aggrégation des baies, avec ceux du mûrier noir, cultivé en Europe. U offre pour caractères essentiels : des fleurs agglomérées en tête, et portées sur un réceptacle sphérique; un calice urcéolé, persistant et à cinq dents très-courtes; une corolle à peu près infundibuliforme, dont le limbe est étalé, à cinq lobes courts, avec la gorge garnie de poils; cinq étamines incluses, dont

les anthères sont linéaires; un seul style surmonté d'un stigmate bifide; drupes agi égés,ombiliqués, et à quatre noyaux cartilagineux-crustacés ; chacun d'eux a une ou deux loges monospermes, l'une d'elles vide. Ainsi caractérisé, ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces qui sont des arbres ou des arbustes indigènes des climats équatoriaux. Leurs Ueurs forment des

capitules très-i

I termmaux, axillaires ou opposés

aux feuilles.

MoRiNUE RoToc. Morinda Royoc, L. et Jac([. {Hort. Sihœnbrunn, i, t. 16). C'est un arbrisseau dont la tige faible et pliante est divisée en rameaux courts, étalés, sarmenteux, garnis de feuilles glabres, lancéolées, acuminées et portées sur de courts pétioles. Ses fleurs sont blanches, disposées en capitules axillaires. Cette plante croit dans les provinces méridionales de la Chine, et dans la Cochinchine. Elle se trouve aussi au Mexique et dans la Guiane.

MoRiNDE OMBELLÉE. 3/onHf/a umbellala, L. et Lamk. (lllustr. Gen., t. 135). Arbrisseau moins grand que le précédent. Ses rameaux sont étalés, garnis de feuilles lancéolées, aiguës, rudes au toucher. Ses fleurs sont blanches, poitées sur des pédoncules presque en ombelles et réunies en une tète globuleuse. Cette plante croît aux Moluqiies et à la Cochinchine.

MoRiNDE jASJimoïDE. Morindci jasminoides , Bot. Mag. Elle croit à la Nouvelle-Hollande, non loin du port Jackson où elle a été découverte par Allan Cunningham, en mars 1821. C'est un arbuste ù rameaux tétragones, stériles, grimpants, chargés de feuilles écartées, elliptiques-lancéolées, entières, acuminéesau sommet, légèrement ondulées, courtement pétiolées, veinées, d'un vert gai, assez intense, longues de près de deux pouces, larges de huit lignes; les stipules sont membraneuses' petites et aiguës. Les fleurs sont d'un blanc jaunâtre, réunies et agglomérées au nombre de huit ou dix, en capitules très-denses, terminaux et axillaires.

MORINE. Marina, bot. Tournefort est l'auteur de ce genre qui appartient à la famille des Dipsacées, et à la Diandrie Monogynie, L. Vaillant, dans les Mémoires de l'Académie des Sciences pour 1722, le publia sous le nom de Diololheca; mais Linné lui restitua le nom proposé par Tournefort. Voici ses caractères : involucelle (calice extérieur des auteurs) lubuleux, terminé par des dents épineuses et inégales, deux étant beaucoup plus larges que les autres; calice (intérieur de Jussieu) supère, à deux lobes obtus, et persistant; corolle monopétale, irrégulière, dont le tube est très-long, un peu arqué, élargi au sommet; le limbe divisé en deux lèvres obtuses : la supérieure à deux lobes, l'inférieure plus longue, à trois lobes inégaux; deux étamines saillantes, à lîlels velus, et à anthères cordiformes; ovaire globuleux, supère, surmonté d'un slyle filiforme plus long que les étamines, et d'un stigmate en tête aplatie; akène arrondi, solitaire, couronné par le calice. Tous les auteurs avaient considéré comme un calice extérieur l'organe le plus extérieur des téguments floraux. Le docteur Th. Coulter, dans un mémoire sur la famille des Dipsacées, a fait voir que ce prétendu calice extérieur n'est autre chose qu'un

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