‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 4)Chapitre 85 sur 99 · M Y II · texte numérisé non relu

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éinineramenl excitariles; on les emploie dans les calarrhes clironiques, mais néanmoins on en fait assez peu usage de nos jours.

MYRRHE. BOT. On appelle ainsi une gomme-résine (|ui vient de l'Arabie et de l'Abyssinie, mais sans qu'on sache positivement l'arhre qui la produit. Les uns croient qu'elle découle d'une espèce de Mimeuse; les autres, et celle opinion paraît la plus probable, pensent qu'elle est produite par une espèce du genre Amyiis, au(|uel on doit déjà plusieurs substances résineuses. Quoi qu'il en soit, la Jlyrrhe est en morceaux peu volumineux ou en larmes irrégulières, compactes, rougeâlres, demi- transparentes, fragiles et couvertes exiérieurement d'une poussière ou efflorescence blanchâtre; sa cassure est vitreuse et brillante : assez souvent les morceaux les plus gros présentent des stries courtes et semi-circulaires, que l'on a comparées ù des coups d'ongle ; de là le nom de Myrrhe onguiculée. Les stries paraissent être le résultat delà dessiccation de la Myrrhe, qui était liquide quand elle découlait de l'arbre. Sa saveur est amère et chaude, son odeur fortement aromatique et assez agréable. Selon l'analyse qui en a été faite par Pelletier, elle est composée de trente-quatre parties de résine contenant un peu d'huile essentielle, et de soixante-dix parties de gomme. La Myrrhe est un médicament connu dès la plus haute antiquité. Les habitants de l'Arabie et de l'Egypte la mâchent continuellement comme les Turcs et les habitants de l'Archipel font pour le mastix. La Myrrhe est un médicament tonique et excitant que l'on emploie à l'intérieur et à l'extérieur.

M'ifRRlIlDA. BOT. Synonyme de Géranium nioschatuni, L.

MYRRHIDE. Myrrhis. bot. Genre de la famille des Ombellifères et de la Pentandrie Digynie, L., offrant pour caractères principaux : involucre universel nul; involucelles formés de cinq folioles entières; calice très-court, à cinq dents; corolle à cinq pétales inégaux; fruit ohlong, terminé par un bec court, composé de deux akènes marqués de cinq sillons. Tournefort avait fondé ce genre sur quehiues espèces que Linné réunit aux ChœrophfUum et aux Scandix. Ga:rtner le rétablit en y comprenant le Sison Canadense, L., et plusieurs botanistes modernes l'ont adopté, mais sans s'accorder sur les espèces qui le constituent. Ainsi Persoon le réduit au seul Scandix odorata , L. ; taudis que Sprengel (m Rœmeret Schultes, S/st. Veg., 6, p. 509) y place non -seulement plusieurs Chœrophxllum et Scandix, mais encore le Btinium bulbocastanum, L. Ces additions n'ayant pas encore reçu la sanction générale, le genre Biinium (^. ce mot) a dû être décrit dans cet ouvrage comme un genre distinct du Mx>rliis. L'espèce qui doit êlre considérée comme type de celui-ci est celle que Tournefort décrivit le premier sous le nom de Myiihis accompagné d'une phrase spécifique, et qui est devenu le Chœrophyllniii aromaticum, L. Cette plante est haute d'un demi-mètre et plus. Sa tige, rameuse, porte des feuilles bipinnées, à folioles ovales, inégales et dentées. Ses Heurs sont blanches, petites, disposées en ombelles composées. Elle croît dans l'Europe orientale. Dans un Mémoire sur

les caractères généraux de la famille des Ombellifères (Annales du Muséum, t. xvi, ]>. 175), le professeur De Jussieu n'admet le genre Afr/T/usque comme une section du genre Cluerophylliim. V. Cerfedil.

MYRRUINEETMYRRHlNOiV. BOT. Noms antiques du Myrte.

MYRRHINIER. Myrrhinium. bot. Genre de la famille des Myrlacées, et de l'Icosandrie Monogynie, établi par Schott pour un arbuste (|u'il a observé au Brésil. Les caractères du genre sont : calice supère, à quatre divisions; corolle composée de (|ualre pétales; filaments staminaires,subulés et repliés sur les pétales dans l'estivation; anthères oblongues; baie à trois ou quatre loges polyspermes, couronnée par le calice persistant.

MvRRHmiER NoiR-POCRPRÉ. MyrrliiniHU atropurpureum, Schott. Ses tiges ont trois ou quaire pieds; les feuilles sont opposées, elliptiques, coriaces, glabres, ponctuées et ferrugineuses en dessous; les Heurs sont d'un pourpre très -foncé, réunies en corymbe et accompagnées de deux bractées; les étamincs sont très-longues; les semences sont presque réniformes.

MYRSIDIDM. bot. Le genre proposé, sous ce nom, par Rafïinesque, est le même <pie le Spongodium de Lamouroux. y. ce mot.

MYRSINE. Hlfisine. bot. Ce genre avait été placé par Jussieu à la suite de la famille des Sapotacées. Venlenat, dans le .fardin de Cels p. 80, proposa d'en former, avec le genre Jrdisia, une famille nouvelle, qu'il nomma Opliiospeima. Celte famille a été adoptée et heaucou|) mieux caractérisée par Rob. Brown, qui lui a substitué le nom de Myrsinées, et par Jussieu, qui la nommait Ardisiacées. Mais le nom de Myrsinées est aujourd'hui celui qui a prévalu. Le genre Myrsine se distingue par les caractères suivants ; ses fleurs sont unisexuées, dioïi|ues et polygames. Le calice est monosépale, à quatre ou cinq divisions profondes; la corolle, monopétale-régulière, est à quatre ou cinq lobes dressés; les élamines, en même nombre que les lobes de la corolle, sont placées à la base et en face de chacun d'eux; les anthères sont cordiformes, presque sessiles, introrses et à deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, ovoïde, à une seule loge, contenant quatre ou cinq ovules attachés à un gros Irophosperme central, de forme globuleuse, qui remplit toule la cavité de l'ovaire et recouvre presque en totalité les ovules nichés dans son épaisseur. Cette organisation singulière se remarque dans les autres genres de la famille des Myrsinées, et en foime le caractère distinclif. Le style est court, épais et à peine distinct du sommet de l'ovaire; il se termine par un stigmate irrégulièrement lacinié et lobé. Le fruit est crustacé et monosperme l)ar avortement. Les Myrsines sont des arbrisseaux ou de simples arbustes à feuilles alternes et coriaces, à fleurs axillaires, réunies et formant quelquefois des petites ombelles. Robert Brown (Prodr., 1, p. 533), qui, le premier, a bien fait connaître la structure de ce genre, y en réunit plusieurs autres qui avaient été regardés comme distincts; tels sont le Manglilla de Jussieu , on Caballeria de Ruiz et Pavon ,

V AlhyroiihyUitm de [.otiieivo , Ir Rœmeiia de Tluiiiherg, le Hapanea d'Aublet, le Badula de Jiissieii, phisieuis espèces (le Samaia, comme Somara conaceti, Samara peiitaiulra , el les Jrdisia (|ui ont l'ovaiie oligosperine , el le sligmale divisé. Le genre Myrsinc diffère surloul des Aidisies pai' ses Heurs uiiisexuées, son sligmale découpé, son ovaire à trois ou cinq ovules, ses anthères écartées et non connivenles. Les espèces de ce genre, au nomhre d'une douzaine environ, croissent dans l'Amérique méridionale, la Nouvelle-Hollande, l'Afrique ou les îles qui l'environnent, et l'Asie.

MT['RSIlNÉliS. Mx'sineœ. bot. Celle famille naturelle de plantes appartient à la classe des Dicotylédones raonopétales à insertion hypogyne, et présente les caractères suivants : fleurs liermaplirodites ou unise.xuées. Le calice, généralement persistant, est ù quatre ou cinq divisions profondes. La corolle est monopélale régulière, hypogyne, à quatre ou cinq lohes. Les élamines, en même nomhre que les lohes de la corolle, attachées à leur base, leur sont opposées; les filets sont très -courts, quelquefois monadelplies ; les anthères sont sagitlées, à deux loges s'ouvrant par un sillon longitudinal. L'ovaire est libre, uniloculairc, contenanl un Irophosperme central, fixé an fond et an sommet de la loge, et portant sur sa surface un nomhre déterminé ou indéterminé d'ovules, quelquefois entièrement enfoncés dans sa substance. Le style est simple, le plus souvent très-court, terminé par un stigmate ou simple ou découpé, el lobé. Le fruit est une sorte de drupe sec, ou de baie contenant d'une à ([uatre graines. Ces graines sont peltées, ayant leur tégument simple, leur bile concave, leur endosperme charnu ou corné, et leur embryon cyliridri(iue, un peu recourbé, placé transversalement au bile. Les cotylédons sonl Irès-courls, la radicule est cylindrique et comme tronquée à sa base. Les plantes qui forment celte famille sont des arbres ou des arbustes portant des feuilles alternes, très-rarement opposées ou ternées, sans stipules, coriaces, glabres, entières ou dentées. Leurs fleurs forment des grappes ou des sortes d'ombelles axillaires ou terminales; quelquefois elles sont simplement groupées à l'aisselle des feuilles. Cette famille se compose des genres Myisine. Brown; Jidisia, id.; Jacquinia, Juss.; Saviaia, L.; ICallenia, Sw., et Mgiceras, Gœrtner. Elle a les plus grands rapports avec les Sapotées, aux dépens desquelles elle a été formée en grande partie, et dont elle a le port et plusieurs caractères de la fructification; elle doit être placée entre les Sapotilliers et les Gayacanées. D'un autre côté, comme l'a très-bien remarqué Auguste Saint-Hilaire, elle a les plus grands rapports, par ses élamines opposées aux lobes de sa corolle, par son ovaire uniloculaire, son Irophosperme central, avec les Primulacées, mais le port de ces deux familles est tout à fait différent.

MYRSINÉON. BOT. Même chose, chez les anciens, ([M' Hippomarathrum. F. ce mot.

MYRSINITES. bot. Comme qui dirait ressemblant au Myrte. Ce nom, donné par l'antiquité à divers Euphorbes, a été affecté par Linné à l'une des espèces de ce genre.

MYRSINO-S. BOT. C'est-à-dire parfumé. L'un des noms antiques du Myrte, élendu au Chèvre-Feuille par Galien.

MYRSIPHYLLUM. bot. (Willdenow.) T. Médéole.

WYRSTIPHYLLIJM. bot. Swarlz (f/o/-. Iitd.-Occùl.. 1, p. 405) a réuni au Psychotria le genre établi sous le nom de Myrstiphylliim par Rob. Brown, dans son Histoire des Piaules de la Jamaïque, f . Pstcootrie.

WYRTACANTHA. bot. (Lobel.) Synonyme de Ruscus aculeatiis. V. Fragou.

MYRTACÉES. Myr/aceœ. bot. L'ordre de plantes que désigne ce nom, correspond dans son ensemble à celui que Linné désignait sous celui d'Hespéridées, Jussien sous celui de Myrtes, et d'autres sous ceux de Myrtées, Myrtinées, Myrioïdées et Myrléacées. Tous ces noms tendent à désigner le Myrte comme formant le type ou le centre de l'ordre ; mais autant il est facile de reconnaître que les genres analogues au Myrie forment une famille très-prononcée, autant il est difficile d'affirmer jusqu'à quelles limites on doit l'étendre on la circonscrire.

Les groupes divers que De Candolle réunit sous le nom de Myrtacées, ont pour caractères communs de fructificalion, les suivants ; leur calice est formé le plirs souvent de cinq sépales, fréquemment quatre, rarement six; ces sépales sont soudés entre eux parleur base en un tube adhérent à l'ovaire dans toute ou presque toute son étendue; la partie libre forme un limbe lobé. Les pétales sont alternes avec les lobes de ce limbe insérés sur le bord du calice et en estivalion quinconciale; ils manquent dans un petll nombre de genres. Les élamines sont insérées sur le calice, ordinairement sur plusieurs séries, en nombre multiple des pétales; on en compte dix dans les genres qui en ont le moins, comme les Beckea, et jusqu'à une centaine dans les Psùliitm ou les Eugenia. Leurs fïlels sonl tantôt libres, tantôt diversement soudés ensemble; leurs anihères sonl ovales, petites, à deux loges el s'ouvrant par deux fentes longitudinales. Le pistil se corn pose d'un nombre de carpelles soudés inlimement,qui paraît devoir être égal au nombre des sépales, mais qui est souvent inférieur à ce nombre et varie de deux à six. L'ovaire qui résulte de la soudure des ovaires partiels présente donc de deux à six loges disposées en verlicille autour d'un axe idéal; dans la petite tribu des Chamélauciées, qui peut-êlre devra êlre exclue de la famille, on ne trouve (|u'une seule loge. Dans tous les cas, le style formé par la soudure des styles partiels est unique, simple ou indivis jusqu'à son sommet; le genre Philadelplius, qu'on a longtemps réuni à la fa mille des Myrtacées, faisait exception à cette loi, en ce que les styles partiels sont plus ou moins libres vers leur sommet. Le fruit présente de si grandes variétés dans les tribus, qu'il est presque impossible d'en rien dire dans ses généralités; les graines sont aussi trèsvariées, le plus souvent dépourvues d'albumen et munies d'un embryon très différent dans les différenls genres, mais dont les cotylédons ne sont jamais convolulés ou roulés en cornet l'un sur l'autre.

Les Myrtacées, considérées quant aux organes de la végétation, sonl loules des aibres ou des arbrisseaux, el

aucune ne se présente à l'élat herbacé; leurs feuilles sonl le plus souvent opposées, quelquefois alternes, toujours dépourvues de stipules, entières ou à peine dentées, munies d'une nervure longitudinale, qui émet des nervures latérales pennées; celles ci se réunissent un peu avant le bord ou vers le bord pour former une sorte de petite nervure marginale; ces feuilles et souvent aussi les écorces ou les calices sont le plus habituellement munis de glandes transparenles pleines d'huile essentielle : ces glandes ne sont pas visibles par transparence, quand le tissu des feuilles est trop coriace; elles paraissent manquer complètement dans quelques genres qu'il est d'ailleurs impossible de séparer complètement des genres à glandes transparentes. L'inflorescence est variée dans celte famille; le plus souvent les pédoncules naissent à l'aisselle des feuilles, et se divisent en trois pédicelles uniHnres ou en trois branches (|ui sonl elles-mêmes uniHoies; dans ces deux cas, les fleurs centrales sont le plus souvent sessileset fleurissent les premières. Celte disposition de fleurs, qui semble normale dans la famille, se modifie en apparence quand les pédoncules sonl uiiiflores; mais alors même on reconnaît le type normal, parce que la fleur unique porte deux bradées au sommet du pédicelle. Ou trouve aussi des Myrlacées à fleurs en grappe ou en épi; mais dans ces cas, les fleurs latérales sonl le plus souvent opposées et se rapprochent souvent par leur disposition des véritables cymes. Les Heurs sont blanches ou rougeâtres, jamais ni jaunes ni bleues. Celles du Myrte commun en donnent assez bien l'idée.

Les Myrlacées sonl presque toutes originaires des pays situés entre les tropiques; quelques-unes, telles que le Myrle commun , les Philailelphns et le Deciimaria, s'avancent dans l'hémisphère boréal, jusqu'aux régions tempérées. Le Myrte à feuilles deNummulaire va dans l'hémisphère austral, jusqu'aux îles Malouines. La Nouvelle-Hollande produit un grand nombre d'espèces de cette famille.

L'ordre des Myrlacées est composé de cinq tribus, dont voici l'énumération et les caractères généraux.

\" tribu. Chamélaeciées. — Fruit sec, à une loge, même à l'élat d'ovaire. Plusieurs ovules attachés à la base de la loge, à son centre ou à un placenta court et central. Cinq lobes au calice. Cinq pétales ou point. Élamînes libres ou polyadelphes, quelques-unes sessîles. Deux bractéoles opposées sous la fleur, tantôt libres, tantôt soudées en une sorte d'opercule. Feuilles opposées, entières, ponctuées. Sous-arbrisseaux tous originaires de la Nouvelle-Hollande et dont le port rappelle celui des Bruyères. C'est ici qu'appartiennent les genres Calyllirix, Labill.; Chaiiiœlaticiuni, Desf.; PUeanthus, Labill.; Gettetyllis et Ferticonlia du professeur De Candolle.

Ile irii)ii. Leptospermées. — Fruit sec, déhiscent, à plusieurs loges. Graines allachées à l'angle interne des loges, dépourvues d'albumen et d'arille. Lobes du calice et pétales au nombre de quatre à six ; étamines libres ou polyadelphes. Feuilles opposées ou alternes, le plus souvent ponctuées. Inflorescence variée. Arbrisseaux ou arbres, tous de la Nonvelle -Hollande.

Cette tribu se sous-divise selon la liberté ou la soudure des étamines. Les genres à étamines polyadelphes sont : Beaufortia, Br.; Calolhamnus, Br. (dont le Billiottia de Colla fait partie) ; Tristania, Br.; Astarlea, DC. (Melaleuca fascicularis, Labill); Melaleuca, Forst., et Eudesmia, Br. Ceux à étamines libres sont : Eucalyptus, L'Hér.; Aiigophora, Cav.; Callistemoii, Br.; Melrosideros, L.; Leptosperinum, Forst.; Fabria'a, Gœrtn.; el Beckea, L., dont le Jungia et VImbricaria font partie.

Ill<^ tribu. Mtrtées.— Fruit charnu, à plusieurs lobes au moins dans la jeunesse. Graines sans albumen et sans arille. Lobes du calice et pétales au noml)re de quatre ou cinq. Élainines libres. Feuilles opposées, munies de glandes Iransparentes, visibles quand le tissu n'est pas trop opaque. Pédoncules axillaires,uniflores, avec deux bracléolcs, IrîHores ou trîchotomes elen cyme. Arbrisseaux presque tous originaires des régions intertropicales. Ce groupe, qui fait le centre de la famille, se compose d'un grand nombre de genres presque tous nombreux en espèces, savoir : Eugenia de Michelî, qui comprend le Greggia de Gœrtner, VOlynthia de Lindiey, et probablement le GHa;;M/zMHt de Jussicu; Jambosa, Adans.; Acmena, DC. (Melrosideros floribunda, Smilh); Sizygium, Gœrtn., non P. Browne; Calyptranlhes, Swarlz; Caryophyllus, L.; Myrcia, DC.(qui comprend les Myrtes elEugenias, des auteurs, à cotylédons foliacés et contortupliqués); Myrtus, L., Gœrtn.; Nelilris, Gœrtn.; Caiiipoinaitesia, Ruiz el Pav.; Psidium, L.; Sonneralia, Lin. fils. A ces genres qu'on peut considérer comme suffisamment connus, il faut joindre les suivants dont les graines sont inconnues, et sur lesquels par conséquent il est nécessaire d'appeler l'atlenlion des observateurs, savoir : Catinga, Aubl.; Petuloloina, DC. (Diatoma, Lour.); Fœlidia, Comm.; Coupoui, Aubl.; Careya, Roxb.; Glapliyria, Jack.; Crossoslylis, Forst.; Grias, L. Ces deux derniers, rejelés par les auleurs dans des familles fort différentes, paraissent devoir se rapporter ici, à cause de leur calice adhérent à l'ovaire, mais méritent ainsi que les précédents un nouvel examen.

IVe tribu. Barriivgtoniées. — Fruil sec ou charnu, toujours indéhiscent, à plusieurs loges. Lobes du calice et pétales au nombre de quatre à six, égaux entre eux. Élaniines nombreuses sur plusieurs séries, ù filets monadelphes par la base en un anneau court et égal dans tout le contour de la Heur. Feuilles le plus souvent alternes et non ponctuées. Fleurs en grappes ou en panicules. Arbres des régions équinoxiales de l'ancien el du nouveau conlinent. 11 faut rapporter ici les genres : Dicalyx, Lour.; Stravadium, }iiss.\ Barringtonia, Forst.; et Gustavia, Lin., ou Pirigara, Aubl.

V tribu. Lécythidées. — Fruit sec, s'ouvranl transversalement, à plusieurs loges au moins dans sa jeunesse. Lobes du calice el pétales au nombre de six; ces derniers un peu inégaux et légèrement réunis par la base. Étamines très-nombreuses, monadelphes, réunies en un anneau très-courl d'un côlé, très-long et trèsépais de l'autre. Feuilles allernes, non ponctuées, peutêtre munies de stipules dans leur jeunesse. Fleurs en grappes axillaires el terminales. Arbres originaires des

parties équinoxiales de l'Aniérique. Les genres Coiilataii, Couroupila, Beitholletia el /,eo'//i(>fornienl celle tribu.

Les cinq tribus précédentes sont tellement distinctes, f|ue la plupart pourraient être considérées comme des familles: cette opinion serait surlo\it applicable r

1» Aux Chamélauciées qui par leur ovaire uniloculaire s'approcbent des Combrétacées; mais leur port, leurs feuilles ponctuées et la structure de leurs Heurs les rattachent aux Myrtacées. La structure interne de leurs graines, lorsqu'elle sera connue, viendra confirmer ou infirmer ce rapprochement;

2» Aux Lécytbidées que quelques botanistes distingués ont considérées comme une famille à raison de leurs Heurs irrégulières et à six parties, cl de la structure de leur fruit; mais les Barringloniées établissent un passage trop prononcé des Lécythidées aux Myrtées. pour (|u"il paraisse facile de les séparer. Les Lécythidées touchent aux Nhandirobées par la structure de leur fruit.

Il résulte de l'ensemble des caractères précédents, que les Myrtacées diffèrent des Calycanthées et des Combrétacées par leur embryon dont les lobes ne sont jamais roulés l'un sur l'autre; des Mélastomées par la structure des étamines et des anthères; des Rosacées par les styles uniques ou plutôt tous soudés en un seul; (les Lythraires par l'ovaire adhérent; des Onagraires par le grand nombre des étamines, et de toutes ces familles par la présence au moins très-fiéquente des glandes transparentes de leui' tissu.

Ces glandes, pleines d'huile essentielle odorante, donnent à celles des Myrtacées qui en sont abondamment pourvues, une odeur aromatique, et des propriétés stimulantes qui ont rendu plusieurs d'entre elles célèbres, soit comme plantes d'agrément, soit pour leurs propriétés médicales.

On doit observer que l'embryon des Myrtacées présente des formes très-diverses, et ce qui est remarquable, que ces formes diverses se retrouvent dans les diverses tribus. Ainsi parmi les Myrtées, on trouve des genres, tel que celui des Hfyrhis, dont l'embryon est courbé, la radicule longue et cylindrique, les cotylédons petits et foliacés; d'autres, tel que le genre Alj-rcia, qui ont la radicule courte, les cotylédons foliacés, grands el irrégulièremenl plissés, à peu près comme dans les Mauves; d'autres enfin, tels (|ue le genre Eufjenia, dont l'embryon semble monocotylédone, parce que les deux cotylédons sont épais, charnus el soudés très-intimement en un seul corps. Des différences analogues se retrouvent dans les Lécytbidées; le Coiiioupita el le Couralari onl les cotylédons libres, foliacés et un peu plissés; le herlholletia el le Lecythis les ont épais, charnus el soudés. De CandoUe ne sérail pas éloigné de croire que la même différence existe parmi les Barringloniées; le Barringlonia a les cotylédons charnus el sondés; le Giislavfa les a charnus, plans et peu ou point soudés, et il est porté à croire, d'après des échantillons imparfaits, que le Stiavailium a les cotylédons presque foliacés et plissés. Si ces considérations tendent à infirmer l'importance des caractères de l'embryon dans la coordination des familles, elles ten-

dent aussi à confirmer la réunion des Lécythidées et des Barringloniées avec les Myrtées.

De Candolle a été forcé d'exclure des Myrtacées quelques genres anomaux et qui doivent, selon lui, faire les types d'autant de petites familles distinctes; tels sont :

1» Les AiAivGiÉES où il faut rapporter le genre y^lajif/ium seul. Peut-être le Patalotoma, mieux connu, devra-t-il un jour s'en rapprocher. ,

9" Les Granatées de Don qui se composent ihx seul genre Piniica. lequel est voisin des Calycanthées et des Combrétacées par la structure de l'embryon.

ô" Les Mémêctlées qui comprennent le Memecyton el le Monriiia, et se placent très bien entre les Combrétacées et les Mélastomées.

A" Les PniLADEipnÉES de Don. qui, par leurs graines munies d'arille el d'albumen et leurs feuilles non ponctuées, s'écartent des Myrtacées, mais qui s'en rapprochent par leur port et leur inflorescence. On doit y rapporter le Philadelphus el probablement aussi le Decii maria.

MYRTE. Myiius. bot. Genre de la famille des Myrtacées, et qui se place dans l'Icosandrie Monogynie de Linné. Ce genre s'esl successivement grossi d'un si grand nombre d'espèces exotiques el indigènes des climats équatoriaux. que l'étude de ces plantes est devenue excessivement embrouillée ; elle se compliqua fortement, quand on eut établi plusieurs genres assez mal caractérisés, el qui offrirent la plus grande analogie de structure avec les véritables Myrtes. 11 en résulta une telle confusion, que plusieurs botanistes célèbres, Swartz el Kunlli enlr'aulres, proposèrent la fusion, dans le Myrtus, de la plupart de ces genres, comme les Eiigenia, Grer/gia, Sizygium et Caryophyllus. Ce.pendant plusieurs de ces genres semblent très-nalurels, et c'est faute d'.ivoir été bien définis qu'ils ont été rejelés. Le professeur De Candolle les ayant de nouveau examinés, en ces derniers temps, admet leur séparation el même le rétablissement de quelques autres qui avaient été unanimement négligés. A', les articles Myrtacées el Myrtées, qui ont été rédigés par De Candolle lui-même. Mais comme on a renvoyé, d'après les observations de Kunth, à l'article Myrte pour parler des Eijgetiia , il devient indispensable de tracer les caractères de ces deux genres, tels que De Candolle les a circonscrits; ensuite on fera connaître les principales espèces qui les constituent. Ouanl au Caryophyltiis, il a été traité au mol Gëroflier.

Les caractères du genre Myrte sont : calice supère, ordinairement à cinq divisions persistantes; corolle presque toujours à cinq pétales insérés sur le calice; étamines en nombre indéfini, libres el insérées sans ordre symétrique au pourtour d'un disque épigyne, à anthères biloculaires , et déhiscentes longitudinalement; ovaire à deux ou trois loges, renfermant chacune un grand nombre d'ovules ascendants; un seul style surmonté d'un stigmate simple ; baie couronnée par le calice, offrant une à trois loges qui renferment desgraiues nombreuses, courbées, composées d'un embryon courbé de même que la graine, à radicule longue

cl cylindrique et i> cotylédons petits, plans et un lieu foliacis. En fixant ainsi, dans la structure de la };raine,le caractère essentiel du genre jl/r//MS, Ue Candolle s'est vu obligé d'établir un génie Myrcia pour les Myrtns voiiacca de Valil, Myrtus Billariliana de Kuntb, M/rhis bracleolaiis de Poiret, etc., qui n'ont que deux grosses graines à cotylédons trèsgrands et plissés irrégulièrement. Le genre Engenia dans lequel les auteurs ont à l'envi aggloméré une foule d'espèces qui offrent néanmoins assez de diversité dans leurs graines, doit cire borné aux Myrtées dont les graines ont des cotylédons épais, charnus, parsemés de vésicules pleines d'huile volatile, et tellement soudés ensemble, qu'à peine aperçoit on leur ligne de jonction. A ce genre, on réunira le Greggia de Gœrtner, YOlynthia de Lindley et le Cuapuniim de Jussieu. Mais il sera nécessaire d'en éliminer VEtigenia Jaiiibos, L., ainsi que plusieurs autres espèces qui constituent le genre Jambosa de Rumphius et d'Adanson.

Myrte cosimud. Myrlus communis, L. Sa tige est droite, Irès-rameuse, garnie de feuilles opposées, quelquefois ternées, ovales-lancéolées, lisses, d'un beau vert, parsemées de points glanduleux. Les fleurs sont blanches, ((ueliiuefois légèrement rosées sur le bord des pétales, solitaires dans les aisselles des feuilles, et portées sur des pédoncules à peu près de la longueur de ces feuilles. On connaît plusieurs variétés du Myrte commun; les unes sont remarquables par leurs baies aussi grosses que des cerises et d'un goût très-agréable; elles sont cultivées comme arbres à fruit sur les côtes de Syrie. Une variété naine et à petites feuilles dont on a fait, peut-être avec laison, une espèce, sous le nom de Myrtiis tnicrophjtla, est excessivement commune en Espagne, dans la partie méridionale, où elle remplit le même rôle que les Bruyères et les Ulex dans les landes des contiées de l'Europe tempérée; c'est une de ces plantes sociales qui semblent avoir usurpé le terrain, et ne laissent croître dans le voisinage qu'un petit nombre d'autres végétaux. Enfin la culture du Myrte a fait naître une variété à fleurs doubles qui est celle ((u'on rencontre le plus fréquemment dans les jardins.

Peu de plantes ont joué un plus beau rôle symboli- <iuc, chez les anciens, que cet arbrisseau cpie l'on croit originaire des pays méridionaux de l'Europe, quoiqu'il se trouve également indigène en Afrique et dans toutes les contrées chaudes et temjiérées de l'Asie. C'est lui qui forma, dit-on, le berceau sous lequel Vénus, sortant du sein des ondes, trouva le premier abri de sa nudité, et il fut conséquemment dédié à la déesse des amours; en effet, toujours le Myrte paraissait non comme un objet d'ornement, mais coniine un emblème de vénération, dans les fêtes consacrées à cette divinité, et l'on ne personnifiait jamais les grâces, sans (|ue l'une d'elles portât à la main une branche de Myrte. Cet arbuste était employé dans les lustralions; il servit à purifier les Sabiiies après que les Romains les eurent, par une perfidie cruelle, enlevées à leurs familles. Daus les cérémonies nuptiales , les époux étaient conduits à l'autel de l'hymen, le front ceint

d'une couronne de Myrie et de Roses; on représentait la volupté nonchalamment couchée sur des feuilles de Myrte, etc.

Le Myrte n'était point révéré seulement comme le symbole de l'amour, il devenait souvent aussi celui des vertus publiques, de la victoire, et même des plaisirs de la table : à ce premier titre, il formait à Rome, la couronne dont on récompensait les magistrats qui avaient blanchi sous l'égide d'une irréprochable conduite. Les archontes d'Athènes, en avaient le front paré, comme signe de leur inviolable dignité, en même temps <iue pour rappeler constamment, à ces augustes mandataires du peuple, l'austère intégrité qu'ils devaient apporter dans l'exercice de leurs fonctions. Il était le prix décerné aux vainqueurs des jeux islhmiques; et dans les honneurs de l'ovation , triomphe qui n'avait pas été souillé par l'effusion du sang humain, le Myrte remplaçait le Laurier sur la tète du triomphateur. Dans les joyeux festins l'apparition soudaine d'un rameau de Myrte devenait, ainsi i|ue le dessert dans nos bamiuets de famille, le signal des chants; les convives se passaient tour à tour le rameau , et celui entre les mains du(|uel il arrivait, le devait garder jusqu'à ce qu'il eût payé son tribut à la commune joie. Cette heureuse coutume, qui inspirait les plus riantes idées, qui donnait aux fêles des anciens un charme tout particulier, valait bien cette froide éliquelte que les temps modernes ont abusivement revêtue du nom de politesse.

Dans les pays chauds la culture du Myrte n'exige pas de soins. On en fait des haies et des rideaux de verdure qu'il suffit de tondre tous les ans, afin qu'ils restent bien garnis. Dans les contrées septentrionales où il est cultivé comme arbuste d'agiément, on l'élève communément sur une seule lige, et l'on fait prendre à sa tête une forme arrondie en le taillant bien soigneusement. On conserve ainsi les pieds de Myrtes dans des pots ou des caisses que l'on rentre dans l'orangerie pendant l'hiver. Une terre substantielle leur convient, et il faut les arroser fréquemment durant les chaleurs de l'été. Quoicpie les Myrtes se reproduisent facilement par les graines , on emploie rarement ce moyen de multiplication, parce que ses résultats sont très-laidifs ; les boutures et les marcottes sont plus généralement usitées, parce qu'elles donnent des pieds qui Heurissent beaucoup plus tôt, et qu'on peut ainsi conserver les variétés à fleurs doubles qui sont les plus recherchées.

Myrte cotonneux. Myrhtslomentosa, Lam. Cette espèce <|ui ne paraît pas avoir obtenu des Chinois les mêmes honneurs qu'ont accordés les Grecs et les Romains à la précédente, n'est bien connue en Europe que depuis le retour de Louieiro, missionnaire à la Cochiiichine; il est bien vrai que. précédemment, en 1776, MM. Norman en avaient introduit un pied en Angleterre, et qu'il s'était propagé au point de se retrouver dans les grandes collections; mais l'on n'avait que des notions tort incomplètes sur l'origine de ce végétal, sur sa croissance dans le pays natal où il forme un arbre assez élevé, conséquemment bien différent de l'arbuste que l'on obtient en Europe. Le Myrte colon-

iieux ne s'élève, dans les serres, qu'à quelques pieds de hauteur ; sa tige se divise en rameaux op|)osés, cylindriques, recouverts d'une écorce cendrée, et garnis de feuilles également opposées, pétiolées, ovales-ohlongues, un peu épaisses, légèrement roulées en leurs hords, glabres et d'un verl assez foncé en dessus, cotonneuses et grisâtres en dessous, avec trois nervures saillantes. Les fleurs, qui naissent solitaires dans les aisselles des feuilles supérieures, sont larges de quinze lignes, portées sur des pédoncules longs d'un pouce et tout couverts, ainsi que les calices et les deux bractées qui sont à leur base, de petits poils courts, qui font paraître toutes ces parties blanchâtres. Le calice est monophylle. divisé très-profondément en cinq lobes arrondis. La corolle se compose de cinq pétales ovales, d'un rose foncé, velus en dehors, et deux fois plus longs que les divisions du calice. Les élamines sont trèsnombreuses ; elles ont leurs filaments de la même couleur que les pétales, moitié plus courts qu'eux, insérés sur la base du calice, et terminés par des anthères ovalesarrondies, jaunes et à deux loges. L'ovaire est inférieur, surmonté d'un style simple, plus long que les élamines, terminé par un stigmate en tête déprimée. Le fruit est une baie arrondie, velue, de la grosseur d'un grain de raisin ordinaire, couronnée par le calice persistant, partagée en trois loges contenant chacune plusieurs semences.

Plusieurs autres espèces de Myrtes exotiques mériteraient, par la beauté de leur feuillage et de leurs fleurs, une mention particulière; mais comme elles sont en nombre très-cojisidérable, ce serait excéder les limites assignées aux articles de cet ouvrage; d'ailleurs, la plupart de ces plantes ne sont connues que par les descriptions et les figures qu'en ont données les botanistes, ou bien elles existent seulement dans les herbiers, et ne sont pas cultivées dans les jardins d'Europe. On ne peut cependant passer sous silence quelques espèces célèbres parleurs usages économiques. Ainsi le j1/r//!(S Ugni, Lanik., arbrisseau qui croit dans l'Amérique méridionale, a des baies rouges, arrondies ou ovales et de la grosseur d'une petite prune. Les habitants du Chili préparent avec ces baies une liqueur aromatique et qui a de l'analogie avec les meilleurs vins muscats. On emploie aux mêmes usages les Myrtus Lxii.a et viaxima de Mollna, qui. en outre, offrent un bois excellent pour faire des voitures. Le Myrtus caiyopliyl- Inla, que l'on trouve dans les Iles de l'Amérique et à Ceylan, fournit l'écorce aroniali(|ue connue sous le nom de Canelle Giroflée, dont on fait un grand usage comme condiment dans les pays où cet arbre croit spontanément.

Le Myitits Pimenta de Linné fait maintenant partie des Eiiyeiiia de De Candolle. Dans les Antilles, il devient un grand arbre à feuilles presque semblables à celles du Laurier, et à fleurs disposées en grappes axillaires. L'aromate dont on se sert en plusieurs pays pour assaisonner les mets, et qui est connu sous les noms de Toute-Épice, Piment de la Jamaïque, est fourni par les baies du Myrtus Pimenta, cueillies avant leur maturité. Réduites en poudre, ces baies se vendent en Hollande, sous le nom de Poudre de clous de Girofle,

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cl on en retire p,ir la distillation une huile volatile tellement semblable à celle du Girofle, qu'on lui en donne le même nom.

On a étendu le nom de Myrte à des plantes qui n'appartiennent pas à ce genre, mais qui lui ressemblent par des feuilles coriaces et persistantes. Ainsi on a appelé :

Myrte bâtard ou des marais, le Myrica Gale.

Myrte épiivecx ou sauvage, le liuscns aculealus.

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