FRAG
MYUTËES. BOT. On a vu, dans l'article Myrtacées, que cette famille se divise en plusieurs tribus, et l'on a réservé le nom de Myrtées à celle dont le Myrte même fait partie. De Candolle a ensnite exposé dans le même article les caractères qui distinguent la tribu et les genres dont elle se compose. Mais la distinction et la circonscription de ces genres a souvent occupé les botanistes, et mérite d'être reprise ici. Tournefort ne comptait que trois genres de Myrtées : le Myrte proprement dit; la Goyave, appelée ensuite Psidium par Linné, et le Géroflier. Micheli en ajouta un quatrième sous le nom d'Eiigenia, qui fut admis par Linné; celui-ci, en conservant ces quatre genres, y distribua toutes les espèces de Myrtées connues de son temps; mais les caractères des genres Myrtus et Eugenia étant mal circonscrits, les espères furent distribuées entre ces genres presque au hasard; tantôt on considéra comme Myrtus les espèces à cinq pétales, et comme Eugenia celles à quatre; tantôt on admit pour Myrtus celles à fruit polysperme, et pour Eugenia celles à fruit monosperme. Ces deux modes de division étaient inexacts, car, 1" il existe des espèces tantôt à quatre et tantôt à cin(| pétales, et parmi celles même où le nombre est constant, les affinités ne suivent que très-imparfaitement le nombre des parties de la fleur; 2" le nombre des graines, considéré isolément, ne donne pas des divisions beaucoup meilleures, vu que le nombre des ovules est toujours assez considérable, et que c'est par des avortements plus ou moins prononcés qu'il se léduit à un petit nombre ou à l'unité. Frappé de ces difficultés, Swartz prit le parti de réunir en un sousgenre le Myrtus et VEugenia. Celte opinion a été soutenue par Kunlh et Sprengel qui même ont aussi admis l'opinion de Thunberg, et ont réuni le Géroflier à ce groupe déjà si vaste. Cependant Gaertner avait indiqué, sur un petit nombre d'espèces il est vrai, une distinction entre les Myrtées qui ne pouvait permettre une réunion aussi hétérogène; Lindiey l'avait confirmée, sur une autre espèce, et Kuntb lui-même, tout en admettant la réunion de tons ces genres, a fourni, par l'exactitude de ses descriptions, de bons arguments en laveur de leur séparation.
De Candolle ayant eu occasion d'étudier récemment ce groupe de plantes, indique de la manière suivante les caractères de ceux des genres qui ont été confondus ensemble par divers auteurs.
1" Le véritable genre Myrtus a pour caractères d'avoir les Eleurs presque toujours à cinq pétales, et le fruit est une baie à deux ou trois loges, même à sa maturité; les graines y sont nombreuses, courbées, composées d'un embryon courbé comme la graine même, ÔS
h radicule lonfjuc cl cyliiulriqiie, et à cotylédons pelils, plans et un peu foliacés. C'est ici qu'appartient le Myrtus communis, qui en fait le type; les Myrlus myricoiiles, nummularia, i-accinioides, saluta/is, Urjni, microphylla, font aussi certainement partie de ce genre. De Candolle y réunit encore sous une section distincte, le Myrlus tomentosa d'Ailon, qui, à raison de ses graines aplaties, devra former un genre particulier.
2" Il désigne sous le nom de Myrcia (l'un des anciens noms du Myrte), un genre qui se caractérise parce que la baie mûre ne renferme qu'une ou deux graines; celles-ci sont assez grosses ; leur test est lisse et frial)le ; leur embryon a la radicule courte, les cotylédons trùsgrands, un peu foliacés, et plissés irrégulièrement l'un sur l'autre, à peu près comme dans les Mauves. On doit rapporter ici plusieurs des Myrtes des auteurs, savoir : Myrtus coriacea de Valil; Myrtus coccolohœfolia, Billardiana de Kuntli ; M/rti/s 6;acteo/ans de Poirel, etc.
3» VEiKjenia doit être, selon lui, caractérisé par ses graines qui, bien que provenant d'un ovaire à plusieurs ovules, sont presque toujours solitaires ou à peine au nombre de deux ; ces graines sont arrondies, grosses et solides; leur embryon offre une très-petite radicule souvent à peine visible, et leurs cotylédons épais, cliarnus, remplis de vésicules d'buile essentielle, et tellement soudés ensemble qu'on ne peut les séparer, et que même le plus souvent on aperçoit à peine leur ligne de jonction. Cette structure leur a fait donner le nom de fausse monocolylédone; on la retrouve dans plusieurs Lécythidées et dans les Bairingloniées; la Ueur des Engenia est le plus souvent à quatre, quelquefois à cin(i parties; le tube du calice y est toujours sensiblement arrondi par le bas. Le plus grand nombre des Myrlées ou Myriacées à fruit charnu, appartiennent à ce genre ainsi circonscrit, et pour ne parler que de celles dont on a fait des genres, on doit y rapporter non-seulement VEugenia de Micbeli, mais encore le Grerjgia de Gaerlner. La section désignée par le nom à'Olyiithia, par Lindley, est très-probablement le Guapuriuvi de Jussieu. C'est encore à ce genre qu'appartient le Myrtus Pimenta, car la figure de Gœrtner paraît avoir été faite sur quelqu'autre espèce que le vrai Piment des Antilles.
4'> Le Jambosa de Rumpbius et d'Adanson , que les auteurs avaient réuni à VEugenia, mérite d'être conservé comme genre distinct, caractérisé par la construction du tube du calice en forme de toupie; les graines ont la plus grande analogie avec celles de VEugenia, mais le port des espèces de ce genre la fait assez bien distinguer. C'est ici que se rapportent les Eiigenia Jambosa, L., piirpurea, Roxb. , macrophylla , Lamk. , Mataccensis, t., australis, Wendl., laurifolia , Roxb., etc.
3" Le Caryophyllus reste caractérisé par le tube de son calice allongé et cylindrique, aussi bien que par ses graines à cotylédons charnus, appliqués par leurs bords sinués, mais non pas soudés intimement ensemble. Les autres genres de cette tribu n'ayant pas été confondus les uns avec les autres, n'exigent pas de
mention particulière, et seront traités chacun à Irnr article.
MYRTILINE. Myrtilina. inf. Genre créé par Bory- S'-Vincent aux dépens des Verticelles de Mtlllcr, et qui fait partie de la famille des Urcéolariées, dans l'ordre des Stomoblépharés, du système des Microscopiques. Ce genre est caractérisé par un corps en coupe parfaitement vide, submembraneux, sessile, avec un ou deux cirres vibratiles de chaque côte; plusieurs individus s'agrégeant en glomérules par leur base. Selon l'auteur trois espèces sont constatées : l" Myrtilina fraxinea, B ; l'orlicella, MUU., Iiifus., t. 38, lig. 17; Encycl., pi. 20, fig. 37; 2° Myrtilina Limacina, B.; rorticella, MUU., fig. 1C; Encycl., fig. ÔG, qui se tient parfois solitaire; S" Myrtilina Cratœgaria, B.; forticella, Mull., f. 18; Encycl., f. 38.
MYRTILLE. Myrtillns. bot. Espèce du genre Airelle dont le nom est emprunté de celui que les anciens donnaient au fruit du Myrte et de divers autres arbrisseaux.
MYRTILLITES. poiyp. Polypiers fossiles de la grosseur d'une noisette et qui portent un trou au centre; on en voit des figures dans le Traité des Pétrifications de Bergius (pi. 13, f. S3-G5) qui les regardait comme des fleurs et des fruits de plantes marines. Une de ces espèces paraît devoir rentrer dans le genre Halliroé. A', ce mot. Les antres répondent à l'Alcyon globuleux de Defrance.
MYRTIPHYLLUM. bot. Le genre de P. Browne ainsi nommé dans sa Flore de la Jamaïque, est le même que le genre Psichotria de Linné.
MYRTOCISTUS. bot. (L'Écluse.) Synonyme d'ffypericiim balearicum, L, f^. Millepertuis.
MYRTOGEiNISTA. bot. (Breyn. Cent., tab. 29.) Synonyme de Podalyria myrtifolia, Willd.
MYRTOIDES. bot. Premier nom donné par Linné au Myrtus Zeylanica. Ce nom, ou plutôt le mot français Myrtoïdes, a été adopté plus laid par Jussieu pour désigner la famille maintenant nommée Myrtacées. A', ce
MYRTOMELIS. bot. (Gmelin.) Synonyme d'Amélanchier, espèce du genre Alizier. K. ce mot.
MYRTOPETALON. bot. (Dioscoride.) Le Polygonum avicnlare, L. F. Renobée.
MYRTUS. BOT. y. MVRTE.
MYSCOLE. Myscoliis. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie égale, L., établi par H. Cassini (DuUel. de la Soc. Pliilom., mars 1818, p. 33) qui, pour le caractériser, a donné une longue description de tous ses organes floraux. En voici les caractères les plus importants : involucres dont les folioles sont régulièrement imbri(|uées, appliquées inférieurement, étalées supérieurement, coriaces, charnues, oblongues-lancéolées, terminées au sommet par une petite épine, et pourvues sur les deux côtés d'une petite bordure scarieuse et frangée; réceptacle ovoïde ou conique, épais, charnu, garni de paillettes courtes, larges, ovales-obtuses, comme tronquées au sommet, membraneuses sur les bords, et embrassant par leur face interne l'ovaire et la base de la corolle; calathide composée de fleurs nombreuses, en languettes et her-
raaphrodiles; ovaires elliptiques ou obovales, obcoinprimés, glabres, dépourvus de col, surmontés d'une aigrelle composée de deux petites écailles égales, opposées sur les côtés de l'ovaire, filiformes, plumeuses dans leur pailie supérieure, quelquefois augmentée d'une troisième ou même du rudiment d'une quatrième petite écaille; enfin on y observe encore, outre les petites écailles latérales, une très-petite aigrette en forme lie couronne, située sur la face extérieure. La structure du fiult et de son aigrette est un peu différente de celle du fruit du Scolymus , genre linnéen aux dépens duquel le M/scohis a été formé et dont le nom est l'anagramme; cette différence est si légère que l'auteur luimême consent à ne regarder son Myscolus que comme un sous-genre. En effet, dans les Scolymus, les fruits sont pourvus d'un col peu manifeste, et l'aigrette csl petite, courte, continue et en forme de couronne. Or, le Myscolus a l'ovaire entièrement dépourvu de col, et il offre quelquefois et accessoirement une aigrette courte, semblable à celle des Scolymus. Il parait donc presque superflu d'avoir fondé deux groupes sur des distinctions si peu sensibles. Les Myscohis iiiegaceplialus et microcephalus de Cassini ont pour synonymes les Scolymus grandiflonis et His/ianicus de Desfontaines {Flor. Jtlaiil., t. ii, p. 240), plantes indigènes du bassin de la Méditerranée, f^. Scoi.yme.
MYSIS. Mysis. crïst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Scbizopodes, établi par Latreille et adopté par Olivier et Leacli avec ces caractères : tous les pieds divisés jusqu'à leur base en deux tiges filiformes et très grêles; antennes latérales accompagnées, comme dans les Salicoques, d'une grande écaille et situées plus bas que les mitoyennes ; queue terminée par une nageoire de quatre h cinq feuillets. Ces Crustacés ont des rapports avec les Stomuiapodes et les Amphipodes; ils ressemblent beaucoup aux Salicoiiues et tiennent même un peu des Entoniostracés; leur corps est très-petit, allongé, étroit et mollasse; leurs antennes latérales sont situées plus basque les mitoyennes, sétacées, très-longues et recouvertes à leur base d'une grande écaille : les intermédiaires sont beaucoup plus courtes, composées d'un pédoncule de trois articles dont le troisième, qui est large, donne naissance à trois soies dont deux sont fort longues; les yeux sont placés à la partie antérieure du test, et à côté d'une saillie triangulaire et déprimée: ils sont très-rapprochés; les palpes maxillaires sont longues et saillantes; les pieds-mâchoires sont assez longs, ils sont composés d'un lobe intérieur, divisé en plusieurs articles de formes variées, et d'un lobe extérieur ou palpe tlagelliforme longue et en forme de filet; ils paraissent être destinés aussi à la locomotion, comme les i)ieds auxquels ils ressemblent beaucoup; ceux-ci sont composés de deux tiges s'insérant sur une pièce commune, en formç de tubercule plus ou moins arrondi ; ces tiges sont composées chacune de deux articles distincts, et terminées par un filet assez long. Ces pieds vus en place font paraître les organes de la locomotion des Mysis composés de quatre lignes ou rangs longitudinaux de filets. L'abdomen des Mysis est composé de plusieurs articles, et terminé par une nageoire
de cinq feuillets. Ces Crustacés portent leurs œufs rassemblés à l'extrémité postérieure de la poitrine, près des dernières pattes et renfermés entre deux valves en forme de coquilles; c'est un ovaire qui forme une proéminence ou sorte de bosse. Latreille avait d'abord placé ces Crustacés dans sa famille des Squillares, et il avait été trompé par la figure d'Othon Fabricius où le test semble partagé en deux pièces; il a rectifié cette erreur depuis qu'il a vu l'animal eh nature. Leach (Edimb. Encycl.) avait distingué ce genre sous le nom de Piauni(s; mais il a adopté la dénomination de Latreille dans ses autres ouvrages. On ne connaît encore que peu d'espèces du genre Mysis ; toutes vivent dans la mer et sont très petites.
Mysis de Fabricius. Mysis Fabiicii , Leach, loc. cit.; Latr.. Encycl. Méth., Atlas, pi. ôôô, fig. 5 à 20. Long de plus de six lignes; corps glabre; yeux trèsgros et saillants; carapace terminée postérieurement et sur les côtés en pointe assez aiguë; nageoires ayant les feuillets extérieurs arrondis à leur extrémité et celui du milieu obtusément échancré. Il se trouve dans les mers du Groenland, parmi les plantes marines.
MYSODENDRUM. BOT. Ce genre a été proposé par Banks, pour quelques espèces de Oui. F. ce mot.
MYSON. BOT. [Champignons.) Adanson a appliqué ce nom, emprunté des anciens, à un genre qui comprend deux espèces de Polyjiores, figurés par Micheli, pi. 02 et 6ô. Quant au Myson des Grecs ou Mysus de Pline, qui croissait en Afrique et qu'on regardait comme un mets très-délicat, il paraîtrait, d'après sa manière de croître sous terre, que ce serait une espèce de Truffe blanche, probablement le Tuber niveum, Desf., encore fort estimé en Afrique.
MYSORINE. Hm. Ou a donné ce nom à un minerai de cuivre, qui ne donne pas d'eau par la calcination,et qui paraît être un carbonate anhydre. C'est une substance d'un brun noirâtre foncé, tendre, à cassure conclioïde, d'une pesanteur spécifique égale à 2,020. Elle est soluble dans les acides, et la solution précipite du cuivre sur une lame de fer. Son analyse par Thomson a donné : acide carbonique 10,7; deutoxide de cuivre G0,7; peroxide de fer 19,5; silice 2,1 ; perte 1. Ce minéral a été trouvé au pays de Mysore, dans l'Inde.
MYSTACIDE. Myslacida. ws. Genre de l'ordre des Névroplères, section des Filicornes, famille des Plicipennes, établi par Latreille (Fam.Nat, du Règne Anim.). Caractères: palpes maxillaires très-longues et très-velues, à cinq articles; antennes beaucoup plus longues que les ailes; ailes supérieures étroites et pointues, les inférieures très-plîssées. Latreille donne comme type du genre le Phiyganea nigia de Fabricius.
MYSTACWIER. Mystacidium. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie. institué par le professeur Lindley qui lui a assigné pour caractères : folioles du périgone étalées et libres, toutes égales ; labelle non divisé, éperonné, articulé avec le gynostème; celui-ci court, dressé, demi-cylindrique, charnu, prolongé en filament aux deux extrémités; bec ovale, allongé, convexe et nu; anthère biloculaire et membraneuse ; deux masses polliniques creuses sur le dos; caudicule î> deux branches, sur chacune desquelles est
insérée une {;laiulii1e membraneuse et peKée. Les Jlyslacidiers sonl des planles herbacées, épiphyles, à liges trèscourles, à feuilles distiques, obtuses, obliquement échancrées; les fleurs sont nombreuses et réunies en grappe. Ces Orchidées sont particulières au cap de Bonne-Espérance.
MyST.\ClNÉES. M/slacineœ. inf. Bory de S'-Vincent a établi sous ce nom. dans l'ordre des Trichodés de son système des Microscopiques, une famille qui renferme les genres: Phialine, Trichode, Ypsistome, Plagyolrique, Mystacodelle, Oxilritpie, Ophrydie, Trinelle, Kérone et Kondylioslome. Son nom vient de ce que des cirrcs ou cils mobiles y sont disposés sur une ou plusieurs parties du corps, et y rappellent parfois l'idée de petites mousiaches.
MYSTACODELLE. Mystacodella. inf. Ce genre créé par Bory, fait partie de la famille des Mystacinées, de l'ordre des Trichodés, dans son système des Microscopiques; il est caractérisé par un corps antérieurement terminé par une fissure plus ou moins prononcée, formant comme des lèvres inégales, qui sont munies de cils en manière de mousiaches. Ce sont des animaux agiles, de forme ovoïde ou allongée, mais à qui leur sorte de bouche, «pii cepenilant ne communique point à un sac ou canal alimentaire, donne une apparence baroque. MUUer les comprenait dans son genre des Trichodés.
MYSTAX, BOT. Synonyme d'Hugonie. /'. ce mot.
MYSTE. Mystus, pois. Espèce du genre Clupe. /'. ce mot.
MYSTICETUS. mah. /^. Baleike.
MYSTROPÉÏALE. Myslropetalon. bot. Genre de la famille des Balanophorées, institué par W. H. Harvey (Ann. pf. Nat. hist., feb. 1839) qui lui assigne pour caractères: Heurs monoïques, réunies en épi serré, les supérieures mâles, les inférieures femelles; chaque fleur est accompagnée de trois bractées dont l'une extérieure ou antérieure et le plus souvent libre; les deux latérales sont jjIus ou moins soudées. Les Heurs mâles ont le périanlhe divisé en trois segments spathulés et onguiculés : les postérieurs cohérents; les étumines, au nombre de deux, sonl inséiées sur les segments postérieurs du périanlhe et leur sont opposées; les anthères sont versatiles, à deux loges déhiscentes dans leur longueur; l'ovaire est pelil, avorté. Les fleurs femelles ont le périanlhe supère, subglobuleux ou lubuleux, à trois dénis et caduc; torus charnu, cupuliforme, fixé ù l'ovaire par sa base et s'étendant autour de cet organe qui est ellipsoïde, atténué inférieurement.
Mtstropétale de Tbom. Mfstropelalou Thomii , Harv. Sa lige est épaisse, charnue, entièrement couverte d'écaillés serrées, linéaires et lisses : les supérieures souvent barbues vers le sommet; les inférieures quelquefois allongées; épi très-dense, obtus, long de trois à (jualre pouces. Les fleurs mâles ont la bractée antérieure oblongue, d'une largeur prescjuc égale partout, obtuse, barbue au sommet et le long de la carène, saillante, ciliée sur les bords ; les poils de la barbe sont longs et orangés; les bractées latérales sont soudées à la base, quelquefois presque libres, oblongues, obtuses, membraneuses, quelquefois ciliées le long de
la carène, d'un rouge pourpre, plus pâle à la base. Les segments du périanlhe sonl réunis en forme de coupe; ils ont le limbe lancéolé, obtus, d'un rouge foncé, avec les onglets jaunes; les filaments sont subulés et robustes. Les fleurs femelles ont les bractées jaunes, rouges au sommet, le limbe du i)érianthe également rouge, presque globuleux ou ellipsoïdal, à trois dents obtuses. Le slyle est très-saillant, filiforme; l'ovaire est ovaleoblong, reposant sur un dis(|ue blanc, charnu, au centre duipiel il est fixé par sa base atténuée, d'une couleur rouge foncée, finement hispide, contenant une masse charnue. Le fruit, à sa maturité, tombe avec le torus; il est semblable à l'ovaire, d'un rouge vineu.x foncé, légèrement charnu, avec un endocarpe mince, mais dur et crusiacé, contenant des myriades de petits corps blancs, cellulaires, qui proviennent de la dissolulion de la masse charnue de l'ovaire. Celle plante singulière a été trouvée par le docteur Thom aux environs de Cabdou, dans l'Afrique auslrale.
Mystropétale de PoiEUAiN^ii. Mystropetaloii Polentan/ii, Harv. Celle seconde espèce, observée aussi dans la partie méridionale de l'Africiue, par le docteur Polemann, ressemble à la précédente dans la plupart de ses caractères; cependant elle a la bractée antérieure spathulée, avec l'onglet aigu, le limbe des segnienls du périanlhe dans les fleurs mâles, elliptique et concave, enfin le périanlhe des Heurs femelles lubuleux et trifide. La couleur de ses fleurs est plus brillante; les poils de ses bractées sonl d'un orangé plus vif, et le périanlhe est d'un rouge de carmin.
iMYSTUS. POIS. Synonyme de Mysle.
MYSTYLLE. Mys/y/lus. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Presle aux dépens du grand genre Trifolium de Linné, pour quelques espèces des régions montagneuses du midi de l'Europe. Caractères différentiels : tube du calice membraneux, campanule, marcpié de vingt nervures, ouvert à l'orifice, renflé particulièrement sur le dos, rétréci en pointe vers son extrémité, terminé par cinq dents fines, sélacées, Irès-aigues et recourbées, dont les deux supérieures sont les plus longues; corolle gamopétale inférieurement à partir du milieu, marcescenle, décidue; ovaire ovalo-subglobuleux ou ovale, à bec acuminé, indéhiscent, renfermant de deux à quatre semences subglobuleuses. On ne cite jusqu'ici que deux espèces de ce genre.
MïSTYLiE ÉcuMEtx. Mystylliis spumosus, Presle; Tn'/olium spiimosum , Lin. Ses tiges sont glabres, menues, droites ou coucliécs. garnies de feuilles allernes, longuement péliolées, à trois folioles ovalaires ou cordiformes, en coin à leur base, obtuses an sommet, glabres, veinées et finement striées, accompagnées de stipules blanchâtres, membraneuses, en parlie décurrenles sur le pétiole et terminées par deux pointes sélacées; les Heurs disposées en tète globuleuse, portée sur un long pédoncule axillaire, ont leur corolle purpurine, un peu plus longue que le calice.
MYSDS. DOT. r. Myson.
MYTHlilUATEA. BOT. Pour Milhridatea. F. ce mol.
MYTILACÉS. Mytilacea. moli. La famille des Mylilacés fut créée par Cuvier, dans son Histoire du Bègne
Animal; il y renferma lous les Mollusques acépliales (esCacés, qui ont deux ouvertures au manteau. Celle famille représente les Bifoiipalla de Lalreille, et elle contient les cinq fjer.res : Moule, Anodonte, Muletlc, Cardile et Crassatelle; le genre Moule est divisé en trois sous-f;enres : les Moules propres, les Modioles et les Lilhodomes. Dans son premier Traité systémati(|iie des Animaux sans vertèbres, Lamarck mit ces genres dans d'aulres rapports, c'est-à-dire que les Moules et les Modioles se trouvent près des Pinnes, à côté des Mu- Icllescl des Anodontes. les Cardiles étant rejelées plus loin. Dans la Philosophie zooloî;i<iue, les Moules et les Modioles font partie de la famille des Byssifères, avec les Houletles, Limes, Crénatules, elc, tandis que les IMiilelles et les Anodonies forment la famille des Nayades, el les Cardites font partie de la famille des Cardiacées. Cet arrangement est reslé absolument le même dans l'Extrait du Cours; mais dans son dernier ouvrage, Lamarck a adoplé la famille de Cuvier en la moditianl; il n'y laisse en effet i|ue les trois genres Pinne, Modiole et Moule, mais il la range parmi les Miinomyaires; ce que n'ont pas fait la plupart des zoologistes qui ont suivi de préférence l'opinion de Cuvier. Voici comment Lamarck a caraclérisé celle famille: charnière à ligament subinlérieur, marginal, linéaire, Irès-enlier, occupant une grande parlie du bord dorsal; lest cassant, subcorné, rarement feuilleté, f. Moule, Modioi.e, Pinive et Lithodome.
MYTILICARDES. aoi.L. Blainville nomme ainsi un des sous-genres des Cardiles (Trailé de Malacologie, jiage 340) dans lequel il comprend les espèces allongées, un peu échancrées on bàillanles au bord inférieur, ayant le sommet presque cépbalique et le ligament caché. La Cardile grosse-côte, Cardila crassicoftta, serl de type à ce sous-genre. F. CARnixE.
MYTILINE. Mytillna. moll. Dans la séance de l'Académie de Bruxelles du 4 mars 1857, le docteur Cantraine a lu un Mémoire sur un nouveau genre de Mollusques, qu'il a nommé Mytiliiia. Ce genre, dont il a parfaitement établi les caractères, parait avoir pour lype le Mylilus polymorphus de Pallas, assez mal connu de ce grand naturalisle, et dont le professeur Van Beneden sena, dans un trav 17 janvier 1853. Bien qu'une rigoureuse conformation de quelqu'organe ait pu échapper au professeur Van Beneden, dans sa description analomique du Dreissena polymorplia, ce n'était peut être pas un motif pour changer une dénomination qui avait pour elle une longue priorilé, et produire conséquemment quelque perliirbalion dans la nomenclature générique, f^. Dreissène.
Bory de S'-Vincent, dans son nouveau système de classification des Infusoires dont il a changé le nom en celui de microscopiques, a nommé Myliline un genre de sa famille des Bracbionides, et qu'il a composé des : 1° iMylilina Lepidura, B. ; Biachionns ovalis, Mull., Mici:, tab. 49, fig. 1-3; Encycl., pi. 28, f. 1-3; 2o Mytilina Limnadina, B.; Biachionus tripes, MUll., lig. 4, 3; Encyclop., f. 4, 3; ô» MytUina Cytherea, B.; Biachionus dentcitus, Mull., f. 10, 11;
ifl naturalisle, el dont le professeur t déjà fait le type de son genre Dreisavail remis à la même Académie le
Encyclop. , fig. 6, 7; 4" Mylilina Cypridina , Bory; Brachioims mucronatus, MUll.. fig. 8, 9; Encyclop., fig. 8,9. Les noms spécifiques, donnés à chacune de ces quatre espèces, indiquent les genres de pelils Crustacés avec lesquels leur figure ofl^re le plus de ressemblance.
MYTII.OIDE. Mytiloides. moll. Genre proposé par Brongiiiart dans sa Minéralogie des environs de Paris, deuxième édition, pour des Coquilles de la Craie, que Sowerliy a reconnu depuis comme appartenant au même genre que les Calilles. A', ce mot.
MYTILUS. moLL. F. Mocle.
MYTULITES. Mytuliles. uoll. Nom que l'on a quelquefois donné aux Moules fossiles ou pélrifiées. A^.
MoELE.
MYTULO-PECTUNCULUS. MOU. Genre que Klein [Melh. Ostr., page 13G) a pris de Fabius Columna; il représente parfaitement le genre Placune de Lamarck que Lister confondait avec les Peignes quoiqu'il en ait fait une petite section. F. Piaccive.
MYXA. noT. Espèce du genre Coidia. V. SEBESTfER.
MYXACIUM. BOT. A'. Agaric.
MYXINE. Myxine. puis. Genre de la famille des Suceurs, de l'ordre des Cbondroplérygiens à branchies fixes, dans la méthode de Cuvier; famille des Cyclostomes de Duméril; voisin des Lamproies par les Ammocèles auxquels les Myxines ressemblent beaucoup, et avec lesquels elles forment un passage très-naturel de la classe des Poissons à celle des Annélides, et même des Entozoaires, aulrcfois Inleslinaux selon Linné, et parmi lesquels ce législateur des ordres naturels plaça d'abord les Myxines. Gmelin eût dû rectifier une méprise qu'on a beaucoup reprochée au professeur d'Upsal, loule justifiable qu'elle élait; mais ce grand homme laissa le genre Myxine entre l'imaginaire Fiiria iiifernalis et le filiforme Goidius. Il est aujourd'hui bien démontré que les Myxines sont des Poissons, mais ces singuliers animaux n'en sont pas moins des Poissons défigurés, et les derniers de lous par leur simplicité. Tandis que l'on ne peut trouver de passage bien marqué entre l'embranchement des Vertébrés et des Articulés où la nature semble avoir laissé un grand hiatus, les Vertébrés, par les Ammocèles el les Myxines, passent insensiblement aux Enlozoaires; toutes les parties qui devraient composer leur squelette sont tellement molles et membraneuses, qu'on pourrait les considérer, du moins en certains temps de l'année, comme n'ayant plus d'os; et quelque chose d'analogue s'observe dans les Lamjiroies véritables (|ui, selon les saisons, ont leur colonne vertébrale cartilagineuse si fort amollie, qu'on a peine à la retrouver. Qu'on ajoute à de telles anomalies dans la classe, une privation complète des organes de la vue et de l'ouïe, un corps vermiforme el l'absence d'écaillés ; tels sont les caractères de la Myxine; Linné fut-il si répréhensible de prendre de pareils animaux pour des Vers?
Comme des créatures d'essai, où la nature semble s'être plu à rassembler des choses qui appartiennent à toutes les autres, les Myxines ont de très fortes dents plutôt osseuses que cartilagineuses. L'une de ces dents est solilaire et recourbée au haut de l'anneau maxillaire; les autres, disposées sur une langue de chaque
côlé. font que le Poisson a l'air île ne pji 1er que des mâchoires latérales, comme les insectes ou les Néréides. En ajoutant à ce trait disparate une bouche terminale, circulaire, en forme de ventouse comme celle des Lamproies, un corps anfjuiforme, des œufs qui peuvent devenir très-gros dans le corps de la femelle, et auxquels on a trouvé de la ressemblance avec ceux des Ophidiens, on aura le plus bizarre assemblage. Il n'y a point de nageoires paires; les lèvres sont entourées par huit barbillons lentaculaires; un petit évent percé à la partie supérieure, en avant, communique dans la bouche; les branchies, qui sont au nombre de six, au lieu d'avoir chacune leur issue particulière au-dessous, donnent dans un canal commun pour chaque côté, et les deux canaux aboutissent à deux trous situés sous le cœur, vers le premier tiers de la longueur totale. L'intestin est simple et droit, mais large et plissé à l'intérieur; le foie a deux lobes.
Myxine CLCTiKEBSE. Mfxine glutinosa, L., Gmel., Syst. Nat., xiii, t. i, p. ô082; Bruguière, Encycl., Vers, pi. 70, fig. 1-4. C'est le Gaslérobranche aveugle de la plupart des ichthyologistes français, lesquels avaient adopté la nomenclature de Blocb qui, ayant le premier rapporté cette Myxine aux Poissons, crut devoir l'appeler Gastrobranchus cœcus, pi. 415. Cet animal se trouve dans les mers de la Norwège et du Groenland ; il y ressemble, pour la forme, à une des petites Lamproies des mêmes contrées; son corps est cylindracé, il se termine postérieurement en pointe (|u'environne une seule nageoire adipeuse et verticale composée d'une dorsale, de la caudale et de l'anale réunies; on n'y voit proprement pas de tète; ce corps, comme tronqué, est antérieurement terminé par l'excavation de la bouche circulaire. Cette espèce atteint rarement un pied de long; son dos est bleu azuré: ses flancs passent au rougeàlrc, le ventre est blanc.
MYXODE. Myxoiles. pois. Ce genre d'.icanthoptérygiens, de la famille desGobioïdes,qui a été créé parCuvier, se rapproche beaucoup des Blennies. Les principaux caractères sont : tête allongée; museau pointu, saillant au-devant de la bouche; dents sur une seule rangée, mais privées de canines. Toutes les espèces de ce genre sont nouvelles.
MYXOMPHALOS. BOT. Le genre ainsi nommé par Wallroth qui l'a proposé dans la famille des Champignons Gastéromycètes, n'a point paru différer de celui que Pries avait précédemment nommé Jcinuhi, et qui a été réuni au genre Scterotium de Tode. /'. Sclé-
ROTIE.
MYXONÈME. Myxonema. bot. Genre d'Algues Confervacées, reconnu par Pries, et placé dans la tribu des Batrachospermées, où il se distingue néanmoins de tous les autres groupes cryptogamiques analogues par les filaments gélatineux, laineux et articulés qui le constituent; ils se croisent en tout sens et leurs interstices sont remplis par une masse sporacée. On trouve ces Algues sur le vieux bois exposé à l'action de l'humidité.
MYXOPYRE. Myxopyium. bot. Ce genre qui a été institué par le docteur Blume, dans son Bijdragen tôt (le Flora van Neilerlandsch Imlie, p. 08-3, a été placé
par lui dans la famille des Jasminées; il a pour caractères : calice petit, quadrifîde et persistant ; corolle globuleuse, coriace, plissée intérieurement, à limbe quadrifîde; deux étamines incluses, à filaments très-courts, insérés au milieu du tube de la corolle; ovaire à deux loges renfermant trois ovules; stigmate épais, sessile, anguleux sur le côté et bicuspidé vers l'extrémité. Le fruit consiste en un drupe coriace, à une ou deux loges, renfermant de un à quatre noyaux anguleux, monospermes, enveloppés de mucilage; albumen corné; embryon dressé.
Mtxopyre nervure. Myxopyrum nerrosiim, Bl. C'est un arbrisseau grimpant, à rameaux quadrangulaiies, à feuilles opposées, elliplico-oblongues, ordinairement dentelées, Irinerviirées et glabres; les fleurs sont axillaires ou latérales et réunies en panicule. Cet arbuste est originaire de l'île de Java.
MYXOSPORIUM. BOT. Le genre de Champignons hypbomycètes ainsi nommé par Link, avait préeédcinment reçu de Persoon la dénomination de Naeinaspore. F. ce mot.
MI'XOTHÉCIER. il/rao//ieciMm. BOT. GenredeChampignons gastéromycètes, établi par Kunze, avec les caractères suivants : péridion subcorné, rigide, un peu déprimé, indéhiscent, mais susceptible de se déchirer avec facilité; sj)oridies simples, globuleuses, privées de pulpe gélatineuse. Ces petits Champignons, que l'on trouve sous les tropiques, sont noirâtres et le plus souvent hypophylles, se déroulant librement; ils croissent rassemblés sur les surfaces où ils se sont développés, et leurs péridies s'élèvent sur des fibres simples, continues, qui surgissent d'un stroma subgrumeux.
MYXOTRIQDE. Myxotiichum. BOT. C'est encore à Kunze qu'appartient la création de ce genre de Chani- |)ignons hyphomycèles (Muscédinées), qui fait partie de sa tribu des Byssacées; il se rapproche particulièrement du genre Cainpsotrichum d'Ehrenberg et ClUoridium de Link; il est ainsi caractérisé : filaments continus, très-rameux, entrecroisés; sporidies nombreuses, presque globuleuses, demi -transparentes, réunies en amas, enveloppées d'une substance gélatineuse et fixées sur les filaments. Ce genre ne diffère du Cainpsotrichum, dont il a tout à fait l'aspect, que par la disposition des sporidies. 11 renferme deux espèces : l'une croit sur les papiers moisis, l'autre sur les murs humides; elles sont toutes deux noirâtres; les rameaux sont courbés au sommet dans la première; ils sont droits dans la seconde. Préd. Nées avait d'abord donné à ce même genre le nom d'Oncidiuni, mais ce nom étant appliqué depuis longtemps à un genre d'Orchidées, il a été changé par Kunze qui a donné en outre une description plus complète des plantes qu'il renferme.
MYZANTHE. Myzanlha. ois. Genre de l'ordre des Anizodactyles, institué par Vigors et Horsfîeld, aux dépens des Philédons des autres ornithologistes. Les caractères sont : bec court, robuste, presque droit, comprimé à sa pointe : son arête est carénée, faiblement arquée; narines linéaires, ovales en devant, recouvertes d'une membrane et garnies à leur base de petits faisceaux de plumes; mandibule supérieure
légèrement écliaiicrée; ailes médiocres, jiresque arrondies : première rémige courle, deuxième plus longue du double, troisième un peu plus courte que les quatrième et cinquième qui sont les plus longues ; pieds médiocresj métatarses scutellés en avant, et nus postérieurement; queue allongée, presque arrondie ; orbites nus.
MïîANTBE GARRULE. M/zowWa gotruliis; Merops garntlus, Lalli.; Pliilcmon garrulus, Vieill. Parties supérieures brunâtres ; front noirâtre ; sommet de la léle traversé par une bande noire, qui s'étend sur les oreilles; auréole des yeux jaune; la plupart des rémiges jaunes, terminées de noirâtre; rectriccs noirâtres, bordées de blanc; parties inférieures blanchâtres, variées de brun foncé sur la gorge et la poitrine; jambes rayées de noir et de blanc ; bec brun ; pieds jaunes. Taille, neuf pouces et demi. De la Nouvelle-Galles du Sud.
Mtzahthë a vehtre jabne. Myzanlha flavivenler; PJtiledon chijsatis, Less., Zool. du Voy. de la Coq., pi. 21 bis. Parties supérieures d'un roux olivâtre; ailes et queue d'un brun roussâlre ; menton et gorge d'un gris ardoisé; deux touffes d'un jaune d'or se dessinent de cbaque côté sous les oreilles; bas du cou et devant delà poitrine d'un jaune mélangé de roussâlre, passant au roux brun sur le ventre et les lianes ; bec noir; tarses blancbâlres. Taille, huit pouces. De la iVouvelle-Guinée.
Myzastbe a bec jaune. Myzanlha flavirostris, Vig. cl llorsf., Trans. Lin. xv, p. 519. Parties supérieures d'un vert olivâtre : les inférieures jaunâtres; une tache jaune de chaque côté, en avant des yeux; front brun; lectrices alaires grises, rémiges fauves; bec et pieds jaunes. Taille, huit pouces et demi. Nouvelle-Hollande.
MïZANTnE FLAViGiiE. HJyzanlIia jlacigula, Gould. Esiiace oculaire, front et tour du bec jaunes; parties supérieures cendrées, rayées de brun et de blanchâtre, croupion blanc; lorum et plumes auriculaires noirs; joues et parties inférieures blanches, avec des traits en forme de dard, plus rapprochés sur la poitrine; ailes et queue brunes; premières rémiges et base des rectriccs jaunes ; queue terminée de blanc; bec jaunâtre; jiieds brunâtres. Taille, neuf pouces. De l'Austrasie.
MviAisTHE JAUNE. M/zaiitha lutea , douU. Espace nu au-dessus des yeux, front et extrémité des plumes ijui convient les côtés du cou d'un jaune cilrin; lorum d'un brun noirâtre; plumes auriculaires noires à reflets brillants et argentins; parties supérieures cendrées ; nuiiue et dos traversés par des bandes blanches ; croupion, tectrices subcaudales et parties inférieures, gorge et poitrine lavés de grisâtre, avec un petit trait biun sur chaque pluine ; tectrices alaires brunes, bordées de citrin; rectrices brunes, terminées de blanc; bec jaune; pieds brunâtres. Taille, dix pouces. De l'Austrasie.
Quel(|ues autres espèces placées jusqu'ici jiarmi les Philédons, devront probablement être reportées dans le genre Rlyzanthe.
MYZINE. AJyzhie. iNs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Aiguillons, famille des Fouisseurs, tribu des Scoliètes, établi par Latreille qui
le plaçait dans la tribu des Mutillaires, et qui l'a depuis rapproché des Scolies avec ces caractères : antennes insérées au-dessous du milieu de la face antérieure de la tête, leur second article reçu dans le premier; mandibules étroites, très-arquées, bidentées ; languette à trois divisions dont la mitoyenne plus grande, arrondie et en capuchon. Fabricius a placé les Myzines femelles parmi les Tiphies, avec les(|uelles elles ont assez de ressemblance, mais dont elles sont cependant distinguées par les antennes qui, dans les Tiphies, ont le second article très distinct et non implanté dans le premier. Les Myzines mâles forment pour Fabricius un genre propre qu'il a nommé Ellis; ces mâles s'éloignent tellement des femelles par les ailes, les yeux, la forme du corps et celle des antennes, qu'il fallait toute l'habitude de Latreille pour rapprocher des insectes si différents. Jurine, dans sa nouvelle classification des Hyménoptères, a donné le nom de Plesia aux Myzines; les caractères qu'il a assignés à ce genre sont tirés de la disposition des nervures des ailes supérieures. Ce genre se distingue aisément des Tengyres, parles palpes qui sont longues dans ces dernières et par le premier article des antennes qui est obconique, tandis qu'il est allongé et cylindracé dans les Myzines. Les Méries en diffèrent par leurs mandibules qui n'ont point de dentelures; enfin les Scolies n'en diffèrent que par leurs antennes dont le second article est découvert.
La tète des Myzines est presque aussi^ large que le corselet; elle porle deux yeux grands, ovales, entiers, et trois petits yeux lisses, placés à son sommet et peu visibles. Leurs antennes sont filiformes, épaisses, contournées et composées de douze articles, dont le premier est assez long, cylindriciue, le deuxième à peine distinct et presque entièrement caché dans le premier; le troisième court et aminci ù sa base et les suivants presque égaux et cylindriques. La lèvre supérieure est courle, arrondie, cornée. Les mandibules sont arquées, étroites et bidejitées; les palpes sont filiformes et courtes ; les maxillaires sont plus longues que les labiales et ont six articles; il n'y en a que quatre aux labiales. La languette est divisée en trois, avec le lobe du milieu plus grand et voûté; le segment antérieur du corselet forme un carré transversal, comme dans les Tiphies et les Méries; les ailes supérieures présentent une cellule radiale et quatre cellules cubitales dont la dernière incomplète; la deuxième et la troisième reçoivent chacune une nervure récurrente. Les Myzines mâles diffèrent beaucoup des femelles, et, comme on l'a vu, elles composent le genre £■///« de Fabricius; ces mâles se distinguent des femelles par la cellule radiale, qui est jointe dans toute sa longueur au bord externe de l'aile, tandis qu'elle en est éloignée dans les femelles ; dans les mâles le corps est presque linéaire, tandis que celui des femelles est épais et approche de la forme des Tiphies; les antennes des mâles sont plus allongées, plus menues, presque droites; leurs yeux sont écliancrés; leur abdomen est presque en forme de fuseau, et son dernier anneau se terminant par deux dents, offre en dessous une épine forte et recourbée; enfin les pieds sont plus grêles et les jambes peu épineuses.
MYzifiE 5HCCLÉE. Afyziiie vwculalu, Lalr., Oliv.; Tiphia maculata, Falir.; Coqueh., Illiislr. Ins., déc.2. tab. 13, fîg. 2 (femelle). Elle a environ sept lignes de long; les antennes sont fauves; la léte est noire, avec un peu de jaune sur le front ; le corselet est noir, marqué de plusieurs taches jaunes, dont deux de chaque côlé, à la partie antérieure, une à l'origine des ailes, deux sur l'écusson et une de chaque côté postérieurement. L'abdomen est noir, avec une tache jaune de chaque côté des anneaux, dont quelques-unes se joignent ù la base par une ligne ; les pattes sont rougeàtres, les ailes ont une teinte roussâtre. Elle habite l'Amérique septentrionale.
Le Mfzine flavipes d'Olivier, ou Tiphia Caroliniaiia de Panzer, aurait pour mâle, suivant Latreille, le Sapx'ja viaiorla du même. Le Tiphia quinquecincla, de Fabricius, est une Myzine; il dit, par erreur, que cet Insecte habite l'Angleterre. Enfin les Ellis sexincta, cylindrica, roivulus, sont des mâles de Myzines; le premier pourrait bien être le mâle de la Myzine nuancée d'Olivier; les deux autres habitent le midi de la France.
IMYZOMÈLE. MfzomJa. ois. Genre de l'ordre des Anizodaclyles, formé par Vigors et Horsfield, aux dépens des Souimangas. Les caractères sont : bec court, grêle, très-comprimé, assez élevé et renflé vers son extrémité : son arête est recourbée, coupante à sa base; narines longitudinales, un peu anguleuses, recouvertes d'une membrane égalant en longueur le tiers du bec; queue allongée, égale; tarses médiocres, terminés par des doigts grêles et minces. Les mœurs de ces jolis Oiseaux sont absolument semblables à celles des Souimangas. Toutes les espèces (|ui comi)osent ce genre ou plutôt ce sous-genre habitent les îles de l'Australasie.
Myzomèle a collier. Mxzometa cullaiis ; Cerlhia Australasiuin, Shavv. Parties supérieures d'un cendré verdàtre; sommet de la télé noir; un demi-collier roux; gorge d'un blanc pur, avec une tache fauve, terminée de brun ; un cercle noir sur le thorax; ventre roux; queue fourchue; rectrices noires et blanches; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces.
Myzomèle rocge et gris. Mxzomela saiiguinea.
Son plumage est d'un rouge vif, avec une plaque noire sur les côtés du cou; les ailes et la queue sont brunâtres ; l'abdomen et les flancs sont d'un cendré brunâtre; les rectrices externes sont bordées de blanc. Bec et pieds bruns. Taille, quatre pouces. De la Terre de Diémen.
Myzomèle ROCGE ET HOIR. Mrsonie/o rubiater, Less. Parties supérieures, gorge et cou d'un rouge vif; ailes et queue d'un noir fuligineux; tectrices alaires bordées extérieurement de grisâtre ; bas de la poitrine varié de rouge et de gris; abdomen cendré ; bec et pieds bruns. Taille, trois pouces huit lignes. Nouvelle- Hollande.
Myzomèle décoré. Myzumela eqiies ; Cimiriis eqiies. Less. Plumage d'un brun ferrugineux; une tache d'un rouge de feu au bas de la gorge; bec et pieds noirs. Taille, trois pouces six lignes. De l'ile de Waigiou.
MYZOXYLE. Myzoxyle. iNS. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Homoplères, famille des Hyménélytres, (ribu des Aphidiens, établi par Blot, dans son Mémoire sur les propriétés des Insectes des environs de Caen, et auquel il donne pour caractères : antennes de cinq articles renflés, dont le deuxième est le plus long, et le troisième est le plus couit; point de tubercules ni de cornes à l'anus; tarses de deux articles ayant deux crochets accolés, difficiles à distinguer.
Le nom de Myzoxyle vient de deux mots grecs, qui signifient Suce-Bois; ce genre renferme une esjièce que l'auteur nomme Mxzoxyle du Pommier; cet insecte est la cause, en grande partie, des maladies de cet arbre; c'est lui qui l'ait naitre le plus souvent et entretient les galles et les ulcères qui arrêtent sa végétation et le font même quehiuefois périr. Pour s'en débarrasser, il faut couper les branches qui sont le plus chargées d'ulcères et de galles, nettoyer l'arbre avec une brosse rude, et saupoudrer de tabac ou imbiber d'huile les endroits où il pourrait rester quelques-uns de ces insectes ou leurs larves. Les autres moyens indiqués pour détruire les pucerons, tels que les lavages, la vapeur du soufre, etc., sont insuffisants et presque toujours de nul effet.
NABALE. Nabalus. bot. Ce genre, de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie égale, L., a été établi par Cassini qui lui a imposé les caractères suivants : involucre oblong, campanule, formé d'environ huit folioles presque sur un seul rang, se recouvrant par les bords, égales, appliquées, oblongues, obtuses, un peu membraneuses sur les bords; la base de cet involucre offre plusieurs petites écailles imbriquées, inégales, ovales et obtuses. Réceptacle nu, marqué de légères fossettes. Calathide pendante, composée d'environ douze fleurs hermaphrodites, à corolles blanchâtres, en languettes. Styles très- longs, garnis de poils collecteurs noirs. Ovaires oblongs, courts, à peu près cylin-
dracés ou pentagones, lisses, comme tronqués au sommet, dépourvus de col, surmontés d'une aigrette longue, très-colorée, rousse et comme dorée, jaune à la base, composée de poils plumeux. Ce genre ne diffère du Prenanthes, dont il est un démembrement, qu'en ce qu'il a la calathide composée de douze fleurs, l'involucre formé de folioles moins nombreuses que celles-ci, ses aigrettes très -colorées même avant la floraison et ses corolles blanchâtres ; tandis que le Pienanthes a la calathide composée de trois ou quatre fleurs seulement, l'involucre formé de folioles au moins aussi nombreuses que les fleurs, les aigrettes blanches et les corolles pourpres. Le genre Nabalus se compose
N A li
6Ûii
de li'ois espèces nommées par Cassini Nahalns Irifoliutiis, Nabaliis tiilohatus, et Nabalus interjrifolius. Elles sont oriRinaires de l'Amérique seplenliioiiale.
NAIîIROB. OIS. Synonyme de Merle violet de Juida, Ttiiiliis auialus, Lalli. y. Mebie.
NAlilS. Kahift. ins. Genre de l'ordre des Hémiptères, section des Héléroptères, famille des Géocorises, ti ibu des Niidicolles. élabli par Lalreille, aux dépens du genre lieduviiis de Fabricius, et ayant pour caraclères : antennes filiformes, pres(iue aussi longues que le corps, quadriarliculées; premier et dernier a rticles|)lus courts que les intermédiaires; trompe arquée, Iriarliculée, s'avaneant jusqu'aux cuisses intermédiaires; premier arlicle aussi long que le second; suçoir formé de quatre soies égales, de la longueur de la gaîne; languette bifide. Le.î Nabis ont beaucoup de ressemblance avec les Réduves, lant par leur léle rétrécie postérieurement eu manière de cou, que par leurs antennes sélacées et leur bec aigu à sa pointe et recourbé; mais ils en sont bien dislingués parce que leurs antennes sont insérées plus bas que celles des Réduves; l'extrémité postérieure de leur léte n'offre point d'impression Iransverse; le dessus du corselet forme un plan continu, qui n'est pas divisé en deux parties comme celui des Réduves. Ces Hémiptères doivent avoir les mêmes babitudes que les Réduves; il est probable qu'ils se nourrissent comme ces derniers d'insectes qu'ils saisissent au moyen de leurs pattes antérieures. Ce genre est composé de peu d'espèces propres à l'Europe.
Nadis aptère. Nabis aplera, Lalr.; Reduvius apte» us, Fabr., Coqueb., lllustr. Ins., décad. 5, p. 287, n»27, lab. 13. fig. 10; Ciinex stibapteius, Deg.,Mém. Ins., t. 3, p. 287, n» 27, lab. 15. fig. 10. Long de trois à quatre lignes, aptère, gris, ponctué de noir; abdomen obscur, avec les bords tachés de fauve. On le trouve en Europe vers la fin de l'été, sur les troncs des arbres.
KAliLONION. Nablonium. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, et de la Syngénésie égale, L., institué par Cassini qui l'a ainsi caractérisé : involucre presque hémisphérique, formé d'écaillés appliquées: les exiérieures larges, ovales, aiguës au sommet, diaphanes sur les bords; les intérieures oblongues, presque membraneuses, divisées au sommet en trois lanières snbulées. Réceptacle garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucre, oblongues, concaves, scarieuses. ayant le sommet lacinié et acuminé. Calalliide presque globuleuse, composée de fleurons égaux, nombreux, réguliers et hermaphrodites; corolle à cinq divisions articulées sur le sommet de l'ovaire; style à base épaissie, arrondie, articulée sur un petit neclaire qui occupe le centre de l'aréole apicilaire de l'ovaire. Akènes très-grands, cunéiformes, lisses, luisanls, prolongés au sommet et sur les côtés en deux cornes trèslongues, divergentes, spinescentes au sommet; péricarpe épais, fongueux ou subéreux, contenant une graine attachée par sa base au fond de la cavité. Ce genre appartient au groupe des Santolinées de la tribu des Anlbémidées. La forme singulière de ses fruits le distingue facilement des autres genres de la même tribu; elle est telle que l'auteur aurait cru y recon-
naître celle du Culycero, si la graine, au lieu d'être pendante du sommet de la cavité du péricarpe, n'y était pas au contraire attachée à la base.
Une seule espèce, qui croît dans Pile de King, sur les eûtes de la Nouvelle-Hollande, constitue ce genre. Cassini lui donne le nom de Nablonium calyceroiiles. C'est une petite i)lante herbacée, dont la racine simple et pivotante porte sur son collet une roselte de feuilles, et produit des jets rampants, qui émettent de dislance en distance des touffes de feuilles et des racines. La tige est très-courte, simple, laineuse, privée de véritables feuilles, mais ayant quelques bractées très longues, étroites, scarieuses, diaphanes. La calalliide, composée de fleurs jaunes, est solitaire au sommel de la tige.
N.4B011R0DP. OIS. (Levaillanl, Ornith. Afr., pi. 89.) Même chose que Nabirob.
NACCAIRE. Naccaria. bot. Genre de la famille des Algues, établi par Endlicher qui le caractérise de la manière suivante : filaments très-rameux, peu sensiblement articulés et d'un rouge assez vif; globules très-iietils, sphériques, aggrégés dans les aisselles des rameaux, ou formant par leur réunion une masse sphérique, compacte, retenue entre ces mêmes rameaux. Ces Hydrophyles se trouvent dans l'Océan.
NACELLE. MOiL. Nom vulgaire et marchand du Patella fornicata, L.; il a été donné d'abord par Lamarck au Pulella borbonica, dont ce savant a fait le type du genre Navicelle. F. ce mot.
NACELLE. Cymba. acal. Genre de la famille des Radiaires , établi par Eschschollz qui lui a reconnu pour caractères distinctifs : animal libre, gélatineux, résistant et transparent; conduit nourricier muni de plusieurs petits tubes suceurs; pièce antérieure pourvue d'une petite cavité natatoire, saillante comme un petit tube. Les trois espèces décrites par Esehschoitz appartiennent à la Méditerranée; elles ont été observées près de Gibraltar.
Nacelle sagittée. Cymba sagiltala, Escb. Cet animal est composé de deux parties, dont l'une reçoit l'autre; c'est un corps triangulaire, cristallin, qui, vu de face, est assez ressemblant à un fer de flèche obtus, caréné inférieurement, ayant une cavité en dessus, à moitié recouverte, ce qui donne à son corps la forme d'un petit sabot flottant. En avant la pointe est mousse, et en arrière sont deux angles séparés l'un de l'autre par une échancrure, au milieu de laquelle est un enfoncement subtriangulaire. Du détroit de Gibraltar.
NACELLE. BOT. Même chose que Carène. A', ce mot.
NACKBERG. Mis. Marne schisteuse et bitumineuse, qui forme le sol du Schiste cuivreux, dans le comté de Mansfield.
NACIBA. OIS. Lesson a proposé sous ce nom la formation d'un sous-genre parmi les Calaos, pour l'espèce nommée jusqu'ici Calao abbagumba ou d'Abyssinie, ou bien encore Caronculée. f^. Calao.
NACIBÉE. Nacibea. bot. y. iManettie.
NACRE. CONÇU, cl MOLL. Un assez grand nombre de Mollusques sécrètent de leur collier ou du bord du manteau une matière calcaire, d'un aspect particulier, avec laquelle ils conslruisent leur coquille. Celle ma-
(ière dure, argentée, brillant des plus riches couleurs, où se reflètent avec le jjIus vif éclat la pourpre et l'azur, se nomme Nacre.
NACRÉ. BiN. ReHei particulier, blanchâtre, bleuâtre ou verdâtre, qui part d'un fond demi-transparent et légèrement laiteux. Diverses substances minérales présentent le reflet Nacré.
NACBÉ (grand et petit.) ins. Le Papilio Aglaja et le Papilio Lathonia de Liimé, portent vulgairement ces noms. L'un et l'autre appartiennent au genre Argynne. K. ce mot.
NACRITE. mu. Talc nacré et granuleux, Enliger Talc, W. Substance d'un gris perlé, en grains faiblement agglutinés qui, humectés et passés avec frottement entre les doigts, s'y attachent sous la forme d'un enduit nacré. Elle a été pendant longtemps regardée comme une variété du Talc ordinaire; mais l'analyse iju'en a publiée Vauquelin dans le Bulletin de la Soc. Philom., an ix, p. 172, a fait voir qu'elle appartient à l'ordre des Silicates alumineux. Voici le résultat de cette analyse: Silice 36, Alumine 18, Potasses, ChauxS, Oxide de- Fer 4, Eau 6, perte 5. La Nacrite se trouve en petites niasses dans les fissures des roches micacées et talqueuses des Alpes.
NACUNDA. ois. Espèce du genre Engoulevent. ^. ce mot.
NACUTUTU. OIS. Espèce de Hibou. F. Cbodette.
NADELERZ. MIN. C'est à-dire Minerai en aiguilles. Nom donné par Werner au Bismuth sulfuré plumbocuprifère. y. BisaoTu.
NADELLE. pois. L'un des synonymes vulgaires de Melette et de Joël. K. ces mots et Clupe.
NADELSTEIN. MIN. (Wern.) Synonyme de Mésolype aciculaire. Ce nom, qui veut dire Pierre en aiguilles, a aussi été donné à la variété de Titane oxidé qui présente cette configuration.
KiEMASPORE. Nœmaspora. bot. Ce genre, tel qu'il a été circonscrit par Elircnberg et d'autres habiles cryptogamisles, appartient à la tribu des Fusidiées, et il est caractérisé par ses sporidies mêlées à une substance raucilagineuse, se développant sous Tépiderme des végétaux morts ou malades, et sortant sous forme de spirales gélatineuses. Persoon avait réuni à ce genre des plantes munies d'un véritable péridium, qui forment le genre Cjtispora d'Ebrenberg, de Fries et de Nées d'Esenbeek; mais ce dernier genre fait partie de la famille des Hypoxylées. F. Cytispore. Les Nœmaspores se trouvent sur presque tous les points de l'Europe et en Amérique tapissant l'écorce de quelques arbres on arbrisseaux de ces contrées, comme le Hêtre, le Peuplier, le Noisetier, le Chéne, le Groseiiler, etc. L'espèce la plus commune est le Nœmaspora crocea, Pers.,qui se trouve en hiversurles branches des Hêtres récemment abattus, où on la prendrait pour une exsudation gommeuse.
NyEMATEI.lA. eot. Genre de Champignons, de la tribu des Tremellinées, établi sous ce nom par Fries et sous celui à'Encephalium par Link. Il a pour type le Tremella Encephalium de Willdenow. C'est un Champignon de forme variable et irrégulière, charnu et compacte vers son centre, et recouvert d'une couche
gélatineuse, qui renferme des sjjorules éparses. Cette plante a l'aspect des vraies espèces de Tremella, et surtout du Tremella mensenteriformis dont elle diffère par sa masse centrale, solide et charnue. Néanmoins Persoon ne considère le genre dont il est ici question que comme une simple section des Tremelles qu'il nomme Encephaliiivi.
N.îMATOTHÈOUES. lioT. Persoon a donné ce nom à la première division du premier ordre de ses Champignons.
N/EOGÉE. Nœogœus. iss. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Hydrocorises, tribu des Lygéites de Dela|»orle et institué par lui avec les caractères suivants : tête assez forte; yeux latéraux, ocelles un peu écartés; antennes insérées à la partie antérieure de la tète, courtes : le premier et le deuxième article courts, un peu renQés, le troisième grêle, moins long que le suivant et dernier; rostre assez court, atteignant à peine l'origine des pieds postérieurs; corps assez aplati; corselet plan, élargi en arrière, transversal; écusson court, large et transversal; hémélytres assez grandes, leur partie membraneuse est arrondie; les pieds sont forts avec les tarses courts et renflés ; le premier article grand et les crochets simples. Les Kœogées sont des insectes de petite taille; on les trouve dans la terre, au pied des arbres.
NvïoGÉE A tète rolge. Nœogœiis erflhroceplialus, Delap. Sa couleur est le brun obscur; sa tète, la base des antennes et ses pieds sont rouges; sou corselet est profondément ponctué; la partie membraneuse des liémélytics est blanche.
NvISA. CRDST. Synonyme de Nésée. F. ce mot.
NAGEl. Nageia. dot. Gœrtner fils (Carpologia, l. 3S>) a établi sous ce nom un genre de la Diœcie Tétrandrie, L., et qui appartient à la famille des aiyricées. 11 a été formé sur deux espèces placées par Vahl et Thunberg parmi les Myrica. Le seul caractère qui l'éloigné de ce dernier genre consiste dans son calice divisé en cinq folioles au lieu d'être réduit à une seule comme dans les Myrica. Le Nageia Arabica a été décrit par Forskalil {Flor. £(jXpt.-Arab. , p. 13U) sous le nom de buxus ilioica. C'est un arbrisseau dont les rameaux sont glabres et garnis de feuilles lancéolées, dentées vers le sommet. Le fruit est un drupe monosperme de la grosseur d'un grain de poivre. Il croit dans l'Arabic- Heureuse. L'autre espèce, Nageia Japonicu, était le Myrica Nagi de Thunberg, décrit et figuré par Kxmplei{Ainœn. exot., 5, p. 773, t. 874). Cet arbre, de la grandeur d'un Cerisier, a des rameaux opposés, garnis de feuilles oi)posées, oblongues-lancéolées, aiguës, inégales, coriaces et très-entières. Le fruit a une couleur pourpre foncée, et ressemble à une cerise. H croit au Japon.
NAGELERZ. MIN. Synonyme de Fer oxidé, rouge, bacillaire. F. Fer oxiuê.
NAGELFLUHE. min. On donne ce nom à une roche d'agrégation que Brongniarl a désignée sous celui de Poudingue polygénique, et dont on rapporte l'époque de formation au commencement de la période tertiaire. Ce Poudingue recouvre la Molasse, ou alterne avec elle dans ses parties supérieures; il forme, au milieu de la
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cliaine des Alpes, des moiilagnes extrêmement liantes, telle que le tîigi, pai' exemple, qui a environ deux mille mètres d'élévation. Les Grès et Poudingues calcarifères de la Suisse sont regardés, par la plupart des géologues, comme les équivalents de l'Argile plastique, qui, dans les terrains de sédiment supérieurs des environs de Palis, repose immédiatement sur la Craie.
NAGIiOlRE. Pinna. zool. A proprement parler c'est l'organe de la locomotion pour les habitants de l'eau. Les Nageoires sont des membranes ordinairement soutenues par des rayons osseux, mais qui peuvent néanmoins en être dépourvues sans cesser d'être propres à la natation. Elles sont principalement l'attribut des Poissons, encore qu'il en existe quelques uns, particulièrement parmi les Malacoptérygiens anguil'ormes, et parmi les Cbondroptérygiens suceurs, qui en soient totalement dépourvus, ce qui en fait presque des Serpents aquatiques. Dans les Oiseaux de mer, dans les Sauriens habitants des eaux, et dans quelques Quadrupèdes iclilhyophages, des membranes étendues entre les doigts pour les unir, font des pieds comme des sortes de Nageoires, et ces pieds le deviennent entière ment dans certains Chéloniens, dans les Ichihyosaures, et surtout dans les Cétacés qui ont plus on moins la forme de Poissons. Chez ces derniers les mains ou pieds de devant sont représentés par des pectorales, les pieds de derrière le sont par une caudale disposée horizontalement, ce qui les fit d'abord appeler PUigiiires. Les Crustacés ont des pieds-nageoires; mais quelques animaux de l'ancienne classe des Vers, ont aussi des appendices analogues aux Nageoires; tels sont les Clios, les Hyales, appelés Ptêropodes, les Firoles et les Carinaires; ailleurs c'est une modification du manteau qui en fait l'office comme dans les Sépilaires, etc. Les Nageoires véritables sont celles des Poissons; on en connaît de deux sortes : paires et latérales, impaires et verticales. Les premières sont encore les représentants des membres qui, dans les classes supérieures, varient de quatre à deux; aussi sont elles au nombre d'une ou de deux paires, ce sont les pectorales et les ventrales; les secondes sont les dorsales, caudale et anale; elles n'ont d'analogie dans aucun Mammifère, inais'quelques Reptiles en sont munis, et on les retrouve surtout dans les larves de Batraciens. Les Tritons et les Syrènes ont de véritables Nageoires qui environnent verticalement la queue et se prolongent même en crête sur le dos. Selon leur position, on appelle les Nageoires paires ou latérales : l» pectorales qui répondent aux extrémités antérieures; elles manquent rarement, sont situées sur les côtés, ordinairement en avant des flancs, et derrière l'ouverture des ouïes; elles sont (|uelqucfois assez étendues pour que le Poisson puisse s'en servir pour voler au-dessus des Qols; 2» ventrales, qui représentent les pieds, surtout chez certaines Lophies, qui même peuvent s'en servir pour marcher, ce qui leur mérita le nom de Catopes dans la Zoologie analytique de Duméril; elles sont situées en dessous. Selon qu'elles y sont en avant des précédentes, on appelle les Poissons Jugulaires, au-dessus ou sur la poitrine Tliolacitjties, en arrière et sur le senUe Abdominaux ; quand elles manquent on dit que les Poissons sont
Apodes. Elles se réunissent quelquefois en une seule pour former semi circulairement un disque membraneux. Les Nageoires paires servent aux Poissons pour s'élever ou pour s'enfoncer dans le fluide qui les environne. Elles peuvent aussi faciliter la natation en arrière, comme on le voit surtout chez l'Anguille qui avance ou recule avec la même facilité. Les pièces analogues aux bras et aux, jambes qui les soutiennent, sont entièrement raccourcies ou même disparaissent en entier; des rayons plus ou moins nombieux, dont quelques-uns sont parfois épineux, représentent grossièrement des doigts. Également, selon leur position, on appelle les Nageoires impaires ou verticales : l» caldale; celle-cj, toujours unique, est terminale; elle manque fort rarement et seulement dans les Mourines, dans un Signathe et dans certaines Murènes. Elle est arrondie, échancrée en croissant, bifide, pointue, ou même terminée par un appendice allongé; quelquefois unie aux deux suivantes, ou seulement à l'une d'elles. On la voit quelquefois s'étendre circulairement autour de l'extrémité postérieure; elle se complique quelquefois, et devient tiiple comme dans le Cyprin doré; mais cette anomalie, produite par la domesticité, parait résulter de l'absorption de la dorsale. La caudale sert principalement de gouvernail, et imprime au Poisson le mouvement en avant; 2° anale, qui, lorsqu'elle ne manque pas, est située en dessous et derrière l'anus. Il en existe quelquefois deux comme dans les Gades ; mais alors les deux anales, toujours verticales, sont situées en avant l'une de l'autre , sur la même ligne ; ô» dorsale, dont le nom indique la position à la partie supérieure du Poisson, unique, double ou même triple. Les Nageoires anale et dorsale servent au Poisson pour le maintenir dans la position verticale; les rayons placés aux extrémités des apophyses épineuses lessoutiennent. Il y en a de mous, articulés et branchus; d'autres sont pointus et sont ai)pelés rayons épineux : ce sont souvent des armes redoutables, les Poissons munis de ces sortes d'aiguillons sont appelés Acanthopléryijiens; ceux qui n'ont que des rayons de la première sorte sont les Malacoptérygiens ; enfin ceux où toute la charpente des Nageoires est cartilagineuse, comme le Squale, sont les Cliondroptérygiens. Il existe encore quelquefois sur les côtés de la queue, entre l'anale et la caudale, entre celle-ci et la dorsale, d'autres fausses Nageoires sans aucun rayon, appelées Adipeuses; un tissu épais et glaireux les remplit; on n'en voit pas l'usage. Les écailles de la peau s'étendent quelquefois jus(|ue sur les Nageoires pour leur donner une certaine consistance. Les Poissons qui présentent celte disposition sont appelés Squammipennes. Le nombre des rayons des Nageoires fournit des caractères spécifiques excellents; aussi doit-on les comjiter soigneusement lorsqu'il est question de décrire un Poisson ; on en exprime la valeur dans les ouvrages d'iclithyologie, en plaçant la quantité des rayons désignée en cliilîFres après l'initiale de la Nageoire, en marquant par un signe fractionnaire la nature des rayons épineux ou mous, et en séparant par un trait d'union les nombres qui fixent la quantité de rayons que contient chaque dorsale et anale, quand il y en a plusieurs à la suite les unes des
aiilies, en commençant par celle ijui est le plus près de la tèle. On a également soin de ne pas omettre le nombre des rayons de la lirancliiostège; ainsi ponr désigner la Carpe, qui a trois rayons à cette membrane, une seule dorsale à vingl-(|uatre rayons mous, seize aux pectorales, neuf aux ventrales, neuf à l'anale unique, et dix-neuf à la caudale, on écrit : B. 3, d. 24, p. 16, V. 9, A. 9, c. 19. Pour la Morue, qui a sept rayons à la branchioslège, trois dorsales dont la première a quinze, la deuxième a dix-neuf, la troisième a vingt et un rayons pareils, seize rayons aux pectorales, six aux ventrales; deux anales, l'une de dix-sept, l'autre de seize; et trente rayons ù la caudale, on écrit : b. 7, B. 15 — 19 — 21, p. 1G, V. G, A. 17— 1G, c. 30. Pour l'Épinoche, qui a trois rayons à la brancliioslège, deux dorsales à dix et onze rayons, dix rayons pareils aux pectorales, un rayon épineux et deux mous aux ventrales, un rayon épineux et neuf mous à la ventrale, enfin douze pareils à la caudale, on écrit : b. ô, d. 10 — 11,p. 10, V. 1/2, A. 1/9,0. 12.
Un zéro équivalant à l'absence de telle ou telle Nageoire, la dorsale, l'anale et la caudale étant confondues dans l'Anguille qui est apode, on écrira pour ce Poisson : B. 10, p. 19, V. 0, D. A. c. 1100.
Un point, au lieu d'une ligne entre deux nombres, exprimant les rayons d'une Nageoire, indique que ces rayons varient de l'une à l'autre quantité; ainsi pour la Truite, par exemple, on écrit : B. 10. 12, B. 12. 14, p. 12. 14, V. 10. 12, A. 9. 1 1, c. 20, ce qui signifie qu'il existe des individus qui ont dix rayons à la brancliioslège, et que d'autres en ont douze; qu'il y en a à douze rayons à la dorsale et aux pectorales, avec dix aux ventrales et neuf à l'anale, tandis que d'autres en ont quatorze, douze et onze aux mêmes Nageoires.
NAGEURS. Natantia. mam. L'ordre établi sous ce nom par lUiger, dans la classe des Mammifères, contient, outre les Cétacés, les Dugongs, les Lamantins et le Stellère. A', ces mots. ^
NAGEURS. Natatures. ois. Cinquième ordre de la méthode de Vieillot; il comprend les genres Frégate, Cormoran, Pélican, Fou, Paille-en-Queue, Anbinga, Grèbe-Foulque, Grèbe, Plongeon, Harle, Canard, Stercoraire, Mouette, Sterne, Bec-en-Ciseaux, Pétrel, Albatros, Guillemot, Macareux, Spbénisque el Manchot.
NAGI. BOT. r. Nagei.
NAGOR. MAM. Espèce du genre Antilope, y. ce mot.
NAHUSIA. BOT. (Schrank.) Synonyme de Fuchsia.
NAIA OD NAJA. REPT. Genre de Serpents à crochets venimeux, de la famille des Vipères, institué par Laurenli et que l'on peut caractériser de la manière suivante : des crochets à venin implantés sur les os maxillaires supérieurs et cachés, au moment du repos, dans un repli de la gencive; mâchoires très-dilatables; langue très-extensible; tèle élargie en arrière, couverte de gi'andespla(|ues; partie du corps la plus voisine de la tète dilatée en disque par le redressement des côtes qui la soutiennent; queue munie en dessous d'un double rang de plaques et à extrémité arrondie; narines simples. Par ces caractères, les Naïas se distinguent suffisamment des Trimérésures, des Crotales et des Boas, qui ont les plaques sous-caudales sur un seul rang; des Disleyres,
des Couleuvres, des Platures, des Aipysnres, qui n'ont point de crochet à venin ; des Trigonocéphales, qui ont des narines doubles; des Vipères, dont le cou ne se dilate point en disque.
Naïa Haje. Coiiiber Hoje, L., Description d'Egypte (Rept., pi. 7). Écailles petites, imbriquées, hexagonales ou losangiques; ventre garni de plus de deux cents plaques enlières ; dessous de la queue muni d'une centaine de paire de demi-plaques; cou élargi en arrière d'une manière marciuée; teinle générale verdàlre, bordée de brunâtre; taille, environ deux pieds, la queue occupant près du tiers de la longueur totale. Ce Serpent parait être le véritable Aspic de l'antiquité, celui par la morsure duquel Cléopâtre se donna la mort, et probablement celui que les anciensjongleurs changeaient en bâton.
Naïa a lunettes. Naïa lutescens, Laur. \ Coluber Naja, L.; fripera Naja, Daud., Encycl., pi. 17, fig. 31. La partie élargie du cou est mar(|uée d'une tache brune, qui a précisément la forme d'une paire de lunettes, d'où est venu le nom ([ue l'on a imposé à ce Reptile <|ui, dans l'état de repos, a son cou comme les autres Serpents. Ce n'est que lorsqu'il est excité qu'on le voit se distendre de manière à former une sorle de capuchon sous lequel peut se retirer la tête. On trouve le Naïa à la côte de Coromandel; mais on n'en a jamais observé au nouveau-monde, ipioi qu'en ait dit Séba qui figura de ces Serpents comme venant du Brésil, du Pérou ou du Mexique. H en existe une multitude de variétés, toutes également dangereuses.
C'est ce Serpent que les bateleurs et charlatans apprivoisent dans l'Inde, et avec lesquels (après leur avoir arraché les crochets à venin) ils s'entrelacent, dansent et amusent la multitude ignorante et superstitieuse, qui suppose à ces jongleurs des secrets surnaturels pour dompter les animaux les plus dangereux el les manier sans danger.
NAÏADE. ANNÉi. Pour Naïs, Naisa, el Naïde, Nais, f^. ces mois.
NAÏADE. Najas, bot. Genre qui avait donné son nom à l'ancienne famille des Naïades; il peut être caractérisé (Je la manière suivante ; Heurs très-petites, unisexuées et monoïiiues, placées à l'aisselle des feuilles; les mâles se composent d'une spalhe raonophylle, ovoïde, terminée à son sommet par un petit tube, inégalement denté; cette spathe se rompt en trois ou quatre lanières irrégulières et inégales, qui se roulent vers la partie inférieure de la Heur. En dedans de la spathe ou trouve une anthère portée sur un filet d'abord très-court, mais qui s'allonge et se recourbe lorsque la spalhe est rompue. Celte anthère est ovoïde, allongée, terminée en pointe à son sommet, à quatre loges s'ouvrant par autant de valves qui se roulent vers la partie inférieure de l'anthère. Le pollen contenu dans chaque loge, y forme une masse solide, qui reste en place. La spalhe a été décrite par quelques auteurs même très -modernes, comme un calice, les valves de i'anlhère comme une corolle, el les quatre masses de pollen comme quatre antlières. Les Heurs femelles, qui sont distinctes des mâles dans les aisselles supérieures, sont nues, accompagnées d'une simple petite écaille
latérale. Leur ovaire est à une stiile lofie, conlenani un seul ovule qui occupe lonl le fond et une parlie d'un des côlés de la loge. I.e slyle est très-court, terminé par deux ou plus souvent par trois stigmates snliulés et dressés. Le fruit est une carlopse ovoïde, contenant une seule graine adhérente avec sa paroi inlerne, et offrant un vasiduclc légèrement saillant et unilatéral. L'embryon, dépourvu d'endosperme, forme à lui seul la masse de l'amande, et est parfaitement indivis et monocolylédoné. Miclieli, qui a décrit et figuré le Najas, dit que son fruit est une capsule contenant ([ualre graines ; mais il paraît certain que le botaniste de Florence a pris la fleur mâle et ses <iua(re masses polliniques pour une capsule à quatre graines.
Les Naïades sont des plantes herbacées, annuelles, croissant au milieu des eau\ douces et courantes. Leurs liges sont rameuses, charnues, fragiles ; leurs feuilles sessiles, opposées, souvent dentées. En France on en trouve àeux espèces : Naias major, Rolh, FI. Germ , ou Naias marina, t., et Naias mitior, Rolh. Celte dernière espèce, beaucoup plus petite que la précédente, et qui en diffère un peu par sa Heur mâle, avait été considérée comme un genre distinct, nommé Caiilinia par Willdenow, Fluvialis par Persoon, et Illnera par Gmelin.
N.IL^DES ou NAUDÉES. Naiadece. bot. Jussieu {Gevera Plant.) appelle ainsi une famille de plantes qu'il range parmi les Acotylédones, el qui se compose d'un assez granil nombre de genres dont les espèces croissent dans l'eau ou au voisinage des eau.\. Cette famille qui a reçu également les noms de Fluviales et de Potamopliiles, appartient certainement aux Phanérogames Monocotylédones, ainsi que tous les botanistes le reconnaissent aii.jourd'liui. Mais tous ne sont pas d'ac cord sur les genres qui doivent la composer et sur l'organisation et les caractères de ces genres. Telle qu'elle avait été d'abord présentée par Jussieu, cette famille renfermait des genres qui, mieu.i; étudiés, ont été reportés dans d'autres groupes naturels. Ainsi les genres Hippuris et Myriophylluvi forment avec quelques autres genres une famille de plantes Dicotylédones, voisine des Onagraires el qui a reçu les noms de Cercodéennes ou Haloragées; le Ceratophyllitm, qui a l'embryon à quatre cotylédons, a été rapproché des Salicariées par De Candolle; le Sanrtirus el VAponoyeton constituent la famille des Saururées du professeur Richard; le Callithche, (|ui est certainement dicotylédone, se rapproche par plusieurs caractères des Euphorbiacées; et entîn le genre Chara, qui est acotylédone, forme le type des Characées du professeur Richard. De cet examen il résulte que les seuls genres qui composent les Naïades sont les suivants : Nabas, Zostera, Ruppia , Zaïiichellia et Potumogeton. Voici quels sont les caractères de celte famille : les Beurs sont unisexuées, monoïques ou plus rarement dioïques. Les fleurs mâles consistent chacune en uneétamine nue ou accompagnée d'une écaille, ou renfermée dans une spa- Ihe; quelquefois la même spathe contient deux ou un plus grand nombre de fleurs mâles, et dans quelques genres elle renferme en outre une ou plusieurs fleurs femelles. Celles-ci se composent d'un pistil nu ou ren-
fermé dans une spathe. Elles sont lanlôl solitaires, (aniôl géminées ou réunies en plus grand nombre et environnées souvent des fleurs mâles dans une enveloppe commune, de manière à représenter en queUpie sorte une fleur hermaphrodite. L'ovaire est toujours libre, uniloculaire, contenant un seul ovule pendant, latéral et presque dressé dans le seul genre Naias. Le slyle est généralement court, terminé par un stigmate tantôt simple, discoïde, plan el membraneux (Zanichellia), tantôt à deux ou trois divisions longues et linéaires. Le fruit est sec, monosperme, indéhiscent; la graine renferme sous son tégument propre un embryon le plus souvent recourbé sur lui-même, ayant sa radicule très-grosse el opposée au hile.
La manière dont A. Richard envisage l'organisation des fleurs, dans la famille des Naïades, diffère entièrement de celle dont elle a été décrite par Ions les botanistes, jusqu'à ce jour. En effet, pour lui chaque étamlneel chaque pistil sont autant de fleurs unisexuées, mâle ou femelle. Celle manière de considérer l'organisation de ces plantes ne peut souffrir l'ombre d'un doute dans le genre Naias où les pistils el les élamines sont solitaires et isolés les uns des autres. Dans le genre Zatiichellia , ou trouve à l'aisselle des feuilles une seule élamine entièrement nue el trois â quatre pistils renfermés dans une spathe commune. Ici il lui paraît encore évident que l'étamine est une fleur mâle et monandre, el que les quatre pistils constituent autant de fleurs femelles. Dans le Zostera el le Ruppia, on conçoit aussi facilement que chaque pistil et chaque élamine ([ui sont séparés les uns des autres, forment autant de fleurs dislincles. Dans le seul genre Potamoqelon, on trouve les élamines cl les pistils en égal nombre, renfermés dans une enveloppe commune et semblant former une fleur hermai)lirodite, létrandre et léiragyne; mais ici l'analogie le porte à considérer chacune des quatre élamines comme une fleur mâle accompagnée extérieurement d'une bractée, el d'appliquer le même raisonnement pour les quatre pistils. L'extrême analogie qui existe entre la famille des Naïades el celle des Aroïdes. lui semble confirmer celte opinion.
La famille des Naïades appartient à la classe des Monocotylédones à élamines hypogynes. Elle se rapproche beaucoup de celle des Aroïdées qui en diffère par ses ovules dressés et son embryon renfermé dans un endosperme charnu. Elle offre aussi de grands rapports avec les Juncaginées et les Alismacées, dont elle diffère surtout par la position et la forme de son embryon.
KAIDE. Nais, annél. Genre de la famille des Néréidées, établi par MUller et caractérisé par un corps rampant, allongé, linéaire, comprimé, dépourvu de tentacules, avec des soies latérales. Lamarck, dans son Histoire des Animaux sans vertèbres, place le genre Naïde dans sa classe des Vers, ordre des Hispides; il en détache une espèce, le Nais probosciclea, pour former son genre Slylaria. Déjà Oken avait établi sur le Nais digitata son genre Dcro , ce qu'ignorait sans doute Dulrochel, lorsque plus lard, il publia le même genre sous le nom de Xanlho. Toutes ces Naïdes ne
pRiivenl être éloignées des Lombrics et des Néréides, ftenres cnlre lesquels ces pelils animaux forment un passage fort naturel; il n'est donc pas possible de les en éloigner pour les transporler dans une autre classe. Blainville en fait des Cbétopodes. Ce sont des créatures anguiformes, la plupart fort agiles, longues de quelques lignes, colorées en rouge <iuoi(|ue diaplianes, voraces, se nourrissant de Daphnies et d'Infusoires pour devenir à leur tour la proie des Polypes d'eau douce, qui s'en montrent trés-friands. Ce genre se divise en : 1» Naïdes véritables, où la bouche ne présente aucun prolongement tentaculalre, appelé trompe par les auteurs, ni digitatlon à la partie postérieure. 11 n'y existe nulle trace d'yeux. Ces véritables Naïdes sont le rerviicularis, Gmel., Sj^st. Nat. , xiii, t. i, p. 7120; Lamk., Anim. sans vert., t. m, Bg. 225 ; Roesel, Ins., 5, lab. 93, fig. 1, 7; Encycl., 111. Vers, pi. 52, fîg. 1-7, qu'on trouve fréquemment parmi les Lenticules où il ressemble à un Vermisseau rose de six à dix lignes de longueur et un peu épais. Le seipentina, Gmel., toc. cil., p. 3121; Lamk., loc. cit., RoSsel, tab. 92; Encycl., pi. 33, fig. 1-2, qui habite aussi les marais, dont la léte ressemble en petit à celle d'une Couleuvre, et dans la longueur de laquelle régne longiludinalement en spirale comme un ruban pourpré. Les Naïades tittoralis, Mull., cœca , Wull., et filifoimis, Blalnv., sont les autres espèces de ce genre.
2" Stylaires, où la bouche présente comme une trompe ou filet tentaculalre plus ou moins allongé, et sur la tête desquelles on remarque deux points oculaires. On ne connaît encore dans ce genre que le^//laria patiidosa, Lamk., Anim. sans vert., t. m, p. 224; Naïsproboscidea, Gme\. ,.Sxst. Nat., \Tii,t. i, p. 3121; Encyclop., pi. Sô , fig. 5-8; Roesel , Ins., 3, tab. 78, fig. 16-17, et tab. 79, fig. 1 ; Nereis laciisliis, L., trèscommun dans les eaux boueuses et la vase. — Le Nais elifiquis de MUUer, dont la figure est reproduite dans l'Encyclopédie, pi. 53, fig. 9-11, ne peut, malgré les yeux, appartenir aux Stylaires, quoi qu'en dise Blainville, puisque la bouche est parfaitement dépourvue de prolongement.
3» Déros, où n'existent ni yeux, ni trompe, mais où la partie postérieure se digile en un appendice particulier. Ce sont les Nais digitala, Gmel., Srst. Nat., xill, t. I, p. 3121 ; Encycl., pi. 53, fig. 12-18; - barbata, etc.
NAIN ET NAINE, zooi. bot. Adjectif qui s'emploie pour désigner les individus qui, dans une espèce, sont d'une taille beaucoup plus petite que l'ordinaire. Les individus Nains le sont en général par appauvrissement; l'on dit cependant une espèce Naine pour désigner, dans un genre composé pour la plupart de grandes espèces, une espèce beaucoup moindre; ainsi le Faucon frlnglllalre est une espèce Naine dans un genre qui comple l'Aigle et tant d'autres grands Oiseaux. Le Salix lierbacea est une espèce Naine parmi les Saules, et le Chameiops huiiiilis parmi les Palmiers. Les mots Nain et Naine ont été souvent employés comme spécifiques, pour désigner parmi les Mammifères un Dasyure, parmi les Oiseaux un Bouvieuil, un Guillemot . etc. Un Cuculan s'appelle également Kain ,
et l'on nomme Naine une Gerboise, une Atbérinc, etc. F. tous ces mots.
NAliNÈRE. Naineris. atînél. Genre de Vers formé aux dépens de celui des Nais de Linné, par de Blainville qui lui donne pour caractères : corps allongé, un peu convexe en dessus, subcanaliculé en dessous, atténué aux extrémités, mais surtout à la postérieure, polymère; bouche à la partie supérieure d'un anneau labial atténué; anus béant, subtétragone, pourvu de deux paires de cirrhes courts, surtout les inférieurs; pieds nuls aux quatre premiers segments, et composés d'un mamelon charnu, divisé en deux parties : l'externe plus petite, armée d'une soie, l'interne plus grosse, avec trois soies et un cirrhe mou, fléchi en arrière, assez rapproché de la ligne médiane.
NAÏivÊRE QDADRicrspiDE. Naiiieia qiiadricuspida, Bl. ; Nais quadricuspiduta , Lin. Ce vers se trouve assez fréquemment dans les sables du littoral de l'Islande. Il a environ deux pouces et demi de longueur.
NAIS. ANNÉL. y. Naïue.
NAISA. ANKÉL. (Lamouioux.) F. Naïs et Plumatelle.
N.4JA. REPT. y. Naïa.
NAJAS. BOT. F. Naïaue.
NAMA. BOT. Ce genre de la Penlandrie Dlgynle, L., fait partie de la famille des Hydroléacéesde R. Brown etKuntb. 11 offre les caractères suivants: calice quinquépartl, persistant; corolle rotacée-infundlbullforme, dont le limbe est à cinq divisions étalées; cinq élamines presque renfermées dans le tube de la corolle, à anthères rénil'ormes, bllobées; deux styles surmontés de stigmates obtus; capsule oblongue, pseudobiloculaire, à deux valves locullcides; la cloison interrompue vers son milieu, où sont fixés deux placentas en forme de lames parallèles aux valves, se touchant par leur côté externe, et portant les graines sur leur face Interne. Ce genre avait été fondé par P. Bro\vne(J«wiaîc., lab. 18, fig. 2) sur une plante de la .lamaïque qui icçut de Linné le nom de Nama Jamaicensis. Kunth en a fait connaître deux autres espèces Indigènes de la Nouvelle-Espagne et du Mexique,et qu'il a nommées A'ama origanifotia et Nama undulata. Ce sont des plantes herbacées ou frutescentes, dont les tiges sont touffues, diffuses, garnies de feuilles alternes et entières. Les fleurs sont terminales et de couleur blanche ou violacée. Les Namasericea et convolvnloides de Rœmer etSchultes, doivent être rapportés au genre Evolvulus de Linné.
NAMAQUOIS. OIS. Espèce du genre Ganga. C'est aussi le nom d'un Soui-Manga et d'un Promerops. K. ces mots.
NAMIERSTENSTEIN. min. Nom donné à une roche de Moravie, qui a beaucoup de rapports avec le Weisteln. ^. ce mot.
NANANTHÉE. Nananthea. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par De Candolle qui le caractérise de la manière suivante : capitule composé de dix à quinze Heurs hétérogames : celles du rayon sont femelles, ligulées et disposées sur un seul rang; celles du disque sont hermaphrodites, à quatre divisions obcoulques; Involucre composé de huit ou neuf folioles ou écailles ovales, membraneuses aux
deux exitémités, el disposées sur un seul laiijï; réceptacle étroit el nu; styles rameux, un peu épais, oblonss et sans barbules; akènes ovales, un peu comprimés, glabres et cbauves.
Nananthée perpbsille. Nananthea perpusil^ C'est une plante berbacée, glabre, rameuse, dont les feuilles alternes sont pétiolées, pennaliparlites, à deux ou trois lobes de cbaque côté, avec impaire, oblongs, obtus et très-entiers; les pédoncules sont axillaires, monocépbales, un peu plus longs que lesUeuilles; les capitules sont très-petits et leurs écailles sont blancbâtres au sommet; les fleurs du rayon sont blanclies. Des bords de la Méditerranée.
NANARIUM. BOT. l^. Canarier.
NANDAPOa. ois. Espèce du genre Ibis. F. ce mot.
NANDHIROBE. Nandhiroha. bot. P\ Feiïit.lée.
NANDHIROBÉES. Nandhirobeœ. bot. Dans son Mémoire sur les Cucurbitacées (Mém. du Mus , 5. p. 215), Auguste de Saint-Hilaire a proposé d'appeler ainsi un petit groupe de végétaux com|)osé des genres Zanonia et Fevillea. placés à la suite des Cucurbitacées par Jussieu (GeH. Plant.). De ces deux g^res, l'un (FefiVlea) a les tiges grimpantes, et des graines sacs^wW, sperme comme dans les Cucurbitacées; mai§ datt^^'un* et l'autre l'ovaire est triloculaire, les ovurep'^Wes.'les antbères distinctes et le style multiple. D'un autre odPé ces caractères qui éloignent ces deux genres des Cucurbitacées, les rapprochent des PassIHorées et siul<)ul des Myrlées. En effet ces rapports sont encore cqjfirmés par l'analogie qui existe enlre le fruit du FeVllea el celui du Courotipita el du Couralari d'Aublett genres qui ont tant d'affinité avec les Myrlées qu'ils ne peuvent en être éloignés, el qu'ils y forment une petite tribu avec \e Lecrthis, sous le nom de Lécytliidées. Ces rapports entre le Fen'llea el le Zanonia cl |e Coiiia- /«n d'Aublet, sont si grands que l'auteur propose de réunir ce dernier genre aux Nandhirobées. D'un autre côté Auguste Sainl-Hilaire propose aussi d'y ajouter le genre Myrianthus de Beauvois, qui s'éloigne des Cucurbitacées par ses anthères, tandis que par ses autres caractères il se rapproche du nouveau groupe.
NANDINE. Nandina. bot. Ce genre établi par Thunberg (Nov. Gen., l.p. 14, et Flor. Japon., p. 9), appartient à la famille des Berbéridées et à l'Hexandrie Monogynie, L. 11 est ainsi caractérisé : calice à six sépales, accompagnéextérieuremenl d'écaillés pétaloïdes, obtuses, nombreuses et imbrii|uées, les extérieures plus petites; corolle à six pétales caducs, oblongs, plus longs que le calice; six étamines dont les filets sont trèscourts, les anthères oblongues, de la longueur des pétales; ovaire ovoïde, portant un style court el un stigmate trigone; baie sèche, globuleuse, uniloculaire, couronnée par le style; placenta spongieux, latéral, auquel sont fixées deux graines arrondies, convexes d'un côté, concaves de l'autre el pourvues d'un albumen cartilagineux; embryon petit, inverse, dont la radicule est épaissie, les cotylédons presque arrondis. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce à laquelle Thunberg a donné le nom de Aaiid/na doinestica. Kîempfer, dans ses Aménités exotiques, dit qu'on la nomme vulgairement au Japon, Nandsjokf, Naltan el Xandin. C'est
un arbrisseau élégant, glabre, élevé d'environ deux mètres. Ses feuilles sont allernes, deux ou trois fois décomposées, à pétioles engainants à la base cl articulés près des ramifications ; les folioles sont ovales, lancéolées,entières et glabres. Les fleurs sont blanches, dispostes en panicules terminales, décomposées, dressées, ac(S>m|fegnées de bractées linéaires, acuminées, presque arislées. Les baies sont rouges. Cette plante croît au Japon et à la Chine oii elle est généralement cultivée dans les jardins. On l'a introduite en Europe.
NANDOU et NANDU. ois. F. Rhea.
NANGUER. SAM. Espèce du genre Antilope. /'. ce mot.
NANI. BOT. Ce nom a été donné à des plantes fort diverses. Rhéede dit qu'à la côle de Malabar les Portugais l'appliquent^ l'arbrisseau qu'il a décrit sous celui de yelaijadou, dont Lamarck a fait son serive Jdelia, dans la famille des Euphorbiacées. Les Brames désignent aussi, sous le nom de ISani, le Mal-Naregam du Malabar, ou Limonia monophylla, L., qui est devenu le type du genre Jla'.anlia de Corréa, dans la famille des Auranliacées. Enfin le Nani de Rumph (Heib. Amboin., vol. 5, t. 7) esl un grand arbrisseau qu'il nomme Metrosideros vcra, et dont Adanson a fait un genre de Myriacées. Quoique la figure de celte plante représente le fruit assez saiUanl hors du calice, on ne peut en conclure qu'il ne soit pas adhérent; la description de la plante porle donc àirfrOire qu'il l'est réellement, el que celte plante esl réellement une Myrlacée.
Le Nani-Hiia de Rumph {loc. cit., t. 9) esl une autre plante doilMSST^ipporls sont indéterminés.
NAN1NA»M0LL. tîray a proposé, sous ce jiom. la formation d'uo gpfire nouveau de Mollusques, qui se composerait (te quelques Hélices de Férussac et d'une partie des VilrineedeOuo.y, filus deux espèces nouvelles, que Gray rt «omipées ?faninn Juliana et Nanina stn'ata.
NANOQ^. Nanodes. bot. Genre de la famille des Orchidées, tribu des Vandées. institué par Lindiey qui lui donne |>our caifeclères : périanthe ringent :'^épale antérieur en voùle, le.s latéraux presque opposés au labelle, auquel ils sont: adhérents par la base; pétales latéraux libres-, presque parallèles aux sépales latéraux, dont ils diffèrent de très-peu; labelle charnu, entier, soudé au gynoslème; celui-ci ailé de chaque côté; anthère biloculaire, en forme de bec; quatre masses polliniques comprimées, égales, sessiles sur une glandule ovale.
Nanode A DEUX couleurs. Nanodes discolor, Lindl. Elle est épiphyle, basse, en gazon, caulescente, à feuilles coriaces, distiques, vaginantes el rapprochées; ses Heurs sont solilaires, sessiles au sommet des tiges. Cette Orchidée se trouve en abondance dans les bois quiavoisinent Rio-Janeiro. Parmi les Épiphytes de cette famille, il en est peu qui soient aussi remarquables et d'un aspect aussi particulier; les fleurs ressemblent tellement aux feuilles, dans l'aisselle desquelles elles sont renfermées, que l'on s'aperçoit à peine que la plante esl en floraison.
NANODE. Nanodes. ois. Nom que Vigors a donné à l'une des divisions du grand genre Psittaciis de Linné,
qu'il a converti en famille, sous le nom de Psittaci- (lées.
NANODE. Nanodes. lus. Coléoptères lélramères; f;enre de Rhyncliophores, famille dps Ciirculionides, institué par Dejean pour qiieU|iies espèces européennes, telles que les fi/iynchceiiiis Lylhri, Fab ; p(dliy dus, Grav., etc., que Sclioonherr a réunies à so*ge1'lre Naytophyes.
NANODÉE. Nanodea. bot. Joseph Banks a donné ce nom (in Gœrt. fih, SujipL, 251, tab. 225, fig. 8, 9) à un genre qui paraît devoir être rangé dans la famille des Sanlalacées de Brown. La seule espèce qui le compose est une très-petite plante qui croit au détroit de Magellan d'où elle a d'abord été rapportée par Commerson qui la nommait Belenerdia. Plus récemment, elle a encore été trouvée dans le même pays par les naturalistes des expéditions Freycinet et Duperrey. Gaudichaud. l'un des naturalistes de la première de ces expéditions, dans son Essai sur la Flore des îles Malouines. a donné de ce genre un caractère trèsdélaillé et très complet.
NanodEe modsseuse. Nanodea muscosn. Sa tige a un ou deux pouces d'élévation; elle est rameuse, portant de petites feuilles subulées, éparses. très-rapprochées, charnues; les fleurs sont très petites, solitaires ou géminées, terminales ou axillaires, et pèdoncnlées; leur calice est hémisphéiique, adhérent avec l'ovaire, ayant un limite ^quatre divisions dressées, égales, deltoïdes et rétrécies à leur hase; point de corolle; quatre élamiues, à filament très-court, attaché à la face interne des divisions calicinales et à anthères à deux loges; l'ovaire est globuleux, adhéuM^ à^ une seule loge qui contient un ovule dressé «t'iin iHu latéral, porté sur un podosperme assez long; le style est trèscourt, terminé par un stigmate à dejix tolies'Srrondis. Le fruit est un petit drupe couronné par te limbe du calice, à une seule loge et une seiJ^^raine. Celle-ci, selon Gœrtner tils, se compose d'un tégumeiU mince et membraneux; d'un endospcrme charnu et Jaunâtre dans le(|U(?! on trouve un embryon cyWlidrique, axile, placé dans kr partie supérieure de l'endosperme, ayant sa radicule supérieure et ses cotylédons très-courts et minces.
NANOPHYE. Nanophyes. iivs. Coléoptères tétramères; genre de l'ordre des Rhyncliophores. famille des Curculionides , institué par Schoonherr qui le caractérise ainsi : antennes assez longues, avec la tige formée de cinq articles dont les deux premiers oblongs et les autres fort courts: la massue est grande, allongée, composée de trois articles; rostre allongé, cylindrique, Iméaire et peu arqué; yeux un peu rapprochés sur le front, arrondis, faiblement convexes; corselet presque conique, sensiblement rétréci dans sa partie antérieure, tronqué à l'extrémité, un peu convexe en dessus; écusson très-petit; ély très ovalaires. atténuées vers l'extrémité, arrondies, réunies et recouvrant l'anus; pieds allongés; jambes tronquées au bout et mutiques.
Nanophye armé. Nanophyes arniatus, Sch. Il est noir, avec une légère pubescence cendrée; rostre, base des antennes et pieds d'un roux lestacé; corselet tes-
lacé, avec le dessus marqué de deux taches noires; élyfres gibbeuses, rousses, variées de noir. Du cap de Bonne-Espérance.
NANOPHYTE. Nanopliytiim. bot. Genre de Chénopodiées, établi par I.esson (m Liniiea, ix, 197) avec .HMMimKtères suivants : fleurs hermaphrodites, bibractéolées; périgone partagé en cinq divisions dont la base est épaisse et endurcie , mais non appendiculée; cinq élamines insérées au réceptacle et opposées aux divisions du périgone; anthères terminées par uncounectif quyes dépasse; cinq écailles hypogynes, alternes avec les étamines; ovaire un peu comprimé, uniloculaire et uniovulé; deux styles sétacés, réunis par leur base; ulricule comprimé, papyracé, renfermé dans le périgone membraneux et endurci; graine verticale, suborbiculaire; test membraneux; embryon exalbumineux, en cuiller; radicule dorsale. Ce genre ne renferme encore qu'une seule espèce : c'est un arbuste glabre, à feuilles alternes, imbricpiées. subulées. On le trouve sur les bords de la mer Caspienne.
NAINTILLE. bot. Synonyme vulgaire de Lentille.
KANTOR oc N,AS1T0R. bot. Synonymes vulgaires (Jg^resspu Aléimis, Lepidium saliviim.
NAPAUt. Salyia. ois. Lesson a distrait du genre Faisai^*ù.e*le est décrite ci-dessus, vol. 4, p. 320, iiye espèce portant ce nom pour l'ériger en genre distinct, qu'il caractérise de la manière suivante : bec court, épais, coni(|ue, à mandibules robustes et à peu prètégales ; l'inférieure presque aussi épaisse que la supetieure; cette dernière renflée sur ses bords; deux cornes minces et cylindriques, surmontant les yeux chez !» mâle; narines larges, ovalaires, basales et nues; joues" empliiinées; gorge munie d'un fanon charnu; ailes amples et concaves; queue courte et arrondie ; tarses sciitcllés, robustes, munis d'ergots; ongles des doigts forts et recourbés. Les Napauls ont la forme générale et le corps épais des Faisans, le port et la démarche des Coqs, et nullement la forme élancée des Pénélopes. Cuvier pense que c'est d'après cet Oiseau qu'a été imaginé le Tragopan de Pline. A l'espèce précédemment connue, qui est le Phasianus satyriis , Temm., Phasianus cornutvs, Briss., Pénélope salyra, Gmel. , Maleayris satyia, Lalh., etc., Lesson ajoute celle qu'il a nommée :
Napacl hdppé. Salyra tiiaciolopha, Less. Cet Oiseau se fait remarquer par une très-longue huppe d'un noir bleuâtre ou bronzé, qui est composée de plumes nombreuses et roides, parlant de l'occiput et se dirigeant en arrière; sommet de la lêle, devant de la gorge d'un noir bronzé foncé, sans trace de nudité; deux taches d'un blanc pur sur les joues ; parties supérieures d'un brun varié de gris, les inférieures d'un marron foncé, le centre de chaque plume paraissant flammé d'une teinte plus vive; flancs bruns; plumes de la région anale et des cuisses brunes, rayées en long de blanc jaunâtre; rémiges brunes, bordées extérieurement de blanc; bec noir; pieds couleur de plomb. La femelle a la tète et le cou noirs, le plumage d'un gris roux, trèsvif. Cet Oiseau est originaire du Bengale.
KAPÉCA. BOT. Espèce du genre Ziziphus ou* Jujubier, nommée ainsi à tort, par Linné qui s'est mépris
sur la plante que Prosper Alpin avait anciennement fait connaître sons son nom vulgaire, en Arable, de Napeca ou philôt de Nebka. L'espèce ù laquelle les Arabes donnent ce nom est le Ziziphus Spina Chrisli, autre espèce epie Linné plaçait, ainsi que le Zizfphtis iSapeca, dans le genre Rhamnus.
NAPÉE. Aapœa. bot. Genre de la famille des Malvacèes et de la Monadelphie Polyandrie, établi par Linné, mais lellement rapprocbé du Siila, i|ne Cavanilles et De Caiidollc l'ont réuni à celui-ci. f^. Sida. Lamarck et Jiissien (Geii. Plant., p. 273) l'ont néanmoins admis à cause de quelques différences assez légères dans la position des pétales, la largeur du calice et la structure des pédicelles des fleurs. Linné ne comprenait dans son genre Napcea, que deu.\ espèces, savoir ; Napœa lœvis et Niipœa scabia ou ilioica, qui sont devenus les Sida Napœa et Sida dioica de Cavanilles et de De Candolle. Ce sont deux belles plantes originaires de la Virginie, et qui sont cultivées dans les jardins bnlani<|ues d'Europe où elles se cultivent en pleine terre et se multiplient avec beaucoup de facilité, pourvu qu'on ait la précaution de couvrir de litière les racines, pendant l'biver. Il serait à désirer qu'on leur donnât une plus grande attention, et surtout au Napœa lœvis qui, en outre de sa beauté comme plante d'ornement, pourrait remplacer la Guimauve par ses racines émollientes. et dont les tiges fibreuses sont susceptibles de donner une filasse très-propre aux tissus.
NAPEL. Napelliis. bot. Espèce du genre Aconit. /'. ce mol.
NAPHTALINE. MIN. Substance de la classe des combustibles non métalliques dont la découverte a été faite en 1822, dans la houillère d'I'znacb, par le directeur des mines Koenlein, qui la décrit de la manière suivante ; forme primitive dérivant de l'octaèdre; clivage possible dans quelques directions : dans d'autres cassure concboïde; surface horizontale offrant l'éclat du diamant, les autres n'ont qu'un aspect gras; couleur blanche, jaunâtre ou verte; transparence presque parfaite; consistance solide et cassante; pesanteur spécifique un peu supérieure à celle de l'eau ; soluble à une basse température ; surnageant alors le véhicule de solution, puis cristallisant parle refroidissement; brûlant facilement avec Hanirae. et donnant de la fumée. On trouve cette substance toute particulière dans les fentes ou les éclats du bois bitumineux ([u'elle traverse <luelquefois et où elle paraît avoir pris naissance par la sublimation. La couche que forme ce bois bitumineux a de deux à six pieds d'épaisseur; elle appartient à une formation très-récente, et renferme des végétaux fossiles, dont les analogues existent encore aujourd'hui. Selon Laurent (Ann. de Cb., t. 4!». p. 2U) la Naphtaline est composée de Carbone, 93,93 et Hydrogène, G.05. Faraday y a trouvé ; Carbone 93,75 et Hydrogène 6.23.
NAPHTE. MIN. Variété de Bitume liquide, transparente, d'un blanc jaunâtre passant au jaune orangé.
r. BiTBBE.
NAPIFORME. BOT. Organe qui ressemble à un Navel.
NAPIMOGE. Napimoga. bot. Ce genre de l'icosan-
drie Trigynie, L., établi par Aublet (Plantes de la
Guiane, 1, p. 392, t. 237) fait partie de la famille des Homalinées de R. Brown et de De Candolle. Ce dernier auteur (Prodrom. Sysl. Veget., 2, p. 54) ne le distingue même du genre Hotnaliiim, type de la famille, que par l'absence des glandes qui, dans le dernier genre, se trouvent à la base des lobes intérieurs du calice.
Napiboge de la Guiane. Napimoga Gitianensis. C'est un arbre de moyenne grandeur, dont l'écorce est roussâtre, le bois peu compacte et blanchâtre; les feuilles sont alternes, elliptiques, oblongiies, dentées en scie, et munies de deux stipules caduques. Les fleurs sont petites et verdàtres; elles forment des grappes ou des épis terminaux ou axillaires. Celte plante croît dans les forêts.
NAPOLÉONE. Napoleona. bot. Palisot de Beauvois, dans sa Flore d'Oware et de Bénin, a dédié ce genre à l'homme illustre qui, pendant vingt-cinq ans, présida aux destinées de l'Europe, et qui protégea les sciences de toute l'étendue de son génie et de sa puissance. Les caractères de ce genre sont : un calice monosépale, adhérent par sa base avec l'ovaire infère, entouré de plusieurs petites écailles arrondies, ayant le limbe partagé en cinq divisions égales et coriaces; une corolle double et épigyne : l'extérieure monopétale, rotacée, plissée, membraneuse et colorée; l'intérieure également monopétale et colorée, découpée à son bord en un grand nombre de lanières étroites, qui lui donnent une forme étoilée. Les étamines sont au nombre de dix, réunies deux à deux par leurs filets, qui forment ainsi cinq androphores élargis et pélaloïdes, recourbés vers le centre de la fleur, tronqués et portant chacun à leur sommet deux anthères biloculaires et distinctes. L'ovaire est infère et arrondi, uniloculaire, polysperine. Le style est court et surmonté d'un stigmate aplati, pelté, à cinq angles égaux, sillonnés chacun dans leur milieu et recouvrant les anthères. Le fruit est une baie globuleuse, couronnée par les lobes du calice, uniloculaire et polysperme. Ce genre est voisin des Passiflores dont il se dislingue surtout par son ovaire infère. Palisot de Beauvois a. le premier d'après Jussieu, proposé d'en former une famille nouvelle sous le nom de Napoléonées et qui serait intermédiaire entre les Passiflores et les Cucurbilacées. C'est la même famille que le botaniste anglais, R. Brown, a nommée depuis Belvisées.
On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre, le Napoleona imperialis, Beauvois, Oware, 2, p. 29, t. 79. Cet arbrisseau est haut d'environ sept à huit pieds; ses Heurs, d'une belle couleur bleue d'azur, sont sessiles, axillaires, réunies plusieurs ensemble le long des rameaux. Ses feuilles sont alternes, ovales, oblongues, aiguës, entières, portées sur des pétioles courts. 11 a été trouvé par Palisot de Beauvois dans les environs de la ville d'Oware.
NAPOLËOiNÉES. Napoleoiieœ. BOT. Palisot de Beauvois a caractérisé cette famille de la manière suivante : calice monosépale, persistant, adhérent avec l'ovaire infère; son limbe est divisé; corolle monopétale, caduque, offrant un grand nombre de plis rayonnants : elle est simple dans VAsteranlhos, double dans le Napoleona, où la plus intérieure parait être formée par des
filaments sondés. Los élamines sonl définies (au nombre de dix) ou indéfinies; tantôt lihies et distinctes, tantôt polyadelphes {A'apoleoiia). L'ovaire est infère, à une seule loge contenant un grand nomlire d'ovules; le style est simple, terminé par un stigmate anguleux ou lobé. Le finit est une baie cbarnue, couronnée par les dents du calice. Les Napoléonées ne se composent encore que de deux arbrisseaux dont l'un est originaire de l'Afriiiue équinoxiale et l'autre du Brésil. Leurs Teuilles sont alternes, simples, dépourvues de stipules. Leurs fleurs sont solitaires et axillaires. Cette famille est très-distincte des Passiflorées par son ovaire infère, par son style et son stigmate uniques; elle se rapprocbe aussi des Cucurbitacées dont elle diffèie par le nombre et la forme de ses étamines et la structure de son fruit. Elle forme donc un ordre distinct, mais intermédiaire entre ces deux familles.
NAPOLIER. BOT. L'un des noms vulgaires de la Bardane. F. ce mot.
NAPUS. BOT. Synonyme de Navel. F. Ciiou. INARAVELIE. Naravelia. bot. Genre de la famille des Renonculacées,el de la Polyandrie Polygynie, L., proposé par Adanson et adopté par De Candolle (System. nal. Feget., i, p. 1G7) qui le caractérise ainsi : involucre nul; calice à quatre ou cinq sépales dont l'eslivalion est valvaire; corolle composée de six à douze pétales linéaires, un peu épais, plus longs que le calice; caryopses nombreux, oblongs, terminés parune longue queue barbue, plumeuse, attachés par la base à un stipe épais et tubuleux. Ce genre est très-voisin de VAtiagene ou Clcmatis, dont il a été démembré. Il ne renferme qu'une seule espèce, Naravelia Zeytanica, DC; Atrayeiie Zeylanica, L.; plante grimpante, qui croit dans les forêts et les lieux humides de Ceyian et d'autres contrées de l'Inde orientale. Hermann l'avait fait connaitre sous le nom de Naravel ({ui a été imposé au genre par Adanson. Cette plante a le port des Clématites, mais ses pétioles ne portent que deux segments de feuilles opposées, à plusieurs nervures; ils sont terminés en vrilles, à la façon des feuilles de Lalhyins. Les fleurs sont disposées en panicules.
NARCINE. Narcine. pois. Parmi les Raies électriques connues, celles qui babitent la Méditerranée et les côtes de l'Europe ont presque seules occupé l'attention; les formes extérieures des espèces exotiques n'ont été décrites que d'une manière incomplète par Gronovins et par Blocb. Dans le dessein d'éclairer celte partie du Règne animal, Olfers a publié en 1831 une dissertation contenant la révision de toutes les espèces mentionnées par les auteurs. Depuis, le docteur Henle s'est occupé de la structure intérieure aussi bien que des caractères extérieurs de ces animaux; il a constaté (|uc le Toipeilo Biasiliensis d'Olfers, et plusieurs autres espèces s'éloignent beaucoup des Torpilles marbrée et ocellée, tant par leur foime extérieuie que par la composition de leur squelette, et ces différences l'oiiL conduit à établir un genre nouveau sous le nom de Narcine, tandis (|u'il conserve aux autres celui de Torpédo. Il désigne en même temps la petite famille formée par ces deux genres sous le nom de Torpiliieiis. Les principalesdifFérencesgénériques consistent en ce (pie la
paroi inférieure du crâne se prolonge plus en avant que la supérieure; les surfaces articulaires du crâne avec la colonne vertébrale se trouvent placées Immédiatcinenl sur les deux côlés du trou occipital. Hexiste des cartilages |)térygiiïdes simples dans la paroi antérieure du trou destiné à la sortie de l'eau; l'apophyse plérygoïde est réuni avec le cartilage ptérygoïdien; il existe des cartilages palatins dans l'œsophage; il y a des cartilages dans les lèvres; les mâchoires sont fortes, larges et peu courbées; les dents sont placées sur une plaque qui n'occupe pas toute la largeur de la fente buccale, dont le bord antérieur est convexe et se recourbe au dehors sur le bord de la mâchoire, de manière (|u'on en voit une partie lorsque la bouche est fermée; il existe une valvule interne des lèvres; le frein de la valvule nasale est formé d'un repli de la peau, qui entoure la bouche comme un cercle; la bouche est susceptible de s'avancer; les quatrièmes cartilages de chacun des trois derniers arcs branchiaux se réunissent de chaque côté en un seul cartilage qui est articulé avec l'os hyoïde profond. En outre les Narcines ont le dis(|ue elliptique ou anguleux, arrondi et prolongé antérieurement, et l'ouveituie de la bouche étroite, prolractile. La nageoire dorsale est double dans quelques espèces, unique chez d'autres. Le Torpédo Brasilieiisis, Olfers; le Torpédo Timiei, Henle; le Raja Capensis, Linné; le liaja dipterytjia, Bl.; et les liaja maculala et bicolor, de Shaw, font partie de ce nouveau genre.
NARCISSE, ois. Espèce du genre Perroquet, division des Perruches. F. Perroquet.
NARCISSE. Narcissus. bot. Genre type de la famille des Narcisses de Jussieu, ou Amaryllidées de R. Brown, et qui appartient à l'Hexandrie Monogynie, L. 11 est ainsi caractérisé : périantbe tubuleux, dont le limbe est à six divisions égales et étalées, muni intérieurement d'une couronne (nectaire de Linné) monophylle, pétaloïde, entière ou divisée; étamines insérées sur le tube et à l'intérieur de la corolle, plus courtes que celles-ci; ovaire infère, surmonté d'un style simple et d'un stigmate légèrement trifide; spathe monophylle, membraneuse, fendue latéralement, d'où sortent une ou plusieurs fleurs. Les Narcisses sont des plantes à bulbes tuniques; leurs feuilles s'élèvent de ces bulbes, et sonl linéaires, ligulées, planes ou légèrement canaliculées, ayant une forte nervure ou côte saillante sur leur face postérieure, ordinairement de couleur glauque, quelquefois d'un vert Irès-foncé. La hampe porte une ou plusieurs fleurs terminales toujours plus ou moins penchées.
Linné avait considérablement réduit le nombre des espèces de Narcisses, porté par Tournefort et par les vieux botanistes à plus de quatre-vingts, d'après les moindres variations de couleurs et du nombre des fleurs. On en compte aujourd'hui environ soixante, toutes indigènes des contrées que baigne la Méditerranée; une seule a été trouvée en Amérique. Ces plantes font l'ornement des jardins au [iremier réveil de la nature, et quand à peine les frimais ont disparu; elles ont été distribuées en plusieurs sections , d'après la forme de leurs feuilles planes ou cylindriques, et d'après leur hampe uniflore ou multiflore.
Narcisse des poètes. Narcissuspoetiius, L.jBull., Herl)., l. 300; lledouté , Liliacées, ô, t. 160. Vulgaiteinenl connu sous les noms deJeannelle ouGenelle. Ses feuilles sont glauques, presque planes; sa hampe porle ordinairement une seule fleur dont les divisions du périantlie sont d'un blanc de lait très-pur, et la couronne fort courte, ne formant qu'un anneau intérieur crénelé sur ses bords et de couleur safranée ou rougeâtre. L'odeur de celle Heur est agréable, quoiqu'un peu trop forte. Très-répandue dans les prés des parties méridionales de l'Europe, cette espèce est cultivée abondamment dans les jardins oCl elle fleurit vers la fin d'avril et le commencement de mai. C'est celte Heur que les poètes de l'antiquilé ont rendue célèbre par de touchantes allégories. Un jeune homme, croyant voir les traits de sa sœur chérie dans l'onde paisible et réfléchissante d'une fontaine, ne pouvait se détacher de cette douce illusion. Amoureux i)arle fait de sa propre figure, il fut digne de la pitié des dieux qui le métamorphosèrent en la fleur qui porte son nom. Peut-être aussi la blancheur des fleurs du Narcisse a-t-ellesufli pour les faire désigner comme l'emblème des céladons de tous les temps, dont la figure pâle et efféminée contraste avec le teint brun et viril des héros.
Narcisse ues prés. Naicissus pseudo-Narcissus, L.; Bull., Uerb., tab. 389. Vulgairement Narcisse sauvage, Porillon, Aiault, Clochette des bois. etc. Son bulbe estarrondi, composé de tuniques très-serrées. Ses feuilles sont linéaires, aplaties, obtuses, un peu plus courtes que la hampe qui est terminée par une seule fleur, grande, jaune et légèrement inclinée; le limbe du périanlhe est à six divisions ovales, aiguës; la couronne, dont le bord est frangé, forme un tube très-grand, égal à la longueur des segments du périanllie et campaniforme. Cette plante est assez commune dans les localités humides et dans les bois de l'Europe tempérée; elle fleurit dès les premiers jours de mars. Sur les sommités des Alpes ainsi (|ue dans le Jura, c'est une des fleurs qui, avec le Crocus vernus, le Soldatiella Aipina, apparaissent aussitôt après la fonte ries neiges; en sorte que, dans ces localités montagneuses, on trouve le Narcisse en fleur tant que dure l'été, c'est-à dire jusqu'à la moitié de septembre. D'après quel(|ues essais tentés par les docteurs Dufrenoy et Loiseleur-Deslongchamps, le Narcisse des prés est doué de qualités actives, capables de provoquer le vomissement; des médecins ont employé ses fleurs avec succès contre certaines affections spasmodiciues, la coqueluche des enfants, la diarrhée, la dyssenlerie et les fièvres intermittentes. Le Narcissus pseudo-Narcissus a été érigé en genre distinct, sous le nom iVJjax, par Salisbury (Traits. Hort., p. 347). Cet auteur lui a réuni plusieurs autres Narcisses très-voisins, comme les Narcissus grandiflorus, minor, bicolor, etc. Haworth [Narcissus lievisio), ayant admis les genres proposés par Salisbury, a de son côté augmenté le nombre des espèces, de sorte que le seul Jjax festalis (nom que Salisbury donne au Narcissus pseudo-Narcissus ) forme, selon Haworth, deux ou trois espèces.
Narcisse Tazette. Narcissus Tazetta, L., vulgairement Narcisse à bouquet. Ses feuilles sont planes.
glauques, légèrement canaliculées; la hampe, presque cylindrique, porte plusieurs fleurs très-odorantes, dont la couronne est en godet, un peu crénelée sur ses bords, d'un jaune orangé et de la moitié plus courte <iue les divisions du périanlhe (|ui sont blanches. Cette plante croit dans les prairies humides des contrées méridionales de l'Europe; elle y fleurit dès le mois de février. On la cultive avec facilité sous le climat de Paris où elle donne des fleurs im peu i)lus tard; mais lors(|u'on expose ses bulbes à la chaleur d'un appartement, ils végètent et fleurissent au milieu de l'hiver.
Narcisse }o!i(iViLLt..NarcissusJonquilla,L.; Bull., Uerb., t. 354. Cette espèce a des feuilles demi-cylindriques, subulées et offrant la forme de celles de quelques espèces de Joncs. La hampe est cylindrique et ne porte, à l'état sauvage, qu'une ou deux fleurs ; mais ce nombre augmente par la culture. La couronne est en forme de coupe très-évasée, très-courte, du tiers au moins de la longueur des segments du périanlhe. Les Heurs sont d'un jaune vif, et elles exhalent un parfum agréable. La Jonquille croît spontanément dans le bassin de la Méditerranée. On la cultive fréquemment dans les jardins où elle donne une variété à fleurs doubles. Une espèce voisine de la précédente est aussi cultivée dans les jardins à cause de la beauté et de la bonne odeur de ses fleurs; c'est le Narcissus odorus, L., Redouté, Liliacées, 3, t. 157. On lui donne les noms de grosse Jonquilleet degrande Jonquille; sa hampe porlequatre à cinq fleurs jaunes, dont la couronne est en cloche, divisée sur les bords en lobes arrondis et de moitié plus courts que les divisions du périanlhe. Le genre Hcrmione, de Salisbury et d'Haworth, est fondé sur cette plante, à laquelle sont réunies une foule d'espèces nouvelles établies sur des plantes cultivées et dont on ignore l'origine.
Narcisse Bulbocode. Narcissus Bulbocodium, L., Redouté, Lil., 1, t. 24, vulgairement Trompette de Méduse. Les feuilles de cette espèce ressemblent assez à celles de la Jonquille; mais elles sont moins cylindriques , et marquées d'un sillon longitudinal plus profond. La hampe ne porte qu'une seule fleur;elle est d'un jaune clair, et remarquable par sa couronne en forme de pavillon de trompette, plus longue que les segments du périanlhe, qui sont lancéolés. Celle plante est indigène de l'Orient et des contrées méridionales de l'Europe; on la trouve fréquemment en Espagne et dans les Basses-Pyrénées. De toutes les espèces, c'est celle qui paraît la plus délicate dans sa culture, car elle exige qu'on la plante en terreau de bruyère humide.
Les diverses espèces de Narcisses , et particulièrement \es Narcissus poeticus, major, incomparabilis, elc, sont Irès-robustes et ne demandent que peu de soins. Elles supportent facilement le froid de nos hivers, surtout lorsque la lerre est couverte de neige. Comme les espèces multiflores, celles qu'on nomme Narcisses à bouquets, sont originaires de climats plus chauds; elles craignent les gelées fortes, et il est nécessaire de les en garantir en les couvrant avec de la litière. Les Narcisses viennent bien dans toutes sortes de terrain; cependant ces plantes paraissent beaucoup mieux réussir dans une terre sablonneuse et légère. Elles
se inulliplic.iil iilsùmciU par le moyen des cayeiix que l'on a soin de séparer des bullies autour desquels ils se produisent. Les semis seraient un l)nn moyen de multiplication, s'il n'était pas aussi lent; on l'emploie néanmoins lorsqu'on veut se procurer de nouvelles variétés dans les couleurs. Les Narcisses étant des plantes de pur ajçrénieiit, les jardiniers fleuristes ont clierclié à obtenir par la culture un grand nombre de variélés dans la couleur et dans les Formes; mais les Heurs doubles qu'ils ont fait développer sont loin de valoir les Narcisses à Heurs simples, dont la couronne centrale, diversement colorée, est bien plus agréable à l'œil que ces fleurs dégénérées où l'on n'aperçoit qu'une touffe d'organes pétaloïdes, entièrement déformés et sans grâce.
On a nommé vulgairement Narcisse d'automne, le Colchicum aulumnule.
Narcisse INDIEN, les Liliacées du genre //cpwm«//iM*.
Narcisse de mer, le Panciatium maritimum, etc.
NARCISSÉES. Narcisseœ. bot. La famille de plantes monocotylédones, admise sous ce nom et primitivement sous celui de Narcissi, a été caractérisée par Jussieu de la manière suivante : calice coloré, tubulé à sa base, divisé, à son limbe, en six lobes égau.\ ou plus rarement inégaux; six étainines insérées au sommet du tube, opposées aux lobes, avec leurs filets distincts ou plus rarement réunis par le bas; ovaire simple, tantôt libre, tantôt adbérent au tube du calice; style simple ; stigmate simple ou trilobé; capsule libre ou adhérente au calice, à trois loges ordinairement polyspermes, et s'ouvrant en trois valves qui portent dans leur milieu une cloison au bord de laquelle sont attachées les graines; embryon monocolylédoné, très-petit, placé près du bile dans une fossette creusée au sommet d'un périsperme solide, occupant tout l'intérieur de la graine germante, restant attachée et sessile contre la gaine de la première feuille poussante.
Jussieu range dans cette famille des plantes à lige herbacée, ordinairement bulbeuse à sa base, simple, en forme de hampe ou rameuse ; les fleurs sont rassemblées aux extrémités de la tige, garnies chacune de leur spalhe propre, solitaires ou plusieurs ensemble réunies en ombelle, accompagnées d'une ou plusieurs spatbes communes,
NARCISSO-LEUCOIUM. rot. Ce vieux nom, employé par Swartz dans sa Florilégie, avait été adopté par Tournefort pour désigner un genre de Liliacées, qui a été depuis divisé en Galantliiis et Leucoium. F. ces mots.
NARCISSO-LILIUM ET NARCISSO-LIRION. BOT. Noms que C. Baubin, Lobel et les anciens botanistes donnaient au Tulii)a syloestris, L.
NARCISSUS. BOT. y. Narcisse.
N ARCOBATE. Naicobalus. pois. Le genre formé sous ce nom par lilainville, répond aux Raies du sous-genre Torjiille.
NARCOTINE.CHIM. Substance contenue dans l'Opium; elle est blanche, insipide, inodore, en prismes droits; ellchrùle avec flamme quand on la projettesur les charbons ardents; elle est fusible à une légère chaleur, puis se décompose et donne tous les produits des substan-
ces animales; insoluble dans l'eau froide, elle se dissout dans cent parties d'Alcool. Son action sur l'économie animale est (rès-vive, mais la présence d'un Acide la neutralise.
NARD. Nardus. bot. Genre de la famille des Graminées, et de la Triandrie Monogynie, L., ainsi caractérisé : lépicène à deux valves, l'extérieure longue, Irèsaigue, l'intérieure membraneuse; point de glumes intérieures; trois étainines plus courtes que les valves de la lépicène; style liliforine, pubescent, terminé par un stigmate simple; caryopse linéaire, enveloppée dans les valves persistantes de la lécipène. Linné, qui est le fondateur de ce genre, n'y a compris ([ue trois espèces; savoir : Nardus slricta, aiislata et ciliaris. La première est la seule qui appartienne légilimenient au genre Nardus; la deuxième a été convenablement placée dans le genre liollboella par Cavanilles; et la dernière, qui croît dans l'Inde orientale, pourrait bien ne pas se rapi)orter au genre où Linné l'a placée. Tous les autres Nards décrits par les auteurs modernes font partie du genre Rollboella. Le Nardus slrivla a une racine vivace et tibrilleuse, de laquelle s'élève une touffe de chaumes grêles, roides, dont les feuilles sont sétacées; les épis, de couleur ordinairement violacée, ont les fleurs terminées d'un seul côté. On trouve cette plante dans les lieux arides et montueux de l'Kurope. Elle est assez commune sur les rochers, à Fontainebleau.
Plusieurs plantes, qui n'ont aucun rapport avec celles du genre Nard, ont reçu ce nom des anciens. Ainsi leur Nard celtique est le f^uleriana cetlica; le Nardus arjreslis de Tragus est le Faleriana /'/im. Pline a donné le même nom Ae Nardus agrestis au Cabaret, yjsarum Europœiiiii, L.On rapporte encore aux Valérianes les Nardus monlana de Camerarius, et Nardus vrelica de Prosper Alpin. Le Nardus Italica de Mathioleet de Lobel, le Nardus Gennanha de Lonicer, se rapportent au Lavandula latifolia. Enfin on a donné les noms de Nard indien ou indique et àei'picanard, dans les pharmacies, à une plante de l'Inde que Linné a décrite sous le nom à'Jndropogou Nardus. (^. Andropogok.
KARDINA. BOT. (Gmelin.) Pour Nandina. y. ce mot.
NARDOPHYLLE. Nardoplirllum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Mutisiacées, établi par De Candolle qui l'a caractérisé ainsi qu'il suit : capitule homogame, pauciHoie; invoUicre à folioles scarieuses, acuminées; réceptacle privé de paillettes; corolles tubuleuses, régulières; filaments staminaux lisses et glabres; anthères privées de queue; akènes sericeovelus; aigrette formée de plusieurs rangs d'écaillés plumeuses.
Nardophylle rodi.é. Nardophyllum revolutum, Hook.; Gochnatia revoluta, Don. C'est un arbuste dont les rameaux sont, dans leur jeunesse, recouverts d'un duvet blanchâtre; les feuilles sont linéaires, rigides, roulées en leurs bords. Les capitules sont solitaires à l'extrémité des rameaux. Du Chili.
NARDOSMIE. Nardosmia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la Syngénésie superflue, L., proposé par Cassini, et caractérisé de la manière suivante : hampe portant plusieurs calathides. Involucre
cylindracé, lurbiné, composé de folioles à peu près égales, presque sur un seul rang, appliquées, ohlongues, un peu aiguës, membraneuses sur les bords; réceptacle planiiiscule, absolument nu; calatliide dont le disque est formé de Heurons nombreux, réguliers et mâles, la circonférence d'un seul rang de demi-Heurons en languettes, à peu près au nombre de douze et femelles. Dans les fleurs du disque, on voit un faux ovaire stérile, surmonté d'une aigrette de poils peu nombreux; les corolles sont glabres, tubuleuses, à limbe régulier et campaniforme, divisé en cinq segments réUécbis; les élamines ont des appendices seulement au sommet. Les fleurs de la circonférence présentent un ovaire oblong, strié, glabre, muni de bourrelets apicilairc et basilaire, surmonté d'une aigrette composée de poils nombreux et légèrement plumeux. Les corolles ont un tube et une languette très-longs. Le style est terminé par deux branches très-divergentes. Ce genre est formé aux dépens du Tiissilago de Linné, maintenant divisé en plusieurs. Il est intermédiaire entre les vrais Tussilages et les Pelasiles, car il offre la calatliide radiée des premiers et la Irainpe multitlore des seconds. Son auteur lui trouve en outre de l'analogie avec le genre Leibnitzia, en ce que l'invoUicre égale les fleurs de la circonférence, qui s'élèvent à peine plus haut que celles du disque et restent dressées. Les espèces qui composent le genre en question sont : 1° Nardosmia denliculala, Cassini, ou Tiissilayo fia gratis, Villars. Cette planfe est indigène de l'Italie et de quelques localités de la France méridionale. On la cultive dairs les jardins ù cause de sa bonne odeur qui lui a valu le nom d'Héliotrope d'hiver; elle Ueurit durant cette saison. 2» Aanlosinia aiigulosa, Cass.; Tiissilago l'rigida, L. Cette espèce croit dans la Sibérie et dans les contrées les plus septentrionales de l'Europe. û» .\uidosmia slraminea, Cass., Tussilago lœDi'gata, Willd.; elle croit, comme la précédente, en Sibérie. Le Tussilago Japonica, Willd., est peut-être une quatrième espèce de Kardosmie.
NARDOSTACHYUE. Nardostach/s. bot. Genre de la famille des Valérianées, institué par le professeur De Candolle avec les caractères suivants : calice persistant, à cinq lobes ovales-oblongs, aigus, foliacés, subdenticulés; corolle régulière, sans éperon, barbue à l'orifice, à cinq lobes obtus; (|uatre étamines adnéesà la base de la corolle; stigmate capité. Le fruit consiste en une capsule à trois loges, couronnée par les lobes persistants du calice, et un peu plus courte qu'eux. Ce genre se rapproche du Patrinia par ses fleui's à quatre étamines et son fruit à trois loges dont deux stériles; mais il en diffère parce <iue le limbe du calice est divisé jusqu'à l'ovaiie en cinq parties foliacées et dentées. A ce caractère essentiel orr peut ajouter; 1» que les corolles y sont pourpres au lieu d'être jaunes; 2" que le fruit n'est jamais collé aux bractées ; 5» que le stigmate est en téte;4°(iue le port des espèces, très-semblable à luimême dans les deux genres, est très-difiFérent d'un genre à l'autre.
N\RD0ST\CBYDE A GRANDES FLEURS. NardoStachfS
grandifloia, DC. Tige très-glabre, garnie de feuilles glabres, oblongues, ovales ou cordées. Les fleurs sont
réunies en un capitule irniqne et terminal. DuNépaul.
Nardostacoyde de Jatamans. ISardostachys Jatamatisi, DC. Tige velue, feuilles pubescentes ; les radicales lineari-oblongrres, les caulinaires sublaiicéolées; les fleurs, réunies en bouquet, sont pédonculées et terminales. Drr Népaul.
NARDUS. BOT. ^. Nard.
NARLGAM. bot. Ce nom, précédé de (|uelques mots également d'origine indienne, est employé par RIréede (HoH. Malah., vol. X, p. 27-31, tab. 1214, et vol. 10, p. 45, tab. 22) pour désigner plusieurs plantes qui n'appartiennent point au même genre ni à la même famille. Le Mal i\arerjam, figuré sous le nom de Calu-Tsjeru- Naregam {loc. cit., tab. 12), a été adopté comme geirre par Adanson i|ui l'a placé près du Citrus; mais le fruit uniloculaire, à un seul noyau, ne confirme pas ce rapprochement. Le Catu-Nuregam {toc. cit., lab. 13) a le fruit couronné par le calice persistant, et conséquemment ne peut être une Aurantiacée. Le TsjeruCalti- A'aregam (loc. cit., tab. 14) est certainement le Limonia crenulafa de Roxburgh el de De Candolle; c'est aussi le synonyme qir'Adanson donne à son genre Naringi. Enfin le Aela-Naregam {loc. cit., vol. 10, tab. 22) est une petite plante à feuilles trifoliées el à pétioles décurrenls, mais dont les détails floraux sont si incom plets qu'il est imjtossible de prononcer quelque chose de vraisemblable sur les affinités de la plante.
KAREL. MOLL. Adanson irurnme ainsi (Voy. au Sénég., p. 39, pi. 4) une Coquille que Linné plaçait parmi les Volutes, et que Lamarck a remise dans le genre Marginelle sous le nom de Marginella Faba.
NARICA. MAM. f . Coati.
NARINA. OIS. Espèce du genre Couioucou. K.ce mot.
NARINES, xooi.. On désigne sous ce nom les orifices, soit antérieurs, soit postérieurs, du conduit cràniorespiraloire, c'est-à-dire du premier segment de ce canal par lequel le fluide respiratoire est transmis au poumon; les postérieurs sont appelés Narines postérieures ou arrière-Narines; les antérieurs, Narines antérieures ou tout simplement Narines. Les Narines antérieures, toujours situées extérieurement, fournissent au zoologiste, par leurs variations de forme, de grandeur et de position , des caractères qu'on doit bien se garder de négliger; car en même temps qu'elles donnent passage au fluide respiratoire, elles transmettent aussi les odeurs de l'appareil attractif, et, remplissant ainsi une double fonction, elles ont une double importance physiologique. La plus remarquable de leurs modifications est sans contredit celle qu'elles subissent chez les Cétacés. A', ce mot et Évents.
NARINGI. BOT. Le genre adopté sous ce nom par Adanson, est formé sur une plante figurée par Rhéede {Horl. Malab., 4, lab. 14) et que Roxburgh a décrite sous le nom de Limonia crenulala.
NARON. BOT. Ce nom était anciennement employé par Daléchamp pour désigner le Rosier, et, selon Adanson, Nicander nommait ainsi Vins. Medicus et Mœnch l'ont appliqué de nouveau à un genre formé sur le Morœa iridioides, qui diffère peu du yieusseuxia de De Candolle.
NARRE. BOT. Synonyme vulgaire de Pleris escu-
tenta. Dans plusieurs îles de l'océan PaciBque on se nourrit de ses racines.
NABTHÈCE. Narihecium. bot. Ce nom a été donné par les auteurs à des genres assez différemment caractérisés et circonscrits, mais qui appartiennent à la classe des Monocolylédones, et aux familles des Joncées et Colchicacées. Celui proposé par Wœhrins, dans les Épliémérides des Curieux de la Nature, vol. vi, p. 389, lab. 5, a été formé sur VAntheiicum ossifragiim, L., qui est le lype du genre Abama de la Flore française. y. ce mot. Le Naithecium de Jussieu et Lamarck a reçu le nom de Tofietilia, imposé par Smitli , et qui a été généralement adopté, f^. Tofieldie.
NARTHICOIDES. bot. Le Seseli annuum, L., et quelques espèces voisines qui n'en sont probablement que des variétés, étaient ainsi nommés parThalius.
NARU-KILA.BOT. Rhéede(//o»-^3/a/a6., ll,tab. 34) a donné ce nom au Potileden'a ovala, L., ou Pliiyninm capilalum, Willd. Adanson l'a adopté comme générique.
NARUM. BOT. Adanson a substitué ce nom comme générique à celui d' i/car^a, sur ce que Rbéede (Mo/a6., t. ii,tab. 9) décrit VUvaria zeylanica sous le nom de pays Naiiim-Patiel. V . Uvaria.
NARVAL. Moiioilon. mam. (On écrit aussi Narwlial, NaiAValct Narhwal.) Genre de l'ordre des Cétacés, appartenant, suivant la méthode de Cuvier, à la première section de la seconde famille, c'est-à-dire au groupe des Cétacés ordinaires, ou Souffleurs à tète proportionnée avec le corps. Il se distingue Irès-facilement, soit des genres Delphinus, Hyiieroodon et Ananiacus, à côté desquels il se trouve ainsi placé, soit de tous les autres genres du même ordre, par les raodilicalions extrêmement remarquables de son système dentaire. On a déjà vu (V. Mammifères) que parmi les trois sortes de dents, les molaires sont celles dont l'existence est la plus constante, ce qui s'explique bien par leurs fonctions plus constamment liées à celles des autres organes de la nutrition : le genre Monodon fait exception sous ce rapport; car les seules dents qu'on retrouve cbez lui, ne peuvent être considérées comme des molaires. Si maintenant on vient à examiner leur forme, leur direction, leurs usages, et surtout leur position et leur nombre, on reconnaîtra que le Narval est encore par toutes ces considérations dans un état d'anomalie non moins remarquable : on ne voit en effet le plus souvent ipi'une seule dent, implantée dans l'os intermaxillaire, droite, mais sillonnée en spirale, longue de plusieurs mètres, mais dirigée en avant dans l'axe du corps, et placée, non pas sur la ligne médiane, comme le sont chez tous les autres Mammifères , tous ceux des organes impairs qui s'aperçoivent à l'extérieur, mais bien sur les parties latérales : il est inutile d'ajouter qu'elle ne peut en aucune manière être considérée comme un organe de mastication ; ni même comme un organe qui se rapporte par ses fonctions à l'appareil digestif. Tels sont les principaux caractères que présente le système de dentition du Narval, du moins chez l'adulte , car le jeune présente des différences très-dignes d'attention, et qui expliquent la plus remarquable des anomalies que l'on vient de signa-
ler, le défaut de symétrie. En effet, et ce fait très-curieux est déjà assez anciennement connu, il existe dans le premier âge deux germes dentaires semblables, placés l'un à droite, l'autre à gauche, en sorte que l'animal est alors parfaitement symétrique, comme le sont généralement tous les Mammifères, soit à l'état adulte, soit dans le jeune âge. Celle disposition persiste même le plus souvent pendant toute la durée de la vie chez les femelles : mais chez les mâles, l'une des deux défenses (c'est ordinairement celle du côté gauche) ne larde pas à sortir de l'alvéole, et elle acquiert alors des dimensions considérables; l'autre au contraire avorte l)ar une raison que l'on conçoit facilement : •> La dent qui reste dans l'alvéole, dit Cuvier (Ossements fossiles, t. V, première partie), se remplit, cl c'est même pour cela i|u'elle avorte : l'autre grandit par la raison qu'elle conserve la cavilé de sou axe, et qu'elle y loge, sans l'étrangler, le noyau pulpeux qui lui fournit des accroissements, n On peut donc dire du Narval , qu'il a véritablement deux dents placées symétriquement sur l'un et l'autre côlé de la mâchoire ; mais que la droite avorte, tandis que la gauche acquiert des dimensions qui surpassent celles (|ue l'on observe chez tous les autres animaux, comme si tous les éléments qui composent les dents de ces derniers, se fussent, chez le Narval, réunis dans un seul, et que la diminution numérique des corps dentaires fût ici compensée par l'immense augmenlalion en volume de celui qui est demeuré seul.
On voit donc que le défaut de symétrie ne constitue pas à l'égard du genre Monodon, une anomalie d'une aussi haute importance qu'aurait pu le faire supposer un examen superficiel ; il faut remarquer même que beaucoup de Mammifères présentent accidentellement, dans certains cas, quelque chose d'analogue à ce qui a lieu ordinaiiement et d'une manière permanente chez le Narval, et que, réciproquement, ce Cétacé retombe queI<|uefois lui-même dans les conditions organiques de l'état normal des autres Mammifères. Ainsi on voit quelquefois des Narvals chez lesquels les deux défenses sont sorties de l'alvéole, et ont acquis l'une et l'autre des dimensions considérables, ainsi qu'Anderson (Histoire du Groenland), Reisel (Épliémérides des Curieux de la Nature), Albers (Icônes ad illustrandaiu anatomen comparatavi, pi. 2 et 3), Bonnaterre (Encycl. Méthod.), Lacépède (Cétacés, pi. Il), et quelques autres naturalistes en ont fait connaître divers exemples. Au reste l'existence de Narvals à deux dents également développées, est un fait qui ne doit nullement étonner, et que l'on conçoit même très-bien, puisque les éléments dentaires existant primitivement semblables à droite et à gauche, on ne voit pas pourquoi ce qui arrive ordinairement d'un côté, ne pourrait pas quelquefois avoir lieu de l'autre. Ces considérations ont même frappé plusieurs auteurs, au point de les porter à changer le nom de Monodon, que Linné avait donné à ce genre : c'est ainsi que ceux de Diodon, de Ceralodon et de Nanoalus ont successivement été proposés par Storr, par Brisson, par lUiger et par Lacépède : celui de Nancaltis a même été adopté par quelques naturalistes français et allemands.il parait convenable néanmoins
(le conserver, avec Ciivier cl Desmarcsl <lénoniination, qui, sans élre beaiiconi» plus exacte (|iic celles récemment proposées, a du moins l'avanlage (le se rapporter à l'anomalie si reinaniuable (jui caracl(^rise le Narval.
C'est en effet seulement par son système dentaire (|iie ce genre se distingue d'une manière bien tranchée des autres Cétacés, et particulièrement des genres Uel}M- Hiis et Hyperoodon : i\ se rapproche de ces derniers par son organisation intérieure, ainsi que le prouve le petit nombre de détails (|u'ont donnés sur son S(|ucletle Sachs, Scoresby, Éverard Home, Cuvier et quel- (|ues autres auteurs. Les vertèbres sont, suivant Scoresby, au nombre de cinquante-quatre, dont sept cervicales, douze dorsales et trente -cinq lombaires et caudales : les os en V ou furcéaux commencent entre la Irenlième et la trente et unième, et finissent entre la (|iiarante-deuxième et la quarante-troisième. Les os (le la main ressemblent beaucoup à ceux du Marsouin; mais les doigts sont plus égaux, ainsi que Pindique une ligure donnée par Sachs dans sa Monocérologie, pi. 5. lïnlin le crâne a été figuré ou décrit avec plus ou moins d'exactitude par plusieurs auteurs, au nombre desquels sont Camper, Bonnaterre et quelquesuns des auteurs nommés plus haut : Cuvier l'a aussi rei)résenté dans son ouviage sur les Ossements Fossiles (tome V, première partie, pi. 22), et a montré qu'il présente dans sa structure les caractères des Dauphins, u C'est à la tète du Béluga (Detphinus Leucas), dit l'illustre professeur {loc. cit., p. ô2-3), que celle du Narval ressemble le plus par l'unifoimité de sa convexité, par la direction presque rectiligne des bords de son museau, par deux sillons profonds, qui dessinent une demi-ellipse et une longue |)0inte sur les interniaxillaires au-dessous des narines, el par les pointes que forment ses ptérygoïdiens au bord postérieur de ses arrière-narines. La partie du museau, et surtout des intermaxillaires, est plus élargie que dans les Dauphins. Les inlermaxillaires remontent jus(|ue tout près des os du nez. Les trous dont les maxillaires sont percés dans leur partie élargie, et qui tiennent lieu de sousorbitaires, sont grands et nombreux. L'échancrure qui sépare cette partie élargie du museau, est petite, et le dessus de l'orbite peu saillant. Les os du nez sont fort petits, et la narine gauche est plus petite que l'autre. »
Lacépède avait cru pouvoir distinguer trois espèces de Narvals, le Narval vulgaire, Nanvalus vulgaris, le Narval microcéphale, Nanvalus microcei/halus, et le Narval d'Anderson, A'aiwaliis Andersonianus; et cette manière de voir a été adoptée par la plupart des zoologistes qui ont écrit depuis l'illustre auteur de l'Histoire naturelle des Cétacés. L'existence de trois espèces de Monodon est cependant un fait qu'on ne peut plus admettre dans l'état présent de la science, car, comme l'a démontré Cuvier, les différences qui existent entre les deux premières espèces tiennent seulement à ce que la peau de l'individu, type de la figure donnée par Klein, et reproduite par tous les naturalistes comme celle du INarval vulgaire, avait été trèsmal préparée et beaucoup trop bourrée, ce qui avait fait donner à l'animal des formes toutes différentes de
celles du Microcéphale, c'cst-à-dii'C du véritable Narval. Ouant au Nanvalus Andersonianus, au(|uel Lacépède assignait pour caractères des défenses lisses, et non pas striées ou cannelées, Cuvier ne le regarde aussi que comme une espèce nominale à laquelle aurait donné lieu l'examen de dents renfermées dans l'alvéole : on sait en effet que celles qui avortent, ont toujours leur surface unie. Enfin le Célacé (iii'Otlio Fabricius a décrit dans sa Faune du Groenland, et dont on avait fait, sous le nom de Monodon spurins, un véritable Narval, doit être écarté de ce genre, suivant l'opinion unanime de tous les auteurs modernes qui le regardent, les uns comme un Dauphin, les autres comme le type d'un genre nouveau (A'. Anarnak). Ouant aux défenses fossiles de Narval dont parlent plusieurs auteurs, nonseulement elles paraissent appartenir à l'espèce commune; mais il est même possible, comme l'a remarqué Cuvier, qu'elles aient simplement été altérées pour avoir été exposées dans des circonstances particulières à l'action des éléments, et que ce soit ainsi à tort qu'on les ait regardées comme fossiles.
Ainsi, suivant Cuvier, on ne connaîtrait encore qu'une seule espèce de Narval, décrite et figurée par Lacépède sous le nom de microcephaliis, et à la(|uelle on doit rapporter aussi le vutt/an's et V Andersonianus. Ce nom de Narwalus microcephalus, c'est à-dire Narval à petite tête, ne peut d'ailleurs être adopté, si Ion n'admet ([u'une seule espèce; car il ne peut d'aucune manière convenir à un animal, que par comparaison avec un autre dont la tête aurait plus de volume ou de grandeur; et ce terme de comparaison manquerait ici : on ne peut donc mieux faire que de s'en tenir à la nomenclature de Linné et des auteurs systématiques qui appelaient le Narval Monodon Monoceros, c'està-dire Narval Licorne. Le Narval a en effet reçu le nom de Licorne de mer, parce que sa dent, ou, comme on le disait, sa corne unique le mettait en rapport avec la Licorne ou le fameux Monoceros des anciens; et on peut même dire, sous un point de vue, qu'il y a quelque chose de réel dans ce rapprochement, si du moins la Licorne n'est, comme on le pense, qu'une de ces Antilopes unicornes par anomalie, dont parle Pallas (y. Licorne) dans ses Spicilcyia zoologica : car dans ce cas, comme dans celui de Narval, il y aurait défaut de symétrie produit par un avortement, en sorte qu'on peut voir dans l'un et dans l'autre, quelque chose d'analogue, toutefois avec de grandes différences dans les causes comme dans les effets, puisqu'il s'agit ici d'organes aussi dissemblables par leur structure et par leur position, que le sont les dents et les prolongements frontaux des Ruminants.
Le Narval se rapproche par ses formes générales des Dauphins à tête ronde, et particulièrement du Béluga auquel il ressemble aussi, comme on l'a déjà vu, par la composition de son crâne. 11 n'a point de véritable nageoire dorsale; toutefois on remarque sin- le dos une arête irrégulière, très-étendue en longueur, mais si peu saillante qu'elle n'a guère que deux pouces de haut. Les pectorales sont courtes, étroites, et coupées obli(|uement, et les deux lobes de la caudale sont arrondis et recourbés vers le corps. Les évenls ressem-
(i'iO
blenl à ceux des Dauphins, et il en est de nifime, suivant Cuvier, du laiynx. Quant aux couleurs de l'animal, elles présentent quelques variations : le dos esl, dans le jeune âge, grisâtre avec de petites taches d'une nuance plus foncée, et, chez l'adulte, blanchâtre avec de petites taches grises ou hrunes dont l'intensité n'est pas la même chez tous les individus. Ces taches diminuent sur les tlancs, et disparaissent à la partie inférieure du corps. Les bords des nageoires sont noirâtres. Le plus souvent, les deux défenses avortent chez la femelle, et au contraire l'une d'elles, et quelquefois toutes deux, se développent chez le mâle ; on doit ajouter qu'il existe aussi des femelles chez lesquelles une des dents vient à prendre les dimensions qui sont ordinairement propres à celles des mâles.
Tels sont les caractères du Narval, suivant l'auteur de l'ouvrage sur les Ossements Fossiles, quoique sa description s'éloigne, à beaucoup d'égards, de celles données plus anciennement par plusieurs auteurs, et par Lacépède lui-même. Ces deux zoologistes ne sont nullement d'accord sur les véritables dimensions du Narval adulte : ainsi, ce Cétacé n'aurait, suivant Cuvier, que quinze ou seize pieds de long sur huit ou neuf de circonférence, la tête formant à peu prés la septième partie de la longueur totale, et les défenses ayant environ dix pieds : or ces dimensions, qui diffèrent peu de celles que Lacépède assigne au Kanvalus miciocephalus, ne se rapportent en aucune façon à celles qu'il attiibue au Narwalus vulgaris. En effet ce naturaliste dit que la longueur du Narval vulgaire vaiie de quatorze à vingt mètres, et que son corps a plus de quatre mètres d'épaisseur dans la partie où il est le plus gros. Comment explii|uer une aussi énorme différence, surtout lorsqu'elle porte sur un fait que tous ceux qui ont eu l'occasion de voir des Narvals, ont pu si facilement, sans avoir la moindre instruction, constater par eux-mêmes?
Le Narval est principalement répandu entre le Groenland et l'Islande; mais il existe aussi plus au sud, et l'individu dont Lacépède avait fait le type de son Microcéphale, avait même échoué sur les côtes d'.\ngleterre. H nage avec une grande vitesse, et il est très-redoutable par sa défense qu'il enfonce quelquefois dans les carènes des vaisseaux, ou dans le corps des baleines. Il se nourrit de mollusques et de Poissons de petite taille; et qirelques auteurs affirment qu'il recherche aussi comme aliments, les cadavres des habitants des mers : c'est même dans cette opinion qu'on trouve l'origine du nom de Narval, qui signifie en effet dans les langues du Nord Baleine ou Cétacé des cadavres. Au contraire, suivant quebiues auteurs, cette dénomination se rapporterait à une croyance des Islandais qui regardent sa chair comme mortelle, croyance (jui n'a d'ailleurs aucun fondement réel. On sait même au contraire que celte chair forme uu mets très-recherché des Groenlandais, qui la font sécher en l'exposant à la fumée. Le Narval peut donc servir d'aliment, de même que la plupart des Cétacés; il est aussi utile, comme ceux-ci, par l'huile qu'il fournit, et qui est, dit on, préférable à celle de la Baleine. Enlîir la longueur et la rectitude de sa défense formée d'un ivoire très-dur,
Irès-compacte et peu sujet à jaunir, offre à l'industrie humaine une matière qui peut, dans un grand nombre de cas, remplacer avec avantage l'ivoir'e même de l'Éléphant.
NARVALINA. BOT. Le genre Needhamia de Cassini a reçu ce nouveau rrom de son auteur lui-même (Opusc. phylogr., t. II, p. 204) (jui s'est aperçu, mais un peu trop lard, qir'^in autre genre avait été dédié à la mémoire dir jésuite Needbam par R. Brown. Il appartient à la famille des Synanthérées, section des Héliantliées Coréopsidées, et à la Syngénésie superflue, L. Voici ses principaux caractères ; involucre double; l'extérieur court, formé d'environ trois folioles égales, étalées, oblongues, étroites, aiguës au sommet; l'irrlérieur plus long, cylindracé, formé d'envii'on cinq folioles à peu près sur un seul l'ang, appliquées, oblongues, larges, obtuses, coriaces surtout au sommet, membraneuses sur les bords. Réceptacle plair, garni de paillettes semblables auxfoli<iles de l'involucre. Calathide composée au cerrtre de plusieurs fleurons réguliers, hermaphr'odites, et à la circonférence d'une seule fleur en langirette et femelle. Ovaires grands, comprimés, oblongs, obovales ou ellipti((ues, bordés de chaque côté d'une large rnernbi'ane ciliée sur les boi'ds, surmontés d'une aigrette caduque, composée de deux paillettes latérales, articulées sur l'ovaire, Lrès-longues, plus ou moins divergentes, droites, colorées, triquètre3,subulées, hérissées sur les angles, de poils nombreux rebi'oussés et hérissés. Ce genre est extrêmement voisin du Bideiis; car il n'en diffère ([ue par des modifications dans la structure de l'aigrette. En comparant cette description de l'aigrette du Kariatina, avec celle du Bidens liipartila, on .ne peut même trouver aucune différence sensible. Le genre JS'arcalina a été établi sur une plante de Saint-Domingue (Narvatina Domingensis), qui est ligneuse, glabre, à feuilles opposées, obovales, dentées en scie, coriaces, luisantes, et à fleurs jaunes, disposées en corymbes terminaux.
NARWAL, NARWHAL. mam. ^'. Nauvai.
NARYCE. Narycius. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Célonides, établi par Dupont pour deux espèces indiennes, qui lui ont offert pour caractères : tête entièrement creusée à sa partie supérieure, assez forte, armée de deux cornes creusées au coté interne, pointues et relevées à l'extrémité; antennes de dix articles dont les trois derniers en lame allongée, triphylle ; corselet plus lai'ge que long, convexe, à bords latéraux ari-ondis, se rétrécissant obliquement près du col, peu proéminents en dessous; écusson grand et triangulaire; élylres planes, presque parallèles, coupées car'rément à leur base, arrondies à leur' extrémité, ayant plusieurs rangées longitudinales de petits points peu enfoncés, très-rappr'ochés, surtout pr-ès de la suture, avec une échancrure latérale près de l'angle de leur base; sternum en pointe aplatie, ayant au milieu une impression longitudinale, qrri se proloirge sur les (jualre premiers anneaux de l'abdomen; pattes rnédiocr'es; cuisses très-comprimées; jambes antérieures armées en dehors de deux fortes l épines, de deux plus petites et plus rapprochées à l'ex. trémité interne; pattes intermédiaires et postérieures
nyaiil ces épines moins prononct^es; larscs longs, assez jViêles, avec deux pellts poils roides entre les crochets. Oe genre doit prendre place inimédialenient après le Golialhfis.
INarïce OPAI.E. Naryciiis opaliis, Dup. Sa couleur esl mélalloïde. à reflets d'or et d'opale, beaucoup plus hrillantsen dessus qu'en dessous et surtout au corselet et à l'écusson; cornes finement chagrinées, bordées de noirâtre; paities de la bouche et lige des antennes brunes; corselet lisse, finement pointillé; les élytres ont plusieurs rangées de points enfoncés, brunâtres, plus visibles vers la suture. Taille, un pouce environ. De Madras.
Naryce omvatre. Naiychis olivaceus, Dup. Il est d'un bronzé obscur, très-brillant et plus clair en dessus; son corselet est vaguemenl pointillé; les élytres ont plusieurs rangées de stries ponctuées; ses cornes sont moins longues que dans l'espèce précédente; il en est de même pour les cuisses; mais son corps est un peu plus long. Sa patrie est la même.
NASAliNAK. MAM. Synonyme de Delpkinus Tiirsio. f^. Uaupbin.
KASCION. Nascio. lus. Coléoptères penlamères ; genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, institué par Delaporte, aux dépens du genre Bupreste, avec les caractères suivants : palpes maxillaires de trois articles visibles: le premier long et assez grêle, le deuxième conique, le troisième court et tron- (lué; palpes labiales de trois articles : les deux premiers très-petits et gienus, le dernier large, sécuriforme et.tronqué à l'extrémité; labre en carré transversal; menton transversal, arrondi sur les côtés, un peu anguleux en avant; languette pointue en avant; lobe externe des mâchoires oblong et ovalaire, l'interne aiqué et pointu à l'extrémité; mandibules fortes, arquées, aiguës, crénelées au côté interne; antennes composées de onze articles: le premier gros, ledeuxième très-court, le troisième conique, les autres triangulaires et le dernier ovalaire ; les quatre premiers articles des tarses munis en dessous d'une membrane; crochets grêles et arqués. La seule espèce connue de ce genre appartient à la Kouvelle-Hollaude.
Nascion antique. iVasti'o vetustu, De\,ii).;Bupiestis vetiista, Bois-Duv. Sa tête est grande, avec une strie longitudinale en travers, d'un bronzé cuivreux; yeux globuleux; corselet convexe, coupé droit en arrière, à angles postérieurs aigus, bronzé, couvert d'impressions grandes et profondes, excavé au centre; écussoii petit, ponctiforme; élytres convexes, atténuées en arrière, prolongées et arrondies à l'extrémité, striées, ponctuées, avec une côte élevée sur chacune; d'un jaune lauve, avec la base et la suture obscures el une très-grande tache arrondie, d'un brun foncé, vers le milieu du bord externe; dessous du corps et pattes d'un bronzé obscur. Taille, sept lignes.
NASë. A'asM^.POis. Espèce du genre Able. F. ce mot.
NASEI.LA. BOT. Ce genre, érigé par Trinius dans la famille des Graminées, pour quelques espèces du genre .Sli/ia de Linné, n'a point paru assez distinct pour être adopté.
ISASKUS. PUIS. r. Nasok.
NASICAN. Nasica. ois. Genre de l'ordre îles Aiiisodactyles, créé par Lesson aux dépens du genre Picucule de Temniinck, avec les caractères suivants : bec trèslong, presque droit, très-éiroit, fort, assez épais, ù bords droits et lisses; mandibule supérieure recourbée, dentée ; fosses nasales ovalaires, couvertes d'une membrane; narines percées en fente; ailes allongées : troisième rémige la plus longue; queue moyenne et cunéiforme; rectrices terminées par des tiges pointues el roides; tarses épais, courts et scutellés.
Nasican nasal. A'a.s/ca nasaHs,hes.; Dendrocopiis longùosliis , Vieill., Levaill., Hist. des Prom.. pi. 24. Parties supérieures rousses; sourcils blancs, se prolongeant en descendant sur les côtés du cou; une bande blanche sous les yeux ; parties inférieures variées de roussâtre et de blanc; bec très-long, arqué, brun, blanchâtre en dessous; pieds bruns. Taille, neuf pouces. De l'Amérique méridionale.
NASICORN E. TNS. Espèce du genre Oiyctes. F. ce mot.
NASICORNES. Nasicornia. mab. La famille établie sous ce nom par Uliger, ne renferme que le genre Rhinocéros. F. ce mot.
NASIQUE. zooL. Ce nom a été donné spécifiquement â un Singe du genre Guenon, subdivision des Semnol)itlièques {F. le KAaAD)ià un Calao, à un Eurylainie, à un Kakatoès, à une Couleuvre, ainsi qu'à un Poisson du genre Cbicre. F. tous ces mots.
NASITORT. BOT. F. Lépidier cultivé, Cresson et Tdlaspi.
NASJIYTHIA. BOT. Sous ce nom générique, Hudson avait distingué VEriocaulon septangutare de Withering. Ce genre n'a pas été adopté.
NASOiN. Naseus. pois. Genre de la quatrième tribu de la famille des Scombéroides, dans l'ordre des Acanthoptérygiens, formé par Commerson aux dépens des Chœtodons, tels que les concevait Linné, et adopté depuis par tous les ichthyologisles. Les Nasons présentent tous les caractères des Acanthiires, c'est-à-dire <|u'ils n'ont qu'une dorsale, la peau dure et comme chagrinée, deux boucliers épineuxsur chaque côté de la queue, et les dents serrées sur un seul rang; mais ces dents sont coniques et non tranchantes ni dentées. Ces Poissons sont distingués par la protubérance plus ou moins saillante, formée par l'ethmoide, et qu'ils portent comme une petite corne ou comme une loupe en avant des yeux. Du reste, leur forme rappelle celle des Chœtodons, le corps étant comprimé sur les côtés. On n'en connaît encore que deux espèces qui deviennent assez grandes, et fournissent, dans les mers des Indes et de l'Arabie, où elles sont assez communes, une chair médiocre, mais dont on ne laisse pas que de se nourrir. Nason Licobnet. Naseus froniicoinis, Lac, Pois., t. m, p. 106, pi. 7, fig. 1; Chœlodoii unicornis, L., Ginel. Protubérance du devant des yeux cylindrique, horizontale et en forme de corne, renflée à son extrémité et attachée à la tête par une base assez large; museau un peu pointu; ouverture de la bouche étroite; lèvre supérieure faiblement extensible; corps et queue Irès-comprimés, carénés en haut et en bas; teinte générale d'un gris brun; des raies courbes, jaunes ou dorées sur les nageoires dorsale el anale, qui sont fort
an
longues et éleiiducs jiisqu'atipièsde celle de la queue, laquelle est échancrée en un croissant, dont les bords se rapprochent de manière à représenter un cercle presque parfait; il y a de chaque côté de sa hase deux plaques osseuses, unguifornies, carénées et échancrées en devant; ligne latérale très- visible. Taille, treize pouces. B. 4, D. 0/50, p. 17, v. I/o, A. 2/.50, c. 20.
Nason locpe. Nason luherosus, Lac, Pois., t. m, p. 111, pi. 7, tig. 3. Celte espèce, très-commune à l'ilede France, porte sur le nez une grosse loupe au lieu de corne, b. 4, d. 5/ô0, p. 17, a. v. a. 2/28, b. 20.
NASS.iRlUS. MOLL. ^. Nassier.
NASSAUVIE. Nassauvia. bot. Ce genre, fondé par Commerson qui l'a dédié à un prince de Nassau son compagnon de voyage, et adopté par Jussieu, appartient à la famille des Synanthérées, et à la Syngénésie égale, L. Cassini en a fait le type de sa tribu des Nassauviées, et eu a ainsi tracé les caractères : involucre oblong, cylindracé, composé de quatre ou cinq folioles presque sur un seul rang, appliquées, égales, oblongues, acuminées, légèrement coriaces et spinescentes au sommet; cet involucre est accompagné de trois écailles surnuméraires, |)lus courtes, linéaires, subulées. Réceptacle nu et très-petit. Calathide sans rayons, à quatre ou cinq Heurs hermaphrodites. Corolles membraneuses, jaunes, profondément labiées; la lèvre extérieure un peu plus longue, tridentée au sommet; la lèvre intérieure divisée jusqu'à sa base en deux languettes linéaires, lancéolées. Élamines à loges très-courtes, pourvues d'appendices apicilaires, longs, linguiformes, soudés par la base, et d'appendices basilaires, longs, linéaires et membraneux. Ovaires comprimés, ovales, oblongs, glabres, surmontés d'une aigrette longue, composée de quatre ou cinq petites paillettes laminées, linéaires, blanches et légèrement denliculées. Les calathides sont rassemblées en une sorte de capitule oblong et terminal.
Le genre Nassauvia, dont Persoon a changé inutilement l'orthographe en le nommant Nassovia, a été constitué sur une plante du détroit de Magellan, décrite par Lamarck et Willdenow sous le nom de Nassauvia suaveoleiis. Elle a une odeur agréable; sa tige, haute de deux à trois décimètres, est ascendante, un peu rameuse, garnie de feuilles nombreuses, imbriquées, sessiles, ovales, oblongues, très-serrées contre la tige, recourbées au sommet.
NASSADVIÉES. Nassauvieœ. bot. C'est le nom de la quinzième tribu des Synanthérées, établie par H. Cassini dans l'article Cdénantuophores du Dictionnaire des Sciences naturelles, et dont il a exposé plus tard les caractères de la manière suivante : la calalbide est hermaphrodite, dépourvue de rayons; elle prend, comme celle des Chicoracées ou Lactucées, une apparence rayonnée, parce qu'à l'époque de la fleuraison le limbe des fleurs extérieures s'allonge davantage que celui des Heurs du centre. L'involucre est foimé de folioles disposées seulement sur un, deux ou trois rangs. Le réceptacle est tantôt nu, tantôt pourvu de paillelles écailleusesou frangées. La corolle est labiée, avec le tube et le limbe peu distincts l'un de l'autre; la lèvre extérieure est plus longue, plus largeet à trois divisions ova-
les, plus courtes, d'une substance plus épaisse (|Ue dans la lèvre intérieure qui n'a que deux divisions longues et d'une forme demi-laifcéolée. Les élamines ont l'article anlhérifère épaissi; elles sont surmontées d'appendices longs, linéaires, soudés entre eux inférieurement, cl elles offrent aussi à la base des appendices longs et laminés. Le slyle a ses deux branches arquées en dehors, demicylindri(|ues, tronquées au sommet, oil elles sont garnies de poils collecteurs; leur face interne porte deux bourrelels stigmatiques, marginaux, si petits qu'ils sont souvent à peine perceplibles. L'ovaire offre, dans les divers genres, des formes Irèsdiversifiées. Les feuilles sont alternes, (luelqirefois imbiiquées, le plus souvent sessiles sur la tige, coriaces, plus ou moins dentées ou découpées. Les corolles sont ordinairement jaunes, mais on en voit quelquefois de rouges, de bleues ou de blanches.
Cette tribu, ainsi caractérisée, correspond pres(|ue entièrement à la première section des Chénanlo|)hores de Lagasca. Il est assez remarquable i\ue ce bolaniste, qui n'avait fait attention qu'à un caractère très-secondaire, celui de la calalbide radiée, ail pressenti, comme par une sorte d'instinct, les aflinilés des genres qui composent ce groupe naturel dont les caractères vraiment essentiels consistent, selon Cassini, dans la structure des stigmatophores.
Les Nassauviées sont inlermédiaires enlre les tribus des Sénécionées et des Mulisiées. Elles ont aussi des affinités très -remarquables dans les Carlinées et les Lactucées. Les genres dont celle tribu est constituée ont été classés en trois sections par Cassini. ■
§ 1. Nassauviées trixidées. Nassauvieœ trixiileœ. Calalbide composée de plus de cinq Heurs, disposées sur plusieurs rangs; involucre formé de plus de cinq folioles, quelquefois accompagné de bractées; aigrette soyeuse, rarement nulle; calathides ordinairement éparses ou solitaires.
A. Aigrette simplement poilue.
Genres ; Dumerilia, Lagasca; Junijia, Linné fils; Martrusia, H. Cass., non Lagasca; Lasioirhiza, Lagasca, ou Chahiœa, 1)C.
n. Aigrette légèrement plumeuse.
Genres: Leucheria, Lagasc; Trixis, V. Krowne; Plalycheilus, H. Cass. ; Peresia, Lagasca; Clanoiiea, Lagasca et DC; Homoianthns, DC; Diozia, Cass. c. Aigrette nulle.
Genre : Panphalea, Lagasca et DC.
§ 2. Nassauviées Prototypes {Nassauvieœ arche tXpœ). Calathide composée de deux à cinq Heurs sur un seul rang, et souvent entourée de bractées; aigrette formée de paillettes laminées et caduques.
Genres : Tiiptilion, Ruiz et Pavoii; Triachne , II. Cass.; Nassauvia, Commers. et Juss.; Mastigopliorus, Cass.; CiilopHlium, Lagasca; Panargyrus, Lagasca ; Polfach/rtis, Lagasca.
§ 3. Nassauviées dobtedses (Nassauvieœ dubiœ). Fleurs intérieures de la calathide à corolle régulière cl non labiée.
Genres : Plazia, Ruiz et Pavon ; Microspei mum , Lagasca.
Comme la tribu des Nassauviées a des rapports 1res-