‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 20 sur 119 · TIDE · texte numérisé non relu

TIDE

Gaertner a figuré sous le nom de Slurmia le fruit d'un genre que, dans le texte, il a mmmé Stenostomum. y . ce mot.

STURNELLA. ois. (Vieillot.) Même chose que Sluinus. y. Stoerne.

STURNUS. OIS. y. ÉIOBRUEAU.

STYGIDE. Stxyides. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Anthiaciens, établi par Meigen, qui lui avait donné le nom de Stygie, déjà employé pour un genre de Lépidoptères, et auquel il a substitué celui de Lomatia- Latreille n'a pas adopté cette substitution, et a laissé son premier nom à ce genre en le terminant de manière à le distinguer. Les caractères des Stygides sont : corps assez déprimé; tète sphérique, creusée postérieurement; yeux réniformes, réunis sur le front dans les mâles, espacés dans les femelles; trois ocelles distincts, disposés en triangle équilatéral sur le vertex; antennes avancées, rapprochées à leur base, courtes, composées de trois articles : le premier court, épais, soyeux, un peu plus gros et arrondi au sommet qui est échancré latéralement; le deuxième inséré sur cette écliancrure, encore plus court que le premier, cyathiforme; le troisième long, conique, nu, muni d'un style mince et petit; trompe retirée dans la cavité buccale, que son extrémité dépasse ù peine, et terminée par deux lèvres charnues, réunies en forme de gouttières; palpes

courtes, presquecylindriques; corselet ovale, sans ligne transversale, enfoncée; ailes lancéolées, velues vues au microscope, à moitié ouvertes dans le repos; cuillerons très-petits, avec leurs bords frangés; balanciers découverts; pattes grêles : les postérieures allongées; tarses munis de deux pelotes; abdomen long, elliptique , très -peu convexe. Les Stygides ressemblent beaucoup aux Anthrax, mais elles se tiennent toujours sur les fleurs. On en connaît trois ou quatre espèces propres à l'Europe.

Stygide LATÊRMi. SIxgides lateralis, Latr.; Lomatia luteialis, Slygia lateralis, Meigen, Dipt. d'Eur.; Macquart, Ins., Dipt. du nord de la France, etc., p. 62, n» 1. Son corps est noir, avec sa face revêtue de poils blanchâtres et le thorax de poils jaunes; les segments de l'abdomen sont bordés de jaune, et les deuxième et troisième ont de plus une tache latérale de cette couleur; les pattes sont noires. Taille, quatre lignes. Ce Diptère est commun en Belgique.

STYGIE. Stygia. INS. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Hépialites. Caractères : corps écailleux; antennes courtes, diminuant insensiblement de grosseur, arquées , ayant dans toute leur longueur un double rang de petites dents courtes , étroites, dilatées et arrondies au bout; point de langue distincte; palpes épaisses, cylindriques, entièrement garnies d'écaillés, s'élevant au delà du chaperon; ailes en toit dans le repos: les supérieures oblongues, les inférieures presque arrondies; cellule sous-marginale de celles-ci fermée par une nervure arquée, d'où partent deux rameaux parallèles, qui aboutissent au bord postérieur; jambes postérieures munies à leur extrémité d'éperons de grandeur remarquable; abdomen conique, terminé par une brosse de poils. On ne connaît que deux espèces de ce genre : l'une d'Amérique, l'autre de France.

Stygie AUSTRALE. Styçia austialis. Elle, est figurée dans le Gen. Crust. et Ins. de Latreille, 1. 1, pi. 16, f. 4, par Godart, Crépusc, p. 169. La tête, les palpes et le corselet sont fauves; les ailes supérieures sont grises, avec des mouchetures d'un brun noirâtre et la moitié basale, lavée de fauve; les ailes postérieures sont d'un gris noirâtre, avec le milieu blanc, presque translucide; les quatre ailes sont frangées de brun. Taille, douze lignes. On la trouve, mais rarement, dans le midi de la France.

STYGMATIER. Slyginatium. IKS. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Malacodermes, tribu des Clairones, groupe des Notoxiles, établi par Gray, qui lui assigne pour caractères : antennes grêles, un peu plus longues que la tête et le corselet, presque filiformes, dont le dernier article pointu ; palpes maxillaires à dernier article filiforme; pattes fortes et longues; cuisses postérieures dépassant l'extrémité des élytres, surtout dans les mâles; tarses très-élargis.

Stïguatier cicindéloïde. St/gmaliuiii cicindeloides. Il est noir, pubescent et ponctué; ses élytres sont granuleuses à la base, avec deux petites bandes étroites, irrégulières et grises; l'abdomen est rouge; les pattes et les antennes sont brunes. Taille, cinq lignes. De Java.

STYGNE. Stygnus. arachiv. Genre de l'ordre des Aranéïdcslracliéennes, famille des Plialansiens,inslilué (lar Perly qui le caraclérise ainsi : palpes plus longues i|ue le corps, avec le pénultième el le dernier articles épineux, celui-ci uni avec le précédent et onguiculé; cliélicères éloignées du corps, très-grandes, épaisses, glabres et luisantes; yeux écartés, avec une épine intermédiaire; céphalothorax subc|uadriforme, mutique postérieurement sur les cotés, avec deux épines élevées et pointues dans le milieu; abdomen entièrement courbé, présentant en dessus des vestiges de deux ou trois segments et en dessous quelques plis; pieds inégaux, peu allongés ; la première paire est courte et grêle; la deuxième plus allongée que la troisième qui a ses articles, surtout les premiers, un peu moins grêles; la quatrième paire la plus longue de toutes, éloignée des autres, formée d'articles beaucoup plus robustes, avec des hanches épaisses et légèrement épineuses.

Stygive armé. Stygnus armatus, Perty. Ses chélicères sont très-glabres, luisantes et d'un brun châtain ; les palpes sont testacées; le céphalothorax est d'un fauve ferrugineux; les pattes antérieures sont d'un fauve brun, avec les hanches noduleuses, armées de deux séries de petites épines; des épines dans le voisinage des yeux. Taille, quatre lignes. Du Brésil.

STYLAIRE. Slflaria. annél. Genre établi par Lamarck et réuni par quelques auteurs aux Naides. y. ce mot.

STYLANDRE. Stylandra. bot. Ce genre appartient à la famille des Apocynées ou Asclépiadées de R. Brown et à la Penlandrie Digynie, L. Il a été fondé par Nutlall {Geiier. ofnorlh. Amer. Plants, vol. 1, p. 170) sur VAsclepias pedicellata de Walter, et il est le même que le Poclostigma d'Elliott. Caractères : calice petit, quinquéfide; corolle sans tube, partagée en cinq segments longs, droits et connivenls; couronne staminale simple, à cinq segments en forme de sac, comprimés, avec des pointes recourbées et operculoïdes; tube styloïde très -long, supportant les parties de la fructification; étamines comme dans le genre Asclepias, à masses polliniques pendantes; deux follicules longs et grêles; graines aigrettées.

Sttlandre fldette. Stylandra pumila, Nuit.; Poilostiguia pubescens, Elliolt (Sketch of Botany of Carol.). Sa tige est dressée, munie de feuilles opposées ou alternes, sessiles, linéaires, aiguës, petites, pubescentes, el même scabres sur les bords. Les Heurs forment, au nombre de trois ou quatre, une sorte d'ombelle axillaire. Celte plante croît dans les localités sèches et sablonneuses de l'Amérique septentrionale, depuis les Carolines jusqu'en Floride.

STYLE. Stylus, bot. L'une des parties constituantes du pistil. C'est le prolongement filiforme du sommet de l'ovaire, qui porte le stigmate. Le style manque assez fréquemment, sans que pour cela les fonctions du pislil s'exécutent moins bien. Cet organe peul être simple ou divisé plus ou moins profondément. 11 peut y avoir plusieurs styles sur un ovaire à plusieurs loges, l't alors le nombre des premiers est le même que celui (les secondes. Quant à la forme du style, elle peut varier singulièrement, f. Pistil.

STYLEPHORE. pois. Shaw a créé ce genre qui est placé dans l'ordre des Acanthoplérygiens, famille des Ténioïdes, pour une espèce de Poisson des mers des Antilles. Ce genre est ainsi caractérisé : corps trèsallongé; nageoire dorsale s'élendant tout le long du dos; une caudale distincte; queue terminée par un long filet qui paraît être le dernier rayon de la caudale ; point de ventrale ni d'anale.

Stylkphore argenté. 5<r/e/'/io/Msc/ior(/afHS, Shaw, Gen. Zool., t. iv, pi. 11. Son corps est argenté, marbré de brun , couvert d'écaillés fort peu apparentes. Sa taille est d'environ deux pieds.

STYLÉSlE. Slylesia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par Nuttall, avec les caractères suivants : capitule multiflore, bétérogame ; Heurs du rayon au nombre de six à huit, disposées sur un seul rang, ligulées, pistilligères; celles du disque parfaites et tubuleuses; învolucre turbinato-campanulé, formé d'une rangée de huit folioles ovales, obtuses, membraneuses sur les bords, distinctes à leur base; réceptacle petit el nu; corolles du rayon ligulées, oblongues et très-entières; celles du disque ont le tube glanduloso-poilu. le limbe campanule et quinquéfide; akènes linéari-lubulés, subté- Iragones, atténués à leur base; aigrettes de huit paillettes un peu déchirées.

Stïlésie ambrosioïde. Slylesia amhrosioides, Nutt. Arbrisseau à feuilles opposées et multifides ; capitules en corymbe; Heurs du disque jaunes, celles du rayon blanches. Du Chili.

STYLIDIÉES. Stylidieœ. bot. R. Brown a établi sous ce nom une famille de plantes dicotylédones, monopétales, épigynes, qui a pour type le genre Stylidium, et qui pourrait être considérée comme une des tribus naturelles de la grande famille des Campanulacées. f^. ce mol. Les Stylidiées se distinguent par un calice monosépale adhérent, ayant son limbe divisé en deux et jusqu'à six lanières disposées en deux lèvres; la corolle est monopétale régulière el campaniforme ou irrégulière, à préHoraison imbriquée. Les étamines, au nombre de deux seulement, ont leurs filets soudés avec le style en une colonne grêle, allongée et saillante, au sommet de laquelle sont placées transversalement les deux anthères, qui sont à deux loges, s'ouvranl par un sillon longitudinal ; entre ces deux anthères est une aréole glanduleuse, convexe, de forme variée, et qui est le véritable stigmate. L'ovaire est infère, à deux loges, dont la cloison est quelquefois incomplète à sa partie moyenne; chaque loge contient un grand nombre d'ovules attachés à un trophosperme qui naît de la partie moyenne de la cloison. Le fruit est une capsule onibiliquée à son sommet, à deux loges polyspermes, s'ouvranl par son sommet en deux valves, dont une emporte quelquefois toute la cloison; quelquefois la capsule est uniloculaire par suite de la disparition de la cloison. Les graines sont redressées, ovoïdes, contenant, dans un gros endosperme charnu, un très-petit embryon placé vers le point d'attache de la graine. Les plantes réunies dans cette famille sont herbacées ou sous-frutescentes, non lactescentes, souvent couvertes de poils simples ou glanduleux; leurs feuilles sont

alternes ou éparses, quelquefois imbriquées ; les fleurs sont solitaires, généralement terminales, quelquefois en épis allongés ou en corymbes. Les genres Stxliiliiitn, PliXllachne, Leioenhookia , constituent celle famille.

STYMDIER. Stylidium. bot. Ce senre forme le type de la famille des Slylidiées, et offre les caraclères suivants : le calice, adhérent par sa base avec l'ovaire, a son limbe à deux divisions; la corolle est monopélale, irréffiilière, lubuleuse inférieurement, ayant son limbe à cinq divisions : quatre supérieures presque égales et •semblables, la cinquième généralement plus petite, formant un labelle triparti; legynoslème est recourbé en Z; les deux anlbères sont séparées par le stigmate ([ui est convexe et glanduleux ; le fruit est une capsule ovoïde, couronnée par les deux lobes du calice, à deux ou quelquefois à une seule loge, par suite de l'avor- (ement de la cloison; les graines sont nombreuses, ovoïdes, chagrinées extérieurement. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées ou sous-frutescenles, munies de liges ou dépourvues de cet organe, ayant les feuilles allernes ou éparses, entières, allongées et étroites; les Heurs sont très-diversement disposées, en épis plus ou moins allongés, ou réunis en pelil nombre au sommet de la hampe. On a conslalé une irrilabililé bien manifeste dans le gynoslème; dès qu'on l'irrite à sa partie inférieure au moyen d'une pointe, il se recourbe immédiatement en sens opposé, et reprend peu de temps après sa première position.

Stylidier a feuilles de Gramen. Sfxlidium Graminifoliutn, Svv.; P^enteiiatia major, Sm. Feuilles radicales étroites, linéari-lancéolées, aiguës et glabres; du centre de la touffe s'élève une tige de six pouces environ, striée, velue, terminée par une grappe de fleurs d'un pourpre rosé. Auslralie.

STYLIDIDM. BOT. r. Stvlidier. Un autre genre 5//lidium ayant été postérieurement élabli par Loureiro dans son Flora Cùchinchinensis, Poiret lui a substitué le nom de Stflis. /'. ce mot.

STYLIMNUS. BOT. (Raffinesque.) Synonyme de Pluchea, de Cassini. f^. Piixbée.

STYLINE. Stxlina. polyp. Genre de l'ordre des Madréporées, dans la division des Polypiers enlièremcnt pierreux, ayant pour caractères : polypiers pierreux, formant des masses simples, hérissées en dessus; tubes nombreux, cylindiiques, fascicules, réunis, contenant des lames rayonnantes et un axe solide; les axes slyliformes sont saillants hors des lubes. Les Slilines constituent des masses pierreuses, épaisses, composées de lubes verticaux, cylindiiques et réunis. Chacun de ces lubes est sans doute la cellule d'un polype, et néanmoins leur inlérieur est rempli de lames rayonnantes autour d'un axe central, plein, solide, cylindri(|ue. qui laisse aux lames très-peu d'espace enlre lui et la paroi interne du tube. Cet axe, strié longitudinaicment à l'extérieui', fait une assez grande saillie hors du tube; ce qui est cause que la surface du Polypier paraît hérissée d'une multitude de cylindres séparés, tronqués et slyliformes. On n'en connaît qu'une espèce que Laraarck nommeStxlina eckiniitata: elle vientde l'océan Austral.

STYLIPE. S/flipus. BOT. Genre de la famille des

Rosacées, élabli par Torrey qui lui donne pour caraclères ; calice sans bradées, à laciniures roulées et réfléchies après l'inflorescence; pétales sessiles, dont la longueur dépasse à peine celle du calice; article supérieur du style décidu, l'inférieur beaucoup plus court; capitule longuement slipilé; Heurs pelites et dressées. Ce genre ne |)araît pas différer très-sensiblement du genre Geiim, de Linné.

STYLIS. Stxlis. BOT. Poiret a ainsi nommé le genre Slflidium de Loureiro, parce que ce dernier nom a été appliqué par la plupart des botanistes à un autre genre de plantes. /'. Stylidier. D'un autre côté, Jiissieu a proposé le nom de Paulsauvia pour le genre dont il est ici question. Ce genre appartient à l'Hcplandiic Tétragynie, L., et a été ainsi caractérisé : calice nul ; corolle infère, à sept pétales linéaires, dressés, cohérents, en forme d'un long cylindre, quelquefois réfléchis en vieillissant; sept étaniines dont les filels sont courts, plans, presque réunis entre eux et insérés sur le réceptacle; les anthères linéaires, fixes, de la longueur de la corolle; ovaire presque rond, surmonté d'un style filiforme, dépassant la corolle et portant un sligmate échancré; drupe ové, petit, renfermant une nucule comprimée, scabre, biloculaire, composée de deux noyaux presque arrondis.

Stylis de la Chine. Stylis Chinensis, Poir.; Stylidium Chinense, Lour., FI. Cochinch., 1, p. 275. C'est un arbuste dressé, haut de cinq pieds, à rameaux nombreux et dicholomes ; ses feuilles sont ovales, inégales à la base, très-entières, acuininées, alternes, péliolées et glabres; les fleurs sont jaunes, axillaires, portées sur des pédoncules dicholomes. Celle plante croît sans culture, dans les environs de Canton, où la décoction de sa racine est employée comme fébrifuge.

STYLISCUS. bot. (Link.) Syn. de Cordon Pistillaire.

STYLLARIA. bot. Genre fondé par Agardli et qui paraît devoir faire partie de cette classe encore douteuse d'êtres intermédiaires des végétaux et des animaux et pour lesc|uels Bory de SI. -Vincent propose la création d'un ordre nouveau. Dans ce cas, le genre Styllaria d'Agardb ferait partie de la famille des Bacillariées. f^. ce mol.

STYLOB.ASIER. Stylobasium. bot. Desfontaines (Mémoire du Muséum, vol. 5, p. ô7, lab. 2) a établi sous ce nom un genre de la Polygamie Monœcie, L., cl qui a été placé avec doute dans la famille des Térébinthacées auprès du genre Heterodendron du même auteur, mais qui, peut-être, devra faire partie de la famille des Chrysobalanées. Voici ses caractères essentiels ; calice urcéolé, à cinq lobes obtus, colorés; corolle nulle; dix étamines hypogynes, à anthères biloculaires; ovaire obové, biovulé, portant à sa base et latéralement un style filiforme, capité au sommet; drupe uniloculaire, arrondi, monosperme? entouré par le calice.

Stylobasier spatdlé. Slylobasium spalulalum, Desf. Arbrisseau à feuilles allernes, presque spalulées, glabres et très entières, à fleurs souvent polygames par avortement, brièvement pédicellées dans les aisselles des feuilles supérieures. Australie.

STYLOBASIS. bot. Genre indiqué par Sprengel , comme établi par Schwabe, dans la famille des Algues;

il est rapporté par ce savant an genre Linkia. sous le nom de Linkia Amblyonema, et ne paraît nullement différer des autres espèces de ce genre; il croît sur les eaux slagnanles de l'Allemagne.

STYI,OB\TE. MIN. (Brei[liaupt.) Variété de Macle.

STYL0CÉRATE.i7r/0fe/ff.s. bot. Genre de la famille des Euphorhiacées. ainsi caractérisé : Beurs monoïc|ues ou dioïques. Mâles : écailles portant des anthères oblongiies, inégales, inlrorses, le plus souvent au nombre de dix. Femelles : calice court, 5-5-parli; ovaire globuleux, à deux ou quatre loges, contenant chacune un ovule solitaire, surmonté de deux styles oblongs, recourbés, épais, qui partent comme deux cornes de ses deux côtés ; feuilles alternes, très-enliéres. glabres, luisantes; inflorescence axillaire; pédoncules accompagnés à leur base de nombreuses bractées imbriquées; tantôt épis solitaires ou géminés, bisexuels, dans lesquels plusieurs fleurs mâles sont situées en dessous d'une seule femelle terminale; tantôt épis entièrement mâles sur d'aulres pieds que les fleurs femelles, qui sont solitaires et courtemenl pédonculées.

Sttlocérate de KtjRTH. Slfloceras Kmithianum, Juss.; Tiophis laiirifolia, Willd. Arbre de moyenne élévation, très-rameux; les feuilles sont alternes, péliolées, oblongues, un peu aiguës, entières, rétrécies en coin à leur base. Les fleurs sont disposées en épi court, axillaire : les mâles sessiles, solitaires, persistantes, munies d'une bractée qui lient lieu de calice et de corolle; les femelles à calice petit et persistant, à corolle quiiuiuélobée. Capsule globuleuse, bonne à manger. Du Pérou.

STYLOCHyETON. Slylochœton.Wï. Genre delà famille des Aroïdées, établi par Leprietir qui lui assigne jiour caractères : spathe à tube allongé, indivis, à limbe court; spadice entièrement libre, anthérifère supérieurement, pourvu d'ovaires groupés inférieurement ; anthères libres, portées par des filaments courts, déhiscentes latéralement par des fentes longitudinales; ovaires soudés à la base du spadice, au nombre de six ou huit et plus; ovules ascendants, attachés à l'angle interne des loges ; styles capilés à leur sommet, sortant d'une cupule qui surmonte l'ovaire et entourés d'une spatellule. Le l'ruit est charnu et hypogé.

STYt0CB,ETOPi HTPOGÉ. Slxlocliœloti hfpogeum, Lepr. C'est une plante herbacée, à rhizome charnu et slolonifère; les feuilles sont longuement pétiolées, en fer de lance et nervurées; la spathe est sessile entre les pétioles des feuilles, entourée d'écaillés flétries, d'un violet sale et persistantes. De Sénégambie.

STYLOCLliNE. >!)'0'/of//«e. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Nuttall qui lui assigne pour caractères : capitule ovale. muUiflore. hélérogame, à fleurs tubiileuses : celles du rayon sont disposées sur plusieurs rangs, filiformes, pislilligères; celles du disque, au nombre de trois ou quatre seulement, sont staminigères; écailles de l'involucre imbriquées, ovales, concaves, dilatées, membraneuses, couvertes au sommet, à la base et en dessous d'un duvet laineux et dense; réceptacle élongato cylindrique, parsemé de pailleltes semblables aux écailles de l'involucre, mais terminées par une soie scarieuse; corolles du rayon

filiformes, celles du disque sont à trois ou quaire dents; akènes petits, obliques, oblongo-cylindracés, aigus à la base, très-glabres, brillants, cachés par les paillettes du réceptacle. La plante pour laquelle ce genre a été créé, est originaire de la Californie ; elle est herbacée, annuelle, à feuilles linéaires, très-entières, sessiles ; les capitules sont terminaux, garnis de Heurs d'un jaune blanchâtre; les squames de l'involucre elles paillettes du réceptacle sont diaphanes.

STYLOCOMIUM. bot. Le genre de Mousses auquel Bridel a donné ce nom, est rentré dans le genre Dawsonia de Robert Brown. /'. Dawsonie.

STYLOCORYNE. Slrlocoryna. eot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Cavanilles, et présentant les caractères suivants : le calice turbiné à sa base et denté à son sommet; la corolle monopétale, rotacée, à cinq divisions lancéolées; les étamines presque sessiles, attachées à la gorge de la corolle, ayant les anthères longues et saillantes; le style est renflé dans sa partie supérieure et comme fusiforme. terminé par un stigmate à deux lobes rapprochés; le fruit est une baie pisiforme, ombiliquée, à deux loges polyspermes.

Stylocoryne a grappe. Slxlocoryna racemosa, Cav. C'est un arbrisseau à feuilles glabres, elliptico-oblongues â la base et au sommet; les fleurs sont réunies en grappes ou panicules lâches et dichotomes, de moitié plus courtes que les feuilles.

Un autre genre Stylocoryna avait été établi par Labillardière, dans son Sert. Calcad., pi. 47; au nom de celui-ci, De Candolle a substitué celui de Olisiyla. V. ce mot.

STYLODISQDE. Slylodiscus. bot. Genre de la famille des Euphorhiacées, établi par Bennett, qui lui donne pour caractères : Beurs dioïques : les mâles ont le calice à cinq folioles concaves, la corolle nulle; trois élamines égales, à filaments adnés jusqu'au milieu d'une colonne centrale ; anthères nichées entre les folioles du calice; un rudiment d'ovaire sous forme de disque slipité, avec apparence de cinq lobes ; les Heurs femelles ont un calice à cinq divisions, cinq glandules opposées aux folioles du calice; ovaire à trois loges biovulées ; trois slyles simples. Le fruit consiste en une baie à trois loges dispermes. On ne connaît encore qu'une espèce de ce genre; elle a été décrite par Bennett, dans le Recueil des plantes rares de Java, publié par Horsfield. C'est un grand arbre à feuilles éparses, .stipulées, pétiolées, piunées, à trois ou cinq folioles pétiolulées, articulées, stipellées. Les fleurs sont petites, très-nombreuses, rassemblées en panicule axillaire.

STYLOGASTRE. Stylogaster. ins. Genre de Diptères de la famille des Musciens, tribu des Plalypézides, groupe des Conopsites, institué par Macquart, avec les caractères suivants : troisième article des antennes très-large, un peu sécuriforme, avec un style situé presque à son extrémité; trompe à deux coudes; abdomen obtus; tarière de la femelle très-longue ; angles et pelote des tarses assez grands. On ne connaît encore qu'une seule espèce de ce genre : c'est le

Stylogastre coMMtN. Stylogostef vulgoiis ; Conops stylata, Fab. La bouche est couverte de soies argen-

tées; le verlex est noir; le corselet a de chaque côté un point calleux jaune; l'abdomen est noir, avec la base des segments jaune ; les ailes sont hyalines; les jambes sont jaunes et les cuisses postérieures biannelées de celte couleur. Europe.

STYLOGLOSSE. Slyloglossum. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi parVanBreda,et ainsi caractérisé : périantlie étalé, dont les divisions sont presque égales, les intérieures rhomhoïdales; labelle à trois lobes {celui du milieu aigu), adné au dos du gynosléme par ses côtés et sa base, prolongé en un long éperon ; gynoslème épais, terminé par un roslelle long, aminci, filiforme, qui ferme l'orifice sligmalique; anthère terminale, dont les loges sont à peine subdivisées en locelles; masses poUiniques, au nombre de huit, céréacées, dures, en massue, inégales, ayant i\n& gaine membraneuse, unies au roslelle obturateur. Ce genre parait être le même que VAmblyglottis de Blume, mais Van Breda a cru plus convenable de conserverie nom de Styloglossum imposé par Kuhl qui a découvert la piaule.

Sttloglosse kervecx. Styloglossum nervosum, Bred. Sa racine est fibreuse ; ses feuilles radicales sont distiques, engainantes à la base,oblongues-lancéolécs, nerveuses; la hampe esl cylindriciue, portant à son sommet un épi de fleurs d'un jaune orangé. Cette plante croit à Java, dans les forêts de la province de Bantam.

STYLOGYNE. Stylogyne. bot. Genre de la famille des Myrsinées, établi par Alph. De Candolle, qui lui assigne pour caractères : calice à cinq lobes ovales, obtus; corolle insérée au réceptacle, divisée en cinq lobes rélléchis; cln(i élamines libres, insérées à l'orifice de la corolle, à filaments linéaires, à anthères presque aussi longues que les filaments, dressées, lancéolatoacuniinécs, bllobées à leur base, bifides au sommet, biloculaires, à valves terminales, aiguës, divergentes des deux côtés; pollen à grains sphériques et grands; germe libre, subglobuleux, uniloculaire; deux ou quatre gemmules disposées autour d'un trophosperme central et globuleux; style plus long que le germe, de la longueur de la corolle et filiforme; stigmate capilé.

Stylogyne martiane. Stylogyne martiana , A. De Cand. C'est un arbuscule à feuilles alternes, glabres, elliptiques, amples, Irès-enlières, membraneuses, pellucido-pcmcluées, rétrécies en pétiole à leur base ; les fleurs sont réunies en une ample panicule terminale, delà moitié de la longueur des feuilles, pédonculée. Les pédicelles sont en forme d'ombelle et du double plus longs que la fleur. Du Brésil.

STYLOLEPIS. BOT. L'une des sections du genre Poilolepis, de Labillardière.

STYLONCÈRE. Slyloncerus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Iribu des Sénécionides, établi par Labillardière, qui le caractérise ainsi ; capitule pauciflore ethomogame; réceptacle nu; involucre plus long <iue les fleurs, formé d'écaillés elliplico-oblongues, obtuses; corolles tubuleuses, dilatées à la base, découpées en cinq dents courtes et dressées; anthères à queue; style renflé à sa base ; akènes obconiques et tubuleux; aigrette pailletée et coroniforme, dont les paillettes

au nombre de cinq, se tenant ordinairement par les côtés de la base, ont le milieu dentelé et frangé, le sommet acuminé, l'origine stipitée.

Styloncère bcmifdse. Slyloncerus humifusus , Spreng. C'est une petite plante à feuilles éparses, linéaires, très- entières et glabres; les capitules sont réunis en glomérule dense, ovato-globuleux.

STYLOiNEMA. dot. L'une des sections du genre Alliarin, de De Candolle.

STYL0NlCHIE.>S'C7'<»"c/i!a. mFDS. Le genre d'Infusoires qu'a désigné sous ce nom Ehrenberg, dans sa Méthode de Classification , appartient à la section des Kalolrèles, qui n'ont ni la bouche ni l'anus terminaux. Les Slylonichies ont le corps cilié, armé de styles et de crochets.

STYLOPAPPE. Slylopappus. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Liguliflorées, institué par Nutlall, avec les caractères suivants : capitule multiflore, hélérocarpe; involucre hémisphéri(|ue ou subcampanulé, formé de plusieurs rangs de folioles siibégales; calicule foliacé, squarreux; réceptacle sans paillettes; corolles ligulées, allongées; akènes glabres, linéari-lancéolés, subcomprimés, à dix côtes aigutjs, les extéiieures se desséchant en une sorte de bec filiforme; aigrette courte, formée de poils blancs, minces et un peu scabres. Les plantes qui constituent ce genre, sont herbacées et vivaces; leurs feuilles sont laciniées, incisées ou pinnatifides; la tige est scnpiforme, nue ou bracléatée; les fleurs sont jaunes. Jusqu'ici tout le genre est concentré dans l'Amérique du Nord.

STYLOPHORUiM. BOT. Nultall (Gêner, of norlli Jtn. PL, no 361) a formé sous ce nom un genre de la famille des Papavéracées, composé de deux espèces, dont l'une est le Chelidonium diphyllum, de Michaux. Ce genre a été réuni par De Candolle (Syst. f^eget., n, p. 87) au Meconopsis de Viguier, dont il forme la seconde section. A'. Méconopside.

STYLOPODE. Stylopodium. BOT. L'organe ainsi nommé par Hoffmann, est le même que celui auquel Richard a donné le nom de Disque épigyne. t'. Disque.

STYLOPS. INS. Genre de l'ordre des Rhypiplères, établi par Kirby,avec ces caractères : antennes partagées en deux branches, dont la supérieure se divise en trois petits articles; élylres insérées sur les côtés du prolhorax ; écusson avancé, couvrant l'abdomen; ailes n'ayant que de faibles nervures toutes longitudinales, se reployanl en éventail; abdomen presque cylindrique, rétractile, entièrement charnu. Ce genre et celui de Xénos forment seuls l'ordre des Rhypiplères, le dernier dilîère du précédent par son abdomen corné, à l'exception de l'anus, et par la branche supérieure de ses antennes qui n'est pas articulée.

Stylops des Andrènes. Slylops Melittœ, Kirby, Monogr. Ap. Angl., t. ii, p. 113. Il est long d'une ligne et demie, très-noir; ses ailes sont plus longues que le corps, et ses pattes sont brunes. Sa larve est molle, presque cylindrique, blanchâtre; sa tête est avancée, cornée, cordiforme, un peu aplatie, roussâtre, avec sa partie postérieure noire, un peu concave en dessous; elle vit dans le corps de plusieurs espèces d'Andrènes ; pour se transformer en nymphe, elle sort en grande partie de

l'intérieur, el se fixe sous le recouvrement des lames abdominales. On trouve cet insecte en France et en Angleterre.

STYLOSANTHE. Stylosanthes. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Hédysarées, établi par Swartz (Proilr. Flor. Iiul. occid., 108) et offrant les caractères suivants : calice dont le tube est trèslonfî el grêle, le limbe profondément découpé en cinq lobes inégaux; corolle papilionacée, insérée sur l'entrée du tube du calice, ayant l'étendard arrondi et rabattu, la carène Irès-pelite et bifide au sommet; dix étamines raonadelphes, ayant le tube fendu; ovaire sessile, surmonlé d'un slyle filiforme, très-long, droit, et d'un stigmate capilé, hispide; gousse composée de deux articles monospermes, le supérieur un peu crochu, acuminé par la base du style.

Sttlgsantbe couchée. Stylosanthes procnmbens , Sv/arlz, Jet. Holm., 1789, tab. ll,fig. 1. Petite plante presque ligneuse, qui a le port d'un Ononis , et que l'on trouve dans les champs arides, non-seulement aux Antilles, mais encore au Sénégal. Ses tiges sont rameuses, garnies de feuilles à trois folioles (celle du milieu presque sessile) munies de stipules adhérentes au pétiole. Les Heurs sont petites, accompagnées de bractées imbriquées, et disposées en épis denses et terminaux; la corolle est jaune.

STYLOSTEGIUJI. bot. Nom donné par Link à l'organe parliculierdes plantes delà famille des Apocinées, que Jacquin avait nommé Sac et que De Candolle a traduit par Capuchon.

STYLOSTÈME. Styloslemus. bot. Épilhète qui indique la présence du style et des étamines.

STYLOSTEMON. bot. Synonyme de Gynandre.

STYLURUS. BOT. Raffinesque (Flor. Luilov., p. 28) a décrit sous le nom deSlyli/rus fisliilosiis, une plante de la Louisiane, formant un genre nouveau, qui offre tous les caraclères des Clématites, à l'exception des étamines qu'il dit être seulement au nombre de quatre à six. Ce genre, comme la plupart de ceux établis par le même auteur, est trop douteux pour qu'on puisse l'adinellre sans révision.

Knight et Salisbury ont établi, sur le Grevillea buxijolia, un genre Slylurus qui n'a pas été adopté.

STYPANDRE. Stypanilia. bot. Genre de la famille desAsphodéléeset de l'Hexandrie Monogynie, L., établi par R. Brown (Prodr. Flor. Nov.-HolL, p. 278) qui l'a ainsi caractérisé : périanthe à six divisions égales, étalées et caduques ; six étamines dont les filets sont amincis à la base, courbés, glabres, munis à la partie supérieure de poils ressemblant à de l'étoupe, les anthères échancrées à la base; ovaire à loges polyspermes, portant un style filiforme, terminé par un stigmate simple; capsule triloculaire,trivalve; graines peu nombreuses, ovales, lisses, à ombilic nu ; embryon droit. Ce genre a de l'afiinilé d'un côté avec le Dianella, de l'autre avec VAntliericum; l'auteur pense que les Anthericum coarctatuin et cœruleum de la Flore du Pérou lui appartiennent. Il en a décrit cinq espèces partagées en deux groupes qu'il faudra peut-être ériger en genres distincts. Le premier a des Heurs penchées, portées sur des pédicelles dépourvus de bradées; des

feuilles caulinaires distiques, à gaines entières; des semences ternes. A ce groupe appartiennent les Slypan- (Ira glauca et imbricata, R. Brown. Le second groupe offre des fleurs dressées, à pédicelles munis de petites bractées à la base; des feuilles caulinaires alternes, à demi engainantes à la base, les radicales distinctes; des graines luisantes. Les trois espèces de ce groupe ont reçu le nom de Stypandra cesi>itosa , itmbellala et scabra. Toutes ces plantes croissent dans la partie méridionale de la Nouvelle-Hollande. Elles sont vivaces, ayant des rhizomes rampants, garnis de fibres fasciculées, filiformes. Leurs feuilles sont roides,linéairescnsiformes. Leurs Heurs sont bleues ou blanchâtres, avec les barbes des filels slaminaux jaunes; elles ont une inflorescence en panicule ou en corymbe.

STYPHÉLIE. Slyphelia. bot. Ce genre de la famille des Épacridées et de la Pentandrie Monogynie, L., a été établi par Smilh, et caractérisé de la manière suivante par R. Brown [Prodr. Flor. Nov.-HolL, p. 537) : calice accompagné de quatre ou d'un plus grand nombre de bractées; corolle allongée, tubuleuse, le tube muni en dedans et à sa base de cinq faisceaux de poils; les divisions du limbe réfléchies en dehors et barbues; filels des étamines saillants hors de la corolle; ovaire à cinq loges, entouré à sa base de cinq écailles distinctes, rarement connées; drnpe presque sec, contenant un noyau solide et osseux. Ces caraclères ne conviennent qu'à une partie des espèces de Smilh et de Labillardière. Un grand nombre de celles-ci en ont été séparées par R. Brown pour former les genres Lissaiithe, Leucopogon, Monotoca, Acrotrkhe, Trochocarpa et Cyatliodes. Les vraies Slyphélies sont des arbrisseaux qui croissent à la Nouvelle-Hollande, aux environs de Port-Jackson et à la Terre de Van Diémen.

Sttpbélie a lONGDE COROLLE. Slyphelia tnbiflora, Andr. Ses liges sont dressées, ascendantes, rameuses, un peu glabres, garnies de feuilles éparses, mucronées, portées sur de très-courts pétioles. Les Heurs sont trèsbelles, penchées ou divariquées, solitaires ou rarement au nombre de deux ou trois sur des pédoncules axillaires.

STYPHLE. Styphlus. iNS. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, institué par Schoenherr. pour quelques insectes d'Europe, peu connus el que Dejean avait placés dans le genre Comasinus de Megerle. Caractères : antennes longiuscules, assez minces, coudées , composées de douze articles, dont le premier allongé, plus épais au sommet, et les autres courts, arrondis, soyeux el égaux en grosseur; massue ovalaire, ne comprenant que les quatre derniers articles; léle rélractile; front déprimé; trompe allongée, forte, cylindrique el faiblement arquée, un peu étranglée à sa base; corselet plus long que large, linéaire, rétréci postérieurement; élytres oblongues, ovalaires , échancrées à la base près de la suture, avec les angles huméraux aigus ; jambes assez larges, comprimées, sinuées intérieurement, avec un très-petit crochet a l'exlrémilé.

STYPHNOLOBIER. Styphnolobium. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Schotl, avec les caractères suivants : calice obconique, à cinq dénis

Iiès-courles; corolle papilionacée, dont rélemiard est arrondi et rélléclii, les ailes oblongiies et auriculées à leur base, la carène obtuse, égalant à peine les ailes; dix étamines à filaments libres ou à peine soudés à leur base et glabres ; ovaire courtement stipité, pluriovulé; style filiforme, recourbé et glabre; stigmate petit. Le fruit est une gousse monoliforme, aptère, charnue, indéhiscente et polyspernie. Les semences sont ovales, comprimées, stroplilolées.

Stypbnolobier dd Japon. Styphnolobium Japoniciim, Sch.; Sophora Japonica, Lin. Arbre élevé, dont le tronc est droit, les rameaux diffus et cylindriques, garnis de feuilles alternes, péliolées, ailées avec impaire, ovales, oblongues, Irès-enlières. Les fleurs sont blanchâtres, réunies en grappes pendantes à l'extrémité des rameaux.

STYPHONIE. Styphoiiia. bot. Genre de la famille des Térébinthacées, tribu des Anacardiées, établi par IVutlall, qui lui donne pour caractères : Heurs polygames; calice imbriqué , bractéolé, à sept ou neuf divisions colorées, concaves, scarieuses sur les bords, imbriquées sur plusieurs rangs; cinq pétales insérés sous le bord du disque, oblongs, courtement onguiculés, conformes aux folioles calicinales, pubescenis à leur face interne, près de la base; de cinq à sept étamines, insérées comme les pétales ; filaments subulés et libres; anthères introrses, biloculaires, déhiscentes longitudinalement, desséchées dans les Heurs femelles; ovaire unique, libre, sessile, ovale, uniloculaire, renfermant un seul ovule; trois styles courts; stigmates obtus. Le fruit consiste en un drupe sec et monosperme.

Styphonie molle. Slfphonia mollis, Nutt.; Rhus alra, Labill. Arhuscule très-rameux, à feuilles alternes, simples, toujours vertes, coriaces et très-entières ; panlcules terminales contractées. Amérique boréale.

STYPIVION. BOT. Ce genre de la famille des Algues, a été établi par Raffinesque, et caractérisé trèsincomplélement, ainsi qu'il suit : masse gélatineuse et floconneuse, homogène à la vue simple, présentant au microscope quel(|ues filets entourés de gelée. Il n'en décrit qu'une espèce sous le nom de Stypiiioii fluitans : elle Hotte sur les eaux de l'Ohlo ; sa couleur est le jaune brunâtre. Il est impossible par ces caractères de distinguer ce genre des Liiikia ou Riviilaria.

STYRACËES. Strraceœ. bot. Déjà à l'article ÉnÉNA- CEES(K. ce mol), la formation de celle famille nouvelle a été indiquée par le professeur Richard, pour un certain nombre de genres auparavant placés dans la famille des Guayacanées. Cette division a été adoptée par tous les botanistes modernes, entre autres par Robert Brown, De Jussjeu, Kunlh, etc. Les Styracées renferment des arbres ondes arbrisseaux à feuilles alternes et sans stipules, à fleurs axillaires et pédonculées, quelquefois terminales; leur calice est libre ou adliérent, avec l'ovaire infère; le limbe est divisé en lanières ou entier; la corolle est monopétale, régulière, divisée plus ou moins profondément en un nombre variable de segments; les étamines, dont le nombre varie de six à seize, sont libres ou monadciphes par l'extrémité inférieure de leurs filets; elles sont inséi'ées vers la base

de la corolle; leurs anthères sont allongées, 'jt deux loges, s'ouvrant chacune par un sillon longitudinal; l'ovaire est lanlôt libre et tantôt adhérent, ordinairement à quatre loges séparées par des cloisons membraneuses et très minces; chacune de ces loges contient généralemenlqualreovulesatlachésà un tropbosperme axillaire, et dont deux sont dressés et deux renversés; le style est simple, terminé par un stigmate petit et simple; le fruit est légèrement charnu; il contient une à quatre nucules osseuses et plus ou moins irrégulières; outre son tégument propre, la graine est formée d'un endosperme charnu, dans lequel est un embryon cylindrique, ayant la même direction que la graine. Celte petite famille se compose des genres Styrax, Halesia, Symplocos, auxquels on a réuni les genres Jtstonia et Ciponima. Elle diffère des Ébénacées par son insertion périgynique, par son ovaire dont les loges contiennent chacune quatre ovules : deux dressés et deux renversés, et enfin par son style simple.

STYRACINE. bot. Matière particulière et résineuse, obtenue par Bonastre de la soluliou alcoolique du Styrax liquide; elle est blanche, cristallisée en aiguilles, d'une odeur aromatique de vanille, d'une saveur douceâtre, insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool, entièrement décomposable par la chaleur.

STYRANDRA. BOT. Le genre auquel Raffinesque a donné ce nom et qu'il désignait comme devant faire partie de la famille des Smilacées, a été réuni au genre Smilacina, de Desfontaines.

STYRAX. Styrax, bot. Ce genre, que l'on connaît en français sous le nom d'Aliboufier, forme le type de la famille des Styracées (f^. ce mol). Il se distingue par les caractères suivants : le calice est monosépale, turbiné, offrant cinq à sept dents extrêmement courtes; la corolle est monopélale, divisée dans les trois quarts de sa hauteur en trois à sept lanières oblongues, recourbées en dehors ; les étamines varient de six à seize et sont insérées au tube de la corolle; leurs filels sont cohérents et monadelphes par leur base, et leurs anthères sont oblongues, dressées et obtuses à leur sommet; l'ovaire, adhérent au calice environ dans le tiers (le sa hauteur, est ordinairement à quatre loges contenant chacune quaire ovules, deux dressés et deux renversés; le style est simple, grêle, terminé par un stigmate entier et obtus; le fruit est un drupe presque sec, à une ou quatre loges incomplètes par l'avortemenl des cloisons, et contenant d'une à quatre graines osseuses. Les espèces de ce genre sont des arbres plus ou moins élevés, ou des arbrisseaux à feuilles alternes, entières et péliolées; les fleurs sont pédonculées, axillaires ou terminales.

Stïrax officinal. Styrax officinale, L., Rich., Bot. méd., I, p. ôôl. Cet arbrisseau est commun en Orient, dans les contrées méridionales de l'Europe et jusque dans le midi de la France. On s'accorde généralement à penser que c'est de lui ((ue découle, en Orient, le baume connu sous le nom de Slyrax ou Storax calamité,que quelques auteurs rapportent au Liquidamhar orientale.

Une autre espèce non moins intéressante est le Styrax Di'iizoin de Dryander, qui croit à Java et dans

d'autres parties de l'Inde, et qui produit le Benjoin ou Benzoin. y. ce mot.

On cultive quelquefois dans les jardins une espèce originaire de l'Amérique septentrionale, et désignée par Lamarck sous le nom de Styrax glabium.

STYRAX LIODIDE. bot. Baume que l'on croit généralement extrait du Liqiiidaiiibar onenlale, Lamk., et que l'on trouve dans le commerce sous l'aspect d'un liquide épais, à peu près de la consistance du miel, brunâtre, opaque, d'une odeur forte et presque désagréable, et d'une saveur aromali(|ue très-intense. Tel qu'il est en général dans le commerce de la droguerie, le Styrax licpiide parait être un mélange de différentes substances balsamiques, falsifié par plusieurs matières étrangères, telles (|ue de l'iuiile de noix, de la terre, du vin, de l'eau, etc. Ce baume entre dans plusieurs préparations pharmaceutiques.

STYRAX SOLIDE ou CALAMITE, r. Storax.

STYSMl'S. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Raffinesque,dans la famille des Convolvulacées, a été réuni au genre Evulviilus, de Linné, f^. Liserolle.

SUjîDA. Suœda. bot. Le genre fondé sous ce nom par ForskabI, dans la Flore d'Egypte et d'Arabie, et adopté par Pallas, Desfontaines et Delile, a pourcaractères : fleurs hermaphrodites, bractéolées; calice urcéolé, à cinq divisions crassiuscules, renflées, subcarénées, appendiculées ; cinq étamines insérées au réceptacle ou près de la base des pétales; disque annulaire, assez petit; styles accolés; deux à cinq stigmates distincts, divariqués et papilleux ; ovaire supère. Le fruit consiste en un utricule comprimé ou déprimé, recouvert du calice persistant, fermé etrenllé. La graine est horizontale. lenticulaire, enveloppée d'un double tégument, dont l'externe est crusiacé. Le genre .SucBila ne paraît pas différer essentiellement du genre Chetwpodiutn, de Linné.

SujEda a gros ttxm. Suœda macrocarpa, Moq. C'est un sous-arbrisseau à feuilles alternes et épaisses; les fleurs sont axillaires, blanchâtres et agglomérées. On trouve cette plante sur les plages océaniques.

SUARDIA. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Schrank. dans la famille des Graminées, est le même que le Melinis, de Palisot de Beauvois.

SDBAPLYSIEKS. Bou. Nom de la première famille des Mollusques Monopleurobranches, établie par de Blainville, dans son système de Malacologie.

SDBBRACHIEKS. pois. Ordre établi parCuvier, dans la classe des Poissons.

SUBENTOMOZOAIRES. INTEST. De Blainville a proposé ce nom pour désigner un sous-type d'animaux intermédiaires aux Entomozoaires et aux Actinozoaires, comme les Siponcules et autres genres voisins.

SUBER. BOT. F. Liège et Cbêise.

SUBÉREUX. Suberosus. bot. C'est-à-dire qui tient de la nature du Liège ou qui en présente toutes les propriétés.

SUBÉRINE. BOT. Substance particulière, obtenue par Chevreul qui a traité chimiquement l'écorce du Quercussvber. Cette substance est élastique, molle, légère, spongieuse et rougeâtre; soumise a l'action de la chaleur, elle se décompose; traitée par l'Acide nitrique,

elle donne une matière blanche et brillante, une matière résineuse soluble dans l'Alcool bouillant, de l'Acide subérique et de l'Acide oxalique.

SUBÉRIQUE. mm. F. Acibe.

SUBHOMOMÉRIENS. \mU. Ordre de Chétopodes, proposé par De Blainville, et qui ne contient que le seul genre Arénicole.

SUBICULUM. BOT. {Lichens.) On donne quelquefois ce nom au tlialle crustacé de divers Lichens des genres Lecanora, Lecidea, etc. K. Thalle et Stratdb.

SUBLET. Coiicus. pois. Sous-genre de Labres, f. Labre.

SUBLIMATION. Opération à l'aide de laquelle on recueille les matières sèches et volatiles, soulevées par l'action de la chaleur. La condensation accompagne immédiatement la Sublimation.

SUBLIMIA. BOT. Ce genre de Palmiers, produit par Gaerlner, a été réuni au genre Hyophorbe, du même botaniste.

SUBMYTILACÉS. Submytilacea. concb. Famille que Blainville proposa dans son Traité de Malacologie, dans l'ordre des Lamellibranches ; il y réunit en deux sections distinctes les Mulelles et les genres voisins, et les Cardites dans lesquelles il mit les Cypricardes et les Vénéricardes. Cet arrangement, basé sur la connaissance des animaux, peut cependant recevoir des modifications qui rendraient nécessaire la formation d'une famille pour chacune des sections de celle-ci, ce qui ramènerait à la manière dont Férussac a envisagé cette matière.

SUBOSTRACÉS. Suboslracea. coNce. La famille que Blainville nomme ainsi, dans son Traité de Malacologie ne diffère pas de celle que Lamarck avait établie depuis longtemps sous le nom de Pectinides; son antériorité doit la faire préférer, f^. Pectinibes, ainsi que

SPONUTLE, PlICATBLE, HlNNlTE, PEIGNE, HODLETTE et

Lime.

SUBULAIRE. Subularia. bot. Ce genre, de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L., foime à lui seul la tribu des Subulariées ou Diplécolobées latiseptées. U est ainsi caractérisé : calice un peu dressé; pétales ovales, atténués à la base; étamines libres, non denticulées; silicule ovale, mutique, biloculaire, bivalve, à cloison membraneuse, elliptique, à valves ventrues; stigmate punctiforme; graines ovées. au nombre de quatre dans chaque loge, à cotylédons linéaires, incombants, à double repli.

Sdbclaire AQUATIQUE. Subulcuia aqiiatica. C'est une très-petite plante herbacée, aquatique, glabre et dépourvue de tige; ses racines sont fibreuses, simples et fasciculées; ses feuilles, toutes radicales, sont linéaires, subniées, ce qui la faisait considérer anciennement comme un Gramen.La hampe est nue, portant un petit nombre de fleurs petites et blanches. Celle plante croit dans les lieux inondés de l'Europe boréale, principalement en Laponie, eu Norwége et eu Suède. Elle se trouve aussi en Ecosse et en Irlande, dans le nord do l'Allemagne et, selon quelques botanistes, jusque dans les Vosges; mais cette dernière localité est encore douteuse. De Candolle (Syst. vegel., 2, p. 097) fait remarquer que c'est la seule Crucifère européenne, qui ait les

suc

suc

colylédons à double repli, organisation qui la rapproche des Héliopliiles, Crucifères du cap de Bonne-Espérance. .

SUBULARIÉES. bot. Vingtième Iribu établie par de Candolle dans les Crucifères. F. ce mol.

SUBULÉ. Subiilatus. C'est-à-dire en forme d'alêne. Cet instrument est un cylindre mince et allongé qui se termine par un prisme très-acéré.

SUBULÉS. Subulata. Moii. Latreille (Fam. nat. du Règne Anim., p. 196), croyant que le genre Vis est dépourvu d'opercule, profita de celte circonstance pour faire de lui seul une famille; mais Latreille était dans l'erreur, car les Vis sont operculées comme les Buccins. On ne peut donc admettre la famille basée sur cette erreur. A'. Vis.

SUBULICORNES. im. Latreille désigne ainsi la première famille de l'ordre des Névroplères; elle se compose de l'ordre des Odonates de Fabricius et du genre Éphémère. Les antennes sont en forme d'alêne, guère plus longues que la tête, de sept articles au plus, dont le dernier a la figure d'une soie. Les mandibules et les mâchoires sont entièrement couvertes par le labre et la lèvre, ou par l'extrémité antérieure et avancée de la tête. Les ailes sont toujours très-réticulées, écartées, tantôt horizontales et tantôt élevées perpendiculairement; les inférieures sont de la grandeur des supérieures, ou quelquefois très-petites ou même nulles. Ils ont tous les yeux ordinaires gros ou très-saillants, et deux à trois yeux lisses situés entre les précédents. Ils passent les deux premiers âges de leur vie au sein des eaux où ils se nourrissent de proie vivante. La larve et les nymphes, dont la forme se rapproche de celle de l'insecte parfait, respirent par le moyen d'organes particuliers, situés sur les côtés de l'abdomen ou à son extrémité. Elles sortent de l'eau pour subir leur dernière métamorphose. Cette famille est divisée ainsi qu'il suit ;

I. Des mandibules et des mâchoires cornées, trèsfortes et recouvertes par les deux lèvres; trois articles aux tarses; les ailes égales, et l'extrémité postérieure de l'abdomen terminée par des crochets ou des appendices en lames ou en feuillets. Genres Libellule, (Eshne et Agrion.

II. Bouche entièrement membraneuse ou très-molle, composée de parties peu distinctes; cinq articles aux tarses; les ailes inférieures beaucoup plus petites que les supérieures ou même nulles; l'abdomen terminé par deux ou trois soies. Le genre Éiihémêre.

SUCCIN. MIS. Eleclnint des anciens; Bernstein, Wern. Vulgairement Ambre jaune et Karabé. Substance solide, jaune, d'un aspect semblable à celui de la Résine copal et combustible avec flamme et fumée, en répandant une odeur résineuse plus ou moins agréable. Le Succin brtile facilement avec bouillonnement; la fumée qu'il produit, recueillie dans le tube du matras, se condense en petites aiguilles cristallines, ou en une liqueur aqueuse, qui rougit le pajiier blanc. 11 renferme un Acide particulier, (juc l'on nomme Acide succinique, ce qui le distingue du Mellite et des Résines fossiles ou végétales qui lui ressemblent. Il fond ù une température assez élevée. en coulant comme

de l'huile. Ce caractère peut servir encore à le distinguer du Mellite, qui blanchit sans se fondre par l'action de la chaleur. Sa pesanteur spécifique est 1.08. Il est cassant, d'une dureté médiocre; il se laisse rayer par le carbonate de Chaux; cependant il peut recevoir un poli assez brillant. Il est composé à la manière des substances organiques; aussi le regarde-t-on généralement comme un produit du règne végétal , à l'étal fossile. Le Succin est éminemment électrique par le frottement, et c'est de son nom latin qu'est venu celui A' Électricité, que l'on donne à la partie des sciences qui a pour objet les phénomènes électriques. Le Succin présente peu de variétés; il se trouve presque constamment en masses mamelonnées ou en rognons disséminés dans des matières terreuses. Ces masses sont ordinairement compactes, à cassure conchoïde, quelquefois feuilletées ou fendillées et comme celluleuses. Quant à la couleur, elle varie du jaune pur ou du jaune de miel au blanc-jaunâtre; elle passe quelquefois au gris brunâtre, par la présence de matières étrangères. Le Succin se trouve au milieu des Sables, des Argiles et des débris de Lignite qui appartiennent à la formation de l'Argile plastique, située entre la Craie et le Calcaire tertiaire. Il s'y présente presque constamment en nodules disséminés, dont la grosseur varie depuis celle d'une noisette jusqu'à celle de la tête d'un Homme; il est quelquefois interposé en petites plaques, dans les couches minces des Lignites. 11 renferme différents corps organiques, qui semblent prou ver son état primitivement fluide; ce sont généralement des insectes ou des débris d'insectes, et quelquefois des feuilles, des tiges, ou d'autres parties de végétaux. Les lieux où l'on trouve le Succin en quantité suffisante pour être exploité, et en morceaux d'un volume assez considérable, sont peu nombreux; ceux au contraire où il se montre en petites parties éparses, sont extrêmement multipliés. C'est surtout dans la Prusse orientale qu'il abonde, sur les côtes de la mer Baltique, depuis Memel jusqu'à Danlzick, et principalement dans les environs de Kœnigsberg. On l'y extrait pour le compte du gouvernement; mais il s'en détache des portions qui sont entraînées par les vagues, et les habitants du pays profitent de la marée montante, pour le pêcher avec de petits filets. On trouve aussi du Succin en France, à Saint-Follet dans le département du Gard; à Noyer près Gisors; à Villers-enPrayer près Soi.ssons; à Auteuil près Paris. Le Succin est exploité et mis dans le commerce comme objet d'ornement; on le travaille, soit en le taillant à la manière des Pierres, soit en le mettant sur le tour, et l'on en fait des vases, des pommes de canne et de petits meubles d'agrément. On le recherche aussi pour les propriétés chimiques et médicinales de son Acide et de ses produits. A Trahénières, village du Hainaut, on recueille le Succin que l'on trouve assez abondamment dans l'Argile plastique, que l'on exploite pour la fabrication des poteries grossières et des carreaux de pavement, et on le distribue aux églises du voisinage pour remplacer l'encens que l'on brûle dans les cérémonies religieuses.

SUCCINjEA. uoll. r. Ajibuette.

SUCCINIQUE. MIN. F. AciBE.

sut;

SUCCINITE. MIN. (Bonvoisiii.) Variété de Grenat jaune.

SUCCION. BOT. Action par laquelle les di£Férenles parties des végétaux absorbent les principes nutritifs répandus et disséminés dans les milieux où ils sont plongés. Ces principes sont quelquefois solides, ordinairement liquides et plus souvent gazeux.

SUCCISA. BOT. L'une des sections du genre Scabiosa.

Page 1