V. SCABIECSE
SUCCOWIE. Succowia. bot. Medikus et Mœnch ont établi sous ce nom un genre de la famille des Crucifères et de la Tétradynamie siliculeuse, L., qui a été ainsi caractérisé par De Candolle {Sysl. (■'cgel.. 2, p. C42) : calice dressé, presque égal à sa base; pétales onguiculés, dont le limbe est enlier; étamines libres; ovaire ové, styllifère, létragone-subulé; silicule ovée- globuleuse, terminée par le style, biloculaire, à deux valves concaves, déhiscentes, Iiérissées de pointes, à cloison membraneuse; graine solitaire dans chaque loge, pendante, globuleuse, à cotylédons condupliqués. Ce genre est placé dans la tribu des Vellées.
Sbccowie des îles Baléares. Succowia Baleaiica, De Cand.; Bunias Balearica, Less.; Myagrum Balearicum, Lam. C'est une berbe annuelle, dressée, rameuse, glabre, à racine grêle, fibreuse, à tige cylindrique, garnie de feuilles pinnatilobées. Les fleurs sont jaunes, disposées en grappes allongées.
SUCCULENT. Sncctilenlus. bot. Se dit de divers végétaux ou de leurs organes, lorsqu'il entre dans leur construction un (issu à cellules lâches et pleines de sucs. Telle est la portion charnue de certains friiils, etc.
On entend par PI.A^TES Siccbleutes, les végétaux à feuilles charnues, épaisses, qui contiennent beaucoup de sucs; telles sont la plupart des Ficoïdcs, des Joubarbes, etc.
SUCE-CHÈVRES. Mgolheles. ois. Vigors et Horsfield ont proposé \e s'orne JEgotheles pour recevoir le Caprimulgus Novœ-Hollamliœ de Lalham. Ce genre Suce- Chèvres diffère très-peu de l'ancien genre Engoulevent.
SUCE-SAKG. \m. V. Sakgsde.
SUCET. POIS. Synonyme de Rémora. V. ce mot.
SUCEURS. POIS. Synonyme de Cyclostomes. V. ce mol.
SUCEURS. Siicloiia. iNS. Lalreille a donné ce nom à un ordie d'insectes; il a été changé en celui de Syphonaplères. l^. ce mot.
SUCHTÉLÉNIE. Siichtelenia. bot. Genre de la famille des Borraginécs, établi par Karelin qui lui donne pour caractères : calice semi-quinquéfide, fructifère, Irès-grand et membraneux; corolle hypocralériforme, dont l'orifice est fermé par des membranes en voûle; étamines incluses; slyle simple, marcescent; stigmate capilé; quatre nucules distincts, convexes, réunis en carpophore central, les uns plus petits et décidus, d'autres, et ce sont les moins nombreux, plus grands, soudés avec le carpophore; tous fertiles et imperforés.
SUÇOIR. Haustellum. ins. On désigne ainsi la bouche d'un grand nombre d'insectes, r. Bouche.
SUÇOIRS. Haustoria. bot. Le professeur De Candolle a appliqué ce nom à de petits tubercules qui se développent sur la tige des plantes parasites, et qui
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)ES SCIEPICES ^AT.
servent à sucer ou à absorber, dans la substance du végétal auquel elles sont attachées, les sucs nutritifs, comme par exemple dans la Cuscute.
SUCRE. Sacclianim. chim. org. Substance végétale neutre, essentiellement caractérisée par sa saveur douce, agréable, et par la propriété de pouvoir être ; transformée en Acide carbonique et en Alcool, lorsque, j après l'avoir fait dissoudre dans l'eau et mise en contact avec du ferment, on place celte solution dans des conditions convenables. Ce principe immédiat varie d'ailleurs dans ses qualités physiques : à l'état de pureté, il se présente ordinairement sous forme cristalline; mais quelquefois il offre un aspect gras, et une corapacle;il n'a alors de communavecIeSucreordinaire que les propriétés générales énoncées en tête de cet article. 11 y a même de ces Sucres dont la saveur est à peine douceâtre, et par consé<|uent qui ne peuvent être absolument assimilés au Sucre cristallisé.
Ce fut seulement après les conquêtes d'Alexandre que le Sucre a été connu des Grecs ; car l'Inde et les contrées les plus orientales de l'Asie sont la partie originaire de la Canne, et les peuples de ces régions furent naturellement les premiers qui en retirèrent du Sucre. D'après les descriptions de Dioscoride et de Pline, le Saccharon ou Saccharum des anciens était un produit un peu différent de ce que l'on appelle maintenant Sucre, peut-être à cause de sou imparfaite purification. A l'époque des croisades, les Vénitiens apportèrent d'Orient cette substance, que l'on n'employa alors que comme médicament; le commerce lucratif qu'ils en firent d'abord, passa bientôt entre les mains des Portugais, lorsque la découverte du cap de Bonne-Espérance eut ouvert à ces derniers la voie maritime des Indes orientales. La culture de la Canne se répandit peu à peu dans l'Arabie, l'Egypte, la Sicile, l'Espagne, les Canaries; enfin elle passa en Amérique, où elle a tellement prospéré que cette partie du globe en fournit à l'Europe une quantité peut-être plus considérable que celle qui est importée de l'Asie. C'est même seulement depuis la culture de la Canne dans les colonies du nouveau monde, que le Sucre est devenu une substance de première nécessité pour les peuples civilisés, vu ses nombreux usages.
A l'article Canamelle, on a fait connaître l'espèce officinale, Oraminée que l'on cultive en grand pour l'extraction du Sucre. La présence de ce produit a été reconnue dans un grand nombre d'autres végétaux, mais ce fut seulement au commencement du siècle présent, et lorsque la guerre maritime empêchait les peuples du continent de l'Europe de communiquer avec les colonies, qu'on chercha à retirer en grand le Sucre de végétaux indigènes et d'une facile culture; ainsi on en a obtenu des Châtaignes, des Carottes, des tiges de Maïs et de Sorgho, etc. Mais aucune substance n'en a fourni plus avantageusement que la Betterave. Achard, de Berlin, fut le premier qui démontra que le Sucre pouvait être obtenu en grand de cette racine, et les chimistes, encouragés par le gouvernement français sous le régime impérial, portèrent l'art de le fabriquer à un très-haut degré de perfection.
Le Sucre, à l'état de pureté, est solide, blanc, d'une