‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 36 sur 119 · TES · texte numérisé non relu

TES

les signes qui suivent ral)sorplion des substances vénéneuses. Les Indiens l'emploient pour les charpentes de leurs habitations. On teint avec ses feuilles la soie el le coton en pourpre. Ces feuilles, ainsi que les fleurs, ont encore des usages médicaux.

TECTRICES. OIS. La plupart des ornithologistes ont adopté ce mot pour désigner les plumes qui. disposées comme les tuiles ou les ardoises sur un toil, garnissent cl recouvrent les ailes et la queue desOiseaux. Les premières se distinguent par l'épilhète d'alaires; les autres par celle de caudales. Les Tectrices sont alaires proprement dites ou supérieures, lorsqu'elles garnissent le dessus des ailes, cette partie qui s'offre constamment à nos regards; on les dit suhulaires ou inférieures, lorsqu'on veut exprimer le dessous des ailes ou la parlie en conlact avec les Hancs, et qui se trouve cachée quand l'Oiseau n'est point livré au vol ou à quelque agitation exiraordinaire. On divise encore les Tectrices alaires en petites ou primaires, moyennes ou secondaires, grandes ou tertiaires. Les petites garnissent le poignet ou le fouet; elles sont situées dans la région la plus rapprochée de la têle. Les moyennes sont intermédiaires de celles-ci et des grandes qui recouvrent immédialemenl les rémiges ou les pennes. Les plumes (|ui recouvrent la queue en dessus sont appelées Tectrices caudales ou uropygiles ; elles prennent naissance au bas du dos, vers le croupion, et se prolongent plus ou moins sur les reclrices (|u'elles recouvrent quelquefois entièrement et qu'elles dépassent même de beaucoup dans certaines espèces, surtout parmi les Gallinacés. Les Tectrices subcaudales ou anales sont les plumes qui garnissent la base des rectrices en dessous de la queue.

TEEDIE. Teeilia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées et de la Didynamie Angiospermie, L., établi parRudolplii (Journal de Botanique deSchrader, 2, p. 289) et offrant les caractères essentiels suivants : calice divisé profondément en cinq lobes; corolle hypocratériforme. le limbe à cinq divisions obtuses; style très-court, persistant; baie biloculaireetpolysperme.ee genre a été constitué aux dépens du Capraria de Linné, dont il diffère par la forme de sa corolle, son style non caduc, et par son fruit qui est une baie au lieu d'une capsule.

Teedie mciDE. Teedia lucida, Rudolpb., loc. cit.,- Cupraria lucida, L.; Boikhausenia lucida, Roth. t'est une plante bisannuelle, douée d'une odeur forte, el qui croit au cap de Bonne-Espérance. Sa lige est rameuse, quadrangulaire, bordée par la décurrence des pétioles, garnie de feuilles opposées, oblonguesovales, acuminées. Les Beurs sont roses et forment une panicule terminale. Une autre espèce, découverte par Biirchell dans les mêmes contrées que la précédente, a été décrite dans le Bolanical Register, n»2l4, sous le nom de Teedia pubescens. Elle se dislingue du T. lucida par sa pubescence glanduleuse, et par ses fleurs plus grandes.

TEESD.\L1E. Teesdalia. bot. Genre de la famille des Crucifères, tribu des Thlaspidées et de la Tétradynamie siliculeuse, établi par R. Brown. Caractère : calice décidu, divisé profondément en quatre sépales; corolle

à <|uatre pétales, entiers, égaux ou inégaux; étamines pourvues d'une squamule à leur base interne; silicule déprimée, ovale, échancrée au sommet, à valves iiaviculaires déhiscentes, un i)eu ailées sur la carène, à cloison oblongue, étroite, non surmontée d'un slyle; deux graines dans chaque loge, presque oihiculaires, comprimées, à cotylédons hémisphériques, accombants. Ce genre, foimé aux dépens de quelques Lepidiutn et Ibeiis des auleurs, en est encore très-dislingué par le port. Il a été établi dans la même année par B. Brown et par Bastard, dans son Supplément à la Flore du département de Maine-et-Loire, qui l'avait nommé Guepinia.

Teesdalie Lépidioïde. Teesdalia Lepidium, Robert Brown ; Lepidium medicaulis. Petite plante annuelle, qui croît dans les localités sablonneuses de l'Europe. Ses feuilles sont radicales, disposées en rosette, péliolées et pinnatilobées. Du collet s'élèvent plusieurs petites hampes presque apliylles, simples, terminées par des grappes de très-petites Beurs blanches.

TEFF. BOT. Nom de pays du Poa abyssinica dont les grains servent à faire du pain.

TEFFLE. Tefflus. INS. Genre de Coléoptères pentamères de la famille des Carnassiers, lrè.s-voisin de ceux de Procère, de Procruste, de Carabe proprement dit, établi par Leach, avec les caractères suivants : palpes extérieures terminées par un grand article en forme de hache allongée; mandibules un peu arquées, aiguSs; labre entier ou sans échancrure; antennes filiformes; le troisième article trois fois au moins plus long que le précédent; dent du milieu de l'écbancrure du menton petite; corselet presque hexagonal; élytres grandes, convexes, ovales, allongées; point d'ailes; pattes fortes; tarses semblables dans les deux sexes.

Teffle de Mégerle. Tefjlus Megerlei, Leach; Carabus Megerlei, Fabr. Il est noir, assez luisant; la tête a plusieurs enfoncements entre les antennes; une ligne longitudinale, enfoncée, au milieu du corselet, dont les bords latéraux et poslérieurs sont un peu relevés; sept côtes lisses, élevées sur les élytres, non compris la suture et le bord extérieur : l'intervalle des côtes a une ligne de petits tubercules élevés. Taille, deux pouces. Du Sénégal.

TÉGÉNÉRIE. Tegeneria. aracbn. Genre établi par Walckenaer, et qui correspond à celui d'Araignée, de Latreille. (^. ce mot.

TEGANIUM. BOT. (Smiedel.) Synonyme de Nolana.

TEGMEN. BOT. Mirbel a employé ce mot pour désigner l'enveloppe immédiate de l'amande, que les auteurs ont nommée généralement tunique intente, et De Can(lolleew(/o/j/èe;e.

TEGMENS. Tegiiieiita. bot. Link a donné ce nom aux écailles qui recouvrent les graines, dans les bourgeons.

TEGNERIA. bot. Lilja , dans sa Flore, a produit sous ce nom un genre de la famille des Fortulacécs, que l'on a réuni au genre Calandrinia.

TEGULARIA. bot. (Fougères.) Reinwardt et Hornschuch (SyllogePl. nov. à Soc. bot. Hatisb. edit., t. ii, p. ô) onl publié sous ce nom un genre ainsi caractérisé : sores presque marginaux, oblongs, déprimés au

cenlre; indusie oblongiie, pellée, échancrée à la base et ailnée; son boni csl déhiscent dans toute sa longueur. Ce genre est fondé sur VAspUUum trtincatum, Swarlz, que les auteurs nomment Tegiilan'a ailianthifolia.

TÉGUMENTS, zool. Dans certains Zoophytes dont la structure est très-simple, toutes les parties du corps paraissent homogènes, et il n'existe aucune différence notable entre la texture considérée à la superticie du corps ou dans son épaisseur; mais chez la pres(|ue totalité des animaux le contraire a lieu, et il est facile de distinguer dans leur composition anatomique une enveloppe extérieure ou légumentaire et des organes intérieurs que celle-ci est destinée à protéger. En général c'est une membrane plus ou moins molle, qui constitue cette enveloppe tégumenlaire, à laquelle on donne le nom de Pead; mais quelquefois l'une des lames qui la composent s'incruste de matière calcaire ou cornée, et constitue une sorte de squelette extérieur; d'autres fois, enfin, elle est le siège d'une sécrétion et se recouvre d'une croûte calcaire qu'on nomme coquille. Dans les animaux sans vertèbres, l'enveloppe tégumenlaire est destinée non-seulement à protéger les parties intérieures, mais aussi à fournir des points d'appui aux organes actifs de la locomotion. Chez les Vertébrés, au contraire, il existe toujours un organe spécial destiné à fournir aux muscles des leviers et des points d'appui, et la peau ne sert que peu aux mouvements. Mais une fonction dont elle est le siège chez les uns comme chez les autres (pourvu toutefois que ses propriétés physiques ne s'y opposent pas), c'est le tact ou le toucher.

Quant à la structure et aux principales modifications que présente le système tégumenlaire, dans la série animale, il en a déjà été souvent question dans ce Dictionnaire, aux articles Mammifères, Iivsecies, Moluis- QDES, etc.

TÉGUMENTS FLORAUX ET SÉMINAUX. F. AniLlE, Caroncule et Endocarpe.

TEIGNE. BOT. L'un des noms vulgaires de la Cuscute. F. ce mot.

TEIGNE. Tinea. ins. Genre de Lépidoptères de la famille des Nocturnes, section des Ténéites, auquel on avait donné d'abord une grande extension (F. TiNÉi- TES), et qui réduit, par Latreille, se distingue de tous les autres de la même coupe, par les caractères suivants : palpes inférieures très-apparentes, relevées, mais ne dépassant pas ou presque pas le front, cylindriques ; trompe Irès-courte, formée de deux petits filets membraneux et disjoints; tête huppée; ailes inclinées. D'après ce signalement, il faudra retrancher du genre auquel Fabriciusa conservéce nom, un grand nombre d'espèces. Voici les principales qui doivent y rester. La Teigne des tapisseries, Tinea tapetzella, L.; Pyialis lapezaiia, Fabr., Suppl., Entom. systèm. Ailes supérieures noires; leur extrémité postérieure, ainsi que la léte, blanches. Sa chenille ronge les draps et les étoffes de laine, s'y forme, de leurs parcelles, une galerie en manière de voûte, qu'elle allonge à mesure qu'elle avance. Réaumur la range parmi les Fausses- Teignes. — La Teigne des pelleteries, Tinea pelloiticlla, L.; Réaum., Insect., m. pi. C, fig. 12-10. Ailes

supérieures d'un gris argenté, avec un ou deux points noirs sur chaque. Sa chenille coupe les poils des pelleteries et les détruit rapidement. Elle se forme avec eux un tuyau feutré. — La Teigne a front jadne, Tinea flavifrontella, Fabr. Jaunâtre, avec le toupet d'une couleur plus vive, tirant sur le roussâtre. Sa chenille ravage les collections d'Oiseaux et d'Insectes, et vit dans un fourreau soyeux. — La Teigne des grains, Tinea granella, Fabr.; Rœs. Insect., 1, class. 4, Papil. noct., XII. Ses ailes supérieures sont marbrées de brun, de noir et de gris. Le duvet formant le toupet est roussâtre. Sa chenille, connue sous la dénomination de Fausse-Teigne des blés, en lie plusieurs grains avec de la soie, et se construit ainsi un tube d'où elle sort de temps en temps pour les ronger. Elle nuit ainsi beaucoup aux blés que l'on conserve et qu'on laisse en repos. — La Teigne des draps, ou celle que Fabricius nomme, d'après Linné, Tinea sarcilella. Ounii|ue l'une des plus pernicieuses et des plus communes, elle n'est pas encore bien connue. Les figures de Réaumur, citées par les auteurs, sembleraient, à en juger par l'une d'elles, la onzième, que cette espèce n'appartiendrait pas au genre Teigne proprement dit. Ses palpes inférieures sont grandes, recourbées et terminées en pointe; caractère qui rapprocherait cet insecte des espèces du genre Volucre, et particulièrement du Tinea veslianella de Scopoli et de Linné. Suivant le dernier, le Tinea sarcilella est d'un gris argenté, avec un point blanc de chaque côté du thorax. Dans le Tinea vestiaiiella, le dessus de la tète, du thorax, et même la base des ailes supérieures, sont blancs. Les palpes inférieures, recourbées en manière de cornes, sont aussi de cette couleur, mais avec quelques anneaux noirs. Les ailes sont couchées horizontalement sur le corps, blanchâtres, luisantes; le dessus des supérieures présente quelques taches noirâtres de différentes grandeurs; les inférieures sont d'une couleur uniforme, bordées postérieurement de longs cils, ainsi que le bord interne des précédentes. Cette Teigne est ici la plus commune de toutes, ce qui fait présumer qu'elle est la même que le Tinea sarcitella de Linné et que cet auteur en ayant donné une description défectueuse, probablement d'après quelque individu mal conservé, Scoi)oli n'aura pas reconnu cette espèce dans celle qu'il nomme Tinea veslianella. Quoi qu'il en soit, la chenille du Tinea sarcilella se trouve sur les draps et les étoffes de laine. Elle habite un fourreau de soie, ayant le plus souvent la forme d'un fuseau, et qu'elle revêt de poils qu'elle a détachés. Elle l'allonge par un bout à mesure qu'elle croît, le fend pour l'élargir, et y ajoute une pièce. Ses excréments ont la couleur de la laine qu'elle a rongée. Toutes les Teignes aimant l'obscurité et le repos, c'est en visitant souvent les étoffes et autres matières qu'elles rongent et en les exposant à l'air, que l'on peut empêcher ou diminuer leurs ravages. On peut aussi atteindre le même but en enveloppant ces corps dans des toiles d'un tissu très-serré, ou autant que possible imperméable; c'est ce que pratiquent généralement les marchands drapiers. On pourrait encore les renfermer avant l'époque où l'insecte parfait dépose ses œufs, dans des caisses que l'on calfeutrerait avec

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