‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 37 sur 119 · TÉ L · texte numérisé non relu

TÉ L

le plus grand soin. Du coton ou de l'éloupe, imliibé d'essence de térébenihine ou de quelque aulre liqueur d'une odeur Irès-pénélranle, placé sur les mêmes objets, paraissent aussi éloigner ces insectes; mais le plus sûr est de leur interdire toute approche au moyen des précautions indi(|uées plus haut.

On a désigné sous ce nom de Teigne divers insectes différents entre eux, et dont plusieurs n'appartiennent pas à l'ordre des Lépidoptères. On nomme vulgairement :

Teigive aquatique, des larves de Friganes.

Teigne des chardons, des larves de Cassides.

Teigne du chocolat, de petites larves qu'on trouve dans le chocolat fabriqué, et qui ont été décrites par r.éaumur dans le t. m de ses Mémoires.

Teigne de ia cire, une espèce du genre Gallerie. A'. ce mot.

Teigne DES cuirs, des larves du genre Crambe.

Teigne des faucons, des espèces d'Arachnides du genre Ricin.

Teigne du lis, des larves de Criocères, etc., etc.

TEIRA. FOIS. Espèce du genre Chœtodon, groupe des Plataces.

TEISSON ou TAISSON. mam. Nom vulgaire du Blai-

TEITÉ. ois. Espèce du genre Tangara. f. ce mot.

TÉLAGON. BAM. Espèce du genre Midas. y. ce mot.

TÉLAMONIA. DOT. F. Agaric.

TÉLÊADE. Teleas. iNS. Hyménoptères, genre de la famille des l'upivores, formé par Latreille, qui lui assigne pour caractères : antennes insérées près de la bouche, composées de douze articles, allongées et filiformes dans les mâles, courtes et terminées en massue dans tes femelles; mandibules bidentées à leur extrémité; palpes maxillaires point saillantes, ayant au moins trois articles; palpes labiales n'en ayant que deux ; tète transversale, un peu aplatie au devant; ailes fortement frangées à leur bord : les supérieures ayant une seule nervure, descendant de la base, le long du bord de l'aile jusqu'un peu passé le milieu, et là, en s'écarlant de ce bord, elle commence une cellule radicale qui reste incomplète; abdomen en spatule, peu convexe: son troisième segment beaucoup plus grand qu'aucun autre; tarrière rélractile; cuisses en massue.

Téléade clavicorne. Teleas clavicornis , Lat. Il est noir, brillant et pointillé; son abdomen est lisse, et son pédicule strié; sa base el l'extrémité des jambes sont de couleur de poix; ailes blanches non transparentes; pattes postérieures de la femelle assez fortes; cuisses en massue, grosses et dentelées en dessous. Taille, un peu plus d'une ligne. En Europe.

TÉLÉIANDRE. Teleiaiidra. bot. Genre de la famille des Laurinées, établi par Nées d'Ésenbeck, avec les ca ractères suivants ; Heurs dioïques. les mâles ont le pé rigonerolacé, profondément divisé en six lobes inégaux douzes étamines toutes fertiles, à filaments très-courli et larges : six intérieures, glanduleuses à leur base glandules géminées el globuleuses; six extérieures privées de glandules; anthères introrses sur les fila menls extérieurs, extrorses sur les autres, toutes qua drilocellées, dont les logettes sont disposées par paires

superposées; valvules déhiscentes par le sommel; point de rudiment d'ovaire. Les fleurs femelles ne sont pas connues. Le Téléiandre constitue un arbre à feuilles alternes, penninervées; les fleurs sont rassemblées en panicule à la base des jeunes rameaux ; elles sont fort petites. Du Brésil.

TELEKIA. BOT. Le genre établi sous ce nom par Baumgarlen, dans le troisième volume de VEnumeralio slirpium Transylvaniœ , publié en 181C, esl fondé sur le Buphlalmum coidi/olium de Waldstein et Kitaibel, dont Cassini a fait, en 1818, le type de son genre Mo/padia. Cependant, les caractères génériques assignés au Telekia ne concordent pas parfaitement avec ceux de ce dernier genre, surtout en ce qui concerne l'aigrette que l'auteur dit être plumeuse, tandis que Cassini a remar(|ué que cette aigrette est trèscourte, en forme de couronne, offrant quelquefois une longue paillette filiforme, à peine plumeuse. Sprengel, qui a eu occasion de voir un échantillon authentique de la plante observée par Baumgarten, a déclaré qu'il n'y avait pas d'aigrette. Par ces motifs, Cassini pense qu'on doit regarder le genre Telekia comme identique avec son Molpadia, mais qu'il ne serait pas juste d'admettre le premier nom, malgré sa priorité, parce que les caractères génériques en sont trop imparfaits, y.

MOLPADIE.

TÉLt-NOME. Telenomus. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, de la famille des Térébrans, tribu des Ichneumonides, institué par Haliday qui lui assigne pour caractères : antennes insérées au-dessus de la bouche, dont le premier article est long et faiblement arqué, le second longuement cyalhiforme; tête médiocre, courte, convexe; mandibules petites, subtrigones, arquées, unidentées, mâchoires subtrigones; palpes biarticulées ; yeux médiocres, placés latéralement; ocellesdisposésentrianglesurlevertex; corselet à peine plus large que la tête; mésotorax très-grand; écusson proéminent; abdomen sessile, avec le premier segment très-court, le second très-grand , les suivants courts et presque égaux ; nervure cubitale des ailes, aboutissant obliquement au disque.

Telénome BtTÉROPTÈRE. Telenoiiius lieteropteius, Hal. Il est noir, brillant; son corps esl grêle el l'abdomen esl à peine plus long que le corselet; pieds et nervures des ailes jaunes. Taille, une ligne. Europe.

TÉLÉOBRANCHES. pois. La famille à laquelle Duméril a donné ce nom dans sa Zoologie analytique, répond exactement à l'ordre que Cuvier appelle des Pleclognalbes. y. ce mot.

TÉLËOSAURE. Teleosaurus. rept. foss. Sous-genre nouvellement établi par Geoffroy Saint-Ililaire (Mémoires du Muséum, t. xii, pour y placer un reptile fossile découvert par Lamouroux,et connu sous le nom de Crocodile fossile de Caen. f^. Crocodile. Ce Reptile a en effet de nombreux rapports avec les Crocodiles, surtout avec les Gavials; mais il présente aussi d'iraportanles différences qui ont décidé Geoffroy à en faire un sous-genre particulier, dans la famille des Crocodiliens. Les principaux caractères du sous-genre Teleosaurus sont les suivants -. les arrière-narines, placées au niveau de la fosse orbitaire, sont très-grandes;

l'os i|ue Geoffroy appelle jugal, el qiieCiivier considère comme un fionlal poslérieur, est plus grand que chez les Crocodiles, et plus descendu vers l'arcade maxillaire; l'adorhilal, ou portion orbilaire du maxillaire, est extrêmement long et grêle ; enfin tous les os placés dans le voisinage el en arrière de l'orbite, sont modifiés d'une manière remarquable. Le sous-genre Teleosauriis, qui ne comprend encore qu'une seule espèce, Telcosaiiriis ou Crocoililus cadomensis, a été ainsi nommé à cause de la conformation de son crâne, plus voisine que chez les autres Crocodiliens, de la conformation propre aux Mammifères.

TELEOZOMA. bot. Le genre institué sous ce nom par Robert Brown, parmi les Fougères hyménophillées, ne semble point différer du genre Ceratopteris, de Brongniarl. 1^. Cératoptéride.

TÉLÈPHE. Telephium. bot. Genre de la famille des Paronycbiées, tribu des Télépbiées, et de la Pcnlandrie Trigynie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, divisé profondément en cinq lobes oblongs et concaves ; corolle à cinq pétales insérés à la base du calice, alternes avec ses lobes, et de la longueur de ceux-ci ; cinq élamines opposées aux sépales et insérées à leur base; trois styles étalés, recourbés et soudés par la base; capsule pyramidale, (rigone, liivalve, divisée seulement à la base en trois loges, mais en apparence uniloculaire, parce (|ue les cloisons ne se prolongent pas dans la partie supérieure; graines nombreuses, attachées à un placenta central et disposées sur six rangs; embryon latéral courbé, incomplètement annulaire ; albumen farineux. Ce genre avait été placé par Jussieu dans les Portulacées; effectivement il lient le milieu entre cette famille et celle des Paronycbiées.

Téièpbe d'Imperati. Telephium liii])erali,L. Plante herbacée, fruticuleuse, à liges couchées, glabres et glauques, garnies de feuilles alternes, munies de stipules. Les Heurs sont blanches, rapprochées au sommet des liges en plusieurs corymbes serrés. Europe méridionale.

Les anciens botanistes appliquaient le nom de Telephium à diverses piaules, telles que le Sedum Telephium, le lihodiola rosea, VArenaria peploides, VOinithoptis scorpioides, etc.

TELEPHIASTRUM. BOT. Le genre que Dillen nommait ainsi est le même ((ue le Tulinum, d'Adanson.

TÉLÉPHIÉES. Telephieœ. bot. De Candolle {Prodr. Sxst. f^eget.. S, p. 560) a donné ce nom à la première tribu de la famille des Paronycbiées, qui se compose des genres Telephium et Conigolia.

TÉLÉPHIOIDES. BOT. (Tourneforl cl Mœnch.) Synonyme A'Andrachne.

TELEPHIUM. BOT. y. TÉLÈPHE.

TÉLÉPHORE. Telephoius. ins. Genre des Coléoptères penlamères, de la famille des Serricornes, division des Malacodermes, tribu ries Lampyrides, faisant parlie, dans la Méthode de Linné, de celui de Canlhaiis, réuni par Geoffroy à celui des Malacbies sous la dénomination commune de Cicindèle, distingué parSchaeffer sous celle de Télépbore, que Degéer, Olivier et les autres naturalistes français ont adoptée, et préférable à celle de Linné, conservée par Fabricius el d'aulres en-

tomologistes. On a fait dériver l'élymologie de Télépbore de deux mots grecs, signifiant po)/e-mo»7, mais ne vient-elle pas plutôt de deux autres mois, porté au loin. Ces Insectes, en effet, d'après d'anciennes observations consignées dans les Ëphémérides des Curieux de la nature, et confirmées depuis par d'aulres faits semblables, sont quelquefois transportés au loin avec leurs larves, et souvent en quantité considérable, par des vents impétueux, à la suite d'une tempèle ou d'un ouragan, qui en bouleversant la terre, déracinant les arbres des forêts, les pins, et les sapins particulièrement , met à découvert leurs retraites. C'est dans la Suède el la Hongrie, lorsque la terre était couverte de neige, que ces phénomènes ont eu lieu. D'autres Insectes vivants, des Vers, et même des Araignées, étaient mêlés, mais en moins grand nombre, avec les Téléphores et leurs larves. Ces Animaux occupaient souvent une grande étendue de terrain. De là, suivant les conjectures de Réaumur, auquel Degéer avail communiqué une observation de celte nature, faite en 1745 el réitérée en 1730, l'explication de ces pluies d'insecles dont divers historiens ont fait mention. Un corps déprimé, toujours mou, ailé dans les deux sexes, n'ayant aucune propriété pbosphorique; une lêle découverte, et point notablement prolongée en devant, sous la forme d'un museau; des antennes écartées à lejir base, filiformes et simples; des mandibules finissant en une pointe simple el très-aiguë; des palpes terminés par un article plus grand que les précédents et en forme de hache; des yeux ronds et très-saillanls; un corselet pres(|ue carré; el des tarses dont le pénultième arlicleesl bilobé, tel est l'ensemble des caractères, au moyen desquels on distinguera toujours le genre Téléphore de ceux de la même Iribu, celle des Lampyrides. Ces insectes se tiennent babiluellement sur les fleurs ou sur les feuilles. Leurs habiludes sont néanmoins, du moins en partie, carnassières, et on a vu des femelles dévorer même leurs larves. Latreille dit les avoir souvent rencontrées dans des moments où ils faisaient preuve d'un pareil instinct, <iui est confirmé par l'analomie; car, selon Oufour, le canal digestif est absolument droit. Les vaisseaux biliaires sont au nombre de quatre, ce qui rapproche ces Insectes des Lycvs, avec lesquels ils ont aussi, sous le rapport des organes de la génération, beaucoup de conformité. La seule larve connue, celle du Téléphore ardoisé, est presque cylindrique, molle, allongée, d'un noir mal et velouté, avec les antennes, les palpes el les pieds roussâtres. La tète est pourvue de fortes mandibules. Sous le dernier anneau ou le douzième, est un mamelon servant à la progression. Elle vit dans la terre humide, où elle se nourrit de proie. Elle se mélamorphosede bonne heure, puisque l'Insecte parfait est lui même prinlanier; les faits rapportés au commencement de cet article porteraient même à croire qu'il peut arriver à ce dernier état pendant l'hiver. On aurait pu laisser dans ce genre celui de Silis, qu'on a formé depuis peu, et qui ne s'en éloigne guère que par les deux écliancrures postérieures du corselet. Téléphore ardoisé. Canlhaiis fusca, L. C'est le plus grand des indigènes. Son corps est long d'environ six lignes, d'un ronge jaunâlre en grande partie, avec

l'exliémité postérieure de la tête, les éluis , les pattes, à l'exception de leur origine, la poitrine et les derniers nnneanx noirâtres; le milieu du corselet offre une tache noire.

Têlépbore livide. Cmitharis livida, L. Très-voisin, du précédent, n'a ((u'un point noir sur la tète; le corselet est d'un jaune roussâtre, sans (aches; les élytres sont d'un jaune d'ocie; le hoiitdos cuisses est noir.

TÉLÉPHORITES. iivs. L'un des groupes de la tribu des Lampyrides. dans la famille des Malacodermes, de l'ordre des Insectes coléoptères penlamères. Les genres compris dans ce groupe, Drilus, Malacogastei; Prionoceriis , Idgia, Tylocerus, Caniharodema, Silis, Mallliiuus, Calocliromtis et Telephoius se distinguent des autres de la même tribu, en ce qu'avec des antennes séparées à leur base par un écart notable, ils ont la tète découverte, les yeux assez grands, et sont privés de segments abdominaux phosphorescents.

TÉLESCOPE. POIS. Espèce du genre Pomatome. F. ce mot.

TÉLESCOPE VULGAIRE, hou. Espèce du genre Cérile. (^. ce mot.

TËLÉSIE. jim. Nom créé par Hally pour désigner les variétés du Corindon hyalin, connues vulgairement sous celui de Gemme orientale, et qu'il regardait alors comme formant une espèce distincte du Corindon Adamantin. /'. Corindon.

TELESTO. poi.YP. Genre de l'ordre des Tubulariées dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : polypier phytoïde, rameux, tisluleux, cré- (acéo-membraneux, opaque, strié longitudinalement. Ce genre est très-peu connu, et ne devrait peut-être pas rester parmi les Polypiers. Lamarck ne le distingue point du genre Synoïque, et le range dans l'ordre de ses Tuniciers, adoptant ainsi, jusqu'à un certain point, l'opinion de Savigny qui regarde les Synoïi|ues comme des Ascidies agrégés, Lamouroux a eu connaissance de ces diverses opinions, il a néanmoins laissé son genre Teteslo parmi les Polypiers. A l'état de dessiccation, il est difficile de prononcer sur la nature de ces êlres. Ils forment de petites touffes rameuses; les rameaux et les tiges sont peu volumineux, plissés, el comme fanés; on n'y voit point de pores; leur substance est flexible et d'un aspect subéreux; leurs couleurs varieni du violet au jaune, au jaune orangé et au vert. Ils se trouvent attachés aux rochers et aux plantes marines des mers de l'Australie et de l'océan Atlantique entre les tropiques. Lamouroux rapporte trois espèces à ce genre : les Teleslo liitea, auiantiaca el pelasgica.

TELESTO. INS. Ce genre de Lépidoptères diurnes, créé par Boisduval, aux dépens des Hespéries, de La- Ireille, ne renferme encore qu'une seule espèce; elle a été rapportée de la Nouvelle-Hollande.

Telesto de Perron. Teleslo Peronnii, Boisd. Elle a les ailes noirâtres en dessus el d'un cendré obscur en dessous; ou voit sur les supérieures une tache trèsnoire, surmontée d'une petite ligne de même nuance; il y a en oulre quatre points d'un blanc transparent près du sommet. Taille, vingt lignes.

TELFAIRIA. bot. llooker a donné ce nom à un genre de la famille des Cuciirbilacées, composé d'une plante

10 UICT. IlES SC1E1CFS \AT.

grimpante observée à Madagascar et à l'île Maurice, et dont le professeur Boyer avait précédemment formé son cpnre Joli ffœa. V. Jolifeée.

TELIPOGON. ROT. Genre de la famille des Orchidées, tribu des Épidendrées, établi par le professeur Kunth {in Hiimb. Nov. gen., 1, p. 3.35) et offrant pour caractères : périgone à six divisions profondes, étalées , régulières ; labelle un peu plus large que ces divisions; gynoslème dressé, court, poilu, terminé par un appendice subulé ; anthère pédicellée, offrant postérieurement un crochet recourbé et aigu. L'anthère est cordiforme; elle contient quatre masses de pollen solides et sessiles. L'organisation de l'étamiiie est très-singulière et demande à être examinée de nouveau. Deux espèces appartiennent à ce genre, savoir : Telipogon angustifolius, Eunth, loc. c/7., tab. 73, qui, par erreur, a été décrite par Willdenow sous le nom de Tradescantia nervosa; l'autre, Telipogon latifoliuH. Ce sont des plantes parasites et originaires de la Nouvelle-Grenade.

TELLEMARKITE. ji!N. Celte substance, qui est trèsvoisine du Grenat par sa forme, semble s'en éloigner, au point de ne pouvoir lui être réunie, par sa composition et sa couleur. Elle se trouve ordinairement en cristaux dodécaèdres rhomboïdaux ; elle est limpide et incolore; sa pesanteur spécifique est 3,31 ; elle est composée de Silice, 40; Alumine, 22,5; Chaux, 32,5; protoxyde de Manganèse, 3; oxyde de Fer, 2. Ce minéral existe dans la mine de Tellemarken, en Norwége, associé, dans la roche, h la Thallite ou Ëpidote el à l'Idocrase cuprifère.

TELLIME. Tellima. bot. Genre de la famille des Saxifragées et de la Décandrie Digynie, L., établi par Brown dans l'Appendice botanique au voyage du capitaine Francklin, et ainsi caractérisé : calice conique, renllé, à demi supère, quinquédenté; corolle à cinq pétales laciniés ; dix étamines ; deux styles surmontés de stigmates anguleux; capsule à demi supère, revêtue par le calice persistant, uniloculaire, bivalve au sommet, à placentas pariétaux, polyspermes. Ce genre est très-rapproché de VHenchera et du dahlia de Thunberg; il a été formé aux dépens de quelques Mitella.

Tellime a grandes fleurs. Tellima grandiflora, Br., Mitella giandifloia, Piiish, Tellima grandiflora, Lindl., Bot. Regist., n° 1178. Plante herbacée, indigène de l'Amérique septentrionale. Les feuilles sont péliolées, à limbe onduleux, lobé et crénelé ou denté. Les fleurs sont verdâtres ou d'un rouge livide, disposées unilatéralement en épi.

TELLINE. Tellina. boil. Linné comprenait un assez grand nombre de Coquilles diverses dans ses Tellines. Lorsque l'on commença à en réformer la classification, les Tellines subirent plusieurs démembrements qui furent successivement adoptés. Les animaux des Donaces et des Tellines ont entre eux une grande analogie. Poli la trouva telle, qu'il n'hésita pas à en faire un seul genre sous le nom de Peronœa. Cependant il existe quelques différences, et surtout dans les Coquilles, qui justifient très-bien la séparation que l'on en a faite. Voici les caractères que l'on assigne à ce genre : animal à peu près semblable à celui des Donaces, mais

idi

plus comprimé, à pied plus grand el plus aplali ; syplioiis très longs. Coquille (ransverse ou orbiculaire, le plus souvent aplatie, à càii postérieur anguleux, offrant sur le bord un pli flexueux etirrégulier; une seule ou deux dents cardinales sur la même valve; deux dénis latérales souvent écartées. Les Tellines sont dejolies Coquilles dont on connaît un assez grand nombre d'espèces, soit vivantes, soit fossiles. Ornées de belles couleurs, elles sont à cause de cela recherchées des amateurs. On les dislingue assez facilement des genres qui les avoisincnt parla charnière dont les dents latérales sont écartées, par l'aplalissement et le peu d'épaisseur du test, mais surtout par le pli postérieur que l'on ne trouve sur aucun autre genre. Lamarck a établi, sousle nom deTellinide, un genre Irès-voisin des Tellines, et que probablement on n'adoptera pas; car il ne diffère que par le pli postérieur qui est peu prononcé, el par la position des dénis latérales ; caractère que Lamarck juge de peu d'importance, puisque ( t. v, p. S20), il place plusieurs autres espèces analogues sans faire attention qu'elles ont les caractères des Tellinides, et dit que dans quelques autres la charnière ressemble à celle des Capses, mais que le pli du bord les en distingue. D'après cela on peut demander pourquoi Lamarck admet dans les Tellines des Coquilles à charnière de Capse, lorsqu'il en sépare une seule sur nn caractère de moindre valeur, pour en faire le genre Tellinide. Alors, de deux choses l'une, ou metlre dans les Tellinides toutes les Coquilles à pli postérieur peu prononcé qui ont des dents latérales, ou supprimer le genre Tellinide pour le joindre aux Tellines à côté des espèces analogues , ce qui est indispensable. Le genre Telline étant défîni, avec des dents latérales et un pli postérieur, on pourrait bien réunir en un groupe particulier toutes les Coquilles à pli postérieur et sans dénis latérales , on diminuerait de huit ou dix espèces le genre déjà très -nombreux des Tellines.

TELLmE SOLEIL LEVANT. TelHiia radiata, Lamk., Anim. sans verl., I. v, p. S20, n" 1; Tellina radiata, L., Gmel., p. 3232, n» 21; Lisler, Conch., tab. 393, fig. 240; Gualt.,Test.,tab.80,fig.1;Chemnitz, Conch., t. VI, tab. 11, fig. 102; Encycl., pi. 289, fig. 2. Belle Coquille rayonnée de rose pourpré. Elle est commune.

Telline macdiée. Tellina maculosa , Lamk., loc. cit., n<"î; Lister, Conch., tab. 399, fig. 2.3S ; Favanne, Conch., tab. 49, fig. f, 1 ; Chemnilz, Conch., tab. 8, fig. 73, et lab. 11, fig. 104; Encycl., pi. 288,fig.5el7. Jolie espèce subroslrée, striée, couverte de taches litlurées, violettes et subrayonnées, sur un fond blanc. On la dit des mers de l'Inde.

TELLINIDE. Tellinides. coivce. Genre établi par Lamarck pour une Coquille très-voisine des Tellines qui n'en diffère que par le pli postérieur, qui est moins marqué, et par l'une des dents latérales qui est trèsvoisine de la charnière.

TELLURE. MIN. Celte substance métallique a été découverte en 1782 par Muller, de Reichenstein, dans le minerai d'Or, de Transylvanie, nommé vulgairement Or blanc. Kirwan s'empressa de l'admettre dans sa méthode sous le nom de Sylvanile, lire de celui du

pays où elle avait été trouvée; mais Klapioth , ayant confirmé les expériences de Muller, et renouvelé en quelque sorte sa découverte en retrouvant le même métal dans l'Or de Nagyak, lui donna le nom de Tellure, adoplé depuis par tous les chimisles. Le Tellure n'exisle à l'élal natif, c'est-à-dire à l'état libre ou dégagé de loute combinaison , que dans le minerai où il a été découvert pour la première fois; encore ne l'at-on jamais trouvé parfaitement pur; il est toujours mélangé de quelques parties de Fer et d'Or : ce dernier mêlai lui est associé dans tous ses minerais. Les autres substances métalliques, avec lesquelles le Tellure forme différents alliages, sont le Plomb, l'Argent et le Bismulh. Tous les minerais de Tellure ont pour caractères communs d'avoir l'éclat métallique , de se fondre au chalumeau , et de brûler sur le charbon avec flamme et fumée, en y laissant une auréole bordée de rouge ou d'orangé. Si l'on dirige sur celte trace le feu de réduction, elle disparaît, et en même temps la flamme se colore en vert foncé; en outre ces minerais sont solublcs dans l'Acide nitrique, et la solution précipite en noir lorsqu'on y plonge un barreau de Zinc. Les Alcalis forment dans la même solution un précipité blanc, floconneux, qu'ils redissolvenl bientôt lorsqu'ils sont en excès. On connaît aujourd'hui quatre espèces de rainerais de Tellure, qui paraissent bien distinctes les unes des autres, tant par leurs formes cristallines que par leur composition chimique. Ces quatre espèces sont : le Tellure natif auro-ferrifère, le Tellure feuilleté, le Tellure graphique et le Tellure bismuthique.

1 . Tellure natif adro-fehrifère, aussi nommé Tellure blanc, Or blanc. Or problématique. Substance d'un blanc d'élain ou d'un gris jaunâtre, tendre et fragile, ayant une structure laminaire ou granuleuse, à grain d'acier. Ses cristaux, qui sont très-rares, paraissent dériver d'un rhomboïde. Ce sont des prismes hexaèdres, réguliers, ayant les arèles des bases remplacées par des facettes disposées en anneau. Sa dureté est supérieure à celle du Gypse, et inférieure à celle du Calcaire spalhique. Sa pesanteur spécifique est de 0,115 (Klaproth); passée avec frottement sur le papier, elle y laisse une trace légèrement noirâlre. Au chalumeau, elle décrépite, fond aisément sur le charbon, brûle avec une flamme verdàlre et se volatilise; l'odeur de raves qu'elle répand quel(|uefois n'est pas due au Tellure, mais au Sélénium dont elle est mélangée. La variété de Facebay est composée, suivant Klaproth, de Tellure, 92,5S; Fer, 7,20; Or, 0,25.

Les variétés connues sont : 1" le Tellure natif cristallisé, en prisme régulier, à six pans, dont les arêtes horizontales sont tronquées; les facettes des troncatures sont inclinées à la base d'environ 110". 2° Le Tellure natif Inntelliforme , en petites lames groupées confusément et d'un éclat assez vif. C'est principalement à cette variété que l'on a donné le nom d'Or blanc; elle ressemble assez par son aspect à l'Antimoine natif en petites lames. 3n Le Tellure natif à grains d'Acier, en petites masses grenues, à grain fin, d'un blanc jaunâlre. Cette teinle jaune paraît due à quelques parties de Fer pyriteux.dont cette variété est accidenlellemeni mélangée.

Le Tellure nalif auroferrifère ne se rencontre qu'en pelile quanlilé dans la nature; il appartient aux terrains primordiaux de Sédiment, ou terrains semi-crislallJsés, et se trouve toujours disséminé ou sous la forme de veinules au milieu des Grauwackes et des Calcaires compactes de la Transylvanie. Les substances qui l'accompagnent le plus ordinairement sont le Onartz, le Fer pyrileux, l'Or natif, la Blende et la Galène. C'est à Facebay, prfs de Zalathna, qu'on l'a observé pour la première fois, dans les mines de Maria-HUlfe, de Maria-Lorelto et de SIgismundi; on l'a retrouvé depuis en Amérique, à Hultington, dans le district de New-Stratford, en Conneclicut. On l'exploite comme mine d'Or en Transylvanie. La ([uantllé d'Or qu'il renferme est très-variable, et quelquefois elle est nulle; c'est pour cela (|u'on lui a donné les noms il'Jurum probloiialicum, Aurmti paradoxiiin.

2. Tellure feuilleté ou plombifère. Tellure natif auroplombifère, HaUy; Mullerine; Or de Nagyag; Tellurure de Plomb mêlé de Tellurure d'Or, et souvent de Sulfure d'Argent et de Sulfure de Plomb. Substance d'un gris de plomb, à structure lanielleuse, tendre et flexible sans élasticité. Ses cristaux dérivent d'un prisme droit rectangulaire , clivable, avec beaucoup de netteté, parallèlement à la base. Suivant de Bournon, ce prisme serait à bases carrées. Sa dureté est supérieure à celle du Talc et inférieure à celle du Gypse laminaire. Sa pesanteur spécifique est de 8,919 (Muller). Sa teinte la plus ordinaire est le gris de plomb passant au noir de fer; elle tache légèrement le papier en noir. Sur le charbon , elle fond aisément en répandant une fumée blanche, et finit par se transformer en un grain métallique et malléable. Elle est composée, d'après Klaproth: de Tellure, 32,2; Plomb, 54; Or, 9; Argent, 0,5; Cuivre, 1,3; Soufre, 3.

Les variétés du Tellure feuilleté sont ; le laminifonne : en lames rectangulaires à bords biselés, dont les grandes faces sontéclatantes el un peu raboteuses; les facettes obliques, placées sur les bords, s'inclinent sur la base, sous un angle de llOo environ; d'autres facettes, placées sur les angles, font avec cette même base un angle de 122» 30' (Phillips); le laviellaire : en petites lamelles disséminées dans un Manganèse litholde; le compacte.

Il est une variété de Tellure plombifère, d'un blanc jaunâtre, dont la composition paraît s'éloigner beaucoup de celle des autres variétés, car elle contient, d'après une analyse de Klaproth, sur 100 parties : Tellure, 44,73; Or, 2G,73 ; Plomb, 19,50; Argent, 8.50; Souf.''e,0,30. Aussi la plupart des minéralogistes allemands et anglais la considèrentiiscomme une espèce particulière. Klapoith lui a donné le nom de Gelherz; Léonhard l'a décrite sous celui de JFeiss-Tellur, et Phillips sous celui d'ye//c2c7'eW«ni(wi; mais, suivant Brooke, sa cristallisation est analogue à celle de la variété ordinaire, et la difîérence des analyses peut s'expliquer par les quantités variables de sulfure de Plomb et d'Argent dont le Tellure plombifère est toujours mélangé.

Le Tellure feuilleté est, comme l'espèce précéilenle, une substance accidentelle des filons mélallifèies. Son principal gisement est dans les mines de Nagyag en

Transylvanie, où il a souvent pour gangue immédiate le Manganèse lilhoïde d'un rouge de rose; les substances qui l'accompagnent ordinairement sont la Blende, la Galène, le Cuivre gris, l'Arsenic natif, le Fer pyriteux et l'Or natif. On l'a observé aussi avec le Tellure graphique, à Offenbanya dans la même contrée.

3. Tellure graphique, vulgairement Or graphique; Or blanc dendrilique; Tellure natif auro-argcntifère, HaUy; Tellure d'Or et d'Argent, Sylvane, Beudant. C'est une substance d'un gris d'acier clair, à cassure inégale et grenue, tendre et fragile. Ses formes cristallines dérivent d'un prisme droit rectangulaire, ou, suivant Beudant, d'un prisme rhomboïdal, de 100° à 107». Les cristaux se clivent avec assez de netteté parallèlement à l'un des pans du prisme rectangulaire; ils sont en général striés longitudinalemeut sur l'autre pan. Sa dureté est supérieure à celle du Talc, et inférieure à celle du Calcaire spalhique. Sa pesanteur spécifique est de 5,72-3 (Muller). Il fond aisément sur le charbon en un globule métallique d'un gris sombre, et couvre le charbon d'une fumée blanche, qui disparaît au feu de réduction; en continuant le feu, on obtient un grain métallique d'un jaune clair; après le refroidissement, il est très-brillant et ductile. Elle est composée, d'après Klaporth ; de Tellure, GO; Or, 30; Argent, 10.

Ses variétés sont : le Tellure graphique cristallisé: en petits prismes octogones, modifiés par une seule facette sur les bords, qui correspondent aux grandes arêtes des bases de la forme primitive, et par plusieurs rangées de facettes sur les angles; en octaèdres rectangulaires, modifiés sur les angles et sur les arêtes; le Tellure graphique dciulritique : en cristaux aciculaiies, groupés régulièrement sur un même plan sous des angles de GO el 120 degrés, et quelquefois sous un angle droit. Plusieurs de ces doubles cristaux, en se rangeant à la file, imitent grossièrement des caractères orientaux; de là le nom d'Or graphique donné ù cette variété.

Le Tellure graphique appartient, comme l'espèce précédente, aux filons métallifères du Porphyre siénitique, de la Transylvanie. On ne l'a trouvé jusqu'à |irésent que dans la mine dite Fratizislcus, à Offenbanya, et dans celle de Nagyag ; il est (luelquefois accompagné par le Tellure plombifère. Les substances qui lui sont associéesordinairementsontleQuartzliyalin, la Blende, le Cuivre et l'Or natif. Le Tellure graphique est recherché par les mineurs et exploité avec avantage, à raison de la grande quantité d'Or qu'il contient.

4. Tellure bismuidique, aussi nommé Argent mo- Ijrbiliqiie. D'après une ancienne analyse de Klaproth, cette substance avait été regardée comme un Sulfure de Bismuth, contenant seulement 5 pour 100 de Soufre; mais l'essai chimique auquel Berzelius l'a soumise, a montré que c'était un véritable alliage de Bismuth et de Tellure, dont les proportions sont encore inconnues. Elle se présente en lamelles plus ou moins étendues, disséminées dans une Roche porpbyrique; ces lamelles paraissent être des prismes hexagonaux réguliers. Sa couleur est le gris d'acier. Elle est tendre, fragile, flexible el opaque. Sa pesanteur spécifique est de 7,8. Elle est soluble dans l'Acide nitrique, et la solution

précipite abondamment par l'eau. Chauffée dans un tube ouvert, elle brunil, fond aisément en un globule, en répandant une odeur de radis, puis elle dégage une fumée blanche, qui s'allaclie au verre et se résout en goulteletles Iransparenles; ce <|ui reste de la masse est un globule de Bismuth qui, par l'aclion d'un feu prolongé, se couvre d'Oxyde brun de Bismulh en fusion. Celte substance a été trouvée dans un Porphyre altéré à Denisch-Pilsen et Borsony, en Hongrie; elle y est accompagnée de Calcaire brunissant et de Fer pyriteux.

Tellure BATiFSÉiÉNiÉBisMCTUirÈRE.Cellesubstance, découverte par Esmarken 1814, à Tellemarken enNorwége, et prise par lui pour du Tellure natif, est un alliage de Tellure, de Bismulh el de Sélénium, d'après les essais de Berzelius. Cette substance est sous la forme de petites lames, comme le Tellure bismuthique de Hongrie. Elle est associée au Cuivre pyrileux, au Cuivre malachite, et à du Mica verdâlre.

Telidre carbonate. Herera a découvert cette espèce dans les mines d'Alboradon, au lUexi(iue; elle y est associée, dans les filons, à du Plomb oxydé, du Plomb molybdaté , de l'Argent natif, de l'Argent corné et de l'Argent ioduré; elle est en masses feuillelées ou fibreuses, d'un vert clair, à surface mamelonnée, raboteuse et brillante : elle est tendre et fragile, sa cassure est presque vitieuse ; elle est un peu transparente et sa poussière est d'un grisjaunàtre; sapesanteurspécifique est ô ; traitée en chalumeau elle brunit promptement et donne ensuite une fumée blanche, qui s'altaclie au charbon. L'analyse chimique, faite par Herera, lui a donné : Tellure, 5G,2; Nickel, 12,4; Acide carbonique , 31,4.

Telldre natif auro-argentifère. y. Tellure GRA-

PH1QÏE.

TELMATOPHACE. Telmatojthace. eot. Genre de la famille de Naïadées, établi par Schleiden, qui lui as- 'signe pour caractères :spadice très court ; fleurs mâles au nombre de deux; filaments recourbés et dilatés vers le milieu; ovaire uniloculaire,bi ou multiovulé; ovules dressés, anatropes; style allongé, recourbé; capsule membraneuse, déhiscente tout autour, di ou polysperme; semences dressées; albumen très-peu abondant; embryon ovale; plumule très-grande; radicule infère.

Telmatopbace gibbebse. Telmalophace gibba ; Lemna gibba, Lin. Cette plante est fort abondante à la surface des eaux tranquilles, et on l'a pendant longtemps confondue avec la lenticule commune. Les feuilles, au nombre de trois ou quatre, pour chaque plante, sont planes en dessus et gibbeuses ou convexes en dessous; elles naissent d'une petite racine filamenteuse, capillaire; les fleurs sont extrêmement petites, à peine visibles. Très-commune en Europe.

TELMISSE. Tehnissa. bot. Ce genre appartient à la famille des Crassulacées; il a été institué par Fenzl, qui lui donne pour caractères : calice à trois ou cinq divisions dentiformes; corolle composée de trois ou cinq pétales périgynes, opposés aux découpures du calice ; squaraules hypogynes clavalo-filiformes, plus courtes que les ovaires; ceux-ci, au nombre de Iroisou

de cin(|, sont libres, uniloculaircs, uniovulés ; capsules folliculaires au nombre de trois à cinq, libres et monospermes. La seule espèce de Telmisse connue jusqu'ici, constitue une plante herbacée, ordinairement rameuse dès la base, à feuilles allernes, charnues, cylindracées, déliées à leur base; les Heurs sont très-petites, sessiles, rangées conire les rameaux, opposées aux feuilles et blanches. Des environs d'Alep.

TELOPÉE. Telopea. but. Genre de la famille des Protéacées et de la Tétrandrie Monogynie, L., établi par R. Brovvn {Tians. Liiin. Soc, 10, p. 197) qui l'a ainsi caractérisé : périanlhe irrégulier, fendu longitudinalement d'un côlé, quadrifide de l'autre; élamines situées dans la concavité supérieure des divisions du périanlhe; glande hypogyne, unique, presque annulaire; ovaire polysperme, pédicellé, surmonté d'un style persistant, et d'un stigmate oblique, en forme de clou, convexe; follicule uniloculaire, cylindracée ; graines munies au sommet d'une aile non bordée d'un coté, vasculaire de l'autre, à nervure obliquement récurrente; fleurs en corymbesou en grappes enlouréesd'un involucre imbriqué, caduc. Ce genre a été constitué sur des planles décrites par Cavanilles, Smith et Labillardière, sous le nom générique d'Eiiibothrium. Knight et Salisbury l'ont appelé Hylogyne, nom qui n'a pas prévalu, quoique celui de Telopeaeùl déjà servi à Solander pour désigner un genre d'Euphorbiacées identi(iueavec le Catiiir>utn,de RumphetdeGaertner,mais qui fait partie de l'y/ /ewM/es.

Telopée brillante. Telopea specfosissima. Arbrisseau très -élégant, ayant ses branches munies de feuilles éparses, dentées ou entières. Les fleurs sont rouges, terminales et munies de bractées solitaires à la base de chaque paire de pédicellé. Ces plantes croissent dans la Nouvelle-Hollande, aux environs du Port- Jackson et à la Terre de Diémen.

TÉLOXYDE. Teloxys. bot. Genre de la famille des Chénopodées, établi par Moquin-Tandon, avec les caractères suivants ; fleurs hermaphrodites; calice à cinq divisions persistantes, ovales, obtusiuscules, membraneuses en leurs bords, concaves, faiblement carénées après l'anthèse; cinq étamines opposées aux foliolesducaliceetà peineplusionguesqu'elles; filaments comprimés, assez épais, dilatés à leur base ; anthères biloculaires, subglobuleuses et très- petites; disque annulaire, déprimé, entourant la base de l'ovaire; style plus court que les étamines , cylindrique, assez épais, bifide au sommet. Le fruit est entouré et presque caché par les divisions anguleuses du calice persistant; le péricarpe est revêtu d'une membrane mince ; la semence est horizontale, lenticulaire, comprimée, bordée; son tégument est double : l'exlérieurcrustacé; albumen farineux et blanchâtre; embryon cylindrique, annulaire, périphérique et blanc.

TÉLOXYDE aristée. TeloxfS aristata, Moq. Plante herbacée, très rameuse, glabre, à feuilles alternes, planes, linéaires ou lancéolées-linéaires, très-entières; branches florales diçholomes, à corymbes divariqués; fleurs terminales, décidues et très-petites. De la Sibérie.

TELPHUSE. Telphwsa. crcst. Genre de Décapodes

de la famille des Bracliyuies, liiliii des yuadiilalères établi par Lalieille, d'abord sons le nom de Pomalophile, auquel il a substitué le nouveau, parce que l'aulte était appliqué à un génie d'insectes. Caiaclèies : corps nu peu plus évasé au devant, se rapprocbanl de la forme cordée; yeux peu éloignés extérieurement des angles latéraux; antennes latérales se terminant par une lige plus courte que le pédoncule ou en col allongé, de cinq à liuit articles; appendices du dessous de l'abdomen des femelles ayant leur branche extérieure en forme de lame foliacée, étroite, presque elliptique ou lancéolée; la branche interne est grêle, filiforme et garnie des deux côtés, de faisceaux de poils longs et dislanls; abdomen composé de sept segments ou labletles dont le dernier est triangulaire; lesqualrième et troisième paires de pattes les plus longues; tarses comprimés dans le sens des autres articulations des pattes, ayant des arélesdenteléesou épineuses. Lalreille a rangé dans deux sections les trois espèces de Tclphuses qu'il décrit.

§ Troisième article des lueds-mâcboires extérieurs en forme d'hexagone irrégulicr; lest un peu plus large que long; un enfoncement linéaire et transverse derrièreles cavités oculaires; son bord postérieur est élevé en manière de pli, et terminé de chaque côté par une dent; chaperon en carré transversal, rebordé en tout ou eu partie; tarses tétragones et à quatre rangées d'é- |iines.

Telpbdse ÏLUVIATILE. Telphusa fluviatilis , Lat. Crabe de rivière, Oliv. Gegarcinus /liiviatilis, Lam. Troisième article des pieds-mâchoires externes presque hexagone; test à iieine plus large que long; des grains ou des aspérités sur les serres, les côtés antérieurs et le dessus du chaperon ; serre droite un peu plus forte. On le trouve dans les rivières du midi de l'Euroiie.

Telpbcse iiyDiENriE. Teli/husa iiidica, Lat. Test transversal, avec ses rebords latéiaux situés derrière la dépression , entiers ou sans dentelures. De Pondichéry.

§§ Troisième article des pieds-mûchoires extérieurs en forme de triangle tronqué transversalement au sommet, avec le côté extérieur plus grand, arqué; test d'un tiers plus large que long, sans enfoncement linéaire et transversc derrière les cavités oculaires ; ses bords aigus, finement dentelés en scie; chaperon arqué; tarses striés, à cinq rangées d'épines.

Telphuse dentelée. Telphusa dentata, Lat. Test cordiforme; milieu de l'arceau supérieur buccal fortement caréné avec une pointe triangulaire, avancée, concave en dessus. Delà Martinique.

TEM.4CH1UJI. EOT. Le genre établi sous ce nom par Wallrolh{Fl. Germ.,!!, IIG) dans la familledes Algues, ne diffère pas du genre Nemaloplate. A', ee mot, p. 332, vol. \".

TEMAP.4R.4. REPT. (Séba.) Espèce du genre Marbré.

TEMIA. OIS. A'. Phrénotrice.

TEMMIA. OIS. Espèce du genre Bécasseau, f . ce mot.

TEMNOCÈRE. Temiiocera. ws. Diptères. Genre de la famille des Atbéricères, tribu des Syrphées, établi par Lepelletier qui lui donne pour caractères : troisième article desantennes très-long, un peu comprimé,

échancré avant son milieu et fort rétréci dans cette partie, un peu plus épais et presque en massue à son extrémité, muni d'une soie dressée, un peu bipennée vers sa base ou à l'extrémité; hypostome droit, à peine creusé ; écusson armé d'épines au bord postérieur. Les autres caractères sont conformes à ceux des Volucelles.

Tejinocère vioLATRE. Temnoceia violaceo, Lepell. Cet insecte est noir, luisant; hypostome d'un jaune pâle; yeux velus; antennes testacées ; écusson d'un brun teslacé, armé de six épines, trois de cha(iiie côté; abdomen d'un brun noirâtre, à reflets violets ; pattes noirâtres; corps muni de poils bruns; ailes transparentes, avec la côte rembrunie, donnant naissance à une bande transversale, ondulée, iiui part de son milieu, el s'avance vers le centre en l'amincissant. Taille, cinq lignes. De Chine.

TEMNODON. pois. Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, établi par Cuvier et placé récemment dans sa famille des Scombéroïdes ( Règne Anim., 2<- éd., t. ii, p. 206 ). 11 ne comprend qu'une espèce, le Temnodou saltator, Cuv., et a pour caractère de présenter une queue sans armure; la petite nageoire ou les épines libres au devant de l'anale comme les sériales; leur première dorsale très-frêle et très-basse ; la seconde et l'anale couvertesde petites écailles. Mais leur principal caractère, ajoute Cuvier, consiste dans une rangée de dents séparées, pointues et trancbanles, à chaque mâchoire ; derrière celle d'en haut en est une rangée de petites, et il y en a enfin en velours au vomer, aux palatins el ù la langue. Leur opercule finit en deux pointes, et ils ont sept rayons aux ouies. L'espèce connue est commune aux deux Océans.

TEMNOPIDE. Temiiopis. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, institué par Audinot-Serville , pour un insecte du Brésil, qui avait été placé par Dejean parmi les Slenocores. Caractères: antennes velues, composées de onze articles, dont le premier gros et renflé, le second très-petit el cyathiforme, les trois suivants allongés, cylindriques, é|)ineux, et à peu près égaux, le onzième linéaire, presque aussi long que le précédent ; mandibules courtes; palpes fort courtes, presqueégales, avec leur ai ticle terminal peu comprimé, aminci à son extrémité qui est tronquée ; chacun des yeux distinctement séparé en deux; tête forte, plus large que le corselet ; celui-ci étroit, allongé, presque cylindrique, guère plus long que la tète, plus étroit qu'elle à la partie antérieure, muni d'un très-petit tubercule spiniforme, avec deux sillons transversaux : le postérieur plus prononcé; écusson petit, punctiforme; corps presque linéaire, étroit; élylres assez molles, déprimées, un peu rélrécies à leur extrémité, terminées par une pelile pointe mousse; pattes assez courtes; cuisses larges et comprimées.

Tesinopide a bandes. Temnopis tœnialus, Audin. Slenoconis tœnialus, Dej. Il est d'un brun rougeâtre, avec ses élylres testacées, sur chacune desquelles est une bande longitudinale brune. Taille, dix lignes.

TEMNOPTÈRE. Temnopterus. iRS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Hydrophilides, établi par Solier, qui lui donne pour caractères : antennes

composées de neuf arlicles, dont le premier gros, comprimé et dilaté au côté interne en arc de cercle; dernier arliclcdes palpcsmaxillairessécuriforme, allongé, s'élargissant vers l'extrémité; corselet trapézoïdal, légèrement échancré anlérieurement et postérieurement; écusson grand et Iriangnlaire; corps ovale; cuisses comprimées; crochets des tarses antérieurs des mâles comprimés verticalement, fortement rapprochés et paraissant n'en faire qu'un, hilîile à l'extrémité ; im petit appendice à leur base, surmonté d'un long poil ; le cinquième article plus court que le deuxième, faiblement dilaté et sa dilatation formant en dessous une large dent sublriangulaire ; mandibules bidentées à l'extrémité; élytres tronquées et biépineuses à la pointe.

Teunoptère a bqrddre jaune. Tenoplerus limbatiis, D. Son corps est en dessus d'un brun verdâtre; la (êle, le corselet et les élytres ont une assez large bordure jaune; ces dernières sont en outre marcpiées de stries légères, formées par une suite de points; elles ont à l'extrémité deux fortes épines; le dessous du corps est d'un brun tirant sur le rouge obscur, pattes antérieures et antennes jaunâtres, les postérieures sont noirâtres. Taille, six lignes. Afrique.

TEMNURE. Temnurus. ois. L'une des subdivisions des Glaucopes, qui a été érigé en genre distinct par plusieurs ornithologistes; elle comprend les espèces à bec long ; tels sont les Glaucopis Temnurus, Leucopfcrits et jiteirimus. V. Glahcupe.

TEMO. BOT. y. Temus.

TEMPÉRATURE. Ce mot sert à désigner en physique l'état relatif des corps par rapporta la chaleur, état qui se manifeste par la sensation de froid ou de chaud que ces corps font éprouver. On mesure l'intensité de l'action du calorique sur les corps, au moyen des thermomètres, instruments composés de substances susceptibles de dilatation et de condensation très-régulière, par l'effet d'une plus ou moins grande chaleur. L'examen de la Température propre des corps et des variations qu'elle subit selon la diversité de nature de ceuxci, est une question de physique générale, qui ne fait point partie des matières destinées à être traitées dans ce Dictionnaire. On ne doit s'occuper ici que de la distribution de la chaleur à la surface du globe, dont l'inégalité constitue les zones qui partagent la terre en plusieurs climats où les êtres organisés varient de telle sorte que cha(|ue climat est caractérisé par l'existence d'animaux et déplantes qui lui sont propres. La Température est bien la principale cause de ces diversités qu'on observe dans la nature organique eu passant d'un climat à l'autre ; mais, pour caractériser un climat, il faut encore faire entrer en ligne de compte les considérations que fournissent les circonstances météorologiques locales, telles que l'humidité ou la sécheresse, les vents, la lumière, etc.

Pourévaluer la Températurcmoyenne d'un lieu, il ne faut passe contenter de prendre le milieu entre le maximum et le minimum de la hauteur du thermomètre pendant le cours de l'année, mais il faut encore avoir égard à la durée de chaque Température. Une série d'observations journalières qui présentent la Température moyenne de chaque jour, peut conduire à la dc-

terjnination de la Température moyenne de l'année. On fait la somme de ces Températures moyennes diurnes, et on la divise par le nombre des jours de l'année, c'est-à-dire par trois cent soixante-cinq ou trois cent soixante-six, selon que l'année est commune ou bissextile. Dans l'hémisphère boréal, la Température moyenne de l'année est assez exactement représentée par celle du mois d'octobre; mais comme la quantité de chaleur, distribuée à la surface de la terre dans chaque contrée, varie beaucoup d'une année à l'autre, il convient d'embrasser un grand nombre d'années afin d'opérer des compensations entre les années les plus froides et les plus chaudes ; c'est le seul moyen d'obtenir une valeur moyenne digne de quelque confiance.

Après avoir obtenu les Températures moyennes de diverses contrées du monde, on a recherché les causes qui occasionnent entre elles une si grande diversité. Depuis longtemps on sait que les latitudes plus ou moins élevées, c'est-à-dire la plus ou moins grande proximité de l'équateur, est la première cause de la chaleur des climats. C'est aussi uneconnaissance fort ancienne que celle de l'influence de l'élévation du sol, de telle sorte que plus on s'élève dans l'atmosphère, et plus la chaleur diminue. Mais ce n'est que dans les temps modernes qu'on a déterminé avec exactitude la mesure de celle influence, et qu'on a fait connaiire combien les divers points du globe situés aux mêmes latitudes présentaient entre eux de différences quant à la Température moyenne. C'est principalement à Humboldt que la science est redevable d'une immense quantité d'observations faites sur cette question. Ce savant a présenté dans un tableau les Températures moyennes de divers points de l'hémisphère boréal du globe; et à la première vue on est frappé du peu de concordance qu'il y a entre les Températures des lieux situés à des latitudes semblables. En joignant par des lignes, sur un globe ou une mappemonde, les points où la Température est la même, on forme des courbes non parallèles à l'équateur, présentant des sommets convexes vers le pôle et d'autres concaves, selon que la Température, correspondante à ces lignes, est plus forte dans certaines localités du nord, et vice versa, que cette Température se projette plus au midi. Ces lignes ont reçu le nom de lignes isotliermes ; leur auteur a constaté que, dans la zone torride, elles sont beaucoup moins sinueuses, à un tel point qu'elles deviennent presque parallèles à l'équateur.

La Température moyenne de l'année ne sufiSt pas pour indiquer complélement la distribution de la chaleur dans les divers points du globe, il faut encore considérer les Températures extrêmes dans chaque lieu, c'est-à-dire les moyeiuies de l'hiver et de l'été, ainsi que celles du mois le plus froid et du mois le plus chaud. Ces évaluations ac(iuièrent de l'importance aux yeux des agriculteurs, puisqu'elles leur fournissent des données fort utiles sur l'acclimatation et la réussite de certains végétaux. Ainsi la vigne ne réussit pas bien dans les provinces du nord-ouest de l'Europe, parce que les étés ne sont pas assez chauds pour la maturité du raisin. Dans le nord-est, au contraire, cette plante est cultivée à de hautes latitudes , parce que les étés sont

t.ijflîs;immeiil cliauils el formcnl conipeiisalioii à la lifîueur des hivers, par la Température moyenne de l'année.

Le maximum de chaleur, observé à l'ombre et assez loin de toute réverbération, n'a pas dépassé 40". A Pondichéry, à Bassora et au Sénégal, on a vu le thermomètre atteindre 44 et même 43». A Pétersbourg, il est monté jusqu'à 30, et à Paris, ce degré de chaleur a souvinl été observé; ce qui prouve que la longueur du séjour du soleil au-dessus de l'horizon peut occasionner une chaleur diurne extrêmement forte, quoiqu'à des latitudes très-élevées. Enfin, d'après les observations des savants de l'e-xpédition d'Egypte, à PhiloÉ, le thermomètre exposé au soleil s'est élevé jusqu'à 70». L'inlensité du froid en Sil)érie élail connue depuis longtemps par l'observation de la congélation du Mercure, fait que Gmelin annonça en 1754. Les voyages des capitaines Parry et Francklin, dans l'océan Glacial, ont fourni des observations d'un froid encore plus considérable que celui de la Sibérie. En février 1819, le thermomètre de Parry est descendu jusqu'à 47°, et Francklin a observé 50» au fort de l'Entreprise.

TEMPÊTE. OIS. Espèce du genre Pétrel, que l'on observe plus fréquemment dans les grands troubles atmosphériques.

TEMPLÉTONIE. 7'eiiipletonia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, tribu des Lotées, el de la Diadelphie Uécandrie , L., établi par R. Brown (in Hort. Kcw., édit. 2, vol. 4, p. 2G9) et ainsi caractérisé : calice à cinq dents un peu inégales; corolle papilionacée, dont la carène est oblongue, dépassant un peu les ailes; élamines réunies par la base, la dixième quelquefois plus courte et un peu libre; les anthères uniformes; gousse pédicellée,plane,coniprimée, contenant plusieurs graines strophiolées. L'espèce , sur laquelle ce genre a été fondé, est une plante de la côte occidentale et méridionale de la Nouvelle-Hollande , «lue Ventenat (Malm., lab. 5ô) a décrite et tigurée sous le nom An Rafnia relusa.Vm seconde espèce, indigène des mêmes contrées, a été publiée dans le Bolanical Magazine, tab. 20U8, et dans le Botanicai Regislei; tab. 839, sous le nom de Templelonia glaiica. Ces deux plantes sont des arbrisseaux glabres, à feuilles alternes, simples, cunéiformes, rétuses, mucronées. Les fleurs sont grandes, d'un rouge pouceau, solitaires dans les aisselles des feuilles.

TEMUS. BOT. Molina, dans son Histoire naturelle du Chili, a décrit sous le nom de Temus moschala, un arbre formant un gejire nouveau, qui appartient à la famille des Magnoliacées el à la Polyandrie Digynie, L. Cet arbre est toujours vert, rameux, muni de feuilles alternes, pétiolées, ovales, vertes el luisantes. Les Heurs sont situées au sommet des branches el répandent une odeur très agréable. Le calice est à trois découpures obtuses; la corolle, jaune ou blanche, est composée de dix-huil pétales étroits el longs; les étamines sont nombreuses, à tilels sétacés plus courts que la corolle , à anthères globuleuses; il y a deux ovaiies supères, surmontés de deux styles et de deux stigmates ; le fruil est une baie à deux coques , assez semblable à celle du café, et contenant des graines arillées. Le bois de cet

arbre est très dur, el employé au Cliili à confeclionner toutes sortes d'ouvrages; les feuilles ont une odeur aromatique, analogue à celle de la Muscade.

TENACE. Teiiax. bot. En général on dit qu'un corps est tenace quand il oppose beaucoup de résistance aux efforts que l'on fail pour en séparer les molécules, pour le briser. En botanique, l'épilhèle de tenace s'applique aux organes qui, au moyen de petites pointes disposées comme des hameçons, ou de petits poils crochus, s'accrochent à ce qui les touche et s'en détachent difficilement.

TENAGOCHAUIS. bot. Le genre proposé sous ce nom par Hochstetl, rentre dans le genre Butome. y. ce mot.

TENARITE. Tenaris. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, établi par Meycr, qui lui assigne pour caractères : calice à cin(| divisions; corolle subrotatée, à cinq lobes étroitement spathulés; couionne staniinale partagée en cinq folioles, ovales, bidentées au sommet et insérées à l'extrémité du gynostège ; anthères petites, charnues, dépourvues de membrane; masses polliniques dressées, arrondies ou subanguleuses; stigmate pentagone et planiuscule; follicules géminés, grêles, lisses, dressés et portés sur un pédoncule droit; semences chevelues.

Tesarite rebelle. Tenaris rubella, Mey. Plante herbacée, vivace, à feuilles aiguës, Irès-étroitement linéaires; tige simple et grêle, terminée par un bouquet de Heurs roses. De la partie méridionale de l'Afrique.

TENDARIDÉE. Tendaiidea. bot. ^. Artorodiées.

TENDONS. zooL. On donne ce nom aux faisceaux ligamenteux, plus ou moins arrondis, qui donnent insertion aux fibres musculaires el servent à les fi.\er aux os. Ce sont en général des cordons allongés, étroits, d'une couleur blanche, brillante, et d'une solidité trèsgrande. Chez les Crustacés, les Tendons sont remplacés par des lames calcaires, semblables aux parties qui constituent le squelette tégumenlaire; chez les Insectes ils présentent des modifications analogues.

TENDRAC. HAM. (BufFon.) Espèce du genre Tanree. F. ce mot.

TÉNÉBRICOLES ou LYGOPIllLES. iNS. Famille de Coléoptères héléromères, dans la Méthode de Duméril (2ool. anal.), composée des genres Upide , Ténébrion, Opatre, Pédine et Sarrolrie. Les caractères sont ainsi tracés : élytres dures, non soudées; antennes grenues, en massue allongée. Ils ne conviennenl, pour ces derniers organes, qu'à plusieurs espèces de quelquesuns de ces genres, et peuvent s'api)liquer à d'autres Héléromères. Cette famille embrasse la tribu des Ténébrionites el une portion de celle des Blapsides, de la méthode de Lalreille.

TÉNÉBRION. Tenebiio. irts. Genre de Coléoptères héléromères, de la famille des Mélasomes, tribu des Ténébrionites. Caractères : corps allongé, étroit, presque de la même largeur partout; anlennes grossissant insensiblement vers le bout, ou presque liliformes; pieds antérieurs à cuisses renflées et à jambes étroites, courbées ou arquées; les quatre tarses antérieurs offrant dislinctemenl cinq articles, et les deux postérieurs quatre; corselet plus large que long.

Tênébrioh de la farine. Tenebiio molilor, L. Cet

insecte se Iroiive fréquemment, surtout le soir, dans les lieux peu fréquentés des liabitations, dans les boulangeries, les moulins à farine, sur les vieux murs, etc. Son corps est long d'un peu plus de six lignes, d'un brun presque noir en dessus, couleur de marron et luisant en dessous, avec le corselet de la largeur de l'abdomen, carré et marqué postérieurement de deux impressions; les élytres sont poinlillées et striées. Sa larve, que l'on donne en nourriture aux Rossignols, vit dans le son et la farine, où elle se transforme aussi en nymphe. Elle est longue, cylindrique, d'un jaune d'ocre, trùs-lisse et fort luisante, avec les pattes très-courtes.

TÉNÉBRIONITES. iNS. Tribu de la famille des Mélasomes, ordre des Coléoptères hétéromères. Les Ténébrionites son munis d'ailes, caractère qui les distingue des autres Mélasomes. Leur corps est ordinairement oblong, déprimé ou peu élevé, avec le corselet presque carré et de la largeur de l'abdomen, à son bord postérieur. Les palpes sont plus grosses à leur extrémité, et le dernier article des maxillaires est plus ou moins en forme de hache ou de triangle renversé. Les mâchoires sont toujours entièrement découvertes par devant, le menton étant beaucoup plus étroit que dans la jjlupart des autres Mélasomes. Latreille partage les Ténébrioniles en trois sections :

1° Corps ovale; corselet arqué latéralement, ou en demi-ovale tronqué antérieurement, pluslarge, au bord postérieur au moins, que l'abdomen, peu ou point rebordé; palpes maxillaires terminées par un article sécuriforme; antennes grossissant insensiblement. Genres: Cryptiqde {Crxi>ticits)et OrkTRE{Opalnini).

2» Corps allongé, étroit, presque de la même largcui' partout, ou plus large postérieurement; corselet presque carré; antennes disposées en une grosse massue, ou dilatées brusquement à leur extrémité. Genres : Toxique [Toxicum), Corticcs (Corlicus), Ortbocère (Orlhocerus), Chiroscèle (Chiroscelis) et Boros ( Boros).

5" Corps à peu près conformé de même que dans la section précédente ; antennes de grosseur ordinaire et ne se terminant point brusquement en massue. Les deux pattes antérieures ont les cuisses grosses et les jambes étroites, courbées ou arquées. Genres : Calcar (Calcar), Upis {(/pis), TEnëbrion (Teuebrio), et Hété- ROTARSE (Helerolarsus).

TENGA. BOT. Nom vulgaire du Coco.

TENGYRE. Tengyra. ins. Genre d'Hyménoptères de la famille des Fouisseurs, tribu des Scoliètes, établi par Latreille sur une seule espèce (Tengyre de Sanvilale), et dont il n'a observé que le mâle. Ce genre est infiniment rapproché de celui de Tii)hie; mais les antennes beaucoup plus longues que la tête et le corselet, les mandibules bidentées à leur extrémité, la cellule radiale des ailes supérieures se terminant en pointe peu éloignée de leur extrémité, le dernier demi-segment ventral formant un crochet recourbé et creusé en gouttière, ne permettent pas de confondre les Tengyres avec les Tipbies.

TENIA. Tœiiiu. int. Genre de l'ordre des Cestoïdes, ayant pour caractères : corps allongé, déprimé, articulé; lête munie de quatre suçoirs. Les Vers intestinaux.

auxquels on a donné ce nom, se rencontrent très-fréquemment dans les voies digeslives des animaux vertébrés et se caractérisent Irèsfacilemenl. On ne pourrait les confondre qu'avec les Bothriocéphales, les Trienophores et quelques Cysllcerques; ils se distinguent aisément des deux premiers genres par la forme de leur tête et de leurs suçoirs; du dernier par le défaut de vésicule caudale. Les Ténias fournissent l'exemple de la plus grande différence observée dans les proportions entre les espèces d'un même genre. Il y a des Ténias longs à peine d'une ligne; il n'est pas rare d'en trouver de trente à quarante pieds; mais que serait-ce, si l'on pouvait ajouter fol au dire de quelques auteurs, qui parlent de Ténias de quarante à cinquante aunes, et même de huit cents aunes de long! Ces animaux sont très-allongés, aplatis, rubanés, rétrécis en avant, formés de nombreuses articulations situées à la suite les unes des autres et plus ou moins solidement unies entre elles. Quelques naturalistes et médecins avaient supposé, d'après des observations inexactes, et guidés par une analogie trompeuse, que les Ténias étaient des animaux composés, comparables, sous ce rapport, aux Polypes ou à quelques autres Zoopbytes; que chaque articulation était un individu ayant ses moyens {l'existence particuliers, mais vivant d'une vie commune avec toutes les autres articulations constituant la masse animée nommée Ténia; on supposait également que ces parasites étaient privés de tèle, supposition qui découlait naturellement de la première. Ces opinions ne sont plus adoptées par personne; l'organisation des Ténias mieux connue, mieux appréciée, ne laisse plus sur ce point matière à aucun doute.

Quelle que soit la longueur qu'atteignent les Ténias, leur largeur n'excède pas un pouce, et le plus grand nombre reste bien au-dessous de cette dimension. Ils sont, dans tous les cas, très-amincis en avant oii se trouve une partie distincte, un peu renflée, qui est la lête. Contractile dans tous ses points, la tête, pendant la vie de l'animasse montre sous une foule d'aspects, mais après la mort, elle affecte en général une forme particulière, qui parait assez constante pour chaque espèce; elle a quelquefois la forme d'une tablette carrée plus ou moins épaisse, d'un coin tronqué ou arrondi ; elle est oblongue, cordiforme, obcordée, hémisphérique, pyramidale, elliptique, etc., etc. On trouve constamment à la tête des Ténias quatre oscules ou suçoirs, orifices externes de conduits nourriciers, qui parcourent la longueur de l'animal; ils sont le plus souvent circulaires, rarement elliptiques ou à contours anguleux, munis d'un rebord ou anneau plus opaque que le reste, et qui parait être de nature musculaire dans les grandes espèces. La situation la plus ordinaire des oscules est la suivante : deux correspondent à l'une des faces du Ver, et les deux autres à la face opposée, plus rarement deux correspondent aux faces et deux aux bords : ils sont quelquefois dirigés tout à fait en avant; la tête alors prend une figure carrée, dont les oscules occupent les angles; leur grandeur varie par rapport à celle de la tête ; ils sont plus ou moins voisins les uns des autres, plus ou moins rapprochés de l'extrémité antérieure. Pendant la vie. on peut voir sur les grandes

espi'ces <|ue l'intérietir des oscilles a la forme d un en- i loiinoir donl le sommel se conlinue, avec des vaisseaux dont il sera parlé plus bas; après la mort, il est rare 1 (jue le creux soit apparent, on n'aperçoit que l'anneau j Iiéant extérieur, qui en est l'orifice. Beaucoup de Ténias n'ont à la tête d'autre organe que des oscules; beaucoup aussi sont munis d'une trompe rétractile nue ou armée de crocbels ; la trompe est située en avant et surmonte la tèle; elle peut rentrer dans l'intérieur de celle-ci en se retournant comme un doigt de gant. On aperçoit dans le point de la tête qu'elle doit occuper, un petit enfoncement ou une léfçère saillie suivant qu'elle est plus ou moins rétractée : lorsque la tète est demi-transparenle, on distingue fort bien au travers de ses parois la trompe retirée dans son intérieur. En la supposant saillante au dehors autant qu'elle est susceptible de l'être, elle présente alors, suivant les espèces, un certain nombre de variétés de formes qui aident souvent à les caractériser; il est des Ténias donl la trompe est plus longue que la tête, aussi longue, ou plus courte; elle peut être conique, cylindrique, en massue, terminée par un renHement, etc. Beaucoup d'espèces ont un double rang circulaire de crochets au sommet de leur tionipe; il n'y en a quelquefois qu'un seul rang : ces crochets paraissent de nature cornée; leur pointe est dirigée en arrière, et leur grosseur, variable suivant les espèces, parait assez constante pour tous les individus d'une même espèce. On nomme col l'intervalle situé entre la tète et les premières articulations; cette partie qui manque souvent, et qui est en général plus étroite que la tète, n'offre d'ailleurs rien de remarquable que sa longueur plus ou moins considérable, et qu'on emploie souvent comme caractère spécifique; il n'est pas rare que la transparence du col permette de distinguer les quatre vaisseaux naissants de suçoirs et c|ui se rendent dans le corps. Toute la portion articulée des Ténias porte le nom de corps et constitue à elle seule presque toute leur masse. Ses articulations antérieures sont souvent peu distinctes et ressemblent à des rides ; à mesure qu'elles se rapprochent de l'extrémité postérieure, leurs dimensions augmentent et leurs formes se prononcent. En considérant la série d'articulations composant le corps d'un Ténia, on voit qu'elles affectent différentes figures, leur aspect change insensiblement et comme par gradation; il n'y a que peu de Ténias dont toutes les articulations aient la même forme et qui ne diff^èrent que par le volume. Leur adhérence entre elles est plus ou moins forte suivant les espèces, les deruiàres se détachent toujours avec beaucoup de facilité. Il est difficile de se procurer des Ténias pourvus de toutes leurs articulations; il est même presque impossible d'élre assuré qu'il n'en manque point quelques-unes. Quelle que soit la forme des articulations, on peut y distinguer quatre bords et deux faces. Le bord antérieur, uni avec l'articulation qui précède, est toujours plus mince que le postérieur et presque constamment plus étroit ; le bord postérieur, qui s'unit avec l'articulation suivante, est en général épais et souvent renflé; il recouvre ime étendue plus ou moins considérable des deux faces de l'articulalion qui suit, au point qu'il y a des Ténias que

cette disposition fait paraître comme imbri(|ués; ce bord est droit ou un peu échancré. Les bords latéraux, rarement droits et parallèles, sont souvent \in peu inclinés l'un sur l'autre, convexes, ondulés ou diversement échancrés; presque toujours ces bords, ou l'un des deux seulement, présentent une petite ouverture ordinairement bilabiée, à lèvres un peu saillantes, un port génital. Les bords laléraux.en se réunissant avec le bord postérieur, forment un angle plus ou moins saillant, arrondi ou aigu, dont la série fait paraître les deux côtés des Ténias comme dentelés; dans quelques espèces, cet angle se prolonge considérablement en forme de petite lanière, (pielquefois d'un côté seulement ; il ne faut pas confondre ce prolongement avec le lemnisque. Les deux faces des articulations sont, dans la plupart des cas, planes et unies, quelquefois légèrement ridées longiludinalement ou transversalement; elles sont parfois un peu convexes dans leur milieu, aux dernières arliculalions; cela dépend de la présence des ovaires remplis d'œufs en maturité. Une ou deux espèces ont leur pore génital placé sur les faces près du bord antérieur. Quand les articulations sont translucides, on peut souvent distinguer la structure des ovaires. Les formes des articulations sont assez variables; on peut les rapporter aux suivantes : plus larges que longues (c'est la figure la plus ordinaire), presque carrées, plus longues que larges, cunéiformes (rélrécies en avant), infundibuliformes (semblables aux précédentes), le bord postérieur échancré, cyathiformes (la figure précédente, mais beaucoup plus courte), cordiformes, elliptiques, moniliformes, etc. Quoique la figure des articulations soit souvent employée comme caractère spécifique, il ne faut pas y attacher trop d'importance, car souvent telle ou telle forme dépend, dans la même espèce, du degré plus ou moins considérable de conlraclion où elles se trouvent lors de la mort de l'animal, et plus encore de la manière dont on les place pour les étudier : eu tiraillant légèrement le corps des Ténias, on voit changer du tout au tout la figure des articulations tiraillées. La dernière articulation a souvent une forme toute différente des autres.

Les divers organes dont se compose un Ténia sont recouverts d'une pellicule très- mince , transparente, intimement adhérente partout au tissu sous-jacent, et qu'on ne peut parvenir à enlever par lambeaux que sur les articulations d'un certain volume. La tête, le col et le corps des Ténias paraissent formés d'une matière ayant un aspect gélatineux, opaque ou demi-transparente, au milieu de laquelle on aperçoit quelquefois des granulations plus opaques que le reste, et qu'il ne faut pas confondre avec les œufs. Examinés vivants et encore au milieu des mucosités intestinales, on voit ces animaux exécuter des mouvements ondulatoires, et une partie de leurs articulations se resserrer, tandis qu'une autre partie s'allonge; des petits Ténias, mis dans l'eau tiède, nagent à la manière des Sangsues, en faisant des ondulations assez rapides. Le système digestif des Ténias consiste en quatre petits vaisseaux qui naissent des suçoirs et <|ui se prolongent dans le col ; ils ne tardent point à se réunir et à n'en former que deux qui

parcoiuenl loiile la longueur de l'animal; Ils marclienl parallèlement et sont situés près des bords latéraux. Au niveau du bord postérieur de chaque arliculalion, ils communiquent entre eux au moyen d'une branche transversale. Il est difficile de savoir si les Ténias sont androgynes ou hermaphrodites; tous les individus parvenus à un certain degré de développement ont toujours présenlé des ovaires; les premières articulations, dans une série plus on moins longue, en sont dépourvus, mais ils existent dans les dernières, et d'autant plus développés que ces articulalions sont plus voisines de l'extrémité postérieure; ils sont situés dans la parlie moyenne et leur figure varie suivant les espèces. Ils paraissent tantôt comme une tache opaque ou translucide, tantôt comme un petit nodule ovale ou arrondi, ayant une cavité intérieure, ou ils sont ramifiés en grappe, en arbrisseau, etc.

Un pore génital se trouve presque constamment sur les bords latéraux, et beaucoup plus rarement sur la ligne moyenne des articulations. De ce pore naît un petit canal qui se bifurque bientôt; l'nne des branches va directement à l'ovaire; l'autre, plus petite, se dirige vers le bord antérieur de Particulalion, où elle parait se terminer dans une petite ampoule. La situalion des pores génitaux latéraux varie suivant les espèces ; quelques-unes ont deux pores à chaque articulation, opposés sur chaque bord; d'autres en ont d'un côté seulement; chez d'autres, les pores génitaux sont alternes, c'csl-à-dire une articulation ayant son pore génilal sur le bord gauche, celle qui suit a le sien sur le bord droit, et ainsi de suite; enfin il y a des Ténias où l'on trouve une suite d'articulations qui ont leur pore i;énilal du même côté, et la série suivante sur le côté opposé, sans qu'il y ait d'ordre régulier pour le nombre d'articulations de chaque série : on désigne cette disposition par l'expression des pores vaguement alternes. On trouve quelquefois des Ténias par le pore génital desquels sort un petit appendice en général cylindrique, que Rudolphi nomme lemnisque : celte partie est regardée comme l'organe génilal mâle; rarement toutes les articulations sont munies de lemnisques; il arrive plus fréquemment que quelques-unes seulement en sont pourvues; on trouve également la même espèce avec ou sans lemnisques. Quelques auteurs ont considéré le pore génital comme un suçoir ou bouche destinée à absorber les sucs nutritifs nécessaires à chaque articulation. La très-grande longueur des Ténias, l'excessive pelitesse des conduits par lesquels les sucs nutritifs doivent passer avant de parvenir aux articulalions, surtout aux dernières, qui sont en même temps les plus volumineuses, toutes ces considérations ne laissent pas que de donner une sorte de probabilité à cette opinion, et l'on peut ajouter encore que les pores génitaux peuvent s'appliquer, à la manière de ventouses, et avec une certaine force aux parois intestinales. Cependant le rapport direct des canaux naissant de ces porcs, avec les ovaires, et le défaut d'anastomoses avec ceux qui, naissant à la tête, parcourent toute la longueur de l'animal, font penser, avec Rudolphi, que l'on doit les regarder comme appartenant seulement aux organes reproducteurs. Les

Ténias sont ovipares ; leurs œufs, en général très-petits et en nombre incalculable, ont ordinairement plusieurs enveloppes; la plupart sont arrondis ou ovalaires : (inelqiies espèces ont leurs œufs fort allongés et trèsaigus aux deux bouts. Les articulations chargées d'oeufs en maturité, se détachent très-facilement surtout dans les dernières; en ouvrant des animaux contenant des Ténias, on trouve souvent en même temps que ces Vers, quelques articulations détachées, souvent aussi elles sortent avec les excréments. On avait pris ces articulations détachées pour des Vers particuliers, que l'on nommait Ciicnrbilains. Il est probable que c'est le mode le plus ordinaire par lequel les Ténias répandent leurs œufs; la vie ne tarde pas à s'éteindre dans ces articulations, elles se détruisent peu à peu, et les œufs qu'elles contiennent sont mis en liberté. On a également observé sur quelques espèces, que les ovaires se détachent et tombent en totalité avec la peau qui les recouvre, laissant, percées dans leur cenire, les articulations dont ils faisaient partie, encore unies entre elles: c'est encore là sans doute un moyen de parturition des Ténias. Enfin il est préstmiabic aussi (|ue les œufs peuvent sortir par le petit canal qui s'étend des ovaires au pore génilal. Ce mode de parturition n'a été observé qu'une seule fois par Goeze.

Les Ténias, comme tous les êtres vivants, sont sujets à des monstruosités : une des plus communes est celle qu'on a érigée en espèce sous le nom de Ténia marteau. Dans cette monstruosité, un assez grand nombre des articulalions antérieures sont très -rapprochées d'un côté et très-écarlées de l'autre, à peu près comme un éventail étendu : les antres articulations sont dans l'état normal; la partie difforme de l'animal est posée transversalement sur celle qui a conservé la forme ordinaire, de sorte que cette anomalie de forme simule assez bien un marteau emmanché, arrondi par un bout et pointu par l'autre. Le Muséum de Vienne possède un Ténia dont la tête présente six oscules au lieu de quatre; il a été trouvé dans les intestins d'un Chat. Le même Muséum possède un morceau de Tœnia folium (de l'Homme) dont l'un des bords est simple et l'autre double, ou plutôt il semble que ce soit deux Ténias soudés par un côté. Le docteur E. Deslonchamps a trouvé dans l'intestin d'un Cygne un assez grand nombre de Ténias, dont la plupart avaient les premières articulations très-élargies, dans un intervalle de quelques lignes de longueur; elles semblaient séparées longitudinalement par une pellicule mince non articulée. Les espèces de Ténias sont très -nombreuses, et se trouvent pour la plupart dans les intestins des animaux vertébrés; on en trouve rarement dans les Poissons, où ils semblent être remplacés par les Bolhriocéphales. L'étude des espèces de ce genre, comme dans tous les genres très-naturels, est fort difficile et laisse souvent de l'incertitude. Rudolphi partage les Ténias en trois sections; la première comprend les espèces dépourvues de trompe; la deuxième celles qui en sont pourvues, mais où elle n'est point armée de crochets; la troisième les espèces à trompe armée.

i'e section. — Tania expansa, denliculata, pectinata, lanceotala, plicata, fesfivu, unthocepUala , om-

phalodes, iliiiUnula , peiiala, cruciata , longiceps, rienata, nasiila, tiipimclata , ciiciimerina, opunlioUles, lilterala, ilendritica, difformis , angustata, filicnllis , longkoUis , ocellala , torulosa , dispar, ttiberculata.

11= section. — Tœnia osculata, splicerophora, variabilis, lœvigata, ainphitrica, mulabitis, cyathifoniiis, caiiipanutata , infandibulifonnh , villosa, setigeia, vaginata, polymorpha, spliœiocephala, baciltaiis, iiyiainklala, sphenocepliala, ptalycephala, angtilala, lœvis, œqtiabilis, leiiuiiostris, inversa, capillaris, copilellala, unilaleralis, fasciala, filuni, microcephala, linea, elliptica, raceiiiosa, globiferu, nymphœa, gracilis, pusilla, brevicollis, crassipora, oblusa, candelabraria, parallelipipeda, farciminalis, stylifera, paradoxa, interrupta, oUgotoma, /lagellum, maliens.

111= seclioii. — Tœnia folium , marginala, iiitermedia, seriata, crassiceps, lalicollis, crassivollis, compacta, qiiadiala, aiiiila, mac rorhy ncha , octolobala, straminea, uciila, filiformis, multistriata, iiiflata, sintWbtt, liiUneala, undiilala, serpentulus, porosa, craleriformis, megacantha, loiigiivslris, crassula, capitala, scolecina.

TÉNIOTË. Tœniotes. iss. Coléoplèies téliamères , genre de la famille des Loiigicornes, tribu des Lainiaires, formé par Audinot-Serville, aux dépens du genre Cerambyx, de Fabricius. Caractères : antennes glabres, peu distantes à leur base, comi)Osées de onze articles cylindriques, dont le second court, le troisième très-long, le dernier fort allongé; tète de la largeur du corselet, avec la face plane; yeux grands et peu saillants ; mandibules assez fortes, arrondies extérieurement; palpes maxillaires plus longues (jne les labiales : article terminal plus grand que le précédent, un peu dilaté au milieu, pointu au bout; corselet cylindri- ([ue, presque carré, un peu dilaté sur les côtés, lesquels portent une queue; écusson demi-circulaire, arrondi à l'extrémité; élytres allongées, allant en se rétrécissant des angles liuméraux qui sont saillants et arrondis, jusqu'à l'extrémité qui est mutique ; corps allongé cylindrique, convexe en dessus et ailé; pattes allongées; tarses non houppeux.

Tékiote scbocellé. Tœniotes siibocellatus, Audin.; Cerambyx subocellattis , Fab. H est brun, avec de grandes tacbes blanches, arrondies, presque oculaires et Irès-noinbreuses sur le corps. Taille, quatorze lignes. De l'Amérique méridionale.

TENNANTITE. min. Variété de Cuivre gris arsenifère, dont Philliiis a fait une espèce, qu'il a dédiée à Tennant. Sa forme ordinaire est le dodécaèdre rlumiboïdal ; elle est d'un noir bleuâtre métallique; sa poussière est d'un gris rougeàtre; sa pesanteur spécifique est de 4,37. Au chalumeau, elle brûle sur le charbon avec une Hamme bleuâtre, et en répandant une forte odeur d'ail. Elle est composée, d'après l'analyse de Phillips, de Cuivre, 47,50; Soufre, 30,25; Arsenic, 12,50; Fer, 9,75. La Tennantite a été trouvée en Cornouailles dans les filons de Cuivre, qui traversent le Granité et le Schiste argileux; elle y est accompagnée de Cuivre pyrileux, de Cuivre sulfuré et de Cuivre gris antimonifère.

TENORIA. BOT. Le genre indiqué sous ce nomparBertcro, ne diffère pas suffisamment du genre Btiplevrum, de Tourneforl, pour en être distingué. F. BuriÈVRE.

TENREC. MAM. PourTanrec. /'. ce mol.

TENTACULAIRE. Tenlacularia. intest- Genre établi par Bosc ( Bull, phil., 1797, n" 2, p. 9, fig. 1 ) et réuni aux Tétrarhynques par Rudolplii, sous le nom de Tetrarhynchus macrobolhriiis. y . Tétraroynqbe.

TENTACULES. iNS. Ouelques entomologistes ont donné ce nom à certaines parties molles des Insectes, qui sortent du corps et y rentrent alternativement sans que l'on ait encore bien constaté leurs vérilahles fonctions. 11 arrive souvent que ces Tentacules servent de voies de sécrétion à une humeur quelconque, qui s'échappe sous forme de liqueur douée quelquefois de propriétés acides ou odorantes.

TENTACULITES. moli,. (Schlotheim. ). V. Molosse.

TENTHRÈDE. Tenthredo. iNS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrants, famille des Porte-Scies, tribu des Tenthrédines, qui, dans les premières méthodes, comprit d'abord cette tribu, mais qui, dans l'état actuel de la science, ne renferme plus que les espèces offrant les caractères suivants : antennes filiformes ou légèrement plus grosses vers le bout, de neuf articles, simples dans les deux sexes; deux cellules radiales et quatre cellules cubitales dont la dernière fermée par le bord postérieur de l'aile. Jurine, ayant cru devoir appliquer la dénomination générique de Tenthrède aux espèces dont les antennes sont terminées en forme de bouton, et qui sont généralement les plus grandes de la tribu, celles que Geoffroy et Olivier en avaieni déjà séparées, l'un sous le nom de Crabro et l'autre sous celui de Cimbex, appelle Allante, Allanliis, le genre dont il s'agit ici. Le docteur Leach en a réduit l'étendue. Les espèces dont le corps est allongé ou de longueur moyenne, dont les antennes présentent les mêmes proportions, ont neuf articles, avec le quatrième plus long que le troisième, forment un genre propre auquel il conserve la dénomination précédente A''Allantus ; telles sont les espèces de Tentlirèdes appelées par Klug semi-cincla, notha, zonata, etc.; celles qui ne diffèrent de celles-ci, qu'en ce que ces deux articles sont d'égale longueur, composent le genre Tenthredo. 11 y rapporte les espèces que le même auteur nomme rapœ,dimidiata, tiassala, etc.; d'autres TenthrèdesdeLatreille,ou d'aulres Allantes deJurine.dont le corps est court et épais, avec les antennes de neuf ou dix articles, plus é|iaisses dans leur milieu, terminées en pointe, et où le troisième article est plus long que le quatrième, forment dans la méthode du naturaliste anglais deux autres genres, Jilialia et Selandria : ici les antennes ont neuf articles et là dix. Lepcllelier adopte le premier, mais en donnant un article de plus aux antennes; Latreille pense cependant que la séparation même du neuvième et du dixième arlicles était faiblement exprimée ou à peine rudimenlaire. Les Ten- {\\r(iàe%, spinarum, rosœ , annulala, de Klug, rentrent dans cette coupe générique; celles qu'il nomme Tœnia serva, cinereipes, et ovata, appartiennent à la seconde {Selandria). Lepelletier et Serville ne comprennent plus maintenant (Encycl. méthod.) dans

le genre Tenllirède proprement dit, que les Allantes de Jurine, dont les antennes, composées de neuf articles, sont assez longues , et ne vont point en grossissant. Les Allantes, où elles sont composées du même nombre de pièces, mais qui vont en grossissanl, el sont plus courtes, forment le genre Corynn, dans le<|uel ils établissent plusieurs divisions et subdivisions, d'après les proportions de ces organes, celles de l'abdomen et la considération de la seconde et de la troisième cellule cubitale. On peut se dispenser d'entrer dans d'autres détails. Devant exposer en outre à l'article Tenthré- DINES les particularités les plus inléressanles de l'bisloire de ces insecles, on s'abstiendra d'en jiarler ici, et l'on se bornera à la citation des espèces suivanies.

Tenthrède GtÊPE. Tenthretlo Incincta, Fabr.; la Mouche à scie à quatre bandes jaunes, Geoff., n» 11, pi. 10, fig.5. Longues de six lignes, noire, avec le labre, le bord postérieur du prolhorax, du premier segment de l'abdomen et celui des autres, à partir du quatrième, jaunes. Antennes plus grosses vers le bout, noires, avec le premier article fauve. Paltes de celte couleur, avec du noir sur les cuisses. Une teinte brune à la côle des ailes supérieures. Très-commune aux cnvironsde Paris.

Tenthrède de la Scropbulaire. Teiitlireilo Scrophuliiriœ , L.; Panz. , Faun. Insect. Genii., 10,1e mâle. Longue de cinq lignes, noire, avec les antennes fauves et un peu plus gro.sses vers leur exirémilé. Anneaux de l'abdomen, à l'exception du second et du Iroisième, ayant le bord postérieur jaune. Jambes et larses fauves. Sur la Scropbulaire.

Tenthrèue VERTE. TcHtluedo viridis, L.; Panz., ihkl. 64, 2. Anlennes sélacées. Corps vert, avec des (acbes sur le iborax, el une bande le long du milieu du dessus de l'abdomen, noires. Sur le Bouleau.

Dans quelques autres espèces le corps est proportionnellement plus court et plus épais. Fabricius en a fait des Hylotomes, et Leach des Sélandries. P'. ces mots.

TENTHRÉDINES. Tenthredinetœ, Tenthredinidea, Leach. ins. Hyménoptères composant la première tribu de la famille des Porte-Scies, section des Ténébranls, ainsi nommée du genre 'J'entliredo de Linné qu'elle embrasse. Un abdomen parfaitement sessile,cylindracé, formé de neuf anneaux et muni dans les femelles, à son extrémité inférieure, d'une tarière logée dans une coulisse, constituée par deux lames aplalies, cullriformes, cornées, dentelées en manière de scie, et représentant l'aiguillon proprement dit des Hyménoptères pourvus de cette arme offensive; une têle carrée, offrant deux mandibules forles, plus ou moins dentées, une languette Irifide el comme digitéc, des palpes maxillaires composées de six articles, et les labiaux de quatre; la présence de deux petits corps arrondis, en forme de grains et ordinairement colorés, situés derrière l'écusson; des ailes luisantes, paraissant comme chiffonnées, et donl les supérieures ont toujours une cellule radiale au moins, et deux ou trois cellules cubitales complètes, outre celle iiui les suit el qui est fermée par le bord postérieur, enfin un vol lourd, signalent ces Insecles. Considérés dans leur premier étal, celui de larves,

ils se distinguent aussi des autres Hyménoptères en ce que, un petit nombre excepté, ils sont les seuls (|ni vivent en plein air. el qui, par leurs formes, leurs couleurs et le nombre de leurs pattes, ressemblent à des chenilles; mais ces larves diffèrent spécialemenl de celles que l'on désigne ainsi, par le nombre même de ces pattes, qui est, dans la plupart, de dix-huit à vingtdeux, dont les six premières, ainsi que celles des chenilles proprement dites, toujours écailleuses el les autres membraneuses; on doit dire la plupart, parce que ([uelques-unes sont dépourvues de celles ci; leur tète offre aussi deux yeux très-distincts, caractère qu'il les dislingue encore des larves des Lépidoptères. D'après ces dissemblances et quelques autres, on est convenu de désigner les larves des Tenlbrédines par la dénomination de fausses-chenilles. Degéer et Dulrochet ont publiéquelques observations intéressantes sur leur anatomie intérieure. De même que les cbenilles proprement dites, elles ont des vaisseaux propres à sécréter et à renfermer la soie qu'elles emploient à la construction de leur coque lorsqu'elles veulent passer à l'état de nymphe, et dont les fils sorlent par une filière placée aussi au bout de la lèvre inférieure . mais qui, suivant la remarque de Degéer, est plus compliquée que celle des chenilles. Les antennes de l'Insecte parfait varient beaucoup quant à leur composition et à leur forme; tantôt elles se terminent en manière de bouton ou de massue (|ui se divise même quel<|uefois en deux branches; lantot elles sont filiformes ou sélacées; là elles sont simples dans les deux sexes ; ici , celles des mâles forment un beau panache, ou sont au moins déniées en scie. Quoique le nombre des articles varie, il est généralement de neuf. La tête est un peu plus large que longue ou transverse, arrondie aux côtés postérieurs, avec les deux yeux écartés, ovales el entiers. Le labre est ordinairement découvert, membraneux et arrondi par devant. Les mâchoires et la lèvre sont courls. La languette est droite, divisée en trois lanières, doublées, et dont la mitoyenne plus étroite. Ses palpes sont plus courtes que les maxillaires, avec le dernier article ovalaire. Les extrémités latérales du prolhorax se rejettent et s'élargissent en arrière, et présentent l'apparence de deux épaulelles, souvent colorées en jaune. Le dessus du mésotliorax offre deux lignes imprimées, qui convergent postérieurement pour former un angle, el l'on distingue fré<|uemment dans leur enlre-deux, une autre ligne, mais droite. L'écusson est en carré transversal. Le segment portant les secondes ailes a de chaque côté un enfoncement, ce ([ui lui donne la figure d'une sorte de double Y renversé. Les deux petits corps en forme de grains aplatis, sont situés au-dessus de ce segment de chaque côté de l'écusson. La coulisse, entre laquelle est placée la tarière de la femelle, consiste en deux lames concaves : c'est avec le jeu alternatif des deux lames composant celle tarière el l'action des dentelures, que cet Insecte fait successivement dans les branches et autres parties des végétaux de petits trous dans chacun desquels il place un œuf et ensuite une liqueur mousseuse qui empêche, à ce que l'on présume, les ouvertures de se fermer. A mesure <iue les œufs grossissent, les plaies faites par les enlailles de la scie,

deviennent plus convexes; quelquefois elles prennent la forme d'une galle ligneuse ou molle et pulpeuse, selon la nature cl la consistance de la portion offensée du végétal; dans ce cas, ces excroissances servent à la fois de berceau et de nourriture à la larve; tantôt elle y subit toutes ses métamorphoses, tantôt elle quitte sa demeure lorsqu'elle veut se changer en nymphe, et se laisse tomber à terre pour s'y cacher. C'est là aussi que beaucoup d'autres larves, qui ont vécu de feuilles, achèvent leurs transformations. Degéer en a observé dont la nymphe était nue ; mais presque toutes font des coques; celles même de quelques-unes, les Hylotonies, par exemple, sont doubles : l'extérieure est composée d'une soie grossière et à grandes mailles; l'intérieure est d'un tissu serré et flexible; d'autres fausses-chenilles fixent leurs coques aux parties des végétaux, qui leur ont fourni leurs aliments. L'une des extrémités de ces coques se détache en manière de calotte pour livrer passage à l'Insecte parfait. Plusieurs de ces larves vivent en société, quelquefois même sous une tente soyeuse, à l'instar de plusieurs chenilles, et ne sont pas moins nuisibles qu'elles. Celle qui vit sur le Pin est souvent pour cet arbre un fléau des plus pernicieux. On trouvera dans les Mémoires de Degéer la description et l'histoire d'un grand nombre de ces fausseschenilles : leurs formes et leurs téguments varient beaucoup, selon les espèces; il en est surtout une trèsremarquable, et qu'il est d'autant plus urgent de mentionner qu'elle est très-commune dans les jardins, sur les feuilles du Poirier et du Cerisier; c'est celle qu'il nomme fausse-chenille Limace. Elle est pres(|ue coni- ([ue, noire, gluante, et ressemble, au premier aspect, à un jeune individu du Mollusque désigné ainsi. Quelques espèces ont cela de propre, que le dessous de leur corps est muni d'un certain nombre de petits mamelons réiractiles. Sous le rapport des attitudes, il y en a de singulières : ainsi quelques-unes de ces larves se roulent en spirale, d'autres ont l'extrémité postérieure de leur corps élevé en arc. Celles des Cimbex peuvent seringuer par les côtés, et jusqu'à un pied de distance, des jets d'une li(|ueur verdâlre. Il en est qui conservent encore longtemps après être mises en coque leur forme primitive.

Geoffroy forma d'abord, avec les Tenthrèdes de Linné, à antennes en bouton, un genre propre sous le nom de Ciabroon F;e/ow, désignation assez impropre, et qu'Olivier remplaça ensuite par celle de Cimbex. Degéer n'adopta point ce changement, et, après avoir exposé une distribution de ces insectes, d'après la variété de formes des antennes, il en suivit une autre fondée sur le nombre des pattes de leurs larves; mais il est aisé de voir qu'elle contrarie l'ordre nalurel, puisque parmi les Hylotomes, considérés dans leurs limites génériques actuelles, il en est dont les fausseschenilles ont vingt et dix-huit pattes. Un naturaliste qui, par l'emploi d'un caractère dont on n'avait pas encore fait usage, celui tiré du réseau des ailes, a le [ilus contribué à débrouiller le genre Tenthredo de Linné, est, sans contredit, Jurine père. On doit citer ensuite le docteur KlUg, qui a publié d'excellentes monographies de plusieurs genres de cette tribu, et le

travail de Lepelletier de Sainl-Fargeau qui les embrasse tous, mais dont la synonymie aurait besoin d'être mise en concordance avec celle de l'entomologiste précédent, Lepelletier n'ayant pu se procurer ces ouvrages à l'époque où il a rédigé le sien. Le docteur Leach, dans le troisième volume de son Zoologtcal HJiscel/atix, a exposé une distribution générale et plus étendue de cette famille d'Hyménoptères, (lu'il partage en neuf races, et dans laquelle il a introduit plusieurs nouvelles coupes génériques, mais peu importantes pour la plupart. L'on pourra consuUer, tant pour ces méthodes que pour celle de Lalreille, ce qu'ont dit à cet égard Lepelletier de Saint-Fargeau et Serville, dans le dernier volume des Insectes de l'Encyclopédie méthodique.

Les Tenthrédines se divisent naturellement en deux sections, les Tenthrédines propres et celles que l'on peut nommer Siréciformes, à raison de leur affinité avec les Sirex. Dans les premières, l'abdomen est déprimé et la tarière n'en dépasse point l'extrémité postérieure. Le bout interne des deux jambes antérieures offre deux épines droites et divergentes. Les antennes, lorsqu'elles sont simples, ne sont souvent composées que de neuf articles. Les fausses-chenilles vivent en plein air ou retirées dans des excroissances végétales. Tantôt le labre est toujours apparent ou découvert ; le milieu du côté interne des quatre jambes postérieures n'offre point d'épines ou n'en a qu'une au plus. Les fausses-chenilles ont de dix-huit ù vingt-deux pattes.

I. Antennes toujours courtes, terminées par un ren- Hemenl, soit en forme de cône renversé et arrondi au bout ou en bouton, soit par nn grand article en massue allongée, prismatique ou cylindrique, cilié ou velu, et quelquefois fourchu dans les mâles, plus épais dans l'autre sexe; le nombre des articles qui précèdent ce renflement est de cinq au plus.

A. Antennes terminées par un renflement en forme de bouton, précédé de quatre ou cin(| articles semblables dans les deux sexes. (Tonles les fausses-chenilles connues ayant vingl-deux i)atles.)

A. Deux cellules radiales; trois cellules cubitales, dont la dernière formée par le bord postérieur de l'aile. L'étendue des deux premières dépend delà disparition de l'une des deux petites nervures qui, dans les ailes où il y a quatre cellules cubitales, séparent la première de la seconde, ou celle-ci de la troisième. Genre : Cimbex, Cmftea?. Les espèces dont lesquatre cuisses postérieures sont très-renflées dans les mâles composent les genres Cimbex, Tricliiosomael Claveltaria, de Leacb. Celles où l'on n'observe point cette différence sexuelle forment ceux qu'il nomme Zarœa, Abia, Amasis.

B. Une cellule radiale appendicée; quatre cellules cubitales dont la dernière fermée par le bord postérieur <le l'aile. Genres: Perga, Perga, et Syzigonie, S^zigonia.

B. Troisième el dernier article des antennes formant une massue allongée, prismatique ou cylindrique, plus grêle, ciliée, quelquefois fourchue dans les mâles. (Une cellule radiale ordinairement appendicée. Fausses-chenilles ayant vingt ou dix-huit pattes.)

A. Quatre cellules cubitales. Genres : Hyiotojie, Hylotoma , et ScniiocÊnE, Schizoceia, Latr.; Ciyptus,

Lcach. Dans les Cryphis, de Lepellelier, la cellule radiale n'est point appendicée.

B. Trois cellules cubitales. Genre : Ptiiie. Ptilia, Lepellelier.

n. Antennes offrant toujours distinctement neuf articles au moins ; tantôt tîliformes ou insensiblement plus grosses vers le bout, tantôt sétacées.

A. Antennes de quinze articles au plus, et le plus souvent de neuf, simples dans les deux sexes, ou tout au plus et très-rarement semi-pectinées dans les mâles.

A. Antennes simples dans les deux sexes.

a. Deux cellules radiales.

* Quatre cellules cubitales. Genres : Tenthrède, Tenthredo; ^TaALtt, ^Ihalia. Ony rappariera les suivants, de Leach : Selandria, ^Hantus.

** Trois cellules cubitales.

■f Antennes de onze à quinze articles. Genre : Masade, Masada, de Leach, auquel on réunira ceux dCAcdera et Salona.

•ff Antennes de neuf articles. Genre : Dolère, Dolerus. Ony rapportera les suivants, de Leach -.Fenusa, Dosytheus, Emphylus.

b. Une cellule radiale. Genre : Pristiphohe, Prisliphora; Néjiate, Nematus. Joignez-y ceux de Messa et de Crœsus, de Leach.

B. Antennes semi-pectinées dans les mâles. Genre : Oladie, Cladius, Latreille.

B. Antennes de seize articles au moins, peclinées ou en éventail dans les mâles, et en scie dans les femelles. Genres : Lophybe, Lophyrus, et Ptérygopoore, Pierygophoius.

III. Labre caché ou peu saillant; côté interne des quatre jambes postérieures présenlant, avant son extrémité, deux ou trois épines; antennes toujours composées d'un grand nombre d'articles; tête forte, portée sur une sorte de cou, avec des mandibules très-croisées. Les fausses-chenilles n'ont point de pattes membraneuses. Genres : Mégalodonie, Megalodontes, Latr.; Tarpa, Fabr.,et Pamphilie, Pamphilius, Lalr., Lyda, Fabr.

IV. Abdomen généralement comprimé, avecla tarière saillanlepar delà, en manière de queue; extrémité interne des deux jambes antérieures n'offrant qu'une seule épine, qui est courbe et terminée par deux dents. Celles des fausses-chenilles, dont on a suivi les métamorphoses, vivent dans l'intérieur des végétaux ou dans le vieux bois.

A. Antennes et palpes maxillaires terminées en manière de fouet ou brusquement sétacées vers leur extrémité. Genre : X\t,LB,Xyela.

B. Antennes soit terminées en manière de fuseau allongé, soit insensiblement plus grêles vers le bout. Genres : Cephus, Cephiis,elX\Ta\BRiE,Xipliydna.

TEINTHROSPERMUM. BOT. Même chose que y^can- Ihospennutii. V . ce mot.

TEINTYRIIÎ. Tenlyiia. iNS. Genre de l'ordre des Coléoptères héléronières, famille des IMélasomes, tribu des Piméliaires, ainsi caractérisé: corps ovalaire; corselet presque oibiculaire, arrondi aux angles postérieurs, et laissant un vide entre eux et la base des élytres. Têle point rétrécie postérieurement. Antennes

grossissant insensiblement, de onze arlicles très-distincts, obconiques ou presque cylindriques et amincis vers la base pour la plupart, les avant-derniers presque en forme de toupie, et le dernier ou le onzième presque aussi long que le précédent et ovoïde. Labre découvert et point reçu dans une échancrure du bord, un peu avancé en pointe ou en manière de dent. Dernier article des palpes maxillaires un peu pliis grand, presque obconique. Menton recouvrant la base des mâchoires, presque carré, avec le bord supérieur arrondi et échancré dans son milieu. Abdomen en forme d'ovoïde renversé et tronqué à sa base. Jambes étroites et simples. Les Tentyries sont propres aux contrées méridionales et sablonneuses de l'Europe méridionale, ainsi qu'à d'autres de l'Afrique et de l'Asie; le genre a été partagé ainsi qu'il suit, par Solier :

I. Les OxYCARES.Écusson apparent; têle avancée en pointe en avant, et non échancréesur lescôlésà la partie antérieure.

Tentyrieblapsoïde. Teti fy n'ahlapsoides, So]. Corps un peu déprimé, à côtés presque parallèles; corselet ponctué, avec quelques points blancs sur les côtés; élytres finement granuleuses; couleur noire. Taille, quatre lignes. De Barbarie.

II. Les Triertomes. Écusson apparent; tête échancrée sur les côtés du bord antérieur; yeux entièrement ouverts.

Tentyrie de Varvas. Tentyria f'arvasi, Sol. Corps noir, un peu cylindrique, lisse en dessus; élytres mar- (|uées d'une ligne de points interrompus; pattes et antennes rougeâtres. Taille, quatre lignes. De Cuba.

III. Les Dailognates. Écusson apparent; tèteéchancrée sur les côtés du bord postérieur; yeux recouverts postérieurement par une saillie du bord latéral.

Tektyrie carabuïde. y'enlyria carnboides, Esch. Noir; oblong; corselet sans impression transversale à sa base; hanches antérieures rouges. De la Grèce.

IV. Les Caliptopsides. Écusson apparent ; yeux fermés dans le milieu par le bord latéral de la tête; corps large; corselet subreclangulaire; jambes antérieures triangulaires; élytres carénées à leur base, jusqu'à l'écusson.

Tentyria d'Émokd. Tentyria Einondi, Sol. Corps noir, brillant, convexe et ponctué; corselet carré; élytres finement ponctuées. Taille, quatre lignes. De Grèce.

V. Les DiciioMMES. Caractères semblables à l'exception des jambes antérieures qui sont élargies à l'extrémité et de la carène du bord de l'élytre, qui se termine brusquement à l'angle humerai.

Tentyrie de Maille. Tentyria Maillei. Sol. Corps d'un noir obscur; corselet carré, à angles obliques et tronqués, les postérieurs dentés ; élytres lisses. Taille, cinq lignes. De Grèce.

VI. Les IIypéropes. Ils différent des précédents par le corps étroit et filiforme; par le corselet cordiforme.

TEfiTTRiE TAGÉNOÏDE. Tentyria tagenoides, Gory. Corps d'un noir obscur, ponctué; élytres faiblement ponctuées. Taille, trois lignes. Du Sénégal.

VII. Les SxEnosiDES. Écusson apparent ; yeux plus ou moins couverts dans le milieu; corselet presque aussi long que les cuisses intermédiaires.

Tentïrie a cot umcE. Tenlyria tenuicoltis. Sol. Corps d'un noir obscur, ponctué; corselet presque carré; élylresstriées et ponctuées. Taille, quatre lignes. De l'Inde.

VIII. Les Seclosodites. Êcusson apparent; yeux ouverts dans le milieu; niélaslernum notablement plus court que les cuisses postérieures; jambes antérieures épaisses, comprimées et triangulaires ; dernier article des palpes presque cylindrique; articles des antennes grêles.

Tentyrie d'un brun CHATAIN. Tetilyria caslanea, Escli. Celte espèce est longue de trois lignes. On la trouve en Barbarie.

IX. Les LopeojiES. Celte section diffère de la précédente par les palpes, dont le dernier article est bien sécuriforme; articles des antennes épais; angles liuméraux relevés en crête.

Tentyrie ponctuée. Tenlyria punclata, Fab. Son corps est noir, lisse, ovale; élytres striées de gros points en forme de facettes. De Barbarie.

X. Les PAcnYCHiLESolïrent des caractères semblables à ceux des Lopliomes, à l'exception des angles huméraux qui ne sont point relevés en crête.

Tentyrie scbovée. Teiityria suborata, Esch. Son corps est noir, en ovale élargi; son corselet est trèslarge, rétréci en avant; ses élytres sont courtes et ponctuées. Taille, six lignes. De Sicile.

XI. Les JIicrodères. Écusson apparent; yeux entièrement ouverts dans le milieu; métasternum notablement plus court que les cuisses intermédiaires; jambes antérieures filiformes ou au moins non triangulaires; labre rétréci en avant ; élytres sensiblement rélrécies à leur base; articles des antennes courts et épais, à partir du quatrième.

Tentïrie cohvexe. Tenljria conveTa, Tausch. Son corps est noir, ovalaire, oblong ; son corselet est convexe, oblong, un peu cordiforme ; ses élytres sont lisses et les pattes un peu brunes. Taille, quatre lignes. De la Russie méridionale.

XII. Les Tektïries propres ne diffèrent des IMicrodères qu'en ce que les articles des antennes sont grêles à partir du quatrième.

Terttrie bbcronée. Tenlyria mucronata; Tauscb. Tenlyria glabra, Oliv. Son corps est noir, peu brillant, ovalaire, légèrement ponctué; corselet transversal, arrondi sur les côtés; élytres faiblement striées. Taille, cinq lignes. France méridionale.

XIII. Les Talpopbiles. Les espèces composant ce groupe n'ont pas les élytres sensiblement rétrécies à leur base; leur corselet est arrondi latéralement.

Tentyrie raccocrcie. Tenlyria abbreviala , Fab. Corps noir, déprimé, oblong, ponctué, recouvert d'une pubescence grise et serrée; élytres marquées de trois côtés raccourcies. Taille, sept lignes. Sénégal.

XIV. Les IlÉGÈTRES. Ces espèces s'éloignent des précédentes par la forme rectangulaire du corselet.

Tentyrie STRIÉE. Tetilyria striata ; Lalr. Tenlyria elongata, Oliv. Corps d'un noir obscur, déprimé, Irès-lisse; corselet presque carré, à angles aigus; élytres profondément striées. Taille, sept lignes et demie. De Madère.

XV. Les Anatolices. Ecusson apparent; yeux entièrement découverts; métasternum notablement plus court que les cuisses intermédiaires; jambes antérieures non triangulaires ; labre transversal et presque rectangulaire; troisième article des antennes plus court que les deux premiers réunis ; corselet peu transversal.

Tentyrie bossde. Tenlyria gibbosa, Sol. Corps d'un noir brillant, en ovale élargi, couvert d'une ponctualion fine, écartée; jambes postérieures un peu sinueuses. Taille, quatre lignes et demi. De la Sibérie.

XVI. Les Prachomes diffèrent des Anatolices par les antennes dont le troisième article est notablement plus long que les deux premiers réunis; corselet transversal.

Tentyrie d'Acdobin. Tenlyria j4titlouini, So\. Corps d'un noir obscur, un peu déprimé, assez élargi, à côtés presque parallèles; corselet transversal, impressionné au milieu, arrondi sur les côtés ; élytres planes, renflées en arrière, parsemées de poinis. Taille, quatre lignes et demie. De la Perse.

XVII. Les Mésostènes. Écusson apparent; yeux recouverts en partie seulement par une avance du bord postérieur de la tête; métasternum plus court que les cuisses intermédiaires ; jambes antérieures non triangulaires.

Tentyrie élégante. Tenlyria elegans, Sol. Son corps est d'un noir brillant et oblong; son corselet est cordiforme; ses élytres sont élargies en arrière, cliargées de neuf stries de poinis. Taille, quatre lignes el demi. De l'Egypte.

TÉNUIROSTRES. ois. Duméril emploie ce mol pour désigner, dans sa Zoologie analytique, plusieurs familles d'Oiseaux dont le bec est en général long el mince, flexible, peu dur el même souvent mou. L'une de ces familles appartient à son second ordre, les Passereaux, el l'autre au cinquième, les Ecliassiers.

TÉPALES. Tepala. bot. Le professeur Ue Candolle donne ce nom aux Verticilles qui, dans un grand nombre de plantes, entourent les étainines. Cette enveloppe, analogue soit aux pétales, soil aux sépales, est néanmoins de nature incertaine, quelquefoissimple, d'autres fois double; les botanistes l'ont appelée tantôt calice, tantôt corolle, ou calice le rang extérieur et corolle le rang intérieur, selon l'idée qu'ils se faisaient des caractères de ces organes. On a adopté anjourd'bui un nom neutre qui ne préjuge rien sur la nature douteuse de celle enveloppe, c'est celui de Périgone el le professeur De Candolle a nommé Tépales les pièces élémentaires libres ou soudées qui composent ce verlicille, par analogie avec les mots sépales et pétales. Les mêmes considérations, lesmêmes variations de formes, de soudures et de dégénérescences s'appliquent en effet au périgone comme aux autres enveloppes des étamines et des carpelles.

TEPESIA. bot. Gaerlner fîls (Carpologia, p. 72, lab. 192, fig. C) a érigé sous ce nom, en un genre nouveau de la famille des Rubiacées, une plante dont on ne connail que le fruit. Le calice est supère, à quatre dents inégales : deux opposées plus grandes, extérieures, dressées, courbées rn dedans; deux plus petites conni-

ventes, alternes avec les plus grandes, toutes un peu obtuses, bossues à la base, marquées d'un sillon médian, et persistantes. Le fruit est une baie infère, oblongue, quadriloculaire, couronnée par le calice, renfermant plusieurs graines nichées dans une pulpe, pourvues d'un albumen charnu et d'une radicule vague. Ce fruit ( nommé Tepesia dubia par l'Héritier), a été apporté du Chili.

TEPHIS. BOT. (Adanson.) F. Atrapbace.

TEPHRANTHUS. BOT. (Necker). Synonyme de Meborea, Aublet.

TÉPHRINE. MIN. Nom créé par De Laméllierie, et adopté par Cordier pour désigner une espèce de Lave feldspathique, provenant de la décomposition des Roches leucostiniques. Elle est grisâtre, rude au loucher, remplie de vacuoles et fusible en émail grisâtre ou verdâtre, picoté de noir ; la base des laves anciennes de Volvic, d'Audernach , de Radicofani, de Wilhelmahohe en sont des exemples très-distincts, ainsi que les laves récentes du Vésuve, de l'Etna, de la Guadeloupe, etc. La Roche leucostini(iue a dû tenir le milieu entre le Pétrosilexet l'Amphibole.

TÉPHRITE. Tephrilis. iNS. Genre de Diptères, delà famille des Alhéricères, tribu des Muscides. De petites Mouches dont les ailes sont généralement tachetées, et qu'elles haussent et abaissent presque continuellement dans le repos, et dont le corps est terminé dans les femelles par un tuyau écailleux, leur servant à déposer leurs œufs dans les semences des plantes, de divers fruits, et quelquefois encore sous l'épiderme de la tige de divers végétaux, ce qui occasionne souvent ensuite une excroissance ou galle, avaient paru à Degéer ( Mém. Insect., 6, p. 41 ) devoir former dans le genre Musca une famille propre. C'est avec ces mêmes Diptères que Latreille a composé le genre Teiihiilis, adopté par Fahricius, mais aux dépens duquel il en a élabli un autre, celui de Daviis, ne différant du précédent que par l'allongement de la palette des antennes. Quelques espèces du genre Sculophaga doivent être rapportées au premier. Dans la mélhode de Weigen, la dénomination générique de Tephrilis est supprimée. Quelques espèces forment le genre Orlalis, introduit par Fallen, et les autres celui de Trypela. En comparant les caractères qu'il leur assigne, on voit que le premier ne s'éloigne du second que par son hyposlome ou surbouche, et que par l'abdomen dépourvu dans les femelles de stylet ou d'oviducte saillant; du moins n'attribue-t-il ce signalement qu'aux Trypètes. Cetoviducte doit cependant exister dans les Ortalides, puisi|ue plusieurs de ces es|>èces (O. cerani, syiiyenesiœ) placent aussi leurs œufs dans des baies ou dans des semences; mais il peut être mou et retiré dans l'intérieur de l'abdomen. Quoi qu'il en soit, les Téphrites font partie d'une division des Muscides, nommée Carpomyzes; ils s'éloignent des Cèphaiies, des Sepsis et des Diopsis , à raison de leur corps et de leurs pattes beaucoup moins allongées. L'abdomen des femelles, composé de cinq anneaux, de même que celui des Ortalides, est terminé par un oviducte tubulaire, toujours saillant. La tête vue en dessus est plutôt transverse que longitudinale, ce (pii les dislingue des Tétanops.

L'abdomen des Plalyslomes, autre genre de la même division, ne présente en dehors que quatre segments. Meigen mentionne soixante-trois espèces de Trypètes ou Téphrites.

TÉPBRiTE DE LA Barbare. A/MSca>4/(;K!,Deg. , Ins., 0, p. -52, pi. 2, lîg. 6, 14. Le corps est d'un vert Jaunâtre, parsemé de poils roides et unis. L'extrémité de l'écusson offre un point de cette couleur; on en voit d'autres sur l'abdomen, disposés sur quatre lignes longitudinales. Les ailes ont quatre bandes transverses, d'un brun clair. La larière forme un tuyau conique, tronqué au bout, servant de fourreau à un autre tuyau , mais mou, transparent, cylindrique, emboîtant lui-même un autre tube ayant plus de roideur, terminé en pointe et qui doit être l'oviducte proprement dit. L'abdomen du mâle est arrondi à son extrémité, et son dernier anneau est deux fois plus grand que le précédent. C'est dans les graines des fleurs de la Bardane que ces Insectes, que l'on voit souvent rôder autour d'elles en grand nombre et en balançant continuellement leurs ailes, placent leurs œufs. Les larves rongent l'intérieur de ces graines. Elles sont ovales, garanties par un derme coriace, d'un blanc jaunâtre et luisant, rases, avec la partie antérieure du corps conique; la tête est de figure variable armée d'un instrument écailleux, en forme de crochet noir, rétractile, et au moyen duquel elles rongent la pulpe séminale. L'extrémité opposée du corps est comme tronquée et aplatie au bout; on y aperçoit une grande tache, d'un jaune d'ocre, sur laquelle sont lieux points bruns, formés parles stigmales postérieurs. C'est dans ces mêmes graines, et vers la fin d'août, que CCS larves se convertissent en nymphes. Leur dernière transformation n'a lieu que dans le mois de juin de l'année suivante.

TÉPHRITE DO Chardon. 7'e/)/iW/(iCac</Mî,L.,Réaum., Insecl., 3, pi. 45, fig. 12, 10. Celte espèce est d'un noir luisant, avec une ligne de chaque côté du thorax, l'écusson et les pattes sont jaunes. Les ailes ont une bande brune en zigzag. La femelle pique les tiges du Chardon hémorrhoïdal, pour y enfoncer ses œufs; il y naît une galle servant d'habitation et d'aliment à la larve.

L'insecte t\u\ attaque communément les Olives, VOscinis Oleœ de Fabricius, offre tous les caractères des Téphrites; seulement la paletle de.s antennes est proportionnellement plus allongée, ce qui rapproche cet Insecte des Daciis. Le corps est rougeàlre, avec une grande partie du dessus du thorax et deux rangées de taches noirâtres sur l'abdomen, L'écusson et les pieds sont jaunâtres.

TÉPHRITE. MIN. (Pline.) Pierre présumée volcanique, dont la couleur était le gris de cendre.

TÉPHRITITES. iNS. L'une des divisions de la famille des Musciens, dans l'ordre des insectes Diptères; elle comprend les genres Dacus et Tephrilis et se distingue de toutes les autres de la famille, par la présence d'une poinle au bord extérieur des ailes; les femelles ont en outre l'oviducte saillant et tronqué.

TÉPIIRODES. BOT. L'une des sections introduites par De Caudolle dans le genre Vernonia, de la famille des Synanihérées.

TÉPIIROITE. MIN. Nom donné par Breilhaupt h un

Minéral compacte, à cassure imparfailemenl conchoïde, ayant une couleur gris de cendre et un éclat tirant sur l'Adamantin. Il est plus dur que la Chaux phosphatée et moins que le Feldspalh. Sa pesanteur spécitique est de 4,10; il fond au chalumeau en une scorie noire. On le trouve dans la mine de Sparta, aux Étals-Unis, avec la Francklinite et le Zinc oxydé rouge. Breilhauptlui trouve quelque ressenihlance extérieure avec l'Argent muriaté.

TÉPHROSÉRIDES. dot. De Candolle a nommé ainsi une section du genre Senecio, de la famille des Synanthérées.

TÉPHROSIE. Tephiosia. bot. Genre delà famille des Légumineuses, tribu des Lolées, élabli par Persoon aux dépens de plusieurs Galega exotiques. Caractères : calice dépourvu de bractées, à cinq dénis presque égales; corolle papilionacée, dont l'étendard est grand, arrondi, soyeux et puhescent au côté externe, réfléchi; les ailes adhérentes à la carène obtuse; élamines tantôt monadelphes, tantôt diadelphes : le filet supérieur est (|iielquefois à demi soudé; style filiforme, terminé par un stigmate; gousse ordinairement sessile, comprimée, plane, linéaire, polysperme, à valves planes et à graines comprimées. De Candolle a élabli quatre sections dans ce genre ((ui a pour synonyme le Needhamia de Scopoli ; et il leur a donné des noms qui avaient autrefois servi à désigner des genres distincts du Galega. La première est nommée Mundiilca , et se compose de quelques espèces de l'Inde orientale, qui étaient placées dans les Robinia par Roxburgh. La seconde section se rapporte au genre B//««OM/a deNecker; elle est formée d'un petit nombre d'espèces de l'Amérique septentrionale. La troisième, sous le nom de Ciaccoides, renferme quatre espèces de l'Amérique méridionale et des Antilles. La quatrième , à laquelle De Candolle a conservé le nom de Reineria, imposé par Mœnch à une espèce qu'il considérait comme type d'un genre particulier, se compose d'un grand nombre d'espèces (environ quarante) qui habitent les diverses contrées chaudes du globe; ainsi on en trouve dans l'Inde orientale, l'Afrique et l'Amérique méridionale. A Ceyian, le Tephrosia ou Galega tincloria sert à préparer de l'Indigo, et on le connaît sous le nom vulgaire d'Anil, qui est aussi donné à Vliuliijofeia tincloria. Une espèce des environs de Popayan, dans l'Amérique méridionale, est employée par les habitants en guise de Séné ; aussi Kunth l'a-t-il nommée 7\'i>liiosia Senna. En outre des quatre sections qui viennent d'être mentionnées, De Candolle a rejeté à la fin, comme trop peu connues, une vingtaine d'espèces pour la plupart décrites sous le nom de Galega. Les Téphrosies sont en général des plantes frutescentes ou herbacées, munies de stipules libres et lancéolées, de feuilles imparipinnées, et de fleurs blanches ou rouges, disposées en grappes axillaires.

Le genre Kiesera, récemment établi par Reinwaidt et Hornschuch, paraît devoir rentrer dans le Tephrosia.

TÉPION. BOT. Adauson avait formé sous ce nom un genre désigné autrefois par Vaillant sous le nom de Ceralopetaloides, et que Linné a réuni au genre f^erlesina.

lu uu;t. des sciEPiciis nai.

TÉRAMNÉ. Teramnus. bot. Patrick Browne (Hist. Juin., 290) a établi sous ce nom un genre de la famille des Légumineuses, qui a été adopté par Swartz, et ainsi caractérisé : calice à deux lèvres ; la supérieure plus longue, bifide, l'inférieure partagée profondément en trois lobes aigus; corolle papilionacée, dont la carène j est très-petite, cachée par le calice; étaniines monadelphes, dont cinq stériles; stigmate en tête, sessile au sommet de l'ovaire ; gousse linéaire, comprimée et polysperme. Ce genre a été placé par De Candolle dans la tribu des Phaséolées.

TÉRAMPiÉ GRIMPANT. Terainnus volubilis, Dolichos micinatiis, Un. fih. Sous arbrisseau, ù rameaux volubiles, un peu anguleux, à feuilles trifoliées, et à fleurs petites, rougeâtres, formant des grappes axillaires, l>lus longues que la feuille. Des Antilles.

TERANA. BOT. (Cliaiiipignons.) Adanson a établi sous ce nom un genre qui comprend plusieurs Âgarivus de Micheli, et particulièrement ceux figurés pi. G6, fig. 0 et 7, qui sont des Thelepliora, et qui, d'après sa descriplion, paraissent être les Thelepliora cœrulea et t'erriiginea de Persoon.

TERAPON. POIS. y. Esclave et Perche.

TERASPIC. BOT. Synonyme vulgaire de Thlaspi.

TÉRATODE. Teratodes. ins. Orlhoptères; genre de la famille des Acridiens, institué par Itriillé et que l'on peut facilement distinguer aux antennes dont tous les articles sont d'une longueur à peu près uniforme : ces antennes courtes et épaisses, le grand développement du corselet qui s'élève en forme de capuchon et se prolonge au-dessus des élylres, la figure de ces élytrcs qui sont tout au plus de la longueur de l'abdomen, etc., sont des caractères qui ne permettent pas de confondre les Teratodes avec les Criquets. Le type du genre nouveau est le TÉRATODE DES MONTAGNES, Teratodes monticollis; Grillas monticollis, Gray in Griffilh's anim. kingd., vol. xv, p. 215, pi. C4.

TERCINE. BOT. Nom donné par les botanistes physiologistes à une membrane qui succède à la nucelle et forme en quelque sorte un troisième sac qui, bientôt, se fond et s'évanouit sans que l'on en retrouve la moindre trace, ou bien s'applique contre la surface inlerne de la secondine, autre membrane à laquelle il se soude visiblement.

TERCOL ET TERCOO. ois. Noms souvent employés au lieu de Torcol. y. ce mot.

TÉRÉBELLAIRE. 7'erebellaria. roLYP. Genre de l'ordre des Willéporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : polypier fossile, dendroïde, à rameaux cylindriques, épars, contournés en spirale de gauche à droite ou de droite à gauche, indifféremment; pores saillants, presque lubuleux, nombreux, situés en quinconce, plus ou moins inclinés suivant leur position sur la sphère. Ce genre de Polypiers fossiles, établi par Lamouroux, est un des mieux caractérisés de ceux qui se trouvent aux environs de Caen. On ne peut le confondre avec les Spiropores; ceux-ci ont leurs pores seulement contournés en spirale, et sur une seule rangée; dans les Térébellaires, c'est la substance du Polypier qui semble tournée sur son axe, et chaque tour forme un bourrelet

saillant Inférieurement. On ne peut mieux comparer celle struclure, pour l'apparence, <|u'à la spire de cer- Inines coquilles lurriculées, nolammenl aux Turrilelles imbriiiuées el imbricalaires; seulement on conçoit que dans le Polypier l'accroissement s'est fait par la pointe et même par la surface. On peut s'assurer de cette siructure, non -seulement en examinant des échantillons où existent des rameaux qui commençaient à se former, mais encore en sciant ou en usant une brandie sur sa longueur. Toute la surface des Térébellaires rsl couverte de petits pores faciles à distinguer à l'œil nu, disposés régulièrement en quinconce et très-voisins les uns des autres. Ces pores, étudiés sur des échantillons bien conservés, présentent une disposition fort singulière : en dessous du petit bourrelet formé par la saillie des tours de spire, les pores sont plus serrés que partout ailleurs; ils ne sont point saillants, et leur ouverture est béante; sur la convexité du bourrelet, les pores sont tubuleux, saillants et ouverts; enfin, sur la l)ortion inclinée de la spire, jusqu'au bourrelet du tour de spire qui succède, les pores bien évidents sont bouchés par un opercule. Quelque bizarre que puisse paraître une pareille structure, ce n'est point une illusion, on peut en constater sur un grand nombre d'échantillons; les porcs tubuleux du bourrelet sont souvent cassés, les autres presque toujours bien distincts. Les Térébellaires naissent d'un petit empâtement; la lige, courte, plus grosse que les branches, et proportionnée pour la grosseur au nombre de celles-ci, se ramifie beaucoup dans l'une des espèces et peu dan.s l'autre; c'est la seule difféience essentielle, el il n'y aurait nul inconvénient à les réunir. Lamouroux les sépare l'inie sous le nom de Terebellan'a ramosissima, et l'autre sous celui de T. antilope.

TÉRÉBELLE. Terebella. amnél. Ce genre, établi originairement par Linné, a subi de nombreux changements dont les principaux sont dus à Savigny. Ce savant admet le genre Térébelle en le restreignant aux espèces qui ont pour caractères distinctifs : bouche semi-inférieure; tentacules très-longs, entièrement découverts; six, quatre ou deux branchies complètement libres, supérieures, arbusculiformes, à subdivisions nombreuses ; premier segment dépourvu de soies et sans disque operculaire. Ce genre appartient dans la classification de Savigny (Ouvr. d'Egypte, in-fol., Syst. des Annél., p. G9 et 83) à l'ordre des Serpulées et à la famille des Amphylrites. H se distingue des autres genres de cette famille par des caiactères assez tranchés; ainsi il diffère des Serpules, des Sabelles et des Hermelles, parce <|u'elles ont des lames ventrales d'une seule sorte, portant toutes des soies à crochets, et parce qu'elles sont pourvues de longs tentacules. Elles partagent ces caractères avec les Amphictènes; mais ce qui les en éloigne, c'est la position semi-inférieure de leur bouche, leurs tentacules découverts à la base , et l'absence de soies au premier segment qui n'offre pas d'opercule. D'autres caractères différentiels se font encore reconnaître en étudiant avec plus de soin l'organisation extérieure des espèces de ce genre. Leur corps allongé, fuselé ou ventru, est garni par dessous d'une large bandelette charnue, qui s'étend du

second segment au quatorzième où elle se termine en pointe; il est ensuite prolongé après le dix-huitième el le vingtième segmenl en une queue cylindrique, dirigée en arrière et composée d'anneaux très-nombreux; les trois ou (lualre derniers anneaux forment un tube court, replié en dessous et terminé par un anus plissé et circulaire. La bouche, pres(iue exactement antérieure, présente deuxlèvres lransverses,dont la supérieure est large, avancée, voûlée et surmontée de nombreux tentacules, el dont l'inférieure est étroite et plissée en travers. Les tentacules qu'on voit insérés autour de la lèvre supérieure sont inégaux, la plupart longs, filiformes, striés circulairemenl, très-extensibles, marqués en dessous d'un sillon, frisés sur les bords et rendus visqueux et préhensiles par de fines aspérités. Les pieds ou appendices des trois premiers segments sont nuls ou anomaux; ainsi, dans le premier segmenl, ils consislent en deux filets inférieurs, demicirculaires, contigus à leur base, écarlés à leur sommet et tournés en devant; ceux du second sont absolument nuls, et les appendices du troisième consistent en deux feuillels inférieurs, écarlés dès leur base, semblables d'ailleurs aux précédents. Les pieds du quatrième segment et de ceux qui suivent sont conformés à l'ordinaire et de trois sortes : 1» les premiers pieds ont une rame dorsale pourvue de soies subulées, mais pas de rame ventrale ni soies à crochets ; 2» les deuxièmes pieds et les suivants, jusques et compris les dixseptièmes et même les dix-neuvièmes, sont à rame dorsale pourvue d'un faisceau de soies subulées et à rame ventrale en forme de mamelon transverse, armée d'un double rang de soies à crochets; 5» les dix-huitième, vingtième pieds, el les suivants, compris la dernière paire, manquent de rame dorsale, mais en ont une centrale, garnie comme les précédents d'un double rang de soies à crochets. Les pieds des trois derniers segments sont presque imperceptibles; toutes les soies subulées sont tournées en dchois et terminées simplement en pointe. Quant aux soies à crochets, elles sont courtes et minces, étranglées vers leur sommet qui est relevé, arrondi en dessus et découpé par dessous en quatre dénis. Les branchies, au nombre de six, de quatre ou de deux, sont complètement supérieures et insérées sur les deuxième, troisième et quatrième segments, près de la base des appendices, quand ceux-ci existent : elles consistent en aulant d'arbuscules délicals, plus ou moins touffus. Les Térébellcs construisent des fourreaux ouverts antérieurement, presque fermés en arrière, membraneux el peu solides; elles les entourent de fragments de coquilles ou de grains de sable, et se tiennent dans leur intérieur.

Savigny a parlagé le genre Térébelle en trois tribus.

-f- Lèvre supérieure non dilatée en deux lobes. Appendices des premier et troisième segments formant ensemble quatre lobes latéraux dirigés en avant. Dranchies au nombre de trois paires, ramifiées dès leur base, insérées aux deuxième, troisième et quatrième segments.

Térébelle coqcillière. Terebella conchilega, de Linné el de Cuvier, qui est la même espèce que le A'ereia conchileya, de Pallas. Des côtes de l'Océan.

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