‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 39 sur 119 · T 1', IV · texte numérisé non relu

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de Linné, se dislinf;ue par l'absence du disque, par un ovaire à une seule loge conleiian[ deux ovules pendants. Le fruit est driipacé et monosperme. ^oCo^vrsARACÉES, K. Brown.

Fleurs en général hermaphrodites; élamines monadelphes par la base de leurs filets; point de disque; ovaires au nombre de cinq, rarement réduit à un seul, contenant chacun deux ovules collatéraux et ascendants; capsules monospermes, une ù cinq, souvent déhiscentes par une fente longitudinale. Genres : Cnestis, Juss.; Boiirea, Aubl.; Connants, L.

50 Spondiacées, Kunlh.

Fleurs souvent unisexuées; élamines libres; disque annulaire; ovaire sessile, à cin(| loges contenant chacune un ovule pendant de leur angle interne. Drupe contenant un noyau à deux ou cinq loges. Genres : Spondias, L.; Poupartia, Comm.

La famille des Térébinlhacées a de très-grands rapports avec plusieurs autres familles, et entre autres avec les Légumineuses, les Rosacées, les Rhamnées et les Rutacées. Elle diffère des deux premières par l'absence des stipules, des Rhamnées par leur ovaire constamment libre et leurs élamines alternes et non opposées aux pétales, et des Rutacées par leur embryon dépourvu d'endosperme.

TÉRÉBINTHE bot. Espèce du genre Pistachier. Le mol Teiebinthus avait été adopté de préférence par Tournefort, pour désigner le genre Pistacia.

TEREBRA. MOU,, r. Vis.

TÉRÉBRAKS. Terebrantia. ins. Latreille a établi sons ce nom une grande section de l'ordre des Hyménoptères, comprenant tous ceux de ces insectes dont les femelles sont pouivues d'une tarière. Celte section est partagée en deux familles, les Porte-Scies et les Pupivores. K. ces mois.

TEREBRARIA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Sessé, a été réuni au genre Langeiia de Vahl, qui ne constitue plus qu'une section du genre Guettanla.

TÉRÉBRATDLE. Teiebralula. conçu. Les Coquilles qui constituent ce genre, existent en immense quantité dans les couches de la terre; on les observe dans des terrains très-anciens. Elles sont les premiers mollusques dont on retrouve les traces; et, depuis l'époque la plus reculée, on voit des Térébratules dans toutes les formations marines se succéder d'âge en âge, avec une abondance extrême. Dans un si grand nombre d'objets qui ne forment cependant qu'une famille naturelle, on a observé des formes, des accidents particuliers dans un certain nombre d'espèces, d'où ont pris naissance plusieurs genres; la plupart d'entre eux, formés d'après des caractères de peu d'importance ou variables, ne peuvent supporter un examen approfondi; tel est, par exemple, le genre Spirifer qui, caractérisé surtout par les spirales qu'il renferme, contient, d'après ce caractère seul, employé d'une manière exclusive, des Térébratules et des Produclus. Si, d'un autre côté, on étudie les genres Magas, Strygocéphale, Pentamère et Produclus, on ne leur trouve pas véritablement de caractères sufiSsanlsj peut-être devrait-on y joindre encore le genre Strophomène, de RafiSnesque qui,d'apris lui aurait une valve adhérente, ce que

l'on a peine à croire dans une Coquille de cette forme et de cette structure. Le genre iMagas, de Sowerby, ne diffère que par les osselets de l'intérieur qui se simplifient el tendent à disparaître; le Slrigocéphale de Defrance a, au contraire, ces osselets très réguliers et fort développés, un grand appendice médian de la valve supérieure se bifurque à son exlrémilé, el cette bifurcation est reçue sur une lame saillante et médiane de la valve inférieure. Le Penlamère, Sovv., est divisé dans la valve inférieure par une grande cloison médiane, el dans la supérieure par deux cloisons latérales, de sorte que, lors<iue l'on vient à casser celle Coquille fossile, la séparation se faisant dans l'endroit des cloisons, on la partage facilement en cinq morceaux deux pour la valve inférieure el trois pour la supélieure. Les Produclus, Sow., se distinguent plus neltement des Téréhratules en ce qu'ils n'ont aucune ouverture soit au crochet de la valve inférieure, soit audessous de lui, de sorte que l'on peut les regarder comme des Coquilles libres, ce qui les sépare des Térébratules proprement dites qui, toutes, sont adhérentes par un pédicule ligamenteux.

Dans les classiticalions les plus nouvelles, on a cherché à établir des groupes d'espèces, et pour cela Blainville, dans sa Malacologie, et Rang, dans son Manuel de Conchyliologie, se sont servis des genres établis pour en faire autant de groupes. On a dû observer que ces genres reposaient sur la forme de l'appareil apophysaire de l'intérieur et ses diverses moditïcalions. Blainville, a proposé des divisions reposant sur ces mêmes caractères, et il n'a pu les établir que pour les espèces vivantes, de sorte que l'immense quantité des espèces fossiles, ne peut être admise dans ces groupes que par une analogie qui souvent peut tromper. Quand on observe l'appareil apophysaire d'un assez grand nombre d'espèces vivantes de Térébralules, on le voit varier pour chaque espèce, mais on le trouve d'une grande constance dans les individus de même espèce, ce qui donne la conviction que c'est un moyen infaillible de distinguer les espèces; mais aussi ce moyen est mauvais pour établir des divisions dans l'universalité du genre, puisque, pour les espèces fossiles, il sera toujours impossible d'en faire l'application.

Deux grandes sections se présentent sur un caractère qui paraît avoir assez de valeur pour servir à l'établissement de deux genres voisins ou de deux sousgenres; les Térébralules qui toutes sont percées, et les Produclus qui ne le sont pas. Les vrais Produclus, peu nombreux en espèces, ne sont susceptibles d'aucune division; il n'en est pas de même des Térébratules, elles se partagent en deux grandes sections, celles qui sont percées au sommet de la valve inférieure et celles qui ont une fente triangulaire au-dessous du crochet de la valve inférieure, crochet qui est toujours entier. Deux divisions se présentent encore dans les espèces à crochet perforé au sommet : 1» pour celles qui ont une petite pièce triangulaire qui complète le trou du crochet et descend jusqu'au bord cardinal; 2" pour celles qui ont le crochet percé, mais toujours dépourvu de cette pièce. La seconde grande division , celle des espèces à ouverture triangulaire, pourrait éti e également

divisée en deux d'apit-s la foiiiie du liord cardinal, laiilôl dioil, lanlôt arqué; enfin, toutes ces divisions pourraient encore en subir d'autres sur des caractères extérieurs, tels que les stries, les côtes , les plis, etc., pour rendre plus facile la détermination des espèces. L'immense quantité de Térébratules fossiles répandues dans les divers terrains du Rlobe, la constance de quelques espèces à certains étages de ces terrains, les peuvent rendre d'une grande utilité pour leur élude et leur détermination certaine, comme cela a pu avoir lieu pour queli|ues espèces de Grypbées; mais, pour faire cette heureuse application de cette partie de la zoologie à la géologie, il manque une bonne monogr^iphie de ce genre, monograpliie qui, pour la bien faire, présentera une foule de difficultés que l'on surmontera avec d'autant plus de peine que les espèces, étant trèsnombreuses, passent insensiblement de l'une à l'autre, et que l'on n'a point encore trouvé de principes à l'aide desquels on pourrait les circonscrire.

t Espèces dont la grande valve est percée.

lo Ouverture du crochet arrondie.

A. One ou deux pièces triangulaires au crochet de la grande valve.

Tèeéebatcle bossue. Terebratula dorsata, Lamk., Anim. sans vert., t. vi, p. 240, w^-., Anomia dorsata, L., Gmel., p. 5348; Chemnilz, Conch., t. vm, tab. 78, fig. 710,711; Encycl., pi. 242, fig. 1,a, b, c, d. Coquille assez commune dans les collections. L'ouverture du crochet est fort grande, et complétée supérieurement par deux petites pièces triangulaires, qui souvent sont disjointes dans la partie médiane de la coquille. On la trouve au détroit de Magellan, d'après Lamarck.

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