BANDES
Tétras Gelinote a io\goe queoe. Telrao pliasianelliis, L. Parties supérieures brunâtres, tachetées de blanc sur les côtés du cou et les tectrices alaires; un large lr:iit blanc entre le bec et l'oeil ; yeux surmontés d'un espace nu, rouge; parties inférieures d'un brun châtain; rectrices fortement élagées, chargées de taches ocellées blanches; les deux intermédiaires surpassent de beaucoup les latérales. Dessus des pieds couvert jusqu'aux doigts, d'un duvet brunâtre; bec noir. Du nord de l'Amérique.
Tétras Gelinote bdet. r. Tétras de la baie d'Hodson.
Tétras Gelinote des plaines. Telrao Uropliasiunus, Douglas. Parties supérieures d'un gris brunâtre, ondulé de ferrugineux et de noir; haut de la poitrine et abdomen noirs; bas de la poitrine blanc, avec un trait noir au milieu de chaque plume; plumes des côtés du cou allongées et linéaires; queue en forme de coin, à rectrices rigides et aiguÊs. La femelle est d'un gris brunâtre, ondulé de blanc et de noir; abdomen et poitrine blancs, rayés de noir. Amérique septentrionale.
TétrasGelinote ROUGE. ^'.TétrasGelinote d'Ecosse.
Tétras Gelinote de Sabine. Telrao Sabiiti, Dougl. Plumage roux, marqué de noir; des taches cordiforines, d'un jaune ferrugineux, sur le dos; nuque et ailes linéolées de fauve; ventre blanc, rayé de noir; rectrices rayées et terminées de brun. Du nord-ouest de l'Amérique.
Tétras Gelinote des sables. F. Ganga des sables.
Tétras Gelinote des Saules. Telrao Saliceti , Temm. /•'. Tétras de la baie o'Hudson.
Tétras Gelinote du Sénégal. /'. Ganga namaquois.
Tétras Gelinote tacheté, f^. Tétras Gelinote de
LA BAIE d'HuDSON.
Tétras grosse Gelinote du Canada. ('■ Tétras Gelinote A FRAISE.
Tétras-Gelinote pbasianelle. (\ Tétras a longue
QOEOE.
Tétras hybride. f\ Tétras Uakkelban.
Tétras hypercoué. Tclruo Istandorum, tahav. Il esl 011 hiver, loul hlanc, avec une hanile noire, Irès-larije (le côlé, à la face, sons les yeiix; au-dessus esl un espace nu terminé par une pelile inenihrane tlenlelée; les qualre reclrices inlei niédiaires ont l'origine de leur lige brune; bec noirâtre, avec la pointe brune; ongles totalement recouvei ts par les plumes. Dans le plumage d'été, le front, la tète et le cou sont marqués de zigzags noirs et roux; le dos, le croupion, les qualre reclrices intermédiaires, les lectrices caudales, les épaules, la partie inférieure du devant du cou, la poitrine, les Hancs et les plumes des cuisses sont trèsfinement rayés et variés de noir et de roux, de façon cependant que celle dernière nuance prédomine ; chaque plume est terminée de noir, avec une fine pointe lilanclie; le milieu du ventre, l'abdomen, les rémiges et les pieds sont d'un blanc pur, avec la lige des plumes noire. La femelle n'a point de bande noire sur la face, elle est en partie remplacée i)ar une bande blanche. Du reste, elle est fort sujette à varier. Taille, treize pouces. En Islande.
Tétras intermédiaire. F. Tétras Rakkelban.
Têtras-Lagopèdé l'TARMiGArî. Teliuo lago/JHS, L.; Telrao ul/iiitus, Nils.; Teliao riipeslris, Gmel,; Allagas blanc, Buff., pi. enl. 1-29 et 49^. Plumage blanc; une bande noire qui part de l'angle du bec et traverse l'œil; sourcils rouges, terminés par une petite membrane dentée; reclrices latérales noires, terminées de blanc; queue com|)Osée de dix -huit reclrices; bec faible, comprimé vers la pointe, et noir; pieds et doigls couverts de plumes laineuses blanches; ongles crochus, subulés et noirs. Taille, quatorze pouces. La femelle n'a point de bandes noires sur les yeux. En plumage d'été, le mâle a les parties supérieures d'un cendré roux, varié de nombreux zigzags noirs; les yeux traversés par une bande noire; la gorge blanche, tachetée de noir; la poitrine et les Bancs variés de noir, de roux et de blanchâtre; le venlre, l'abdomen, les lectrices subcaudales, les ailes et les pieds entièrement blancs. La femelle a les parties supérieures assez régulièrement rayées de roux et de noir; comme dans le plumage d'été, elle est privée de la bande oculaire noire; le milieu du ventre, les ailes et les pieds sont blancs. Le jeune est finement rayé de roux, de cendré et de noir. Au printemps comme en automne le plumage des adultes esl presque toujours varié d'un nombre plus ou moins grand de plumes blanches. Le Lagopède Ptarniigan habile les régions montagneuses et élevées de l'Europe et de l'Amérique. On le trouve en grand nombre en Suisse < t dans les Alpes; il s'y nourrit de jeunes plantes, de bourgeons, de fruits et de graines; il conslruil son nid au milieu de la mousse; la poule esl de dix à quinze œufs d'un jaune rougeàtre, tacheté de noirâtre. Quoi(iue cet Oiseau paraisse peu sensible au froid, on le voit néanmoins pendant l'hiver quitter le sommet des montagnes pour venir s'abriter dans les vallées : il s'y rend par troupes assez nombreuses. Son vol est bas, incerlain et peu prolongé. La vie sauvage lui donne un air slupide; du reste il faut encore user d'adresse pour l'approcher à la portée du fusil; aussi les chasseurs qui recherchent ce gibier
t.ont-ils souvent plus heureux dans les pièges (ju'ils lui tendent.
Tétras moteb. A'. Tétras Rakkeld.w.
Tétras a qdede fubrcrue. ^. Tétras Birkban.
Tétras Rarkelha»!. 7'e// ao wie(/ms, Meyer; Telrao /;r6;;V/M.«, Sparman; 7'etiao inleniietliiis, LangsdorfF. Tête, cou et poitrine noirs, à reflets bronzés et pourprés; sourcils rouges; dos et croupion d'un noir lustré, parsemé de très-petits points et de zigzags cendrés et bruns; venlre noir; abdomen et flancs variés de grandes taches blanches. Taille, deux pieds et qualre pouces. Habile le nord de l'Europe.
TETRASrORA. BOT. (Ulvacées.) Nom donné par Link à un genre formé aux dépens des Ulves, qui a été admis par Agardh. Il comprend des espèces membraneuses, tnbuleuses, gélatineuses, dans lesquelles on a observé que les sporules sont groupées qualre par qualre. Telles sont les Ulra lubiica, //elaiiiiosa et ijlindiica. Ces plantes croissent dans les eaux douces stagnantes. 1^. Ulve.
TÉTRASTEMON. bot. L'une des sections du genre Tétrazygie. y . ce mot.
TÉTRASTYLE. Teliastyliis. bot. C'est-à-dire portant (|ualre styles.
TETRATENILiM. BOT. Section du genre Heiacleuiii, de Linné, y. Berce.
TÉTKATIIÈQUE. Tetrallieca. bot. Genre de l'Oclandrie Monogynie, L., établi par Smilh (Nov.-HolL, 1, lab. 2), placé d'abord dans la famille des Polygalées, puis réuni par R. Brown à sa petite famille des Tréinandrées. Il esl essentiellement caractérisé par un calice persistant, à qualre sépales presque égaux; une corolle à qualre pétales; quatre élamines à anthères quadriloculaires; un ovaire ovoïde, surmonté d'un style; une capsule biloculaire, bivalve, renfermant une à deux graines dans chaque loge.
Tétratbèqiie velue. Teiraiheca cillosa , Labill. NoE.-HolL, 1, p. 93. lab. 122. Petit arbrisseau qui a le port de certaines Bruyères, à liges droites, nombreuses, grêles, à feuilles alternes, épaisses ou rapprochées en verticilles. Les Heurs sont rouges solitaires, pédonculées, axillaires, munies d'une très-petite bradée suhulée, les divisions du calice sont obrondes, aiguës, garnies intérieurement de poils glanduleux, ainsi que l'ovaire. De la terre de Diemen.
TÉTRATHYLACIER. Tetrathylacium. bot. Genre delà famille des Violariées, instilué par Poppig,qui lui assigne pour caractères ; calice à cinq divisions inégales, persistant; corolle bypogyne, urcéolée, renflée à la base, létragone, quadrifide, à lobes égaux, couverts de soies à la partie inférieure interne; trois élamines attachées à la corolle et alternes avec ses divisions; filaments plans, portant à leur sommet des anthères à deux loges introrses et longitudinalemeut déhiscentes; ovaire snpère,unilocula ire; ovules répartis en quatie trophospermes pariétaux; style presque nul, terminé par ([uatre stigmates, très-courts, coniques, dressés et cohérents. Le fruit consiste en une baie coriace, apiculée, pulpeuse intérieurement, à une loge renfermant plusieurs semences subglobuleuses; embryon dressé, orlholrope dans un axe d'albumen chai nu.
Tétratbylacier dd Bbésii,. Tetrallo'lacium Brusilietise, Popp. C'est un pelil arbre à feuilles alternes, péliolées, elliptkiues ou oblongiies, bordées de dentelures en scie, fort apparentes et relevées. Les fleurs sont disposées en corymbes pendants au tronc ou aux branches et quelquefois même aux aisselles des feuilles.
TËTRATIIYLAX. bot. Le genre proposé sous ce nom par Don, dans la famille des Goodénoviées, n'a été admis que comme section du genre Goodenia.
TÉTRATOME. Teliatoma. ws. Genre de Coléoptères bétéromèrcs de la famille des Taxicornes , tribu des Diapériales, distingué par les caractères suivants: antennes insérées à nu, terminées en une grosse massue ovalaire, formée par les quatre derniers articles. Corps ovoïde. Dernier article des palpes maxillaires plus grand que le précédent, presque en forme de triangle renversé. Jambes sans épines ; tous les articles des tarses entiers. Ce genre se compose d'un petit nomiire d'espèces que l'on trouve dans les Champignons; elles sont toutes de petite taille.
TÉTRATOME DES CHAMPIGNONS. Tetraloiua FuiigoruiH, Fab. Il est fauve, avec la massue des antennes el la tête, la bouche exceptée, noires. Les élytres sont d'un noir bleuâtre et vaguement pointillées.
TÉTRATOME DE Desmarest. Tetialoiiia Desmaieslii. Il est d'un vert cuivreux en dessus. Les premiers articles des antennes, la poitrine et les pattes sont fauves. Cette seconde espèce a été trouvée aux environs de Paris dans le mois de décembre.
TÉTRAZYGIE. Tetrazygia. bot. Genre de la famille des Mélaslomacées, établi par Richard père dans soji herbier et publié par De Candolle (Prodr. S/st. fegel., 3, pag. Mi) qui le caractérise ainsi ; calice ayant le lube urcéolé, le limbe débordant l'ovaire, persistant et à quatie dénis courtes; corolle à quatre pétales obovalves; quatre à huit étamines égales, à anthères linéaires, obtuses à la base, munies d'un pore au sommet; ovaire glabre, portant un style grêle et un stigmate punctifoime; baie capsulaire à quatre loges renfermant un nombre considérable de graines anguleuses, cunéiformes, luisantes, mar(iuées d'un hile linéaire. Ce genre se compose d'arbrisseaux indigènes des Antilles, à feuilles ovales ou oblongues, trinervées, discolores, blanchâtres, rougeâtres ou couvertes d'une poussière écailleuse en dessous , à fleurs blanches, disposées en panicules ou en corymbes. Les espèces sont au nombre de cinq, distribuées en deux sections. La première, sous le nom de Tetiastemon, est caractérisée par ses quatre élamines, et ne contient que le Teliazygia letiaii- U>a , DC. , ou Metasloiita tetiandia de Swartz. La seconde, nommée Oclosemon, à cause de ses huit étamines, contient quatre espèces, savoir : 1° Tetrazygia discolor, ou fllelasloma discolor, L., Jacq., Amer., lab. 84; 2» Tetrazygia elœagnoides , ou Melastoma etceagnoides, Swartz, Vahl, Icon. PI. Amer., 2, tab. -'8; 5» Tetrazygia angustifolia ou Melastoma angmli/olia, Swartz, Vahl, loc. cit.,ô, tab. 20; 4" Tetrazygia crotoiti/'olia ou Melastoma crolonifulia de l'Encyclopédie.
TÉTRICE. Tetrix. ms. Genre d'Orthoptères, de la famille des Sauteurs, tribu des Acridiens. Deux divi-
sions du genre Gryllim, de Liimé : la seconde (Biilla) et la cini|uième (tocws/a), composent dans la méthode (le Geoffroy le genre Acrydiuui, dénomination presque identique avec celle A'Aerida, donnée par le précédent au genre Tiii.talis de Fabricius. Celui-ci en forma un nouveau avec certaines espèces de Criquets (les deux dernières de Geoffroy et quel(|ues autres), remarquables par le prolongement postérieur el sculelliforme du corselet. Ce furent ses Acrydium ; i\ eompril les aulres espèces dans le genre Grylliia. Ne voulant pas l'imiter dans ce bouleversement de noms, el adoptant cependant les deux coupes génériques, Lalreille a appelé Tetrix la première , ou celle li' Acrydium de ce savant. Des antennes filiformes n'ayant que treize à (luatorzc articles; préslernum recevant dans une cavité une grande partie de dessous de la tête; lèvre quadrilide; tarses n'offrant |)oint entre les crochets de pelotte; corselet prolongé postérieurement en forme de grand écusson; élyties très-petiles, en foi me d'écaillés : tel esl le signalement de ce genre , qui se compose de petites espèces répandues dans les deux mondes, et dont la synonymie a élé en partie débrouillée par Lepellctier elServilIc, dans l'Encyclopédie méthodique, à l'article Tetrix, ainsi que dans un travail qu'ils n'ont point connu, celui de Zelterstedl sur les Orthoptères de la Suède, et reproduit dans la Faune des Insectes de Laponie. Il divise ce genre en deux sections, selon que le corps est étroit, allongé, ou simplement oblong, et que le prolongement postérieur du corselet dépasse l'abdomen, ou qu'il est de sa longueur, pointu, s'iuclinant un peu, au lieu d'être ascendanl. Les espèces de cette seconde section aiment les lieux arides et paraissent en été; celles de la première fréi|uenlent les terrains humides et sont printanières. Zetlersledt a suivi, à cet égard, la nomenclature de Fabricius. Son Acrydium siibiilulum, ou le Télrix subulé de Lalreille, est selon lui d'un brun roussûtre obscur, avec les jambes pâles, tachetées de noirâtre.
TETRODON. Tet/aodoit. vois. Genre créé par Linné pour des Poissons de l'ordre des Osseux Plectognates, et de la famille des Gymnodontes de la mélhode de Cuvier. Voisins des Diodons ou Boursoufflés, et des Môles ou Poissons-Lunes, les Tétrodons ont leurs mâchoires divisées dans leur milieu par une suture, ce qui donne â leurs maxillaires l'apparence d'avoir quatre dents, ainsi que l'indique leur nom générique. Leur peau est dure , coriace et revêtue d'éjrines nombreuses el acérées. Leur chaii' est parfois vénéneuse. Lorsque ces Poissons nagent, leur corps est oblong el sans dilatation; mais lorsqu'ils sont inquiétés, ils remplissent toute leur cavité abdominale d'air, ce qui distend outre mesure celle partie; ils poussent aussi un petit groguemenl qu'on entend d'assez loin; dans celle posilioniU se renversent et présentent à leurs ennemis les épines qui les recouvrent, et dont les pointes se trouvent ainsi dressées. Ces Poissons apparliennent aux mers des régions chaudes, et ne sont nulFe part plus communs que sur les rivages d'Afriiiue, dans la mer Rouge cl principalement sur les côtes d'Égyple. Le type du genre est le Fahaca des Aiabes (TctraaUou Uiiealus, L.) déciil par Geoffroy Sainl-liilaiie dans le grand ouvrage de la
Coininissinn il'Égyple, et fi{;'"'>^ P'- 1^ fiS- '• Ce Poisson, li'ès-ancienneineiil connu par les Grecs, esl parfois jclé en grande abondance sur les rivages d'Égyple, lors des inondations du Kil, cl sert de jouet aux enfants. Il a le dos et les Hancs rayés de brun, zigzagues de blancliàtre. Palerson a décrit, dans le soixante-sixième volume des Transactions pliilosopbiques, une espèce qui jouit de propriétés électriques, et qu'il nomme à cause de cela , Tetraodon c/ectricus. On connaît une nombieuse suite d'espèces toutes propres aux mers chaudes des contrées intertropicales, et parmi lesquelles, il est vrai, existent encore quelques doubles emplois.
TETRODUS. BOT. H. Cassini (Dict. des Scienc. nat., vol. LV, p. 272) a proposé sous ce nom un genre ou sous-genre de VUeleniuin, qui aurait pour type VHeleiiiuin qiiadi identatuièt, de Labillardière, et qui serait caractérisé par les corolles du centre à quatre divisions, à quatre élamines, par son réceptacle cylindracé,et parles squamules de l'aigrette non aristées, mais obtuses, coriaces et très-entières.
TETROLONIA. ins. Spinola a substitué ce nom à celui de Muciuieia, qu'il avait donné à un genre d'Insectes hyménoptères de la famille des Mellifères, un autre genre Mucroccia ayant été presque simultanément publié par Meigen dans l'ordre des Insectes diptères. (^. Macrocère.
ÏETFvO^idU.M. UOT. Willdenow a donné ce nom à un genre qui ne diffère du l'hylochiit que par le nombre quaternaire des parties de sa fleur. /-'. Triglochin.
TETRORAS. pois. Genre établi par RafBnesque pour une espèce de Poisson très-voisin des Carcliui ias.
TÉTRORCHIDIER. Telioichiilium. bot. Genre de la famille des Eupliorbiacées, établi par l'oeppig <iui lui assigne pour caractères : Heurs diolques : les mâles ont le calice partagé en trois lobes, point de corolle, six étamines dont les filaments réunis deux par deux ne présentent néanmoins qu'une sorte de faisceau dian- Ihifère : tous sont cohérents par la base; anthères globoso-didymes, à deux loges discrètes et longiludinalemenl déhiscentes. Les fleurs femelles ont le calice à trois divisions j une corolle composée de Itois pétales séliformes, alternant avec les divisions du calice, un ovaire à deux loges renfermant chacune un ovule; deux stigmates sessiles, charnus et bilobés. Le fruit est une capsule à deux coques bivalves. La seule espèce connue jusqu'ici constitue un arbre d'une vingtaine de pieds de hauteur, dont les rameaux sont très-cassants; les feuilles sont alternes, elliptiques, en coin à leur base, irrégulièrement dentelées au sommet. Les fleurs mâles forment une panicule serrée et feuillée, les fleurs femelles sont disposées en grappes axillaires. Cet aibre se trouve au Pérou.
TETRORHIZA. EOT. Ce genre de la famille des Gentianées, proposé par Renealm , a été réuni au genre Gentiana, de Linné.
TETTlGOJlÈTRE.Hre^i/(/o«(e//a. ins. Genre d'Hémiptères, section des Uomoptères, famille des Cicadaires, tribu des Fulgorelles, dont les antennes plus courtes que la léte sont insérées dans une fossette transversale, au dessous des yeux, composées de trois ailicles, dont le premier fort court, le deuxième al-
longé, cylindrico-ovoîde, et le troisième très-petit, en forme de tubercule, portant une soie, et inséré à l'extrémité latérale et supérieure du précédent. La tète esl en forme de triangle curviligne, presque lunulée. terminée en pointe en devant, aplatie et unie, tant en dessus qu'en dessous, avec les yeux triangulaires, et point saillants au delà des bords latéraux. Les yeux lisses sont imperceptibles; le corps est ovoïde. On voit à la base des élylres, une écaille assez gran<le et de leur consistance. Les pattes sont comprimées; l'extrémité des jambes postérieures et celle du premier article de leurs tarses sont couronnées de petites épines.
Tettigométre BOKSME.Telligamelia ilorsaiis, Lat. Elle est d'un vert un peu jaunâtre, avec les pattes et une tache près de la base de la suture, rouges. Taille, deux lignes. Euronc.
TETTIGONIDEsPre/%on«/es. iws. Division de la tribu des Cicadelles, famille des Cicadaires, ordre des Hémiptères, établie dans l'Encyclopédie méthodique par Lepelletier et Serville, et qu'ils distinguent des deux autres divisions de la même tribu, les Ulopides et les Cercopides, par les caractères suivants : jambes postérifîuies triangulaires; leurs angles garnis dans toute leur longueur d'épines fines, ordinairement fort nombreuses.
Les unes ont les ocelles ou yeux lisses placés sur le milieu de la partie supérieuie de la tète.
Ici le bord ant^eur de la^èle est arrondi et épais.
Genres V'bC\RlS,--PENTHiaiE,-TETTIGONlE,'^BOCONIE.
Là ce bord est mince, pres(iue tranchant.
Genre : EupÊLix.
D'autres ont les ocelles placés sur la ligne qui sépare la partie SMpérieure de la tète de l'inférieure.
Genra'yivACAriTBE.
Enfin ces ocelles peuvent être situés sur le milieu de la partie antérieure de la tète.
Genre flASSos,,
TETTlGOiME. tetliyouUi. ins. Sous cette dénomination dérivant du grec, Fabricius a désigné un genre d'Hémiptères, composé de ces insectes que les Latins appelèrent, au singulier.QcVearfa , et qui sont les Cigales de la France méridionale. Ce genre embrasse la troisième division de celui lies Cicacla, de Linné, ses Mannifeiœ non saltaïUes. Geoffroy avait |)ensé que, dans la sup|)Osition que l'on distinguât génériquemenl les Cigales de Provence, ou les grandes espèces, et qui sont pourvues de trois yeux lisses, des petites espèces, où ces organes ne sont qu'au nombre de deux, l'on pourrait conserver aux premières le nom de Cigale, Kicada, et appeler les dernières des Procigales,^"?'?///yonia. Cette opinion a été adoptée par les entomologistes français; mais comme les Procigales forment une division considérable, subdivisée en plusieurs genres, cette division est devenue une tribu , celle des Cicadelles, et la dénomination de 'U'eUiyonia a été restreinte à l'une de ces coupes. Le genre Tettigonie, d'après l'exposition méthodique de la tribu des Cicadelles, proposée par Lepelletier et Serville ilan.s l'Encyclopédie méthodique, fait partie de la troisième division de cette tribu, celleiles Teltigonides. 11 parait qu'il s'éloignerait de ceu.x de Staris, de^Penthimie et de^oco-
nie, de la même division, par les caraclèies suivants : corps linéaire, lèle transversale, nn pen moins longue que le prolhorax, aussi large que lui, écliancrée circulairenienl dans loule sa largeur postérieure, avec le bord antérieur épais et arrondi.
Tettigonie yuRTépTel/ii/OKiti viriJis, Fahr.; la Cigale verte à tête panachée, Geoffroy. Elle est longue de près de trois lignes, verte, avec la tête, les paltes cl des bandes jaunâtres sur le venire. Le dessus de la tète et l'écusson ont deux points noirs. Europe.
TETTIGOPSIS. ins. Le genre d'Orlliopléres institué sous ce nom par Fischer, est le même que le genre Saga. 1^. ce mot.
TÉTYRE. Telyra. iNs. Hémiptères; genre de la famille des Sculellériens, établi par Fabricius qui a substitué ce nom à celui de Scutellère que lui avait précédemment donné Lamarck. Caractères : corps ovalaire, médiocrement bombé; tète arrondie sur ses bords, prolongée en pointe; deuxième article des antennes trèslong, le troisième deux fois plus court; corselet assez large; écusson couvrant entièrement l'abdomen; élytres alteignant l'extrémité du corps : leur memjirane a peu de nervures; abdomen convexe; paltes peu épaisses.
Tëttre HoTTEfiTOTE. Tulyia Hottenlota, Fabr.; Punaise noire ferrugineuse, Geoffroy. Corps jaune ou brun, quelquefois presque entièrement noirâtre; lèle plane; front n'atteignant pas son extrémité qui présente deux poiiils blancs à la base et une ligne longitudinale de la même couleur au milieu. Taille, six lignes. Commune en Europe.
TEUCRIETTE. bot. Nom vulgaire d'une espèce de Véroni([ue, t^eiouica Teiicriuiii, L.
TEUCIÎIS ET TEUCROPSIS. BOT. Sections introduites par Benlham dans le genre Teuciium, de Lirnié. /'. Germanorée.
TEUCUIUM. BOT. y. Germaivorée.
TEXIÉRE. Texiera. bot. Genre de la famille des Crucifères, inslilué par Jaubert et Spach , avec les caractères suivants : calice à quatre folioles égales; corolle composée de quatre pétales hypogynes, entiers; six étamiiies hypogynes, tétradynamiques et édenlulées; ovaire uniloculaire, renfermant deux ovules pendants; stigmate sessile, pelle; silicule indéhiscente, subdrupacée, globuleuse, à sa rcocarpe spongieux, lisse et sec, recouverte d'une enveloppe osseuse, à quatre ou six crèles longitudinales et monosperme; embryon exalbumineux, à cotylédons subcorapliqués et penchés; radicule ascendante.
Texière a FEDiLLES DE Pastel. T'ei^ero Glastifolia; Peltaiiu Glaslifolia, De Cand. C'est une plante herbacée, glabre et lisse, dont les feuilles sont alternes, sagillées, embrassantes, glauques, très- enlières ou à peine denticulées; les fleurs sont jaunes, réunies en grappes, dépourvues de bractées, 0|>posées aux feuilles et terminales. De l'Orient.
TEXON. «AM. Nom vulgaire du Blaireau.
TEXTULAlRE.yi-jr^tt/w/Ya.jiOLL. Genre de Coquilles microscopiques proposé par Uefrance et caraclérisé successivement par Blaiiiville el par D'Orhigny. C'est dans la famille des Énalloslègues à côté des Bigéné-
rMiu.s. iiue D'Orhigny a placé ce genre. On ne peut cuntesler que ce genre Bigénérine n'ait avec celui-ci beaucoup (l'analogie; il ne diffère que par la position de l'duvenurc et en ce que les BIgénérines, après avoir commencé par deux rangs de loges qui alternent entre elles, se terminent par une seule série comme dans les Nodosaires, tandis que les Textulaires, quel que soit leur âge, ont toujours deux rangs de loges. Le genre Textniaire devra donc êlre consacré, et il restera bien probablement dans les rapports indiqués par D'Orhigny. On pourra le caractériser de cette manière : co- (|uille allongée, conique, rarement déprimée, formée de deux rangées de loges alternantes, de manière à former par leur jonclion une ligne médiane ou raphé, angulo-sinueuse, étendue de chaque côlé de la base au sommet; ouverture en demi-lune, au côté interne de chaque loge.
Textdlaire sagittdlb. Texlulana sagittula. Defr., Dict. Se. nat., Atlas, pi. de Foss., fig. C ; ihid., Blaitiv., Malac, pi. 5, fig. G ; ibid., D'Orbig., Céphal., Ann. des se. nat., t. vu, p. 263, n» 20; Soldaiii, I. ii, lab. 15ô, (îg. T. Elle est fossile à Castel-Arcinato, el son analogue vivant existe dans la Méditerranée.
Textdlaire bossue. Textulaiia ijibbosa, D'Orb. , loc. cil., n» G, el Modèles, 2^ liviais., u" 28; Soldani, t. Il, lab. 132, fig. I, K. Elle se trouve comme la précédente vivante et fossile dans les mêmes lieux.
THAIDE. Tliais. Fabr.; ZeiintlUa , Oclis. ins. Lépidoptères; genre de la famille des Diurnes, tribu des Papillonides, division de ceux dont tous les pieds sont ambulatoires, et donl la chrysalide est atlachée nonseulement par son extrémité postérieure, mais encore par un lien de soie, fixé de chaque côté sur le corps oti elle repose, et formant au-dessus d'elle une boucle ou un demi-anneau transversal. Ainsi que les Papillons proprement dils ou les Equités, de Linné, et les Parnassiens, les Thaïdes ont le bord interne des ailes concave, et non susceptible d'embrasser l'abdomen pardessous, et de lui former une gouttière propre à le recevoir. Mais les chenilles sont dépourvues de ce tentacule fourchu ou en forme de corne, que celles des insectes des deux genres précédents peuvent faire sortir de la partie supérieure du cou el y faire rentrer. Ces chenilles, du moins à en juger par celle du TItais liypsipile, ont sur le dos une rangée d'épines charnues. Les femelles n'ont point ù l'extrémité poslérieure de l'abdomen celte sorte de poche cornée, qui caractérise celles des Parnassiens. Les Thaïdes ressemblent d'ailleurs, sous tous les autres rapports, à ces derniers Papillonides. Les palpes labiales, ou celles (|ui sont apparentes, offrent aussi trois articles distincts; elles sonl gi éles, très-velues, et vont en pointe ; les antennes sont pareillement courtes el terminées en boirtoii; mais celte massue est plus allongée et un peu coui be. Tous ces Papillonides paraissent propres à quelques contrées occidenlales de l'hémisphère septentrional de l'ancien monde; mais les espèces du genre Parnassien sonl toutes alpines, et ne peuvent se monlrer que lorsque les chaleurs ont fondu la neige qui recouvrait les localités qu'elles habitent. Les Thaïdes, au contraire, sonl confiuées aux extrémités méridionales de la zone
(cnipéréc, ne se trouvent même en général que dans les contrées qui circonscrivent le bassin de la Méditerranée, ou dans quel<ines îles de celle mer, et sont pour la plu|i;irl Irès-printaniéres. On ne connaît encore que qnatre espèces deThaïdes; mais, d'après Bois-Duval, il en existerait une autre. fiRurée dans l'ouvrage deDrury sur les Insccles de la Chine, et se rapprocliant du Tliais Cerisy. De ces quatre espèces, l'une, par la transparence de ses ailes dont les inférieures sont parfaitement arrondies et sansdenlsaiibord postérieur, se rapproche davantage des Parnassiens. Telle est la Th AIDE APOLLINE, Tkais apollina et Pylhias, Esp.; Tliia, UUbner. Les ailes sont presque transparentes, d'un blanc jaunâtre, plus vif et plus pur sur les inférieures, particulièrement dans le mâle, avec le limbe postérieur noirâlre; celui des inférieures offre une rangée de taches oculaires noires, ayant un point bleu au milieu, et surmontées d'un petit croissant rouge, bordé de noir. Les supérieures ont près de la côte et vers le milieu deux grandes taches noires; celte cote, ainsi qu'une grande partie de la surface, est coupée par de petits trails de celte couleur ou noiiàlres ; entre ces taches et le bord postérieur est une bande Iransverse de la même couleur, bordée de chaque côté de blanc-jaunàlrc; la bordure extérieure est plus étroite cl ne forme qu'une raie; l'autre bordure, ou l'interne et la plus large, offre dans la femelle, au côté interne, une rangée de petites lâches rouges. Les nervures, formant la cellule discoïdale et fermée des ailes inférieures, sont aussi en grande iiarlie de cette couleur dans le même sexe. Le côlé interne de CCS ailes est, dans l'un et l'autre sexe, noir, depuis la base jusque près du milieu. De la Grèce et de la Syrie. Les autres Tiiaïdes ont les ailes plus farineuses, et les inférieures sont dentées au bord postérieur. Les unes et les autres sont toujours jaunes, avec des taches noires. Dans deux de ces espèces, aucune des denleluies des ailes inférieures ne se prolonge manifestement en manière de queue. Dans l'une, laTuAïDE bypsipyle, Thuis hypsipyle, Fabr.; TUais polxxena, diana, hypennnestra, selon d'autres, le bord postérieur des quatre ailes offre sur les deux faces une ligne jaune, bordée de noir, très-anguleuse, formant une rangée de dents aiguSs; la tache noire de la cellule discoïdale des ailes inférieures est divisée tant en dessus qu'en dessous; le dessus des supérieures n'a point de taches rouges, et celles des inférieures sont placées, du moins au côté supérieur, sur des lâches noires, marquées d'un point bleu. La chenille, qui est d'un jaune citron, avec des lignes latérales fauves, entrecoupées de points noirs, et une rangée d'épines rougeâtres et charnues le long du dos, vit sur l'Aristoloche clématite. On trouve cette espèce en Piémont, dans la Hongrie et la Russie méridionale. La suivante, la Thaïde rumina, Thais rumina, Fabr., dont le Thais iiieitesicuste, propre à quelques départemenis méridionaux de la France, n'est qu'une variété, a des taches rouges et plus grandes sur les deux faces des quatre ailes; le limbe postérieur du dessus des supérieures est noir, avec deux rangées Iransverses de lâches jaunes; la lâche noire de la cellule discoïdale des inférieures n'est point divisée en dessus, en manière de petites lignes, mais simplement
échancrée ou presque en forme de cœur; la base des mêmes ailes présente en outre, des deux côtés, des taches rouges. L'espèce proprement dite habite l'Espagne et le Portugal. Sa chenille vil sur l'Aristoloche rouge. Dans la dernière espèce enfin, la Thaïde Cerisy, Thais Cerisy, God., les ailes inférieures ont des dents plus avancées, et présentent l'apparence de pelites queues. Ces ailes ont postérieurement une rangée de six taches d'un rouge écarlale.liinulées ou en croissant; les supérieures ont des deux côtés sept bandes noires. Cette Thaïde a élé prise, au mois de février, sur les montagnes élevées et arides d'Ourlac, archipel de la Méditerranée.
TllALAME. Thalamus, bot. Willdenow donne ce nom au réceptacle des Lichens, qu'Acharius appelle Apolbécion.
THALAMIA. bot. (Sprengel.) Synonyme de Porfocarpus. r. ce mot.
THALAMIFLORE. bot. Êpilbèle qui désigne des plantes dont les organes sexuels sont insérés au léceplacle.
THALAMIQUE. Thiilamictis. bot. L'insertion est Thalamiqne quand elle se fait sur le réceplacle.
THALAMITE. Thaluniila. crcst. Genre de Décapodes de la famille des Bracbyiires, tribu des Nageurs, établi par Lalreille, avec les caractères dislinctifs suivants : carapace ayant la forme d'un carré allongé, presque hexagonal; bord fronto-orbitaire formant avec les bords latéro-anlérieurs, un angle |)resque droit; front toujours large, saillant et au moins aussi avancé que le bord inférieur et l'angle exlerne de l'orbite; on y compte de quatre à sept dents; yeux gros et courts; orbites ovalaires et complètement séparés des fossettes antennaires; antennes internes se reployant complètement dans leur fossette; cloison inter-antennaire peu saillante; article basilaire des anlennes externes trèslarge, toujours soudé an Iront dans toute l'étendue de son bord antérieur, et présentant en dehors une saillie plus ou moins considérable, <|ui sépare l'orbite du point d'articulation de la tige mobile et de ses appendices : celle-ci est très-longue; cadre buccal très-large, de même que le plastron slernal,dont la suture médiane s'étend sur les trois derniers anneaux; pattes antérieures grandes et ne pouvant se cacher sous la portion antérieure du corps : leur troisième article épineux en avant et dépassant de beaucoup la carapace; main hérissée d'un nombre considérable de dents; pattes des trois paires suivantes beaucoup moins longues el se raccourcissant successivement : leur tarse est généralement styliforme; celles de la cinquième paire ont leur troisième article assez allongé; il se trouve ù l'extrémité de son bord inférieur une épine assez forte vers le bout; leurs pattes deviennent très-larges et leur tarse est ovalaire.
Tbalamite crénelée. Thalamita creiiata, Latr. Cinq dents spiniformes au bord antérieur de la carapace; les six dents moyennes du front, moins grosses que les externes; point d'épines sur le bord inférieur de l'avanl-dernier article des pattes de la cinquième paire. Taille, deux pouces. Des mers de l'Asie.
TUALAMIUM. BOT. {Lichens.) Ce mot qui signifie m, habitacle, a élé créé par Acbarius |)Our une sorte
d'oiffarie caipomorplie (ni d'jipolliécie, piesquc Icrmé, sphéiique, niché dans la substance même du lliallc, lecoiive/'t d'une ciividoppe ou périlhécium propre. dans le(|uel niclienl les pores. Les ThuUimiuin peu\e\ilèlre en nombre plus ou moins considérable dans une même apolhécie. Quelquefois cet orjïane se termine par un pore, et queltiuefois par un ostiole; tantôt il reste clos jus(|u'à la fin de sa vie, et tanlôt il est déhiscent. Le mot IVuihaniiim , employé par Acharius pour former les mots iUiothalame, homolltalame, etc., semble étrealors synonyme du mot Apolhécie, quelle que soit la forme de celui-ci. Suivant cet auteur, les Lichens sont idiothalanies quand leurs apolhécies sont formées par une substance propre, différente du thalle et discoloie; cœnothalames quand une partie du thalle seulement a concouru à leur formation; et honiotlialaraes quand elles sont formées en entier par cet organe. Acharius qualifie d'athalames les Lichens qui ne montrent point d'apolhécie ; le genre Lepra est seul dans c6 cas.
THALAMULE. Thalumiin. uoLL. Moiitfurt, dans son Xiaité systématique de Conchyliologie, l. i, p. 32â, a figuré un corps pétrifié, qui a tous les caractères des Bélemnites, mais qui est arqué dans toute sa longueur. On s'est demandé si cette courbure était naturelle, et cela a semblé peu probable, lorsque, malgré les recherches de plusieurs naturalistes sur les Bélemnites, cette coquille ne s'est pas retrouvée depuis Montforl. A'. Béleunite.
THALAKCTOS. BAB. Sous -genre proposé par Gray parmi les Ours, et dont le type serait l'Ours polaire, r. Ours.
TUALASIUM. liOT. Le genre produit sous ce nom |)ar Sprengel (Ciir. posl. 30), a été reconnu pour ne point différer du genre Panicum, de Linné. I-". Panic.
THALASSÈiME. Thahisseiiia. annëi.. Genre de l'ordre desLombriciens et de la famille des Ëohiures, établi par Cuvier et adopté par Savigny (Ouvrage d'Egypte, in-f", pag. 100 et 101) <iui lui donne pour caractères : bouche non rétraclile, située dans la cavité d'un ample tentacule plié longitudinalement et ouvert en dessous. Deux soies prismatiques et crochues sur l'extrémité antérieure du corps et des anneaux de soies plus petites Cl son extrémité postérieure. Ce genre, <iiii est jusqu'à présent le seul de la famille, présente quelques autres traits d'organisation extérieure que Savigny a développés avec soin et qui avaient déjà été étudiés jiar Callas. Leur corps est mou, cylindrique et obtus en arriére, aminci en avant, composé d'anneaux très-nombreux el très-serrés, et entourés chacun d'un cercle de papilles glanduleuses, plus saillantes vers l'extrémité postérieure, qui se termine par un petit anus circulaire. Leur bouche est très-petite, exactement antérieure et renfermée dans la base d'un large et grand tentacule courbé en forme de cuilleron, ouvert par-dessous. Les soies sont droites, plates, lisses, disposées sur deux rangs circulaires à l'extrémité postérieure du corps j il existe deux soies plus fortes, crochues, rapprochées el situées sous son extrémité antérieure.
TUALASSÉJIE ORDINAIRE. J'Iiulusseiiiu vul(jaris,Sav.; U'Iialusseiiia Echiuiiis, Cuviei'; Luinbriciis Eckiiiiiis, Pallas {Mme. Zool., p. 140, t. 1 1 , fig. 1-tJ, et Spic.
Zi)ul., fasc. 10, p. 3, t. I, fig. 1-5). Elle habite les cotes de l'Océan et vit enfoncée dans le sable.
TIIALASSIA. BOT. (Kœnig.) Même chose (pie Zostera. ^■. ce mol.
THALASSIER. Tluilassium. bot. Poslels et Rupprecht, dans leurs illustrations des Algues, ont proposé l'établissement de ce genre auquel ils attribuent pour caractères : stipe rameux, solide, et puis après devenant subtubéreux ; lame réniforme, sans côte indivise, se développant en spirale, avec la surface chargée de trous el de fossettes; la partie supérieure ou massue est recouverte d'une granulation bruiiâlre, qui semble s'enfoncer dans la couche parenchymaleuse du stipe. Ces Algues se trouvent dans l'océan Pacifique, sous forme de membranes papiracées, d'un brun olivâtre.
THALASSINE. l'halassina. crbst. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Macroures, division des Homards (y^s/acmi) , que Latreille a établi sur une espèce des mers orientales, remarquable par la forme étroite et comme noduleuse de son post-abdomen, ce qui a molivé la dénomination de Scorpionide (i'co/■- ;t;^u » Wes ) qu'il lui a donnée. Elle a élé figurée par Herbsl (Cancei- anomaliis, lxii), et par Leacli dans ses Mélanges de Zoologie. Les quatre pieds antérieurs se terminent par àeu\ doigts, mais dont le fixe, ou celui qui est formé par le prolongement de l'angle de l'avant-dernier article, est plus couit que le doigt mobile ou le pouce, ou n'a presque que l'apparence d'une forte dent. Les feuillets des nageoires latérales de l'extrémité postérieure de l'abdomen sont élioils, allongés et sans arêtes; le segment intermédiaire ou le dernier a la figure d'un triangle renversé. Ces derniers caractères servent à distinguer ce genre de celui de Gébie formé par Leach, confondu par Risso avec les Thala-ssines.
THALASSINE. ainnéi.. ^. Tbalassème.
THALASSIOPHYTES. bot. Ce nom a été employé par Lamouroux pour désigner la classe de plantes cryptogames à laquelle ap](artiennent les Fucus et autres plantes marines. Il en a été traité au mot Hydropuytes, plus généralement usité.
THALESlA. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Martius, dans la famille des Légumineuses, a été réuni au génie Leptolobium, de Vogel.
THALIA. f^. Thalie.
THALICTRELLE. bot. A l'arlicle Isopykcm, Richard avait proposé sous le nom de TkuUctrtUu un genre qui aurait eu pour type Vlsopyruiii tliatictroicles, L.; mais il a reconnu depuis que ce genre reposait sur des caractères insuffisants pour mériter d'être adopté.
THALlCTROIDES. BOT. Amman avait formé suus ce nom un genre qui fut nommé Ciiiiicifuiju par Linné, puis réuni à VActœa. V . ce mot el Cibicaire.
THALICTRON. bot. Nom francisé du genre 'J'haticliuiH ou l'igamon. A'. Pigamon.
THALICTKUM. bot. A'. Pigabon.
TUALIDES. MOLL. Sous ce nom, Savigny a établi le second ordre de ses Ascidies; il le compose d'un seul genre que, probablement, il se proposait de démembrer de celui des Bipliores, Sulpa. y . ce mot.
THALIE. rept. Espèce du genre Couleuvre.
TIIAl.IE. Tholid. MOLi. Brnwne, dans son Hisloiie iiadjiclle (le la .lamauiue, a donné ce nom aux Bipliores (Snlpa).
THALIE. Tlinlia. dot. Genre de la famille des Cannées et de la Monandrie Monoffynie, présenlanl les caracl(^rps essentiels suivants ; calice ou péiianllie extérieur à trois divisions; corolle ou périanlhe intérieur ;"! cinq segments réunis par la base en un ttilie Irifjone, trois extérieurs pins étroits; labelle du nectaire cucullifnrnie; anthère simple, ovoïde, portée sur un filament particulier; style déprimé; stigmate perforé et ringeni; capsule hiloculaire, renfermant une seule graine pourvue d'un albumen corné. Ce genre ne renferme qu'un trés-petil nombre d'espèces, car on en a séparé les Tlinli'a cannœfoimis et dicholoma qui se rapportent au genre Phryniiim. Le Tlinlia dealbala, Fraser; Rose, in Lïnti. Tians-, viii, p. 340; Sot. Magaz., lab. IGOO, est une plante de la Caroline méridionale où elle croît dans les lieux aqualiques. Ses feuilles sont grandes, ovales, réfléchies au sommet, marquéesd'une forte nervuremédianeelde nombreuses nervures latérales, qui se dirigent vers le sommet. La lige ressemble au chaume des Roseaux, et porte au sommet une spatbe qui renferme des fleurs blanches et violettes, disposées en panicule. Le Thalia geni'culala est nne autre espèce fort remarquable, indigène de rAméri(|ue méridionale. Elle a été figurée anciennement par Plumier, Icon., 108, fig. 1.
THALITBON. BOT. Nom vulgaire du Sisymbiivm liarviflorniiijL. V. Sistmbre.
THALLASIDROME. Tliallasiilroiiia. ots. Vigors a séparé du genre Pétrel toutes les espèces (pii, outre les narines réunies en un seul tube à la surface du bec, on laissant voir deux orifices distincts, présentaient une queue carrée ou faiblement fourchue, un tarse très-long, etc., et en a formé un genre nouveau, qu'il caractérise ainsi ; bec assez court, atténué, très comprimé, subitement recourbé à la pointe en dessus; ailes longues, aiguës; première et troisième rémiges les plus courtes, la deuxième la plus longue.
Dans ce genre doivent être placés le Pétrel Leacli, le Pétrel tempête et autres Pétrels-Hirondelles, ainsi désignés, dans une troisième section du genre par Temminck qui, en l'établissant, a donné l'idée de la dislocation opérée par Vigors.
THALLE. Tliallus. BOT. On donne le nom de Thalle ou de Réceptacle universel, à ces expansions lépreuses ou farineuses, foliacées ou dendroïdes, sur lesquelles naissent les organes qui, dans les Lichens, ont reçu le nom d'apothécies parce qu'ils renferment les gongyles, ou celui d'organes carpomorphes parce qu'ils simulent des fruits sans en être réellement. Le Thalle est essentiellement formé de deux parties : l'une extérieure que l'on qualifie de Corticale, l'autre intérieure que l'on qualifie de Médullaire. Ces deux parties sont souvent distinctes ; on peut les séparer dans les Usnées, en donnant une extension suffisante à leurs expansions. Tous les Lichens ont un Thalle; la présence de ce support est donc le caractère essentiel qui les fait reconnaître. Plus la nature semble ajouter aux proportions de cet organe, el plus elle semble simplifier les apoihécies :
les Verrucariées, par exemple, qui n'ont (|u'un Thalle mince et délié, souvent à peine visible, ont des apothécies d'une structure fort compliquée, tandis que les Ranialines el les Usnées, qui semblent doniver le dernier ternie de l'accroissement du Thalle, en ont au contraire de fort simples; la molécule rudimenlaiie du Thalle est globuleuse ou ovoïde. On verra ailleuis quelle inllucnce a cette légère modification de forme sur la disposition du Thalle dans les Lichens adultes. Ces molécules se reproduisent dans tous les sens, et le Lichen est alors crusiacé dès sa naissance; quelquefois elles se reproduisent seulement vers deux points opposés, el alors l'origine est filamenteuse. Le Thalle se détruit vers le centre, dans la plupart des Lichens adhérents, à folioles soudées; de bas en haut dans plusieurs Lichens dendroïdes (Ccnomyce). Vers la fin de la vie du végétal, le Thalle perd ses propriétés hygrométriques, s'oxyde, suivant l'expression de quelques lichénographes, et passe au rouge-lirun. Cette particularité a donné lieu à l'introduction d'un bon nombre d'espèces douteuses, dans la plupart des ouvrages destinés à décrire ces plantes curieuses. Le Thalle ne donne naissance à des apoihécies que dans les parties qui sont suffisamment saturées de molécules organiques. Dans certains cas, on croirait que toutes sont destinées à recevoir des organes carpomorphes; si l'on examine atlentivcment le Thalle de cerlaines espèces de Lécanores, on le trouve quelquefois entièrement formé d'apothécies, soit déjà développées, soit à l'étal rudimentaire. La bordure qui entoure certains Lichens est le point où siège le mouvement d'extension du Thalle; tous n'en montrent pas, mais il est une circonstance qui la développe : c'est lorsque deux Thalles se rencontrent et se gênent dans leur accroissement, la bordure est alors produite par un alïlux de tissu cellulaire.
THALLITE. MiN. L'un des noms de l'Épidote. y. ce mot.
THALPOPHILE. Tlialpophila. ws. Coléoptères héléromères, genre de la famille des Xystropides, Iribii des Tentyrides. institué par Solier qui lui donne pour caractères : antennes filiformes, dont le deuxième article court, le troisième deux fois plus long et obconique ainsi que les suivants qui diminuent successivement de longueurjusqu'au dixième; le dernier très-petit el obtronqué; une fossette oblique, très-profonde, de chaque côlé en dessous de la tête; yeux transverses peu ou poinis saillants; mandibules pourvues en dessus d'une dent bien prononcée, entre les deux terminales; palpes labiales filiformes, à dernier article tronqué, subcylindrique; palpes maxillaires épaisses, grossissant vers leur extrémité, dont le dernier article est élargi, comprimé et sécuriforme; corselet déprimé en dessus, transverse, subrectangulaire et arrondi sur les côtés; élylres marginées à leur base, à peu près d'égale largeur aux deux extrémités, avec les angles huméraux Irès-saillants; corps déprimé; jambes antérieures filiformes, grêles ou légèrement épaisses.
Th.mpophile raccourcie. Tlialiiophila abbieviala, Sol.; Jkis abbreviala, Fab. Il est d'nn noir obscur finement ponctué, couvert de poils jaunâtres, couchés en
airièrc el resscmblaiU un peu à des écailles ; des côles féliculées el poncUiées suf la lèle ; dos du corselel Irès- (léprimé, pondue et réliculé; élylres déprimées, à base tronquéecariémenlelmarjîlnée dans Inule sa longueur; conlour caréné par une côle marginale, el entre celle côte et la suture liuit autres d'inégales longueurs. Antennes pileuses comme le reste du corps. Taille, six lignes. Du Sénégal.
THAMNACANTH.\. BOT. L'une des sections introduites par le professeur De Candolle dans le genre Kenlrophylliim, de Necker, lequel genre fait partie de la famille des Synanlliérées, tribu des Cynarées.
THAMNASTÉRIK. Thamnasleria. poltp. Genre de Polypiers, établi par Lesauvage (Mém. de la Soc. d'Hist. nat. de Paris, t. i. part. 11, p. 241, pi. 14) sur une espèce fossile, trouvée aux environs de Caen, dans la couche calcaire nommée Coral-rag (variété du Calcaire a Polypiers). Il lui donne pour caractères : Polypier pierreux, rauieux; surface des rameaux couverle d'étoiles lamelleuses.sessiles, à lames linéaires arrondies. Il est rappoilé à l'ordre des Madréporées et placé immédiatement avant le genre Porile. Lamouroux, qui a connu ce Polypier, n'a point adopté le genre Tbamnastérie; il considère l'espèce sur laquelle il a été établi comme une Astrée qu'il a décrile sous le nom iVJsIrea tieuiiroitlea, dans l'Encyclopédie méthodique, p. 120.
TUAMNÉE. TImmnca. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., établi par Solander, et communi(|ué par R. Brown à Adolphe Brongniarl qui l'a compris dans la nouvelle famille des Bruniacées, dont il a donné la monographie (Annales desSciences naturelles, l.viii, pag. 386). Voici les caraclères qu'il lui allribuc : calice dont le lube esl court, adhérent inférieurement à l'ovaire, libre supérieurement, à segments lancéolés, glabres, scarienx, imbriqués, du double plus longs que le tube; corolle dont les péUiles sont onguiculés, ayant leur limbe ovoïde étalé, l'onglel large, bicaréné; élamines incluses, à anihères oblongiies, linéaires, à loges parallèles, adnées, liéhlscenles par une fente longitudinale; disque plan, charnu, couvrant l'ovaire, ayant le bord élevé; ovaire infère, plan dans sa partie supérieure, uniloculaire, traversé dans son milieu par une colonne centrale, qui porte à son sommet épaissi environ dix ovules pendanis et insérés circulairement sur une simple rangée; slyle simple, cylindrique, surmonté d'un stigmate entier.
Thamnée bniflore. Thamnea nniflora , Soland. C'est un sous-arbrisseau à rameaux filiformes, dressés, fastigiés, garnis de feuilles petites, presque rhomboïdales, courtes, obluses, carénées, appli(|uées en spirale contre les rameaux, les supérieures un peu plus longues et servant d'involucre aux fleurs qui sont solitaires, terminales et blanches. Du cap de Bonne-Espérance.
TIIAMNIA. BOT. (Patrik Browne.) Synonyme de iœtia. y. ce mot.
THAIMNIDIUM. BOT. (Mucédinées.) Ce genre, de la tribu des Alucorées , est caractérisé par ses filaments cloisonnés, droits, terminés par une vésicule arrondie, pleine de sporules,et portant inférieurement des filaments plus fins (erminés par une très petite vésicule ou par une seule sporidic. Ces filaments inférieurs sont
rnmeux et disposés en cime dans les vrais Thamniilium de Link; ils sont simples et verlicillés dans le genre Theluctis de Martius, qui parait devoir être réuni au précédent. Ces petites piaules croissent sur les matières en putréfaction. Martius a décrit et figuré <|uatre espèces du genre Thelactis observées par lui au Brésil sur les feuilles pourries. Ces petites moisissures sont aussi remarquables par leurs belles couleurs que par leurs formes élégajiles.
THAMNIUM. BOT. (Lichens.) Venlenat avait donné ce nom à la grande division du genre Lichen, de Linné, qui renferme les Lichens fruticuleux (Ceiiomyce, Pfclinothelia, Scjphophoia, Steieocatilon el Dufoiirea des modernes). Pries a adopté ce nom de Tliaiiniinm (Arbrisseau en grec) pour désigner les principales divisions des genres Usnea el Evernia.
TllAMNOBl. Thamnobius. iivs. Coléoptères tétramères; gejire de la famille des Rhynchophores, institué par Schoenherr, qui l'a caractérisé ainsi : antennes médiocres, assez minces, coudées et composées de douze articles, dont les deux premiers assez longs et obconiques, les autres courts el lenticulaires; la massue, formée des cinq derniers, est ovale-oblongue; trompe longiuscule, assez forte, cylindri(|ue et faiblement arquée; yeux latéiaux, arrondis et peu convexes; corselet légèrement bisinué à sa base, peu arrondi sur les côtés, rétréci antérieurement, tronqué obliquement en arrière et convexe en dessus; élylres ovales, bombées, obtusément anguleuses aux épaules ; cuisses dentées à la face inférieure; tarses médiocres, spongieux en dessous, avec le dernier article bionguiculé. Ce genre ne se compose encore que de deux espèces, 7'liaiiiiiobiiis £'6A:/on;elZf//ie'', récemment apportées delà Cafrerie par les deux naturalistes dont elles rappellent les noms.
TIIAWNOCIIORTUS. bot. R. Brown a indiqué sous ce nom (Prodr. Nop.-HolL, i, p. 2-14) un genre de la famille des Uesliacées, qui se composerait des Restio scariosus et spicigenis de Thunb., et Restio dichotomus de Roltboel. Ce genre se distingue par son slyle simple; son fruit qui est une noix monosperme, environnée à sa base par les folioles calicinales, dont les plus extérieures et latérales offrent une carène en forme d'aile.
THAMNOMYCES. BOT. Ce genre, dont la place naliirelle est très-douteuse, se rapproche surtout des Rliizomoipha, par son aspect el la nature de son tissu, et des Sphœiia, par ses organes reproducteurs. 11 présente une tige rameuse, à rameaux cylindriques, noirs, creux intérieurement, formé de fibres longitudinales, serrées, cl portant des péridions ariondis, enfoncés en partie dans la substance des rameaux, s'ouvrant par un pore au sommet, et renfermant des sporidies rassemblées en masse. Le type de ce genre est une plante qui croît sur les rochers, au Brésil, et qui a été décrite par Ehrenberg (Hor. phys. BeroL, p. 80, pi. 17, fig. 1); il a en outre rapporté à ce genre quelques autres plantes dont le rapprochement est très-douteux.
THAMNOPHILE. Tamnophilus. ins. Genre de la famille des Curculionides, division des Thamnophilides, établi par Schoenberi', qui le caractérise ainsi : antennes insérées au milieu du museau-trompe; le qua-
Ilième arlicle el les Irois siiivanls courts, pressés les lins contre les aiilres, en forme de coupe, et les plus éloijïnés insensiblement plus gros; le neuvième formant avec les Irnis suivants el derniers, une massue olilongo-ovoïde et piiinlue; museau-trompe arqué; corps allongé el cylindrique. Sclioenlierr partage ce genre en deux laces. Dans la première le museautrompe est une fois plus long que la tête, plus sensiblement arqué, et le corselet est bisinué au bord postérieur. Ici se placent le Rliynchœnus violaceus de Fabricius, les Rhytichœnui phlegmalicus, cerasi et si) </itis de Gyllenlial . el le Magilolis ilup/icala de Oerrnar. Dans la seconde race, type de l'ancien genre Edo, de Germar, le museau-trompe est à peine plus long que la tête et pres(|ue droit. Le bord postérieur du corselet est presijue droit, ou sans sinus bien prononcés. Parmi les espèces de cette division, il en est où la massue des antennes est très-grande, sa longueur fait presque la moitié de la longueur lotale. Tel est le Rhyiichcenus Rhina de Gyllenlial, ou la Rliine à antennes velues de Lalreille (Histoire générale des Insectes). Schoenberr en fait un sous-genre qu'il nomme Panits. Le Rliynchène du Prunier (Rhynchœnus Pi uni) de Fabricius, qui est d'un noir obscur, avec les antennes fauves, le corselet bituberculé, et les élylres marquées de stries crénelées, appartient à la division propre de cette race, distincte de la précédente par les proportions ordinaires de la massue des antennes. Sa larve, qui vit sur les feuilles du Prunier, du Cerisier, est, suivant Gyllenlial, gélatineuse el en forme de limace.
THAiMNOPHILlDES. iNS. Septième division de la famille des Curculionides, de Schoenberr, ordre des Gonalocères, et qu'il signale ainsi ; rostre allongé, cylindrique, Héchi; antennes arquées, en massue, de douze articles, insérées dans un petit canal, vers le milieu du rostre; têle point allongée derrière les yeux; pygidie (ou croupion) nu. Il compose cette division des seiwes Lœniosncciis et Thaiiinophilus. Ces Curculionides n'ont, selon Lalreille, que des rapports bien éloignés avec ceux dont les antennes sont réellement droites, tels que les>^//e/aii(S, deLinnéetde Fabricius, et il pense qu'ils doivent faire partie de la division des Rbyncliénides.
THAJIKOPHILDS. ois. Pour Tamnophihis. V. ce mot.
TH.iMKOPHORE. Thamvoplwra. bot. Genre de la famille des Algues, institué par Agardh, qui le caractérise ainsi : fronde membranacéo- cartilagineuse, plane, sans côtes ou à côtes fort aplaties; coccidies hémisphériques, sessiles, renfermant des spores qui naissent aux extrémités de fils articulés ; sphœrospores disposés par rangées dans des sporophylles ramuleux.
THASIiVOPllORE CORAILOBHIZE. Tlutiiiiioplwra coiallorliiza, Agardh. 11 est d'un brun pourpré; ses ramifications sont distiques el découpées. On le trouve au cap de Bonne-Espérance.
THAMiNOPTERIS. bot. Ce genre établi par Presl, dans la famille des Polypodiacées, n'a été cousidéré postérieurement que comme une section du genre y*«plenium, de Linné.
THAMNOXIS BOT. L'une des sections du genre 0:ra^.<.
y. OXAIIDE.
THAMNCS. BOT. Klotzsch, dans son travail sur la famille des Éricacées, a proposé l'érection d'un genre distinct pour les espèces chez lesquelles on observerait la réunion des caractères suivants : quatre étamines offrant des fîlets distincts el des anllières libres; sépales égaux, munis de trois bractées; ovaire biloculaire, biovulé; capsule uniloculaire par avortement et monosperme.
THANAOS. lus. Ce genre de Lépidoptères diurnes fait partie de la famille des Hespériens: il a été créé par Bois-Duval, aux dépens du genre Hesperia, de Fabricius, et les espèces qui le coiTiposent semblent se distinguer de toutes celles de la famille par un corps plus grêle et plus long; par des antennes plus minces, avec leur massue beaucoup moins épaisse, plus longue et arquée en dehors, sans crochet à l'extrémité; les ailes sont sans dentelures.
TiuivAOS Tagès. r/iawaos rojres, Bois-Duval; Papî/iO Tages,Vm.\ Hespeiia Toges, Fab. Ailes d'un brun foncé en dessus, avec deux lignes transversales un peu plus pâles, el une série marginale de très -petits points blancs; les postérieures sont marquées d'une ligne sinueuse de petites taches blanchâtres, fort peu marquées. En dessous les qualre ailes sont fort pâles. Taille, douze lignes. Europe.
THANASIME. TItannsiunis. ins. Coléoptères penlanières; genre de la famille des Serricornes, division des Malacodermes. tribu des Clairnnes, correspondant à celui de Clenis, de Fabricius. Ainsi que dans les Opiles de Lalreille ou les Noloxes de Fabricius, les antennes ne se terminent point en une massue aussi bien tranchée que dans plusieurs autres insectes de celte tribu, ou vont presque en grossissant; les palpes maxillaires sont filiformes, et le dernier arlicle des labiales est gland, en forme de hache, tandis que dans les Opiles, les qualre palpes finissent de la sorte. Il parait que les larves de ces Coléoptères vivent dans le bois, ou dévorent du moins celles de divers autres insectes xylophages. VAttelahus formicarius de Linné, et le Clenis mutillaiius de Fabricius, sont les espèces les plus connues du genre Thanasime. La première est noire, avec le corselet et la base des élytres fauves; ces élytres offrent deux bandes transverses blanches. On en voit une de plus sur celles de la seconde espèce; leur base est d'ailleurs fauve, mais le corselet est noir, ainsi que le corps. Cette espèce est en outre plus grande.
THANATOPHILE. Thaiialophilus. INS. Genre formé par le docteur Leach, aux dépens de celui de Silphii, el qui comprend les espèces dont les antennes sont distinctement perfoliées à leur extrémité, et dont les élytres sont échancrées ou fortement sinuées postérieurement. C'est ce que l'on observe dans le Silpha sinnata de Fabricius et le Sil/iha dispar d'illiger. f^. Bouclier.
TllANATOPHYTUM. bot. (Lycoperdacées.) Nom donné par Nées d'Ésenbeck au genre déjà décrit par De Candolle sous celui de Rhizocloiiia. (^ . ce mot.
THAPITl OB TAPITI. MAJi. Même chose que Lapin.
THAPSIE. Thapsia. bot. Genre de la famille ries Ombellifères et de la Pentandrie Digynie, L.. offrant
les caractères suivants : fleurs disposées en une «mhclle dépourvue d'involucre général et composée d'une vingtaine de rayons ou ouibellules courtes. Chaque Heur offre un calice entier, à peine perceplil)le; une corolle à cini| pétales lancéolés et recourbés; cinq étainines à (îlels capillaires de la longueur des pétales; un ovaire ohlorig, surmonté de deux slyles courts, terminés par des stigmates ohius; un fruit composé de deux akènes ohlongs, comprimés, convexes, striés dans leur partie extérieure, et munis chacun de deux ailes membraneuses, échancrées à leurs deux extrémités. Par la forme de son fruit, le genre Tbapsia se rapproche du hnserpitiitm, où le nombre des ailes est de huit pour les deux akènes, tandis qu'il n'y a que quatre ailes dans le double akène du Thapsia.
Thapsie velue. Thapsia m'tlosa , L. Cette plante croît dans les départements méridionaux de la France, ainsi qu'en Italie, en Espagne, dans le Levant et la Barbarie. Sa tige est haute de deux ou trois pieds, garnie de feuilles alternes, fort amples, plusieurs fois ailées, velues et un peu blanchâtres en dessous. Les fleurs sont jaunes, et forment de grandes ombelles terminales. La racine contient un suc qui est très-corrosif et dont on se sert en quelques pays pour guérir les dartres. Celte racine ressemble en tous points à celle du Thapsia ijarganira, L., autre espèce des contrées méridionales, et (jui a reçu le nom de faux Turbilh, à raison de ses propriétés purgatives analogues à celles du vrai Turbith [Convo/vulus Turpethum, L.).
VIviani (Florœ Lyhicœ Spechii.. p. 17) a décrit sous le nom de Thapsia Sylphiiim une plante de la Cyrénaïque, (|u'il croit être celle dont le suc de la racine était célèbre dans l'antiquité sous le nom de Sylphinm, et qui avait valu à la contrée le nom de Regio sylphifera.
TIIAP.SO.S. BOT. Synonyme de Bouillon-Blanc, espèce du genre Molène. 1^. ce mot.
THARANDITE. Min. Variété de Dolomie spalhique, que le docteur Lang a trouvée en Saxe, dans les carrières de Schwansdorif.
TH.4RASALIS. BOT. Plante des environs d'Alep, citée par Rauwolf, et que Rai plaçait dans les Bermtidiaua ou Sisyrinchiiim.
THAROPS. INS. Ce genre de Coléoptères pentamères est le même que celui publié par Lacordaire, sous le nom d'Isorliipide. K. ce mot.
THASPIO.M. DOT. iVuttall [Genei: of iiorth Amer.Pl., 1, p. 196) a donné ce nom à un genre de la famille dés Ombellifères et de la Pentandrie Digynie, L., qui a pour caractères : calice à cinq dents; pétales acuminés, roulés au dedans; styles divariqués; fruit presque elliptique; chaque akène convexe, avec cinq côtes ailées, à ailes presque égales; les intervalles présentent (les rainures ou sillons ; point d'involucre; involucelles unilatéraux, à environ trois folioles. Ce genre qui a reçu le nom de Thaspiiini et non celui de Thapsiuin, comme quel(|ues auteurs l'ont écrit depuis Nutlall, se compose d'espèces qui croissent dans l'Amérique septentrionale, et dont quelques-unes ont été décrites sous les noms généri(|ues de Smyriiium , Ligusiicum et Cnidiuiii. Ainsi le Thasphim aiircum est le Smyr-
iiium aumim de Pursh; les T. Bnihinoilc et aclœifolium sont des Ligusiicum dans xMichaux; le 7'. aliopnrpuieum a été rapporté au genre CiiiiliumAt Cnsson. Ces plantes ont des fleurs jaunes, dont plusieurs sont stériles; des feuilles biternées, les radicales rarement enlières, plus souvent dentées en scie sur les bords. Chaque ombelle est ordinairement accompagnée d'une feuille qui lui est opposée.
THAUMANTIADE. Thaumaiitias. acal. Genre d'Acalèphes libres, établi par Eschschollz dans sa division des Discophores Cryptocarpes, famille des Océanides. Caractères : une cavité stomacale peu étendue, s'ouvranten dehors par un orifice buccal lubiforme; ombrelle en forme de cloche, concave en dessous; bord de la bouche garni de tentacules renflés en bulbe à leur base.
TnArMAnTiADE hémisphérique. Thaumantias hemisphwrica, Esch. Son disque est hémisphérique, et de ce disque parlent quatre canaux en massue et qui sont dépourvus de bras, mais qui possèdent plusieurs cirrhes marginaux, tenlaculaires, bulbeux à la base. Des mers du Nord.
THAUMANTIDE. Thaumantis. ins. Genre de Lépidoptères diurnes, de la famille des Nymphaliens, groupe des Morphites. établi par Boisduval qui lui assigne pour caractères : antennes grêles et linéaires, terminées par une massue fusiforme; palpes relevées, comprimées, fortement ciliées, terminées en pointe aiguë ; corps assez grêle; ailes larges, non arrondies : les antérieures ayant leur bord terminal coupé droit, et formant un angle aigu au sommel.
Thadmamideodake. Thaumantis ocfaua, ^oisàuv.; Morpho oilana, God. Ses antennes sont fauves; ses ailes sont entièrement d'un brun velouté en dessus : les antérieures seules ont une large bande transversale oblique, d'uti beau bleu métallique, à reflets plus vifs sur les bords; en dessous les quatre ailes sont d'un brun violacé, avec plusieurs bandes transversales blanchâtres; enir'autres une correspondante à la ligne bleue du dessus. Les ailes postérieures présentent aussi deux taches arrondies, d'un noir violacé, bordé de jaunâtre : la première petite, située près du bord antérieur, la seconde plus petite, au côté opposé. Taille, de trois à quatre pouces. De l'ile de Java.
THAUMASIA. bot. (Hydrophytes.) Agardh a établi sous ce nom un genre qui comprend le Fucus flavus, L., Suppl., et une nouvelle espèce également des mers équatoriales; mais ces plantes, rares et très-imparfaitement connues, doivent laisser encore beaucoup de doute sur les véritables caractères de ce genre qui sont ainsi établis par Agardh : fronde composée de filaments cornés, assez roides, articulés, dont les aréoles sont remplis par une membrane. La fronde est rameuse, à rameaux dressés, presque pentagones, laciniés et dentelés dans le Thauviasia /lava, des mers de Ceylan; elle est simple et ovale dans le Thaumasia ovalis, qui croît sur les côles de l'Amérique du Sud.
TIIAUiMURIA. lîOT. Le genre établi sous ce nom par Gaudichaud (Botanique du voyage de l'Oranie, p.. "502), paraît n'avoir été admis que comme section du genre Pan'elan'ri, de Linné.