‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 66 sur 119 · SI · texte numérisé non relu

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point divisés, mais inclus el aborlifs; akènes du rayon très-lisses , enveloppés par la squame intérieure de l'involucre el par la paillette extérieure du réceptacle; pciint d'akènes au disque.

Trigonosperme adénostémoïde. Tiigoiiospermum adenoslemoides, Less. C'est uneplanleannuelle,à tiges dressées et dicholomes; ses feuilles sont opposées, triplinervécs, rliombéo-ovales. courtement acuminées, péliolées, cunéato- décurrenles , pubescentes sur les deux faces; les Heurs sont jaunes, réunies en panicules. Du Mexique.

TRIGONOSTÉMON. Triijonostemum. bot. Blume avait établi sous le nom de Tiigostemon, dans ses Bijdraijeii tôt tie Flora van neilerlantlsch Indie, p. COO, nn genre dont il a légÈremenl changé la dénomination dans la préface de son Flora Javœ. Ce genre appartient à la famille des Enpborbiacées, et présente les caractères suivants : fleurs monoïques. Calice à cinq divisions profondes; corolle à cinq pétales connivenls en forme de cloche, séparés par cinq glandes. Les fleurs mâles oui trois élaniines dont les filets sont soudés en un seul à la base, el sont libres el bifides au sommet; les loges des anthères sont divergentes ù leur partie supérieure, et adiiées à la partie inférieure. Les fleurs femelles ont un ovaire ù liois loges uniovulées et trois styles bifides. Le fruit est une capsule à trois coques. Trigonostéuon a feuilles iiENTÉES. Trfgoiiosletnuiu serratuiit. C'est un arbusle à feuilles cparses, ternéesverticillées au sommet des ramuscules, portées sur de courts pétioles, oblnngues -acuminées, obtuses à la base, finement dentées en scie. Les lleurs forment dis grappes simples et axiUaires. Celte plante croil dans rile de Nusa Kambanga.

TRIGONOTARSE. Trigonolarsus. iNS. Ce genre de Coléoptères tétramères, formé aux dépens du genre Culandra, de la famille desRhynchophores, el dont il parait ne différer que par la conformation des tarses, a été menlioimé par Guérin, dans une figure de la planche 39 de l'Iconographie des insecles du Règne Animal, quoiiiiie ce nouveau genre n'y soit pas repris. Le Trigonotarse calandroïde fait également parlie des planches de ce dictionnaire.

TRIGONOTHÈQUE. Triijonotheca. bot. Genre de la famille des llipocratéacées, institué par Hochsleller, qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions; corolle composée de cinq pétales insérés à la base du disque, entre les parois du calice et l'ovaire; trois élamines insérées au discjuc; filaments courts et libres; anthères terminales, ovales, presque rondes, à deux loges; ovaire subtrigonii-globuleux, légèrement trisillonné au sommet, à trois loges, renfermant chacune deux ovules; style très- court; trois stigmates Irèsépais vers la base, puis roulés; capsule coriace, subligneuse, en massue oblongue, obtusément Irigone, Iriloculaire, trivalve, septifèrepar le milieu des valves auxquelles sont attachées deux graines, la troisième avortant prescjue toujours.

TRiGO'iOTHÈQDE d'Abyssinie. Trigottotlieca Abyssii:!ana. C'est un arbuste à feuilles opposées, lancéolées, atténuées à leur base en un court pétiole, obtusément dentées, très-glabres; les pédoncules sont plus

courts que les feuilles axdlaires et terminaux; les fleurs, réunies en cime, sont très-petites, jaunâtres et bibracléob'es.

TRIGOKOTOME. Trigonotoma. ws. Coléoptères pentamères. Ce genre de la famille des Carnassiers, tribu des Féronides, auquel Dejean, qui l'a formé, a réuni celui des Lestiques, se compose d'insectes originaires de Java et du continent indien; ils sont ornés de couleurs brillantes, presque toujours métalliques, et oifrent pour caractères : antennes courtes; articles cylindriques : le premier gros, le deuxième plus petit, les autres peu allongés; palpes assez grandes, avec le dernier article des maxillaires allongé, presque cylindrique el tronqué; celui des labiales est grand, beaucoup plus fortement séciiriforme dans les mâles que dans les femelles; mandibules arquées et aiguSs; têle ovale; corselet pres(|ue carré ou cordiforme; élylres allongées, prescjue parallèles; pattes grandes et fortes; les trois premiers articles des tarses dilatés dans les mâles.

Trigonotome a coc vert. Trigonotoma viridicollis, Dej. Sa tête et son corselet sont d'un vert bronzé; labre, mandibules, base des antennes, poitrine, abdomen, cuisses et jambes noirs; tarses bruns; élytres violettes, profondément striées, légèrement ponctuées. Taille, six lignes. De l'Inde.

TRIGOSTÉMON. bot. l^. Trigonostémoiv.

TRIGUÈRE. Tn'guera. bot. Genre de la famille des Solanées et de la l'entandrie Monogynie, L., offrant les carnctéres essentiels suivants : calice persistant, (iuin(|uéfiile ; corolle canipanulée, irrégulière, ayant le liilie court, le limbe presque ù deux lèvres, à cinq lobes inégaux, les deux supérieurs un peu réfléchis; cinq élaniines ù anthères sagittées, rapprochées en cône; ovaire surmonté d'un style el d'un stigmate en tête; baie sèche, globuleuse, à quatre loges renfermant deux graines dans chaque loge.

Tbigdère musquée. Tn'guera ambrosiaca. Plante herbacée, à tiges anguleuses, simples ou rameuses, garnies de feuilles alternes, presque sessiles, velues, légèrement déniées et lancéolées; Heurs d'un pourpre violet, exhalant une odeur de musc fort agréable. On la trouve en Andalousie.

TRIGYNÉE. Trigynœa. bot. Genre de la famille des Anonacées. institué par Schlecblendael, <iui lui assigne pour caractères : calice à trois divisions, beaucoup plus petit que la corolle, celle-ci compsée de six pétales hypogynes.dont les intérieurs plus grands, plus épais, à dos très-convexe; filaments slaminaux Irès-courls, terminés par des anthères linéaires, obtuses, atténuées à leur base, à loges déhiscenles par une fente latérale ; trois ovaires presque sessiles sur le sommet d'un lorus conique, à une loge renfermant six ovules insérés sur un seul rang, à la suture ventrale; styles courts et distincts; stigmates larges, pezizœformes.

Trigynèe du Brésil. Trigynœa lirasiliensis, Scbl. C'est un arbusle à rameaux Hexueux, pubescents, à feuilles alternes, très-courtemenl péliolées, oblongoelliptiques, très-entières, à pédoncules extra-axillaires, solitaires et unitilores.

TRIGYINIE. Trigynia. COT. Nom imposé par Linné,

dans les subdivisions sysk'mntiques de ses classes, aux ordres qui renferment les plantes à trois pistils.

TRIJASSE. OIS. Nom vulgaire du Gros-Bec commun. /'. ce mot.

TlilJUGrÉ. Tiijiigalvs. bot. Dnc feuille est Trijugui'e quand elle se compose de trois paires de folioles.

TRIKLASITE. MIN. T. Triclasite.

TRILËPIDE. Tiilepis. bot. Genre de la famille des Cypéracées, établi par IVées, avec les caractères suivants : épillels uniflores et unisexuels. Les fleurs rnàles ont une glume antérieure, deux paillettes parallèles à l'axe: l'inférieurecnveloppéepar la supérieure; point de périgone ; deux étamines, rarement trois. Les fleurs femelles ont la glume et les paillettes comme dans les fleurs mâles, de plus, un périgone composé de plusieurs soies d'inégale longueur, mais plus courtes que les paillettes; style bi ou trifide; cariopse à bec. Les Trilépides sont des plantes alpines de l'Himalaya et dont le Brésil offre aussi quelques espèces; les épis sont androgynes, simples ou composés, accompagnés (le bractées ou de spatlies scarieuses.

TRILËPIDE. Tiilepiilus. bot. Organe formé ou recouvert de trois écailles.

TRILÉPISIER. Trilepisiitm. bot. Du Petit- Thouars (Geii. Mailagasc, n" 74) a établi sous ce nom un genre de ricosandrie Polygynie, 1... qui a été placé avec doute a la suite de la famille des Rosacées. Voici ses caractères : calice épais, quinquélide, non adliérent à l'ovaire; corolle nulle; étamines nombreuses, insérées au calice, sur plusieurs rangs, à filets grêles; tube intérieur (disque) placé entre les étamines et l'ovaire, terminé par trois languettes; ovaire monosperme, portant un style plus long (|ue le tube, bifide au sommet, à stigmates cotonneux.

Tmi.ÉpisiER DE Madagascar. Trilepisium Matlaf/ascariense. C'est un arbuste à feuilles alternes, lancéolées, enveloppées dans leur jeunesse de stipules caduques.

TRILICE. Trili'x. bot. Genre créé par Linné, dans la Polyandrie Polygynie, et qui l'a ainsi caractérisé : calice persistant, à trois folioles; corolle à trois pétales très-courts; étamines nombreuses, insérées sur le réceptacle; ovaire supérieur, surmonlé d'un style et d'un stigmate simple; baie presque pentagone, à cinq loges, enveloppée par le calice; graines nombreuses, fort petites.

Triiice jaune. Tiilix liitea , L., Mant. Plant., pag. 247. C'est un arbrisseau dont la tige, droite et rameuse, s'élève à la hauteur de dix à douze pieds. Les feuilles sont alternes, pétiolées, cordiformes, presque peltées et dentées en scie. Les fleurs sont portées sur des pédoncules terminaux divisés en pédicelles alternes. Cette plante croît aux environs de Carthagène, dans l'Amérique méridionale.

TRILISE. Tiilisa. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Eupatoriées, fondé par Cassini (Bull, de la Soc. Philom., septembre 1818), et ainsi caractérisé : invohicre presque hémisphérique, composé de folioles sur deux ou trois rangs, imbriquées, parsemées de glandes : les intérieures plus larges et plus longues que les extérieures; réceptacle nu; calathide

composée de fleurons égaux, nombreux, réguliers, tous hermaplirodiles; ovaires épaissis au sommet, parsemés de glandes, à dix côtes hérissées de poils, surmontés d'une aigrette composée de paillettes hérissées de grosses dents coniques; corolles purpurines, parsemées de glandes. Ce genre est un démembrement du Lialiis, dont il ne devra probablement être considéré que comme une simple section, parce que ses caractères essentiels résident dans la très-légère différence que présente l'aigrette qui, au lieu d'être plumeuse, comme dans le Lialiis et le Suprago , c'est-à-dire ornée de poils ciliés, est simplement dentée. Le Liatris odorulissima, Willd., est le type de ce genre, dans lequel Cassini place encore le Liatris paniciilata, du même auteur. Ce sont des plantes de l'Amérique septentrionale, à lige herbacée, à racine vivace, à cala- Ihides disposées en panicules ou en corymbes.

TRILLIE. Tiillium. bot. Genre de la famille des Asparaginées, voisin des Paris, et qui s'en distingue par les caractères suivants : son calice est A six divisions, dont Iroisextérieures plus petites et étalées, trois intérieures plus grandes et dressées. Les étamines. au nombre de six, sont dressées, rapprochées et à filaments très-courts. L'ovaire est libre, triangulaire, à trois loges contenant chacune un assez grand nombre de graines attachées sur deux rangées longitudinales, a leur angle interne. Du sommet de l'ovaire partent trois gros stigmates en forme de cornes, glanduleux sur leur face interne seulement. Le fruit est charnu et a trois loges polyspermes. Les espèces de ce genre sont des plantes herbacées, vivaces, originaires de l'Amérique septentrionale. Leur tige se termine par une seule grande fleur, environnée d'un involucre formé de trois feuilles verticillées.

TRILOBÉ. 'J'rilobatus. bot. Organe partagé en trois lobes.

TRILOBITES. Foss. On a donné le nom d'Entomolite, et ensuite celui de Trilobile, a des animaux très-singuliers, que l'on ne connaît qu'à l'état fossile, et qui se distinguent par leui' corps divisé en trois parties ou lobes, par deux sillons parallèles à son axe, et composé d'un certain nombre d'anneaux. Pendant longtemps il a régné une grande confusion dans l'histoire de ces débris organiques; mais depuis quelques années ils ont été le sujet de travaux approfondis, et les recherches qu'on doit à Al. Brongniart ont aplani les difficultés que présentait leur étude, en même temps qu'elles ont contribué puissamment aux progrès des connaissances dans cette branche de la zoologie antédiluvienne. D'après ce naturaliste, les Trilohites doivent former une famille distincte, et présentent les caractères suivants : » Leur corps est divisé en trois parties plus ou moins distinctes; l'antérieur, que nous nommerons bouclier (tête. Walch, etc.), paraît offrir la réunion de ce qu'on appelle généralement dans les insectes la tête et le corselet; la partie moyenne du corps, divisée par des articulations transversales très -distinctes, peut être considérée comme Vahdoiiien (tronc, Walch, etc.), ou réunion du ventre et du dos; la partie postérieure, souvent séparée nettement de la moyenne, quelquefois aussi se confondant presque avec elle, divisée par des

aiG

aiticulalions ou plis transversaux moins prononcés, portera le nom de post-abdomen. Tous les naturalistes l'ont appelée qvene, par analogie avec la pallie à la- (|uelle on donne ce nom tout aussi improprement dans les Crustacés; le canal intestinal le traverse; mais comme il y a, outre cette partie, une véritable queue, on n'a pu lui laisser ce dernier nom. C'est à l'exlrémité de cette prolongation de l'abdomen que se voit, dans plusieurs espèces, un appendice coriace ou crustacé, et allongé, soit sans articulations, comme dans les Liuiules, soit composé de plusieurs feuilles disposées en éventail, comme dans les Écrcvisses; cette partie appendiculaire, ne renl'ermant aucun viscère, doit porter le nom de queue. Ces deux abdomens sont divisés longitudinalement dans tous les Trilobites par deux sillons profonds, en trois parties ou lobes d'inégale longueur : celui du milieu est généralement le plus étroit, le plus distinctement articulé; les latéraux, plus larges, s'étendent même quelquefois sous forme d'expansions presque membraneuses, qui semblent être soulenues par des côles, ou appendices durs et costiformes, partant de l'abdomen et du post-abdomen. Audouin appelle flancs ces lobes ou parties latérales : on a vu que c'était le caractère essenllel des Tiilohiles; il ne manque dans aucune espèce, et ne se voit avec celte netteté dans aucun animal vivant connu. Le bouclier est divisé en trois parties plus ou moins distinctes : une moyenne, qu'on peut appeler front avec Walcb, et deux latérales auxquelles on peut conserver le nom de joues qu'il leur a donné. On remarque sur ce front, ou partie moyenne du bouclier, deux ou plusieurs tubercules, et souvent sur les parties latérales, ou joues, deux autres tubercules saillants, très -différents des premiers, et qui ont été assimilés à des yeux. Les articulations de l'abdomen et du post-abdomen sont quelquefois prolongées latéralement en appendices saillants. Tanlôt la queue n'existe pas, tantôt elle est formée par une membrane qui se termine en pointe, ou d'un appendice crusiacé en forme d'alêne.

Les Trilobiles sont tous des animaux marins; on les trouve constamment associés avec des Coquilles et d'aulres produclions marines. Leur nombre paraît avoir été immense; car certains dépôts en sont remplis au point que la pierre semble être entièrement composée de ces animaux, dont plusieurs avaient la faculté de se contracter en boule, à la manière des Spbéromes et desGloméris. Plusieurs d'entre eux sont enfouis dans les couches les plus profondes de la terre; ils paraissent d'abord presque seuls, et semblent avoir été les premiers habitants solides des premières eaux marines, qui ont laissé des débris organiques; enfin ils ont cessé d'exister, sinon en totalité, du moins en très-grande partie, lorsque les Crustacés plus semblables à ceux qui vivent de nos jours, tels que des Limules ou des Idotées,ont commencé à paraître. Les couches les plus anciennes, dans lesquelles on ait trouvé des Trilobites, sont des terrains de transition et scbisloïdes, du Cotenlin, delà Bretagne, d'Angers, de la Suède et de l'Amérique septentrionale. On en rencontre aussi dans un calcaire noirâtre appartenant aux terrains de transition, en Suède, en Angleterre et en Bohême, dans du calcaire

gris et compacte de Dudley, etc., qui renferme aussi des Térébratulcs. et dans des couches calcaires des terrains de sédiment inférieur, qui se trouvent près de Saint-Pétersbourg; mais il ne paraît pas qu'on en nil découvert dans des dépôts plus récents que ce dernier, qui est de beaucoup inférieur à la craie.

Les naturalistes ne sont pas d'accord sur la place que les Trilobiles doivent occuper dans les méthodes naturelles; les uns regardent ces Fossiles comme des Coquilles à trois lobes; d'autres pensent (|uc ce sont des animaux voisins des Oscabrions; et enfin la plupart des auteurs les plus récents les regardent comme étant des Crustacés. La première de ces opinions, soutenue par Klein, Luyd, Wollersdorf, etc., paraît entièrement abandonnée. La seconde a été adoptée par Schlotheim, Tilésius et Latreille, et les raisons qui viennent à l'appui de cette manière de voir, ont été exposées avec beaucoup de développement dans un Mémoire que ce dernier naturaliste a inséré dans les Annales du Muséum, t. VII. Le principal motif (|ui a porté Latreille à chercher ailleurs que parmi les animaux articulés, pour les analogues des Trilobites, est l'absence i)résumée de pattes chez ces êlres singuliers, caractère négatif qui ne se rencontre jamais dans cette grande division du règne animal. Or, parmi les animaux sans vertèbres, inarticulés, les Oscabrions sont les seuls qui puissent être comparés aux Trilobiles ; car, ainsi que l'observe Latreille, ils présentent exclusivement des apparences d'articulations, et, au premier coup d'ceil, ils semblent être des Cloportes sans pieds ni antennes. Enfin, un fait qui semble très-favorable à ce rapprochement, c'est que, chez plusieurs Trilobites, les bords latéraux du corps paraissent avoir été membraneux, et que ces membranes étaient probablement soulenues par des prolongements solides, disposilion ([ui ne se rencontre pas chez les animaux articulés, mais (jui n'aurait rien de très-surprenant chez des Molliiscjnes voisins des Oscabrions. Linné, Mortimer, Wilkens, Brunnich elBlumenbach, au contraire, ont rapproché les Trilobites des Insectes aptères, et Wahlenberg, Alexandre Brongniard, Audouin, Goldfuss, etc., les ont rangés parmi les Ciuslacés. En effet, la forme générale du corps, sa division constante en une tète confondue avec le corselet, en un abdomen et en une queue ou post abdomen, l'existence et la position des yeux, enfin les divisions annulaires du corps, sont autant de caractères qui rapprochent ces animaux des Crustacés isopodes, et la faculté de se coniracter en boule leur est commune avec plusieurs de ces Isopodes, lels que les Spbéromes. Mais deux ordres de caractères semblaient éloigner les Trilobites des Crustacés, savoir : la division de l'abdomen et de la queue en trois lobes longitudinaux, et l'absence présumée des antennes et des pattes. Aucun autre animal articulé connu ne présente des divisions longitudinales aussi bien marquées, et, lorsqu'on en voit des traces, les lobes latéraux sont rudimenlaires comparativement au lobe moyen, tandis que chez presque tous les Trilobites le contraire se remai'(|ue ; mais si aucun Crusiacé vivant n'est divisé supérieurement en trois lobes aussi distincts que les Trilobiles. il n'en est pas moins vrai i|ue chez presque tous les Édriophlhalmes,

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