‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 72 sur 119 · DICT · texte numérisé non relu

DICT

SCIE?irES RAT.

TUBE liNTESTINAL. zooL. ^. Irtesiirs.

TUBER. bot. /■. Truffe.

TDBERA. BOT. Ce genre, de la famille des Orchidées, créé par Blunie, pour une piaule <le l'Inde, que Roxbourg avait considérée comme une espèce du genre Epitlenitnim, n'a été admis que comme section du genre Aeiitles, de Loureiro.

TUBÉRAIRE. Tiiheraria. bot. Genre de la famille des Cistacées, établi par Diinal, qui lui assigne pour caractères : trois sépales disposés sur un seul rang ou cinq sur deux rangs, et alors les deux extérieurs sont très-petits; vingt élamines ou plus, insérées au bord du drsque; ovaire incomplélement Iriloculaire; placentaires nerviformes et multiovulés; funicules nidulants, en massue, renllés,celluleux et recourbés; style court, droit, obconique; stigmate hémisphérique, subtrilohé à sa base; capsule testacée, incomplètement Iriloculaire, à trois valves et polysperme.

TiiBÉRAiRE ASNCELLE. 'J'ubeiaiia finnua, Spach • Cistiis gutlatus, L.; Helianlhemuiii plantagineum, Pers. Sa tige est droite, rameuse, feuillée, hérissée de poils blancs, un peu lâches, et haute de huit à dix pouces; ses feuilles sont opposées, sessiles, oblongues ou lancéolées, velues et verdàlres; elles ont trois nervures longitudinales peu sensibles; les Heurs sont pédnnculées, disposées en grappe lâche, communément dépourvue de bractées; la corolle est d'un jaune pâle et remarquable par cinq taches pourpres, disposées en rond à la base des pétales. Du midi de l'Euroi)e.

TUBERCULAIRE. Ttibeicula lia. bot. {Mucéilin^es?) Genre établi parTode, et adoplé par tous les mycologistes, qui l'ont cependant classé différemment, sa structure particulière le distinguant de la plupart des groupes établis dans ces familles. Les plantes qui le composent se présentent sous la forme de petits tubercules d'un rouge plus ou moins vif, quelquefois du plus beau carmin, qui percent en grand nombre l'écorce des jeunes branches mortes. Ces tubercules sont arrondis, gros comme un grain de millet ou de moutarde. Ils sont fixés sur le bois, sous l'écorce; leur consistance est charnue, et leur surface se couvre, à une épo(|uc délerminée de leur développement, d'une poussière blanchâtre formée par les sporidies; la texture de ce tubercule est celluleuse, ou peut-être formée de filaments entrecroisés et intimement unis; les sporidies couvrent complètement la surface; elles sont petites et globuleuses. Ce genre, dont on distingue un petit nombre d'espèces, est voisin du G. Atiactium. Il appartient à la tribu des Tubercularinées, de Pries, qui répond en partie à celle que Brongniard avait nommée Isariées.

TcBERCULAiREHOiRE. Tiiheiculaiia nigia, Desmaz. Celle espèce, très-remarquable par sa couleur, forme en automne, sur les feuilles mortes du Juiicus sytvatictts, des tubercules noirs, charnus, arrondis, convexes, de deux millimètres d'élendue, ordinairement libres, quelquefois soudés deux ou trois ensemble, toujours visiblement entourés par l'épiderme qu'ils ont déchirée pour le montrer. En Belgique.

TUBERCULAIRE. Tubeicularia. bot. (Lichens). Ce genre établi par Hoffmann et Wiggers, comprenait quel-

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qiies Cœnomyces et Bœomyces. U a clé refondu dans «raulres genres.

TUBERCUI.ARIUS. bot. (Hydiophytefi.) V. Laminaire cl Orgyia.

TUBERCULE. BOT. On donne généralement ce nom .1 des excroissances cliarniies, qui se développent snr les parties souterraines des végétaux, et que l'on a fort longtemps, mais à tort, regardées comme des racines, que, pour celte raison, l'on désignait sous le nom commun de Racines lubéieitses. C'est principalement aux observations de Dunal , de Du Petit-Tliouars, et plus récemment de Tnrpin, qu'on doit la connaissance exacte de la nature des Tubercules. Les Tubercules «e développent en général sur les ramifications souterraines de la lige, comme, par exemple, dans la Pomme de terre, le Topinambour. C'est le corps des brancbes souterraines de la tige qui s'épaissit, se renfle, et dont les cellules se remplissent de grains de fécule. A la surface de ces Tubercules on aperçoit un nombre plus ou moins considérable de petits bourgeons, en général placés à l'aisselle d'une petite écaille, qui représente en quelque sorte une feuille avortée ou restée à l'élat rudiraenlaire, par suite delà différence de milieu dans lequel elle se trouve plongée. Ces petits bourgeons, qu'on nommeyeitx, reproduisent chacun une brandie; et même séparés les uns des autres, ils peuvent constituer chacun autant d'individus distincts. On sait que celte séparation artificielle des yeux est un des moyens employés pour multiplier la Pomme de terre. Ainsi donc les Tubercules ne sont que des liges ou ramifications de tiges souterraines plus ou moins renflées et féculentes, qui porlent à leur surface un grand nombre de bourgeons souterrains, destinés à la reproduction et à la multiplication de la plante. 11 ne faut donc pas confondre les Tubercules proprement dits avec les Racines tubéreuses. On doit réserver ce dernier nom aux racines plus ou moins renflées et cbarnues, cpii sont manifeslemcnt plus grosses que les tiges qu'elles supportent. Ainsi la racine de la Patate, celles du Cyclamen, du Navet, du Radis, de la Carotte, etc., sont des racines tubéreuses, parce qu'en effet c'est la racine elle-même qui se rentle et préseule plus de volume que la tige. Un caractère propre à distinguer la racine tubéreuse du Tubercule proprement dit, c'est que la première se montre dés l'époque de la germination, tandis que le Tubercule ne se développe ((ue beaucoup plus tard. Ainsi faites germer des grains de Cyclamen, de Radis, de Navet, etc., et peu de temps après que la radicule aura commencé à s'enfoncer dans la terre, vous la verrez se renfler, et prendre petit à petit les caractères d'une racine tubéreuse. Si, au contraire, vous soumettez ft la même épreuve une graine de Pomme de terre, la radicule s'enfoncera dans la terre, s'y ramifiera sans présenter de Tubercules. Ce n'est que plus tard, quand des bourgeons souterrains de la tige seront nés des scions souterrains, qu'on verra ceux-ci se rentier de distance en distance, pour former Us Tubercules. Les Tubercules des Orchidées, et en général des autres plantes monocolylédones, ne sont pas différents dans leur nature et leur mode de formation, de ceux des végétaux dicolylédons. Ce sont des rameaux courts et

rentlés, qui naissent de la partie souterraine de la lige, et qui lie portent jamais ([u'un seul bourgeon.

On a étendu en licbénographie, par analogie de forme et decunsistanceavec la racine dite tuberculeuse, le nom de Tubercule aux apotliécies arrondies, presque fermées, noires, cruslacées, nichées sous le thalle, qu'elles soulèvent, s'ouvrant par un pore, et renfermant, sous le périthécium, un nucléum sporuligère. On trouve ce genre d'apothécie dans les Lichens crustacés du sous-groupe des Verrucariées.

Le nom de Tubercule, rendu synonyme de Verrue, i'eniira. peut disparaître sans inconvénient de la termiiKiliigie, puisqu'il a été employé déjà en phanéroganiie. et que l'on ne peut trouver aucune véritable analogie entre les parties charnues et féculentes, connues sous le nom de Tubercules, et le réceptacle partiel d'un Lichen. La différence essentielle qui se trouve exister entre le Tubercule et le Thalamium est l'existence d'un nucléum sporuligère dans le premier, tandis que dans le second les spores se trouvent nichés dans la substance intérieure qui est celliileuse, adhérente au périthécium ([ui jamais ne s'en sépare, ce qui arrive fréquemment dans le second. Acbarius paraît avoir, dans ses derniers ouvrages, considéré le Tubercule et le Thalamium comme une même sorte d'apotliécium.

TUliliRÉES. BOT. (Lycoperilacées.) Tribu de la famille des Lycoperdacées ou Gastéromycètes des botanistes allemands, qui a pour type le genre Trulîe; elle comiirend les quatre genres Tubcr, Rhizopogon, Polygaster et Eiulogone. Elle est très voisine des Sclérotiacées. A', ces mots.

TUBÉREUSE (raciîïe). bot. A l'article Tobercble {F. ce mot) nous avons exposé notre opinion sur ces

TUBÉREUSE. Polianlhes. bot. Genre de la famille des Asphodélées ou Hémérocallidées , appartenant à l'ilexandrie Monogynie, L., et qui se dislingue par les caractères suivants : périanthe infère, infundibiiliforme, ayant le tube dressé, le limbe penché, à six segments égaux et étalés; six étamines insérées sur le tube, près de la gorge, à anthères plus longues que les filets; style filiforme, triquètre, renfermé dans le tube, surmonté de trois stigmates lamelles; capsule ceinte à la base par le périanthe, à trois valves et à trois loges polyspernies; les graines planes, disposées sur deux rangs dans chaque loge.

Tubéreuse des jardins. Polianthes luherosa, L.; Redouté, Liliacées, tab. 147. C'est une plante qui parait originaire du Mexique. Elle est cultivée depuis plus de deux cent trente ans en Europe, car elle a été décrite par Clusius vers 1594. Son nom de Tubéreuse lui vient sans doute de ce que cet ancien botaniste la nommait Ilyacinlhus tubeiosâ raclice, organisation qui lui est commune avec une foule d'autres Monocotylédones. Cette plante a un rhizome épais, portant un bulbe tunique, duquel partent plusieurs feuilles radicales trèslongues et rubanées. La tige est droite, haute de plus d'un mètre, garnie de feuilles squamiformes; elle porte à son sommet un épi de belles fleurs blanches, rosées à l'extrémité du périanthe et disposées ordinairement par paires dans une spalhe. L'odeur de la Tubéreuse,

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quoique fort agréable, est nuisible aux personnes nerveuses.

TUBÉREUX. Tuherosus. bot. On qualifie ainsi les racines épaisses, charnues, arrondies, plus ou moins volumineuses, comme celles connues sous le nom de Pomme de terre.

TUBEROGASTRIS. BOT. Sous ce nom , Du Pelil- Thonars (Orcliidées des iles australes d'Afrique, tab. 31) a fijîuré une piaule qu'il a aussi nommtt Gastoichis el Limndornm liiberciilosum.

TUBES FULMINAIRES. MiN. Celte dénomination a élé appliquée au Quarlz lubuleux, que l'on croît èlre formé de grains de sable aglulinés par une sorte de fusion opérée par la foudre qui tombe sur des dépôts sablonneux.

TUBICÈNE. Tubiceinis. INS. Genre voisin des Rliinomacers, établi par Dojean, et correspondant à celui d'Auléte, de Schoenherr. y. Rhynchopdores.

TUBICINELLE. TnliicineUa. concb. Lamarck a i)roposé sous ce nom (Ann. du Mus., 1, p. 401) un genre nouveau de la classe des Cirrbipédes, et Irès-voisin «les Balanes; il lui altjibue les caractères suivants : coquille univalve, régulière, non spirale, lubuleuse, réirécie vers la base, tronquée aux deux bouts, ayant l'ouverture terminale et un opercule quadrivalve. Ce genre se compose de deux espèces qui, comme plusieurs espèces de Balanes, vivent sur le corps des Baleines et de quelques autres Cétacés.

TcBICI^•ELI.E DES BALEINES. Tubicinello Balceuariim, Lam. Sa coquille présente un tube droit, testacé, eylindracé, un peu atténué à sa base, tronqué aux deux bouts et muni de bourrelets Iransverses. Cette coquille, de lai|uelle l'animal fait saillir supérieurement des bras petits, sétacés, cirreux et inégaux, est fixée sur le corps des Baleines, s'y enfonce partiellement, à mesure qu'elle grandit, pénétrant à tiavers la peau jusque dans l'épaisseur de la graisse de ces Cétacés. Son ouverture est orbiculaire; les valves de son opercule sont trapézoïdes, obtuses, mobiles et insérées dans la partie supérieure de la paroi interne de la coquille.

TUBICOLÉES. coivCH. On est redevable ù Lamarck de la famille des Tubicolées, qui mérite à plus d'un égard d'attirer l'attention des concbyliologues; car elle est composée de genres de Coquilles bivalves, qui ont la propriété particulière de s'envelopper d'un tube calcaire prolecteur. Le caractère de ce tube a été regardé comme de première valeur par Lamarck, et il a élé pour ce savant le motif de l'admission ou du rejet des genres dans la famille des Tubicolées. Quoique ce caractère de la présence d'un tube soit d'une grande valeur, il ne peut être cependant préféré à ceux tirés de l'organisation des animaux, et des traces que cette organisation laisse sur les coquilles. L'établissement de celle famille a été sans contredit d'une grande utilité, en produisant des rapprochements qu'il ne fallait que rendre plus parfaits : c'est le résultat nécessaire des observations nouvelles et du progrès des sciences. Lamarck, en se servant trop exclusivement de ce caractère du tube, a introduit évidemment deux types distincts d'organisation dans la famille des Tubicolées. En

compaiant une Fistulane avec un Taret, on reconnaît bien facilement que ce dernier genre, quoique muni d'un tube, passe aux Pholades par l'intermédiaire des Térédincs (f^. ce mot), ce qui n'a pas lieu pour les Fistulanes. Lamarck comprend six genres dans la famille des Tubicolées, savoir: Arrosoir, Clavagelle, Fistulane, Cloisonnaire, Taret et Térédine.

TUBICOLES. APiNÉL. Cuvier a établi sous ce nom, dans la classe des Annélides, un ordre ayant pour caractères : des branchies en forme de panache ou d'arbusculc, attachées à la tète ou sur la partie antérieure du corps. Il y range les genres Serpule, Sahelle, Té- Hébelle et Ampbitrile, et pense que les Dentules (si toutefois ces animaux étaient des Annélides) déviaient aussi y prendre place. Dans la Méthode de Savigny, l'ordre des Serpulaires correspond à peu près à celui des Tubicoles; mais il est établi sur d'autres caractères, et renferme aussi les Arénicoles et le genre Clymène. Dans la classification de Blainville, ces animaux sont de nouveau séparés, et l'ordre des Hélérocriciens de ce savant ne comprend que les Tubicoles de Cuvier. Enfin, Audouin et Mîlne-Edwards, tout en adoptant l'ordre des Tubicoles dans leur travail sur les Annélides des côtes de la France (travail présenté ù l'Académie en juillet 1829). y ont porté quel(|ues modifications. D'après les caractères qu'ils y assignent, ce groupe naturel comprend non-seulement les Serpules, les Sabelles, les Térébelles. les Amphitrites ou Peclinaires, et les Hermelles, c'est-ù-dire les Tubicoles de Cuvier, mais encore le genre Siphonoslome, établi récemment par Otto, et rangé par Blainville à côté des Lombrics. Quant aux Clymènes, ces auteurs les placent, avec toutes les autres Annélides dépourvues d'appendices respiratoires ou cavités préhensiles, dans leur ordre des Terricoles.

TUBIFERA. bot. L'une des sections du genre Conyza, de la famille des Synanihérées.

TUBIFEX. APINÉL. Lamarck, qui a établi ce genre (Aiiim. sans vert., I. m, p. 234), lui assigne pour caractèies: un corps filiforme, transparent, annelé ou suliarticulé, muni de spinules latérales, vivant dans un tube; une bouche et un anus aux extrémités. Les Tubifex sont de Irès-pellls Vers (|ui ont beaucoup d'analogie avec les Naïdes, et dont les habitudes sont assez semblables. Les uns habitent dans la vase des ruisseaux ou des étangs; lesaulies vivent dans la mer el sur nos côtes. Ces animaux ont riiabllude de sortir une partie (le leur corps de la vase, et de l'agiter dans l'eau; au moindre danger, ils rentrent dans leur tube. Comme leur couleur est quelquefois rouge de sang, on croirait voir au fond de l'eau des taches de ce liquide. Lamarck rapporte à ce genre deux espèces.

TuDiFEX DES RUISSEAUX. Tiihifex livulorum ou le Liimhrkus Tuhifex de MUller, Zool. Dan., lab. 84, fig. 1-3, figuré parTrembley, Hist. des Polyp., lab. 7, fig. 2. Il habite le fond des ruisseaux.

TcBiFEX MARIN. Tubifex iiiariiiHs; Ltimbricus Inbicola, MUller, loc. cit., lab. 7S. Il habile en Norwége les bords de la mer. Savigny pense que la figure de MUller est incomplèle par la perle de quelques anneaux de la partie postérieure, el il croit que celle espèce pour-

rait êlrc placée parmi les Annélides et rapportée ù sa famille des Maldanies.

TUBIFLORA. bot. (Gmelin.) Synonyme A'Elylraria, Jliclix.

TUBILIER. Tnbiliiim. bot. Genre de la famille des Synanihérécs, tribu des Inniées, proposé par Cassini (Bull, de la Soc. Pliilom., octobre 1817, p. ISS), et qui n pour type VEiigeron inuloides de Poiret. Cette plante ne peut, sous aucun rapport, être associée au genre Erigeion qui appartient à une autre tribu, celle des Astérées. Le genre Tubilium est voisin du Pulicaria, dont il se distingue par les corolles des Heurs de la circonférence qui, au lieu d'être ligulées, sont tubuleiises. Ces corolles sont radiantes, tièsapparentes, pins longues, aussi larges et plus colorées que celles du centre; elles contiennent des élamines rudimentaires et des stigmalophores inclus à cause de la longueur du tube, circonstance qui doit s'opposer à la fécondation et qui se présente dans les Heurs monstrueuses de VJsler sinensis, mais qui n'est pas accidenlelle dans le genre dont il est ici question. Le 'J'iihiliiini aiirjtisli/otiKVi est une plante herbacée, ft lige droite, liante d'environ nn pied, stiiée, Irès-i'amense, légèrement pubescenle, munie de feuilles alternes, sessilcs, oblongues-linéaires, à fleurs jaunes disposées en petits corymbes irréguliers, au sommet de la lige et des rameaux. Celte plante croît dans les îles Canaries.

TUBILLE ANTIIÉRIQUE. bot. Ricbard nomme ainsi le tube (|ui résulte de la soudure des antbères.

TUBILOMBRIC. Tiihilumbiivus. annêi. Genre créé par Blainville et abandonné ensuite par son auleur. Il comprenait les genres Lombric et Tubifex de Lamarck. f^. ces mots.

TUBINARES. OIS. Dénomination employée par Illiger, dans son Prodrome des Oiseaux, pour une petite famille des Kageurs, (jui comprend les genres Procellaiia, H n lad 10 m a, PacUypIila et Dioiiiedea, de la Mé- Ibode de ce savant naturaliste. Toutes les espèces dont se composent ces genres, ont les narines placées dans des fourreaux tubiformes.

TUBIPORE. Titbi/iora. poitp. Genre de l'ordre des Tubiporécs, ayant pour caractères : Polypier pierreux, composé de tubes cylindriques, droits, parallèles, dislincls, réunis d'espace en espace par des cloisons transversales de même nature que le Polypier; animaux exsertiles, à buit tentacules frangés. La belle couleur rouge du Tubipore musique, ses tubes cylindriques, parallèles, assez volumineux, les cloisons extérleuies presque régulièrement espacées, qui les unissent entre eux, rendent ce genre très-facile à reconnaître; et, quoique l'on trouve dans les divers écbantillons des différences assez sensibles dans la grosseur et la longueur des tubes, l'intervalle des cloisons et l'intensité de la couleur, les naturalisles s'accordent à regarder ces différences comme individuelles ou locales, et les réunissent sous une seule dénomination spécifique. Quelques auteurs avaient pensé que le Tubipore musique était construit par un animal analogue aux Annélides. Banks, Solauder, Péron , Lesueur et Chamisso, qui l'observèrent vivant , annoncèrent que l'animal constructeur de celle belle produclion marine était nn

Polype, mais ils ne donnèrent point de détails sur son organisation. Ce n'est que depuis quelques années que Lainouroux a fait connaître le Polype du Tubipore, dans un Mémoire lu à l'Académie royale des Sciences, El inséré dans la relation du Voyage autour du monde par le commandant Freycinet. Quel<iues écbantillons, recueillis et conservés dans l'Alcool par Quoy et Gaimard, médecins naturalistes de l'expédition, furent remis à Lamouroux. Les Polypes susceptibles de .saillir hors de leur tube et de s'y retirer, étaient tous dans ce dernier état. L'ouvertuie du tube, de couleur jauneverdàlre (d'un beau vert pâle pendant la vie), molle et membraneuse, élait plus ou moins complètement fermée par la membrane retournée sur elle-même, qui venait s'altacher circulairement au niveau de la base des tentacules. Depuis ce point jusqu'à celui où elle se recourbe à l'entrée du tube, la membrane est mince et très-Hexible; elle est sans doute contractile, et c'est (le sa contraction, ou de celle de quelques bandelettes longitudinales qui la forlitient extérieurement, que dépend la faculté qu'a le Polype de saillir bors de son tube. A |)arlir du point où la membrane commence à s'introduire dans le tube, et en la suivant jusqu'à ce dernier, avec lequel elle se continue, on la voit peu à peu augmenter d'épaisseur et de consistance jusqu'à devenir calcaire comme le reste du tube; cependant sa surface interne ne paraît pas se pénétrer de matière calcaire, de sorte ([ue toute la longueur de l'intérieur du tube est tapissée d'une pellicule molle et mince, intimement adhérente à la paroi solide. U est facile de concevoir que le tube s'augmente en longueur par l'ossification progressive de la membrane. Les cloisons transversales se forment par une sorte d'hypertrophie de la membrane; comme la plupart des tubes s'allongent également, leurs cloisons se développent en général à la même hauteur, et, venant à se rencontrer par leurs bords octogones, elles se soudent par ces mêmes bords lorsqu'elles sont encore molles; elles ressemblent, après l'entière consolidation, à une cloison commune traversée par les tubes. Le Polypier du Tubipore est moins consistant que la plupart des produits calcaires des autres Polypes ; les parois des tubes sont même évidemment poreuses. Du reste, la manière dont ils s'accroissent et tiennent à l'animal a la plus grande ressemblance avec ce que l'on remarque dans quelques grands Polypiers, et notamment les Tubulaires. On voit alors combien ce mode d'accroissement diffère de celui des Actinies. Au point où la membrane génératrice du tube tient au polype, se trouve une partie membraneuse, épaisse, sorte de disque qui sépare pour ainsi dire l'animal en deux parties : une supérieure qui porte les tentacules et qui peut se montrer au dehors; l'aulre inférieure, toujours cachée dans le tube. Les tentacules, au nombre de huit, sont épais, garnis de chaque côté d'un grand nombre d'appendices dirigés en avant, d'une l'orme lancéolée et couverls de petites granulations. Les tentacules se divisent facilement, suivant leur longueur, en deux moitiés qui sont comme soudées sur la ligne médiane. Le disque paraît concave supérieurement; au centre on peut distinguer une pclite ouverture arrondie. A la face inférieure dudisque

existe une |ielile niasse molle, dont il a élé impossible de débrouiller l'orsanisalion. A la circonférence existent huit faisceaux triangulaires, bien dislincls les uns des autres, libres dans une cerlaine élendue, s'amincissant graduelleinenl, bienlôl s'allaclianl à la membrane interne qui lapisse le lube, et finissant par devenir capillaires el par se confondre avec elle; les faisceaux allernent, à leur attache au disi|ue, avec les tentacules, et sont, comme eux, formés de deux moitiés accolées et facilement séparables; elles se continuent avec celles des tentacules, de façon pourtant que les deux moitiés, qui forment un faisceau entier, se séparent pour aller former chacune une moitié des deux tentacules qui lui correspondent, et que les deux tentacules sont rendus complets par une aulre rooilié appartenant aux faisceaux voisins, et ainsi de suite; de manière que les tentacules supérieurs el les faisceaux inférieurs paraissent formés, dans leur ensemble, de seize pièces réunies deux à deux, mais en sens inverse dans les uns et dans les autres. Une foule de corpuscules ronds (probablement des œufs ou des ovaires), de grosseur différente, sont attachés aux faisceaux par de minces et courts pédicules; ils sont plus nombreux près du dis(|ue qu'ailleurs. Au fond des tubes, dont le Polype parait avoir acquis tout son accroissement, onvoit une petite sphère creuse, calcaire, à parois minces, d'un diamètre égal à celui de l'intérieur du tube, surmontée d'une petite lige creuse, qui finit en une sorte de godet, à la circonférence duquel les faisceaux se terminent : rien de semblable ne s'observe dans les tubes qui n'ont point acquis tout leur accroissement; les faisceaux sont alors implantés à la cloison sur laquelle lejeune animal s'est développé. Les tiès-jeunes Polypes ont leur tube excessiveinenl court et entièrement mou; son diamètre est néanmoins pres(|ue égal à celui qu'il acquerra étant adulte, et les plis de la membrane génératiice du tube sont marqués d'une manière bien sensible à l'ouverture de ce tube.

L'espèce a été nommée par Linné Tubipora musica et vient des mers de l'Inde.

TUBIPORES. BOT. (Champignons.) Nom donné par Paulet aux espèces de Bolets qui composent le genre nommé Pu/xponis, d'après Micheli. A', ce mot.

TDBISPIUANTIA. Moii. Nom que Duméril propose pour les Sipbonobranches de Blainville. (^. Siphoso-

BRANCBES.

TUBITÈLES. Tubilelœ. aracbs. Latreille désigne ainsi, dans la nouvelle édition du Règne Animal, une section du grand genre Araignée, composée d'Araignées (lui ont les filières cylindriques, rajiprocbées en un faisceau dirigé en arrière, les pieds robustes, et dont les deux premiers ou les deux derniers, et vice versa, plus longs dans les uns, et tous presque égaux dans les autres. Dans une première division, les mâchoires forment un cintre autour de la languette; les yeux sont toujours au nombre de huit, disposés quatre par quatre sur deux lignes transverses. Les genres Clotho et Drasse composent cette division. Dans la seconde division, les mâchoires ne forment point une sorte de cintre renfermant la languette; leur côté extérieur est dilaté inférieurement, au-dessous de l'origine des

palpes. Quelques-uns n'ont que six yeux, dont quatre antérieurs, et les deux autres postérieurs : ce sont les Ségestries; d'autres ont huit yeux : ce sont les C!ubiones, les Araignées et les Argyronèles. Les Arachnides Tubitèles fîlejit des toiles blanches, d'un tissu serré, qu'elles placent dans des fentes, des trous de murs, sous les pierres, entre les branches el les feuilles des végétaux, et jusque dans l'eau. Elles se tiennent à l'affût dans ces toiles, et dévorent les insectes qui viennent s'y embarrasser.

TDBOCYTISUS. bot. De Candolle (Mém. sur les Légumineuses, p. 214) a formé sous ce nom, dans le genre Cylisus, une section qui correspond au ginre f^iborgia, de Mœnch, mais non de Thunberg, et qui pourrait former un genre assez prononcé, par son calice tubuleux terminé en deux lèvres, dont la supérieure est presque entière. Les Cytisns leucantlius, purpiircMS,o/6«/MS,s((iB(/n«s, etc., appartiennent à ce groupe qui est très-naturel et qui renferme des plantes dont les fleurs sont de diverses couleurs.

TDBULAIRE. Tubularia. poltp. Genre de Polypiers de l'ordre des Tubulariées, dans la division des Polypiers flexibles, ayant pour caractères : Polypier simple ou raraeux, lubulé, d'une substance presque cornée, transparente; polypes solitaires à l'extrémité des rameaux. De tous les Polypiers flexibles, les Tubulaires paraissent être ceux dont la structure est la plus simple : des tubes cornés, grêles, minces, fixés par leur base, lisses ou couverts de rétrécissements et de dilatations annulaires, simples ou peu ranieux, souvent réunis plusieurs ensemble, sans cellules latérales ni ovaires extérieurs; voilà ce que présentent D l'observation ces Polypiers peu nombreux en espèces, si l'on en distrait les corps hétérogènes qu'ont entassés dans ce genre Pallas, Gmelin et Esper. Il n'y a qu'un polype au sommet de chaque lube, tenant à celui-ci par une membrane molle, qui en est le prolongement. L'animal n'est point rétractile dans son tube; il est orné d'un grand nombre de tentacules disposés sur deux rangs : l'interne est dirigé en avant, l'extérieur se réfléchit du côté du tube ; les ovaires sont intérieurs, et sortent par une ouverture entre les tentacules extérieurs et le tube.

TUBULARIA. annél. Plusieurs auteurs ont désigné sous ce nom divers animaux marins, qui appartiennent à la classe des Annélides. Le l'ubuluiia areiiosa anglica, d'Eliis est l'Hermelle alvéolaire; le Tubularia magni/ica, de Shaw, et le Tubularia penicillus, sont des Sabelles.

TUBULARIA. bot. (Hjilrophytes.) Le genre établi sous ce nom, par Adanson et Roucel, aux dépensdu genre Ulvii, a été réuni au genre Solenia. f . Solémie.

TUBULARIÉES. POLYP.Cinquièmeordre des Polypiers flexibles, dans la classification de Lamouroux. Ses caractères sont : Polypiers phytoïdes, simples ou rameux, jamais articulés, ordinairement d'une seule substance cornée ou membraneuse, ni celluleuse, ni poreuse, et recouverte quelquefois d'une légère couche crétacée; polypes situés aux extrémités des tiges, des rameaux et de leurs divisions. Cet ordre renfeime les genres Tibiane, Naïs, Tubulaire, Cornulaire, Télesto, Liagore et Néoméris. /'. ces mots.

TUBULEUX. BOT. On dil qu'un oigane quelconque est Tubuleux lorsqu'il offre la forme d'un lube allongé. Celte expression est principalement consacrée en botanique au calice et à la corolle.

TOBULl ou TUBULITES. MOI.L. On donne indistinctement l'un de ces noms aux Dentales fossiles ou aux Bélemniles. y. ces mots.

TDBDLIFERA. eot. (Gmelin.) Même chose que Tuhtiliiiii. y. ce mot.

TUBULlFÈIiES. THbulifem. iNS. LepelletierdeSaint- Fargeau et Servilledésignent ainsi la cinquième famille de leur première section de l'ordre des Hyménoptères. Celle famille répond à la tribu des Chrysides de La- Ireilie. F. Chrtsides.

TDBULINA. BOT. (Lycoperdacées.) Genre établi par Persoon, mais (|ue la plupart des mycologisles considèrent simplement comme une seclion des Licea. Il comprend les Licea lylindrica et fragiformis, figurés sous le nom générique de ^V'/ioe/oca/pM* par Bulliard, Champignons, lab. 470, fig.ô et lab. 384. Ce genre avait été nommé Tiibulifeia par Gmelin, dans son Systema Natuiœ.

TUBULIPORE. Tiibulipora. poiyp. Genre de l'ordre des Celléporées, dans la division des Polypiers Qexibles, ayant pour caractères : Polypier parasite ou encroûtant, à cellules submembraneuses, ramassées, fasciculées ou sériales, et en grande partie libres; cellules allongées, lubuleuses,à ouverture orbiculée, régulière, rarement dentée. Ce genre renferme de petits Polypiers voisins des Cellé|iores par la nature de leur tissu <iui est mince et fragile; ils s'en distinguent par leurs cellules allongées, tubuleuses, d'un diamèlre égal dans leur longueur, libres ou accolées à leurs voisines dans (|uelques points de leur étendue : leur ouverture est ronde el régulière; les cellules sont fasciculées, verlicillées ou disposées par rangs lâches, suivant que la forme générale du Polypier est discoïde ou allongée. Le genre Obélie, de Lamouroux, ne diffère point des Tubulipores.

TUBULITES. MOLL. f. Tdbui.i.

TUBURCINIE. Tiihdicinia. bot. Genre de Champignons, de la famille des Hypomycètes, institué par Fries, qui le caractérise ainsi : sporidies subglobuleuses, inégales, adhérentes à la matrice et garnies en dessous de nombreuses sporidiales, qui paraissent d'abord sous forme de flocons et se développent successivement.

TUCAN.i. OIS. (Azara.) Synonyme de Toucan. f\ ce mol.

TDCKERMANNIE. Tuckeriiiannia. bot. Genre delà famille des Synantbérées, tribu des Sénécionidcs, établi par Nultall, qui le caracléiise ainsi qu'il suit : capitule mulliHore, hétérogame : fleurs du rayon au nombre de quinze ou vingt, ligulées,pistilligères, fertiles; celles du disque parfaites et tubuleuses; involucre double : l'extérieur plus court, foliacé, de cinq à huit divisions; l'intérieur de huit à dix divisions ; paillettes du réceptacle planes, oblongues, membraneuses, sans nervures; corolles du rayon à languelle tridenlée; celles du disque sont cylindracées, et leur limbe est partagé en cinq dents; stigmates exserles, plans en dessus, pubescents en dessous et terminés en cône trèscourl; akè-

nes elliptiques, ailés, piano-comprimés et glabres.

TccKERMANNiE DE CALIFORNIE. TuckennciHnia Californica. C'est une plante herbacée, succulente et vivacc, à feuilles alternes, bipinnatifides, donl les segments sont linéaires et divariqués; sa tige est scapiforme.lerminéepar un,deuxou trois capitules presque en bouclier, portés sur des pédoncules allongés; les fleurs sont jaunes.

Un autre genre Titckermannia, placé par KIotsch dans la famille des Empêtrées, a été réuni au genre Oukeaia.

TUE-BRElilS. BOT. Nom vulgaire du Pinguicula imlgari's, L.

TUE-CHIEN.. BOT. On désigne vulgairement sous ce nom le Cokliiciiin aulumnale, L.

TUE-LOUP. BOT. Synonyme vulgaire de VAconitum Lj'coctoitutH, L.

TUE-MOUCHE, bot. {C/iampignoiis.) 'Nom vulgaire de VAgaiiviis muscarms, L. f. Agaric.

TUF. MIN. Ce mot désigne en général des Pierres poreuses produites par voie de sédiment ou d'incruslalion, ou provenant de matières pulvérulentes, remaniées et tassées par l'eau. On dislingue des Tufs calcaires ( les Travertins et autres Calcaires incrustants), des Tufs siliceux (les concrélions siliceuses du Geyser en Islande) et des Tufs volcaniques (les Tufas, Pépérinos et Pouzzolanes terreuses).

TUFAITE. MIN. L'une des espèces de Roches volcaniques, que distingue Cordier, et qui comprend les substances appelées communément Tufs volcaniques, Pépérinos, etc. y. Laves.

TUFAU. CÉOL. A'. Craie.

TUGET. OIS. L'un des noms vulgaires du Scops. A'.

CnollETTE.

TUGON. coNcn. Le Tugon d'Adanson est une jolie Coquille fort rare du genre Mye. C'est elle qui a sou analogue fossile aux environs de Bordeaux et de Dax. Il a été nommé Mya oniata par Baslero, et Anatiiiu globulosa par Lamarck. A'. Anatine.

TUILÉE. coNCH. Nom vulgaire de la Tridaine gigantesque, qui mérite bien ce nom par la disposition des grandes écailles qui couvrent ses larges côtes. A'. Tri-

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