‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 92 sur 119 · COB · texte numérisé non relu

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donc aux pliéiiomùiies du suulj-veineiit dont il a été précédemment parlé.

Ces soulèvements produits par les agents intérieurs de la terre, et dont quelques-uns se sont opérés de nos jours sur des espaces limités, paraissent avoir été beaucoup plus considérables avant la période actuelle de tranquillité, et l'on est conduit à les regarder comme la cause principale et peut-être unique des grandes révolutions physi(|ues qui ont, à diverses reprises, interrompu le dépôt des coucbes de sédimeni; seuls, en effet, ils ont pu produire les dislocations et redressemenls de ces couches, élever des faîtes de montagnes et donner naissance à celte multitude de roches vitreuses ou cristallines, dont la matière est venue dans des états de solidité ou de Huidité trèsvariés, s'intercaler entre les roches de sédimeni ou se déverser sur elles. La manière dont ces roches cristallisées et massives, (|ui constituent le centre et les hautes sommités des grandes chaînes de montagnes, sont placées entre les roches stratifiées et sédimentaires, au milieu desquelles elles semblent s'être fait jour, et avoir pénétré sous différentes formes; la disposition des couches de sédiment, qui sont comme déchirées et relevées sur les flancs de ces montagnes, tandis qu'on les voit au loin conserver leur horizontalité primitive; tout porte à croire que les masses des grandes chaînes ont été formées par voie de soulèvement et d'éruption, cl qu'elles sont sorties du sein de la terre en brisant avec violence sa croûte superficielle. Cette manière de concevoir la formation des montagnes, adoptée maintenant par la plupart des géologues, outre qu'elle rend parfaitement compte des dislocations et redressements des couches que l'on observe dans leur voisinage, parmi les couches stratifiées, permet en même temps d'expliquer la présence des coquilles sur quelques-uns de leurs sommets les plus élevés, sans qu'on soit forcé d'admettre que la mer les ait recouverts dans leur état actuel. Il suffit de dire, en effet, que ces montagnes, en sortant du sein des eaux, ont soulevé avec elles et porté à de grandes hauteurs les couches coquiUièrcs qui les recouvraient auparavant.

La formation des montagnes par voie de soulèvement étant admise, on en déduit une conséquence remarquable; c'est que foules les grandes chaînes n'ont point surgi à la même époque, et qu'il est possible non-seulement de déterminer l'ordre de leur ancienneté relative, mais encore de rapporter l'âge de chacune d'elles à l'une des périodes de formation du sol secondaire. En effet, parmi les couches de sédiment <iui s'appuient sur les flancs des montagnes, les unes ont été redressées postérieurement à leur dépôt par les mêmes forces qui ont soulevé ces grandes masses : ce sont celles qui se présentent dans des oppositions inclinées ou verticales; d'autres, au contraire, se prolongent horizontalement jusqu'aux pentes des mêmes montagnes, ce qui prouve que ces couches et par consé(iuent aussi le sol sur lequel elles s'appuient n'ont éprouvé aucun dérangement depuis l'époque de leur dépôt. Chaque chaîne de montagnes est donc plus récente que les couches ([ui sont relevées sur ses flancs et plus ancienne que celles qui sont horizontales; et parconséquenlelle

a été soulevée dans l'intervalle de temps qui a séparé la formation des premières de celle des secondes. Les vallées situées entre les divers chaînons dont se compose un système de montagnes, ont sans doute été formées en même temps que celles-ci et par un effet des mêmes causes intérieures. Tandis qu'il se produisait des soulèvements en différents points de la croule primitive du globe, des affaissements avaient lieu dans d'autres parties; les portions de cette croûte fracturée étaient soumises à des mouvements de bascule qui relevaient une extrémité des couches en abaissant l'autre. L'apparition d'une chaîne de monlagnes, en modifiant subitement le relief d'une partie de la surface terrestre, a dû influer aussi sur l'état des contrées lointaines, par l'agitation et l'altéralion de niveau qu'elle a produites dans les eaux de la mer. Tout porte à croire que c'est un événement de ce genre qui a causé chacune de ces révolutions physiques et de ces grandes catastrophes dont l'écorce minérale recèle les traces et qui sont venues successivement renouveler l'état de la surface du globe, et mar<|uer de nouvelles périodes dans la série des temps géologiques.

D'après cela, on voit combien a été grande l'influence des agents dits volcaniques, qui ont leur siège ou leur foyer au-dessous de la croule minérale, dans celle parlie du globe terrestre que l'on nomme la masse interne. La nature de ces agents internes est pour toujours soustraite aux observations; mais on peut à l'aide du raisonnement remonter des effets coniuis aux causes qui ont pu les produire, par des conjectures d'aulant plus probables, qu'on y esl amené nalurellement par une multitude de faits de différents ordres. Ainsi l'on ne peut guère douter aujourd'hui que l'aplatissement de la terre vers ses pôles ne soit une conséquence de son mouvement rolatoire, et qu'ainsi elle n'ait été primitivement à l'état fluide; que cette lluidilé dont elle a joui avant de prendre sa forme sphéroïdale ne fût due à la chaleur; (|ue la masse interne du globe ne jouisse encore maintenant d'une partie de sa fluidité originaire, et qu'une température capable de tenir en fusion la plupart des rochesconuuesn'existeà une assez petite profondeur au-dessous de la croule minérale. On sait en outre que la terre esl plus dense dans son intérieur que dans ses couches superficielles, qui sont composées pres<|ue entièrement de substances pierreuses; la masse interne ne peut donc pas être formée de pareilles substances; mais il est probable ([ù'elle l'est de substances métalliques, qui l'emportent de beaucoup en densité sur les substances pierreuses; et d'ailleurs, le peu de métaux, que l'on Irouve disséminés accidentellement au milieu de l'écorce minérale, y ont été visiblement apportés de bas en haut par les agents intérieurs; ainsi l'on peut admettre avec beaucoup de vraisemblance ce que Cordier a avancé, que la masse interne est formée en grande partie de matières métalliques teimes en fusion par la haute température qui règne à celle profondeur. Cette hypothèse de la fusion primitive du globe et de la fluidité encore cxislante de sa masse inlerne se prêle de la manière la plus heureuse à l'explication des faits géologiques. La haute température, à laquelle sont soumises les malières en fusion

ijui composent la masse centrale, fait concevoir aisément la production et l'accumulation, au-dessous de l'enveloppe solide, des matières gazeuses, dont l'existence se manifeste dans les éruptions volcaniques; et la l)ression exercée contre cette enveloppe flexible et inégalement résistante dans ses diverses parties, par les gaz et par les matières fondues elles-mêmes, explique d'une manière très-plausihie les phénomènes qui précèdent, accompagnent et suivent ces éruptions, tels que les tremblements de terre, les soulèvements de montagnes, les dislocations de terrains, la formation des fentes appelées filons, et celle de ces profondes crevasses ou de ces vastes soupiraux par lesquels les laves s'échappent avec violence pour s'épancher au dehors. L'hypothèse dont il s'agit explique très -bien aussi l'immense quantité de produitsvolcaniques,qui ont été amenés de l'intérieur de la terre à la surface, l'identité de la nature des laves rejelées sur les points les plus éloignés du globe et la ressemblance qu'elles offient avec les roches des terrains qui paraissent avoir été formés par soulèvement. Enfin, elle rend raison avec la même facilité de la chaleur des sources chaudes et de l'analogie des substances minérales qu'elles contiennent, avec celles qui s'exhalent des cratères de Volcans ou des solfatares. En etîel, les eaux chaudes minérales nous apportent la température des lieux profonds où elles ont séjourné ; de plus, elles entraînent sans doute avec elles le résidu des émanations gazeuses, qui s'élèvent du sein de la terre commed'un réservoir commun, et dont une partie se déposant dans le trajet souterrain, soit sur les parois des fentes de la croûte minérale, soit dans les cavités ou bassins avec lesquels elles communiquent, donne naissance à ces giles de minerais que l'on nomme des filons et des amas.

VOLITANTIA. mam. (Illiger.) Synonyme de Chauve- Souris, groupe de Mammifères ailés.

VOLKAMERIE on VOLKAMIEU. Folkameria. bot. Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angiospermie, L., offrant les caractères essentiels suivants : calice persistant, turbiné, à cinq dents; corolle tubuleuse dont le limbe est divisé en cinq lobes inégaux; quatre élamines didynames ayant leurs filets très-longs, saillants hors de la corolle; ovaire libre, à quatre facettes, portant un style court et un stigmate bifide, dont l'une des divisions est aiguë, l'autre obtuse; baie à deux noyaux dont chacun est divisé en deux loges. Ce genre est si voisin des Cleiodendruin, qu'on ne peut le distinguer qu'au moyen de caractères faibles ou mal établis; tel est celui tiré du fruit qui est ici à deux noyaux biloculaires, tandis qu'il y a quatre osselets distincts, mais uniloculaires, dans les Cierodeiulrum. Or, il est évident que chacun des deux noyaux du yolkameiia représente deux des osselets de ce dernier genre, d'où il suit que ces genres ne diffèrent entre eux que par la soudure d'organes semblables.

\'oLKkmtt.RODOVi\TiT.f^olkameriafiagrans,\enlen., Malm., tab. 70; f-'olkameriu Japonica, iacq., Hort. Schœiibr., t. 35», non Thunb. C'est un bel arbrisseau dont les Heurs, réunies en un corymbe globuleux, exhalent une odeur délicieuse. Les liges sont hautes de trois à quatre pieds, rameuses , hérissées de poils courts ,

marquées de cicatrices, munies de feuilles pétiolécs, opposées, ovales, cordiformes, molles et denticulées. Cette plante est originaire de Java.

VOLKONSKOlTi;. jim. Cette substance a été découverte en 1830, dans la province ou le gouvernement russe de Perm. Son gisement est dans une montagne du district d'Okhausk, nommée E/iinialskata, et consiste, non en filons réguliers, mais en nids ou veines de I à 4 vcrschoks d'épaisseur sur 1/4 à ■j/4 d'archine de longueur; on en trouve quelquefois jusqu'à dix dans l'espace d'une sagène, et quelquefois sur trois sagènes il ne s'en rencontre pas une seule. Ce minéral est d'une couleur d'herbe, approchant le vert-pré ; il se divise en lames longitudinales, et son adhésion est si faible qu'il se brise au moindre coup ou à la moindre pression. Quand on le plonge dans l'eau, il éclate avec bruit en parcelles anguleuses, sur lesquelles l'eau n'a i)lus d'action quand elles ont été séchées. Ce nouveau minéral peut cire employé comme matière colorante, et remplacer avec avantage des couleurs plus chères, telfes que le Malachite et Verl-de-Gris. La Volkonskoite a dornié à l'analyse : Oxyde de Chrome, 54,34 ; Peroxyde de Fer, 7,28; Magnésie, 7,28; Silice, 27,32; Eau, 23,38.

^'0LTZ1A. BOT. ross. Genre de végétaux fossiles, de la famille des Conifères, établi par Brongniart, qui lui a reconnu les caractères suivants : rameaux ailés; feuilles sans insertion régulière, sessiles, un peu décurrentcs ou dilatées à leur base, presque coniques et le plus souvent distiques; cônes formés d'écaillés imbriquées, plus ou moins profondément trilobées au sommet. Cette plante fossile a été trouvée parmi celles du nouveau Grès rouge des Vosges, qui constitue les étages inférieurs des terrains stratifiés secondaires. On l'a encore reconnue en abondance à Sulz-les-Bains près de Strasbourg. Le genre Vollzia se rapproche pai ses affinités, des genres Araucaria et Cuninghuniia

VOLTZINE. MIN. Nom donné par Fournet à une sub stance minérale, trouvée à Rosiers, près de Pont Giband en Auvergne, qui paraît être un Oxysulfure de Zinc La formation de ce minéral paraît être assez récente car il se trouve en recouvrement de la plupart des au très minerais du Filon de Rosiers ; il se présente sous forme de petits mamelons accolés, liémisphéri(|ues, testacés, subdivisibles en calottes très-minces, mais à cassure conchoïde ou irrégulière en travers, opaque ou faiblement translucide; son éclat est nacré dans le sens des couches, mais vitreux ou résineux et très-vif dans les autres directions ; il est d'un rose sale ou jaunâtre, nuancé de bandes brunes, <|ui paraissent être colorées par une matière organique. L'analyse chimique a donné : Sulfure de Zinc, 83; Oxyde de Zinc, 13,5; Oxyde de Fer, 1,3.

VOLUBlLAlRE./^o/Mft/'/orm.BOT.Lamourouxaformé sous ce nom un genre d'Hydrophy les, qu'il a placé dans la famille des Floridées. Le caractère des Volubilaires consiste en une fronde membraneuse, coriace, contournée en spirale autour d'un stipe solide, contenant dans sa substance des gongyles ceints d'un limbe translucide.

VoicciLAiRE DE i\ MÉDiTERRAivÊE. Folubilan'a Meditcrranea, Lam. Celle espèce, la seule connue jus-

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qu'ici, n'a encore été trouvée que dans la mer qu'indique son nom spécifique; elle ii'esl jamais que détériorée, et par fragments de deux à six pouces de longueur, ce qui prouve que ceux-ci sont arracliés des profondeurs où la plante croit sans doute.

VOLUBILE (tige), bot. Une tige qui s'enroule autour des corps qui l'environnent, est dite Volubilc ou grimpa nie.

VOLUCELLA. mam. Synonyme deScicéroptère. y. Po-

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