‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles (volume 5)Chapitre 93 sur 119 · LATOUCHE · texte numérisé non relu

LATOUCHE

VOLUCELLE. Volucella. iNS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alliéricères, tribu des Syrpliies, établi par Geoffroy aux dépens du grand genre Miisca, (le Linné, et adopté par tous les entomologistes. Les caractères de ce genre sont exprimés ainsi (lu'il suit par nos collaborateurs de l'Encyclopédie raétbodique : antennes avancées, penchées, non insérées sur un tubercule fronlal, plus courtes que la tête, composées de trois articles ; les deux premiers pelits, égaux entre eux; le troisième oblong, palelliforme, comprimé, portant à sa hase une soie pendante, fortement hipennée, plus gran<le dans les femelles que dans les mâles; ouverture de la cavité buccale oblongue, élroile; trompe beaucoup plus courte que la tète et le corselet pris ensemble, cachée dans la cavité buccale pendant le repos; palpes cylindriques, finement ciliées; bypostome un peu enfoncé à sa partie supérieure, s'allongeant en forme de cône à l'inférieure; front élevé et formant un bourrelet autour de l'insertion des antennes; tête bémlsphéri(|ue, au moins de la largeur du corselet, un peu comprimée en devant; yeux grands, réunis sur le haut du front dans les mâles, espacés dans les femelles; trois ocelles disposés en triangle sur le verlex; corps de forme variable ; corselet plus ou moins bombé ; écusson grand , oblong , arrondi postérieurement , comme crénelé le long du bord postérieur, (|ui porte de très-petits tubercules et des poils assez roides; abdomen de forme variable, composé de quatre segments, outre l'anus; celui-ci petit, presque caché dans les individus desséchés; ailes lancéolées, velues vues au microscope, écartées dans le repos, sans cellule pédiforrae; cuillerons doubles, grands, frangés sur leurs bords; balanciers cachés; pattes assez fortes; cuisses simples; jambes postérieures arquées; tarses de longueur moyenne, leur premier article au moins aussi long que les trois suivants pris ensemble; le cinquième muni à son extrémité de deux forts crochets trèsécartés, ayant une forte pelote bifide dans leur entredeux. Les larves des Voliicelles habitent dans les nids des Bourdons et des Guêpes, et vivent à leurs dépens. Ces larves sont apodes, de forme conicpie, ayant la tête au sommet; elles font de grands ravages dans les nids de ces Hyménoptères. On peut voir dans Réaumur des détails très-étendus et très-intéressants sur ces insecles. Lepelletier de Saint-Fargeau a eu occasion d'observer que lesVolucelles de diverses espèces s'accoujilent trèsbien ensemble ; il a lu un Mémoire à ce sujet à l'Académie des Sciences. On connaît un assez grand nombre d'espèces de ce génie; elles sont répandues sur tout le globe, mais plus particulièrement en Europe. VoiDCELLE A îÔNES. f^olucclla Uiaiiis, Geoff., Latr.,

ne\zm\Syrphus rnicans, Fabr. Elle est longue de six lignes; la tète et le corselet sont d'un jaune terne; celui ci i)orte sur son disi|ue supérieur quatre lignes longitudinales noires, dont les intérieures se touchent presque; l'abdomen est d'un jaune terne, les bords inférieurs du premier, du deuxième et du troisième segments sont noirs, et forment trois bandes Iransverses. On la trouve en Europe.

VOLUCELLITES. ms. Diptères; l'une des tribus de la famille des Syrphiens; elle se distingue des autres par les caractères suivants : antennes plus courtes que la tête; corps large; ailes écartées, ù cellule sousmarginale pédiculée. Les genres f^olucelta, Geoff.; Temnocera, Lep. et Serv.; Seiicomyia, Meig.; Eristalis, Latr.; Plalynochcelus, Wied; Helophilus, Meig.; Priomerus, ¥a.h.;Pul)mda, Macq., et Merodon, Latr., composent cette tribu.

VOLUCREPIS. BOT. Du Pelit-Thouars nomme ainsi VEpiUentlntm vaincre, (\}x'i\ a figuré dans ses Orchidées d'Afrique, tab. 80.

VOLUPIE. folupia. conch. Genre proposé par Defrance, pour une petite Coquille bivalve fossile, qui paraît appartenir à la famille des Cardiacées; elle est pourvue extérieurement de gros bourrelets Iransverses, d'une lunulecordiforme, vers laquelle viennent aboutir ces bourrelets. La charnière ayant trois dents cardinales à chaque valve, il semble que ce genre ne se distingue pas suffisamment des Vénus.

VOLDTARELLE. P'otutarella. bot. Cassini avait proposé dans le Bulletin de la Société Philomatiquc, décembre 1810, un genre sous le nom de yolularia, dont il changea plus tard la désinence, cl qu'il nomma f^olutarella.Ce genre est fondé sur les Centaui ea Lippii, L., ericifotia, L., et cnipinokles de Desfontaines. Il est essentiellement caractérisé par son involucre à folioles trinervées et munies d'un appendice décurrent, large, demi-lancéolé, membraneux-scarieux, non spiniforme; ses ovaires velus ; l'aigrette composée de paillettes dont les intérieures sont plus longues et plus larges que les extérieures; les corolles du disque régulières et à divisions roulées en dedans; celles de la couronne divisées jusqu'à la base du limbe en quatre lanières oblongues et lancéolées. Le genre l^olularella correspond au senveJinberboi, d'Adanson, et au Lacellia, de Viviani dont l'espèce (L. lybica) est la même que le Centaurea crupinoides, de DesfoiUaines.

VOLUTE, rolitta. MOLi. C'est à Linné (pie l'on est redevable du genre Volute. 11 le créa pour rassembler toutes les Coipiilles qui ont des plis columellaires. La marche progressive imprimée aux sciences naturelles par les découvertes acquises depuis Linné, a permis de répartir les Volutes en divers sous-genres dont les principaux sont : Auricule, Tornatelle, Pyramidelle, Turbinelle,Cancellaire, Fasciolaire,Coloiiibelle, Mitre, Marginelle, Volvaire, Ancillaire et Olive. Malgré les réductions qui durent être la suite de ces nombreux démembrements, le genre Volule tel qu'il a été caractélérisé par Lamarck n'en est pas moins un genre considérable , et qui contient encore un grand nombre d'espèces, soit vivantes, soit fossiles; car on en compte près de cent. Voici ses caractères : animal fort grand,

contenu à peine dans sa coquille, ayant le pied tièsgrand, débordant la coquille de toute part ; tête proboscidifornie, poilant la bouche à rextrémilù d'une trompe plus ou moins longue; deux tentacules sur le front; ils sont triangulaires, et oculés à la partie externe de la base. Coiiuille ovale, plus on moins ventrue, à sommet obtus ou en mamelon, à base échancrée et sans canal ; columelle chargée de plis, dont les inférieurs sont les plus grands et les plus oblii|iies; point de bord gauche. Le caractère principal (|Mi séi)are les Volutes des Mitres, est pris de la disposition des plis columellaires. Dans les Volules, les plus gros commencent à la base de la columelle : c'est le contraire dans les Mitres. Il est certaines espèces, placées dans les Volules, qui sont embarrassantes à ranger, plutôt dans l'un que dans l'autre genre; ces Coquilles ont les plis égaux et parfaitement parallèles dans tonte leur étendue (Folitta Musica, etc.. Fossile des environs de Paris). D'autres, (|uc l'on attribue aux Mitres, sont dans le même cas (Mitra labralula, etc., Fossiles des environs de Paris). On s'est décidé à leur égard d'une manière tout à fait aibilraire : on s'en est rapporté au faciès. Cependant, à suivre rigoureusement la caractéristique, les espèces dont il est question n'appartiennent ni à l'un ni à l'autre de ces genres. Quant aux Marginelles, elles ont un aspect particulier, qui les fait reconnaître. Ce dont il faut surtout se souvenir, c'est qu'elles ont le bord droit épaissi et marginé en dehors; que leurs plis sont presciue égaux et plus Iransverses; et qu'enfin leur surface, semblable à celle des Olives et des Porcelaines, est toujours brillante et polie. Pour ce qui est du genre Yet, d'Adanson, il semblerait au premier aspect qu'il diffère plus des Volules, que les Volutes des Mitres ou des Marginelles. Cela aurait lieu, en effet, si l'on se bornait à comparer le f^oluta musica, par exemple, avec le l^oluta diadema; c'est-à-dire les points extrêmes d'une même série. Mais que l'on compare des espèces intermédiaires, yotula niagiiifica, ancilla, scaplia, Lamberti, brasiliana, etc., aux Pointa Haipa, Junonia, pacifica, etc., et l'on trouvera entre les deux groupes des passages insensibles, qui prouvent bien qu'ils appartiennent à un même type.

Volute Gondole, foluta Cymbium , L. , Gmel., p. 3440, n" 114; ihid., Lamk., Aiiim. sans vert., t. vu, p. 332, n' 9; Lister, Conch., tab. 196, fig. â; Gualt., Test.^iab. 29, fig. b; Favan., Conch., pi. 28, fig. c4; Martini. Conch., t. m, tab. 70, fig. 702, 703; Encyclop., pi. 386, fig. 3, a, b. Grande et belle Coquille de l'océan indien. Vulgairement le Char de Neptune.

Volute Mdsiqce. A^o/H/a^l/Msica, L.,Gmel.,p.û406, n" 90; Lamk., Anim. sans vert., p. 33'J, n»22; Lister, Conch., tab. 803, fig. 14; Gualt., Test., lab. 28, fig. X, zz; Favan., Conch., pi. 25, fig. G 1, G 2; Martini, Conch., t. m, lab. 96, fig. 927, 9i8, 929; Eiicyclup., tal). 380, fig. 1, a, b. Coquille vulgairement nommée la Musique ou le Plain-Clianl. Elle vil dans l'Océan des Antilles.

VOLUTELLA. BOT. Le genre formé par Forskalil, sous ce nom, a été réuni au genre Cassylha,de Linné.

VOLUTELLA. bot. {Champignons.) Genre peu connu, établi par Tode (Futigi Mecklenb., 1, page 28, tab. 5,

fig. 43) et placé par Fries entre les Ditiola et les Tympawi«, dansla tribu des Pezizées; c'est un petit Champignon en forme de cupule, d'un blanc jaunâtre ou brunâtre, d'une consistance solide et presque cornée, qui, suivant Thode, est couvert d'un tégument membraneux et incomplet; il croit sur les rameaux morts et aurait besoin d'êlre étudié de nouveau pour (|u'on pût savoir s'il mérite d'êlre distingué des Tympanis.

VOLUTELLE. dioil. Espèce fossile du genre Cancellaire.

VOLUTELLE. bot. (Mousses.) Bridel a proposé ce nom pourdésigner en français le genre Selitotlieiinia.

VOLVA. BOT. A'. BOÏRSE.

VOLVAIRE, yolmria. MOLL. Ce genre a été établi par Lamarck, qui l'a extrait des Volutes de Linné; il a depuis subi d'importantes modifications qui tendaient même à le faire disparaître de la méthode. Voici les caractères qui lui ont été assignés en dernier lieu par Deshayes? coquille cylindracée, roulée sur elle-même, à spire enveloppée ou obstruée à tous les âges, toujours très-courte; ouverture étroite, aussi longue que la coquille; bord droit, simple et tranchant; (rois à cinq plis très-obliques à la base de la columelle. Les Volvaires sont de petites coquilles marines, minces, transparentes, vitrées, cylindroïdes, à spire tout à fait enveloppée ou à spire exsertile. Lorsqu'elle est un peu saillante, un enduit calcaire la couvre comme dans les Ancillaires.

Volvaire hyaline, f^olvaiia pallida, Lamk., Anim. sans vert., t. vu, page 303, n" 2; l'otiita pallida, L., Gmel., p. 3444, n" 30; Lister, Conch., lab. 714, fig. 70; Martini, Conch., 2, lab. 32, fig. 420, mata. Il paraît indubitable que le Falier d'Adanson n'appartient pas à cette espèce, comme le soupçonne Lamarck. Celte coquille vient du Sénégal.

Volvaire bdlloÏde. f^olvaria bulloides , Lamk., Ann. du Mus., t. v, p. 29, n» 1, et t. viii, pi. 60, fig. 12, a, b; ibid., Anim. sans vert., t. vu, p. 304, n<>6; Encycl., pi. 383, fig. 4, a, b. Coquille fossile des environs de Paris ; la spiie est complètement cachée; elle est striée en travers.

VOLVARIA. BOT. (Lichens.) Nom donné par De Candolle au genre distingué par Acharius sous celui de Thelotrema. V. ce mot et Volvycidb.

VOLVOCE./^o/»o,r. INF. Genre d'infnsoiresanentérés, de l'ordre des Ëpétriques cuirassés, et de la famille des Péridiniens, suivant la méthode de classification de Ehrenberg, qui caractérise le genre de la manière suivante : bouche en communication avec plusieurs vésicules stomacales; point d'anus ni de tube intestinal, corps cilié ou garni de soies; enveloppe comprimée, quadrangulaire. MUller, véritable créateur du genre, lui imposa pour caractères : ver invisible, très-simple, transparent, sphérique; et il y comprenait une douzaine d'espèces qui, toutes, sont très communes dans les eaux putrides où elles se développent avec la plus grande promptitude.

VOLVOClEiNS. INF. Troisième famille de l'ordre des Gymnodés, qui se caractérise par le coips ovoïde ou cylindracé. Les genres comiiosant cette famille, sont les suivants : Gygès, Volvoce et Enchélide.

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