AV A R
Gœiliier, ne diffère poiiil du genre SIe/ihania, de Loureiro. WAMPI. BOT. Même chose que Vampi. Z'. Cookie. WANGENHEIMIA. bot. Dielricli a proposé sous ce nom, la forra;ilion d'un genre nouveau, dans la famille des Araliacées; mais les caractères qu'il a donnés, n'ayant point paiu suffisants, le genre nouveau a été réuni au Gilibertia, de Ruiz et Pavon.
WAPAÇHUTU. OIS. Espèce du genre Chouette. T. ce mot.
WAPITI. MAM. Espèce du genre Cerf. ^. ce mot. WARDIE. ff-'ardia. bot- Genre de Mousses de la famille des Bryacées, institué par Ilooker etHarveyqui lui donnent pour caractères: coiffe ne recouvrant qu'à demi l'opeicule; sporange terminal, uniforme dans toute sa longueur; opeicule ù hec coni(|ue, recourbé, adné à la columelle qui est cxserte; péristome simple, membraneux, dressé, court, crénelé, longitudinalementet Iransversalemenl strié, irréjîulièrement fendu. "Wardie du Cap. /Faritia Capeiisis, Hook. et Harv. Ses feuilles affectent différentes formes susceptibles de nombreuses modifications; elles sont munies de soies latérales et terminales. Cette Mousse se trouve à la surface de certaines eaux et sur les rives humides.
WARÉE. IFarea. bot. Genre de la famille des Crucifères, institué par Nutlal, qui lui assigne pour caractères : calice à quatre divisions colorées, ligulécs ou spatulées; corolle composée de quatre pétales liypogynes, étalés ou rétlécbis, à onglets très-étroits, à lames un peu dilatées; six l'tamines liypogynes, presque égales et exsertcs; aiilbères linéaires; siliques longuementstipitées, bivalves, comprimées, grêles, allongées, â cloison opaque et uninervurée; semences linéarioblongues, non bordées, à funicules filiformes et libres, disposées sur un seul rang; embryon exalbumineux, à cotylédons plans, oblongs, rabattus sur la radicule qui est ascendante.
Warée grêle. ÏFarea gracilis, Nutt.; Stanleya gra- Cilis, De Cand. C'est une plante herbacée, à feuilles entières; les rameaux sont disposés en ombelle; les fleurs sont rougeàtres; les sili(iues sont pendantes et courbes.De la Californie.
WARIA. ooT. Le genre établi sous ce nom par Aublet, a été réuni à V Unona par le professeur Dunal. WARNERA. BOT. (Miller. ) Synonyme A^HydrasIis. WARRÉE. trairea. bot. Genre de la famille des Orchidées, institué par le professeur Lindley, qui lui assigne i)our caractères ; Heurs snbglobuleuses, presque régulières, courtes et arrondies à la partie inférieure du labelle qui est continu, indivise et orné de lignes épaisses et élevées Jl sa partie moyenne; gyuosléme semi-cylindrique et en massue; quatre masses polliniqiies insérées par paires sur un cauclicule court et linéaire; glandule triangulaire. Ce genre qui se rapproche beaucoup de celui du Moxillai iu , se compose de plantes herbacées, terrestres et pseudobulbeuses j les Heurs sont ordinairement très-belles.
Warrée tricolore. JFarrea tricolar, Lindl. Sa tige est haute de deux pieds environ, brunâtre, cylindrique et garnie, à certaines distances, d'écaillés stipuliformcs et verdàtres : elle est entourée de cinq ou six
fiuilles eiigaînantes, plissées, lancéolées, aigueset trèslongues; elle est terminée par une belle paiiicule de huit ou dix fleurs; les sépales sont blancs, nuancés à l'extérieur de vert jaunâtre ; le labelle a son dis(|ue d'un beau jaune doré; d'une large bande d'un brun pourpré tombe une frange d'un pourpre violet; le limbe est blanchâtre et plissé; le gynostème est d'un blanc rougeâtre. Du Brésil.
WARTllA. MAM r. ÉcUREmi, SDISSE.
WARVICITE. Miiv. On a trouvé en Angleterre, dans le Warvickshire, une substance qui, par sa structure lamellense, sa dureté et la couleur de sa poussière, se rapproche de l'Hyperoxyde de Manganèse; sa pesanteur spécifi(iue est 4,3; elle est composée de quatre atomes de Manganèse, sept d'Oxygène et un d'Eau. Siromeyer a trouvé à llfeld, au Hartz, un minéral analogue et qui paraît provenir d'une pseudomorphose de la Chaux carbonatée dodécaèdre; il a une structure lamelleuse; sa pesanteur spécifique est 4,6; Turner le regarde comme un mélange de Warvicite et d'Hyperoxyde de Manganèse.
"NVARWICKITE. min. Substance minérale observée récemment aux environs de Warwick, comté d'Orange, aux États Unis, et qui jiaraît devoir former une espèce dans le genre Titane. La Warwickite cristallise en prismes rhomboïdaux modifiés sur les arêtes latérales, l>ortant des troncatures sur les angles; sa couleur est le gris brun, passant au noir; elle a un éclat perlé et métallique; les lamelles sont translucides et d'un brun chocolat; sa pesanteur spécifique est 3 à 5,14. Sbepard qui l'a découverte l'a soumise à l'analyse cliimi(|ue et en a obtenu : Titane, C5; Fluor, 27; Fer, 7; des traces d'ittrium et d'Aliiuiinum. Ce serait d'après cette analyse un Titane fluorure. On le trouve dans un calcaire Dolomitique, associé à de la Brucite et à de l'idocrase jaune.
WASSER-GLIMMER. MIN. Marin a donné ce nom à un minéral qu'il a trouvé dans le Valais et qui diffère essentiellement du Mica, quoiqu'il en ait les apparences. 11 est lamelleux, d'un vert foncé, opaque, excepté dans les angles; il est gras au toucher et se laisse rayer par l'ongle ; les faces dans le sens des lames sont brillantes et vertes ; les faces de côté sont plus mates et noires; en faisant tomber les rayons solaires parallèlement aux lames, on voit paraître par transparence une couleur de rubis très-marquée. Ses cristaux se laissent facilement diviser en lames très-minces parle canif; ces lames sont flexibles, mais elles n'ont aucune élasticité; le clivage dans d'autres sens est difficile; sa forme fondamentale est un prisme droit à base parallélogramme; deux des arêtes de ce prisme sont ordinairement remplacées par une facette. Par la chaleur il se réduit en poussière blanchâtre, il est inattaquable par l'Acide sulfuiique; il est composé de Silice, 35; Alumine, 10; Chaux , 9; Mangnésie, 8; Protoxyde de Fer, 18 ; Deuloxyde de Manganèse. 5 ; Eau, 13.
WATSONIE. fVationia. bot. Genre de la famille des liidées et de la Triandrie Monogynie, L., primitivement indiqué par Miller qui ne le composait que de YAntholyza Meriana, L., puis adopté par Gawler dans le Botanical Magazine, et augmenté d'un assez
grand nombre d'espèces placées auparavant dans les fîcnres Iria et Glatliolus. Voici ses caractères essentiels : spallie bivalve; périanlhe lubuleux, souvent coiiibé, le limbe à six divisions à peu près ré(fulières; irois stipulâtes grêles, bifides, à segments recourbés ; capsule coriace, carlilagineuse, renfermant lin grand nombre de graines. Ce genre renferme plusieurs espèces originaires du cap de Bonne-Espérance, 1 1 que l'on cullive en Europe dans les jardins d'agrément. Les unes ont le port des Ixia, les antres celui lies Glatliolus, el les caraclèrcs qui les distinguent de ces genres sont si peu Irancliés, qu'on aurait peut-être bien fait d'y laisser les plantes qui composent le nouveau genre.
AVATTAHAKA. BOT. L'une des sections du genre /Java, de la famille des Asclépiadécs.
WADROiNET. ois. L'un des noms vulgaires de la Birgernnnette grise. /•'. ce mol.
WAVELLlTE.Mi.v. Alumine bydropbospbalée.IfaUy. Ainsi nommée en l'honneur du docteur Wavell, qui l'a trouvée le premier. Celte espèce minérale comprend, au nombre de ses variétés, la Lasionite, de Fucbs, la Devnnile, dcTlioinpson. el rHydrargilile,de Davy. Elle ne s'est encore présentée que sons la forme d'aiguilles 1res déliées, composant ordinairement des globules ou des slalacliles à structure rayonuée. Ces aiguilles sont de couleur blanche ou grise, et ont un éclat vif el nacré. La couleur des globules varie entre le jaune-verdàlre, le vert foncé et le brunâtre. Les aiguilles sont des prismes droits, rhomboïdaiix, de 1220 loi (Phillips), t( rminés par des sommets dièdres. La Wavellite est susceptible d'elle clivée iiarallèlement aux pans du prisme rhomboïdal : dans les autres sens, elle présente une cassure vitreuse. Sa dureté est supérieure à celle du Calcaire spathiijue, et inférieure à celle du Feldspath adulaire. Sa pesanteur spécithiue est de 2,037. Au chalumeau elle perd sa transparence et son éclat, mais sans éprouver de fusion. Réduite en poudre, elle se dissout à chaud sans effervescence dans l'Acide nili i(|ue, en dégageant un Gaz qui a la propriété de corroder le verre. Elle est composée de : Alumine, 59; Acide phosplioriqiie, 41 ; Eau, 20. La Wavellite a été découverte en Angleterre par le docteur Wavell, dans une carrière des eu virons de Barnstaple, en Devonshire. Elle y remplit les veines irrégulières d'un Schiste siliceux, qui fait partie d'un Pbyllade tendre ; ses mamelons varient depuis la grosseur d'une tête d'épingle jusqu'à celle d'une amande. Les aiguilles sont d'un beau blanc soyeux ou d'une légère teinte verdàtre; mais quand elles s'altèrent, elles passent au blanc mat ou au brun feirugiiieux. Une variété filamenteuse, de couleur blanche, a été trouvée près de Sainl-Aiislle, en Cornouailles, dans des veines qui traversent un Granit. Elle y est accompagnée de Fluorite, de Quartz, d'Étain oxydé, de Cuivre pyriteux, d'Urane phosphaté, etc. La Wavellite se rencontre aussi à Corrivelan, l'une des iles Sblaiit, en Ecosse et à Loch-Huniphrey , dans le Duinbaitonshire; son gisement dans ces deux localités est analogue à celui de Barnstaple. Le docteur Fitton a découvert aussi cette substance à Springhill, prés de Cork en Irlande : elle y est en mamelons d'un vert ob-
scur, ou d'un blanc vcrdâtre à la surface ou dans les fissures d'un Schiste. Bumboldt a rapporté la même substance de Hualgayoc, dans l'Amérique méridionale, où elle accompagne le Cuivre gris. Enfin Jlawe l'a retrouvée dans le Brésil, à Villarica ; elle y est en globules aciculaires dont la surface est brune ; mais chacun de ces globules est traversé par un cylindre de la même substance, autour du(|nel les aiguilles sont disposées par couches. La Wavellite existe encore à Kannioak, dans la partie septentrionale du Groenland: elle est en petits globules bruns, rayonnes el engagés dans un Calcaire magnésien. On a aussi trouvé la même substance sur le continent européen, dans deux localités différentes :àZbirow,prèsde Beraun,eii Bohême, à la surface d'un Psammite ; et à Amberg, dans le haut Palatinal, en petites aiguilles disséminées dans nn Fer héinalite (variété dite Lasionite).
WEBDIE. IFebhia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Vernoniacées, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitules pluriflnres, discoïdes et dioïiiues; involucre plus petit que le disque, formé de trois à cinq rangs d'écaillés imbriquées; réceptacle alvéolé; bords des alvéoles déchirés et subexsertes; corolle des fleurs mâles tubuleuse, partagée en cinq dents courtes; anthères linéaires, incluses; style entier on ayant son sommet divisé en deux parties très-courles; ovaire peu apparent et velu; aigrette formée d'un petit nombre de soies à peine dentées; corolle des Ueurs femelles tubuleuse, dont le limbe est partagé en cinq lobes allongés, étroits et un peu épais; anthères nulles ou peu apparentes; style exserle, plus court que les lobes de la corolle; stigmates allongés, assez épais et un peu poilu; akènes cylindri(iues ou turbines, sans bec, à plusieurs côtes poilues, à sillons glanduleux; aigrette formée de plusieurs rangs de soies assez épaisses, densément barbellées, dont les extérieures sont les plus courtes.
Webbie SERRATCioïDE. fFcbbia serratulokles, DC. C'est une plante herbacée, presque ligneuse, à tige élevée, rameuse et pubesccnte; ses feuilles sont alternes, linéaires, un peu roulées en leurs bords, glabriusciiles en dessus, pubescentes en dessous; les Heurs sont d'un rouge purpurin, au nombre de neuf ou dix dans chaiiue capitule; ceux-ci sont solitaires et terminaux. Dn cap de Bonne-Espérance.
Du autre genre Jf^ebbia, proposé par Spach. dans la famille des Hypéricinées, a été réuni au genre Hyjiericum, dont il est devenu le type d'une section.
WEBÈRE. IFebern. bot. {Mousses.) Ehrahrt avait d'abord donné ce nom à un genre de Mousses fondé sur le huxhaumia foliosa, genre qui a été adopté sous le nom de Dyphisciiim. Hedwig a consacré le nom de Welière à un autre genre de la même famille, voisin des Biyuiii, et qui même n'en est pas distingué par la Iilujiart des muscologisles modernes. La différence de ces deux genres était fondée sur la disposition des organes mâles; les If'ebera sont hermaphrodites, tandis <|ue les Biyuiii sont diolques; mais ces caractères tirés des organes mâles sont généralement considérés comme peu importants. Hedwig plaçait dans ce genre quelques espèces de Bailiamia el de Uiyum. Les auteurs qui
radmellfinl encore comme fjonie ou comme sous-genre (les Bryion, n'y placent que qui'li|ues Bryum, et parliciilir-icmcnt les Biyuiii pyri forme, niitans eXtt»igicollis, qui ne iliffèrcnt pas par leur port, ni par leurs autres caracltres, des vrais Biruin. f^. Bry.
Un autre i;(Mire If^ebeia, Institué par Gmelin et qui aurait appartenu à la famille des Mélastomacées, a été reconnu pour ne pas difféjer du genre Blakea.
WiiBSTlîlUTE. MIN. Alumine sous-sulfatée, Hally; Hydro-Sulfate d'Alumine, Beudanl. Ce minéral a été découvert anciennement à Halle, en Saxe, dans le jardin d'une maison d'éducation nommée Pedatjogiut» regiiiiii. On l'a pris pendant longtemps pour de l'Alumine pure ou de l'Argile native. Il a été retrouvé en 1814 par Webster, auprès de New-Haven, sur la côte d'Angleterre, ù neuf milles à l'istdcBrighton. Al. lirongniarl, ayant reconnu l'identité de cette nouvelle variété avec celle de Saxe, proposa d'en faire mie nouvelle espèce, sous le nom de Webstérite, en la dédiant au savant auteur de la Description de l'ile de Wight. Cette espèce s'est accrue depuis de deux autres variétés trouvées en France : l'une à la montagne de Bernon, près d'Épernay, l'autre à Auteuil , près de Paris. La Webstérite est une substance terreuse, d'un blanc mat, tendre, douce au toucher, bappant à la langue , se présentant toujours sous la forme de rognons ou de masses nodulaires à surface lisse, qui ressemblent beaucoup à la Craie par leur aspect et leur consistance. Elle se laisse aisément racler par le couteau. Sa poussière, étant lavée avec soin et examinée avec le secours de la loupe, laisse apercevoir la forme de cristaux prisraaliques assez nets. Sa dureté est inférieure à celle du Gypse; sa pesanteur spécifique est 1,6. Elle est insipide, insoluble dans l'eau; mais elle se dissout dans l'Acide nitrique sans effervescence. Cliautïée dans lui matras, elle commence par donner beaucoup d'eau; puis au rouge naissant, elle dégage de l'Acide sulfureux reconnaissable à son odeur. Elle est composée d'un atome de Sulfate d'Alumine, et de neuf atomes d'Eau : ou en poids, de 9-"! parties d'Acide sulfurique, 30 d'Alumine el 47 d'Eau. On peut distinguer quatre variétés de Webstérite, d'après les lieux où elle se rencontre. I" la Webstérite de Halle. Elle est en nodules ou en masses mamelonnées, à texture terreuse et d'un blanc mal, disséminées dans le terrain d'Argile plastique, et accompagnées de Gypse et de Lignite. A la Saale, à Morl, à Langenbngen el autres lieux des environs de Halle en Saxe. — 2» la Webstérite de New-Haven. En masses nodulaires blanches, traversées par des ligr.es l'ougeâlres qui sont formées de Gypse el d'Argile ferrugineuse. A New-Haven, dans le comté de Sussex, en Angleterre. — ô" la Webstérite d'Épernay. En masses nodulaires, accompagnées de Gypse el d'Argile limoneuse. Celle variété a été découverte sur la montagne de Bernon, près d'Épernay, par Basterot el Lajonkaire. — 4" la Webstérite d'Auteuil ou Webstérite oolili(|iie <Brongniart). Composée d'une multitude de pelilsgrains arrondis, fortement serrés les uns contre les autres, mais pas au point cependant qu'ils ne laissent des interstices d'Argile grisâtre, ces nodules présentent intérieurement l'aspect d'une Colite à grains blancs très-
serres, avec une pâte ou cnnent grisûtre. Dans l'Argile I plasti<|ue d'Auteuil, près Paris, mais dans la partie supérieure de la formation, où l'Argile est jaunâtre el sablonneuse. I.a Webstérite appartient exclusivement aux terrains de sédiment supérieur, et à la partie la plus inférieure de ces terrains. Elle se trouve toujours en veines ou en nodules dans le terrain d'Argile plastique, accompagnée de Gypse el de Lignite, et supérieure à la Craie.
WÉDÉLIE. fFedelia. bot. LœHing avait ainsi nomme un genre qui a été réuni à V^llioiiia, de Linné. Jac- (|uln et les auteurs les plus modernes ont appliqué ce nom à un genre de la famille des Synanthérées, tribu des Héliantliées, qui a été caractérisé de la manière suivante : involucre demi-globuleux, composé de plusieurs folioles lâchement imbriquées, les extérieures ordinairement plus grandes, étalées; réceptacle à peu près plan, couvert de paillettes; Heurs du centre tubuleuses, hermaphrodites; celles de la circonférence en languette el femelles; akènes couronnés par une sorte d'urcéole petite, membraneuse, laciniée, frangée. Les Wédélies sont de petits arbrisseaux ou des herbes couchées, hispides, à feuilles opposées, à Meurs terminales ou axillaires, solitaires, pédonculées et jaunes. Elles croissent au Mexi(|ue.
WÉEBONG. OIS. Sous ce nom Lesson a établi un sousgenre de Gros-Becs qui lui ont paru se distinguer par un bec en général plus gros et plus élevé; leurs formes sont aussi un peu différentes : le corps est plus allongé el plus trapu; les ailes sont subaiguts; la queue est courte et fort arrondie. A cette division appartiennent le Loxia bella ou Wéebong proprement dit; les FrinyiHa (luinlicolor, de Vieillot; lencocephala, de Lalham; oculala, de Quoy el Gaymard; temporalis, de Lalham, el le Wéebong Bichenovien, FriitijiUa Bicheiioeii, espèce nouvelle de l'Australie. Celte espèce a le plumage d'un gris de Souris, finement rayé de brun; les épaules et les rémiges marquetées de blanc; les joues, la gorge, le ventre el le croupion blancs. Le pourtour des yeux, une bandelette sur la gorge et une seconde sur le ventre sont noirs, ainsi (lue le haut du dos, la région anale et les rcclrices;lebeo est gris avec la pointe blanche ; les pieds sont ardoisés.
WEIGELIE. jyeiyelia. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, établi par Thunberg dans la Flore du Japon, cl ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes, droites, égales, subulées; corolle infundibuliforme, dont le tube, de la longueur du calice, est velu à l'intérieur; limbe campanule, à cinq divisions ovales-obtuses, ù demi ouvertes; cinq étamines à filets it?sérés sur le tube, et à anthères bifides à la base; ovaire tétragone, glabre, tronqué, portant latéralement un style terminé par un stigmate pclté ; fruit pseudosperme. Ce genre, dont les affinités ne sont pas connues, comprend deux espèces décrites par Thunberg {loc. cit., et Trans. Soc. Linn. Lond., vol. 2, p. 331 ) sous les noms de jy.jupnnica et JV. corceens!S, et mentionnées anciennement par K8empfer(/^»«œ«. Exot., fasc. 5, p. 855) sous ceux de Situa ulsuji, Nippon ulsuji el Korei ulsuji. Ce sont des arbres ou arbrisseaux à feuilles ovales-lancéolées, sessiles ou
ptUiolées; à Beui.s rougiîs, disposées sui' des pédoii cules Iriflores, qui naissent sur les brandies el clans les aisselles des feuilles.
Le docteur Sielxdd, qni a séjourné au Japon, a pulilié queliiues iensei(;nemenls sur ce genre dans le ipiatorziéuie volume des Actes des Curieux de la nalure (le Bonn. Il résuUe de ses reclierclies que le genre /l'eii/cUa ne peut être léuni au Se.iuijo; que son fruit est une capsule bivalve, biloculaire et polysperuie.
WEIGELTIE. ireigellia. bot. Geiiic de la famille des iMyrsinées, tribu des Ardisiécs, établi par De CandoUe qui lui assigne pour caractères : calice et corolle à ipiatre divisions; (|ualre élamines insérées tout en bas de la corolle; filaments libres et filiformes, plus courts que les lobes de la corolle; anthèies ovoïdes, horizontales, beaucoup plus courtes (jue les filaments qui les supportent ; les loges sont déhiscentes lougitudinalement; style de la longueur du tiers environ des filaments et acuminé.
Weigelïi E A FLEURS NOJiBREUSES. H'eigeUia myrianthos, DC; IVallenia mriiunthoK, lîeicli. C'est un arbrisseau à feuilles alternes, obovales. très-entières, glabres, parsemées de points transparents; les grappes sont axillaircs et simples, composées d'un grand nombre de lieurs étalées, portées sur de courts pédicelles alternes; les lobes de la corolle sont obtus. Cet arbuste se trouve à Surinam.
WEIGELTIE OBOVALE. fVeirjeltia obovalis, DC. C'est un arbre assez élevé, dont les feuilles sont glabres, obovales, arrondies, un peu échancrées, cl même assez souvent garnies de petites pointes émoussées; les Heurs sont blanches, réunies en pauicules axiliaires, accompagnées de bractées foliformes, elliptiques. Uu Brésil, sur les rives du fleuve Formose.
WEIIIEA. BOT. Le genre proposé sous ce nom, par Ecklou, dans la famille des Iridées, a été réuni au genre Geissorhysa, de Belleuden Ker.
WEIHEA. BOT. l.e genre établi sous ce nom par Sprengel est le même que le Richœia, de Uu Pelit- Thouars, qui a été léuiii au Cassiftouiea, d'Aublel.
VVElNG/ERTRErvlA. bot. Ce genre, proposé aux dépens des ^i>a, L., par l;ernliardi, n'a pas été adopté.
WElNMAiNNlA. bût. r. Tasrouge.
WEINUEICUIE. If-'eiiireicliia. bot. Le genre établi sous ce nom, par Reiclieiibach (Consp. 152), dans la famille des Légumineuses, a pour caractères principaux : calice turbinato-iecourbé, bilabié, à cinq dents; corolle papilionacée, à étendard orbiculé, eiichancré au sommet, rétréci usa base; ailes oblongues, surpassant à peine celles de la carène; dix étaniines monadelphes, formant i)ar leur réunion une sorte de gaine ventrue et fendue; anthères ovales; ovaire très-courtenient stipité; style peu courbé et glabre; stigmate aigu. Le fruit est une gousse stipitée, suborliiculaire, comprimée, coriace, indéhiscente, parsemée de soies roides et longues, divisée en deux loges, renfermant chacune une graine subiéniforme, à radicule courte et recourbée.
Weinreicuie d'Adanson. If'einreichia Ailansonii, Reich.; Pterocatiius Adansonii, DC; Ecluiwdiscus Adunsonii, Beut. C'est un arbre à feuilles ailées, com-
posées de treize ou ijuinze folioles alternes, oblongues, un peu argués, glabres en dessus, un peu pubescenles en dessous. Du Sénégal.
WEISSGULTIGERZ. raiN. Nom donné à un minéral I d'IIimmelsfalirt, en Saxe, composé, selon Fournct, de Soufre 17,«; Antimoine 25,8; Plomb Ô8,4; Argent 20. Ce serait d'après cette analyse une sorte de Bournonite ou triple Sulfure, dans lequel le Cuivre seiait remplacé par de l'Argent.
WEISSIE. If^eissia. bot. (Mousses.) Genre fort nombreux, établi par Hedwig, et dont les espèces, anciennement connues, étaient classées parmi les liiyuiii et les MiiitiM, de Linné. 11 est caractérisé ainsi : fleurs terminales, dioiques; capsule droite, syméirique, sans apopbysc; péristoine simple, à seize dents, droites, entières, imperforées; coiffe en forme de capucbon. Ce sotil de petites Mousses à tige simple ou peu rameuse, droite, fastigiée, croissant en loutfes compactes; les capsules sont pédicellées, terminales et nombreuses, le plus souvent ovoïdes. Les feuilles sont étalées, petites, souvent tortillées, sans poils à l'extrémité. Elles croissent sur la terre et sur les rochers, et ressemblent par leur port aux Grimiiiia et aux Diviaïuim, avec lesquels elles ont aussi des rapports par leurs autres caractères. Les auteurs modernes ne sont pas tous d'accord sur les limites de ce genre; mais Schwœgricheu, Ibioker et Arnolt paraissent s'être moins écartés des traces d'Hedwig que Bridel, qui a classé tout autrement les If'eissia et les genres voisins. Les espèces les plus communes sont les /A', ciirhala, conlioversa, acuta, etc.
WEISSITE. mm. Substance particulière, trouvée à la mine d'Erik-Malts à Faihun, eu Suède. Elle est en nodules dans un Schiste argileux chlorité, d'un gris cendré, d'un éclat nacré, demi-translucide; elle raie le verre; sa pesanteur spécifique est 2.80. Wachmeister l'a trouvée composée de Silice S4; Alumine 22; Magnésie 9; Protoxydes de Fer et de Manganèse 2; Potasse A; Eau 9.
WELDENIE. ff^eUenia. bot. Schultes fils (Flora, 1829, n» 1, p. 1) a établi sous ce nom un genre qui ap|)artient à la famille des Mélantliacées, llexandrie Monogynie, L., et dont voici les caractères : spatbe tubuleuse, dilatée supérieurement et fendue latéralement; corolle (périanthe) infère, bypocratériforme, dont le tube est très-long, filiforme, le limbe triparti; étamines insérées à l'entrée de l'orifice, ayant leurs filets glabres, les alternes un peu plus courts; anthères sagittées à la base; ovaire oblong, triloculaire ; ovules en petit nombre, fixés dans l'angle central de chaque loge; style filiforme, dressé; stigmate capitétrigone. Le If^'eldenia candida, unique espèce de ce genre, croît au Mexique.
WELWITSCHIA. bot. Le genre produit sous ce nom par Reichenbach, ne diffère pas du genre Gillia, de Kuiz et Pavon.
WENDEROTHIE. Wendeiothia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Schleclilendal, qui lui assigne |iour caractères : calice bilabié; lèvre supérieure très-grande, arrondie et légèrement échancrée; l'inférieure est très-petite, à trois dents, dont
l'inlermédiaireesl la plus large; étendard de la corolle onguiculé, compliqué, largement elliptique, recourbé sur le dos et sans callosités; les ailes sont étroites, ainsi que la caréné dont le sommet est recourbé, divisé en deux bianclies; dix élamines dont les filamenls monadelphes et plus courts que l'étendard, sont réunis à leur base et libres au sommet ; le disque est urcéolaire, membraneux et obliquement tronqué; ovaire linéaire; style glabre, sligraalifère au sommet qui est recourbé.
Wenderothie dc Mexique. IFenderothia Mcxicana, Schl. C'est une plante berbacée, grimpanle, ù feuilles trifoliées, stipulées. Les (leurs sont réunies en grappes axillaires des rameaux; elles sont d'un bleu violet, pédicellées et souvent géminées.
WENDIA. BOT. Le genre fondé sous ce nom par Hoffmann {UmbelL, 140), et qui a pour type VHeracleum /OM^//()//H»(, deMarscliall-Bieberstein,neforme qu'une simple section du genre Heracleum, laquelle a été désignée par DeCandolle sous le nom de Jrendtiu.
WENDLANDIA. bot. Le genre établi sous ce nom par Willdenow, a été réuni au Cocculns par De Candolle.
WEINDLANDIE. IFentllandia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, proposé par Bartiing, et admis par De Candolle {Proilr. Syst. f^eget., 4, p. 411), qui l'a ainsi caraclérisé : calice dont le tube est presque globuleux, ordinairement sirié, le limbe très-court, persistant, à quatre ou cinq dents; corolle dont le lube est cylindrique, plus long que le calice, le limbe étalé, à quatre ou cinq lobes ovales, un peu |)ointus; quatre à cinq étamines ayant leurs filets insérés au sommet du tube, leurs anthères oblongues, saillantes; style saillant, surmonté d'un stigmate à deux lobes épais; capsule globuleuse-ovoïde, couionnée par le calice, biloculaire, déhiscente au sommet en deux valves, et contenant des graines nombreuses et très-petites dans chaque loge. Ce genre est fondé sur des idantes de l'Inde orientale, placées dans le genre Hondeletia par Wallich, Roxburgh et Bhime. 11 diffère du Rondelelia, à peu près comme VExoslemma du Cinchona, c'està-dire par les étamines et les styles saillants hors du tube de la corolle.
Wendlandie des TEiîiTDRiERS. IFeiulLatidia tiiidoria. C'est un arbre à feuilles opposées, coriaces, ovales et pétiolées, accompagnées de stipules larges à la base et acuminées au sommet. Les Heurs sont petites, disposées en panicules axillaires et terminales. Cet arbre croît dans le Bengale, où son écorce est employée dans la teinture.
WENDTIE. IVendlia. bot. Genre de la famille des Géraniacées, institué par Meyen, avec les caractères suivants : calice involiicellé, à cinq divisions égales et imbriquées; bractéoles linéaires; corolle com|)osée de cinq pétales bypogynes, ovales, acuminés, un peu plus courts que les divisions du calice avec lesquelles ils alternent; estivalion contournée; dix étamines hypogynes, alternes et opposées avec les pétales, un peu plus courtes qu'eux; filaments iîliformes, subulés et libres; anthères introrses, ovales, biloculaires, iiiséiées par leur base et longitudinalement déhiscentes; ovaire libre, sessile, sub;;lobuleux et à trois loges; ovules géminés, insérés à l'angle central, presque collatéraux, |
pondants et semi anatropes; stigmate sessile, à trois lobes pélaloïdes, lancéolés et dressés.
Weisdtie DE Reynoids. IVendtia Reynoldsii, Meyen; Ledocarpnm Rexnohlsii, Hook. C'est un arbuste à feuilles opposées, courtement pétiolées, cunéifoimes, veinées; plus on moins velues en dessous. Les fleurs sont jaunes, pédoneulées, solitaires ou ternées au sommet des rameaux. Du Chili.
WEPFERIA. EOT. (Heisler.) Synonyme d'^lhnsa Cynapium, L.
WERNËRIE. iFeruena. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionées, établi par Kunlh {Gen. et Spec. PL œquin., 4, p. 191), mais qui, de son aveu même, est très-artificiel, et ne diffère du Senecin que par l'absence du calicule. L'auteur en a décrit'six espèces, dont deux sont figurées (loc. cil., lab. 568, fig. 1 et 2) sous les noms de IFerneria graminifolia et piiinila. Ce sont des plantes qui croissent dans les Andes du Pérou, où leurs tiges, petites et rampantes, forment des gazons. Elles ont des feuilles imbriquées, linéaires, très entières, coriaces, engMÎnantes à la base. Leurs fleurs, qui ont les rayons jaunes, blanchâtres on un peu roses, sont terminales et solitaiies.
WERNÉRITE. min. On comprend sous ce nom des Silicates doubles alumineux, appelés Arklisite el Scapolite par Werner, Wernérite et Paranlhine par HaUy. Al. Brongniarl y réunit encore la Méionile, qui a été décrite ù son rang dans ce Dictionnaire. Les Wernéritessonl des substances vitreuses ou lilhoïdes, cristallisées, à texture lamelleuse ou compacte, se présentant en masses on sous la forme de cristaux prismatiques, ordinairement allongés, striés longitudinalement, el qui dérivent d'un prisme droit à base carrée, dont la hauteur est au côté de la base comme 5 est à 5. Leur pesanteur spécifique varie de 2,0 à 2.7. Leur dureté est intermédiaire entre celles de la Chaux phosphatée et du Feldspath adulaire. Elles sont fusibles avec boursoufQement, et se transforment en un verre huileux et incolore, nu en un émail blanc. Elles se dissolvent dans le Borax, avec effervescence prolongée, en un verre transparent. Elles sont composées de six atomes de Silicate simple d'Alumine, el d'un atome de Silicate de Chaux; ou en poids, de Silice, 44; Alumine, 36; Chaux, 20. Elles sont quel(|uefois colorées en vert par de l'Épidote ferrugineux. La variété de forme la plus ordinaire est un prisme rectangulaire ou octaèdre, terminé par des sommets tétraèdres, dont les faces naissent sur les bords horizontaux de ce prisme (var. dioclaèdre, HaUy). On peut distinguer deux variétés principales de Wernérite, en ayant égard aux différences de texture et de forme que ce minéral peut offrir.
1 .Wernérite A rktisite ou Wernérite verte d'HaUy: caractérisée par sa texture compacte et son opacité. Jointes à une couleur d'un vert olivâtre ou d'un verl d'asperge. En cristaux courts el réguliers de la variété dioclaèdre; ou en masses amorphes, dans la mine dc Bouen, près d'Arendal enNorwége; avec Amphibole Hornblende, Quartz et Feldspath laminaire rougeàlre; dans les mines de Fer de Nortbo cl d'Ulric, en Suède; et à Campo Longo, dans le val Levantine, en Suisse.
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2. Wertîérite ScAPoLiTE OU PxRAUTflmE d'Haliy : caraclériséc par son lissii sensiblement lamellenx, son éclat vitreux ou nacré, el sa tendance à une sorte de décomposition qui la rend opaque, léfftre, el d'un aspect mat et terreux. C'est cette facilité à s'altérer par le contact de l'air ([ui lui a valu le nom de Parantliine, qui veut dire Pierre qui se iléfleurit. La Wernérite Parantliine se présente en masses amorphes, ou bien cristallisée en prismes, soit cylindroïdes, ce qui est le cas ordinaire, soit déterminables. Ces cristaux sont remarquables par leur longueur : ils se groupent entre eux el s'entrelacent d'une manière irréguliére. Leur diamètre varie beaucoup : il en est qui sont déliés comme des aiguilles, et d'autres qui atteignent la grosseur du pouce, et quelquefois même celle du poing. C'est à leur forme ordinairement très-allongée qu'ils doivent le nom de Scapoliie (Pierre à liges), que leur a donné d'Andrada, et celui de Rapidolitbe (Pierre en baguettes), qu'ils ont reçu d'Abildgaard. Leur surface est fréquemment enduite d'une légère pellicule semblable à du Mica argentin; ils sont translucides lorsqu'ils n'ont pas été atteints par la décomposition. On dislingue dans la Wernérite Parantliine |)lusieurs sousvariétés de texture et de couleur : la variété vitreuse est grise, bleuâtre ou rosàtre; la variété nacrée est blancli^, avec différentes teintes de jaunâtre ou de verdàlre; elle devient d'un blanc mat par la décomposition, et constitue alors la Wernérite blanche des Allemands; la Micarelle d'Abildgaard n'en est (lu'une variété; le Paranlhine rouge obscur ou d'un rouge de brique est complètement opaque, coloré par l'Oxyde de Fer. Le Paranlhine se rencontre principalement disséminé dans les filons de minerais de Fer, qui traversent les terrains primordiaux de cristallisation, aux environs d' Arendal, en Norwége, el dans la province de Wermelande, en Suède. Ou l'a trouvé aussi en Finlande; au Kayserstuhl, en Biisgau; dans le New-Jersey et le Massacliusetts, aux États-Unis; et au Groenland.
WERNISEKIA. BOT. (Scopoli.) Synonyme à'Houtiiiria, d'Aublet.
WEPiOT. OIS. Nom vulgaire du Pingouin. /'. ce mut.
WESTÉRINGIE. /resleriiigia. bot. Genre de la familledes Labiées et de la Di Jynamie Gymnospermie, L., établi par Smilli et adopté par R(d)ert Brown (Prodr. Flor. Nov.-HolL, p. 501), qui l'a ainsi caractérisé : calice à cinc| faces, divisé jusqu'à la moitié en cinq segments; corolle dont la lèvre supérieure est plane, bilide, l'inférieure à trois lobes profonds et égaux; quatre étamines distantes : les deux su|)érieures à anthères pollinifères, les inférieures à anthères biparties, stériles.
Westéuingie a FEDiLiES DE RoMARiN. It^cslen'ngia Rosniariiufolia,Sm\lhelKndvevf, Hepont., lab. 'il4. Cet arbrisseau, que l'on cultive dans les jardins d'Europe, a le port du Romarin. Ses feuilles sont quaternées, lancéolées, roulées sur leurs bords, et d'un blanc argenté en dessous. Les fleurs sont axillaires, d'un bleu rosé, et accompagnées de deux bractées. De l'Australie.
WESTIA. BOT. Le genre auquel CavaniUes donnait ce nom a été réuni au Ccsiniiii.
WESTONIA. BOT. Sprcngel a substitué ce nom à celui de Rothia employé par Persoon, ù cause de l'existence de deux genres Bnthia admis précédemment. Ces genres ont été décrits à l'article Rothia. y. ce mol.
WETTINIE. n'ettinia. bot. Genre de la famille des Pandanées, établi par Poeppig pour une plante qui parait former la transition du genre Va(|Uois au genre Palmier. Caractères : Heurs monoïques dans des spadices différents; spathe coriace, diphylle el hispide; spadices cylindriques, couverts de fleurs Irès-serrées ; périgone des fleurs mâles muni à sa base de quatre ou cinq bractéoles squamifornies; il est composé de trois ou quatre folioles linéaires, acuminées, cartilagineuses,à estivation valvaire; douze ou seize étamines insérées par paquets de quatre à la base des folioles du périgone; filaments très-courts et filiformes; anthères oblongo-linéaires , apiculées, soutenues par un connectif sétiforme ; loges opposées, bilocellées, longitudinalement déhiscentes, à valvules coriaces, étalées; pollen globuleux et lisse. Les fleurs femelles ont leur périgone bracléolé à la base et divisé comme dans les Heurs mâles; ovaire sessile, inversement pyramide, à cinq angles peu prononcés, velu, uniloculaire; un seul ovule anatrope, ascendant et pariétal tout près de la base; axe épais et charnu; style droit, de la longueur de l'ovaire et inséré sur un des côtés de sa base; trois stigmates lancéolés, fort étroits et à demi-étalés. Le fruit est une haie coriace, velue, uniloculaire el monosperme.
Wettipiie PAiJiiFORME. Il^eltmia paliinjormis. Son rhizome est pyramide; il a de quatre à cinq pieds de hauteur el son caudex en a de trente à trente-cinq; il a cinq ou six pouces de diamètre et présente des cicatrices annulaires causées par la chute successive des frondes qui sont pinnées, longues de six à neuf pieds, composées de dix huit à vingt paires de pinnules, alternes, planes el terminées en coin; les spadices, au nombre de huit à quinze, forment un seul verticille près du sommet du caudex. Cette plante se trouve dans l'Américiue méridionale.
WHITIE. IFIiilia. BOT. Genre de la famille des Gesnériacées, tribu des Cyrtandréis, établi par Blnme [Bijilr. Flor. ned. Iiid., p. 774), qui l'a ainsi caractérisé : calice petit, à cinq divisions profondes, égales; corolle infundibuliforme, le tube très-large à sa partie supérieure, le limbe quinquélobé, irrégulier, divisé en deux lèvres peu distinctes; cinq étamines, dont deux anthérifères à peine saillantes, les trois autres sélacées, stériles; loges des anthères inégales par l'insertion; stigmate presque infundibuliforme; baie en forme de silique; cloison charnue, dont les lobes portent les graines sur leurs bords recourbés; graines striées, entourées d'une pulpe mince. Ce genre est voisin du Cyrtandra, dont il dilïère par son calice profondément divisé, ses étamines saillantes, les loges des anthères inégales, et son stigmate infundibuliforme.
Wbitie a feuilles oblongoes. If^ilhia obloiif/ifotia. C'est un arbrisseau grimpant, ù feuilles opposées, trèsentières, obliques; les Heurs sont disposées en bouquets axillaires. Cet arbuste croit dans l'Ile de Java.
WHITLEYA. BUT. Le genre institué sous ce nom par
Sweet, dans la famille îles Solanaci'cs, a élé réuni au genre Jiiisoiliis, de Lliik.
WIART. OIS. La Maubùclie est ainsi nommée en l'icardie.
WIBELIA. BOT. (Persoon.) Synonyme de Paxpuyrola, Aul)!el, ou Puyrola, Lainarck. ^. Payroie.
Ce nom a aussi été donné par Rœliling el Tauscli, au genre /nilemelia, de Kecker. /•'. ce mot.
WIBELIE. If-'ibelia. bot. {Four/ères.) Bernliardi a donné ce nom ùun genre qui diffère du Z'a»a///a,el qui comprend les Duvfillia elata elepipliylln.U n'a pas élé adopté. Mais le genre Davallia aurait besoin d'être étudié avec soin, et serait susceptihle d'être subdivisé, ainsi que le célèbre R. Brown l'a déjà remarqué; et, dans ce cas, le nom de JVibelia pourrait cire réservé au groupe que formeraient les deux espèces citées cidessus, et dans lequel on devrait encore placer quelques espèces. Mais on doit remarquer que ces espèces sont celles du genre Davallia qui différent le plus des genres voisins, et qui constituent le groupe le plus distinct, y. Davailie.
WIBORGIA. BOT. Sprengel a changé l'ortbograpbe du genre ainsi écrit par Thunberg. F. Viborgia. Le même nom de IFiborgia avait été appliijué par Rolb au Galhisoga parviflora, de Cavanilles,el il a été admis par Kuutb. A l'article Gai.insoge, on a rapporté, d'après Cassini, les motifs qui doivent faire rejeter le nom proposé par Rotli.
WICUTINE. MiM. Substance minérale découverte dans les mines de Wichli, en Finlande, par Laurent, qui l'a trouvée composée de : Silice, 39; Alumine, 13 ; O.xyde de Fer, 17; Soude, S; Chaux, ô; Magnésie, ô. La Wichtine est noire, à cassure terne et faiblement conchoïde; ses clivages conduisent à un prisme rliomboïdal, presque reclaugulairc; elle raie le verre; elle est fusible en émail noir ; elle est magnétique ; elle csl inattaquable par les Acides.
WICKSTROEMIA. bot. Le genre établi sous ce nom par Schrader( Goe//. anz., 1S21, p. 710) est le même que VHœmocharis de Salisbury. En consé<(ueiice Martius a décrit el figuré le /FicUslrœmia frulicosa sous le nom à'Hœmocliaris semi-senala. V . les Gênera et Spec. Plant. Bras., vol. 1, p. 107, lab. CG. Sprengel (Syst. f^eget-, 3, p. 533 el 434) a établi un genre fFickstrœmiasiirVEupatoriiim Dalea, deSwarIz. 11 l'a placé dans la section des Eupatorinées, immédiatement après le genre Liatn's, et lui a imposé les caractères essentiels suivants : involucre imbriqué , renfermant un petit nombre de f3eurs ; réceptacle nu; aigrette composée de poils scabres. K^ickstrœmia gtaiululosa, Spreng., /oc. cit.; Eupalorimn Datea, Swarlz, FI. Intl. occid.,ô, p. 1500. C'est un arbrisseau qui croît à Cumana, dans l'Amérique méridionale. Ses feuilles sont opposées, oblongues-lancéolées, presque dentées en scie, glabres, parsemées de points glanduleux. Les Ueurs sont blanchâtres, dis|>osées en paniculc.
WiCKSTROEMlE. fFickstrœmia. bot. Genre de la famille des Dapbnacées, établi par Endlicber, qui lui donne pour caractères : Heurs hermaphrodites; périgone coloré, infundibuliforme, dont le limbe est par-
tagé en quatre segments égaux; gorge nue; huit élamines incluses, insérées sur deux rangs, à la partie su|>érieure du tube ; quatre squamelles hypogynes, linéaires, presque soudées à leur base; ovaire à ime loge renfermant un seul ovule pendant et anatrope; style terminal et très-court ; stigmate capité. Le fruit est un drupe un peu succulent, monosperme et nu; la semence est inverse; il n'y a point d'albumen ; embryon ortliotrope; cotylédons piano-convexes et charnus; radicule courte et supèrc.
WiCKSTROEMlE ABSTRAIE. fFicIiili œiiiiu austrolis, Endl. C'est un arbrisseau à feuilles opposées, très-entières, glabres, veinoso-réliculées en dessous; les fleurs sont réunies en grappe terminale et simple. On trouve cette plante dans l'île de Norfolk.
WIDGEOS. OIS. Espèce du genre Gallinule. A', ce mot.
WIEDEMANNIE. IViedemannia. bot. Genre de la famille des Labiatées, établi par Fischer et Mcyer, qui lui ont imposé les caractères suivants : calice bilabié, campanulalotubuleux, avec la gorge nue; lèvre supérieure entière, lancéolée, l'inférieure prolongée, à quatre divisions, ensuite compliquée et refermant étroitement la gorge du calice; corolle exserte, à deux lèvres dont la supérieure en voûte et entière, l'inférieure trifîde, à lobes latéraux denliformes; sa gorge est dilatée et son tube annelé vers la base; étamiiies didynames, les extérieures les plus longues , anthères rapprochées par paires, à deux loges divariquées; style bifide au sommet; akènes secs, trigones elnus.
WiEDEjiANNiE ORIENTALE, ff'iedetnan ilia orientalis, Fisc, et M. C'est une plante annuelle que fait remarquer, au premier abord, la singularité de la structure de son calice; ses feuilles sont un peu rugueuses, les inférieures pétiolées, ovales, acutiuscules et dentées, les supérieures sessiles, ovales, eu coin à leur base, aiguës au sommet, avec les bords dentelés ; les verticilles axillaires sont distants et composés de dix ou douze fleurs d'un pourjjrc sale et foncé. De la Natolie.
WIEGMANNIE. IFicgmaiinia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par Meyer, qui lui donne pour caractères : tube du calice hémisphérique, marqué de huit côtes, et soudé avec l'ovaire ; son limbe est supère, à quatre divisions foliacées el assez grandes; corolle supère, infundibuliforme; son tube est glabre à l'inlérieur; son limbe est à quatre lobes ; quatre étamines incluses, insérées sous l'orifice de la corolle; filaments très-courts, presque nuls; anthères ovales, dressées ; ovaire infère, ù deux loges, à dis(|iie charnu; ovules solitaires dans chaque loge, pelles et apiphytropes ; slyle filiforme el inclus ; stigmate à deux lobes linéaires; le fruit consiste en une baie subglobuleuse, à huit côtes, à deux loges, couronnée parle limbe foliacé du calice; semences pellées.
WiEGMANNiE DES ÎLES SK«ov/icn. fFiegmatitiiaSand- ! wicensis, Mey. C'est un sous -arbrisseau glabre, à I feuilles opposées, elliptico-laucéolécs, acumiiiées; sti- ; pules triangulaires, très-entières; fleurs réunies en
cyine; calice glauque; corolle purpurine. j "WIERZniCKIA. but. Le genre proi)Osé sous ce nom ' par Reichenbach, dans la famille des Caryopiiyllécs, a I élé réuni nu ;;('iire Alsine, de Walilenberg.
AWJKE-Asri)]!]! mm (Oa^a©®^^
WIGANDIA CARACCASANA .
WIGANDIE. IFigandia. bot. Genre de la famille des Ilydroléacées et de la Penlandrle Digynie, L., élalili par Kunlh ( Nov. Gen. et Sp. PI. cequin., 3, p. 127), qui l'a ainsi caractérisé : calice persislant, divisé profondément en cinq lobes ; corolle infiindihuliforme, dont le limhe est profondément divisé en cinq spffmenls étalés ; cinq élamines saillantes, à anthères sagitlées ; deux styles terminés par des stigmates déprimés, presque pelles; capsule ovoïde-oblongue, biloculaire, bivalve, à déliiscence lociilicide; quatre placentas (deux dans chaque loge) en forme de lames fixées ù la cloison, dans l'axe de la capsule, où les graines sont attachées. Ce genre est un démembrement de VHydioka ; il a pour types les Hydroica urens et crispa, de Ruiz et Pavon ( Flor. Peine. , 3, lab. 243 et 244).
WiGANuiE DE Caracas, lligandia Caracasana, Kunth. C'est une plante herbacée ou hérissée de poils nombreux et cotonneux, à feuilles alternes, entières, à fleurs violacées, blanchâtres ou jaunes, disposées en éi)ls nu en panicules. Celte plante croît au Mexique.
WIGEPiSIA. BOT. Le genre formé sous ce nom , dans la Flore de Welléravie, aux dépens des Ficia, L., n'a
AVIGHTIE. IFightia. BOT. Ce genre a été créé par Wallich, pour un arbuste du NépaHl,qui paraît devoir faire partie de la famille des Bignoniacées. 11 a pour caractères : un calice campanule, à quatre découpures égales et obtuses ; une corolle hypogyne à tube infundibuliforme, à limhe bilahié, dont la lèvre supérieure est bifide et dressée, l'inférieure étalée, à trois divisions presque égales j quatre élamines didynames, courtement exserles, avec le rudiment d'une cini|iiième, insérées au tube de la corolle; (ilamenls subulés; anthères biloculaires, ovato-sagiltées, versatiles, à loges égales et parallèles; ovaire biloculaire, renfermant plusieurs ovules ascendants, insérés sur le bord de la cloison placentaire; style simple; stigmate en massue entière. Le fruit consiste en une capsule coriace, subcylindrique, pointue, biloculaire, bivalve, ù cloison étroite; semences ohlongues, comprimées, imbriquées d'une manière ascendante, bordées d'une membrane, ailées à la base et au sommet; embryon exalbumineux, cylindrique et droil; cotylédons obtus; radicule infère. La seule espèce connue de ce genre constitue un arbuste grimpant, à feuilles opposées, péliolées, simples, ovales, acuininées, très - entières et coriaces; les pédoncules sont couverts d'une faible pubesceiice stellée; les rameaux sont axillaires, allongés ; les pédoncules sont trichotomes.
Vn aulie genre IFightia, proposé par Sprengel, dans la famille des Vernoniacées, a été réuni au genre Decuiieiniiiii, do De Candolle.
WIKSTROMIA. BOT. Pour IFick^tiœmia. V. ce mot.
AVILBRANDIE. Itllbraiidia. bot. Genre de la famille des Cucurbitacées, institué par Majiso, pour une plante du Brésil, qui lui a présenté les caractères suivants : Heurs en épi, dont les mâles occu|)ent la partie supérieuie et sont en plus grand nombre que les femelles : elles ont un calice tubuleux, à découpures lièscourtes; la corolle étalée, adnée au calice, trois élamines très-courtes, insérées au milieu du tube du calice,
trois anthères biloculaires et connées. Les fleurs femelles ont quatre stigmates oblongs, aigus et frangés; péponide ovale, à quatre loges polyspermes; semences nombreuses, ovales, arillées et rehnrdées.
Wii.BRATiUiE A FtiiiLi ES DE IvETMiE. irnhiandia Hibiscoides, Manso. C'est une plante herbacée, à lige géniculée, sillonnée, garnie de feuilles à sept lobes et dentées.
WILCKH. BOT. Selon Jiissieu, un genre a été constitué sous ce nom par Scopoli. Il aurait pour type le Cheiianllius mnrilimns, L., qui appartient au genre Mtilcomia de De Candolle. Ce dernier auteur ne le cile pas comme synonyme. On autre genre du nom de IFilchia aurait également été fait par le même Scopoli aux dépens des Fite.v, mais il ne serait pas susceptible
■\VILHEMSIA. BOT. Le genre înslilué sous ce nom, l>ar Ueichenbach, dans la famille des Caryophyllées, ne diffère pas du genre Mcrckia, de Fisclier.
WILIA. DOT. Pour IFxlin. F. ce mol.
WILLDENOWA. bot. Le genre formé parCavanilles. en 1791, n'a pas été conservé sous ce nom, attendu l'existence d'un genre fFilUlenoicia établi par Thunberg, une année auparavant. Willdenow l'a nommé |>lus lard Sclilechtendatia,et Pcrsoon .édenoplixllum. F. Adénopbtue.
WILLDENOWIE. IFilldenowia. bot. Genre de la famille des Restiacées et de la Diœcie Triandrie, L., établi par Thunberg, et qui, selon Gserlner, diffère essentiellement du Reslio par le calice des fleurs femelles, composé de plusieurs écailles imbriquées; par sa corolle (périanthe ) uniforme, rosacée, entourée à sa base d'un corps charnu (nectaire de Thunberg) à six lobes; enfin par sa noix beaucoup plus longue que le périanthe. Ce genre est aussi très-voisin de Vllypolœna, de R. Brown; mais il s'en distingue principalement par la présence du corps lobé placé en dehors du périanthe. Il se compose de trois espèces { /Filtdenowia slriata, leres et compressa) qui croissent au cap de Bonne-Espérance, et qui ont le port des Restio.
Deux autres genres ont été dédiés au célèbre botanographe Willdenow, l'un par Cavanilles, l'autre par Gmelin. Le premier fait maintenant paitie du genre Adenopliyllitm , de Persoim ; le second a été réuni au genre Roiidelellia, du docteur Blume.
WlLLELMliNE ou WILLELMITE. Min. Substance minérale qui admet dans sa composition les nièjiies éléments (|ue le Zinc silicate, mais dans des proportions tellement différentes qu'il devient presque impossible deiéuuirles deux minerais. La VVillelmine cristallisée dérive du rhomboïde obtus; son clivage est faciledans une direction perpendiculaire à l'axe; sa pesanteur spécific|ue est 4.18; la cassure transversale est conchoïde; sa dureté est assez grande pour qu'elle raye le Verre et la Chaux phosphatée, tout en se laissant rayer avec un couteau;- sa couleur ordinaire est le jaunehrunàireou rougeàtre. Au chalumeau les cristaux |)erdent en partie leur transparence; avec addition de Boraxon obtient un globule lransj)arent,dans lequel nage I un petit noyau de Silice. Son analyse chimique produit :
Oxyde de Zinc, 72,33; Silice, 27,07. Ce minerai n'a encore élé Irouvé qu"à Moresnet , dans le Limbouijî, où depuis des siècles on exploite la Calamine ; il y esl en presque aussi grande abondance que les autres minerais de Zinc.
WILLEM ETTIA. bot. Ce nom a élé donné par Maerklin el par Robi-rt Brown à un genre qui n'esl considéré qire comme une section du genre Kochia, famille des Chénopodiées; puis Brongniart, dans le dixième volume de la première série des Annales des Sciences naturelles, a formé d'une espèce de Ceanoihus , un genre Willeinetia , qui a élé ensuite réuni au genre Noltea, Reiclieub., de la famille des Rbamnées ; enlin Necker a constitué un autre genre /f^illeinetia , dont le nom a été changé en celui de /f'ibelia par Rrelhing et Tauscli, et en celui de Calycorstis par Scbmidt. il appartient à la famille des Synanthérées, tribu des Cbicoracées, et il a élé admis en ces derniers temps d'abord par Cassini, puis par H. Monnier, qui a publié une dissertation sur les Hieracium et les genres voisins. Ce genre est formé sur le Hieracium .slipitaliim, de Jussieu, ou Crépis apargioitles, Willd. Il a été réuni par Duby [Bot. GalL, p. 298) au genre Barc- Icausia. Selon Monnier, le genre ffiUeinetia n'a de rapports réels qu'avec le Taraxiim et le Chontlrillu, de Cassini. Le pied allongé <iui supporte l'aigrette n'est pas causé, comme dans les Barckaitsia, par l'amincissement du fruit, mais, d'après Cassini, il est foimé par le bourrelet apicilaire, considérablement agrandi. Ce genre diffère du Taraxacum par sa tige semblable à celle d'un Leontotlon, et surtout par son involucre composé de folioles lâcbes, garnies à la base d'un second rang de très-petites écailles. Le fFillemelia apargioides, Cass., croit dans les Pyrénées et dans les prairies subalpines de la Bavière et de r.iutricbe.
WILLIB.\LDA. BOT. Ce genre de la famille des Graminées, proposé par Sterneberg, a été réuni au genre Coleanllius, de Seidel.
WILLICHIE. fniUchia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, et de la Triandrie Monogynie, L., établi par Mutis, el que l'on distingue aux caractères suivants : calice persistant, à quatre divisions prol'ondes, ovales, aiguCs, étalées; corolle rotacée, ayant le tube très-court, le limbe plan, à quatre segments arrondis; trois élamines dont les filets sont insérés entre les divisions de la corolle; ovaire libre, arrondi, comprimé, surmonté d'un style filiforme, de la longueur des élamines, terminé par un stigmate obtus; capsule arrondie, comprimée, à deux loges el à deux valves, renfermant plusieurs graines arrondies, très petites, attachées à un placenta globuleux.
WiLLicuiE uampante. IFiUichia repens, L. C'est une petite piaule dont la tige est rampante, filiforme, rameuse, garnie de feuilles alternes, pétiolées, orbiculaires, crénelées sur lesbords et velues. Les Heurs, dont la corolle est rose el fort petite, sont situées par paiies dans les aisselles des feuilles. Cette plante croit au Mexique.
WILLUGHBEIA. bot. (Schreber.) Synonyme à'Aiiibelania, d'Aublet. (Necker. ) Synonyme de Mikaaia, de Kunlh. A', ces mois.
WILLUITE. stm. Cette espèce a été réunie à l'idocrase.
WILSONIE. n'ilsonia. bot. Genre de la famille des Convolvulacées et de la Penlandrie Digynie, L., établi par R. Brown (Protlr. Flor. Nov.-HolL, p. 490), qui l'a ainsi caractérisé : calice urcéolé, à cinq faces et à cinq dents; corolle infundibuliforme, à estivalion imbriquée; ovaire disperme; style bifide; stigmates capités; fruit inconnu. Les affinités de ce genre ne sont pas bien déterminées, quoique par son port il se rapproche du Cressa. 11 faudrait examiner de nouveau l'ovaire, poui' savoir s'il est biloculaire ou non.
WiisoisiE A tige basse. IFilsoiiia liumilis, Rob.Br. C'est une petite plante ligneuse, couchée, très-rameuse, pubescenle. Ses feuilles sont imbriquées, disticpies, petites, un peu épaisses, sessiles. Ses fleurs sont axillaires, sessiles, solitaires, dépourvues de bractées. Celte plante croît dans la partie australe de la Nouvelle-Hollande.
Cl) autre genre ff-'ilsonia, proposé par Honker, dans la famille des Verbénacées, a été ensuite refondu par le même bolanographe dans son genre Dipyrena. V. ce mot.
WIMMÉRIE. iViihineria. bot. Genre de la famille des Célastrinées, établi par Sclilechlendal, qui lui as- .signe pour caractères : calice petit, à cinq lobes; corolle composée de cinq pétales ouverts, insérés sur les bords lobés du disipie périgyne el charnu; cinq élamines allernes avec les pétales et aussi longues qu'eux; filaments filiformes; anthères introrses, biloculaires, ovales et longitudinalemenl déhiscentes; ovaire à demi plongé dans le disque, à trois loges et pyramidalo-trigone ; plusieurs ovules attachés par leur base dans clia(iue loge; style courl; stigmate trilobé. Le fruit consiste en une samare à trois ailes et indéhiscente; il esl uniloculaire el monosperme par avorlement ; l'cpicarpe forme une membrane mince, veinée el réticulée; l'endocarpe est cliarlacé; la semence est dressée, cylindrique, atténuée au sommet, recouverte d'un test granuleux; l'embryon estorlhotrope dans un axe d'albumen charnu, les cotylédons sont lancéolés, plans et veinés; la radicule est infère.
WmaÊRiE MtxiCAiNE. JFiiiiincria inexicana. C'est un petit arbuste à feuilles alternes, pétiolées, exstipulées, coriaces, glabres, Irès-entières; les pédoncules sont axillaires, réunis en cyme.
WIKDMANNIA. bot. (Patrick Browne elAdanson.) Synonyme de tf'einmannia.
WINDSORA. BOT. Genre élabli i)ar Nullall dans la famille des Graminées, pour le Pou seslerioides, de Michaux, dont Palisot de Beauvois avait fait son genre Tricuspis, et que Trinius réunit de nouveau au genre Poa.
WINTERA ou WINTERANA. bot. La plante érigée en genre sous ce nom, par Murray et par Solander, a élé restituée au genre Dr/mis, de Forsler, qui fait partie . de la famille des Magnoliacées, et ne doit pas être confondue avec le fVinterana Canella, type du véritable genre Winléranie.
WINTÊRANIE. fFinterania. Ou mieux fFinlerana. BOT. Le genre auquel Linné a donné ce nom esl le même que le Canella de P. Browne, de Swartz et de
Murray. 11 a élé placé par Choisy dans la famille des Gullifères, Iribii des Symphoniées ; mais, selon Cainhessèdes, il ne peut faire partie de celle famille, à raison de ses feuilles allernes, de l'organisation de son ovaire et de ses graines. Peulêlre se rapproclie-t-il des Méliacées par la slrnclure de ses élamines, ainsi qne Choisy l'a indiqu(5 dans le Prodromus de De CandoUc? Voici les caractères qui sont attribués à ce genre par les auteurs; calice à cin(| sépales; corolle à cinq pétales presque coriaces, d'un bleu glauque, à estivation tordue; élamines soudées en un tube; quinze anthères en forme de sillons; trois stigmales; baie triloculaire, quelquefois uniloculaire par avorlemenl, à loges renfermant une ou deux graines ; embryon un peu courbé, à cotylédons linéaires, et entouré, selon Gaerlner, d'un périsperme charnu. Cambessèdes, dans son Mémoire sur les Guttifères (p. 27 en noie), dit qne l'ovaire est uniloculaire, présentant à son intérieur Irois placentas pariétaux sur chacun desquels sont allacbés deux ovules.
"VViNTÉRANiE Faesse-Canelle. fFinteiania Canella, L.; Canella alba, Swartz, Tram. Soc. Liiin. Lotnl., I, p. 96, lai). 8. C'est un arbre d'environ vingt pieds de haut, qui croit dans les forêts des Antilles, el dos contrées chaudes de l'Amérique. Ses feuilles sont allernes, obovées, marquées de points glanduleux dans leur jeunesse, coriaces et non ponctuées dans un âge plus avancé. Les Heurs forment des sortes de grappes terminales. C'est l'écorce de cet arbre qui est connue dans le commerce sous le nom de Canelle blanche. On lui donne encore le nom de fausse Écorce de Winter, parce qu'elle a été confondue par quelques pharmacologisles avec la véritable écorce de Winter, qui est fournie |)ar le Drymis l(-'inleri, arhve delà famille desHagnoliacées. Elle se dislingue de celle-ci par sa couleur plus pâle el sa texture plus lâche; elle en diffère aussi par sa composition chimique. Dans les Antilles, la Canelle blanche est un condiment vulgairement employé.
WINTERLIA. BOT. Sprengel a substitué ce nom géliéiique à celui de Sellowia, employé parRoth. y. ce mol. Leff^inte)lia,de Deunsler,Z. Horl. Malab.,it.Ç), ne diffère pas du genre Liitionia, de Linné, cl le genre ff'interli(i,de. Mœnch,doit rentrer dans le genre Piitios, de Linné, qui appartient à la famille des llicinées.
WISEN. MAB. Même chose que Bison, f. Boeup.
WISENIA. /-'. VrsÉsiE.
WISMUTU. Jim. r. BiSMDTD.
WISSADULE. ff'issadiiln. bot. Genre de la famille des Malvacées, établi par Medikus, qui lui assigne pour caractères : point d'involucre ; calice ù cinq divisions; estivalion valvaire; corolle composée de cinq pélalcs hypogynes, soudés par leur onglet à la base du tube slaminal, et roulés avant l'épanouissement; tube slaniinal en forme de colonne, dont le sommet se divise en une mullitude de filaments; anthères réniformeset bivalves; ovaire sessile, à cinq loges bilocellées par une cloison transversale; ovules de la logelle supérieure géminés et collatéraux, la logette inférieure n'en contient qu'ini seul, pendant à la cloison ; cinq slyles lilifornies, réunis et sondés à leur base; stigmales capilellés. Le fruit consiste en une capsule à cinq coques
adhérentes par leur base à la colonne centrale el séparées â leur sommet, biarticulées par la cloison transversale, qui est bilamellée; le compartiment supérieur renferme deux semences; l'inférieur est monosperme, et quelquefois stérile par avorlemenl; semences réniformes, à test crustacé.
WissADCiE ÉTOILE. fVissadula slellata, Méd.; Sida stellala, Cavan.; Sida niidifloia, L'Uér. Ses liges sont ligneuses, cylindriques, lomenteuses, hautes de quaire à cinq pieds, ramifiées, garnies de feuilles allernes, longuement péliolées, molles, blanchâtres, pubescentes, ovales, échancrées en cœur, acuminées el faiblement dentées; stipules linéaires, aiguës. La corolle est jaune; les pétales sont disposés en étoile. Celle plante est originaire des Antilles.
WISTÉRIE. fVisteria. bot. Nultall (Gen. jémer., u, p. 1 13) a établi sous ce nom un genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelpbie Décandrie, L., qui est ainsi caractérisé : calice campanule, pres(|ueà deux lèvres : la supérieure à deux dents courtes, l'inférieure à trois lobes subulés; corolle papilionacée, dont l'élendard offre deux callosités, les ailes de la grandeur de la cai'ène qui est à deux divisions; gousse portée sur un court pédicelle, coriace, uniloculaire, à deux valves, renflée d'espace en espace par les graines. Ce genre a été nommé Tltyrsanlhus par Elliot, et Kraunhia par RaHinesque. Il a pour type le Glycine fnitescens, L., arbuste grimpant qui s'enlortille autour des arbres, et les presse tellement, qu'il finit par les étouffer ; d'où le nom de Bourreau des Aibres ([ue lui donnent les jardiniers. Cependant on le cultive en espaliers à cause de ses belles Beurs odoranles. Il croît spontanément dans les lieux humides de la Virginie el de la Caroline. Le Glycine chinensis, Sims, Bol. Mugaz., lab. 2083, dont les fleurs sont grandes, d'une belle couleur lilas, et que l'on cultive depuis (joelques années dans les jardins d'Europe, a été léuni au genre If-Usleria jiar De.Candolle.
WITHAMIA. BOT. Foss. Unger, dans son Sinopsis des bois fossiles, a nommé IFilhamia un genre dans lequel il a réuni quel(|ues débris trouvés dans les formations tertiaires de la Slyrie et qu'il croil pouvoir rapporter à quelques grands végétaux ligneux de la famille des Légumineuses.
WlTHAJllTE. MIN. Nom donné par Brewster ù un minéral découvert par Wilham à Glencoe, en Ecosse, oii il se présente en grains disséminés dans les Roches trappéennes, ou bien formant des druses de petits cristaux dans les cavités de ces Roches. Ces cristaux sont translucides et doués d'un vif éclat; ils sont souvent disposés en globules rayonnes; le centre des rayons est d'un rouge clair, el les extrémités d'un rouge de carmin. Brewster a reconnu que leur forme était celle d'un prisme droit irrégulier, susceptible d'être clivé dans le sens perpendiculaire à l'axe. Les angles de ce prisme, mesurés au moyen du gonyomèlreà réflexion, onlélé trouvés par lui de 110" 40' el 03" 20', c'est à-dire sensiblement les mêmes que ceux du prisme fondamental de l'Épidote. La Withamile est facile à casser ; sa durelé est ù peu près égale ù celle du Feldspath; sa pesanleui' spécifi^iue est 3,137 (Turner). Au clialu-
ineau, elle se boursouffle, et fond avec difflciillé en une scorie d'un gris-verdâlre foncé. Avec le Borax, on obtient un émail d'un jaune foncé. Le Sel de Phosphore le dissout, avec effervescence, en un globule qui renferme un s(|uelelle de Silice, el qui devient opaque i)ar le refroidissemenl. La Wilhamite donnant au chalumeau les mêmes léaclions que l'Épidole d'Arcndal, et s'accordant avec lui dans ses autres caraclèics, il est extrêmement probable qu'elle n'est qu'une variélé de cette substance, distinguée seulement par un éclat plus vif et une puissance réfractivc plus considérable.
WITHANIE. imiiania. dot. Genre de la famille des Solanées, établi par l'auquy, aux dépens du genre Alropa, de Linné, et qu'il caractérise ainsi : calice campanule, à cinq dents ; corolle bypogyne, campanulée, à limbe divisé en cinq parties; cinq élamines ù peine exsertes, insérées au tube de la corolle; anlbères longiludinalement déhiscentes; ovaire biloculaire, placentaires multiovulés, adnés à la cloison; style simple; stigmate capilé. Le fruit est une baie à deux loges, entourée du calice persistant, accru el anguleux; les semences sont réuiformes.
WiTHAME FRBTESCEIVTE. If-'illiaviafrulcsceiis, Paucj. Sous-arbrisseau à feuilles allernes, ovales, acnminées, nordiformes, péliolées, un peu pubesccntes; Heurs d'un blanc jaunâlie, axillaircs, solitaires, rarement un nombre de deux dans chaque aisselle. Cette plante est ojiginaire d'Espagne.
WiTHÉRINGlE. fFithenngfa. bot. Genre de la famille des Solanées el de la Tétrandrie Monogynie, L., offrant les caractères suivants ; calice très-court, peisislant, tubuleux, à quatre dénis peu marquées; corolle presque campanulée, ayant le tube court, à quatre bosses déterminées par des fossettes intérieures, l'ori- (ice fermé par des poils, le limbe à quatre segments lancéolés, réfléchis; quatre élamines insérées vers le milieu du tube, alternes avec les fossettes, à filets courts, velus, munis à la hase de deux oreillettes, à anthères ovales, conniveiKes, s'ouvrant latéralement; ovaire ovoïde, surmonté d'un style filiforme, plus long que les étamines, terminé par uji stigmate capité; baie ù deux loges, contenant un grand immiire de graines. WiTOÉRiNGiE soLANACÉE. If^itherinqia sotanacea, Vmril., Sert. Angl., i,p-33, lab. 1. Sa tige est droite, liaule d'environ un pied, velue, garnie de feuilles allernes, péliolées, oblongues, aiguës, entières, quelques-unes un peu échanerées à la base. Les fleurs, dont la corolle est d'un jaune clair, sont situées dans l'aisselle des feuilles supérieures, et disposées en ombelles simples. Celle planle csl originaire de l'Amérique méridionale.
WlTUÉlilTE. jim. F. Baryte cardonatée.
WITSÉNIE. fVitseitia. bot. Genre de la famille des Iridées el de la Triandrie Monogynie, L., élabli par Tbunbergsur une planle du cap de Bonne-Espérance, que Linné rapportait aux Atilholfza, et Lamarckaux Ixia. Voici ses caractères essentiels : périanthe dressé, régulier, tubuleux , le limbe à six divisions égales, conniventes ou étalées; trois élamines incluses, diessécs, adnées à la base des trois divisions exlérieures du périanlhe; style filiforme, saillant, terminé par trois stig-
mates courts; capsule sèche, tiigone- ovoïde, à Irois loges el autant de valves portant les cloisons; graines anguleuses, placées sur deux rangs dans chaque loge. Le genre fFit.wnia comprend aujourd'hui plusieurs espèces dont le port est assez différent.
WiTSÉNiE d'Afriqbe. Jf-'Usenia 7//rt)//<ï, Thunb.; Redouté, Liliacées, lab. 245; Bot. Régis/., tab. !). C'est une plante à tige presque simple, garnie de feuilles nombreuses, embrassantes. Ses Heurs, jaunes au sommet, sont pourvues de papilles brillantes excessivement nombreuses. On cultive celle planle dans les jardins, ainsi que le rf^. coryinhosa, Smith et Gawler, Bot. Magaz., lab. 895. Cette dernière plante est trèsremaniuable par ses belles fleurs bleues, disposées en corymbes. Elle est originaire, de même que la précédente, du cap de Bonne-Espérance. Vahl a réuni au genre (f'ilseuia, Yl3:ia pmiiita, de Forster, dont Jussieu formait son genre Tapeinia. Cette espèce croit au détroit de Magellan.
WITTELSBACHIE. IfUteUbachia. bot. Genre de la famille des Ternslroemiacées, établi pai' Kunlh qui lui assigne pour caraclères : calice à cinq divisions, persistant; corolle à cinq pétales; élamines en nombre indéfini cl libres; anlbères à quaire loges, déhiscenles par un pore terminal; slyle simple; capsule à trois ou cinq loges, à trois ou cinq valves, polyspernie; semences arquées, arillées et entourées d'une matière laineuse.
WlTTELSBACHlE REMARQUABLE. IFilleUbacMa llisi-
gnis, lUartins; Maximilianea regia, Spr. Sa lige a de six à huit pieds de bailleur; elle est ramifiée au soinmel, garnie de feuilles alternes, étalées, longuement péliolées, cordées à leur base, puis profondément décoiipées en trois ou cinq lobes ovales, acuminés. avec les bords inégalement déniés; stipules caduques, linéaires el ciliées; les Heurs sont d'un jaune doré, grandes de trois pouces environ, réunies en panicule pyramidale au soinmel des rameaux. Celle belle plante orne les campagnes sauvages du Brésil; on la trouve en abondance sur les rives du Rio S'-Fiancisco.
WITTMAINNIA. BOT. F. VrrMAivNiA.
WOANCASSAYE. bot. Nom d'une belle espèce d'Oranger de Madagascar, cultivée dans les serres; son fruit, lrès-ai)lati par les pôles, moins gros el moins agréable (|ue celui des Orangers ordinaires, esllieaucoiip plus rouge , el la peau y est fort peu adhércnle.
WODA.MIUM. MIS. Nom donné par Lampadius :1 un nouveau métal qu'il avait cru reconnaître dans un minerai de Cobalt, de Topschau, en Hongrie.
WODUlî. bot. Le genre proposé sous ce nom, par Anderson, n'a point paru différer du genre Odiiiii, placé par Roxbourg dans la famille des Anacardiées.
WOIGNE. OIS. Nom vulgaire du Canard siffieur, A lias Pénélope, L. /'. Canard.
WOLFAR. MIN. Même chose que Wolfram. F. TL'^■G-
STÈNE.
WOLFIE. Il'olfia. bot. Genre de la famille des Najadées, établi par Horkel avec les caraclères suivants : fleur mâle unique; filament court et épais; fleur femelle unique; ovaire unilocul;iire; un seul ovule dressé el orthotrope; style courl; utricule monosiieriue ;
semonce ilroilc; cmI)ryoii lurbiné; radiciilfi siipère. WoiFiE DE Dei.ille. Jf^olfia DetiUi, Hork. Ses frondes sonl ovales, IrOs- minces et opposées deux par deux; la face supérieure est séparée de rinférieiire par un leliord peu saillant; de chaque côté de ces frondes se laisse apercevoir la fissure d'où sort successivement une fronde secondaire et la fleur qui est hyaline. Cette Irùs -pelile plante abonde sur toules les eaux croupissaules, eu Égyple.
AVOLFRAM. 3ii!«. ^. Tuugstèive.
WOLLASTOME. JVollasionia. bot. Genre de la famille des Synanlliérées, instilué par le professeur De Candolle qui le caractérise ainsi : capitule mulliBorc, hétérogame; fleurs du rayon ligulées, femelles et disposées sur un seul rang; celles du dis(|ue sont hermaphrodites et (uhuleuses; involucre formé de deux ou trois rangées de squames dont les externes sont ohloiigues cl foliacées, les internes plus peliles et membraneuses; réceptacle plan ou convexe et pailleté; corolles articulées sur l'ovaire; celles du rayon sonl ligulées; celles du dis(|ue sont lubuleuses, avec cinq dénis au limbe; akènes épais, obovales, lurbinés ou comprimés, omliiliqués au sommet; aigrelte arisliforme.
WoLLASTONiE BiPLORE. JFoUasIonia biflora, DC. Ses feuilles sonl péliolées, ovales, longuement acuminées au sommet, avec leurs bords forlement dentés; leur surface est un peu rude, pubérule etscabre; les liges, qui sont forles el assez élevées, sonl terminées par deux nu trois capilules de Heurs jaunes. Celle plante est originaire du iMalabar.
WOLLASTONITE. mm. Tafeispalh, Karsl., c'cst-ùdire Spath en tables, Bisilicale de Chaux. Substance blanche, vilreuse, lendre, fusible, et qui se présente ordinairement sous la forme de peliles masses lamellaires, susceptibles d'èlre clivées dans deux sens avec beaucoup de nelleté. Ces clivages sonl parallèles aux pans d'un prisme droit rbomboïdal de 92" 18', suivant Hatiy, et de OS" 20', d'après les mesures de Phillips. La position de la base n'est que présumée, en sorte que le caraclère crislallographique de l'espèce laisse encore beaucoup ;1 désirer. La cassure de ce minéral est inégale et vilreuse; les faces de clivage ont un éclat perlé. Sa durelé est supérieure à celle du Fluorite, el inférieure à celle de l'Apalile. Sa pesanleur spécifique est 2.8 (var. du Bannat). Sa couleur ordinaire est le blanc-grisàlre, avec différentes nuances de jaune, de rouge et de brunùlre. Il est translucide, ou devient seulement transparent sur les bords. Traité au chalumeau sur le charbon, il fond avec difiîcullé sur les bords, en houillonnanl un peu. Le résullal de la fusion est un verre demi-transparent et incolore. Avec le Borax el le Sel de Phosphore, il fond aisément en vene Iransparenl. Il est composé d'un atome de Chaux el de deux atomes de Silice; en poids, Chaux, 47; Silice, 35. LaWollaslonite nes'eslencorc rencontrée qu'en grains cristallins, ou en peliles masses prismatiques groupées suivant leur longueur, et disséminées dans les Roches des terrains primordiaux de cristallisalion, el dans qucl<|ues laves des volcans anciens. La première variété deWallastonilequiailété connue est celle deCziklowa, près d'Oravvilza, dans le Bannat de Temeswar, en Hon-
grie. On la trouve en veines dans un Calcaire, où elle est accompagnée de Calcaire spatbique lamellaire bleuâtre, de Grenats verdàlres, d'Amphibole grammatile el de Cuivre pyrileux irisé. On l'a retrouvée depuis en Finlande, dans la carrière de Pierre calcaire de Perheniemi, dans le Tavaslland. Elle se rencontre aussi dans le Gneiss avec l'Essonile, à l'île de Ceylan ; el on la cite encore dans quelques localités des Étals-Unis d'Amérique. Enfin on rapporte à la mémo espèce une substance d'un blanc sale, à cassure vitreuse, que l'on trouve dans une lave basaltique, à Capodi Bove, prèsde Rome. Ses cristaux paraissent être des prismes hexaèdres ou dodécaèdres réguliers, et c'est pour cela (|ue (luelques minéralogisles, et entre autres Beudanl, la regardent comme tout à fait distincte du véritable Tafeispalh.
WOLNYN. MIM. Variété de Baryte sulfatée, trouvée à Mussay au comtatde Beregher,oùclle tapisse les cavités d'une Alunite.
WOMBAT. BAM. F. Phascoiome.
WOODFORDIA. BOT. Le genre placé sons ce nom par Salisbury, dans la famille des Lylbrariées, ne paraît pas différer du genre Grislea, de LofBing.
WOODSIE. ll'ooilsia. bot. (Fougères.) R. Brown a créé ce genre pour quelques petites Fougères placées jusqu'alors parmi les Polypodcs, mais qui offrent une structure fort différente : ce sont les PolypoUiiim ilvcnse et hxiierboreutii , de Swartz, etc. Ces élégantes Fougères, qui croissent sur les rochers, dans les montagnes ou dans le nord de l'Europe, offrent des groupes de capsules nus en apparence, mais entourés à leur hase d'un involucre en forme de cdupe laciniée sur ses bords, qui, dans la jeunesse de la plante, se recourbe pour envelopper tout le groupe de capsules, elqui, plus lard, s'étale et est caché par les capsules. Ce ca ractère rapproche ce genre des Cxatlœa, el surtout de V/tlsopliila.
WooDSiE DE i.'ÎLE d'Elbe. If^oodsia ilcensis, R. Br.; tFooihia paleacea , Opiz; Arro^ttichiim ih-ense,L.; Polypodium maraiilhœ, Hoffm.; IS'epUrodium lanasiim. Mich.; ^s/iidium dislans, \i\ian. Frondes bipinnalifides, à divisions conHuenles el multitlores; divisions ou pinnules inférieures un peu iirégulières sur le contour; celles du bas presque égales. Celle Fougère n'habite pas exclusivement l'ile d'Elbe; ou la rencontre aussi sur les Alpes, en Norwége , en Laponie, etc. ■WOODVILLÉE. If'oodcillea. bot. Gcnredela famille des Synanlhérées, tribu des Asléroïdées, établi par le professeur De Candolle. avec les caractères suivants : capitule multitlore, hétéiogame; fleurs du rayon neutres, ligulées, disposées sur trois rangs; celles du disque lubuleuses et hermaphrodites; involucre campanule, formé de deux ou trois rangs de squames linearîoblongues el égales; réceptacle nu; corolles du rayon ligulées, ù tube long et hispide, à languette linéaire; celles du disciue sont lubuleuses et ont le limbe découpé en cinq dents; anthères dépourvues de queue; akènes velus : ceux du rayon linéaires et stériles; ceux du disque oNkings et comprimés; aigrelte composée de plusieurs rangs de soies très-minces, égales et presqiu; sca lires.
WûoDViLiÊË CALENDïiACÉE. K'oodciUea caleiidula-
cea, DC. C'esl une planle herbacée, glanduloso-veliie, à lige ascendante et cylindrique; ses feuilles sont alternes, oblongues, atténuées à leur base, sessiles, obtuses, irès-cnliéres, marquées de trois veines trèsminces; les capitules sont grands et solitaires au sommet des tiges; les fleurs sont jaunes. De la Californie.
WOODWARDIE. If-'oodwaiilia. BOT. {Fougères.) Genre voisin du Blechnnm, établi par Sniilli, et qui a pour type VAcroslichuin aieol(itum,de Linné, ffoodwanlia onocleoldes, Willd. Swartz et Willdenow y ont placé plusieurs espèces considérées jusqu'alors comme des Bleclinum; tels sont le Btechiiiim iculicans et le fltechuum viiyinianuin. Ce sont de belles Fougères ayant le port des Bleclines et des Lomaires, dont les frondes sont une ou deux fois pinnatifides. Les fructifications sont en groupes oblongs, interrompus, placés de chaque côté et parallèlement à la nervure moyenne, et formant ainsi une série interrompue. Ils sont recouverts par des invoUicres distincts, propres à chaque groupe de capsules, épais et couibés en forme de voûte, s'ouvranl de dedans en dehors.
WOOGIiNOOS. BOT. La planle signalée sous ce nom par Bruce, comme devant être le type d'un genre nouveau dans la famille des Xanthoxylées, a été réunie au genre Briicea, de Miller,
WOORARA. DOT. Même chose que Curare. ^. ce mot.
WORABËE. OIS. Espèce du genre Gros-Bec.
WORAULITE. aiN. F. Klaprotiiite.
W0R5IIE. /f'onnia. bot. Génie de la famille des Dilléniacées et de la Polyandrie Pentagynie, L., établi par Rottboell ( Noe. act. Hafn., 1783, vol. 2, p. H22, lab. ô), et offrant les caractères suivants : calice à cinq sépales très-obtus et persistants; corolle à cinq pétales caduques; élamines nombreuses, égales entre elles, libres, à anthères longues et linéaires; cinq ovaires distincts, surmontés d'autant de styles filiformes et de stigmates échancrés; carpelles capsulaires s'ouvrant du coté intérieur, renfermant huit à douze graines munies à la base d'un arille pulpeux. Ce genre était confondu par Thunberg et Willdenow avec les Dillenia. Du Petil-Thouars l'établit de nouveau sous le nom de Lenidia. H se compose de quatre espèces qui croissent à Madagascar et dans les îles les plus australes de l'Inde. La principale est le U'ormiu Mudagascaiiensis, DC; Deless., /to»i. sélect., i, lab. 82, qui offre deux variétés : l'une à feuilles rondes, l'autre à feuilles oblongues. Les Wormies sont des arbres élégants ou des arbustes grimpants, glabres, à rameaux arrondis, munis de feuilles ovales, coriaces, sinueusesdentées, penniverves, pétiolées, accompagnées de stipules grandes , acuminées, caduques, les plus jeunes enroulées et formant des pointes terminales comme dans les bourgeons des Magnoliacées. Leurs fleurs sont blanches ou jaunes, disposées en grappes opposées aux feuilles, le long des branches.
WORMSKIOLDIE. If'oimskioldia. bot. Genre de la famille des Turnéracées, institué par Thoning et Scbumaker, qui lui assignent pour caractères : calice subcoloré, tubuleux, grêle, avec son limbe découpé en cinq dents; corolle formée de cinq pétales, insérés au tube du calice, au-dessus de sa base, linéaires, obtus.
égaux, un peu plus longs que le limbe du calice; cinq élamines insérées au fond du tube du calice, courlement exserles, avec leurs filaments subulés et libres, leurs anilières dressées et biloculaires; ovaire libre, oblongo-cylindrique, avec Irois placentas pariétaux; ovules nombreux et anatropes; trois styles terminaux, filiformes et réunis ; stigmates un peu frangés. Le fruit est une capsule en forme de silique cylindracé, subtoruleusc, uniloculaire , longitudinalement trivalve; valves linéaires, portant les semences vers le milieu ; celles-ci sont (d)ovoïdes, recouvertes d'un test crustacé et scrobiciilé; ombilic basilaire.
WoRMSKioLDi E TROPICALE. U'oiviskioldia tropicoUs. Planle herbacée, annuelle, poilue, présentant l'aspect du /?a/)/inn!v.s; ses feuilles sont alternes, pinnatifides; ses fleurs sont peu nombreuses, axillaires, en grappes et de couleur jaune. Cette plante croît en Afrique.
Spiengel a donné le même nom de Wormskioldie à un genre d'Ilydrophytes, nommé depuis longtemps Delesseiia, par Lamouroux, et adopté sous ce nom par tous les botanistes jusqu'à l'époque où l'on s'est aperçu, par un examen plus approfondi, que les Délesséries elles-mêmes n'étaient pas un genre, mais bien une véritable et grande famille de végétaux marins.
WORTHITE. BiN. Substance minérale encore peu connue, (jue l'on présume provenir des roches de la Finlande on delà Suède; elle a été observée par Worlh. Elle est cristallisée en lames transparentes et incolores ou blanchâtres; son éclat est nacré; elle raye facilement le verre; sa pesanteur spécifi(|ue est 5; traitée par le chalumeau, elle perd sa transparence, mais reste infusible; elle est composée de : Silice, 41; Alumine, 53; Magnésie, 1 ; Eau, 5.
WOUAIE. BOT. Ce nom est donné comme celui que porte à la Guiane le genre Gytiestuw. V. Gyneste.
WOliRESMEINTE. ois. (F. Gauche.) Synonyme de Vasa. V . Perroquet.
WOUWOU. jiAii. Espèce du genre Gibbon, f. ce mot.
WRANGÉLIE. rrrangelia.TSOT. Genre de la famille des Hydiophytes, établi par Agardh. qui l'a caractérisé de la manière suivante : fronde membraneuse, uniloculé'j; locule solide, libre, rameuse, irrégulièrement celluleuse, articulée au sommet et de couleur rose ; de chaque articulation, s'élancent des ramules pédicellés et conceptaculifères; conceptacles spliériiiues, tripartiles, entourés d'un limbe transparent. Celte plante se trouve au sein des mers.
WREDOWiA. BOT. Le genre proposé sous ce nom, par Eckloot, dans la famille des Iridées, a été réuni au genre Arislea, de Solander.
WRIGIITEA. BOT. Uoxbourg, dans sa Flore des Indes, a désigné sous ce nom un genre de Palmiers qui n'a point paru différer du genre Harina, de Hamilton.
WRIGHTIE. If-'iighlia. bot. Genre de la famille des Apncynées et de la Pentandrie Monogynie, L., établi par R. Brown ( in It'ern. l'rans., i, p. 73), qui l'a ainsi caractérisé : corolle bypocratériforine; la gorge couronnée de dix écailles divisées. Élamines saillantes, à filets insérés sur la gorge de la corolle, à anthères sagiltécs, cohérentes vers le milieu du stigmate. Ovaires,
nu nombre de deux, colu'renls, surmonlés d'un slyle filiforme dilaté au sommet, cl couronnés par ini sligma(e étroit. Cinq à dix écailles insérées à la base du calice, en dfbors de la corolle; aucune liypogyne. Follicules distincts ou cohérents, à placentas adnés; ijraines aifiretlées ù l'extrémilé opposée à rombilic. Ce genre est formé aux dépens de quelques Neiiuvi, de Linné, et particulièrement des Nen'um antidxssenlericum et Zexlan'Ciim. L'auteur y mentionne en outre le Nelempala, de Rbéede {Hort. Mal., ix, tab. 5 et 4), et une espèce nouvelle sous le nom de IFrighIia pnhosceiis. Ce sont des arbrisseaux de l'Inde orientale et de la Nouvelle-Hollande, à feuilles opposées, et à fleurs blanches, disposées en corymbe.
WULFÉME. TFulfenia. bot. Genre delà famille des Scrofularinées et de la Diandrie Monogynie, L., offrant les caractères essentiels suivants ; calice divisé profondément en cinq lobes; corolle bilahléc, (lé|ioiirvue d'éperon, la lèvre supérieure plus coiirle, l'inférieure barbue: deux élamines conuivenles cl placées sous la lèvre supérieure; capsule biloculaire. Ce genre se dislingue a peine du Pœdeiola, auquel il a été réuni par Savigny, dans l'Encyclopédie; mais Smith, dans le sixième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, a conservé le nom de Jr'ulfenia pour le genre, et y a placé les espèces de Pœdeiola.
■WuLFÊNiE DE CARinxHiE. ff^ull'enici Carinthiaca , Jacq., Icon. PI. rar., i.tab. 2. C'est une plante acaule, à feuilles radicales obovées-oblongues, fortement crénelées sur les bords, très-glabres. Les Heurs sont bleues, tournées d'un même côté, portées sur une hampe nue, haute d'un à deux pieds.
WULFIE. IFvlfta. BOT. Genre de la famille des Syuantliérées, tribu des Sénécionides, établi par Necker, et i|ue l'on caractérise ainsi : calalhide radiée; disque multiHore, régulaiiHore, androgynitlore, neutriflore; péricline inférieur aux fleurs du dis(|ue, formé de squames subbisériées , à peu prés égales, appliquées, oblnngiies, ovales ou lancéolées, coriaces foliacées, à sommet inappliqué, foliacé; clinanthe planiuscule, garni de squamelles inférieures aux fleurs, embrassantes, oblongues-lancéolées, acuminées, presque spincscentes au sommet. Les fleurs du disque ont l'ovaire court, tétragone, glabre, surmonté d'une aigrette stéphanoïde très-courte, très-épaisse, à bord presque entier, sinué ou un peu denticulé; la corolle jaune, à cinq divisions; les anthères noirâtres. Dans les tleursde la couronne, l'ovaire est semblable à celui des fleurs du disque, mais privé de style, et par conséipient stérile; la corolle jaune, à tube court, à languette longue, un peu étroite, bidentée au sommet.
Wblfie stésoglosse. fVulfia slenoglossa, DC; Chakiatella stenoglossa , Cass.; Ferbesina membratiil'olin , Poir.; Uelianlhus sarmenlostts, Rich. Sa lige est dressée, un peu sarmenteuse, tétragone et scabre; les feuilles sont largement ovales, acuminées, un peu en coin à leur base, dentées sur les bords, membraneuses, rudes et scabres; les pédoncules, au nombre de
trois, au sommet des rameaux et dans les aisselles, supportent de jolies fleurs jaunes. Cette planle est originaire de la Guiane.
Wl'LK. POIS. F. UrK.
WURFEAINIA. bot. Gieseck, in Prœlecl.. p. 200 et 243, a proposé sous ce nom, la formation d'un genre aux dépens des .^iiiotiunn, de Linné, pour l'espèce que Koonig a nommée Jtiioiiinm ntigi'tiostim.
\VURFELDSP.\TU. 3n^. /'. Karstênite.
W'URFELERZ. jiiN. f. Fer arsé>iaté.
-WURFELZEOLITH. jiiN. (Reuss.) F. Chabasie.
WlUtFERSTElN. MiN. F. Boracite.
■WURMBÉE. iriirmbca. bot. Thunberg (Disseit. Nov. PI. Geii., vol. 1, p. 19, cum icône) a séparé sous ce nom générique une plante rapportée par les auteurs au genre Mclanlhiiim. Le genre Wurnibée fait donc partie de la famille des Mélanlbiacées. Caractères : périantlie corolloïde, campanule, à six segments; six élamines insérées à la base de ceux-ci; anthères extrorses; liois styles subulés, persistants; capsule à trois valves et à trois loges, portant trois cornes qui sont les débris des styles persistants; graines lîxées à l'angle interne des cloisons. Aux deux espèces anciennement connues et nommées par Willdenow IVurmbea canipnntilala et lonyiflora, Schlectendal en a ajouté une troisième qu'il a décrite sous le nom de IFurmhea Iruncala. D'autres espèces sont encore inédites dans les herbiers. Le port des /Fmmbea diffère un peu de celui des AJelanthiuiii;\\s sont remari|uablps parleurs fleurs sessiles, disposées en épi droit et simple. Ces plantes croissent au cap de Boune-Espérance.
WYDLÉRIE. nydleiia. bot. Genre de la famille des Ombellifères, institué par le professeur De CandoUe, qui lui assigne pour caractères : bords du calice rongés; pétales ovales, lancéolés, entiers, recourbés vers la pointe qui est assez allongée; fruit ovale, à peine didyme, un peu contracté sur les côtes, porté sur un slylopode coui t et couronné par des styles recourbés ; méricarpes prescpie demi-cylindriques, à cinq paires de bandes filiformes, assez épaisses, obtuses, placées à égale distance entre elles; vallécules larges, unirayées; commissure étroite, à deux raies très-étroites; carpophore bifiile; semence semi-cylindri(|ue, avec l'une des faces planiuscule.
WYDLÉniE DE PoRTORico. Wxdleiia Poiion'censis, DC. C'est une plante herbacée, glabre, à tige dressée, rameuse et cylindri(iue; les feuilles sont ternatisectées, à segments multifides, dont les lobes sont cunéiformes; les Heurs sont blanches.
AVYETHIA. BOT. Le genre institué sous ce nom, par Nuttall, dans la famille des Synanlhérées, ne diffère pas du genre précédemment établi par le professeur De Candolle, sous le nom d'Alarçonie. ^. ce mot.
"WYLIA. BOT. Hofl'mann {Uiiibell., i, p. 3, tab. 2) a établi sous ce nom un genre qui n'a été consiiléié que comme une section du genre Scatidix, par Duby et De Candolle. Le Scandix ausfralis, L., était le type de ce genre, r. Cerfeuil.
XABUi. BOT. y. Casuroncs.
XANTEA. BOT. UeiclKMihiich a propo.<i(; sons ce nom l'éieclioi) d'un {[enrede la famille des Genlianées, qn! n'a point été admis; on l'a considéré comme seclion du genre Eryihrœa, de Benealm.
XANTHANTUUS. bot. Le genre proposé soiis ce nom
par Griesehacli, dans la famille des Genlianées, n'a élé
admis que comme seclion du genre CIdoia, de Linné.
XAiNTH.\P.\RlNE. bot. L'une des sections du genre
Galliuiii, de Linné.
XANTHE. Xaullio. crust. Genre de l'ordre des Décapodes, famille des Bracliyures, seclion des Arqués, élalili par Leach aux dépens du genre Cancer propi'einiiit dit, et en différant par les antennes qui sont insérées dans le cantlius interne des cavités oculaires, au lieu d'être placées entre ce cantlius et le front. Ce genre, que Latreille ne sépare pas de son genre Crabe, se composedc trois espèces propres au.x mersde l'Europe. L'espèce qui en forme le type est le Cancer Porcssa d'Olivi, Zool. Adriat., p. 48, pi. 2, fig. 3; Xaiilho Poressa, Lcacli. On le trouve dans l'Océan, la Méditerranée et la mer Adrialii|ue.
XANTHE. BOT. (Willdenow et Schreber.) Synonyme de Quapoya, d'Aublet. ^.Quapoyer.
XANTHIACÉES. noT. Synonyme d'Ambrosiacées. ^. ce mot.
XANTIllDIE. Xanlhidia. ins. Bois-Duval a formé ce genre d'un démembrement du genre Coliade, de la famille des Papillons diurnes, de Latr., et lui donne pour caractères: palpes inférieures médiocrement comprimées; leur dernier article deu.x fois moins long que le précédent; extrémité des antennes arquée de baut en bas, leur massue conique et tronquée ou ovoïdecomprimée, naissant du tiers antérieur; ailes supérieures arrondies , les inférieures en gouttière qui embrasse l'abdomen; cellule discoïdale des secondes ailes fermée; corps très-grêle, comprimé, aussi long que les ailes inférieures; six pattes ambulatoires. Les cbenilles sont rases, effilées. Ce genre a pour lype le P. Delta, de l'Amérique septentrionale; viennent ensuite les P. Jiicundia, Lisa, Nicippe, etc., des mêmes contrées.
XANTHIE. Xanthia. ii«s. Genre de Lépidoptères noclurnes, séparé des Noctuelles, de Latreille, par Oclisenbeimer, qui lui donne pour caractères : des palpes avaicées et divergentes, dont les deux premiers articles sont larges et comprimés latéralement, le dernier est très-court et conique; des antennes trèslongues, légèrement ciliées dans le mâle, filiformes dans la femelle ; luie crête simple, plus ou moins saillante sur le corselet, entre les deux épaulettes; l'extrémité des premières ailes coupée presipie carrément; l'abdomen aplati cbez le mâle, et presque cylindrique cbez la femelle. La clienillea seize paltes; ellecsl glabre et partout de la même grosseur. La cbrysalide est pyriforme,avec l'e^lrémilé postérieure armée d'une seule
pointe. On décrit douze espèces de Xanlhies, parmi lesquelles sont les N. croceiigo, ceratjo, rvfina, de Fabricius, etc.; elles ne volent ((ue le soir et se tiennent appli<|uées contre le tronc des arbres pendant le jour. Le Xniithia Gileago seul se trouve communément.
XANTHINE. ROT. Kublman a ainsi nommé l'un des principes colorants de la Garance. La Xantliine, ainsi que l'indique son élymologie nominale, est jaune; elle jouit d'une saveur d'abord sucrée, puis fortement amère; elle est soluble dans l'eau et dans l'alcool, fort peu dans l'étber.
XANTIIIOIDES. noT. L'une des sections dn genre Jcnntliosiifrmiim, de la famille des Synantbérées.
XANTlllOPH/EA. BOT. Section du genre Uyptis, de Jac(|uin; ce génie lait partie de la famille des Labiées. XANTHIOPSIS. BOT. Le genre établi sous ce nom par Cavanilles,dans la famille desSynanIhérées, ne forme plus qu'une section du genre Fransen'a, du même bolanographe.
XANTHISME. Xanlhisma. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Vernoniacées, établi par De Caiidolle, qui lui assigne pour caractères : capitule mulliHore; Heurs du rayon femelles, ligulées et disposées sur un seul rang; celles du disque sont bermaplirodites et tubuleuses; involucre hémisphérique, formé de squames imbri(|uées, coriaces, presque ovales, très-obtuses et très-serrées; réceptacle parsemé de fimbrilles découpées, qui s'élèvent au-dessus des akènes; corolles du disque tubuletise.s , avec le limbe découpé en cinq lobes diessés ; celles du rayon sont ligulées et entières; slyles du rayon entiers et inclus dans le tube; ceux du dis(|ue sont bifides au sommet; stigmates linéaires; akènes obovales et pubescents; aigrette formée de paillettes allongées, acuminées et inégales.
Xaintuisme du Texas. Xanlhisma Texanuin, De Cand. Plante herbacée, simple, à tige et rameaux dressés; feuilles caulinaires, alternes, sessiles, oblongues ou linéaires, uninervurées, rigidulcs et pour la plupart entières ; Meurs jaunes. Cette plante croit an Mexique.
XANTHITE. BiiN. Ce nom a été donné par Thompson à un minéral trouvé aux États Unis d'Amérique, dans le comté d'Orange. Il est en grains arrondis, peu adhérents, d'un gris jaunâtre clair, translucides; on le rencontre aussi en masses lamelleuses, dont la forme est un pri.sme doublement oblii|ue; sa pesanteur spécifique est 3,2. 11 est composé de Chaux 37; Silice 34; Alumine 12 ; Proloxyde de Fer 12; Piotoxyde de Manganèse 4; Eau ].
XANTHIUM. BOT. y. Lampodrde.
XANTIIO. ANNÉL. (Dutrochet.) Synonyme de Déro. K. ce mot et Naïue.
XANTUOCEPilALUM. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, établi parWilldenow dans lesMémoires des Naturalistes de Berlin, 1807, mais encore fort mal connu. Voici les caractères qui lui ont été assignés :
involiicre ovoïde, composé dVcailles imbriquées; aigrelle membraneuse, laciniée; réceplacle nu. Ces caraclères sonl loin de suffire pour dislinguer, d'nne manière convenable, un genre dans une famille aussi naturelle el aussi nombreuse que les Synantbérées. Il se compose d'une seule espèce. Xanlhocephaliim centaurioitles , observée par Humboldt et Bonpiand en Amérique, mais que l'on n'a pas retrouvée dans leurs herbiers. Inrs de la publication des Nora Gênera.
XANTHOCÉRADE. Xanthoceias. bot. Genre de la famille des Sapindacées, établi par Bunge qui lui donne pour caractères : fleurs polygamomonoVques par avorlemenl ; calice formé de cinq folioles obtuses, presque égales; corolle de cinq pétales bypogynes et velus a leur base; cinq glandules rétléchies, ligulées, alternes avec les pétales; huit étamines bypngynes; antbéres biloculaires.déhiscentes par la paitie inlet ne, accompagnées d'une glandule à leur sommet; ovaire globuleux, à trois loges renfermant cbacune huit ovules; style simple; stigmate capilé et trilobé. Le fruit est une capsule à trois loges, à trois valves portant une cloison à leur milieu; elle renferme plusieurs grandes semences obovato-subglobuleuses et comprimées.
Xarthocérade de i\ Cbine. Xarithocf.rns CUiiiensis. C'est un arbre des montagnes boréales de l'empire, (pii ne s'élève à guère plus de douze pieds; ses feuilles sont inipniipinnéos, à folioles dentées, à Heurs terminales gemmacées, en grappe et d'un blanc très-pur. Ce végétal paraît destiné à faire l'un des ornements des jardins paysagistes, en Europe.
XANTHOCHYMUS. bot. Le genre ainsi nommé par Roxburgh a été réuni au genre Stalagiiiilis, paiCanibessèdes dans son travail sur la famille des Guttifères (Mém. Mus., 18, p. 495). T. Staiagmitis.
XANTHOCOME.JVon«ioco)yio. BOT. Genre deSynantbérées, tribu des Astérées, établi parKunUi [in Hiimh. Nov. Geii., 4, p. 311) et caractérisé de la manière suivante : iuvolucre composé d'un grand nombred'écailles imbriquées; phnranthe nu; fleurons du disque tubuleux et liermajilirodites; demi-fleurons de la circonférence ligules et femelles; anthères nues à leur base, akène dépourvu d'aigrette.
XAiSTOocoME A BASSE TIGE. Xonthocoma hiimilis, Kuntb, loc. cit., tab. 412. Ses tiges sont presque simples, rameuses, ramassées en gazon, longues de deux il trois pouces, glabres et cylindriques; les feuilles radicales sont étroites, lancéolées, linéaires, planes, glaliris, entières, rétrécies en pétiole à leur base; celles (les tiges sont alternes, sessiles, linéaires, aiguës; les Heurs sont solitaires à l'extrémité de chaque tige; elles sont d'un jaune Irès-vif. Du Mexique.
XANTIIOGALIUM. bot. L'ime des sections du genre Galium, de la famille des Rubiacées.
XAKTHOGLOSSA. BOT. Ce genre, créé par Cassini, sous le nom de Cokostephus, forme l'une des sections 4lu genre Pyiethrum, de la famille des Synantbérées. XANTHOLEPIS. bot. Le genre produit sous ce nom par' Willdenow, a été réuni au genre Cacosinia, de la famille des Synanlhérées.
XAiNTUOLIN. ^a«/Ao/("MMS. ins. Genre de Coléop-
10 D!CT. RES sriE!<CES NVT.
tèros penlamères, de la famille des Brachélytres, établi par Dabi aux dépens du genre Stapbylin,elen différant parce que les Xautholins ont une forme plus linéaire, avec la tète et le corselet allongésen forme de carré long; leurs antennes sont rapprochées à leur base, fortement coudées el grenues; leurs tarses antérieurs ne sont point ou sont ti'ès-peu dilatés; les jambes antérieures sonlépineuses, avec une forte épine an bout ; le labre est petit. Xantholis des cadavres. Xanlliolinus cadaveriniis, Dabi. Sa tête est d'un noir brillant, très-lisse, avec deux impressions fortes et courtes à la base des antennes, el une autre semblable et oblique au bord antérieur de chaque œil ; antennes, labre el palpes d'un brun ferrugineux; corselet noir, très-lisse, avec deux rangées discoïdales de six points enfoncés et une sinueuse de cinq points près des bords latéraux ; deux ou trois points sur ces mêmes bords et quelques autres près du bord antérieur; écusson triangulaire, d'un brun noirâtre et lisse, avec deux ou trois points enfcmcés; élytres d'un jaune testacé, coupées carrément à leur extrémité, glabres, lisses, couvertes de points enfoncés, peu marqués; abdomen parallèle, d'un noir brunâtre et brillant, avec les anneaux bordés de roux; pattes d'un jaune ferrugineux. Taille, une ligne. Euro|)e.
XANTHOLINE. bot. Même chose que^Sanloline. A', ce mot.
XANTHOLINUM. bot. L'une des sections du genre LinuM. V. Lm.
XANTHOMERIA. bot. La plante que, sous ce nom, le professeur Don avait placée dans le genre Parantrantlius, est devenue le type d'une section du genre Lobelia, de Linné.
XAKTHON. Xanlho. crcst. Genre de la famille des Brachyures, section des llomochèles arqués, groupe des Camérides, institué par Leach, avec les caractères suivants ; carapace très large; front bilobé, avancé, lamelleux et presque horizontal, avec le bord plus ou moins échancré au milieu; orbites presque circulaires; bo?ds laléro-antérieurs de la carapace se prolongeant peu. el n'arrivant ordinairement (lu'au niveau du milieu de la région génitale, de manière que la portion antérieure de la carapace n'est guère plus étendue que l'inférieure ; bords latéro-postérienrs presque toujours longs, droits et dirigés beaucoup moins obliquement en dedans que dans les autres genres du même groupe; fossettes antennaires étroites, transversales et séparées par une cloison mince; article basilaire des antennes externes n'arrivant pas jus(|u'au front; plastron sternal ovalaire; pattes antérieures fortes et inégales chez les mâles, avec les pinces arrondies ou poinlues, mais jamais creusées en cuiller; les pattes suivantes plus ou moins comprimées, terminées |)ar un tarse très-court, armé d'un petit ongle corné; abdomen présentant, chez la femelle, sept segments, tandis que chez le mâle, il n'y en a que cinq visibles.
Xantuo.n a poils très-hddes. Xanlho hirlissiuius, Edw. Sa carapace est granuleuse, très- fortement bosselée dans toute son étendue; la région cardiale et la portion postérieure des régions branchiales soûl bosselées et sillonnées comme les parties antérieures de la
carapace; la forme est presque ovoïde; les liorJs laléroantérieiirs de la carapace sont Irès-coiirbes et divisés en quatre lobes obtus ; les bords latéropostérieiirs sont très -concaves; les régions ptérygoslomiennes sont granuleuses et creusées de petits sillons qui se continuent avec les écbancrures des bords laléro-anlérieurs; les pattes sont médiocres et comprimées ; le corps est anlérieurement couvert de poils roides. Cette espèce habite la mer Rouge.
XANTHOPHANEA ET XANTHOPHES. BOT. (Ruell.) Synonyme de Siilen'lis.
XANTHOPHYLLITE. Mifi. Substance particulière observée par Rose, dans la chaîne de l'Oural. Ce minéral, assez remarquable par sa slructiire, n'est point encore assez parfaitement connu pour que l'on puisse se permettre de lui assigner sûrement une place dans la méthode. 11 a été analysé par Meitzendorff, qui en a obtenu ; Silice, 17; Alumine, 43; Chaux, 14; Magnésie, 21; protoxyde de Fer, 2,4; Soude, 0,6.
XANTEOPHYLLUM. bot. Genre fort mal connu, établi par Rudge, qui le caractérise ainsi : calice de cinq sépales; corolle papilionacée; huit élamincs insérées sur le réceptacle; baie monosperme, stipitée. 11 se compose de deux espèces originaires de l'Inde et parait avoir quelques rapports avec la famille des Capparidées. ^
XANTHOPHYTE. Xanlhophxliim. bot. Genre de la Penlandrie Moniigynie, L., et de la famille des Rubiacées, établi par Blume dans sa Flore de Java. Le limbe de son calice est à quatre ou cinq divisions plus ou moins profondes; sa corolle est infundibuliforme,à tube court et velu à son uiifice; son limbe est divisé en quatre ou cinq lobes étalés; les ctamines, au nombre de quatre à cinq, sont saillantes, insérées au sommet du lube. Le fruit est un drupe couronné par le limbe du calice, contenant deux nucules polyspermes dont les graines sont petites et anguleuses.
Xantuophtte fruticelecx. Xanlhophxtum fniticulosum, Blume. C'est un arbuste garni de feuilles opposées, oblongues, lancéolées, velues inférieuieraent, accompagnées de deux grandes stipules bifides el caduques; leurs Heurs sont pédonculées et axillaires. Il croit dans l'île de Java.
XANTHOPSIS. bot. L'une des sections du genre ^mberhoa, de la famille des Synanlhérées.
XANTllORNUS. ois. (Brisson.) Synonyme de Carouge. y. ce mot.
XAWTUORRÉE. Xanthorrœa. bot. Genre de la famille des Asphodélées, établi par Rob. Brown, et qui se compose d'espèces d'un port tout particulier et propres à la IVouvelleHollande. Ce sont des plantes frutescentes on même des arbrisseaux dont le tronc est simple et nu dans sa partie inférieure, portant vers son sommet une touffe de feuilles allongées, luiéaires, roides, analogues à celles de certains Dracœna; du cenlre de celte touffe de feuilles s'élève une hampe qui se termine par un long épi de Heurs; chacune d'elles offre un périanllie simple, formé de six sépales; six élamines insérées Inut à fait à la base du calice; l'ovaire est libre, il porte à son sommet un style simple. Le fruit est une capsule triangulaire, contenant en général deux graines com-
primées, bordées dans leur ccmlour. Les espèces de ce genre, et surtout le Xanllionhœa arborea, R. Br., impriment un caractère particulier à la végélalion de la Nouvelle-Hollande.
XANTflORIllZE. Xanthorhiza. bot. Genre de la famille des Pieiionculacées, institué par Marshall qui le dislingue par les caiaclères suivants : calice formé de cinq sépales caducs; corolle de cin(| pétales rétrécis en un onglet filiforme à leur base, tronqués et bilobés à leur sommet; étamines variant de cinq à dix; leurs anilières sont arrondies et iutrorses; pistils, en même nombre que les étamines, allongés. s'amincissant à leur sommet en unslyle simple, «lui se termine par un trèspetit sligmale.Les fruits sont des capsules comprimées, uniloculaires, monospermes, s'ouvrant par une suture longitudinale.
Xantborbize a feoimes d'Acbe. Xanthorhiza Apiifolia, L'Ilérit., Sert. Nov., lab. 38. C'esl un arbrisseau originaire de l'Amérique septentrionale. Sa tige est haute de trois à quatre pieds, cylindrique, presque simple. Ses feuilles sont pétiolées, et irrégulièrement pinnaliparliles, à lobes ovales, acuminés, incisés et dentés. Les Heurs sont petites, d'un pourpre foncé, disposées en grappes rameuses et pendantes.
XANTIIOSÉTIE. Xanlhoselia. iNS. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Pyraliens, établi par Siephen qui lui assigne les caractères suivants : palpes longues et ari|uées, dont le second arlicle est allongé, Irès-comprimé et très-velu, le dernier est grêle, nu, en grande partie caché par les poils du précédent; tête assez forte; corps très-mince. Cbenilles ne roulant pas les feuilles, mais les réunissant à l'aide de fils; elles les rongent ainsi à l'abri de toute intempérie et s'y métamorphosent sans les quitter.
Xanthosétie Cbuvsitane. Xanlhoselia Chijsilana, Hubn. Ailes antérieures d'un beau jaune, avec des raies et des taches ferrugineuses; les postérieures sont à peu près de la même nuance, avec des nébulosités brunâtres. Taille, sept lignes. Europe.
XAMHOSIE. Xanthosfa. bot. Rudge (Traits. Lin., vol. 10, tab. 22, fig. 1) a établi sous ce nom un genre nouveau dans la famille des Ombellifères, pour une plante de la Nouvelle-Hollande, qui lui a offert pour caractères essentiels : lube du calice ovato-comprimé; son limbe est à cinq lobes ovales, aigus et colorés; pétales slipités, ovales, repliés à la poinle; cinq étamines ojiposées aux lobes du calice; ovaire infère, strié, couronné par un disque bilobé el par deux styles qui se terminent par un stigmate simple.
Xantbosie poilue. Xanthosia pilosa, Rudge. C'est un arbrisseau à tige dressée, grêle, velue, rameuse, ayant des feuilles pétiolées, allernes, lancéolées, obtuses, longues d'un pouce environ; les Heurs soutsolitairesoiiréuniesen petltnoinbreà l'aisselle des feuilles; leur calice, composé de iewn. folioles, est accompagné de deux bractées subulées; la corolle est formée de cinq pélales blancs. L'ovaire est infère, slrié, couronné par un dis(|ue bilobé et par deux styles qui se terminent par un sliginale simple.
XANTHOSOME. Xanlhosoma. bot. Genre de la famille des Aracées, institué par Schott, qui lui assigne
Gs;;
pour caractères: spalhe roulée à sa base; spadice slaminifère clans sa parlie stipérietire, présentant à sa base les organes femelles; point d'appendice stérile; anlbÈres biloculaires, discrèles, réunies verlicillement par desconneclifsconoïdes et tronqués, à loges contigufis, déhiscentes par des fentes transverses placées au sommet; ovaires subquadriloculaires, rapprocbées et serrées l'une contre l'autre, surmontés de styles Irésépais et placentiformes; plusieurs ovules dans chaque loge, insérés horizontalement à l'axe médian; stigmate large, déprimé, lobé, enduit d'une matière glulineuse, jaune.
XAnmosoME a fecilles sagittées. Xanthosoma sagitlcefolia, Scholl; Artim suyillœfolhiiii, h. C'est une plante herbacée, à rhizome caulescenl; ses feuilles sont radiealcs,grandes.pétiolées. en cœur, sagittées, prcs(|ue triangulaiies, avec leurs angles nu lohes postérieurs peu divergents et médiocrement pointus; le pétiole est un peu amplexicaule à sa base; la hampe un peu plus courte (|ue le pétiole. De l'Amérique méridionale.
XANTHOXYLD.y. uoT. Pour Zanthoxylum. A', ce mot.
XAIS'THURCS. POIS. 7^. Léiostome et SciE.
XATARDIE. Xatanlia. bot. Genre de la famille des Ombellifères, caractérisé de la manière suivanle par Meisner : bord du calice rongé; pétales lancéolés, entiers; fruit oblong, elliplico-subarrondi dans sa section transversale, couronné parles slyles réfléchis; méricarpes à cinq paires de côtes contigugs, épaisses, élevées, aplères, faiblement carénées, les latérales nn peu plus grandes; vallécules élroiles, à une seule bande; commissure à deux bandes; cariophore bipartite; semence comprimée.
Xatardie scabre. Xalardia scabra, Meisn.; Àngeli'ca scabra, Pelii; Selinum scabrum, Lapeyr. Plante herbacée, bisannuelle, à tige courte, fort épaisse et presque simple; les feuilles sont engainantes, tripinnatisectées, à lobules linéaires, dont les bords sont scabres ainsi que les nervures; l'ombelle esl terminale, composée de rayons scabres, inégaux, portant des fleurs verdàlres. Cette planle se trouve dans les Pyrénées.
XEILARTA. BOT. Le genre institué sous ce nom par Libert, dans la famille des Champignons pyrénomycétes, est le même que ]e genre Hhytisiiia, de Pries.
XEMA. OIS. Synonyme de Mouette. A', ce mot.
XÉNIE. Xeni'a. poltp. Genre de l'ordre des Alcyonées, dans la division des Polypiers sarcoïdes, ayant pour cai'aclèies : corps commun, produisant, à la surface d'une base rampante, des liges un peu courtes, épaisses, nues, divisées à leur sommel ; à rameaux courts, polypifères à leur extrémité; polypes non rétracliles, cylindriques, fascicules, presque en ombelle, et ramassés au sommet des rameaux, en tètes globuleuses, comme fleuries, ayant huit grands lenlacules profondément pectines.
XÉNILLE. XenUlus. ms. Robineau-Desvoidy (Ann. de la Soc. Entom. de Fr., viii, p. 453) a établi sous ce nom irn genre particulier, pour un de ces insectes qui secouent violemment les idées d'un classificateur, et que néanmoins il considère comme devant appartenir
à l'ordre des Coléoptères. Cet insecte ou cette molécule vivante, dit il, n'est guère plus gros que deux grains de Millet réunis; et, dans l'état de repos, il est tout arrondi. Ses antennes sont insérées cl cachées sous les bords latéraux du prolongement roslrifornie du prothorax, dont elles ne dépassent pas le sommet; elles sont formées de cinq articles, dont le premier esl cylindrique, un peu plus court que le second qui esl un peu plus épais au sommet qu'à la hase; les deux suivants sont granulés et présentenl des villosilés; le cinquième el dernier, moins gros que les deux précédents, est conique el tout couvert de villosilés. Les trois paires de pattes sont appliquées sous les côtés du corps; chacune touche presque à la patte coriespnndante, vers le milieu de son origine ou de son insertion; les hanches et les cuisses sont plus allongées, resserrées, et comme conlraclées ; les tibias sont plus effilés; chaque tarse semble formé d'un seul article : il paraîl plus épais à son origine qu'à son sommet; mais examiné avec une forle loupe, on le reconnaît divisé en plusierrrs articles, el velu. La tête est une sorte de museau situé soirs les oreillettes du corselel . enfoncé, el sur leqrrel on dislingue un pelit œil rond el noir; cette tête se termine sirpérienremenl en une sorte de lèvre solide ou de mâchoire supérieure, reposant sur une mâchoire inférieure ijui ne paraît composée que d'une seule pièce basilaire. L'organe qui couvre la tête, et que l'on peut considérer comme le corselet, est formé de trois pièces un peu triangulaires el soudées ensemble par leurs côtés; derrière se trouve une large plaque solide, bombée sur le dos et clypéiforme, qui recouvre les parties du vrai corselet, où les pattes sont allachées, ainsi que tout le reste de l'abdomen et même de l'anus. L'abdomen, silué sous celte plaqire, lui est inlimement soudé; il semble faire partie du corselet : aucun signe sensible ne l'en distingue, ni ne l'en sépare; il pai'aît également composé d'une seule pièce. Tels sont les caractères auxquels Robineau a dr) borner sa description générique el il a nommé son espèce:
XÉNrLLE Cltpéatebr. Xeiiilliis Clypealor. Sa forme esl sphérique, un peu aplatie de haut en bas. et un peu en carène, ou plutôt en saillie sur le dos; teinte d'un gris sombre. A l'œil nu, on croit voir un pelit corps globuliforme, un peu pâle; à la loupe c'est irn Coléoplère dont les pattes sont d'un brun fauve, el les aniennes d'un fauve assez clair; tout le corps est granuleux, et la longueur lolale n'excède pas une demiligne. Cet iirsecte, qui a quelques rapports avec les Dasyrus, de Br'ongniard, a élé trouvé en France, sous les Agarics d'un vieux Cerisier.
XliNlSJlIE. Xenismia. bot. Genre de la famille des Synanihérées, tribu des Sénécionides, établi par le professeur De Candolleqiii lui a imposé pour caractères : capitule pluriHore; bélérogame; cinq à sept fleirrs ligulées et femelles au rayon ; dix ou douze lubuleuses et mâles au disque; involucre consistant en une rangée de squames oblongues; réceptacle dépourvu de parifetles; corolles du rayon à languette obluse et ciliée à sa base; celles du disque ont le limbe du tube découpé en cinq dents; akènes du rayon épais et glabres, armés de pointes rigides.
Xéîvismie ACAniBosPERME. Xeuistjiia aranlhosperma, DC. Plantft lieil)ac(!e. annuellp, subpubénile, à plusieurs liges dressées, garnies de feuilles allernes, oblongues, en coin, alléiiu(5cs à la base, dentées au sommel; capitules pelils, solilaires au sommet des rameaux. Celle plante, qui ne s'élève pas à plus de six pouces, croît dans l'Afrique australe.
XÉNOCARPE. Xeiiocaipus. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, proposé dans ces derniers temps par Cassini, cl qui a pour type le Cineraria geifolia, h. Cette plante est exclue du genre Cineraria, à raison de son involucre muni extérieurement et à sa base de six à huit petites écailles analogues aux bractées squaniiformes du pédoncule, petites écailles que l'on n'observe pas dans les autres Cineraiia, excepté le Cineraria iiiarilima,' qu\ doit êlre reporté dans le genre Jacohœa. C'est de ce dernier genre (jue le Xenocarpus se rapproche le plus, mais il s'en distingue par la forme de ses fruits et particulièrement de ceux des fleuis de la circonférence. Ces fruits sont oblongs, comprimés, glabres sur les deux faces, hérissés, sur les deux arêtes latérales, de poils nombreux et charnus, surmontés d'une aigrette blanche, composée de poils nombreux finement plumeux.
Xénocarpe a feuilles de Benoîte. Xenocarpus Gei- /■o//HS,Cass. C'est une plante herbacée ou sous ligneuse, à tiges pubescentes, ù feuilles presque réniforraes et à fleurs jaunes. Elle croit au cap de Bonne-Espérance.
XÉNOCÈRE. Xeiiocerus. iss. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Germar, pour un insecte nouveau, apporté de l'île de Java, et qui offre pour caractères : antennes filiformes, du double de la longueur du corps chez le mâle et du quart de cette longueur seulement chez la femelle, insérées dans une fossette profonde, sur les côtés de la trompe, droites, composées de onze articles dont les trois premiers courts, les trois suivants plus longs, larges, comprimés et garnis de poils denses, les septième et huitième petits, sublurbinés, les trois derniers plus rapprochés entre eux, et presque en massue acurainée ; trompe courte, large, courbée; mandibules exsertes, arquées, aiguës et simples; yeux grands, latéraux, proéminents, échancrés antérieurement; corselet de moitié plus long que large, étroit, tronqué aux deux extrémités, avec les bords de sa base réfléchis et les côtés un peu arrondis; une strie élevée, transvci se, se voit en avant de la base et se dirige sur les côtes où elle se redresse; écusson arrondi; élytres linéaires, allongées, presque cylindriques, un peu rétrécies postérieurement, avec le bord antérieur relevé. Le Xenocerus saperdoiiles est noir, avec la tête et le corselet ornés de lignes blanches; la suture des élytres, une bande et vers leur milieu une ligne oblique sont aussi d'un blanc tomenteux.
XENOCHLOA. bot. Sous ce nom, Rœmer et Schultes {Sfst. f^egel., t. ii, p. 29) ont publié, d'après les manuscrits de Lichtenstein,un genre deGrarainées auquel ils assignent pour caractères : un calice (lépicène) bivalve, ordinairement biflore; une corolle (glume) bivalve, laineuse à la base. Ce genre est placé entre le Gymnotrix et VArundo.
Xenochloa eih roseau. Xenochloa aninilinacea. Cette Graminée qui ressemble à un roseau et dont les chaumes s'élèvent à cinq pieds, a les feuilles linéaires, roulées sur les bords; les fleurs sont disposées en panicule resserrée et fusiforme. Cette plante croît le long des rivières dans la partie de l'Afrique qui avoisine le cap de Bonne-Espérance.
XLNODOCHUS. bot. Un genre de Champignons a été érigé sous ce nom par Scblechtendal (Linnœa, avril, p. 235) qui l'a ainsi caractérisé: lilaments simples, courts, composés d'articulations globuleuses, contenant les sporidies à l'intérieur. L'unique espèce de ce genre (Xenocloclius carbonariiis) a été trouvée en Westphalie sur les feuilles et les pétioles du Sanguisorba cfficirialis, où elle formait de petites touffes noires de poils. Ra.ipail, dans le Bulletin de Férussac (novembre 1826, p. 3-33), a émis l'opinion que celte prétendue Cryptogame n'était due qu'à de véritables poils articulés, analogues à ceux qu'on observe sur les Soncims, et que Guetlard a nommés filets en chapelet.
XÉNOLITHE. MIN. Substance particulière, trouvée par Nordenskale à Pétcrsboff, dans des blocs de Granité. Elle est cristallisée en prismes triangulaires extrêmement déliés, accolés ensemble dans le sens de leur longueur. Elle est limpide ou grisâtre ou d'un gris jaunâtre; sa cassure est inégale, raboteuse ou grenue; sa pesanteur spécifique cstô,S8; sa dureté égale celledu Quartz. Son analyse a donné Silice 47,3; Alumine 52,5.
XÉiNOMÈRE. Xenomerus. iRS. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Pupivores, institué par Haliday qui lui donne pour caractères essentiels : antennes monoliformes, composées de douze articles verticillato-poilus, dnnt le premier est long et grêle, le second court etcyatliiforme, les suivants ovales et presque égaux, le douzième sétiforme, pointu, plus long que le onzième ; abdomen conique : les deux piemiers segments presque égaux, le troisième grand, les suivants courts; nervure cubitale de l'aile courte, parlant du milieu de la côte et se rendant presque directement dans le disque.
XEnojière Ergenne. Xenomerus Ergenna, Hal. Il est noir; ses antennes sont d'un brun-noir luisant; ses pieds sont bruns et ses ailes limpides. Taille, une demiligne. Europe.
XENOPELTIS. REPT. Sous-genre de Couleuvres, établi par Reinwardl, et dans lequel il existe, derrière les yeux, de grandes plaques imbriquées, de forme triangulaire.
XÉNOPOME. Xenopoma. bot. Willdenow a établi sous ce nom un genre de la Didynamie Angiospermie, L., mais dont les affinités naturelles sont indéterminées. Voici ses caractères essentiels : calice double, l'extérieur infère, lubuleux, à cinq dents, l'intérieur supère, à cinq divisions ciliées ; corolle dont le tube est cylindrique, la gorge élargie, le limbe à deux lèvres dont l'une à deux segments et l'autre à trois; étamines incluses; stigmate bifide.
Xénopoue obové. Xenopoma obovatum, Willd. C'est un arbrisseau aromatii|uc, que l'on suppose originaire de la Chine; ses branches sont quadrangulaires, hérissées, garnies de feuilles obovées, oblongues, presque
X li R
(îlalires; ses Ueurs sont blanches, axillaires, poi'(ées sur de courts pédoncules.
XENOPS. OIS. (Illijîer.) Syn. de Sitline. y. ce mol.
XÉNOS. iiss. Genre de l'ordre des Rhipiplères, établi par Rossi el généralemenl adopté par les entomolofjislcs avec les caraclères suivants : antennes parl;is('es en deux branches entières; yenx pédoncules; élytres insérées sur les côtés du prothorax; écusson avancé, couvrant l'abdomen; ailes n'ayant que de faibles nervures toutes longitudinales, se repliant en éventail; abdomen presque cylindrique, corné, à l'exception de l'anus. Ce genre diffère de celui des Stilops parce que ce dernier a l'abdomen entièrement charnu et que ses antennes ont leurs branches supérieures divisées en trois articulations. On ne connaît encore que deux espèces de Xenos : le Xenos vesparum, noir, à abdomen et pattes d'un brun pâle, demi-transparent, et à ailes blanchâtres, qui vit aux dépens de la Poliste française, P. r/allica, el le Xenos Peckii, brun-nniràtre, à pattes livides, à tarses noirâtres, et ayant les branches des antennes pointillées de blanc. Celle espèce se trouve sur une Poliste de l'Américiue septentrionale, décrite par Fabricius sous le nom de P. fiisrala.
XÉNOTINE. MIN. Beudant appelle ainsi l'Yllria phosphatée; substance jaune-brunâtre, cristallisée en octaèdre à base carrée, très-surbaissée; à cassure lamelleuse dans un sens où elle offre un éclr.; résineux; pesanteur spécifique 4,55; rayant la Chaux flualée; iiifusible au chalumeau; inaltaquable par les Acides; composée, suivant Berzélius, d'Yltria 62; Acide phosplioriqueû4; Oxyde de Fer 4.
XËRANTHÈME. Xeianthemum. bot. Genre de la famille des Synanihérées, tribu des Carlinées, de Cassini, offrant les caraclères suivants : involucre composé de folioles nombreuses, imbriquées sur quatre à cinq rangs, scarieuses : les extérieures obtuses, obovées, spatulées ou oblongues, quelquefois raucronées, les intérieures plus longues, lancéolées, un peu algues, veinées, colorées et figurant les rayons d'une calathide radiée. Réceptacle paléacé. à paillettes scarieuses, Iripartites. Fleurs de la circonférence peu nombreuses, femelles, stériles, ayant un ovaire linéaire, avorté, ordinairement surmonté de deux à quatre petites paillettes rndimeni aires; une corolle à limbe bilabié, chaque lèvre bidentée, la supérieure plus longue; point d'étamines; un style grêle, terminé par deux stigmates très-courts. Fleurs du centre nombreuses, hermaphrodites, fertiles; akène cunéiforme plus ou moins comprimé, velu, marqué d'une côte saillante sur la face intérieure ; aigrette composée de cinq à neuf paillettes subulées; corolle à cinq <lents égales; étamines dont les filets sont constamment libres jusqu'à la base de la corolle dans les individus cultivés, mais soudés en partie avec le tube de la corolle dans les individus non cultivés de certaines espèces; style glabre, surmonté de stigmates courts, d'abord soudés ensemble dans toute leur longueur,puis libres et réfléchis. Le genre Xeianthemum a été constitué par Tournefort et rangé avec le Caiiiiia parmi les Radiées, parce que ce botaniste considérait les folioles colorées de l'involucre comme de véritables fieiirs. Cette erreur fut relevée par Vaiilant qui plaça
le Xeianthemum parmi les Cinarocéphates. La plus grande confusion naquit ensuite de la réunion que fît Linné au Xeranthemum , de plusieurs plantes du cap de Bonne- Espérance réunies aujourd'hui pour la plupart au genre Elychrymm. Gaertner rectifia la classification de Linné en rétablissant le genre XerantheiiiHiii dans les limites où Tournefort et Vaillant l'avaient laissé. Necker circonscrivit aussi ce genre, mais il imposa de nouveaux noms génériques qui n'ont pas été adoi)tés; tels sont ceux à'Hariisonia et de Tiichanilriim. Dans le ô' volume des Mémoires du Muséum d'Histoire naturelle. Desfontaines proposa le genre Chaidinia formé sur une espèce anciennement admise par Tournefort , méconnue par Linné et reconstituée par Willdenow sous le nom de X. orientale. Après ces réformes, le genre Xeianthemum demandait à être de nouveau examiné ; c'est ce (|u'a fait il y a quelques années D. Don dans le cinquième volume des Mémoires de la Société Wernérienne. Ce savant, après avoir admis le genre Xeianthemum de Gœrtner, a proposé divers nouveaux genres qui sont fondés sur d'anciennes espèces rapportées faussement aux Xeianthemum; tels sont les genres Leucosleinma et Phœnocoma qui ont pour types les X. veslilum et X. piolifeium, L. A peu près à la même époque, J. Gay publiait dans le ô" volume des Mémoires de la Société d'Histoire naturelle de Paris, une Monographie du Xeranthemum et du C/ia/(//«m, accompagnée de planches représentant l'organisation florale de ces deux genres. Le genre Xeranthemum y était aussi limité de la même manière, mais l'auteur y constituait un nouveau genre sous le nom de Siehera el qui avait pour type le X. pungens, de Lamarck. Enfin H. Cassini a érigé en un genre particulier le X. cylindraceuin, de Smith.
XÉRtnxnÈME ANTiDEi. Xeranthemum annuum , L. C'est une plante herbacée, annuelle, à tige dressée, giêle, rameuse , cotonneuse, garnie de feuilles lancéolées, pointues, cotonneuses et blanchâtres en dessous. Les calalhides de fleurs sont grandes et solitaires au sommet des rameaux; les folioles intérieures de l'involucre sont étalées, rouges ou blanches, luisantes et persistantes; d'où le nom d'Immortelle que cette plante partage avec beaucoup d'autres à fleurs sèches et colorées. On la trouve sauvage dans les lieux secs et pierreux de l'Europe orientale, et on la cultive fré(|uemment dans les jardins. Le Xeranthemum inaperlum, Willd., est une plante bien distincte de la précédente, quoi(|u'elle lui ait été réunie à titre de variété par Linné. Elle en diffère principalement par ses calalhides beaucoup plus petites, dont l'involucre se compose de petites écailles peu étalées, courtes et peu apparentes. Cette plante cioit dans la région méditerranéenne et parait attachée , selon les observations de Gay, aux côtes d'Italie, de France et d'Espagne. On a longtemps confondu avec cette plante le X. cxUndraceum de Smith; mais Gay a signalé les différences essentielles que présente celte espèce, différences qui ont semblé suffisantes à Cassini pour en former le genre Xérolome. f^. ce mot.
XÉRANTUÉMÉES. Xeranthemeœ. bot. Sous ce nom, Don a proposé rétablissement d'un groupe de la famille
des Synanlliérées, qui aurait pour type le genre Xeranllœinum. Le même groupe avait été antérieurement proposé par Cassini, qui l'a depuis supprimé et réuni aux Carlinées.
XERAKTHEMOIDES. bot. Dillen désignait sous ce nom générique YElfchrysnm des auteurs modernes.
XEUA^TH[JS. BOT. Le genre établi sous ce nom, par iMiers, dans la famille des Porlulacées, ne différant pas du genre Ceplialoijlioia, de la famille des Corymbifères ou Synanihérées, lui a été réuni.
XÉRASITE. Miiv. Ce nom, qui veut dire fané, a été donné par HaUy aux Aphanites altérés, que Brongniart a nommés Spililes. f^. ce dernier mot.
XÉliOBE. Xeiobius. bot. Genre de la famille des Synantbéi'ées et de la tribu des Inulées, proposé par H. Cassini et placé entre les genres ZT^/t^es et /"//on/a. Il se distingue du premier par son involucre, son fruit et son aigrette qui le rapprochent du second de ces genres, ainsi que du Grangea, mais il a comme VEyleies la calatliide très-radiée. L'invuluore est hémisphérique, campanule, irrégulier, composé d'écalUes disposées sur deux rangées, un peu inégales, oblongues, aiguës au sommet, foliacées, appliquées inférienrement, inapplic|uées supérieurement. Le fruit est trèscomprimé des deux côtés, ohovoWe, entouré d'une sorte de bordure en forme de bourrelet épais et cylindracé, parsemé de quelques longs poils et de quelques grosses glandes, portant une petite aigrette en forme de couronne membraneuse, denticulée.
Xérobe LAipiEDX. Xeiobius la liai II s , Cass. Petite plante herbacée, laineuse, à tige simple, un i)eu ramifiée supérieurement, garnie de feuilles alternes, elliptiques, atténuées à la hase, découpées sur les côtés en trois ou quatre lobes inégaux. Les Qeurs sont terminales et jaunes.
XEROCARPA. BOT. L'une des sections du genre Scœvola, de la famille des Goodéniacées.
XÉROCARPË. Xeiocai/jus. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Perroltet pour une petite piaule qu'il a découverte en Sénégambie auprès de l'endroit ajipelé liouma. Caractères : calice turbiné, à cinq divisions droites, presque égales, subulées et soyeuses; corolle à peine papillonacée, dont les (létales sont presque égaux et connivents au sommet : l'élendard est oblong, aigu, rétréci à la base, les ailes oblongues, cultriformes, la carène droite et un peu concave ; dix étamines monadelphes, dont les filaments sont libres presque Jusqu'au milieu du tube; ovaire oblong, velu, à style court et glabre, à stigmate terminé en tête; légume acinatiforme, membraneux, un peu renflé, trèsvelu, s'ouvrant par la suture supérieure et renfermant quinze ou seize semences très petites, réuiformes , d'un jaune brillant. Le Xérocarpe poilu , Xorocarpus hirsutiis, Per., t. 44, est une plante annuelle, très-branchue et couverte de poils roussàlres, à feuilles péliolées, composées de trois folioles elliptiques, longues d'un demi-pouce ; les stipules sont linéaires caduques; les fliurs sont d'un rouge de rose, disposées en grappes axillaires et terminales. Ce genre dilîère de tous les autres de la famille par ses pétales presque uniformes, se tenant ensemble au sommet; par son légume en
forme de sabre un peu renflé, couvert de poils et de points glanduleux, très-mince, d'une consistance sèche, membraneuse et ne s'ouvrant que par la suture supérieure.
XEROCHLOA. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par R. Brown (Prodr. fl. Nov.-Holl., pag. lOG) qui l'a ainsi caractérisé : lépicène ( glume, R. Br.) à deux valves inégales ; l'extérieure plus petite, à demi plongée dans l'excavation du rachis; glume (périanthe, R. Br.) bivalve, mutique, membraneuse, subulée, saillante hors de la lé|)icène; glume extérieure mâle et triandre, l'intérieure femelle à deux styles soudés par la base; point de petites écailles hypogynes; caryopse renfermée dans la valve inférieure et cliartacée du périanihe. Les Xerochioa iiiibeibis et bai bâta sont des Graminées de la Nouvelle-Hollande, vivaces, glabres, très-sèches, comme scarieuses (d'où le nom générique), à feuilles subulées, roides, munies d'une ligule très-courte. Les gaines (|ui terminent le chaume, sont alternes, spalhacées, chacune renfermant deux à quatre épillets raccourcis et composés d'un petit nombre de fleurs.
XEROLEPIS. BOT. Le genre formé sous ce nom, par Lessing,aux dépens du genre Aiclolis, de Linné, a été refondu dans le genre S/ilienogyne, de la famille des Synanihérées, et il en constitue une section, y. Sphé-
SOGYISE.
XÉKOLOME. Xeroloma. bot. Le Xeranthemum cylinitraceuw, de Smith (Pioilioiii.fl. Giœc.,^, p. 172), avait pendant longtemps été confondu avec le A', inapeiliim. Dans sa Monographie du génie Xeranl/iemiim, J. Gay a de nouveau donné les caractères qui distinguent cette plante, mais il l'a conservée comme simple espèce. Ces caractères ont semblé suffisants à H. Cassini (Diclionn. des Se. natur., t. lix, pag. 120) pour en former un genre nouveau sous le nom de Xeroloiiia. Il se distingue du Xeranthemum, 1° par son involucre dont les folioles extérieures et intérieures sont entièrement appliquées, pourvues, au lieu d'appendice, d'une simple bordure scarieuse; 2° par ses ovaires très-manifestement aplatis; 5» par son aigrette composée de huit à douze paillettes au lieu de cinq; 4o par la corolle des Heurs du disque dont le tube et le limbe sont tellement distincts l'un de l'autre, qu'ils semblent séparés par une articulation. L'auteur assigne encore à ce genre d'autres caractères d'une moindre imjiortance; cependant, malgré cette accumulation de notes dislinctives, il est difficile de se résoudre à admettre le genre Xeroloma, tant l'espèce sur laquelle il est fondé a d'étroites affinités avec les vrais Xéranthèmes.
Xérolome FÉTIDE. Xeioloiiia fœlidiim, Cass. C'est une plante qui croit dans l'Europe méridionale et tempérée. On la distingue facilement du Xeroloma inapertum, aux folioles de son involucre qui sont mutiques et laineuses sur la face intérieure.
XEROMEltlA. BOT. L'une des sections du genre Leptoineiia, de la famille des Santalacées.
XEROJIYCES. BOT. r. Xerotes.
XEllOPAPPUS. BOT. Le genre de la famille des Synanihérées, auquel Wallicb a donné ce nom, a été
X E II
X E il
reconnu comme analogue du genre de Dicoma, Cassini .
XÉROPÉTALE. Xeropetalum. bot. Soiis le nom de Xeropetalum quinqueseliim, Delile a décrit, dans le Voyagea Méroë, de Cailliaiid, un arbre ou arbrisseau formant un genre distinct dans la famille des Tiliacées, et qui est ainsi caractérisé : calice quinqiiéfide; corolle à cinq pétales persislants ainsi que le calice et les étamines, cunéiformes, écbancrés, marqués de nervures; élamines au nombre de vingt ou environ, soudées par la base en un anneau; cinq filels beaucoup plus longs que les autres et privés d'anthères; capsule à trois loges et à trois valves ; fleurs en grappes dont les divisions primitives forment des ombelles ù deux ou quatre rayons. Ce genre se distingue du Grewia et d'aulrcs Tiliacées voisines par sa corolle persistante et par ses cinq tîlets stériles, plus longs que les autres. Le reste de la plante est inconnu; les fleurs qui ont servi à la description de Delile, ont été rapportées par Cailliaud delà partie de l'Afrique située au midi de l'Egypte.
XEROPETALON. bot. Genre de la famille des Géraniacées, proposé par Hooker, mais qui ne paraît pas suflîsammentdistinctdu genre yiviana, de Cavanilles, pour ne pas lui ^tpe réuni.
XÉROPHLOÉE'!^A"e;op/i/œn. iNS. Genre d'Hémiptères, de la famille des Cicadaires, établi par Germar qui lui assigne pour caractères : télé plane, avec le chaperon aigu et dilaté à son bord antérieur, angulairement prolongé au milieu; verlex un peu plus court dans la largeur, inégal, excavé au centre, terminé de chaque côté par un très-grand œil; front allongé, elliplii|ue et un peu convexe; antennes courtes, avec le premier et le deuxième article ovales, les troisième, quatrième et cinquième garnis d'une soie, le dernier très-mince et fort allongé; yeux grands; deux ocelles sur le vertex ; prothorax large, impressionné, recevant la tête et embrassant postérieurement le bord antérieur du mésothorax; écusson petit, relevé et saillant; ailes antérieures plus longues que l'abdomen, inclinées en toit, présentant un grand nombre de nervures qui forment des cellules complètes; les postérieures insérées au mélathorax ; abdomen pointillé, couri, conique, convexe en dessus, dans sa partie antérieure, puis subitement plan et composé de huit anneaux ou segments; pieds grêles; jambes épineuses sur les angles. On ne connaît encofe/iu'une seule espèce de ce genre.
XÊROPaLoÈE GMiiâ^Xeroplilœa r/n'sea, Germ. Elle est entièrement d'un gris jaunâtre, marciuée de points et (le petits traits fauves. Taille, trois lignes. On la trouve au Brésil.
XÉROPHYLLE. Xcrophyllum. bot. L.-C. Richard (in Miclix. fl. bor. Âm., 1, p. 210) a établi sous ce nom un genre de l'ilexandrie Trigynie, L., auquel il a imposé les caractères suivants ; calice pétaloïde, profondément divisé en six segments très-ouverts, ovales, plans, dont trois alternes un peu plifs petits; six étamines dressées, à peu près de la longueur du calice, à filets subulés, contigus enire eux par leur base et avec l'ovaire, à anthères presque arrondies, échancrées de chaque côté; ovaire presque globuleux, à trois angles obtus, surmonté de trois stigmates ligules, sillonnés en dedans d'un canal glanduleux; capsule beaucoup
plus grande que le calice marcescent, globuleuse, allongée, presque à trois coques, à trois loges, à déhiscence septicide; deux graines dans chaque loge, fixées à la base interne de celles-ci, dressées, oblongues et comprimées. Ce genre a pour type VHelonias asphoileloiiles de Linné, qui a reçu le nom de Xeiophylliim setifolium. C'est une plante de l'Amérique septentrionale, à racine fibreuse, à feuilles éparses. sèches, très-étroites, comme sétacées et analogues à celles des Graminées. Les Heurs sont disjiosées en grappe spiciforme.
XÉROPEIYTE. Xerophyta. bot. Commerson, dans ses manuscrits, établit sous ce nom un genre qui fut adopté par Jussieu (Gêner. Plant., page 50) et placé dans la famille des Broméliées. Voici ses caractères principaux: périanlhecorolloïde, à tube court, à limbe ouvert, profondément divisé en six segments réguliers, persistants, lancéolés, aigus, les trois extérieurs plus étroits et acuminés; six élamines insérées à la base des divisions du périanihe, à filels droits, filiformes, plus courts que la corolle, surmontés d'anthères droiles, petites, ovales et obtuses; ovaire adhérent à la partie inférieure du tube du périanthe.ovaleoblong, hérissé de quelques poils courts, surmonté d'un style droit, à peine plus long que les élamines, terminé parun stigmate allongé, droit, rentlé en massue; capsule légèrement hispide, ovoïde, couronnée par le limbe persistant du périanthe, divisée intérieurement en trois loges, renfermant plusieurs graines.
Xérophyte a feuilles de Pin. Xerophyla Pinifolia. Ce petit arbrisseau est remarquable par la sécheresse de toutes ses parties; ses tiges sont rameuses, munies sur presque toute leur longueur d'écaillés vaginales striées, le haut des branches garni de feuilles sessiles, très-rapprochées, linéaires et assez semblables à celles de certaines espèces de Pins, et sortant comme elles d'une petite gaîne courte, en forme de stipule. Les fleurs sont au nombre de deux ou trois, situées au sommet de pédoncules plus longs que les feuilles. De Madagascar.
XÉROSOME. Xerosoma. ms. Orthoptères; genre de la famille des Phasmiens, institué par Serville qui lui assigne pour caractères : abdomen large et un peu aplati ; mésolhorax une fois plus long que le prolhorax; cuisses anlérieures les plus longues et sinueuses; antennes sétacées, paraissant devoir être presque aussi longues que le corps ; élytres courtes, ovales, couvrant seulement les deux premiers anneaux de l'abdomen; ailes tout au plus aussi longues que les trois quarts de l'abdomen. Ce genre n'a été formé que d'après l'inspection d'un seul individu; il est donc probable qu'il essuiera, par la suite, des modifications qui devront nécessiter d'abord la différence des deux sexes, puis quelques détails d'organisation qui échappent presque toujours dans un insecte plus ou moins mutilé.
XEROSTOLE. bot. L'une des sections du genre Petrophila, créé i)ar Robert Brown, dans la famille des Proléacées.
XÉROTE. Xeiolus. bot. ( Champignons. ) Pries a donné ce nom à un genre voisin des Cantharelliis et qu'il caractérise ainsi ; chapeau coriace, portant à sa
face inféiieuie des lamelles dicliolomes, entières, de même nalute que le chapeau ; sporidies blanches. La nalure coriace des lamelles el leur plus grande saillie paraissent dislinguer principalement ce genre du Cantharellus.
Xérote de Berteiio. XeiolHS Berlerli, Mont. Champignon agrégé, à chapeau sessile , coriace-memhraneux, réniforme, glahre, strié, d'un hruii ft^rriigineux; lamelles larges, très entières, repetito-dicliolomes et d'un cendré violàtre; saveur fortement amère. Trouvé par Berlero dans l'île de Juan Ferriandès.
XEROTES. BOT. Le genre décrit sous ce nom par Roh. lirown, avait été nommé antérieurement Lomanitra par Labillardière. (^. Louakdre.
XÉROTHAMNE. Xerolhainnus. bot. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Astéroïdées, établi par le piofesseur De Candolle, qui lui assigne pour caractères : capitule multitlore, monoïque, à Heurs du rayon ligulées, frmelles et disposées sur un seul rang; celles du disque sont stériles, tubuleuseset à cinq dents; involucre imbriqué, composé de squames lancéolato-subulées, rigidules, un peu divergentes an sommet; réceptacle nu, aréole; corolles du rayimà languette roulée et quadrinervurées; celles du disque ont le tube court et très-mince, l'oritice cylindrique, les (lents dressées et aiguës : anthères privées de ([ueue; styles du rayon bilîdes, à lobes acuininés et glabres ; ceux du disque ne sont point divisés et ont le sommet capitellé; akènes du rayon subtrignnes, àdos convexe et courbé; ceux du disque sont abortifs.
XÉROTBAiiiNED'EcKLOK.A'e/o//iam;(Ms£'cA:/on!0«J<s, DC. C'est un arbuste rigidule et rameux; ses feuilles sont alternes, serrées, presque quadrangulaires , à bords muiiqués et scabres; les pédoncules sont réunis au nombre de trois ou quatre vers le sommet des rameaux; les capitules sont composés de fleurs jaunes. Du cap de Bonne-Espérance.
XEROTIUM. BOT. Le genre proposé sous ce nom par Bluff et Fingerh, dans leur Flora Germanica, a été considéré comme ne différant pas du genre Ogli/'a, de Lessing, dont on a fait une section du genre FiVojfO, de Tournefort.
XESTIE. Xeslia. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, institué par Audinet-Serville. avec les caractères suivants: antennes un peu pubescentes, composées de onze articles élargis en dents de scie à leur partie antérieure à compter du quatrième, le onzième est muni d'une petite dent avant son extrémité ; palpes cylindriques, égales, avec le dernier article un peu comprimé, ovale, presque arrondi au bout; tête moins longue que le corselet qui est cylindrique, mulique, très-rugueux en dessus ou plissé transversalement; écusson triangulaire; élytres longues, linéaires, ayant chacune une excavation distincte près des angles huméraux, tronquées et uniépinées au bout; corps allongé, un peu déprimé en dessus et glabre, pattes courtes ; cuisses brusquement en massue.
Xestie spiNiPEiypiE. Xeslia spiiiipennis, Audin. ; HamaticheiHs spinipennis, Dej. Son corps est très-luisant; antennes, tête, corselet et poitrine d'un brun noi-
râtre foncé; élytres lisses, d'un brun marron brillant; abdomen et cuisses d'un roux luisant. Taille, treize lignes. Du Brésil.
XESTOMYSE. Xeslomxza. ins. Genre de l'ordre des Diplères, famille des Tanystomes, tribu des Bombyliers, établi par Wiedeman et adopté par tous les entomologistes. Les caractères de ce genre sont exprimés ainsi : antennes assez écartées l'une de l'autre, avancées,allongées, composées de trois articles ; le premier le plus long de tous, cylindrique, un peu gontlé dansson milieu; le deuxième très-court, cyalhiforme ; le troisième de longueur moyenne par rapport aux deux autres, fusiforme, pointu à son extrémité; trompe avancée, de la longueur du corselet ; trois ocelles placés sur le vertex ; ailes ouvertes dans le repos ; pattes longues. Ce genre se compose de deux espèces exotiques : les Xestomyza lugubn's, Diplèr. e\olU[, pars prima, pag. 133, fig. 2, et Xestotnyza coslalis, loc. cit. La première vient du cap de Bonne-Espérance, l'autre vient de Mogador. Le même auteur place encore dans ce genre VHirtea Ckrysanlhemi, de Fabricius.
XIÈLE. ins. Pour Xyèle. F. ce mot.
XILOCASSIA. BOT. Pour Xylocassia. V. ce mol.
XIMÉNÉSIE. Xiineiiesia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tiibu des Héliantbées, offrant les caractèressnivants: involucretrès-aplali,composédeplusieurs folioles inégales, presi|ue disposées sur deux rangées, non appliquées, étroites, longues, aiguës et foliacées. Réceptacle non élevé, garni de paillettes lancéolées, membraneuses, colorées au sommet. Calathide radiée, composée au centre de fleurons nombreux, lubuleux, réguliers, hermaphrodites, et à la circonférence de demi-Ueurons femelles. Akènes obovés , comprimés, quelquefois ailés, échancrés au sommet et surmontés de deux arêtes persistantes, très-courtes, inégales, filiformes et légèrement barbellulées au sommet. Cavanilles a fondé le genre Ximenesia en 1795, sur une plante du Mexique que l'on cultive dans les jardins de bolani<iue. Elle a une tige herbacée, rameuse, garnie de feuilles opposées pour la plupart (les supérieures alternes), à pétiole bordé, muni à la base de deux oreillettes, le limbe grand, ovale, presque cordiforme; les calathides sont grandes, solitaires au sommet de longs pédoncules terminaux, et composées de Heurs jaunes. Cette plante porte le nom de X. encelioides. Le Simsia fici/'ulia de Persoon a été réuni au Ximenesia par Kuntb, qui a publié trois espèces nouvelles de ce dernier genre. Cassini pense ([ue le genre Simsia doit êtie rétabli.
XLMÉNIE. Xiinenia. bot. Genre de l'Octandrie monogynie, L., anciennement établi par Plumier, admis par Linné et placé par les auteurs modernes dans la famille des Olacinées. 11 offre les caractères essentiels suivants ; calice très petit, quadrifide, persistant, mais ne s'agrandissant pas après la floraison; corolle à quatre pétales velus en dedans, connivents à la base, recourbés en dessous vers le sommet; huit élamines à filets capillaires et ù anthères allongées, linéaires; ovaire à quatre loges et à quatre ovules: style unique; fruit drupacé, ovoïde, raonosperme. Ce genre a été primiti-
vemenl fondé sur un arbrisseau de l'Amérique méridionale, parliculièrement des Antilles, qui a reçu de Linné le nom de Ximenia americana. On lui a réuni, à titre de variété, la plante décrite et figurée par Aublet {Gnian., i, p. 324, tab. 125) sous le nom i'Heymassoli spniosn. Le Gela lanceolala de Loureiro, plante de la CochiMcbine, a été indiqué par Willdenow comme conjîénère du Ximenia , mais ce rapprochement est fort douteux.
XIKNCRGIA. BOT. Commerson, dans ses manuscrits, désignait sous ce nom le Crolon sebi/'eriim, dont on a fait le jîPure SlilUtigia. J'. ce mot.
XIPHIAS. POIS. Synonyme de Espadon. A-', ce mot.
XIPHICÈRE. Xiphiceia. iNs. Orthoptères; genre de la famille des Acridiens, institué par AudinetServilIe, avec les caractères suivants : antennes prismatiques, insérées dans une cavité profonde; tête verticale, front avancé en une saillie presque conique; articles des palpes cylindriques; yeux saillants et ovalairps; corselet rugueux, Iricaréné en dessus, avec le bord postérieur coupé triangulairement, dont la pointe s'avance entre les élytres; celles-ci assez grandes; abdomen solide; jambes postérieures armées de deux rangées d'épines, dont celles de l'inlerne plus fortes. Ces jambes sont plus longues que le corps, robustes et propres à sauter; le premiei' article des tarses est grand.
XipaicÈRE ÉcUANCRÉ. Xiphiceia emanjinata, Aud. Dessus de la tête et du corselet d'un vert foncé; leurs côtés un peu jaunâtres, ainsi que l'abdomen ; front très-avancé, avec les bords latéraux denticulés; élytres d'un brun verdàtre, avec des taches plus obscures, le bord suturai vert et l'extrémité échancrée; ailes d'un vert jaunâtre de la base au milieu, brunes avec de petites nuances verdâtres et transveises dans le reste de leur étendue, très-sinuées au bord postérieur; pattes d'un vert foncé. Taille, vingt-sept lignes. Du Brésil.
XIPHIDIE. Xiphidium. bot. Genre de la Triandiie Wonogynie, L., établi par Aublet (Guian., p. 33, t. xi), et rapporté par quelques botanistes à la famille des Haemodoracées. Voici ses caractères essentiels : périanlhe corolloïde, à six divisions ovales et pointues, trois d'entre elles placées en dehors des trois autres; trois étamines ayant leurs filets attachés au réceptacle, opposés aux trois divisions intérieures du périanthe; ovaire supère, arrondi, velu, surmonté d'un style triangulaire, terminé par un stigmate épais et trigone; capsule ovoïde, marquée de trois sillons, divisée en trois loges contenant plusieurs graines noires et arrondies. Ce genre, auquel Lamarck, dans l'Encyclopédie, a donné le nom français de Glaivane, se compose de deux espèces que certains auteurs ont considérées comme ne formant (jue deux simples variétés. L'une est le Xiphiiliiiiii cœruleum, Aubl., loc. cit., et l'autie le X. album, Willd. Ces plantes sont herbacées, à rhizome rampant, émettant une tige haute d'environ un pied, cylindrique, garnie de feuilles longues, étroites cl engainantes à la base, comme dans les //-s; elles sont alternes, ensiformes, à bords finement dentelés; les fleurs sont bleues et forment une panicule terminale. Ces plantes croissent dans l'Amérique méridionale, principalement à la Guiane et aux Antilles.
XIPHIDIOCÈRE. Xiphidiocera. ins. Diptères; genre de la famille des Asiliens, groupe des Empiles, établi parMacquart, (|ui lui a reconnu pour caractères dislinctifs : le dernier article des antennes foit long et cylindrique, avec le slyle très-court et biarliculé ; les ailes présentant quaire cellules postérieures; la tête arrondie, presque globuleuse; la trompe perpendiculaire; le thorax élevé; l'abdomen assez étroit; les pattes longues; les cuisses postérieures renflées.
XiPBiDiocÈRE RurrpÈDE. Xipliidiocera rvfipes , Macq. Son corps est d'im noir luisant; les pattes fauves; les ailes sont presque diaphanes. Taille, une ligne et demie. On trouve cet insecte en France.
XlPIllDION. Xiphidium. ipis. Orthoptères; genre de la famille des Locusiiens, établi par Audinet-Serville, qui le caractérise principalement par le dernier article des deux palpes, qui est cylindrique, mais dont l'extrémité est droite , évasée en forme d'enlonnoir et non oblique, ce qui est absolument particulier à ce genre. Quant aux autres caractères, ils sont en tout semblables à ceux des Phanéroptères.
XipoiDioK BRDN. Xipliidiutii fiisctuii, Lat.; Locusfa fusco, Fabricius. Ses antennes sont plus longues que le corps, avec un tubercule entre les deux ; sa tête est grande; son corselet est court, un peu caréné latéralement, avec les côtés sinués et son bord postérieur arrondi; les élytres sont allongées, étroites, avec le bord suturai très-droit; les ailes en dépassent un peu l'extrémité et sont transparentes; l'abdomen a sa plaque anale inférieure un peu convexe et fourchue dans les mâles ; les cuisses sont mutiques et les jambes à peine épineuses. Taille, dix lignes. On trouve cet insecte en Europe.
XIPHIDION. BOT. (Dioscoridc.) Synonyme ancien de Sparganiiim.
XIPHIDRIE. Xiphidria. iivs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Porle-Scies, tribu des Tcnthrédines, établi parLatreille et ayant pourcaractères : antennes insérées près de la bouche, plus grêles vers le bout; le labre peu apparent; mandibules visibles, courtes, dentelées; palpes maxillaires à peine plus longues que les labiales, de six articles. Lèvre renfermée dans un petit tube obconique qui lui sert de gaine. Tête demi globuleuse, arrondie à sa partie supérieure, ayant un cou allongé fort distinct ; yeux assez petits, saillants, arrondis; trois ocelles placés presque en triangle au bas du friuil ; corps linéaire assez long; écusson grand; ailes supérieures ayant deux cellules radiales presque égales; quaire cellules cubitales, les deuxième et troisième recevant chacune une nervure récurrente; abdomen cylindri(|ue, composé de huit segments outre l'anus; tarière beaucoup plus longue que l'abdomen; pattes courtes. Les larves des Xiphidries doivent vivre dans le bois; l'insecte parfait se trouve ordinairement sur les bûches, dans les chantiers; leur démarche est vive et leurs mouvements sont saccadés.
XiPUiDRiE Chameau. X;>/i«/y('a Caw(e/uï, Fabr.; Le-
pelletier de Saint-Fargeau, Monogr. Tenthr., p. 2, n" 3,
mâle et femelle. On la trouve aux environs de Paris.
XtPHlON ET XIPHIU.M. BOT. Les anciens donnaient
ce nom aux diverses espèces d'Iris, à cause de leur.i
feuilles en forme de glaive (en grec Xyphos). Tourneforl l'appliquait comme générique aux espèces A'Iris à racines tubéreuses, y. Iris.
XIPHOCARPE. Xiphocarpus. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par Presle, qui lui assigne pour caractères : calice urcéolalo- campanule à cinq dents ovales, dont les deux supérieures sont soudées entre elles jusque un peu avant le sommet; les deux suivantes de chaque côté égalent en longueur les pétales, et la plus inférieure les surpasse un peu; étendard orhiculé, étalé et même réfléchi ; ailes d'égale longueur, avec la carène qui a deux échancrures; dix élamines diadelphes : celle de la base est libre et géniculée; ovaire courlemeni stipité, linéaire, multiovulé; slyle ascendant, semi-cylindrii|ue, barbu à l'extérieur; sligmale obtus. Le fruit est un légume courlenient stipité, linéaire, allongé, comprimé; les semences sont réniformes.
XiPDocARPE DE lA Martiniqoe Xiphocarpvs Martinicensis, Presl. C'est un arbre de médiocre élévalion, à rameaux striés, garnis de feuilles alternes, imparil)innées, composées d'un grand nombre de paires de folioles lancéolées, mucronées, penninervées; les fleurs sont blanchâtres, réunies en grappes au sommet des rameaux; les pédicelles sont fascicules, accompagnés de très-petites bractées.
XlPilOCH^TE. Xiphochœta. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des 'S'ernoniacées, institué par Popping, avec les caractères suivants -. capitule multitlore, bomogame, discoïde; involucre hémisphérique, formé de S(iuames imbriquées, scarieuses, étalées en épine au sommet; réceptacle plan, scrobiculé; corolle régulière, dont le limbe a trois ou quatre découpures égales, glanduleuses extérieurement; trois ou quatre étaniines; slyle bifide, bispide au sommet; akène ovale, obtiisément tétragone et velu; aigrette formée de deux ran;;ées de paillettes scarieuses, semi-eylindricpies.spinuloso-dentées: les extérieures plus courtes. XiPHocH.'ETE DD BRÉSIL. Xiphochœta Biaiiliensis , Popp. C'est un sous-arbrisseau toutîu, à feuilles alternes, étalées, ovato-lancéolées, glabres, entières; les capitules sont axillaires, solitaires et sessiles. Cette l>larile croît dans les lieux marécageux. XIPHODON. MAM. Foss. y. Paljîotherhjm.
XlPtIOPHORE. X,i>hop)wia. bot. Genre de la famille des Hydrophytes et de l'ordre des Fucacées, établi par Montagne, avec les caractères suivants : fronde ou tige stérile, de lai|uelle surgit une autre fronde fertile que l'on peut considérer comme un réceptacle; celle-ci est dicholome, comprimée, en zigzag, plus courte que la précédente et troii(|uée au sommet; l'autre est papillijuse. également dichotome, avec les extrémités recourbées en forme de sabre; conceplacles épais et incrustés sur toute la surface de la fronde fertile, globuleux, percés par un jiore, renfermant un noyau dimorphe. On observe sur l'autre fronde des spores obovales surgissant de cellules pariétales, accompagnés de paraphyses grêles, simples et articulées. La fronde fertile offre également des sortes de filets rameux et articulés, mais la dernière des articulations présente un œil ou gemme oblongue, remplies d'une matière
granuleuse. La seule espèce décrite par Montagne a reçu le nom de Xiphophora Bi Hardie ni. On trouve celte Hydrophyte dans les régions du pôle antarctique. XIPIIOPTÉRIDE. Xiphopleris. bot. (Fougères.) Genre de Fougères, établi par Kaulfuss, sur le Gram- Mitis sprnilala, de Willdenow, et caractérisé par ses soresoblongs,obli(|ués, placés sur des points réfléchis de la fronde, et par l'absence d'induse.
XiPDoPTÈRiDE dentelée. Xiphoplen's serrulafa , Willd. C'est une Fougère des Antilles et de l'Amérique équinoxiale, à frondes linéaires, dentées quand elles sont en fructification, entières quand elles sont stériles, à tige filiforme, simple, ascendante.
XIPHOSOMA. REPT. Sous genre de Boa, proposé par Fitzingeret non adopté par Cuvier. Ce sous-genre correspond à quelques Boas dont le museau est garni de plaques. Gray a admis le même groupe sous le nom de Cenchns.
XIPHOSURES. CRCST. y. XYPnosfRES.
XIPIIURA. INS. Le genre de Diptères, institué sous ce nom, par Walker, dans la famille des Tipulaires, ne diffère pas du genre Dicténidie, de Latreille.
XIPIAS.POIS. y. XlPBIAS.
XOCHITOTOLT. ois. Espèce du genre Troupiale.
XOLANTHA. bot. Le genre proposé sous ce nom, aux dépens des Helianlliemiiin, n'a pas été adopté.
XOLISMA. BOT. Le genre établi sous ce nom, par Raffinesque, dans la famille des Éricacées, ne diffère pas du genre i/owîo, de Nuttall.
XORIDE. Xorides. ws. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section desTérébrans, famille des Pupivores, tribu des Ichneumonides, établi par Latreille et ayant pour caractères: antennes vibratiles et sétacées; mandibules à peine échancrées à leur extrémité. Palpes maxillaires |)lus longues i|ue les labiales, de cinq articles, les labiales n'en ayant que quatre ; tête presque convexe, pins large que longue; yeux peu saillants; corps long, étroit; métalhorax convexe et arrondi à sa chute, de manière (pie l'abdomen est inséré comme d'ordinaire à son extrémité inférieure et présente un pédoncule trèsdistinct. Ailes supérieures ayant une cellule radiale et deux cubitales, la première confondue avec la première cellulediscoïdale supérieure; point de première nervure récurrente; seconde cubitale recevant la deuxième nervure récurrente et atteignant le bout de l'aile; deux cellules <liscoïdales; pattes de longueur moyenne. On connaît un assez grand nombre d'espèces de ce genre; elles sont toutes propres à l'Europe. L'espèce <|u'on peut considérer comme type du genre est le Xoride iNDiCATECR, Xorhies iuilicalorius , Latr., Gênera Cnist. cl. Ins., t. IV, p. 5, et t. i, tab. 12, f. 3. On la trouve en France, aux environs de Paris.
XUAIIÉSIE. Xuaresia. bot. Genre de la famille des Scrofulaiinées et de la Penlandrie Monogynie, L., ainsi caractérisé : calice quinquéparti ; corolle presque campaniilée, dont le tube est très-court, le limbe à cinq divisions égales ; cinq étamines égales, à anthères sagittées-bilobées; slyle court, terminé par un stigmate à deux lamelles ; capsule oblongue, obtuse, légèrement comprimée, entourée par le calice persistant, à deux valves bifides; placenta central devenant libre par la
maliiralion. Ce genre est extrêmemenl voisin du Capraria , auquel Feuillée réunissait autrefois l'unique espèce dont il se compose; c'était son Capiaria Peruviana (Peruv., n, p. 704, lab. 48). Ruiz et Pavon ont décrit et flairé cette plante sous le nom de Xuaresia hiflorn (FI. Peruv., il, p. 13, tab. 12ô, (îg. a). C'est un arbrisseau du Pérou, rameux, à feuilles alternes et entières. Ses Qeurs sont axillaires, géminées et blanchàlres.
XYA. INS. Illiger donne ce nom à un genre d'Ortlioptères déjà connu sous le nom de Tridaclyle. f^. ce mol.
XYÈLE. Xyela. ins. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Porte-Scies, tribu des Tenllirédines, établi par Dalman (Analecla eiilomoloyica) et ado|)lé par Latreille dans tous ses ouvrages. Ce genre a été établi sous le nom de Pinicola, par Brébisson, et sous celui i\e Masligocenis, parLeach; mais la dénomination donnée par Dalman ayant l'antérioiité a été adoptée. Les caractères de ce genre sont: antennes coudées, simples, formant une sorte de fouet, brusquement plus menues vers leur extrémité, de onze articles dont le troisième fort long; mandibules fortes, dentées; palpes maxillaires fort longues, en forme de fouet; tête presque convexe, plus large (|ue longue, portée sur une sorte de cou; corps court, un peu déprimé; .liles supérieures ayant trois cellules radiales, trois cellules cubitales, dont la première et la deuxième recevant chacune une nervure récurrente; abdomen sessile, composé de buit segments outre l'anus; tarière dépassant fabdoiiien; pâlies de longueur moyenne. Les mœurs des insectes de ce genre sont peu connues. On rencontre les Xyèles sur les Pins et les Genévriers. Les deux seules espèces connues sont peliles et propres à l'Europe : l'une est le X/ela piisiUa, V)A\m.,Anal. enl., pag. a8, n" 1, lab. ô, lig. 1, mâle, et fig. 2, femelle; XyelaJttUi, Pinicola Julii, Brébiss., Lalr.; l'autre le Xyela longiila. Daim., loc. cit. La première se trouve en France, la seconde en Suède.
XYLADE^"HJS. BOT. Le genre produit sous ce nom par Desvaux ( Humilt. , Piodr. flor. Ind. occid., 4 1 ), pour un arbre de la Guiaiie, n'a point paru difteier du getne Banura, précédemment établi par Aublet, dans ses Plantes de la Guiane.
XYLAIRE. Xylaiia. bot. Genre de la famille des Hypoxylées, institué aux dépens du genre Cluvaiia, par Schreber, qui lui reconnaît pour caractères distinctifs : périllièces multiples et osseux, s'ouvrant par un pore encliàssé dans un strome ou pseudostiome subéreux, caulescenl, simple ou rameux, dont le sommet est déprimé en plateau, renQé en massue ou comprimé.
XvLAiRE "coRNO. Xylaiia corniila, Scbr. ; Clavariu hfpoxilon, Lin. ; Spkœria liypox/loii, Elir. Sa tige est comprimée, iriégulièrement rameuse, épaisse, noire, velue à sa base, blanche et comme pruineuse au sommet. L'extrémité des rameaux est élargie, cartilagineuse, tachetée de jaune. Les périlhèces immergés deviennent saillants. On trouve assez communément cette plante sur le bois mort.
XYLANTHEiMA. eot. Le genre ainsi nommé par Kecker a été réuni au Ciisium. f. ce mol.
XYLARIA. BOT. f^. Xtlaire.
XYLÉTINE. Xylelinus. iins. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Penlamères, famille des Serricornes.lribudesPliniores, établi parLalreilleel paraissant nedifférer des Plilins que par les antennes déniées en scie dans les deux sexes, tandis ([ue les mâles des Plilins les ont en panaches. Ces insectes , ordinairement de pelile taille, ont les mœurs des Ptilins; ils sont de couleur sombre, et les trois espèces connues sont propres à l'Europe. Le type du genre est le Xylétine pectine, Xylelinus pectinalus, Lalr.; Plilinus pectinatus, Fabr. On le trouve en Allemagne.
XYLINADE. Xylinades. ins. Coléoptères tétramères ; ce genre, ainsi qu'il a été dit déjà à l'article RHYP<cnoPBORES, daus les généialilés de celte famille, a élé établi par Lalreille pour un insecte de Java. Depuis Schoenherr, dans sa Monographie des Curculionides, en adoptant le genre de Latreille, a proposé de l'enrichir de cinq autres espèces, dont il indique une partie à prendre dans \& Qtnre A nlluibus, An Fabricius. Caractères : antennes épaisses, surpassant en longueur la base du corselet, insérées dans une fossette profonde de chaque côté de la trompe, droites, composées de onze articles courts d'abord, puis grandissant progressivement et tons obconiques.à l'exception des trois derniers qui forment une massue ovale, un peu comprimée et pointue; trompe courte, large, courbée, profondément écbancrée au bout; yeux latéraux, arrondis et proéminents; corselet oblong, un peu convexe, arrondi sur les côtés, marqué d'une strie élevée, transverse, qui se redresse de chaque côté en longeant les bords; écusson très-petit, punctiforme; élytres allongées, presque cylindriques, échancrées intérieurement près de leur point de jonction ; pieds robustes ; jambes anguleuses ; tarses forts, le dernier un peu plus étroit.
XYLINE. Xylina.wi. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Koctuéliens, type de la tribu des Xylinilcs, établi par Treitschke, avec les caractères suivanls : antennes filiformes dans les deux sexes; dernier article des palpes extrêmement petit; corselet large, presque carré, caréné dans le milieu et relevé en crête; ailes longues et étroites.
Xyline PERSPlciLLAiRE. Xylina perspicillaris, Tr. ; Nuvttia perspicillaris, L. ; la Camomilliére, Engram. Son corps est grisâtre ; sa tète et la partie antérieure du corselet sont ferrugineuses; les ailes antérieures sont variées de brun, de fauve, de violacé et de blanc, avec des lignes longitudinales blanches et brunes suivant la direction des nervures, interrompues par la tache centrale réniforme, et aboutissant à l'exlrémilé, en se réunissant à d'autres lignes; elles forment deux N, l'un à l'angle antérieur, l'autre à l'angle postérieur; le bord costal et la frange sont d'un biun violacé; les secondes ailes sont blanchâtres, bordées de gris-rougeàtre. Taille, treize lignes. Europe.
XYLITIIE. Xyiilha. iNS. Paykul donnait ce nom à un genre qui a élé établi par les enlomologistes modernes sous le nom de Dircée. /■'. ce mot.
XYLOBALSAiMUM. bot. On nommait ainsi autrefois les jeunes rameaux de VAinyris Opobulsainum, plante qui fournit la Térébenlbine de la JJecque. A'. Amyris.
XYLOBIE. Xilobius. iNS. Coléoplères pentami''res; genre de la famille des Serricornes, Iribu des Élalérides,créé parManiierlieiin sous le nomd^ Xyloiihilus, di'jà employé pour un anlre genre de Coléoplères; Latreille lui a substitué celui de Xylohie, avec les caractères suivants : antennes un peu plus longues que le corselet, épaisses, avec le premier article aussi long que les trois suivants réunis, le quatrième el les suivants jusqu'au dixième inclusivement pres<|ue lenticulaires; le onzième plus long, cylindrique, terminé en pointe; corselet convexe, avec ses bords latéraux raboteux un peuaudessousdu niveau du plan dorsal, etses côtés antérieurs unis; rainure du présiernum assez prononcée; pattes courtes; jambes cylindricn-obconiciues, sans éperon; tarses courts, comprimés, rétrécis vers le bout.
Xylobie de l'Aulne. Xylobius j4lni, Latr.; Eitcnemis Jliii, Mannei\}.;Etaler ^lni,Fiib. Il est noir, avec les antennes, les pattes, le bord postérieur des anneaux de l'abdomen et l'anus d'un fauve sanguin ; ses élylres sont fauves avec une tache postérieure noirâtre el allongée sur chacun. Taille, deux lignes et demie. On la trouve en Suéde.
XYLOBIL'M. BOT. Ce nom a été donné par Lindlcy à une section du genre Maxillaiia, de la famille des Orchidées ; et par 'i'ogel à une section du genre Cassia, delà famille des Légumineuses ou Papilionacées.
XYLOC.IMPE. Xylocaiiipa. iNS. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Noctuéliens, tribu des Xylinides, établi par Guénée, qui le caractérise ainsi : antennes plus ou moins ciliées dans les mâles, munies à leur base d'une touffe de poils; palpes velues, à dernier article bien visible et nu; thorax presque carré; collier saillant, formant une sorte de capuchon; abdomen crélé sur les premiers anneaux, velu latéralement; ailes supérieures ayant les deux taches visibles et réunies inférieurement.
Xylocampk LiTHOBHiiE. Xyloctttiipa lUIiorlixza , Ouén.; Noctua o/ieiosa , Hubn.; Noctua aieota, Esp. Les ailes supérieures sont en dessus d'un gris cendré, sablé de noir et de blauc, avec les deux taches plus pâles, bordées de noir et placées entre deux lignes Iransverses et dentées, de celte couleur; la frange est grise, entrecoupée de blanc. Les ailes inférieures sont en dessus d'un gris obscur ; le dessous est comme celui des supérieures, d'un giis bleuâtre, sablé de noir. Taille, quinze lignes. Europe.
XYLOCARI'E. Xj-locaijjits. BOT. Le genre nommé ainsi par Kœnig a été réuni au Carapa, d'Aublel. f^. ce mot.
XYLOCASSIA. BOT. (Lobel.) Variété de la Cannelle.
XYLOl^ESTË. BOT. (P. Browne.) Synonyme de Jacquinia anuillatis.
XYLOCHARIUE. Xylodiaris. iNS. Coléoptères tétranières; génie de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycius, institué par Ouponl, (pii lui assigne pour caractères : anlennes com|>osées de onze articles d'inégale grandeur, dimiimant graduellement jusqu'au sixième: les cinq derniers sont brusquement plus petits; mandibules petites, presque verticales, terminées en deux courbes très-aiguès; palpes assez grêles, les maxillaires un peu plus longues que les labiales; têle
pelile, avancée, avec une impression transversale près de l'insertion des anlennes et une élévation longitudinale qui s'arrête aux rugosités du front; yeux forlenient échancrés postérieurement, petits el peu saillants; corselet dilalé latéralement, irrégulièrement nodiileux en dessus, biluberculé de chaque côté, presque aussi large que long; écusson grand, triangulaire el creusé en avant; présiernum peu saillant, sans l'chancrure transversale, tronqué ou arrondi postérieurement; élylres longues, parallèles, arrondies à leur extrémité; pattes antérieures et intermédiaires à peu |)rès égales, les postérieures un peu plus longues et toutes assez grêles; abdomen large el aplati.
Xylocharide oculée. Xylocharis ocnlala,f)up. Ses anlennes sont d'un roux foncé, variées de noir; son corps est finement pointillé et d'un beau noir; les élylres soûl d'un fauve assez foncé, avec une tache noire sur chacune d'elles; la suture el le bord latéral sont également noirs; l'abdomen et les jambes sont couverts de poils fauves. Taille, huit lignes. Du Brésil.
XYLOCINNAMOMUM. bot. (Adanson.) Synonyme de Cannelier.
XYI.OCISTE. bot. Sous ce nom, quelques vieux auteurs ont désigné un arbre du Brésil, qui parait être le Camacari, de Marcgraaff.
XYLOCOPE. Xrlocopa. iNs. Genre de l'ordre des Hyménoptères, famille des Mellifères, tribu des Apiaires, établi par Latreille aux dépens du grand genre Jpis, de Linné, et adopté par tous les enlomnlogisles avec ces caractères : anlennes filiformes dans les deux sexes , coudées , composées de douze articles dans les femelles , de treize dans les mâles ; mâchoires el lèvre très-allongées, formant une piomuscide coudée et repliée en dessous, dans le repos applii|uée contre la gaine; labre sillonné, demi-circulaire, avec le bord antérieur très-cilié, échancré; mandibules sillonnées en dessus; mâchoires ciliées, comme peclinées, échancrées au-dessous de l'insertion des palpes ; leur prolongement se termine en triangle allongé, coriace; palpes maxillaires beaucoup plus courtes que le prolongement terminal des mâchoires, sétacées. composées de six articles qui vont en diminuant de longueur, lebasilaire le plus grand de lous; palpes labiales composées de quatre articles grêles, linéaires, presque semblables pour la forme el la consistance à ceux des palpes maxillaires; lèvre velue; lêle assez forte dans les femelles, assez petite dans les mâles; trois ocelles; corps un peu velu, quelquefois écaillcux dans les mâles ; ailes supérieures ayant une cellule radiale assez allongée, avec un pelit appendice à son extrémité, celle-ci s'écartanl du bord extérieur ; quatre cellules cubitales, la première petite, souvent coupée en deux dans presque loulesa longueur, par une nervure suiabondante, qui part du bord extérieur; la seconde plus grande que la première, presque triangulaire; première nervure récurrenle aboutissant à la nervure d'intersection qui sépare les seconde et troisième cubitales; celte dernière presque en carré long (son côté le plus large étant celui qui louche à la radiale), recevant la seconde nervure récurrente; quatrième cellule cubitale seulement commencée; trois I cellules discoïdales complètes ; abdomen en ovale tron-
que à sa base, un peu l)onilié, bordé laléralemenl d'une frange de poils touffus, composé de cin(| segmenls ou- Ire l'anus, dans les femelles, en ayanl un de plus dans les mâles; pâlies forles ; jambes antérieures munies à l'extrémité d'une épine aigufi, ayant à sa base une large membrane latérale; jambes intermédiaires ayant une épine simple, aiguë à l'extrémité ; jambes postérieures terminées par deux épines simples; ces jambes, dans les femelles, sont munies au côté extérieurd'une brosse pour la récolte du pollen ; premier article des tarses de celte paire de pattes, dans le même sexe, élargi cl portant à sa face extérieure une brosse servant aussi à la récolte. Ce genre, Irés-nombreux en espèces , a été divisé par Lepelletier de Sainl-fargeau el Serville, en plusieurs coupes, ainsi qu'il suit :
t Yeux très-espaces dans les deux sexes.
Xylocopa froiitalis, X. fimbriata , riolacea, cafia, etc., de Fabricius.
ft Yeux manifeslement rapprocbés dans les mâles.
Xylocopa lalipes et carolina, Fabr.
Les Xylocopes sont tous de taille assez grande ; leurs couleuis sont généralement noires, avec les ailes colorées en violet plus ou moins foncé. Ce genre est fort étendu; on en trouve peu d'espèces en Europe; elles sont plus généralement répandues dans les autres parties du monde. La femelle de l'espèce la plus commune en Belgique (X. violacea, F.), creuse dans les vieux bois un canal assez long et divisé en plusieurs loges ; elle dépose dans chacune de ces loges un œuf et de la pâtée.
XYLOCOPITES. INS. Brûlé a fondé sous ce nom, dans la famille des Hyménoptères Mellitîciens, une tribu qui comprend les genres Ceialiiia, Xylocopa, Panurtjiis, Bhophites el Systiopha. Les caractères qui distinguent cette tribu sont : tarses postérieurs, ayant dans les femelles leur second article inséré au milieu du premier, celui-ci sans dilatation; pattes postérieures hérissées de longs poils pio|ires à amasser le pollen des étamines; abdomen sans brosses ventrales. Les femelles de ces Hyménoptères creusent des trous dans le bois et logent leurs laves dans les cellules qui résultent de ce travail long et pénible. L'Europe offre un grand nombre de Xylocnpites.
XYLOCORIDE. Xylocoris. ins. Hémiptères; genre de la famille des Géocorisiens, institué par Léon Diifour, pour quebiues insectes nouveaux, observés par lui dans le midi de la France, et auxquels il a reconnu des caractères communs, déterminés ainsi qu'il suit : antennes insérées au-devant des yeux, un peu au-dessous du bord latéral de la tète, dépassant le corselet, composées de quatre articles, dont les deux premiers sont sensiblement plus gros.cylindrico conoïdes, lebasilaire le plus court de tous, le second le plus long, le troisième et le quatrième brusquement fort grêles, capillaires ou sétacés, égaux entre eux et très-velus ; bec droit, grêle, dépassant à peine la première paire de pattes, composé de trois articles , dont le premier est fort court, le second plus long que le troisième qui est terminé en pointe acérée; labre court; yeux latéraux de grandeur ordinaire; ocelles nuls; pattes uni(|uement ambulatoires, égales entre elles et de moyenne
I langueur; cuisses un peu grosses; tarses de trois articles, dont le premier est fort court et rudimenlaire; le dernier se termine par deux crochets simples, modéré-
I ment arqués; le corps est de petite taille, ovalaire,
I oblong et aplati.
Xylocoride hoir. Xylocoris nier, Duf. Le corps de ce petit insecte est oblong, jilat et d'un noir luisant; sa
; lêle est avancée en une sorte de museau très-obtus, comme Ironqué; sou bec est tout à fait appliqué dans sa rétractation , contre la région inférieure de la tête, et à peine un peu plus long (|ue celle-ci ; ses yeux sonl ovalaires, médiocrement saillants et d'un brun noirâtre. Le corselet est rbomboïdal , avec son côlé postérieur fort long et pres(|ue droit ; l'écusson est largement triangulaire; les hémélytres nlîienl, vers le tiers postérieur de leur portion coriacée, un petit angle rentrant, une sorte de pli ou de demi-articulation; leur portion membraneuse est tantôt blanchâtre, tantôt enfumée, avec des nervures simples, peu sensibles; les ailes sont sans plis ni nervures ; il n'y a que la moitié d'une de ces nervures avant le bord extérieur. Taille, deux millimètres.
Léon Dufour a nommé la seconde espèce Xylocoris rufipennis.
XYLOCRYPTITE. min. Nom donné par Becquerel à un minéral nouveau découvert par lui dans le Lignite d'Auteuil (près Paris), où il est en quelque sorte caché. Il se présente dans les fissures de ce Lignite, en cristau.x fort petits, dont la forme paraît se rapprocher de celle de l'octaèdre régulier. Ils ont un éclat gras, sont gris par réflexion, jaunes ou d'un rouge de rubis par transparence. Ce minéral diffère du Mellite par sa manière de se comporter au feu : l'action du chalumeau le réduit considérablement, et le transforme en une matière vitreuse noirâtre.
XYLODIE. Xylodia. bot. Nom donné par Desvaux à
un fruit qui a quelqu'analogie avec la Noisette, mais
qui en diffère en ce tju'il manque de cupule et qu'il est
porté sur un support charnu.
XYLODON. BOT. On a donné ce nom à une des divi-
[ sions du genre Syslotreiiia.
j XYLŒCCS. INS. Serville a formé ce genre d'un dé-
î membrement du genre Xylophitus , de Mannerheim
I pour une seule espèce, Xylopltylus alni, que Latreille
' avait précédemment placée dans son genre A>/o/;'c!/s. C'était pour Fabricius un Elater.
: XYLOGLOSSUM. bot. (ScléroUées.) Persoon a donné ce nom à un genre qui, suivant Fries, ne diffère pas de VAcrospermum de Tode; il y rapporte les Clavaiia
' herbarum el scleititioides, de la Flore française. La première de ces espèces parait, en effet, être V^ciosper»ni7n compressum, de Tode. /'. Acrospermum.
XYLOGRAMMA.BOT. Le genre de Champignons Hyménomycètes, produit sous ce nom par Walholh, a clé réuni au genre Slictis, de Persoon.
XYLOGRAPHA.BOT. L'une des sections du genreStùlis , de la famille des Champignons Hyménomycètes. XYLOIDIKE. BOT. Matière végétale particulière, peu différente de l'amidon, et que Braconnol a le premii r oblenue en traitant la fibre ligneuse par l'Acide nitrique.
XYLOLITHE. mis. Ce nom a élé appliqué par Delamétlieiie au hois p(Hrifié en général.
XYLOME. Xyloma. BOT. Genre élabli par Persoon, dans la famille des Cliam|iigiions, et placé prés des S/jhœiia ; De Candolle Ta transporté dans celle des Hypoxylons. H offre pour caractères principaux : un réceptacle ou péritliécium épipliylle, naissant rarement sur les rameaux, assez dur, noir, de forme variable, un peu charnu à l'intérieur, restant clos ou s'ouvrant de diverses manières, et ne montrant point de sporidies. Ces caractères ont semblé assez vagues à quelques auteurs pour leur faire rejeter le genre en question. Pries, par exemple, n'a pas admis une foule d'espèces de Xyloina, et les a placées dans les genres RhXlisma , Dolhidea, Phacidhim , S/iœliria, Ectostto mn , elc. Les Xxioiiia se trouvent principalement sur les feuilles des aibres; elles y naissent sous l'épiderme, dans le tissu même, et finissent par rompre et soulever irrégulièrement l'épiderme. QueUiuesuns acquièrent une grande largeur; tel est le X. aceiinum, qui se trouve en abondance sur les feuilles d'Érable, un peu avant leur cliiitc.
XYLOMÉES. BOT. De Candolle a ainsi nommé une division de la famille des Hypoxylées, dont le genre Xyloiita peut être considéré comme le type.
XYLOSIÈLE. Xyiometum. bot. Genre de la famille des Proléacées, élabli par Smith, dans le quatrième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, et adopté par R. Brown, avec les caractères suivants : périanthe régulier, à quatre folioles régulières, recourbées en dehors au sommet; étamines insérées sur le milieu des folioles, et saillantes après que celles-ci se sont recourbées en dehors; quatre glandes hypogynes; ovaire disperrae; stigmate verlical, obtus, en massue; follicule ligneuse, à une seule loge excentrique; graines ailées au sommet.
Xtlomèle pyriforme. Xylomelum py ri forme , R. Brown, Trans. Linn. Soc, vol. 10, p. 189, Banksiapyriformis, Gsertn., t/e Fnict., i, p. 220, tab. A~ , fig. 1 ; Hakea pyrifonnis, Cavan., Iton., vi, p. 25, tab. 3ÔG. C'est un arbre de médiocre grandeur, dont le tronc est peu épais; les feuilles sont opposées, dentées dans la plante jeuue, très-entières dans la plante adulte; les fleurs sont disposées en épis axillaires; le fruit est un follicule en forme de poire renversée, trèsépais, cotonneux, déhiscent par une suture, et se partageant par l'effet de la dessiccation. Cet arbre croit aux environs de Port-Jackson, en Australie.
XYLO.METRON. BOT. Paulet désigne sous ce nom les Champignons ligneux.
XY'LOAIYZOIN. BOT. (Champignons.) Persoon a donné ce nom à un genre séparé des anciens Merulitts, parmi lesquels il formait une section sous le nom de Serptila; mais c'est à cette section que Nées d'Esenbeck et Pries réservent le nom de MeruUus, tandis que Persoon le donne aux Canlliarelliis. Le Xylomyzon est donc le même genre que le AT/Zo/^/ia^us, de Link,etque le Merulitts, de Nées et de Pries. A'. Mêrule.
XYLON. BOT. Synonyme ancien de Cotonnier, y. ce mot.
XYLONIQUE. A>-/o«R/i«s. iNS. Coléoptères penta-
mères ; ce genre, de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, a été élabli par Mac-Leay ; il est entièrement propre à la Nouvelle-Hollande, et se trouve en affinité très-grande avec le genre Aréode. Caractères: premier article des antennes oblong et conique, les suivants globuleux, les trois derniers en massue feuilletée; palpes courtes : le dernier article ovale et allongé ; dernier article des tarses grand et terminé par deux crochets égaux.
Xtloniqce de VEnc&tytTE. Xyloniclms Eucalypli, Mac-Leay. Le corps est vert et velu; le corselet est d'un vert doré et lisse; les élytres sont velues, avec des stries ponctuées; le dessous est brun, garni de poils blancs, avec la poitrine et les pattes d'un brun ferrugineux. On le trouve à la Nouvelle-Hollande, sur les Eucalyptes.
XYLOPALE. MIN. Nom donné aux bois pétrifiés qui sont de la nature du Silex résinite.
XYLOPUAGE. Xytophagus. tus. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Notacanibes, section des Decatoma (Latreille, Règne Animal, 2» édit. ), ancienne tribu des Xylophagiens, établi par Meigen, et adopté par tous les entomologistes, avec ces caractères : antennes avancées, rapprochées , prescpie cylindriques, dirigées droit vers le côté, composées de trois articles : le premier cylindrique, le deuxième cyatbiforme, court; le troisième allongé, un peu conique, divisé en huit anneaux; le dernier beaucoup plus long que le précédent; trompe rentrée dans la cavité buccale lors du repos; palpes avancées, redressées, composées de deux articles; tète aplatie; yeux espacés; corps allongé; corselet coupédroiten devant, rétréci postérieurement; ailes velues vues au microscope, couchées parallèlement sur le corps; abdomen allongé, composé de six segments, outre l'anus; pattes assez longues. Les larves des Xylopbages vivent dans le tronc des arbres pourris. L'insecte parfait se trouve dans les bois. On en connaît six espèces propres à l'Europe, et une de l'Amérique septentrionale; ce sont des Diptères d'assez petite taille. Meigen partagece genre en deux divisions, d'a|)rès la longueur proportionnelle des articles des antennes. Dans la première division, qui a le premier article des antennes plus long que le second, il place le Xyloplmgtis ater, Meig., Dipt. d'Eur.,t. ii, pag. 11, pi. 12, fîg. \4,\eX. cinclus,Lalr.el\eX. competlitus, Meig. La seconde division, qui a les premier et second articles des antennes égaux en longueur, renferme les X. maculalus,varius, marginaliis, etc., de Meigen.
XYLOPHAGES ou LIGNIN ORES. INS. Duméril dés
gne
ainsi, dans sa Zoologie analytique, une famille de Coléoptères télramères, qui a pour caractères : antennes en soie, non portées sur un bec. Cette famille renferme les genres Rhagie, Lepture, Molorque, Callidie, Saperde. Capricorne, Lamieet Prione.
Le même nom de Xylopbages a été donné par Latreille à la seconde famille des Coléoptères tétramères. Celte famille renfeime des insectes qui ont la tête terminée à l'ordinaire, sans saillie notable en forme de museau ; les antennes sont plus grosses vers leur extrémité ou perfoliées dès leur base, toujours courtes, de moius de onze articles dans un grand nombre; les
larscs onl leurs ailiclcs oïdinairement enliers, oii ayant le pénuUiùme ai Ucle ijlaigi en forme de cœur dans (juclques uns. Dans ce ilernier cas, les anlenncs sonl toujours terminées en massue, soil solide et ovoidc, soit divisée en trois feuilU'ls, et les palpes sont petites et coni(|ues. Les XylopliaRPS vivent sous leurs divers états dans le bois que leurs larves creusent en tout sens. Lalreille partage cette famille en trois sections qui comprennent les grands genrcs6'fo//(MS, Paiissus, Bosliiclms, AJxcelo/'liagiis et Tiogossita. Dans les autres ouvrages, il en formait quatre tribus sous les noms de Scotjlarii, Bosttichini, Paussilii et Trogossitaiïi.
XYLOPHAGIENS. Xylophagii. ms. Lalreille désigne ainsi, dans ses Familles naturelles, une tribu de Diptères notacanthes, qui forme, dans la 2° édition du Régne Animal, sa seconde section de la même famille, el qu'il désigne sous la dénominationde Decatoiiia. Ce petit groupe, qui n'a changé que de nom, est composé du genreXylopbage,deMeigen, subdivisé en plusieurs sous-genres. Les caractères assignés par Lalreille à ce groupe sont ainsi exprimés ; antennes toujours composées de trois articles, dont le dernier plus long, sans stylet ni soie, et divisé en huit anneaux, en massue dans les uns, et presijue cylindrique ou en forme de cône allongé dans les autres; ailes généralement couchées sur le corps; tarses ù trois pelotes. Cette tribu se compose des genres Hermélie, Xylophage. Acanthomére, Cœnomyie, Béris, Cyphomyie et Ptilodactyle.
XYLOPHAGUS. bot. ( Champignons. ) Link avait donné ce nom à un genre comprenant les Meruliiis de la section lies Sei/jula, auxquels, au contraire. Nées et Pries conservent le nom de Merulius, et que Persoon nomme Xylomxzon. V. ces mots.
XYLOPHASIE. Xylophasia. iivs. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Koctuéliens, tribu des Xylinites, établi par Stephen, qui lui assigne pour caractères : antennes à peine subciliées dans les niàles, filiformes dans les femelles; palpes un peu ascendantes, dépassant faiblement le fiont : le second article velu, épais, irrégulièrement tronqué au sommet, le troisième court, nu et obtus; corselet carré, velu, à colliei' relevé et suivi d'une crête bifide; toupet frontal assez proéminent, d'une seule touffe serrée, marqué, sur les côtés, d'un trait n<iir; abdomen dépassant notablement les ailes inférieures.
XvLOPHASiEGRiso;vRE.JX)''o/'''os/ape<ro)7i/30,Step ; Noctiia comma, Hubn. Dessus des ailes supérieures d'un gris bleuâtre, légèrement nuancé de brun, avec plusieurs lignes noires longitudinales, dont quelquesunes seulement sont bien marquées; ailes inférieures d'un blanc bleuâtre, avec les nervures brunes, ainsi qu'une bande au bord marginal; le dessous des quatre ailes est également d'un blanc bleuâtre, avec les bords lavés de blanc. Taille, vingt lignes. Europe.
XYLOPHILE. Xylophilus. irrs. Genre proposé par Bonelli, et formé aux dépens du genre Anlliicus.
XYLOI'HILES. Xylophili. ins. Latreille désigne ainsi une section (la c><i) de la famille des Lamellicornes qu'il caractérise ainsi qu'il suit : l'écusson est toujours distinct et les élytres ne recouvrent pas l'extrémité de
l'abdomen. Les crochets des tarses de plusieurs'sont inégaux; les antennes ont toujours dix ailicles dont les trois derniers forment une massue feuilletée, et dont le feuillet intermédiaire n'est jamais enlièiement caché par les deux autres ou embolie. Le labre n'est point sarllant et son exirémilé aniérieure au plus est découveile; les mandibules sont entièrement cornées et débordent latéralement la léle; les mâchoires sont cornées ou de consjslance solide, droite et ordinairement dentées; la languette est recouverte par un menton de forme ovoïde ou triangulaire, rétréci et tronqué à son exirémilé dont les airgles sont souvent dilatés; tous les pieds sont insérés à égale dislairce les uns des autres. Cette section est partagée en deux divisions : la première comprend le genre Géotrupe, de Fabricius, et renferme les genres Oryctès, Agacéphale. Scarabée et Phyleure. La deuxième division renferme des Xylophiles à foi me ramassée et ressemblant aux Cétoines : ce sonl les genres Hexodon , Cyclocéphale, Chrysophore, Rntèle, Macraspis, Chasmodie et Ometis. XYLOPHILLS. INS. y. Xyloeie.
XYLOPHYLLE. Xylopltilla. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées et de la Monœcie Triandrie,L., offrant les caractères essentiels suivants : Heurs monoïques. Les mâles ontdeuxàtroisétamines, à filets soudés parla base ou dans toute la longueur. Les Qeurs femelles ont trois styles réfléchis et trois stigmates lacérés. L'organisation Horale est semblable pour le reste à celle du genre Phyllanthus; aussi ipielques auteurs, tels que Swartz et Kuiilh, n'ont pas fait difficulté de réunir ces genres. Adrien De Jussieu (de Eupliorb. Tent., p. 2ô) a cependant continué à les séparer, et il s'est fondé principalement sur le port parliculier qu'offrent les Xylopliylla, car les caraclères tirés de l'organisation florale et admis par Linné et Gaertner, sonl peu fixes el se confondent dans les diverses espèces dePliyllanlhus et de Xylophyllu. On compte environ dix espèces de ce dernier genre, dont une américaine, une de Sibérie, et les autres de l'Amérique équinoxiale. Ce sont des arbrisseaux ou arbustes dépourvus de feuilles, à rameaux très-aplatis, crénelés et figurant des feuilles dont ils remplissent les fonctions. Les fleurs sont fasciculées dans les crénelures des rameaux, accompagnées de plusieurs bractées persislanles, tantôt de même sexe dans chaque faisceau, tantôt les mâles mêlées avec les femelles. Les Xytopliytla lalifoUa, h.,aiigiislifoliaef faUata, sont originaires des Antilles et de l'Amérique méridionale. Le Xylophyllu speciosa a été décrit par L'Uérilier sous le noin générique de Genesipbylla. Pallas avail confondu l'espèce de Sibérie dans le genre Pharnaceum.
XYLOPllYLLOS. bot. (Rumph.) Synonyme de Xylophylla.
XYLOPICRON. bot. (P. Browne.) Synonyme de Xylopia, L.
XYLOPIE. Xylopia. bot. Genre de la famille des Anonacées et de la Polyandrie Polygynie, L., offranl les caractères suivants : calice à trois ou cinq divisions coriaces, ovales, un peu aiguÊs; corolle à six pélales dont les extérieurs sont les plus grands ; étamines, en nombre indéfini, insérées sur un réceptacle ordinaire-
ment globuleux ; carpelles en nombre qui varie de deux à <|uiuze, brièvement stipilés, comprimés, uniloculaires, monospermes, lanlôl déhiscents, tantôt indéhiscents et en forme de baies; graines obnvées, luisantes, ([uelquefois munies d'arille. P. Browne, dans son Histoire de la Jamaïi|ue, avait établi ce genre sous le nom de Xyloiiicron, employé prjmitivemeni par Plukenet, et qui fut adopté par Adanson. Ce nom fut ensuite modifié par Linné en celui de Xylopia, et tous les auteurs adoptèrent cette modification, excepté Necker qui proposa le nom de BiiUianla, employé depuis par DeCandolle pour un autre genre. Les espèces de Xylopia sont au nombre de huit à dix, indigènes de l'Amérique équinoxiale, principalement des Antilles. Ce sont des arbres ou des arbustes à feuilles oblongues ou lancéolées, à pédoncules axillaires, munis de bractées, et portant une ou plusieurs fleurs. Le bois est très-amer ; ce qu'exprimait le mot Xylopicron, qui, abrégé par Linné, n'a plus de sens; l'écorce et les fruits sont aromatiques. Parmi les espèces de Xylopia décrites et figurées par les auteurs, on peut citer comme les plus remarquables : 1° le Xylopia muricala, L.; Xylopicron fruUcosum, Brown, Jam., 250, tab. 5, fig. 2. — 2» Le Xylopia fiutesceiis, Aubl., Guian., tab. 292. Dunal, dans sa Monographie des Anonacées, en a décrit et figuré plusieurs autres espèces.
XYLOPLEURE. Xylopleurum. bot. Genre de la famille des Onagraires, établi par Spach, avec les caractères suivants : tube calicinal claviforme, aussi long que l'ovaire; limbe à quatre segments plans, acuminés, plus longs que le tube; quatre pétales obcordiformes, courlenieni onguiculés, nervures; huit étamines; filaments subulés; anthères linéaires, versatiles; ovaire fusiforme, tétraèdre, à quatre loges multiovulées, à cloisons pelliculaires ; ovules nidulants, subimbriqués, suspendus à des funicules allongés; style filiforme, très-long; stigmate quadripartite; lobes linéaires; capsule uniloculaire par l'oblitération des cloisons, polysperme, presque ligneuse, claviforme ou subfusiforme, sillonnée, courlement acuminée, à quatre côtes, à quatre faces, à quatre valves au sommet; placentaire nerviforme; semences ovales ou oblongues, petites, nidulaiiles, lisses; lest membraneux; embryon conforme à la semence; radicule supère.
XïLOPLECRE DE Ndttall. Xylopteuium Nuttallit, Spach; jEnotheia speciosa, Nutt. Ses tiges sont diffuses ou ascendantes, quelquefois ligneuses à leur base, effilées, rameuses, hautes de trois pieds, garnies de feuilles incanes, pubérules, penninervées, longuement pétiolées; les fleurs sont grandes et blanches, réunies en épi flexiieux. Celle belle plante est originaire de la Louisiane.
XYLOPODE.Xr/oporfa. INS. Lépidoptères nocturnes; genre de la famille des Pyraliens, établi par Latreille, qui lui assigne pour caractères : antennes simples dans les deux sexes; palpes droites et cylindriques ; trompe épaisse; ailes antérieures larges et courtes, avec leur côte très-arquée. Le type de ce genre est Phalœna pariana, L.; ses ailes antérieures sont d'un brun roussàlre, avec une bande médiane d'un gris cendré, et deux lignes ondulées noires, dont uue traverse la bande; les
secondes ailes sont entièrement brunes. Taille, six lignes. Europe.
XYLOUHIZE. Xyloihiza. iNS. Coléoptères létramères; genre de la famille des Longicornes. tribu des Lamiaires, institué par Dejean, qui lui assigne pour caractères : antennes grêles, plus courtes que le corps, velues et Irès-écartées à leur base, ayant leur premier article court et peu é|)ais, les suivants cylindri<|ues, allant en diminuant de longueur à partir du Iroisième; face antérieure courte et sillonnée dans son milieu; mandibules petites, très-arquées et aiguës; palpes courtes, ayant leur dernier article déprimé et assez élargi dans son milieu; corselet à peu près aussi long que large, avec ses côtes mutiques; écnsson très-petit, arrondi en demi-cercle; élylres fort longues, un peu rétrécies vers leur milieu, avec leur extrémité arrondie et mutique ; corps étroit, linéaire, Irès-allongé; pattes très-courtes, fortes; cuisses un peu renflées en massue. Xtlorbize veinée. Xylorhiza venosa, Dej.; Lamia venosa, Latr. Son corps est d'un gris briinàlrc; sa tête est brune, avec sa partie antérieure couverte de poils fauves; premier article des antennes velu; corselet laineux, avec une double ligne fauve qui le divise longiludinalement dans son milieu; élytres duveteuses, d'un fauve clair, avec plusieurs veines et lignes longitudinales noirâtres; pâlies fauves; cuisses brunes. Taille, seize lignes. De l'Inde.
XYLORHIZE. Xylorhiza. bot. Genre de la famille des Synanthérées, institué par Nuttall, avec les caractères suivants : capitule multiflore, hélérogame; fleurs (lu rayon ligulées, pistilligères et disposées sur un seul rang; celles du disque sont tubuleuses et parfaites; involucre ample, hémisphérique, formé de squames imbriquées, presque égales, acuminées, herbacées, disposées sur deux rangs : les intérieures sont membranacéomarginées; réceptable plan, alvéolé; corolles du rayon à large languette dentée au sommet; celles du disque sont tubuleuses, avec le limbe partagé en cinq dents; anthères privées de queue; stigmates conicolancéolés, aigus au sommet; akènes presque cylindriques et soyeux; aigrette scabre. Ce genre appartient à l'Amérique septentrionale; les plantes qui le constituent sont herbacées, à tiges simples, basses, monocéphales ou corymbifères; les feuilles sont linéaires et trèsentières; les Heurs du disque sont jaunes, et celles du rayon d'un rouge de rose.
XYLOSAIA. BOT. (Forster.) F. Mvroxiie.
XYLOSTEON. bot. Tournefort avait établi sous ce nom un genre qui fut réuni par Linné à son Lonicera. De .lussieu le rétablit dans son Gênera en lui donnant une circonscription plus naturelle; mais il n'a été considéré plus récemment par De CandoUe {Pioilr. Sysf. f^eget., 4, p. 355) que comme une simple section du Lonicera. Cette section est très-nombreuse en espèces, parmi lesijuelles on remarque celles (pii ont formé les types de plusieurs genres particuliers, établis par certains auteurs ; tels sont les genres Xylosteon ou Xylosteum, Chamwcerasus et /s//ia. Plusieurs des espèces t\oXylosleoti ont été décrites dans ce Diclionnairesous le nom français de Camérisier. f^. ce mot. XYLOSTKOMA. bot. (Cliaiiipignons.) Les plantes
dont Persoon avait formé un genre sous ce nom, ne sont, suivant les oliservalions de Pries, que des Cliampignons de diverses espèces qui, se développant entre les fentes du liois, n'ont pu prendie leur accroissement régulier, et n'offrent qu'un tissu homogène, comme feutré, ou semblable à du cuir, qui se moule sur les cavités qu'il occupe. Ce ne sont donc que des plantes imparfaites dont on ne peut pas former un genre et des espèces. Il faudrait pouvoir les rapporler aux espèces dont elles sont des transformations, ce qui n'est possible que lorsque quelques parties de ces plantes se sont développées au dehors.
XYLOTE. Xflola. ins. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Alhéricères, tribu des Syrpbies, établi par Meigen,et qui a pour caractères essentiels : antennes insérées sur un tubercule élevé, situé sur le front, avancées, un peu penchées, composées de trois articles : les deux premiers petits, velus, le tinisièine orbiculaire, comprimé, ayants sa base une soie simple. Ouverture de la cavité buccale ovale et rétrécie en devant; trompe cachée dans celle cavité lors du repos, terminée par deux lèvres qui restent un peu saillantes; palpes ou coniques ou cylindriques, de longueur variable; tête hémisphérique, déprimée en devant ; liypostome creusé, uni, ou n'ayant qu'un très-petit tubercule; yeux réunis dans les mâles, espacés dans les femelles; corselet presque carré, un peu bombé à sa partie antérieure; écusson demisphérique; ailes velues vues au microscope; pattes antérieures courtes, menues, les postérieures fortes, beaucoup plus longues que les aulres, leurs cuisses en massue, garnies en dessous de fines épines, leurs jambes arquées. Degéer a trouvé la larve d'une espèce de ce genre dans le fumier des Chevaux; elle se fait de sa propre peau une co(|ue ovale. Ce genre se compose d'espèces propres à l'Europe; on peut le diviser en se servant de la considération de leurs palpes qui sont coniques dans certaines espèces, comme le Nylota pipiens, Meig., Dipt. d'Eur., et presque cylindriques dans d'autres, comme les Xylota sefjnis,i{/nava, pigra, sylvarum, etc., de Meigen.
XYLOTÈRE.Aj/o/ents.iKS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Xylophages, institué par Érichson, avec les caractères suivants : antennes à funicule de quatre articles; front profondément creusé dans les mâles; premier article des palpes maxillaires caché, le deuxième et le troisième courts, le quatrième plus long et presque cylindrique; les deux premiers articles des palpes labiales épais, presque égaux, le troisième petit, en pointe obtuse ; corps oblong, convexe ; jambes aplaties à leur extrémité; les trois premiers articles des tarses presque égaux.
Xylotèiie DOHESTiQCE.-Xy/o(ertisf/owes<('c!<s,Éric.; Dermesles doiiieslicns, t.; Bosln'chus tlomesliciis , Gyll.; y^pate lamhaln's, Fab. Corps noir; antennes roussâtres; corselet noir, un peu rugueux, couvert d'un léger duvet fauve; élytres un peu convexes, faiblement striées, jaunes, bordées de noir; pattes noires, avec l'extrémité des jambes un peu élargieet roussàlre. Taille, une ligne et demie. Europe.
L'ordre des Insectes Hyménoptères a aussi son genre ou sous-genre Xtlotebus; il a été formé par Ha rley,